The Project Gutenberg EBook of Bibliographie Cornlienne, by mile Picot

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Title: Bibliographie Cornlienne
       Description raisonne de toutes les ditions des oeuvres
       de Pierre Corneille

Author: mile Picot

Release Date: August 15, 2011 [EBook #37096]

Language: French

Character set encoding: ISO-8859-1

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     circonflexe	^	        [^x]
     caron (en forme de v)		[vx]
     breve (en forme de u)		[)x]
     tilde	                        [~x]

     Chiffres romains, C invers        [C]
     Long S                             [s]
     Fraktur                            [f]
     Lettres espaces                   [=}




    BIBLIOGRAPHIE

    CORNLIENNE

    OU DESCRIPTION RAISONNE

    DE TOUTES LES DITIONS DES OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE,

    DES IMITATIONS OU TRADUCTIONS

    QUI EN ONT T FAITES, ET DES OUVRAGES RELATIFS

    A CORNEILLE ET A SES CRITS

    PAR

    MILE PICOT


    [Illustration]


    PARIS

    AUGUSTE FONTAINE, LIBRAIRE

    35, 36 ET 37, PASSAGE DES PANORAMAS, ET GALERIE DE LA BOURSE, 1 ET 10.


    1876




    BIBLIOGRAPHIE

    CORNLIENNE




    _Cinquante exemplaires en papier Whatman._

    No 38

    PARIS.--TYP. G. CHAMEROT, RUE DES SAINTS-PRES, 19.




[Illustration: PETRVS CORNELIVS

_ROTHOMAGENSIS Anno D[=n]i 1644. M. fe._]




PRFACE


Les ditions originales de nos auteurs classiques ne sont plus
aujourd'hui de simples objets de curiosit que les bibliophiles
recherchent pour leur raret. tudies avec soin par les rudits et
les savants, elles sont devenues la base des bonnes ditions modernes;
aussi les amateurs intelligents leur assignent-ils le premier rang sur
leurs tablettes, et le prix en a-t-il centupl depuis le commencement
de ce sicle. Le temps n'est plus o les Walckenaer et les Taschereau
payaient un cu de cent sous les premires ditions du _Misanthrope_
et du _Tartuffe_, o Victor Cousin achetait pour 160 francs les
trente-deux pices de Corneille; on assiste aujourd'hui  de
vritables batailles o les vainqueurs n'ont pas  craindre de revers.

La passion avec laquelle le public lettr poursuit ces prcieuses
plaquettes a fait natre l'ide des bibliographies spciales,
destines  servir de guide aux collectionneurs,  leur indiquer
toutes les particularits des livres qu'ils recherchent, et  fournir
aux critiques un tableau complet des publications relatives  nos
grands auteurs.

Le succs qu'a obtenu la _Bibliographie moliresque_, dont la seconde
dition sera bientt puise, nous fait esprer que le public
tmoignera quelque bienveillance  notre _Bibliographie cornlienne_.
Malgr les travaux de M. Taschereau, malgr la publication, si
consciencieuse, et l'on peut le dire dfinitive, de M. Marty-Laveaux,
les ditions originales de Corneille sont beaucoup moins bien connues
que celles de Molire et de Racine, parce qu'elles n'ont pas eu la
bonne fortune d'tre aussi bien dcrites par le savant auteur du
_Manuel du libraire_. De l vient que ces ditions n'atteignent pas
encore un prix en rapport avec leur intrt et leur raret.

La pense d'tre utile aux bibliophiles et aux libraires nous a fait
runir, depuis plusieurs annes, des observations qui se sont classes
au jour le jour. Chaque fois qu'un exemplaire nous est tomb sous les
yeux, nous en avons pris la description; peu  peu ces notes sont
devenues assez considrables pour que nous ayons song  en faire un
livre. Le concours empress des amateurs nous a permis de les
complter.

M. le baron James de Rothschild,  qui nous devons la premire ide de
notre travail, n'a cess de nous aider de ses conseils et de son
exprience, en mme temps qu'il nous permettait de puiser dans sa
prcieuse bibliothque. M. le comte de Lignerolles, M. Ambroise-Firmin
Didot et son savant bibliothcaire, M. Pawlowski, nous ont
gracieusement communiqu leurs riches sries d'ditions de Corneille;
les collections de MM. Bancel, Daguin et de Ruble n'ont pas eu non
plus de secrets pour nous. Sans prtendre nommer ici tous ceux qui
nous ont prt leur concours, nous devons remercier d'une faon toute
spciale M. Potier, le Nestor des libraires franais, qui a bien voulu
revoir une preuve de nos premiers chapitres; M. Paul Lacroix, qui
nous a signal quelques livres peu connus; M. Lon Guyard, archiviste
du Thtre-Franais, et M. Charles Nuitter, archiviste de l'Opra,
qui, l'un et l'autre, nous ont ouvert les dpts confis  leur soin.
Nous ne devons pas omettre Messieurs les conservateurs de la
Bibliothque nationale, de la Bibliothque de l'Arsenal, de la
Bibliothque Cousin et du Muse britannique, dont nous ne sommes pas
parvenu  lasser l'obligeance.

Aprs avoir acquitt cette dette de reconnaissance, nous devons dire
quelques mots du plan que nous avons suivi. Nous nous sommes attachs
 dcrire avec la plus extrme minutie toutes les ditions publies du
vivant de Corneille, distinguant soigneusement celles auxquelles il a
coopr de celles auxquelles il est rest tranger. Nous avons ainsi
runi dans nos cinq premiers chapitres tous les livres qu'il est
indispensable de consulter pour tablir un texte authentique de notre
auteur. La svrit de notre classement nous a fait rejeter dans la
seconde catgorie les ditions elzviriennes auxquelles les amateurs
attachent encore beaucoup de prix. Malgr les qualits matrielles de
leur excution, nous avons pens qu'elles devaient, au point de vue
littraire, tre ranges parmi les contrefaons.

Tout en distinguant avec soin des vritables ditions originales les
rimpressions excutes du vivant de Corneille, sans sa participation,
nous n'avons pas cru devoir les confondre avec les rimpressions
postrieures. Quoique ce ne soient en principe que des reproductions
subreptices ou des contrefaons, gnralement peu correctes, il n'est
pas impossible que telle ou telle d'entre elles renferme des
indications curieuses en ce qu'elles manent de contemporains; c'est
le cas notamment pour l'dition du _Cid_ publie par Guillaume
Chrestien,  Leyde, en 1638 (no 278), et pour l'dition elzvirienne
du _Menteur_ (no 318).

Afin d'enlever  notre livre un peu de la monotonie que prsente un
simple catalogue, nous y avons introduit des notices historiques sur
chacun des ouvrages de Corneille. Nous n'avons pas eu la prtention
d'y rvler des faits inconnus; nous nous sommes born le plus souvent
 donner une courte analyse des travaux de nos devanciers. Sur
quelques points cependant, nous avons t assez heureux pour relever
quelques dtails qui n'avaient pas encore t recueillis. Le Journal
de Lagrange que nous avons pu consulter aux Archives du
Thtre-Franais, et un manuscrit non cit jusqu'ici de la
Bibliothque nationale, nous ont permis de complter les
renseignements relatifs aux reprsentations donnes du temps de
Corneille. Une _Lettre en vers_ de Robinet nous a fourni un
compte-rendu intressant de la premire reprsentation de _Pulchrie_.

Comme nous ne faisons pas ici de la critique, mais de la
bibliographie, nous nous sommes attach dans nos citations 
reproduire avec une fidlit toute matrielle, le texte des ditions
anciennes; nous en avons respect non-seulement l'orthographe, mais
encore la ponctuation, mme dans les endroits o elle tait vicieuse,
afin que le lecteur puisse se faire une ide exacte des originaux. Le
texte suivi dans le chapitre premier est celui de la premire des
ditions originales de chaque pice, tandis que l'dition collective
de 1682 a t prise pour guide dans le chapitre troisime[1]. Les
citations empruntes  Corneille ont t indiques par des guillemets
marginaux.

  [1] Nous avons fait pourtant dans les citations la
  distinction entre l'_u_ voyelle et le _v_ consonne; entre l'_i_
  et le _j_. En reproduisant les titres, au contraire, nous avons
  suivi le systme adopt par les imprimeurs. Corneille, qui fut un
  des premiers  faire cette distinction, ne la fit qu'en 1664.

Pour djouer autant que possible les calculs de certains spculateurs
peu scrupuleux qui composent des exemplaires avec des fragments
provenant d'ditions diffrentes, nous avons eu le soin de marquer la
sparation des lignes dans les titres des ditions contemporaines de
Corneille. Ce systme a l'avantage d'indiquer, pour les ditions
vritablement importantes, quelles sont celles que nous avons dcrites
_de visu_. Nous n'avions pas d'abord song  l'appliquer aux
traductions trangres: aussi le chapitre qui leur est consacr
contient-il un certain nombre d'articles, antrieurs  1684, o la
sparation des lignes n'est pas indique, bien que nous ayons
nous-mme relev les titres sur les originaux.

Nous avons particulirement insist sur un point auquel les
bibliographes n'ont accord d'ordinaire que peu d'attention: nous
voulons parler des mentions relatives aux libraires. Au dix-septime
sicle les libraires avaient l'habitude de s'associer pour la vente
des ouvrages auxquels la faveur du public paraissait assure; le plus
souvent cette association tait rappele  la fin du texte du
privilge, et chacun des libraires faisait tirer des exemplaires  son
nom. Partant de ce principe, nous nous sommes efforc de faire
connatre aussi compltement que possible les libraires  qui
Corneille avait confi la publication de chacune des ditions de ses
ouvrages. Nous n'avons pas laiss au hasard l'ordre dans lequel les
libraires ont t rangs; nous les avons classs conformment aux
indications fournies  la fin des privilges; nous avons t ainsi
amens plus d'une fois  citer certaines ditions avec des noms qui ne
se trouvaient pas sur les exemplaires que nous avons eus entre les
mains, ou tout au moins  complter les adresses des libraires
mentionns par les bibliographes. On distinguera facilement les
citations faites sur les originaux de celles qui sont des restitutions
mme certaines, puisque, dans le premier cas, nous avons eu soin de
marquer la sparation des lignes dans l'original. Quand les libraires
cessionnaires du privilge ne sont pas mentionns expressment, nous
n'avons fait figurer que ceux au nom de qui nous avons vu des
exemplaires, sauf  indiquer sous forme hypothtique qu'il peut en
exister d'autres au nom de tel ou tel libraire (voy. par exemple les
nos 116 et 117): nous esprons que ces notes ne seront pas inutiles
pour l'histoire de la librairie parisienne.

Les recherches de MM. Taschereau et Marty-Laveaux nous ont laiss peu
 glaner dans le champ des ditions originales; cependant nous croyons
avoir distingu le premier les diverses ditions de _Nicomde_ (nos 65
et 66) et de _Sophonisbe_ (nos 82 et 83), et donn une suite complte
des ditions collectives (nos 98-113).

On trouvera peut-tre que nous sommes entr dans trop de dtails,
relativement aux ouvrages dans lesquels figurent des fragments de
Corneille; il nous a paru curieux, quant  nous, de faire connatre un
certain nombre de livres aujourd'hui encore peu recherchs, mais qui
doivent figurer dans une collection cornlienne. Nous avons cru
d'autant plus utile de dcrire avec soin cette srie d'ouvrages
qu'elle est probablement destine  s'enrichir de nouvelles
dcouvertes. Ceux qui trouveront dans quelque recueil du dix-septime
sicle des fragments signs de Corneille pourront immdiatement
vrifier si le livre qui les renferme est dj connu.

Nous passerons rapidement sur les chapitres que nous avons consacrs
aux ditions modernes; il et t probablement possible de les
enrichir encore en recherchant, avec plus de soin que nous l'avons
fait, les ditions imprimes au dix-huitime sicle, mais nous nous
sommes pour ainsi dire born  dpouiller la _Bibliographie de la
France_. Augmenter outre mesure ces chapitres dj trop longs et t
plus fastidieux que profitable.

Nous avons donn un dveloppement assez considrable au chapitre des
traductions trangres pour lesquelles nous avons eu plusieurs
collaborateurs dvous. M. de' Filippi nous a signal plusieurs pices
italiennes; M. Thor Sundby, de Copenhague, nous a trs-gracieusement
envoy la liste des traductions danoises; mais c'est surtout pour la
partie nerlandaise que nous avons eu un secours inespr. M. Adolphe
Rgnier, l'minent directeur de la belle collection des _Grands
crivains de la France_, a bien voulu nous communiquer un important
travail que feu Van Lennep avait rdig,  la demande de M. Louis
Hachette, pour l'dition de Corneille de M. Marty-Laveaux. Ce travail,
jug trop considrable pour tre insr dans un livre o il et t
comme un hors-d'oeuvre, tait rest indit, et nous avons la bonne
fortune de le prsenter  nos lecteurs. M. Alphonse Willems, le savant
bibliographe de Bruxelles, nous est venu en aide avec la plus grande
obligeance, non-seulement pour complter ce travail, mais pour en
revoir les preuves. Grce  lui et  diverses indications qui nous
ont t fournies par M. F. Vanderhaeghen, l'infatigable bibliothcaire
de l'Universit de Gand, nous avons pu prsenter un tableau  peu prs
complet des traductions de Corneille publies dans les Pays-Bas. Nos
renseignements n'ont malheureusement pas t aussi complets pour tous
les pays. Un inventaire dfinitif des traductions trangres de nos
auteurs dramatiques ne sera possible que le jour o chaque pays
possdera des bibliographies thtrales comparables  celles que MM.
Klemming et Dahlgren ont publies pour la Sude.

La facilit que nous avons eue de consulter le recueil de livrets
achets par l'Acadmie nationale de musique  la vente de M. de
Soleinne, nous a entran  donner peut-tre une trop grande place aux
opras tirs des tragdies de Corneille; sur ce point, cependant, nous
n'avons pas hsit  sacrifier une partie des notes que nous avions
prises.

Les chapitres complmentaires de notre _Bibliographie_, ceux qui
contiennent l'numration de tous les ouvrages relatifs  Corneille et
 ses crits, sont en grande partie emprunts  MM. Taschereau, Ballin
et Marty-Laveaux, auxquels nous n'avons eu que peu de chose  ajouter.
Il en est un cependant que nous croyons pouvoir recommander 
l'attention de nos lecteurs, c'est celui o nous avons dcrit les
nombreuses pices relatives  la querelle du _Cid_. Nous avons t
assez heureux pour pouvoir dcrire un certain nombre de pices que nos
devanciers n'avaient pu se procurer, en particulier cette fameuse
_Deffense du Cid_, vainement cherche par M. Taschereau.

Nous comptions terminer notre ouvrage par une iconographie de
Corneille, pour laquelle un jeune amateur, M. Beraldi, nous avait
fourni d'utiles renseignements, mais la crainte de surcharger outre
mesure un volume dj bien gros nous a forc de renoncer  notre
projet. Nous avons d nous contenter des renseignements que nous avons
donns en parlant des diverses ditions de Corneille qui comportent
des figures. Nous avons nous-mme reproduit en tte de notre volume le
plus ancien portrait de Corneille, qui est en mme temps le plus rare
et le moins connu. Nous esprons que les amateurs verront avec plaisir
la gravure de Michel Lasne, que le procd de M. Armand Durand a
permis de reproduire avec la plus grande fidlit.

Nous avons ajout  notre ouvrage une table alphabtique gnrale et
une table des imprimeurs et des libraires. Cette dernire table nous
parat indispensable dans une _Bibliographie_. Ce n'est qu'en dressant
des listes de ce genre qu'on pourra faire l'histoire de l'imprimerie
et de la librairie dans tous les pays.

En terminant, nous prendrons la libert de recommander  nos lecteurs
la liste d'additions et de corrections que nous faisons suivre; celles
qu'on voudra bien nous communiquer par la suite seront accueillies
avec la plus vive reconnaissance. La bibliographie ne peut tre qu'une
oeuvre collective  laquelle tous les amateurs, tous les chercheurs
doivent prendre part; nous ne nous sommes propos que d'apporter une
modeste pierre  l'difice commun.




ADDITIONS ET CORRECTIONS


  26. L'exemplaire in-4 de _Polyeucte_, qui a figur  la vente
    Benzon, tait dat de 1648 (no 28); il ne devait donc pas
    contenir d'achev d'imprimer.

  79. Nous avons enfin trouv chez M. Didot cette pice que nous
    n'avions rencontre nulle part. En voici la description:

LA || TOISON D'OR || Tragedie en Machines, || de Monsieur || de
Corneille l'Aisn || Represente sur le Theatre Royal des seuls ||
Comediens du Roy, entretenus par sa Majest || en leur Hostel, ru de
Guenegaud || Avec un Prologue nouveau. || Entreprise sous la conduite
du Sieur Du Fort, || Ingenieur & Machiniste du Theatre Royal || des
seuls Comediens du Roy. || _A Paris_, || _De l'Imprimerie de la
Veuve G. Adam, sur le Quay_ || _des Augustins,  l'Olivier_. ||
M. DC. LXXXII [1683]. || Avec Permission. In-4 de 35 pp. en tout.

Cette pice est un simple programme qui comprend l'_Argument de la
Tragdie_ (pp. 3-10), les _Acteurs et la Dcoration du Prologue_ (pp.
11-12); le _Prologue_ [en vers] _par le Sieur de la Chapelle_ (pp.
13-24); la _Toison d'or, Tragedie en Machines_ (pp. 23-35).

On lit  la fin: _Permis d'imprimer. Fait ce neuviesme Iuin 1683._ DE
LA REYNIE.

Le texte des Dessins du programme de 1683 diffre entirement de celui
de 1661 et de la description des dcorations mise par Corneille en
tte de chacun des cinq actes dans l'dition de 1661. On en jugera par
les premires lignes qui suivent immdiatement le _Prologue_:

    Un jardin magnifique succede  cette agreable solitude qui
    a servy de Dcoration au Prologue: ce jardin est bord tout au
    tour par des berceaux de chevrefeuilles, de jasmins et de
    grenadiers, dont les feuilles et les fleurs laissent voir d'espace
    en espace une grille de fer dor, orne de festons et de
    corbeilles treillisses d'or, qui font avec la verdure un des plus
    agreables objets du monde: Au bas de ces berceaux regne une
    palissade de roziers chargs de fleurs, au long de laquelle sont
    des pieds d'estaux de marbre, qui portent des Statues d'or.

  99 _bis._ OEUVRES DE CORNEILLE. Tome Premier [Tome Second]. _A
    Paris, Chez Augustin Courb, dans la petite Sale du Palais, 
    la Palme._ M. DC. XXXXVII [1647]. Auec Priuilege du Roy. 2 vol.
    in-4.

Recueil factice d'ditions spares des pices de Corneille dans le
format in-4. Un exemplaire est port au Catalogue La Vallire de 1767;
un autre appartient  M. le comte de Lignerolles, qui a dcouvert
successivement chacun des deux volumes.

M. L. Potier nous signale ce recueil, dont l'absence du propritaire
ne nous permet pas de donner une description dtaille.

  100. L'dition de 1648 se distingue de celle de 1652 par un
    dtail matriel qui permet de la reconnatre facilement: elle
    est imprime par cahiers 6 ff., tandis que les signatures de
    l'dition de 1652 se suivent rgulirement de 12 en 12 ff.

  110 et 113. Nous avons mis des doutes, page 146, sur l'existence
    de frontispices destins  accompagner l'dition de 1668 (A);
    mais, depuis l'impression de notre chapitre IIIe, M. Lessore a
    bien voulu nous communiquer un exemplaire dans sa primitive
    reliure du _Thatre_ de Pierre et de Thomas Corneille, dition
    de 1668 (A), qui contient les frontispices que nous avons cru
    n'appartenir qu'au Recueil de 1682. Ainsi se trouve confirme
    l'hypothse mise par M. Daguin (voy. p. 150). Quant 
    l'dition de 1668 (B), il est hors de doute qu'elle n'a jamais
    eu de frontispices gravs.

  250. Une lettre de Huet  Mnage, date du 16 mars 1663, et dont
    l'original appartient  M. le baron James de Rothschild, nous
    apprend que la _Plainte de la France  Rome_ avait d'abord
    pass dans le public pour tre l'oeuvre de Corneille: On m'a
    envoy, dit Huet, une lgie sur la guerre de Rome, que je pris
    d'abord avec bien d'autres pour estre de Mr Corneille; j'en
    suis prsentement dsabus.

  421. Lisez: _Ulm_, 1836.

  640 _g._ Ajoutez: [par l'abb Champion de Nilon]. Supprimez le no
    630 _i_.

  799. Lisez: URVAL.

  825 _bis._ HORATIORUM ET CURIATIORUM GLORIOSISSIMUM PRO IMPERIO
    CERTAMEN. _Absque nota._

    Traduction abrge d'_Horace_ reprsente dans un des collges
    des jsuites. Elle est cite au _Catalogue Pont-de-Veyle_, no 1919.

  828 _bis._ RAGIONAMENTO SU L'UTILIT E SU LE PARTI DEL POEMA
    DRAMMATICO, portato dal Francese nell'Italiana favella
    dall'abate G. Cito.

Traduction italienne du _Discours sur l'utilit et les parties du
Pome Dramatique_; elle se trouve dans les _Notizie letterarie intorno
ad alcuni huomini illustri della Francia, pubblicate dall'abate G.
Cito_; 1738, in-4.

  900. Lisez: [Cyrillique: Eraklie.]

Tandis que les dernires feuilles de notre _Bibliographie_ taient
sous presse, la littrature roumaine s'est enrichie d'une nouvelle
traduction de Corneille. M. Georges Sion, qui nous exprimait, il y a
quelques mois, le regret de voir Corneille aussi nglig de ses
compatriotes, s'est mis lui-mme  l'oeuvre, et, dans la sance de
l'Acadmie roumaine du 29 aot-10 septembre dernier, il a prsent 
cette socit, dont il est un des membres les plus distingus, une
traduction en vers d'_Horace_, dont l'impression a t aussitt
dcide.

  915. Lisez: _Over against the New Exchange_.

  928. Effacez une fois _Nicolaes_.

  1146 _bis._ I VERI AMICI, Dramma recitato nel Teatro di S.
    Cassiano l'anno 1713; [Poesia dell'Abate Froncesco Silvani,
    Veneziano, e Domenico Lalli Veneziano; Musica di Andrea
    Paulati, Veneziano]. _In Venezia, per Marino Rossetti_, 1713.
    In-12.

Cet opra, tir d'_Hraclius_, a t repris  Venise, au thtre
Saint-Angiolo, en 1723, avec quelques changements. Il a t fait alors
une nouvelle dition du livret (_In Venezia, per Francesco Storti_,
1723, in-12).




BIBLIOGRAPHIE

CORNLIENNE




I.--DITIONS DES PICES DE THATRE DE CORNEILLE

PUBLIES PAR LUI-MME.


I

  1. MELITE, || OV || LES FAVSSES || LETTRES. || Piece Comique. ||
    _A Paris, || Chez Franois Targa, au premier || pillier de la
    grande Salle du Palais, deuant || les Consultations, au Soleil
    d'or._ || M. DC. XXXIII [1633]. || Avec Priuilege du Roy. In-4
    de 6 ff., 150 pp. et 1 f. blanc.

Les feuillets prlim. comprennent: 1 f. de titre; 3 ff. pour la
ddicace  M. de Liancour, l'avis _Au Lecteur_ et l'_Argument_; 2 ff.
pour le _Privilge_ et les noms des _Acteurs_.

Le privilge, dat de Saint-Germain en Laye, le dernier jour de
janvier 1633, porte: Nostre bien am Franois Targa, Marchand
Libraire de nostre bonne ville de Paris, nous a fait remontrer qu'il a
nouvellement recouvr un Livre intitul _Melite, ou les fausses
Lettres, Piece comique_, faicte par Me Pierre Corneille, Advocat en
nostre Cour de Parlement de Rouen, qu'il desireroit faire imprimer et
mettre en vente, etc. Le privilge lui est accord pour dix ans
conscutifs,  compter du jour et datte qu'il sera achev
d'imprimer. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la premiere
fois, le douzime iour de Feburier mil six cens trente-trois_.

Tous les biographes de Corneille ont racont comment il composa
_Mlite_, en souvenir d'une aventure galante dont il avait t le
hros. Une mention insre dans un manuscrit de la Bibliothque de
Caen, _le Morri des Normands_ par Joseph-Andr Guiot de Rouen, nous a
fait connatre le nom vritable de _Mlite_. C'tait une demoiselle
Millet, qui demeurait, ainsi que nous l'apprend M. Gaillard, rue aux
Juifs, no 15. L'abb Granet, qui avait fait de longues recherches sur
Corneille, dsigne, il est vrai, l'hrone de _Mlite_ sous le nom de
Mme Dupont, et l'on a suppos, pour concilier les deux versions, que
la jeune fille, qui avait d'abord montr une prfrence pour
Corneille, avait pous, par la suite, un autre que lui. Les documents
retrouvs par M. Gosselin ne permettent pas de s'arrter  cette
hypothse. Au moment du mariage de Pierre Corneille, la dame Dupont
se trouvait veuve de Thomas Dupont, conseiller-correcteur  la Chambre
des Comptes de Rouen, et son nom tait Marie Courant. Cela rsulte
d'un arrt du Parlement, du 11 aot 1639, qui statuait sur une
difficult ne antrieurement entre les frres Thomas, Jacques et
Guillaume Dupont, et sur laquelle un premier arrt tait dj
intervenu le 26 juin 1638. A cette date, Thomas Dupont vivait encore,
et, circonstance assez curieuse, il avait choisi pour son procureur
Franois Corneille, oncle de l'ami de sa femme et le sien aussi sans
doute. (_Particularits de la vie judiciaire de Corneille_, par E.
Gosselin; Rouen, 1865, in-8, p. 15.) Si l'on admet l'authenticit du
rcit relatif  _Mlite_, il faut donc tout au moins distinguer Mlle
Millet de Mme Dupont.

Pour ne pas nous loigner de l'ordre suivi par les diteurs de
Corneille et par Corneille lui-mme, nous faisons figurer _Mlite_ en
tte de ses oeuvres, bien qu'elle n'ait t imprime qu'aprs
_Clitandre_. Cette premire pice fut reprsente par la troupe de
Mondory, la seule qu'il y et alors  Paris. L'poque de la
reprsentation n'a pu tre jusqu'ici exactement dtermine. L'opinion
la plus probable la place  la fin de l'anne 1629 ou au commencement
de l'anne 1630. Le succs confirma la vocation dramatique de
Corneille.

Quelques exemplaires de l'dition originale prsentent des corrections
qui indiquent de lgers remaniements pendant le tirage. La faute
d'impression 9[3](3  l'envers) au lieu de 63, qui se remarque dans la
pagination des premiers exemplaires, a disparu des seconds; on a, de
plus, introduit en manchette, p. 101, aprs le vers:

    _Si proches du logis, il vaut mieux l'y porter,_

l'indication d'un jeu de scne: _Cliton et la Nourrice emportent
Mlite pasme en son logis, ou Cloris les suit appuye sur Lisis_. Par
contre, on a laiss subsister les fautes _Episrte_ pour _Epistre_, au
titre courant de la p. v, et 79 pour 97 dans la pagination. Les deux
tirages se trouvent  la Bibliothque nationale: le premier y est
port Y. 5801, le second Y. 5801 + A.

Il existe, sous la date de 1633, une dition de _Mlite_ dans le
format in-8, que M. Brunet et M. Frre ont range, sans l'avoir vue,
parmi les ditions originales de Corneille. Nous avons eu l'occasion
de l'examiner, et nous avons reconnu que c'est une simple contrefaon.
On en trouvera la description ci-aprs, en tte de notre chapitre VII.
C'est probablement cette dition qui est cite au Catalogue Pompadour
(no 890), avec la mention: _Paris_, _Targa_, 1633, in-12.


II

  2. CLITANDRE, || OV || L'INNOCENCE || DELIVRE ||
    Tragi-Comedie.|| Ddie  Monseigneur || le Duc de Longueuille.
    || _A Paris, || Chez Franois Targa, au premier pilier || de la
    grand'Salle du Palais, au Soleil d'or._ || M. DC. XXXII [1632].
    || Auec Priuilege du Roy.--MESLANGES || POETIQVES|| Du mesme.
    || _A Paris, || Chez Franois Targa, au premier || pilier de la
    grand'Salle du Palais, || au Soleil d'or._ || M. DC. XXXII
    [1632]. || Auec Priuilege du Roy. In-8 de 12 ff. et 159 pp.

Collation des feuillets prlim.: 1 f. de titre; 5 pp. pour la
ddicace; 6 pp. pour la _Prface_; 9 pp. pour l'_Argument_; 1 f. pour
l'_Extrait du Privilge_ et les _Acteurs_.

_Clitandre_ occupe les 118 pp. suivantes; il y a ensuite un feuillet
blanc, puis vient le second titre. Les _Meslanges potiques_
continuent la pagination et mme les signatures de la pice (le cahier
H compte 4 ff. de _Clitandre_ et 4 ff. des _Meslanges_); ils ne
peuvent donc en tre dtachs.

Le privilge, donn  Paris le 8 mars 1632, est accord  _Franois
Targa_, pour six ans. L'achev d'imprimer est du 20 mars 1632.

Corneille parat ici pour la premire fois devant le public. Il avait
dj fait reprsenter _Mlite_, qui lui avait valu une certaine
rputation; mais il aima mieux livrer d'abord  l'impression son
_Clitandre_, pour lequel il semble avoir eu une affection
particulire. Il s'tait efforc d'en faire une pice plus rgulire
que sa _Mlite_, et dont le noeud, l'intrigue, tous les incidents et
la conclusion pussent tenir dans un espace de vingt-quatre heures. Il
voulut aussi l'crire dans un style plus lev, ce qui ne l'empcha
pas de se permettre une de ces licences qui ne seraient gure de mise
aujourd'hui sur la dernire de nos scnes comiques. Calliste, fiance
de Rosidor, vient trouver celui-ci dans son lit; il est vrai, dit
Fontenelle, qu'ils doivent bientt tre maris.

Lorsque Corneille eut acquis l'habitude du thtre, il reconnut que
_Clitandre_ tait peu digne de lui; il en fit si bonne justice dans
l'_Examen_ qu'il y ajouta, qu'on et dit qu'il se reprochait son
ancienne prdilection.

_Clitandre_ dut tre jou en 1631. En en plaant la reprsentation en
1632, les frres Parfaict nous semblent n'avoir pas pris garde  la
date du privilge et de l'achev d'imprimer. Il est difficile
d'admettre que si, par exemple, la pice avait t donne au mois de
janvier, le privilge, dont l'obtention demandait certainement d'assez
longues dmarches, et pu tre dat des premiers jours de mars.
Corneille, d'ailleurs, n'tait pas encore assez connu pour que les
libraires missent une grande diligence  l'imprimer. Ce qui le prouve
bien, c'est que Targa crut ncessaire de grossir quelque peu le
volume, avant de le lancer dans le public, circonstance qui vint
probablement encore retarder l'impression. En effet, les _Meslanges_
sont prcds de l'avis suivant: AU LECTEUR. Quelques-unes de ces
pieces te desplairont: sache aussi que je ne les justifie pas toutes,
et que je ne les donne qu' l'importunit du Libraire pour grossir son
Livre. Je ne croy pas cette Tragi-Comedie si mauvaise, que je me
tienne oblig de te recompenser par trois ou quatre bons Sonnets.

Les pices contenues dans le recueil sont:

  _A monsieur D. L. T._

     Enfin eschapp du danger
     O mon sort me voulut plonger...

  _Ode sur un prompt Amour._

     O Dieux! qu'elle sait bien surprendre...

  _A Monseigneur le Cardinal de Richelieu. Sonnet._

     Puisqu'un d'Amboise et vous d'un succez admirable...

  _Sonnet pour M. D. V. envoyant un Galand  M. L. D. L._

     Au point o me rduit la distance des lieux...

  _Madrigal pour un Masque donnant une bote de Cerises confites 
  une Damoiselle._

     Allez voir ce jeune Soleil....

  _Epitaphe de Didon. Traduit du Latin d'Ausone._

     Miserable Didon, pauvre amante seduite..

  _Mascarade des Enfants gastez._

     _L'Officier._ Une ambition desregle...


  _Rcit pour le Ballet du Chasteau de Bissestre._

     Toy dont la course journaliere...

  _Pour monsieur L. C. D. F. representant un diable au mesme Ballet.
  Epigramme._

     Quand je voy, ma Phillis, ta beaut sans seconde...

  _Stances sur une absence en temps de pluye._

     Depuis qu'un malheureux adieu...

  _Sonnet._

     Apres l'oeil de Melite il n'est rien d'admirable...

  (Ce sonnet avait t rcit au thtre, lors de la reprsentation
  de _Mlite_, mais il tait encore indit en 1632.)

  _Madrigal._

     Je suis bless profondment...

  _Epigrammes. Traduites du Latin d'Audoenus [Owen]._

     Jane toute la journe
     Dit que le joug d'Hymne...

  _Dialogue. Tirsis. Calliste._

     _Tirsis._ Calliste mon plus cher souci...

  _Chanson._

     Toy qui prs d'un beau visage
     Ne veux que feindre l'amour...

  _Chanson._

     Si je perds bien des maistresses
     J'en fais encor plus souvent...


III

  3. LA || VEFVE || OV LE || TRAISTRE || TRAHY. || Comedie. || _A
    Paris, || Chez Franois Targa, au premier || pilier de la
    grand'Salle du Palais deuant la || Chappelle, au Soleil d'or._
    || M. DC. XXXIV [1634]. || Auec Priuilege du Roy. In-8 de 20
    ff. prlim., sign. , [~e], par 8, [=i] par 4, et 144. pp.
    imprimes en caract. ital.

Les feuillets prlim. contiennent: 1 titre, 5 pp. pour la ddicace 
Madame de la Maison-Fort et 4 pp. pour l'avis _Au Lecteur_ (lequel n'a
pas t rimprim ailleurs). Les 23 pp. suivantes sont occupes par
des vers que divers auteurs adressent  Corneille, au sujet de sa
pice. Ces hommages sont au nombre de 26; ils sont signs de Scudry,
Mairet, Gurente, I. G. A. E. P. [Jacques Gaillard, avocat en
Parlement], de Rotrou, C. B. [Charles Beys], Du Ryer, Bois-Robert,
d'Ouville, Claveret, J. Collardeau, L. M. P. [Louis Mauduit, Parisien,
auteur du pome de _Narcisse_], du Petit Val, Pillastre, de Marbeuf,
de Canon, L. N. [Louis Neufgermain, ou L. Nondon, auteur de la
tragdie de _Cyrus_], Burnel, Marcel, Voille, Beaulieu et A. C. [A.
Chappelain, ou Adam Campigny, potes cits en 1633 et 1634]. Il y a
parmi ces noms des auteurs connus et des auteurs inconnus. Ces
derniers devaient tre des Rouennais, amis du pote, ainsi que M.
Taschereau le suppose avec beaucoup de vraisemblance. Il y avait 
Rouen, au commencement du dix-septime sicle, deux libraires appels
_du Petit-Val_: Raphal et David. L'un et l'autre publirent un grand
nombre de pices de thtre Voy. notamment le Catalogue Soleinne, nos
879, 881, 906  911 et 1022. Il s'agit sans doute ici de David, neuf
fois couronn par l'Acadmie des Palinods (1615-1658). Aucun des
diteurs modernes n'a cherch  interprter les initiales; nous les
expliquons sous toutes rserves, d'aprs une note que M. P. Lacroix a
bien voulu nous communiquer. _La Veuve_ est, du reste, la seule de ses
pices que Corneille ait eu la faiblesse de faire prcder de stances,
sonnets, strophes et madrigaux en son honneur, et il ne manqua pas de
les supprimer dans le recueil de 1644 et dans les ditions
suivantes.--Le recto du 19e f. est occup par l'extrait du privilge,
accord  _Franois Targa_, pour six ans, par lettres dates du 9 mars
1634. L'achev d'imprimer qui suit le privilge est du treisiesme
jour de mars mil six cens trente-quatre. Au verso du 19e f., on
trouve le relev des plus notables fautes survenues  l'impression;
enfin le 20e f. contient au recto l'_Argument_ et, au verso, la liste
des _Acteurs_.

La plupart des diteurs de Corneille, et M. Taschereau lui-mme, ont
cru que la _Veuve_ n'avait d tre reprsente qu'en 1634; M.
Marty-Laveaux (_OEuvres de Corneille_, I, p. 373) a dmontr,  l'aide
de deux passages de la ddicace, que la reprsentation avait d avoir
lieu plus tt et que les frres Parfaict avaient eu raison de la
placer en 1633. (_Hist. du Thatre Franois_, t. V, p. 43.)


IV

  4. LA || GALERIE || DV PALAIS, || OV || L'AMIE RIVALLE. ||
    Comedie. || _A Paris, || Chez Augustin Courb, Imprimeur &
    Libraire de || Monseigneur frere du Roy, dans la petite Salle
    || du Palais,  la Palme_; [ou _Chez Franois Targa, au premier
    pilier de la grand' || Salle du Palais, deuant la Chappelle, ||
    au Soleil d'or_]. || M. DC. XXXVII [1637]. || Auec Privilege du
    Roy. In-4 de 4 ff. et 143 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 3 pp. pour la ddicace; 2 pp.
pour le _Privilge_; 1 p. pour les noms des _Acteurs_.

Nous trouvons ici le texte entier du privilge accord  _Courb_,
pour trois Comdies; Savoir _La Galerie du Palais, ou l'Amie_
_rivalle, La Place Royalle, ou l'Amoureux Extravagant, et la
Suivante; Et une Tragdie-Comdie intitule, Le Cid_, composes par M.
Corneille. Ce privilge est donn pour une dure de vingt ans,  la
date du 21 janvier 1637, et Courb dclare y associer _Franois
Targa_, suivant le contract pass entr'eux pardevant les Notaires du
Chastelet de Paris. L'achev d'imprimer est du 20 fvrier 1637.

M. Marty-Laveaux,  l'exemple des prcdents diteurs de Corneille, a
d'abord plac la reprsentation de la _Galerie du Palais_ en 1634,
mais il a remarqu ensuite un passage d'une pice latine adresse par
Corneille  Richelieu, pice qui a d tre compose en 1634, et dans
laquelle il est question de la _Place Royale_. Il a fallu avancer d'un
an la date gnralement admise de cette comdie, et, comme il n'est
pas probable que Corneille ait pu donner trois pices en un an,
changer aussi la date de la _Galerie du Palais_ et la reporter  1633.
(Voy. _OEuvres de Corneille_, d. Marty-Laveaux, t. X, pp. 7 et 65.)

Corneille assura le succs de sa quatrime comdie en lui donnant pour
scne un lieu connu de tous, cette fameuse Galerie du Palais, o se
vendaient ses ouvrages et qui tait alors le rendez-vous du monde
lgant. Ses dtracteurs lui reprochrent plus tard avec aigreur cette
manire de fixer l'attention du public. Un pamphlet anonyme publi
dans la querelle du _Cid_, la _Lettre  *** sous le nom d'Ariste_,
contient le passage suivant: Il reste maintenant  parler de ses
autres pices qui peuvent passer pour farces, et dont les tiltres
seuls faisoient rire autrefois les plus sages et les plus srieux. Il
a fait voir une _Mlite_, la _Galerie du Palais_ et la _Place Royale_,
ce qui nous faisoit esprer que Mondory annonceroit bientost le
_Cimetire S. Jean_, la _Samaritaine_ et la _Place aux Veaux_. Ce
passage est curieux, parce qu'il prouve que toutes les comdies de
Corneille furent reprsentes par Mondory; on l'avait suppos
jusqu'ici, mais on n'avait appuy cette opinion d'aucune preuve.

Une innovation qui mrite d'tre rappele est la suppression de la
nourrice traditionnelle, que Corneille avait conserve dans _Mlite_
et dans la _Veuve_, et qui est remplace ici par une suivante. A la
vrit, les suivantes remplirent toujours plus ou moins le rle jou
jadis par les nourrices; elles ne ressemblrent en rien aux
chambrires du XVIe sicle ou du commencement du XVIIe. Ces dernires
intriguaient toujours pour leur propre compte, tandis que les
suivantes n'intrigurent que pour leur matresse.

La _Galerie du Palais_ dut rester en portefeuille pendant quatre ans.
Elle ne vit le jour qu'aprs que le _Cid_ eut mis le sceau  la
rputation de Corneille. Elle fut ainsi comprise dans le Privilge
accord au libraire du pote triomphant, privilge d'une dure plus
longue qu'aucun de ceux que nous avons rencontrs  cette poque.

La mention qui termine le privilge, mention que nous trouvons, du
reste, en plusieurs autres endroits, devrait inspirer  quelque
chercheur l'ide de fouiller les tudes des notaires de Paris, pour y
retrouver les minutes des contrats intervenus entre Courb, Targa,
Sommaville, de Luyne, Billaine et les autres diteurs des grands
crivains du XVIIe sicle. Nul doute qu'il ne se soit conserv
quelques-uns de ces actes, qui nous rvleraient de piquants dtails
sur les bnfices qu'une pice de Corneille pouvait rapporter aux
libraires qui la publiaient.

Les exemplaires avec le nom de _Targa_ sont trs-rares. On en conserve
un  la Bibliothque de l'Institut (Q. 150. B).


V

  5. LA || SVIVANTE, || Comedie. || _A Paris, || Chez Augustin
    Courb, Imprimeur || & Libraire de Monseigneur Frere du Roy,
    dans la || petite Salle du Palais,  la Palme_; [ou _Chez
    Franois Targa, au premier || Pilier de la grand'Salle du
    Palais, deuant || la Chappelle, au Soleil d'or_]. || M. DC.
    XXXVII [1637]. || Avec Privilege du Roy. In-4 de 5 ff. prlim.
    et 128 pp.

Les feuillets prlim. contiennent: 1 f. de titre et 3 ff. pour
l'ptre ddicatoire (sign. [=a]), plus 1 f. non sign, formant encart
pour l'_Extrait du Privilge_. Ce dernier texte est extrait du
privilge, donn pour vingt ans  Augustin Courb,  la date du 21
janvier 1637, c'est--dire aprs la reprsentation du _Cid_. Courb
dclare y associer Franois Targa. L'achev d'imprimer est du 9
septembre 1637.

_La Suivante_ dut tre reprsente en 1634, mais ne fut publie
qu'aprs le grand succs du _Cid_. Cette circonstance explique le ton
de l'ptre qui la prcde. Tout en prsentant sa pice au public sous
la forme d'une ddicace probablement imaginaire, il vise les ennemis
du _Cid_ et dfend ses oeuvres avec la conscience de son gnie. Quant
 _la Suivante_, elle est d'un genre, dit-il, qui demande plustost un
style naf que pompeux: les fourbes et les intrigues sont
principalement du jeu de la Comedie, les passions n'y entrent que par
accident. Les regles des Anciens sont assez religieusement observes
en celle-cy: il n'y a qu'une action principale  qui toutes les autres
aboutissent, son lieu n'a point plus d'estendue que celle du Theatre,
et le temps n'en est point plus long que celuy de la representation,
si vous en exceptez l'heure du disner qui se passe entre le premier et
le second Acte. La liaison mesme des Scenes, qui n'est qu'un
embellissement, et non pas un precepte, y est garde; et si vous
prenez la peine de conter les vers, vous n'en trouverez pas en un acte
plus qu'en l'autre. [Il y a 340 vers dans chaque acte.] Ce n'est pas
que je me sois assujetty depuis aux mesmes rigueurs: j'ayme  suivre
les regles, mais, loin de me rendre leur esclave, je les largis et
reserre selon le besoin qu'en a mon sujet, et je romps mesme sans
scrupule celle qui regarde la dure de l'action, quand sa severit me
semble absolument incompatible avec les beautez des evenemens que je
dcris.


VI

  6. LA PLACE || ROYALLE, || OV || L'AMOVREVX || EXTRAVAGANT. ||
    Comedie. || _A Paris, || Chez Augustin Courb, Imprimeur &
    Libraire de || Monseigneur frere du Roy, dans la petite Sale_
    [sic] _du Palais,  la Palme_; [ou _Chez Franois Targa au
    premier pillier de la || grand'Salle du Palais, deuant la
    Chapelle, || au Soleil d'or_]. || M. DC. XXXVII [1637]. || Auec
    Privilege du Roy. In-4 de 4 ff. prlim. et 112 pp.

Collation des feuillets prlim.: 1 f. de titre; 2 ff. pour la ddicace
 Monsieur *** et 1 f. pour le Privilge.

L'extrait du privilge est le mme que celui de _la Suivante_. Il y a
de mme partage amiable entre _Courb_ et _Targa_. L'achev d'imprimer
est du 20 fvrier 1637.

Nous avons dj parl,  propos de _la Galerie du Palais_, de la pice
latine adresse par Corneille au cardinal de Richelieu, en l'anne
1634, pice qui contient une allusion  _la Place Royale_ (voy.
Marty-Laveaux, _OEuvres de Corneille_, t. X, pp. 64-72, et, en
particulier, les vers 29 et 30 du pome latin). Il convient donc de
placer en 1634 la reprsentation de cette comdie, que l'on considre
gnralement comme ayant eu lieu en 1635.

Corneille, en prenant pour titre de sa pice le nom de la Place o se
runissait alors le beau monde, voulut exploiter le succs qu'il avait
obtenu avec _la Galerie du Palais_. Il parat que Claveret avait dj
fait choix du mme titre pour un de ses ouvrages, et, dans sa lettre
au soy-disant auteur du _Cid_, il accuse Corneille de plagiat. Il
faudrait, dit M. Taschereau, avoir la bosse du vol bien prononce pour
se laisser aller  drober quoi que ce ft  Claveret. (_Hist. de
Corneille_, 2e d., p. 34.)

Le principal personnage de _la Place Royale_, Alidor, parle des
femmes, en termes peu mnags, et, s'il faut en croire l'dition de
_Corneille_, publie en 1747, plusieurs spectatrices se plaignirent de
ce que leur sexe tait aussi peu mnag par le pote; aussi, l'ptre
ddicatoire  M. *** contient-elle une longue justification d'Alidor,
dont l'auteur dclare ne point partager les sentiments.

La Bibliothque nationale possde un exemplaire au nom de _Courb_, et
la Bibliothque de l'Institut un exemplaire au nom de _Targa_.


VII

  7. MEDEE || Tragedie. || _A Paris, || Chez Franois Targa, au ||
    premier pillier de la grand'Salle du Palais, || deuant la
    Chapelle, au Solier_ [sic] _d'or._ || M. DC. XXXIX [1639]. ||
    Auec Priuilege du Roy. In-4 de 4 ff. et 95 pp.

Les feuillets prlim. contiennent: 1 titre; 2 ff. pour la ddicace 
Monsieur P. T. N. G. et 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et les noms
des _Acteurs_.

Le privilge, dat du 11 fvrier 1639, est accord  _Franois Targa_,
pour sept ans. L'achev d'imprimer est du 16 mars 1639.

_Mde_ dut tre reprsente dans les premiers mois de l'anne 1635,
mais ne fut imprime que deux ans aprs le _Cid_, en mme temps que
l'_Illusion comique_. Corneille, oblig de rpondre aux attaques
furieuses de ses ennemis, ne se pressa point de donner un nouvel
aliment  leurs critiques, en faisant imprimer les deux pices qui
n'avaient pas t comprises dans le privilge du _Cid_. Aprs avoir
obtenu ce privilge pour vingt ans, son libraire n'obtint que sept ans
pour _Mde_ et l'_Illusion comique_. On dirait ainsi que les injures
des Mairet et des Claveret produisirent impression sur les Conseils du
roi.

Jusqu'ici Corneille n'est connu que comme pote comique; il se rvle
maintenant comme pote tragique, en faisant choix d'un sujet dj
trait par Euripide et par Snque. Il y a de beaux vers dans sa
_Mde_, et, malgr des faiblesses et des longueurs, on y sent dj
l'auteur du _Cid_. Cette premire tragdie n'eut pourtant pas de
succs, et l'indiffrence du public peut expliquer qu'elle n'ait vu le
jour qu'aprs _le Cid_. La troupe de Molire, qui avait repris la
pice donne au thtre de l'Htel de Bourgogne, plus de vingt-cinq
ans auparavant, ne l'en conserva pas moins au rpertoire, mais ne la
joua jamais seule. Le Registre de Lagrange en mentionne 13
reprsentations, de 1665  1677. Le 2 octobre 1665, elle fut donne
avec l'_Alexandre_ de Racine; le 7 et le 9 novembre 1666, elle reparut
avec _le Menteur_, etc.

M. Marty-Laveaux dit que la _Mde_ de Longepierre, reprsente en
1694, fit oublier celle de Corneille, ce qui n'est pas absolument
exact. Longepierre s'tait plus ou moins inspir de son devancier et,
loin de s'appliquer  viter ses dfauts, les avait encore exagrs.
Il est vrai que sa _Mde_ resta au thtre pendant tout le cours du
XVIIIe sicle, parce que le rle principal, ainsi que le remarque M.
Taschereau, offrait l'occasion de briller  une actrice imposante;
mais la pice de Corneille ne fut pas entirement oublie.

Un curieux travail plac  la fin de l'dition de Racine, publie par
M. Mnard, nous apprend qu'elle fut reprise en 1763. Quelques scnes
en ont t reprsentes au Thtre-Franais dans ces dernires annes,
notamment en 1871, et les spectateurs ont tmoign leur intrt pour
l'oeuvre de Corneille.

Vendu: 170 fr. vl., Huillard, 1870 (n 589).


VIII

  8. L'ILLVSION || COMIQVE || Comedie. || _A Paris, || Chez
    Franois Targa, au || premier pillier de la grand'Salle du
    Palais, || deuant la Chapelle, au Soleil d'or._ || M. DC. XXXIX
    [1639]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 4 ff. et 124 pp.

Les feuillets prlim. contiennent: 1 f. de titre; 3 pp. pour la
ddicace  Madamoiselle M. F. D. R.; 1 p. pour l'errata, et 1 f. pour
l'_Extrait du Privilge_ et les noms des _Acteurs_.

Le privilge est accord  Franois Targa,  la date du 11 fvrier
1639, pour une dure de sept ans. L'achev d'imprimer est du 16 mars
1639, comme celui de _Mde_, imprime en vertu du mme privilge.

Si _Mde_, qui fait honneur au jeune talent de Corneille, fut
froidement accueillie, dit M. Taschereau, une composition
extravagante, que les admirateurs de son gnie voudraient pouvoir
rayer du catalogue de ses pices, fut peu aprs reue avec
enthousiasme: nous voulons parler de l'_Illusion_, reprsente en
1636. Il la dclare lui-mme un _monstre trange_, et ce jugement
n'est que juste. Toutefois, on peut s'expliquer, par le mouvement
qu'elle prsente, par une grande supriorit de style sur tous les
prcdents ouvrages du mme auteur, et par la nouveaut du personnage
de _Matamore_, imit du _Miles gloriosus_ de Plaute et du Capitan du
thtre espagnol, l'avantage qu'elle eut de se maintenir pendant plus
de trente ans  la scne.

Malgr ce jugement svre, M. Taschereau lui-mme cite un fort beau
passage de l'_Illusion_ (c'est le titre que porta la pice  partir de
1660), le passage o Corneille prend  tche de relever la profession
de comdien, comme s'il ne voulait pas qu'on pt confondre un jour les
interprtes du _Cid_ avec les saltimbanques ou les faiseurs de parade.
M. Marty-Laveaux cite d'autres vers, placs dans la bouche de
Matamore, mais qui ne sont pas empreints de l'exagration comique
propre  ce personnage; on les dirait emprunts au rcit de Rodrigue
dans le _Cid_. Ajoutons que certains vers de l'_Illusion_ sont dans
toutes les mmoires, ceux-ci par exemple:

      Ainsi de nostre espoir la Fortune se joue;
    Tout s'esleve ou s'abaisse au bransle de sa roue,
    Et son ordre ingal qui regit l'Univers
    Au milieu du bonheur a ses plus grands revers.
                  (Acte V, scne VI, de l'dition originale.)

Il ne s'agit pas ici de dfendre le sujet de l'_Illusion_, ni d'y
chercher,  l'exemple de M. Aim-Martin, l'histoire de Corneille et de
Mondory; mais nous pouvons nous tonner du mpris avec lequel M.
Taschereau parle du rle de Matamore. Ce personnage pouvait ne pas
tre got en 1829, mais il est trange que M. Taschereau ne l'ait pas
trait avec plus d'indulgence en 1855, dans sa seconde dition. Lors
de la timide reprise de l'_Illusion comique_, faite par M. douard
Thierry, en 1861 et en 1862, pour l'anniversaire de la naissance de
Corneille, l'artiste de talent charg d'interprter le rle de
Matamore a su montrer que, pour ne pas appartenir au genre lev, la
figure du spadassin gascon n'est pas moins d'un effet vritablement
comique. Corneille, plus encore que Mareschal ou que Scarron, a fait
passer en proverbe le nom de Matamore, sous lequel fut longtemps connu
l'acteur Bellemore.


IX

  9. LE CID || Tragi-Comdie. || _A Paris, || Chez Augustin Courb,
    Im- || primeur & Libraire de Monseigneur || frere du Roy, dans
    la petite Salle du || Palais,  la Palme_; [ou _Chez Franois
    Targa, || au premier pillier de la grand'Salle du Palais, ||
    devant la Chapelle, au Soleil d'or_]. || M. DC. XXXVII [1637].
    || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 4 ff. et 128 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 2 ff. pour la ddicace 
Madame de Combalet; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et les noms des
_Acteurs_.

Le privilge, accord  _Courb_ pour le _Cid_, en mme temps que pour
_la Galerie du Palais_, _la Place Royalle et la Suivante_ (voy.
ci-dessus), est dat du 21 janvier 1637 et garantit les droits de
l'diteur pendant vingt ans. Courb dclare y associer _Fr. Targa_,
suivant le contract pass entr'eux pardevant les Notaires du
Chastelet de Paris. L'achev d'imprimer est du 23 mars 1637.

Dans certains exemplaires, dans un notamment qui fait partie de la
collection Cousin, l'adresse du libraire _Courb_ est ainsi dispose:
_A Paris, || Chez Augustin Courb, || Imprimeur & Libraire de
Monseigneur || frere du Roy, dans la petite Salle || du Palais,  la
Palme_. L'Achev d'imprimer y est, non plus du 23 mars, mais du 24
mars 1637.

La 3e stance rcite par Rodrigue  la fin du premier acte est ainsi
conue, dans les exemplaires de la premire catgorie:

        Pere, maistresse, honneur, amour,
    Illustre tyrannie, adorable contrainte,
    Par qui de ma raison la lumiere est esteinte,
    A mon aveuglement rendez un peu de jour.

Les autres exemplaires, avec l'achev d'imprimer du 24 mars, portent:

        Pere, maistresse, honneur, amour,
    Noble et dure contrainte, aymable tyrannie,
    Tous mes plaisirs sont morts ou ma gloire est ternie;
    L'un me rend mal-heureux, l'autre indigne du jour.

On trouve, dans les ditions in-12 cites ci-aprs, une troisime
leon trs-diffrente.

Corneille avait dj compos la tragdie de _Mde_, quand il emprunta
aux auteurs espagnols le sujet du _Cid_. Ce fut, dit-on, 
l'instigation de l'vque de Chalon qu'il abandonna le thtre de
Snque pour suivre les traces de Guillen de Castro. Les _Mocedades
del Cid_ et les diverses romances du Cid donnrent naissance  une
tragdie qui excita, ds qu'elle parut, l'admiration universelle.
Voltaire a cru dcouvrir, en 1764, que la pice de Corneille avait t
presque mot  mot traduite d'une pice de Diamante, intitule: _El
Honrador de su padre_, mais il a t dmontr depuis que Diamante
n'avait fait que traduire la tragdie franaise vingt ans plus tard.

Si l'on en croit les frres Parfaict (_Histoire du Thatre Franois_,
t. VI, p. 92), _le Cid_ fut reprsent vers la fin de novembre 1636.
Il fut jou par Mondory et sa troupe, et les acteurs montrrent tant
de talent, que les adversaires du _Cid_ leur attriburent tout le
succs de la nouvelle tragdie.

Il est malais, dit Pellisson (_Relation concernant l'histoire de
l'Acadmie franoise_, 1653, in-8, pp. 186 sq.), il est malais de
s'imaginer avec quelle approbation cette pice fut reue de la cour et
du public. On ne se pouvoit lasser de la voir, on n'entendoit autre
chose dans les compagnies, chacun en savoit quelque partie par coeur,
on la faisoit apprendre aux enfants, et en plusieurs endroits de la
France il estoit pass en proverbe de dire: _Cela est beau comme le
Cid_.

L'immense supriorit du _Cid_ sur toutes les productions dramatiques
qui l'avaient prcd excita la jalousie de tous les auteurs qui
tenaient alors le premier rang dans l'estime publique. Les Mairet, les
Claveret, les Scudry, ces anciens amis de Corneille, se dchanrent
contre lui avec une vritable fureur. Ils entassrent libelle sur
libelle, injure sur injure, sans parvenir  ternir la gloire du pote,
qui leur rpondit en homme qui a la conscience de sa force et de
son gnie. Il eut pour lui le public et une puissante protectrice,
Anne d'Autriche, qui vit avec bonheur sur la scne les hros de
sa chre Espagne. La reine paralysa quelque peu les mauvaises
dispositions de Richelieu, qui, dans sa jalousie contre _le Cid_,
prenait plaisir  le voir jouer par des laquais et des marmitons. C'est
trs-vraisemblablement  son influence que Pierre Corneille le pre
dut les lettres de noblesse qu'il reut en janvier 1637. Mme de
Combalet,  qui fut ddie l'dition originale du _Cid_, s'intressa
trs-chaudement  l'auteur. C'tait la nice et, si l'on doit ajouter
foi aux rcits souvent suspects de Guy-Patin et de Tallemant des
Raux, plus que la nice du cardinal. Son intervention et pu calmer
les jalousies excites contre Corneille, s'il ne les avait
imprudemment rveilles en faisant paratre son _Excuse  Ariste_.

Nous n'avons pas  tudier ni mme  numrer ici les pices publies
dans la clbre querelle du _Cid_; elles seront dcrites ci-aprs dans
notre chapitre XIX. Nous voulons seulement ajouter quelques mots sur
les acteurs qui jourent  l'origine les rles de la tragdie. M.
Marty-Laveaux a fait  ce sujet de trs-intressantes recherches, dont
nous pouvons profiter  notre tour. _Mondory_ reprsenta Rodrigue
pendant quelque temps, mais il fut frapp d'une attaque d'apoplexie
qui lui enleva la parole. _Mlle Villiers_ joua Chimne, ainsi que nous
l'apprend Scudry dans sa _Lettre  l'Acadmie_, p. 5. D'aprs M.
Aim-Martin, qui ne cite, il est vrai, aucun texte  l'appui de son
dire, le personnage de don Digue aurait t cr par _d'Orgemont_; ce
qui est certain, c'est qu'il fut rempli ensuite par _Le Baron_, qui
mourut en 1655. Le rle de l'Infante, si souvent et si justement
critiqu, fut jou par _Mlle Beauchteau_ et ne fut sans doute compos
que pour elle. Doa Urraque, dit Scudry dans ses _Observations sur
le Cid_, n'y est que pour faire jouer la _Beauchteau_. Corneille
fait lui-mme cet aveu, dans son _Discours du pome dramatique_, quand
il dit: Aristote blasme fort les Episodes dtachez, et dit que les
mauvais Potes en font par ignorance, et les bons en faveur des
Comdiens, pour leur donner de l'employ. L'Infante du _Cid_ est de ce
nombre, et on la pourra condamner ou luy faire grace par ce texte
d'Aristote, suivant le rang qu'on voudra me donner parmy nos
modernes.

Un manuscrit conserv  la Bibliothque nationale (Msc. fr., no 2509,
ancien fonds de Versailles no 237) nous donne une liste complte des
acteurs qui jouaient le _Cid_,  l'poque de la mort de Corneille. Ce
manuscrit intitul: _Repertoire des Comedies franoises qui se peuvent
jouer eu 1685_, a t excut pour le Dauphin, dont la reliure porte
les armes. Il contient la distribution complte de 73 pices des deux
Corneille, de Rotrou, de Du Ryer, Molire, Racine, etc., plus une
liste de 28 petites comedies, sans l'indication des acteurs. Ces
pices formaient le rpertoire courant des comdiens du roi au
commencement de l'anne 1685 (il est probable que le manuscrit fut
excut avant l'poque du carnaval).

Voici la distribution du _Cid_:

               DAMOISELLES.

    Chimene:   _Chanmesl_.
    Elvire:    _Guiot_.
    L'Infante: _le Comte_.
    Leonor:    _Poisson_.

               HOMMES.

    Rodrigue:  _Baron_.
    D. Diegue: _Chanmesl_, ou _Guerin_.
    Le Roy:    _le Comte_, ou _la Tuillerie_.
    D. Sanche: _de Villiers_, ou _la Torilliere_.
    D. Arias:  _Hubert_.
    D. Alonze: _Beauval_.
    Le Comte:  _La Tuillerie_.

En 1728, un anonyme, que l'on a cru tre Jean-Baptiste Rousseau,
publia une dition remanie du _Cid_, dans laquelle il avait supprim
le rle de l'Infante, celui de Lonor et celui du page (voy. ci-aprs
chap. XIV). Cette suppression fut ds lors admise au Thtre-Franais,
o l'on s'avisa plus tard de retrancher la premire scne entre Elvire
et Chimne, et de commencer la pice par la scne IIIe de l'original:

    Enfin vous l'emportez, et la faveur du Roy
    Vous esleve en un rang qui n'estoit deub qu' moy.

En 1737 et en 1741, on tenta de remettre _le Cid_ au thtre, dans son
intgrit; le 1er juin 1806, Napolon le fit jouer  Saint-Cloud, par
Monvel (don Digue), Talma (Rodrigue), Mlle Duchesnois (Chimne),
Lafon (le Roi), Mlle Georges (l'Infante); mais, malgr une
distribution aussi extraordinairement favorable, l'preuve ne russit
pas. Le 22 janvier 1842, la premire scne fut joue dans son
intgrit, pour une reprsentation de Mlle Rachel, mais ce n'est que
le 4 octobre 1872 que la pice a t joue sans coupure, sur le
Thtre-Franais, pour la premire fois depuis plus d'un sicle. Les
dbuts de M. Mounet-Sully et de Mlle Rousseil ont t l'occasion de
cette restitution.

_Le Cid_, ainsi que nous l'apprend Corneille dans sa _Lettre
apologtique_, fut reprsent trois fois au Louvre et deux fois 
l'htel de Richelieu. Le Registre de Lagrange mentionne quatre
reprsentations en 1659 et deux en 1679. A partir de cette poque,
nous pouvons, en nous aidant du curieux travail de M. Despois
(_OEuvres de Racine_, d. Mesnard, t. VIII, pp. 608 sqq.), dresser un
tableau des reprsentations du _Cid_, donnes par les Comdiens du
Thtre-Franais, de 1680  fvrier 1875:

    De 1680  1715                            {  la ville: 219 } 242
                                              {  la cour:   23 }

    Rgne de Louis XV (1715-1774)             {  la ville: 177 } 190
                                              {  la cour:   13 }

    Rgne de Louis XVI (1774-1789)            {  la ville:  49 }     55
                                              {  la cour:    6 }

    Rvolution (1789-1793)                                            17

    Directoire, Consulat, Empire (1799-1814)  {  la ville: 191 } 196
                                              {  la cour:    5 }


    Restauration (1814-1830)                  |  la ville:     |     86
    Rgne de Louis-Philippe (1830-1848)       |  la ville:     |     75

    Seconde Rpublique (1848-1851)                                     9

    Second Empire (1851-1870)                 |  la ville:     |     30

    Rpublique (1870  fvrier 1875)                                  33
                                                                    ----
                      Ensemble                                       933

L'dition in-4 du _Cid_ est peu commune, et les beaux exemplaires en
sont fort rares; nous en avons vu  la Bibliothque nationale,  la
Bibliothque de l'Institut et  la Bibliothque Cousin. La
Bibliothque publique de Niort en possde un dans sa premire reliure,
qui a appartenu  Marie de la Tour, duchesse de la Trmoille, dont la
marque est colle sur l'une des gardes. Le mme volume contient _la
Galerie du Palais_ et _la Place Royalle_. Le libraire _Targa_ avait
sans doute reu un beaucoup moins grand nombre d'exemplaires que son
confrre _Courb_; aussi, les exemplaires qui portent son nom sont-ils
particulirement rares. Nous en avons trouv un dans la Bibliothque
municipale de Versailles, avec l'achev d'imprimer du 24 mars.

  10. LE || CID || Tragicomedie. || _A Paris_, ||
     _Ches_ { _Franois Targa_  }  _au Palais_
            { _Augustin Courb_ }
     _S. d._ [1637]. In-12 de 4. ff. et 88 pp.

Il n'y a pas d'autre titre  cette dition qu'un frontispice grav,
reprsentant un cippe sur lequel sont assis deux amours qui tiennent
un rideau. On lit sur ce rideau le titre de la pice et au bas du
cippe le nom des libraires. Dans le coin gauche du pidestal se lit la
lettre ML, monogramme du graveur Michel Lasne. Le frontispice est
suivi de 2 ff. pour la ddicace et 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_
et les noms des _Acteurs_.

Cette premire dition in-12 du _Cid_ est d'un trs-petit format (la
justification est de 94 millimtres sur 49), et imprime en
trs-petits caractres. Il importe de ne pas la confondre avec
l'dition dcrite ci-aprs. Le texte prsente plusieurs leons qui
diffrent des ditions in-4; la principale est la correction faite 
la 3e des stances de Rodrigue, laquelle commence ainsi:

         Pere, maistresse, honneur, amour,
    Impitoyable loy, cruelle tyrannie,
    Tous mes plaisirs sont morts, ou ma gloire ternie:
    L'un me rend mal-heureux, l'autre indigne du jour.

Cette leon se retrouve dans la seconde dition in-12 cite ci-aprs
(no 12); mais dans les diffrents recueils de ses oeuvres, Corneille
est revenu au texte des exemplaires de l'dition originale qui portent
la date du 24 mars 1637.

L'extrait du privilge est le mme que dans l'dition in-4; l'achev
d'imprimer est dat, en toutes lettres, du vingt-troisiesme Mars 1637.
Cette date a pu faire croire que l'dition in-12 avait t tire en
mme temps que la premire dition in-4, qui porte la date du 23 mars,
et non celle du 24; mais le passage des strophes de _Rodrigue_ que
nous avons rapport ne permet pas de s'arrter  cette supposition.
Toutefois il est certain que l'dition in-12 dut paratre dans le
courant de l'anne 1637, puisque le texte en est reproduit dans deux
ditions hollandaises dates de 1638.

Le prodigieux succs du _Cid_ put seul donner l'ide d'en faire une
dition in-12. Le format consacr pour les tragdies tait l'in-4 ou,
tout au moins, l'in-8. Les libraires voulurent fournir au public
curieux qui discutait dans les ruelles les mrites de la pice
nouvelle un texte facile  transporter; les lecteurs s'habiturent 
ces ditions, dont l'usage tait plus commode, en mme temps que le
prix en tait moins lev. Toutes les pices de Molire, de Racine, de
Boursault, etc., parurent dans le format in-12. Quant aux pices de
Corneille, tant qu'elles eurent de la vogue, il en fut fait en mme
temps deux ditions, dans les deux formats in-4 et in-12. Le jour o
le public commena de s'en dgoter, les libraires renoncrent
dfinitivement  l'in-4.

Vendu: 34 fr., mar. citr., sans indication de relieur, Solar, 1860 (no
1692).

  11. LE CID || Tragi-Comedie. || _A Paris, || Chez Augustin
    Courb, Libraire & || Imprimeur de Monsieur frere du Roy, dans
    la || petite Salle du Palais,  la Palme_; [ou _Chez Franois
    Targa, au premier || pillier de la grand'Salle du Palais,
    deuant || la Chapelle, au Soleil d'or_]. || M. DC. XXXIX
    [1639]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 4 ff. et 110 pp.,
    caract. ital.

Le titre est suivi de 2 ff., imprims en caractres italiques, pour la
ddicace  Madame de Combalet, et d'un f. pour l'_Extrait du
Privilge_ et le nom des _Acteurs_. Ces ff. prlim. sont semblables 
ceux de l'dition de 1637, mais le texte en est moins serr. On ne
pourra les confondre en s'en rapportant aux indications suivantes:

      Page iij, dernire ligne:

    1637: de six cens ans vient encor de triompher
    1639: batailles aprs sa mort, & son nom au bout.

      Page v, dernire ligne:

    1637: quelque dure pour cet heureux effort de
    1639: ma plume, ce n'est point pour apprendre.

L'achev d'imprimer rappel au bas de l'extrait du privilge est du 24
mars 1637. Le texte de la troisime strophe du _Cid_ reproduit le
texte des exemplaires de l'dition in-4 de 1637, que nous avons rangs
dans la seconde catgorie.

  12. LE || CID || Tragicomedie. || _A Paris,_ ||
    _Ches_ { _Augustin Courb_ } _au Palais_
           { _Pierre le Petit_ }
  _S. d._ [_vers_ 1642]. In-12 de 4 ff. et 88 pp.

Dans cette dition, le frontispice, l'extrait du privilge et l'achev
d'imprimer sont en tout semblables  ceux de l'dition in-12 cite
plus haut (no 10). Le texte est le mme, et, comme la justification
est celle que nous voyons d'ordinaire employe dans les ditions in-12
des pices de Corneille (103 mm. sur 58), on serait tent, au premier
abord, de la considrer comme la vraie dition originale du _Cid_ dans
ce format, mais la mention de _Pierre le Petit_, au lieu de _Franois
Targa_, sur le titre, ne nous permet pas de nous arrter  cette
supposition. En effet, ce libraire, qui mourut en 1686, ne commena
d'exercer qu'en 1642, tandis que Franois Ier Targa fut libraire de
1612  1653, poque  laquelle son fils, Franois II, lui succda.

Un fait qui vient confirmer notre opinion, c'est que le frontispice de
Michel Lasne, qui se trouve dans les deux ditions in-12, avec le seul
changement du nom des libraires, a prcisment la justification du
petit in-12.

Le nombre des ff. des deux ditions est identique, mais le contenu des
pp. n'est pas toujours le mme. On les distinguera sans peine, sans
mme avoir besoin de les mesurer, en comparant les premiers mots des
pp. suivantes:

    DITION A:                             DITION B:

    f. 2,  vo: cor de triompher...         son corps port dans...
    f. 3,  ro: vous donnez tousiours...    n'ont iamais le pouvoir...
    p. 5:      L'amour est un tyran...     Escoute, escoute enfin...
    p. 26:     Et s'il peut m'obir...     Soit qu'il cede..., etc., etc.

  Cette dition fait partie du recueil publi en 1647, sous le nom
  de Tome second des _OEuvres_ de Corneille.

  13. LE CID || Tragi-Comedie. || _A Paris, Chez Augustin Courb,
    Libraire & || Imprimeur de Monseigneur le Duc d'Orlans, || en
    la Salle des Merciers,  la Palme_; [ou _Chez la Veuue Iean
    Camusat, || et || Pierre le Petit, ru Sainct Iacques,  la
    Toyson d'Or_]. || M. DC. XXXXIV [1644]. || Auec Priuilege du
    Roy. In-4 de 4 ff. et 110 pp., caract. ital.

Cette dition est faite sur l'dition in-4 de 1639, et le texte en est
le mme. Cependant la ddicace  Madame de Combalet, qui occupe les 2e
et 3e ff. prlim., est imprime ici en lettres rondes et non en
caractres italiques.

Le 4e feuillet prlim. contient l'extrait du privilge au recto et les
noms des Acteurs au verso. Le privilge est le mme que dans la 1re
dition in-4, et l'on n'y trouve que les mmes mentions, sans qu'il
soit parl de la _Veuve Camusat_ ni de _Pierre le Petit_. L'achev
d'imprimer est du 24 mars 1637.

Le passage cit plus haut des strophes du _Cid_ est ici conforme au
texte de l'dition in-12. Les 110 pp. de texte reproduisent exactement
l'dition de 1639. Voici pourtant l'indication de quelques lgres
diffrences:

      page 13, 1er vers:

    1639: Parlons en mieux, le Roy fait _honneur_  vostre _aage_,
    1644: .... le Roy fait _h[=o]neur_  vostre _ge_.

     page 15, 2e ligne:

    1639: Scene V,
    1644: Scene VII (faute d'impression).

      page 33, 2e ligne:

    1639: Scene VI (faute d'impression),
    1644: Scene IV.

      page 83, 1er vers:

    1639: Par mon _commandement_,
    1644: Par mon _c[=o]mandement_.

Une autre diffrence matrielle facile  saisir, c'est que, dans
l'dition de 1639, le mot _Tragicomdie_, qui figure au titre courant,
est crit en un mot jusqu' la p. 64, tandis que, dans l'dition de
1644, il est uniformment crit en deux mots: _Tragi-Comedie_.

Les exemplaires de cette dition avec le nom de _Courb_ sont plus
rares que les autres; nous en avons trouv un  la bibliothque
Sainte-Genevive (Y. 457. Rs.)

  14. LE CID, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _A Paris, ||
    Chez || Guillaume de Luyne, dans la Salle des || Merciers, sous
    la monte de la Cour des Aydes ||  la Justice. || Estienne
    Loyson, au premier Pillier de || la grand'Salle proche les
    Consultations || au Nom de Jesus. || Pierre Traboillet, dans
    la Galerie des || Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la
    Fortune || proche le Greffe des Eaux & Forests._ || M. DC.
    LXXXII [1682]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 2 ff. prl.
    pour le titre et le privilge, 74. pp. et 1 f. blanc, sign. A.
    D.

dition publie en vertu du privilge gnral accord en 1679,  _G.
de Luyne_ et  ses associs. C'est un simple extrait de l'dition du
_Thatre_ de 1682, tir sur les mmes formes. L'achev d'imprimer est
du 14 avril 1682.


X

  15. HORACE, || Tragedie. || _A Paris, || Chez Augustin Courb,
    Libraire & Imprimeur de || Monsieur frere du Roy, dans la
    petite Salle du || Palais,  la Palme._ || M. DC. XXXXI [1641].
    || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff. et 103 pp.

Collation des feuillets prlim.: front. grav, qui reprsente le
combat des Horaces et des Curiaces; il porte en tte le titre:
_Horace, tragedie_, avec la devise: _Nec ferme res antiqua alia est
nobilior_. Tit., et en bas, le nom de _Courb_, la date de 1641 et la
signature du dessinateur et du graveur: _Le Brun inv._; _P. Daret
fecit_;--1 f. de titre et 4 ff. pour la ddicace  Monseigneur le
Cardinal Duc de Richelieu, et les noms des _Acteurs_.

Le privilge occupe le verso du dernier f., c'est--dire la p. qui
devrait tre chiffre 104. Il est accord  _Augustin Courb_, pour
dix ans, et dat du 11 dcembre 1640. L'achev d'imprimer est du 15
janvier 1641.

Cette dition, imprime  Paris, chez _Courb_, est beaucoup moins
belle que les ditions rouennaises de _Laurens Maurry_; les caractres
en sont moins nets et l'encre moins noire; les fleurons sont galement
moins bien gravs.

L'animosit que les rivaux de Corneille apportrent  leur lutte
contre l'auteur du _Cid_ le fora de garder le silence pendant
longtemps. M. Taschereau (_Histoire de Corneille_, 2e d., p. 94) a
reproduit un curieux fragment d'une lettre de Chapelain, conserve
dans un recueil manuscrit appartenant alors  M. Sainte-Beuve, et
lgu depuis  la Bibliothque nationale, qui permet de supposer que
le pote fut sur le point de renoncer au thtre. Il ne fait plus
rien, dit Chapelain, et Scudery a du moins gagn cela, en le
querellant, qu'il l'a rebut du mestier, et lui a tari sa veine. Je
l'ay, autant que j'ay pu, rechauff et encourag  se venger et de
Scudery et de sa protectrice, en faisant quelque nouveau _Cid_ qui
attire encore les suffrages de tout le monde, et qui montre que l'art
n'est pas ce qui fait la beaut; mais il n'y a pas moyen de l'y
rsoudre; et il ne parle plus que de regles et que des choses qu'il
eust pu respondre aux Acadmiciens, s'il n'eust pas craint de choquer
les puissances, mettant au reste Aristote entre les auteurs
apocryphes, lorsqu'il ne s'accommode pas  ses imaginations. Cette
lettre, adresse  Balzac, est date du 15 janvier 1639; elle prouve
qu'_Horace_ n'tait pas encore commenc  cette poque. Une autre
lettre de Chapelain, du 9 mars 1640, nous apprend, au contraire, que
la nouvelle tragdie venait d'tre joue pour la premire fois devant
Richelieu; nous avons ainsi la date certaine de la reprsentation.

Le sujet d'_Horace_ appartient bien en propre  Corneille, bien qu'il
et t trait auparavant par trois autres auteurs: par l'Artin
(_l'Horazia, tragedia di Pietro Aretino_ [ddie au pape Paul III]; In
Vinegia, appresso Gabriel Giolito de Ferrari, 1546, in-8, et 1549,
in-12); par d'Aigaliers (_les Posies de Laudun d'Aigaliers, contenans
deux Tragdies, la Diane, Meslanges et Acrostiches_;  Paris, chez
David Le Clerc, 1596, in-12), et par Lope de Vega (_El honrado
Hermano, tragi-comedia famosa_, publie dans la _Decima octava Parte
de las Comedias de Lope de Vega Carpio_; Madrid, Juan Gonalez,
1623, in-4, et reproduite dans le _Tesoro del Teatro espaol,
arreglado por D. Eugenio de Ochoa_; Paris, 1838, in-8, t. II). On a
cru  tort que Corneille avait emprunt l'ide du sujet  Lope de
Vega: les deux pices n'offrent aucune ressemblance. Nous pensons
plutt que Corneille aura voulu, de propos dlibr, s'loigner des
auteurs espagnols, et qu'en lisant l'histoire romaine, pour laquelle
il avait une prdilection marque, il aura fait choix de l'pisode qui
l'aura le plus frapp, pour donner un pendant au _Cid_. La phrase de
_Tite-Live_ qu'il a prise pour pigraphe indique  elle seule cette
tendance de son esprit. C'est de l'histoire romaine qu'il tire le
sujet d'_Horace_; c'est  la mme source qu'il emprunte successivement
douze autres de ses pices. Il vit, pour ainsi dire, dans le monde
romain et trace de son pass les plus saisissants tableaux.

Mondory ayant quitt la scne peu de temps aprs les premires
reprsentations du _Cid_, on suppose qu'_Horace_ fut donn sur le
thtre de l'Htel de Bourgogne. Ce qui est certain, c'est que deux
acteurs de ce thtre, _Floridor_ et _Beauchteau_, le jouaient en
1657 (voy. le passage de d'Aubignac, cit par M. Marty-Laveaux, t.
IIIe, p. 251). C'tait _Mlle Beauchteau_ qui remplissait le rle de
Camille, ainsi que nous l'apprend Molire dans l'_Impromptu de
Versailles_ (1663). La troupe de Molire en donna, de son ct,
quelques reprsentations. Le Registre de Lagrange en mentionne deux:
le mardi 29 juillet 1659, avec une recette de 145 livres, et le mardi
9 dcembre de la mme anne, avec une recette de 867 livres. C'est aux
_Prcieuses ridicules_, reprsentes en mme temps que la pice de
Corneille, qu'tait due l'affluence du public  cette reprsentation.

Le Rpertoire dress pour le Dauphin au commencement de l'anne 1685
(voy. no 9) ne mentionne pas _Horace_. Peut-tre cette pice
tait-elle du nombre de celles qui devaient tre inscrites dans les
feuillets laisss en blanc dans ce volume.

Parmi les acteurs modernes qui se sont particulirement distingus
dans _Horace_, on doit citer _Monvel_ (m. en 1812), qui a laiss de
grands souvenirs dans le rle du vieil Horace, et _Mlle Rachel_, qui a
jou 69 fois le rle de Camille, dans lequel elle dbuta au
Thtre-Franais (12 juin 1838).

D'aprs le tableau dj cit de M. Despois, la Comdie-Franaise a
donn 624 reprsentations d'_Horace_, de 1680  1875, savoir sous
Louis XIV: 123  la ville et 22  la cour;--sous Louis XV: 121  la
ville et 12  la cour;--sous Louis XVI: 19  la ville et 2  la
cour;--pendant la Rvolution: 3;--sous le Directoire, le Consulat et
l'Empire: 135  la ville et 4  la cour;--sous la Restauration: 58 
la ville;--sous Louis-Philippe: 66;--sous la Rpublique: 8;--sous le
second Empire: 28;--sous la Rpublique: 3.

Vendu: 95 fr., exemplaire  relier, Huillard, 1870 (no 591).

  16. HORACE, || Tragedie. || _A Paris, || Chez Augustin Courb,_
    _Libraire & Imprimeur || de Monsieur frere du Roy, dans la
    petite Salle || du Palais,  la Palme._ || M. DC. XXXXI [1641].
    || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff. et 103 pp.

Cette dition, dont la collation est la mme que celle de l'dition
qui prcde, en diffre entirement. Ce n'est pas un simple tirage
avec des remaniements, mais une composition faite  nouveau. Nous
avons eu la bonne fortune de trouver des exemplaires de l'une et de
l'autre  la Bibliothque de l'Institut (Q. 150.B). Voici comment on
peut les distinguer.

Le frontispice de la vritable dition originale (d. A), est d'un
meilleur tirage; dans B, l'impression est moins noire et la planche
parat fatigue. La marque de _Courb_, qui se voit sur le titre, est
au contraire plus noire dans B, mais on voit que le cuivre a t
retravaill. L'observation que nous avons faite pour le frontispice
s'applique aussi aux fleurons, qui sont les mmes, mais qui sont uss
dans B. Quant aux caractres, ils sont trs-diffrents; on peut
surtout comparer la forme des z minuscules, des Q et des T majuscules.
Le texte des deux ditions ne prsente pas de vritables variantes; on
relve toutefois dans B un certain nombre de fautes qui nous semblent
indiquer que le libraire _Courb_, voyant ses exemplaires in-4 sur le
point d'tre puiss, aura fait faire une rimpression en toute hte.
Ainsi seulement peuvent s'expliquer les diffrences suivantes:

      P. 5, 8e vers:

    A: Ny d'obstacle aux vainqueurs, ni d'espoir aux vaincus,
    B: Ny d'obstacle_s_ aux vainqueurs, etc.
    (ce vers est imprim en deux lignes);

      P. 11, 13e vers:

    A: Ie pris sur cet Oracle vne entiere asseurance,
    B: Ie pris cet Oracle, etc.

     P. 17, 8e vers:

    A: D'horreur pour la bataille & d'ardeur pour ce choix
    B: D'horreur pour la bataille, d'ardeur, etc.

Ces fautes sont nombreuses, et jamais ni Corneille, ni les personnes
qu'il aurait pu charger de la rvision des preuves, ne les auraient
commises, si l'impression ne s'tait faite avec une grande
prcipitation. Sur un point seulement B est plus correct:

      P. 10, 16e vers:

    A: Et nous faisant amant, il nous fit ennemis,
    B: Et nous faisant amant_s_, etc.

C'est l une lgre faute qui a pu chapper  Corneille, beaucoup
plus facilement que des vers faux. Du reste, les typographes se sont
astreints  reproduire l'original ligne pour ligne; ils ont mme
reproduit, dans B, des fautes bizarres, comme celle-ci, p. 10, 12e
vers:

    Vnissant nos maisons il des vnit nos Rois.

Nous donnons avec soin tous ces dtails, au risque d'tre accus de
minutie excessive; outre qu'ils ne sont pas sans intrt pour les
diteurs de Corneille, ils peuvent exercer une certaine influence sur
le prix des livres dans les ventes.

  17. HORACE || Tragedie. || _A Paris, || Chez Augustin Courb,
    Impr. || & Libraire de Monseigneur Frere Vnique || du Roy au
    Palais,  l'entre de la || Gallerie des Prisonniers,  la
    Palme._ || M. DC. XXXXI [1641]. || Auec Priuilege du Roy. In-12
    de 6 ff. prl., 106 pp., inexactement chiffres, et 1 f. pour
    le privilge.

Collation des feuillets prlim.; frontispice grav qui reprsente
Romulus et Rmus, supports par des attributs guerriers, et tenant un
rideau sur lequel on lit: _Horace, tragedie_; une banderole enroule
autour des attributs contient ces mots: _Nec ferme res antiqua alia
est nobilior titus liu' l-p^o_ [_sic_], enfin un bouclier porte le nom
de Courb, avec la date de 1641; titre imprim; 4 ff. pour la ddicace
et les noms des _Acteurs_.

Nous avons vu,  la librairie Caen, un exemplaire, o l'adresse du
libraire tait ainsi dispose: _A Paris, || Chez Augustin Courb, ||
Impr. & Libraire de Monseigneur || Frere Vnique du Roy, au Palais, ||
 l'entre de la Gallerie des || Prisonniers,  la Palme._

Le privilge, qui occupe le dernier feuillet, est le mme que dans
l'dition in-4, avec l'achev d'imprimer du 15 janvier 1641.

La pagination est rgulire jusqu' la p. 96, dernire du cahier H;
puis elle reprend, par erreur,  79, et se continue ainsi jusqu' la
fin du cahier I (79-88). Cette erreur se trouve dans les deux
catgories d'exemplaires.

La justification est de 105 mm. sur 58.

  18. HORACE. || Tragedie. || _Imprim  Roen, & se vend || 
    Paris, || Chez Augustin Courb, || au Palais, en la Gallerie
    des || Merciers,  la Palme._ || M. DC. XLVII. [1647] || Auec
    Priuilege du Roy. In-12 de 4 ff., 74 pp. et 1 f.

Au titre, un fleuron reprsentant un panier fleuri. La ddicace 
Monseigneur le Cardinal Duc de Richelieu, occupe les 5 pp. suivantes.
Au verso du 4e f., les noms des _Acteurs_. Le feuillet non chiffr
qui suit les 74 pp. est occup par le privilge reproduit in extenso.
Ce privilge, dat du 11 dcembre 1640, est donn  _Courb_. A la
fin: _Acheu d'imprimer le quinzime Ianuier, mil six cens
quarante-vn_.

Cette dition fait partie du recueil de 1647.

  19. HORACE, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _A Paris, || Au
    Palais. || Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des ||
    Merciers sous la monte de la Cour des Aydes ||  la Justice.
    || Estienne Loyson, au premier Pillier de || la grand'Salle
    proche les Consultations, || au Nom de Jesus. || Pierre
    Traboillet, dans la Galerie des || Prisonniers,  l'Image S.
    Hubert, &  la Fortune || proche le Greffe des Eaux et
    Forests._ || M. DC. LXXXII [1682]. || Avec Privilege du Roy.
    In-12 de 2 ff et 64 pp., chiffr. de 77  140.

Extrait de l'dition du _Thtre_ de 1682, prcd d'un feuillet de
titre et d'un feuillet pour l'_Extrait du Privilge_.


XI

  20. CINNA || OV || LA CLEMENCE || D'AVGVSTE || Tragedie. ||
    Horat. -- -- -- cui lecta potenter erit res || Nec facundia
    deseret hunc, nec lucidus ordo. || _Imprim  Roen aux despens
    de l'Autheur, & se vendent. || A Paris, Chez Toussainct Quinet,
    au Palais, soubs || la monte de la Cour des Aydes._ || M. DC.
    XLIII [1643]. Auec Priuilege du Roy, in-4 de 8 ff., 110 pp. et
    1 f. blanc.

L'dition est prcde d'un frontispice grav, qui reprsente les
conjurs implorant la clmence d'Auguste, avec ce titre en haut:
_Cinna ou la Clemence d'Auguste_, et dans le coin infrieur de droite:
_A Paris, Chez Tous. Quinet, au Palais, auec Pri_. 1643. Ce
frontispice est compris dans la sign. [=a], et prcde 7 autres
feuillets prl. contenant: le titre, 1 f.; la ddicace  M. de
Montoron, 3 ff., dont le dernier est blanc au verso; l'extrait de
Snque, _de Clementia_, 1 f.; l'extrait de Montaigne, _Essais_, liv.
Ier, 1 f.; l'_Extrait du Privilge_ et la liste des _Acteurs_, 1 f.
Les 110 pp. sont entirement imprimes en caractres italiques.

Le privilge de _Cinna_ est accord directement  Corneille, et les
conditions en sont aussi favorables que celles du privilge du _Cid_.
Il y est dit: Il est permis  nostre am et feal Pierre Corneille
nostre Conseiller et Advocat general  la Table de Marbre des Eaues et
Forests de Rouen, de faire imprimer une Tragedie de sa composition
intitule _Cinna_, ou _La clemence d'Auguste_, durant le temps de
_vingt_ ans,  compter du jour que ladite piece sera acheve
d'imprimer. Et deffenses sont faictes  tous Imprimeurs et Libraires
d'en imprimer, vendre et distribuer d'autre impression que celle
qu'aura fait faire ledit Corneille, ou ses ayans cause, sur peine de
quinze cens livres d'amende, confiscation des exemplaires, et de tous
despens, dommages et interests, ainsi qu'il est port par les lettres
de Privilge. Donn  Fontaine-bleau, le premier aoust 1642. Sign
_Clier_. Et scell du grand sceau de cire jaune. Corneille fit
imprimer la pice  ses frais, comme l'indique la mention porte sur
le titre, mais il s'entendit avec _Quinet_, au moment de la mise en
vente. Il est fait mention,  la fin du Privilge, de la cession
consentie par le pote, en faveur de ce libraire. Corneille dclare
lui transporter tous ses droits ainsi qu'il a est accord entre
eux. L'achev d'imprimer est du 18 janvier 1643. On a lieu d'tre
surpris de cette date, si l'on observe que l'arrangement intervenu
entre Corneille et Quinet ne fut conclu que le 27 janvier. Voici ce
qu'on lit,  ce sujet, dans les _Mmoires_ de Mathieu Mol:

Le 16 juin [1643], sur la requte de _Toussaint Quinet_,
marchand-libraire  Paris, il y eut arrt de la Cour, ainsi qu'il
suit: Vu par la Cour les lettres patentes du Roi, donnes  Paris le
21 juillet 1642, signes: Par le Roi en son Conseil, Le Brun, et
scelles sur simple queue de cire jaune, par lesquelles et pour les
causes y contenues, ledit Seigneur auroit permis  _Toussaint Quinet_,
marchand libraire  Paris, d'imprimer, vendre et dbiter, pendant sept
annes entires, les _Harangues hroques des hommes illustres, tant
anciens que modernes_, tires de plusieurs auteurs et en plusieurs
volumes, en telles marques, caractres et autant de fois que bon lui
semblera, durant ledit temps,  compter du jour que lesdites
_Harangues_ seront acheves d'imprimer, et fait dfenses  toutes
personnes de les imprimer, ou faire imprimer, vendre ni dbiter, sans
le consentement dudit _Quinet_, sous les peines y contenues. Vu aussi
autres lettres patentes du Roi, donnes  Paris, le 1er aot dudit an
1642, par lesquelles ledit Seigneur auroit aussi permis  matre
Pierre Corneille, conseiller du Roi et avocat gnral du sige de la
Table de marbre des eaux et forts de Rouen, de faire imprimer, vendre
et dbiter une tragdie de sa composition, intitule: _Cinna, ou la
Clmence d'Auguste_, aussi en telles marques et caractres et autant
de fois qu'il voudra, pendant l'espace de vingt ans, aussi sous les
peines et aux charges y contenues; la cession et transport fait par
ledit Corneille dudit Privilge audit _Quinet_ de faire imprimer
ladite tragdie, du 27e janvier, passe entre eux sous seing priv,
requte prsente  ladite Cour par ledit _Quinet_  fin
d'entrinement desdites lettres, conclusions du procureur gnral du
Roi, tout considr: ladite Cour a ordonn et ordonne que lesdites
lettres des 21e juillet et 1er aot dernier seront enregistres au
greffe d'icelle, pour jouir par ledit _Quinet_ de l'effet et contenu
en icelles, selon leur forme et teneur, aux charges y contenues.
_Mmoires de Mathieu Mol_, publis par Aim Champollion-Figeac, t.
IIIe. (_Paris_, 1856, in-8, pp. 66 sq.)

Il ne serait pas impossible que l'achev d'imprimer et t antidat
de quelques jours, pour bien constater que l'impression s'tait faite
aux frais de l'auteur.

M. douard Fournier (_Notes sur la vie de Corneille_, pp. CXVII sq.)
s'est efforc de dmontrer que le sujet de _Cinna_ avait t inspir
par les vnements dont Rouen fut le thtre en 1639, et qu'en mettant
sur la scne la clmence d'Auguste, l'auteur du _Cid_ avait eu la
pense de protester indirectement contre les excutions que le
chancelier Sguier ordonna contre les partisans de _Jean-va-nu-pieds_.
Il n'est pas impossible que le pote ait t guid dans ses
dveloppements par le dsir d'inspirer la modration aux agents du
cardinal; mais nous croyons, quant  nous, qu'il n'aura puis son
sujet, comme celui d'_Horace_, que dans ses lectures journalires sur
l'histoire romaine. Nous ne pensons pas qu'il ait pu songer  faire la
leon  Richelieu, qu'il s'appliquait au contraire  mnager depuis la
querelle du _Cid_.

_Cinna_ fut jou sur le thtre du _Marais_, vers la fin de 1640. Les
frres Parfaict (_Histoire du Thatre Franois_, t. Ve, p. 92) placent
la reprsentation  la fin de 1639; mais, comme _Horace_ venait 
peine d'tre jou le 9 mars 1640, c'est l une erreur vidente.

De mme que le _Cid_, _Cinna_ fut reprsent en costumes de cour de
l'poque, c'est--dire que les hommes avaient la fraise plate, les
hauts-de-chausse  bouts de dentelle, le justaucorps  petites
basques, la longue pe, les souliers  noeuds normes; et les femmes
le corsage court et rond, le sein dcouvert, la grande, ample et
solide jupe  queue, les talons hauts, les cheveux crps et bouffants
ou retombant en boucles. Auguste portait une couronne de lauriers
par-dessus sa vaste perruque. (Voy. _Curiosits thtrales anciennes
et modernes, franaises et trangres_, par V. Fournel; Paris, Adolphe
Delahays, 1859, in-16.)

On ne peut dire avec certitude quels acteurs eurent l'honneur
d'interprter pour la premire fois cette tragdie. On sait seulement
que _Bellerose_ remplit le rle de _Cinna_ (_le Thatre Franois_, par
Chapuzeau, p. 123); _Floridor_ et _Beauchteau_ lui succdrent
(_Pratique du Thatre_, par l'abb d'Aubignac, p. 52).

Du 3 mai 1659 au 28 mai 1680, la troupe de Molire donna 10
reprsentations de _Cinna_. Les dtails que nous fournit le Registre
de Lagrange nous prouvent que la vogue des pices de Corneille ne fut
pas constante. Le mardi 18 novembre 1659, un spectacle compos de
_Cinna_ et des _Prcieuses ridicules_, alors dans leur nouveaut,
rapporta aux comdiens 533 livres, tandis que le mardi 3 octobre
1662, _Cinna_, donn seul, ne produisit qu'une recette de 65 livres!

Le Manuscrit du Dauphin, dont nous avons parl plus haut (no 9), nous
donne pour _Cinna_, au commencement de 1685, la distribution suivante:

                   DAMOISELLES.

    Emilie:        _Chanmesl_.
    Fulvie:        _Poisson_.
    Julie [Livie]: _Guiot_, ou _Bertrand_.

                   HOMMES.

    Cinna:         _Baron_.
    Auguste:       _Chanmesl_.
    Maxime:        _Villiers_, ou _la Torilliere_.
    Euphorbe:      _Raisin_.
    Policlette:    _Beauval_.
    Evandre:       _Hubert_.

_Cinna_ subit  la scne des coupures analogues  celles qui furent
pratiques dans le _Cid_. Le rle de Livie fut supprim, comme celui
de l'Infante. Voltaire dit, en parlant de cette suppression, qu'elle
remonte  plus de trente ans (_OEuvres de Corneille_, dition de
1764). Les actrices charges du personnage d'_milie_ n'hsitrent pas
 retrancher le grand monologue plac en tte de la pice; mais
Voltaire obtint qu'il ft conserv. Quant au rle de Livie, il fut
rtabli pour une reprsentation donne  Saint-Cloud en 1806, sans que
les socitaires du Thtre-Franais eussent l'ide de le remettre  la
scne. Ce n'est que le 21 novembre 1860 que la pice a reparu dans son
intgrit.

De tous les acteurs modernes qui ont jou dans _Cinna_, celui qui a
laiss les plus durables souvenirs est _Joanny_ (m. en 1849), qui
donnait au rle d'Auguste une grandeur qu'aucun artiste n'a su lui
donner depuis. Quant au rle d'milie, il a t jou 60 fois par _Mlle
Rachel_.

Les 692 reprsentations de _Cinna_ donnes au Thtre-Franais, de
1680 au 28 fvrier 1875, se dcomposent de la manire suivante: sous
Louis XIV:  la ville, 139;  la cour, 27;--sous Louis XV:  la ville,
92;  la cour, 22;--sous Louis XVI:  la ville, 43;  la cour,
9;--sous la Rvolution: 7;--sous le Directoire, le Consulat et
l'Empire:  la ville, 130;  la cour, 5;--sous la Restauration:  la
ville, 57;--sous Louis-Philippe: 110;--sous la seconde Rpublique:
8;--sous le second Empire: 36;--sous la Rpublique: 7.

Vendu: 300 fr., exempl.  relier, Huillard, 1870 (no 592);--135 fr.,
mar. r. ancien, exempl. court de marges et raccommod, Potier, 1870,
no 1227.

  21. CINNA || OV || LA CLEMENCE || D'AVGVSTE. || Tragedie. ||
    Horat.... cui lecta potenter erit res || Nec facundia deseret
    hunc, nec lucidus ordo. || _A Paris, || Chez Toussainct
    Quinet, || au Palais, soubs la monte de la || Cour des Aydes._
    || M. DC. XLIII [1643]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 10
    ff. prlim. et 76 pp.

Collation des feuillets prliminaires: frontispice grav reprsentant
une aigle romaine qui abrite,  l'aide d'une draperie qu'elle tient
dans ses serres, la louve dont Romulus et Rmus prennent le lait; sur
la draperie on lit: _Cinna, ou la Clemence d'Auguste_, et au bas, dans
un cartouche: _A Paris, chez Tous. Quinet, au Palais. Auec Priuilege
du Roy._ 1643; 1 f. pour le titre imprim; 3 ff. pour la ddicace; 4
ff. pour les extraits des auteurs; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_
et les noms des _Acteurs_.

L'extrait du privilge et l'achev d'imprimer sont les mmes que dans
l'dition in-4.

Cette dition in-12 fait partie du recueil de 1647.

Vendu: 14 fr., vlin, exempl. tach, B*** [Bordes], 1873 (no 356).

  22. CINNA || OV || LA CLEMENCE || D'AVGVSTE || Tragedie. ||
    Horat.--cui lecta potenter erit res || Nec facundia deseret
    hunc, nec lucidus ordo. || _Imprim  Roen, & se vend || A
    Paris, || Chez Toussainct Quinet, au Palais, sous || la monte
    de la Cour des Aydes._ || M. DC. XLVI [1646]. || Auec Priuilege
    du Roy. In-4 de 8 ff. et 96 pp.

Collation des feuillets prliminaires: titre; 2 ff. pour la ddicace 
Monsieur de Montoron; 1 f. pour l'extrait de Snque; 1 f. pour
l'extrait de Montaigne; 2 ff. pour la _Lettre de Monsieur de Balzac 
Monsieur Corneille, sur le sujet de cette Tragedie_ (imprime ici pour
la premire fois); 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et les noms des
_Acteurs_.

Ce qui fait le prix de cette dition, c'est la lettre de Balzac 
Corneille, dont voici le dbut:

    Monsieur,

  J'ay senty un notable soulagement depuis l'arrive de vostre
  paquet. Je crie donc miracle, ds le commencement de ma Lettre:
  Vostre _Cinna_ gurit les malades: Il fait que les paralytiques
  battent des mains: Il rend la parole  un enrum, qui l'avoit
  perdue avec la voix; et la luy rend pour les employer l'une et
  l'autre en perpetuelles exclamations, et pour dire sans cesse, _La
  belle chose_. Vous avez peur neantmoins d'estre de ceux qui sont
  accablez par la majest des choses qu'ils traittent. Vous croyez
  estre inferieur  vostre matiere, et n'avoir pas apport assez de
  force pour soutenir la grandeur Romaine. Quoy que cette modestie
  me plaise, elle ne me persuade pas, et je m'y oppose pour
  l'interest de la vrit. Vous estes trop subtil examinateur d'une
  composition universellement approuve: Et s'il estoit vray qu'en
  quelqu'une de ses parties vous eussiez senty quelque foiblesse, ce
  seroit un secret entre vos Muses et vous, car je vous asseure que
  personne ne l'a reconnue.

L'extrait du privilge et l'achev d'imprimer sont les mmes que dans
l'dition de 1643.

Vendu: 27 fr. mar. r. (_Cap_), Giraud, 1855 (no 1636).

  23. CINNA, OV LA CLEMENCE D'AVGVSTE, Tragedie. Horat.--cui lecta
    potenter erit res Nec facundia deseret hunc, nec lucidus ordo.
    _Imprim  Roen, & se vend A Paris, Chez Toussainct Quinet, au
    Palais, sous la monte de la Cour des Aydes._ M. DC. XLVI
    [1646]. Auec Priuilege du Roy. In-12.

dition cite par les bibliographes, en particulier par M.
Marty-Laveaux (t. XII, p. 524). Nous ne sommes pas parvenu  en
trouver un exemplaire.

  24. CINNA, || Tragedie. || _A Rouen, & se vend || A Paris, Chez
    Guillaume de Luyne, Libraire Iur, au Palais, en la Gallerie
    des Merciers,  la Iustice_; [ou _Chez Thomas Iolly, au Palais,
    dans la petite Salle,  la Palme, & aux Armes de Hollande_; ou
    _Chez Louis Billaine, au Palais, || au second Pillier de la
    grand'Sale  la || Palme, & au grand Cesar_]. || M. DC. LXIV
    [1664]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff. et 71 pp.

Collation des feuillets prliminaires: titre; 2 ff. pour la ddicace;
3 ff. pour la lettre de Balzac et les noms des _Acteurs_.

Au verso de la page 71 se trouve un extrait du privilge de janvier
1653, avec mention de la cession faite par Corneille  _Courb_ et 
_de Luyne_, et par _Courb_, pour sa moiti,  _Jolly_ et 
_Billaine_. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la premiere fois
[en] vertu du present Priuilege, le dernier d'Octobre 1660,  Roen,
par Laurens Maurry_.

  25. CINNA, Tragedie. Par P. Corneille. _A Paris, Au Palais. Chez
    Guillaume de Luyne, dans la Salle des Merciers, sous la monte
    de la Cour des Aydes  la Justice. Estienne Loyson, au premier
    Pillier de la grand'Salle proche les Consultations, au Nom de
    Jesus. Pierre Traboillet, dans la Galerie des Prisonniers, 
    l'Image S. Hubert, &  la Fortune proche le Greffe des Eaux et
    Forets._ M. DC. LXXXII [1682]. Avec Privilege du Roy. In-12.

Nous avons cit plus haut (nos 14 et 19) des ditions du _Cid_ et
d'_Horace_ avec la date de 1682; nous croyons pouvoir affirmer qu'il a
t fait des tirages  part, sinon des 32 pices contenues dans le
recueil de 1682, du moins des 16 pices qui forment les tomes IIe et
IIIe de cette dition. Nous n'avons vu par nous-mme ou rencontr dans
les catalogues que cinq de ces tirages  part: _le Cid_, _Horace_,
_Pompe_, _Thodore_ et _OEdipe_, mais ces indications nous ont paru
assez significatives pour que nous n'ayons pas hsit  faire figurer,
sous la date de 1682, toutes les pices comprises entre le _Cid_ et la
_Toison d'Or_.

_Cinna_ doit compter 2 ff. pour le titre, l'_Extrait du Privilge_ et
les _Acteurs_, et 63 pp.


XII

  26. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie. || _A Paris, || Chez
    Antoine de Sommauille, en || la Gallerie des Merciers,  l'Escu
    || de France. || Au Pa- || lais. || & Augustin Courb, en la
    mesme || Gallerie,  la Palme._ || M. DC. XLIII [1643]. || Auec
    Priuilege du Roy. In-4 de 8 ff. prl., 121 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente les
chrtiens brisant les idoles dans un temple; on lit sur le mur du
temple le titre: _Polieucte, martir_; titre imprim; 3 ff. pour la
ddicace  la reine rgente; 3 ff. pour l'_Abreg du martyre de saint
Polyeucte_ et le nom des _Acteurs_.

Au verso de la page 121 commence le privilge, qui se dveloppe sur le
recto du feuillet suivant. Il est dat du 30 janvier 1643, et est
accord pour dix ans  Corneille lui-mme. On lit  la fin: _Acheu
d'imprimer  Roen pour la premiere fois, aux dpens de l'Autheur, par
Laurens Maurry, ce 20. jour d'Octobre 1643_. Il n'est pas fait mention
de la cession aux libraires. L'achev d'imprimer ne se trouve pas dans
un exemplaire que nous avons vu chez M. Benzon.

A l'poque o Corneille entreprit de mettre sur la scne un martyr
chrtien, il y avait plus de vingt ans que les drames religieux,
renouvels des mystres du moyen ge, avaient disparu du thtre. Dans
les premires annes du dix-septime sicle, quelques auteurs de
province, comme J. Gauch, J. Boissin de Gallardon, Denis Coppe,
etc., avaient emprunt  la Bible ou aux lgendes des Saints le sujet
de plusieurs tragdies; mais,  mesure que le got s'tait form, la
fable avait t remise en honneur. Les pices de Hardy, de Rotrou et
de Scudry sont entirement paennes, et l'auteur du _Trait de la
disposition du pome dramatique_ ne fait que se conformer aux usages
reus, quand il reconnat que les arguments tirs des livres saints
sont plus propres en particulier qu'en public, et dans les collges
de l'Universit ou dans les maisons prives, qu' la cour ou  l'Htel
de Bourgogne. Baro songea le premier  revenir aux sujets chrtiens.
Il mit sur la scne un _Saint Eustache, martyr_, qui donna peut-tre 
Corneille l'ide de _Polyeucte_. La pice de Baro ne fut publie qu'en
1649, mais nous savons qu'elle avait t joue vers 1639.

Dans un chapitre manuscrit ajout  l'exemplaire de _la Pratique du
Thatre_ que possde la Bibliothque nationale, l'abb d'Aubignac dit
ce qui suit: Depuis peu d'annes, Barreau mit sur le thatre de
l'Hostel de Bourgogne le martyre de saint Eustache, et Corneille ceux
de Polyeucte et de Theodore (_Voy._ Marty-Laveaux, t. IIIe, p. 467);
Baro lui-mme s'exprime ainsi dans la prface de _Saint-Eustache_:
Cher lecteur, je ne te donne pas ce pome comme une piece de thatre,
o toutes les regles seroient observes, le sujet ne s'y pouvant
accommoder: c'est sans doute que je n'y aurois point travaill, si je
n'y avois t forc par une autorit souveraine; la mesme obissance
qui me le fit composer, me le fait mettre en lumiere, apres m'en estre
dfendu depuis dix ans: et j'ay cru enfin que je devois ceste justice
au sieur des Fontaines, qui a fait imprimer le sien sans se nommer
[des Fontaines avait publi, en 1643, un nouveau _Martyre de saint
Eustache_], de ne souffrir que son nom et le mien fussent confondus
dans un mesme ouvrage.

Corneille, domin par des ides pieuses, crut pouvoir suivre l'exemple
donn par Baro. Il mit _Polyeucte_ sur la scne, malgr l'accueil
assez froid que la pice avait reu  l'htel de Rambouillet. S'il
faut en croire Voltaire, ce serait un prlat, Godeau, vque de
Grasse, qui aurait t le plus oppos  l'introduction des sujets
chrtiens sur la scne.

On admet gnralement que _Polyeucte_ fut reprsent  la fin de
l'anne 1640. M. Marty-Laveaux lui-mme adopte cette opinion dans la
notice qu'il a mise en tte de la tragdie (t. IIIe, p. 468); mais il
s'est aperu plus tard, en reproduisant une lettre latine adresse 
Corneille par le conseiller Claude Sarrau (t. Xe, pp. 438 sq.), que la
reprsentation ne pouvait tre antrieure  l'anne 1643. Dans cette
lettre, date de la veille des ides de dcembre (12 dcembre) 1642,
Sarrau parle des trois grandes pices dj composes par Corneille et
de la quatrime qu'il prpare: Ut valeas tu cum tuis Musis scire
imprimis desidero, et utrum _tribus_ eximiis et divinis tuis dramatis
quartum adjungere mediteris... Inaudivi nescio quid de aliquo tuo
_poemate sacro_, quod an affectum ac perfectum sit, quso, rescribe.
Comme cette lettre contient une allusion  la mort de Richelieu,
arrive le 4 dcembre 1642, on ne peut supposer que la date en ait t
altre. On doit donc placer la reprsentation de _Polyeucte_ en 1643,
et reculer en consquence celle des pices suivantes.

Le succs de _Polyeucte_ fut clatant et rappela celui du _Cid_. Les
acteurs de l'Htel de Bourgogne, qui le reprsentrent, y gagnrent
autant d'argent qu' aucune tragdie profane.

On peut affirmer que Corneille n'emprunta rien  Baro; il n'emprunta
rien non plus au _Sal_ ni  l'_Esther_ de Du Ryer (1642 et 1644),
pices qui avaient sans doute aussi prcd _Polyeucte_. Si le sujet
de ces tragdies est tir de la Bible, ce ne sont pourtant pas des
pices chrtiennes.

On ne sait rien de positif sur les acteurs qui jourent _Polyeucte_ 
l'origine. M. Lefvre indique, dans son dition, une distribution de
fantaisie, dont il se garde bien de faire connatre la source. Le
_Journal_ (manuscrit) _du Thatre Franois_, qui appartenait autrefois
 M. Beffara et qui est conserv maintenant  la Bibliothque
nationale, indique comme la distribution primitive celle que nous
fournit le Manuscrit du Dauphin (voy. ci-dessus, no 9). Voici, d'aprs
ce manuscrit, la liste des acteurs qui jouaient _Polyeucte_ au
commencement de l'anne 1685:

                DAMOISELLES.

    Pauline:    _le Comte_
    Stratonice: _Guiot_

                HOMMES.

    Polyeucte:  _La Tuillerie_
    Severe:     _Baron_
    Felix:      _Chanmesl_
    Nearque:    _la Torilliere_
    Fabian:     _Hubert_
    Albin:      _Guerin_
    Cleon:      _Beauval_

Le rle de _Pauline_ a rarement trouv de dignes interprtes. Tandis
que les moindres lves du Conservatoire ont cru pouvoir se charger
avec succs du rle de _Camille_, dans _Horace_, des tragdiennes
comme Mlle Clairon ont regard le rle de _Pauline_ comme tant
au-dessus de leurs forces. (_Mmoires de Mlle Clairon_, nouvelle
dition; Paris, Ponthieu, 1822, in-8, pp. 315-318.)

Les deux comdiennes  qui la tragdie de _Polyeucte_ a valu le plus
beau triomphe, ont t Adrienne Lecouvreur, qui, en 1705, ge
d'environ quinze ans, prit part  une reprsentation de cette pice,
organise par quelques jeunes gens, et Rachel, qui joua le rle de
_Pauline_ pour la premire fois le 22 dcembre 1840, juste deux cents
ans aprs la premire reprsentation.

Adrienne avait emprunt un habit de la femme de chambre de Mme la
prsidente le Jay, dans lequel elle ne parut pas avantageusement; mais
elle charma tout le monde par une faon de rciter toute nouvelle,
mais si naturelle et si vraie, qu'on disoit d'une voix unanime qu'elle
n'avoit plus qu'un pas  faire pour devenir la plus grande comdienne
qui et jamais t sur le Thatre-Franois. (_Lettre  Mylord *** sur
Baron et Mlle Lecouvreur_ [par d'Allainval], 1730, in-12, pp. 23-25.)

Quant  Rachel, avec quelle ardeur, dit M. Jules Janin (_Rachel et la
Tragdie_; Paris, Amyot, 1859, gr. in-8, p. 160), avec quelle ardeur
elle tait tour  tour la femme obissante  son mari, la fille qui
rsiste  son pre, et cette Pauline adorable,  l'aise mme avec
Svre qu'elle aime et dont elle est aime, et qui le revoit aprs un
an d'absence, comme si elle l'avait vu la veille! Elle tait surtout
la _Pauline_ de Corneille en tout ce quatrime acte admirable et
rempli des motions les plus touchantes, et comme enfin elle disait
jusqu'aux nues ce grand cri: _Je vois! je crois! je suis chrtienne_
[sic]! En ce moment solennel, tout brillait, tout parlait, tout
brlait dans cette personne hroque; elle avait dix coudes, elle
tait immortelle. En ce moment, nous retrouvions, contents d'elle et
de nous, la jeune fille inspire des premiers jours, lorsque, toute
seule sur ce thtre, abandonne  elle-mme, sans manteau et presque
sans tunique, la tte charge d'un diadme ddor, la main arme d'un
poignard de hasard, elle s'abandonnait librement, sans chercher
l'effet, sans viser au pittoresque et sans songer aux applaudissements
du parterre absent,  ce grand art dont elle tait l'espoir,  ce
grand souffle ingnu que contenait son troite poitrine,  cette
inspiration qui lui tait venue comme le chant vient  l'oiseau, et
qui l'obsdait  son insu.

Le rle de _Pauline_ est rest jusqu' la fin de ses jours une
des meilleures rvlations de Mlle Rachel; elle ne l'a pas jou
moins de soixante et une fois. La veille de son dernier jour au
Thtre-Franais, Mlle Rachel a jou _Pauline_.

Il ne faut pas oublier que M. Beauvallet, dans le rle de Polyeucte,
fut presque  la hauteur de Mlle Rachel. Bien que celui de Svre et
toujours t considr comme le plus important, M. Beauvallet, par le
caractre religieux qu'il sut donner  Polyeucte, en fit le premier
rle.

Le nombre des reprsentations de _Polyeucte_ donnes au
Thtre-Franais, de 1680  1875, a t de 405; savoir: sous Louis
XIV:  la ville, 95;  la cour, 17;--sous Louis XV:  la ville, 122; 
la cour, 17;--sous Louis XVI:  la ville, 14;  la cour, 2;--sous la
Rvolution: 2;--sous le Directoire, le Consulat et l'Empire:  la
ville, 27;  la cour, 4;--sous la Restauration, 10;--sous
Louis-Philippe, 41;--sous la seconde Rpublique, 15;--sous le second
Empire, 39;--sous la Rpublique: 1.

On a dit souvent que le gouvernement rvolutionnaire avait interdit la
reprsentation de _Polyeucte_. M. Hallays-Dabot, dsireux sans doute
de justifier par un prcdent semblable les trop frquentes erreurs de
l'administration  laquelle il prside, n'a pas manqu de le rpter
(_Histoire de la Censure dramatique en France_; Paris, Dentu, 1862,
in-18, p. 215), en attribuant au Consulat l'honneur d'avoir permis la
reprise de la pice. Il y a l une erreur vidente, et M.
Marty-Laveaux a bien fait de la relever. Si _Polyeucte_ fut interdit
dans un moment d'effervescence, il fut remis au thtre ds le 13
floral an II.

Vendu: 105 fr., exempl.  relier, Huillard, 1870 (no 593).

  27. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie. || _Imprim  Roen, & et
    se vend || A Paris, || Chez || Antoine de Somma || uille, en la
    Gallerie || des Merciers,  l'Escu || de France. || Au Palais
    || Et || Augustin Courb, || en la mesme Gallerie, ||  la
    Palme._ || M. DC. XLIIII [1644]. Auec Priuilege du Roy. In-12
    de 10 ff., 85 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prlimin.: 1 f. blanc; 1 f. pour le titre; 3
ff. pour la ddicace; 5 ff. pour l'extrait de Surius et les noms des
_Acteurs_.

Le privilge, dont nous trouvons un extrait au verso de la page 85 et
au recto du feuillet suivant, est celui dont le texte entier figure
dans l'dition in-4. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer le 27
novembre 1643_ (cinq semaines, par consquent, aprs l'dition en
grand format).

Cette dition fait partie du recueil de 1647.

Vendu: 100 fr., mar. r. (_Duru et Chambolle_), Potier, 1870 (no 1228).

  28. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie. || _A Paris, || Chez ||
    Antoine de Sommauille, en || la Gallerie des Merciers,  l'Escu
    || de France. || & || Augustin Courb, en la mesme || Gallerie,
     la Palme._ || M. DC. XLVIII [1648]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-4 de 8 ff., 121 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav (le mme que dans
l'dition de 1643); titre imprim; 3 ff. pour la ddicace; 3 ff. pour
l'_Abrg du martyre de saint Polyeucte_ et les noms des _Acteurs_.

Le privilge, qui occupe le verso de la page 121 et le recto du
feuillet suivant, n'est suivi d'aucun achev d'imprimer.

  29. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie chrestienne. || _A Paris, ||
    Chez Antoine de Sommuille_ [sic], || _au Palais, dans la petite
    salle des Merciers, ||  l'Escu de France._ || M. DC. XLVIII
    [1648]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 10 ff., 85 pp. et 1
    f.

Collation des feuillets prlim.: 1 f. blanc; titre avec les armes de
France et de Navarre; 3 ff. pour la ddicace; 5 ff. pour les extraits
des auteurs et les noms des _Acteurs_.

Le privilge, dat du 30 janvier 1643, est donn par extrait au verso
de la page 85, et se dveloppe sur le recto du feuillet suivant.

  30. POLYEVCTE MARTYR, Tragedie chrestienne. _A Roen, & se vend A
    Paris, Chez. . ._, 1664, in-12.

Nous empruntons cette indication au _Catalogue des livres de la
bibliothque de feue Mme la marquise de Pompadour_, no 890. On
pourrait croire qu'il y a ici une faute d'impression, et que l'dition
annonce est celle de 1644, in-12; mais, comme elle est classe aprs
celle de 1648, il est plus naturel de supposer qu'il existe
effectivement une rimpression de _Polyeucte_ faite par _Laurens
Maurry_ en 1664. Elle devait se vendre chez _de Luyne_, _Jolly_ et
_Billaine_, comme les ditions de _Cinna_ et du _Menteur_ publies
sous la mme date (no 24 et 38).

  31. POLYEUCTE MARTYR, Tragedie chrestienne. Par P. Corneille. _A
    Paris, Au Palais. Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des
    Merciers sous la monte de la Cour des Aydes  la Justice.
    Estienne Loyson, au premier Pillier de la grand'Salle proche
    les Consultations au Nom de Jesus. Pierre Traboillet dans la
    Galerie des Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la Fortune
    proche le Greffe des Eaux & Forets._ M. DC. LXXXII [1682]. Avec
    Privilege du Roy. In-12.

Nous n'avons pas vu cette dition, mais il est hors de doute qu'elle
existe, les pices contenues dans les tomes IIe et IIIe, sinon toutes
les pices du recueil de 1682, ayant t tires  part. (Voy.
ci-dessus, no 25.) _Polyeucte_ doit compter 2 ff. et 72 pp.


XIII

  32. LA MORT || DE POMPEE. || TRAGEDIE. || _A Paris, || Chez ||
    Antoine de Sommauille, en la Gallerie || des Merciers,  l'Escu
    de France. || Au Pa || lais. || & || Augustin Courb, en la
    mesme Gallerie  la Palme._ || M. DC. XLIV. [1644]. || Auec
    Priuilege du Roy. In-4 de 8 ff prl. et 100 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente
l'assassinat de Pompe dans une barque, sur la mer, et qui porte le
titre de la tragdie et les noms des deux libraires; _Au palles_
[sic], 1644, avec la signature: _F[ranois] C[hauveau] in. et fecit_;
1 f. pour le titre; 2 ff. pour la ddicace  Monseigneur
l'minentissime Cardinal Mazarin; 2 ff. pour le remercment  Son
minence (en vers), et 2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_, les extraits de
Lucain et de Velleius Paterculus, et pour les noms des _Acteurs_. M.
Brunet indique par erreur 9 ff. prlim.

Le dernier feuillet, pagin 99-100, contient le privilge accord 
Corneille, pour _la Mort de Pompe_ et _le Menteur_. Ce privilge,
dat du 22 janvier 1644, lui est donn pour dix ans. Il dclare en
faire cession  _Antoine de Sommaville_ et  _Augustin Courb_.
L'achev d'imprimer est du 16 fvrier 1644.

Nous donnons la collation de l'dition d'aprs plusieurs exemplaires
semblables que nous avons eus entre les mains; mais l'exemplaire de la
Bibliothque Cousin contient, aprs l'indication des _Acteurs_, deux
feuillets prliminaires pour la traduction latine du _Remercment 
Mazarin_: _Gratiarum Actio eminentissimo Cardinali Iulio Mazarino, ex
gallico Cornelii_, traduction qui compte 79 vers hexamtres et qui est
signe A. R. (Abrahamus Remius). La place occupe par ces deux
feuillets, qui portent  dix le nombre des feuillets prliminaires,
est une preuve, croyons-nous, qu'ils ont t intercals aprs coup
dans l'dition dont ils ne faisaient primitivement pas partie. Du
reste, le _Remercment_ parut d'abord en dition spare; nous aurons
l'occasion d'en parler plus loin.

C'est  Lucain, son auteur favori, que Corneille a emprunt le sujet
de _la Mort de Pompe_. Il le dclare dans son avis _Au Lecteur_, o
il ajoute que la lecture de ce pote l'a rendu si amoureux de la force
de ses penses et de la majest de son raisonnement, qu'afin d'en
enrichir notre langue, il a fait cet effort pour rduire en pome
dramatique ce que Lucain a trait en pique. On trouvera icy, dit
Corneille, cent ou deux cents vers traduits ou imits de luy. En
dehors de ces emprunts et de ceux qu'il a faits  Velleius Paterculus,
Corneille a tir quelques ides de deux tragdies franaises qui
avaient prcd sa pice: la _Cornlie_ de Robert Garnier (_Paris_,
_Robert Estienne_, 1574, in-8), et _la Mort de Pompe_, de Charles
Chaulmer (_Paris_, _Antoine de Sommaville_, 1638, in-4). Voltaire a le
premier fait connatre les analogies qui existent entre ces deux
pices et celle de Corneille. On trouve dans celle de Garnier une
scne entre la veuve de Pompe et Philippe, l'affranchi du triumvir,
qui permet quelques rapprochements curieux avec la tragdie de
Corneille. Quant  celle de Chaulmer, cette pice, ddie 
Richelieu, dit M. Marty-Laveaux, diffre tout  fait, par le plan, de
celle de Corneille. Elle a, il est vrai, le mrite de mieux justifier
son titre, car Pompe en est le principal personnage; mais ce mrite
est  peu prs le seul qu'elle possde. L'auteur a eu cependant la
pense de substituer  l'unique discours de Photin sur le parti 
prendre  l'gard de Pompe, une vritable dlibration, dj
dramatique, qui a t de quelque utilit  Corneille pour l'admirable
scne par laquelle sa pice commence. On conoit  peine comment le
savant rdacteur du _Catalogue Soleinne_ a pu dire, en parlant de la
tragdie de Chaulmer (no 1168): On pourrait avancer et soutenir, avec
quelques bonnes raisons, que ce Ch. Chaulmer n'est qu'un pseudonyme,
et que le grand Corneille est l'auteur de cette premire bauche de
_la Mort de Pompe_.

Le pote nous apprend, dans l'ptre qui prcde _le Menteur_, qu'il
fit _Pompe_ pour satisfaire  ceux qui ne trouvaient pas les vers de
_Polyeucte_ si puissants que ceux de _Cinna_, et leur montrer qu'il en
saurait bien trouver la pompe quand le sujet le pourrait fournir. Il
l'crivit, ajoute-t-il, dans le mme hiver que _le Menteur_. Si l'on
adopte pour _Polyeucte_ la date de 1643, comme la lettre du conseiller
Sarrau oblige de le faire, il faudra dire que ce n'est pas deux
pices, mais trois pices, que Corneille a crites dans le seul hiver
de 1642, et l'on a encore plus de peine  croire qu'elles soient
parties de la mme main. La reprsentation dut avoir lieu, au thtre
du Marais, dans les premiers mois de l'anne 1643. Jusqu' ces
derniers temps, il n'avait pas t possible de dterminer, avec une
entire certitude, la scne sur laquelle cette pice fit son
apparition. La dcouverte d'un projet de lettres patentes, prsent au
roi par Corneille en 1643, afin d'obtenir qu'il pt empcher les
comdiens de jouer ses oeuvres sans son autorisation, a dissip tous
les doutes. Le sieur Corneille, y est-il dit, nous a fait remonstrer
qu'il a cy-devant employ beaucoup de temps  composer plusieurs
pieces tragiques nommes _Cinna_, _Polyeucte_ et _la Mort de Pompe_,
lesquelles il auroit fait representer par nos comdiens ordres,
representant au Marais du Temple  Paris; et d'autant qu'il a appris
que depuis quelque temps les autres comediens auroient,  son grand
prejudice, entreprins de representer lesdictes pieces et que si ils
avoient cette libert, l'exposant seroit frustr de son labeur, nous
suppliant sur ce luy pourvoir et luy accorder nos lettres necessaires,
etc. Cette demande si juste ne fut d'ailleurs pas admise, et les
comdiens continurent de jouer Corneille malgr lui, parce qu'il
tait d'usage que les pices une fois imprimes appartinssent au
domaine public. (_Voy._ Marty-Laveaux, tome Ier, pp. LXXIV sq.)

Le Registre de Lagrange nous apprend que Molire en donna trois
reprsentations en 1659: le jeudi 16 mai, avec une recette de 135
livres; le jeudi 19 juin, avec une recette de 153 livres, et le mardi
26 aot, avec une recette de 90 livres seulement. Cette dernire
soire, qui ne rapporta que 3 livres  chacun des comdiens, fit
abandonner _Pompe_, que nous ne voyons plus mentionner jusqu' la fin
du registre de Lagrange. Lors des trois reprsentations que nous
venons de citer, ce fut Molire lui-mme qui remplit le rle de Csar,
ainsi que nous l'apprend un passage de _l'Impromptu de l'Hostel de
Cond_ (Paris, N. Ppingu, 1664, in-12), cit par M. Marty-Laveaux.
Dans cette comdie, Montfleury, relevant les attaques que Molire
avait diriges contre les comdiens de l'Htel de Bourgogne dans
_l'Impromptu de Versailles_, met dans la bouche de ses personnages les
vers suivants:

    LE MARQUIS.

                              Cet homme est admirable,
    Et dans tout ce qu'il fait il est inimitable.

    ALCIDON.

    Il est vray qu'il rcite avec[que] beaucoup d'art,
    Tmoin dedans _Pompe_ alors qu'il fait Cesar.
    Madame, avez-vous v dans ces tapisseries
    Ces hros de romans?

    LA MARQUISE.

                          Ouy.

    LE MARQUIS.

                                Belles railleries.

    ALCIDON.

    Il est fait tout de mme; il vient le nez au vent,
    Les pieds en parentaise, et l'paule en avant,
    Sa perruque qui suit le ct qu'il avance,
    Plus pleine de laurier qu'un jambon de Mayence,
    Les mains sur les ctez d'un air peu neglig,
    La teste sur le dos comme un mulet charg,
    Les yeux fort garez, puis dbitant ses rles,
    D'un hoquet ternel spare ses paroles,
    Et lorsque l'on luy dit: _Et commandez icy_.

  Il rpond:

    _Connoissez-vous Cesar de luy parler ainsi?
    Que m'offriroit de pis la Fortune ennemie,
    A moy qui tient le Sceptre egal  l'infamie?_


Le Manuscrit du Dauphin (voy. no 9) nous fournit pour la _Mort de
Pompe_,  l'poque de la mort de Corneille, la distribution suivante:

               DAMOISELLES.

    Cornelie:  _Beauval_.
    Cleopatre: _le Comte_.
    Charmion:  _Raisin_.

               HOMMES.

    Ptolome:  _Baron_.
    Cesar:     _Chanmesl_.
    Antoine:   _le Comte_.
    Achore:   _la Tuillerie_.
    Photin:    _Dauvilliers_.
    Achillas:  _Villiers_.
    Septime:   _Raisin L._
    Philippe:  _Beauval_.

Le rle de Cornlie fut pour Adrienne Lecouvreur, au commencement du
dix-huitime sicle, l'occasion d'un grand triomphe; Mlle Clairon, au
contraire, dclara qu'elle ne le comprenait pas et refusa de le jouer.

_La Mort de Pompe_ a eu 193 reprsentations au Thtre-Franais, de
1680  1870, savoir: sous Louis XIV:  la ville, 80;  la cour,
9;--sous Louis XV:  la ville, 50;  la cour, 6;--sous Louis XVI:  la
ville, 3;  la cour, 9;--sous le Directoire, le Consulat et l'Empire:
 la ville, 28;  la cour, 3;--sous la Restauration, 7;--sous le
second Empire, 4. Elle n'a pas t reprise dans ces dernires annes.

Vendu: 100 fr., exempl.  relier, Huillard, 1870 (no 594).

  33. LA MORT || DE || POMPEE. || Tragedie. || _A Paris, || Chez ||
    Antoine de Somma- || uille, en la Gallerie des || Merciers, 
    l'Escu de Frce. || Au Pa- || lais. || Et || Augustin Courb ||
    en la mesme Gallerie,  la || Palme._ || M. DC. XLIIII [1644].
    || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 12 ff. et 71 pp.

Collation des feuillets prlim.: 1 f. blanc; 1 f. de titre; 3 pp. pour
la ddicace  Mazarin, 6 pp. pour le Remercment  Mazarin (ce
Remercment est accompagn de la traduction latine _ex gallico
Cornelii_, dont nous avons parl plus haut); 4 pp. pour l'avis _Au
Lecteur_; 2 pp. pour les extraits des auteurs; 5 pp. pour le
_Privilge_ et les _Acteurs_.

Le privilge et l'achev d'imprimer sont les mmes que dans l'dition
in-4.

Cette dition fait partie du recueil de 1647.

Vendu: 80 f. mar. r. (_Duru et Chambolle_), Potier, 1870, no 1229.


  34. POMPE. || Tragedie. || Par P. Corneille. || _A Paris, || Au
    Palais. || Chez || Guillaume de Luyne, dans la Salle des ||
    Merciers sous la monte de la Cour des Aydes ||  la Justice.
    || Estienne Loyson, || au premier Pillier de || la grand'Salle
    proche les Consultations || au Nom de Jesus. || Pierre
    Traboillet, dans la Galerie des || Prisonniers,  l'Image S.
    Hubert, &  la Fortune || proche le Greffe des Eaux & Forets._
    || M. DC. LXXXII [1682]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 66
    pp. et 1 f. pour le privilge, sign. A. D.

dition publie en vertu du privilge gnral accord en 1679  _G. de
Luyne_ et  ses associs. C'est un simple extrait du _Thatre_ de
1682, tir sur les mmes formes. L'achev d'imprimer est du 7 fvrier
1682.


XIV

  35. LE MENTEVR, || Comedie. || _Imprim  Roen, & se vend || A
    Paris, || Chez || Antoine de Sommauille, || en la Gallerie des
    Merciers, ||  l'Escu de France. || Au || Palais || Et ||
    Augustin Courb, en la mesme || Gallerie,  la Palme._ || M.
    DC. XLIV [1644]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 4 ff.
    prlim., 136 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prl.: titre, avec le fleuron de _Laurens
Maurry_ et les initiales L. M.; 3 ff. pour la ddicace et les noms des
_Acteurs_. M. Brunet indique un front. grav que nous n'avons jamais
rencontr.

Le privilge, qui occupe le dernier f., est accord  Corneille pour
_la Mort de Pompe_ et _le Menteur_,  la date du 22 janvier 1644; il
est d'une dure de dix ans. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour
la premiere fois,  Roen, par Laurens Maurry, le dernier d'Octobre
1644._ Il n'est pas fait mention de la cession du privilge aux
libraires.

Aprs avoir emprunt aux Espagnols le sujet du _Cid_, Corneille leur
emprunta le sujet de sa premire comdie srieuse. _La Verdad
sospechosa_, qui lui servit de modle, parut en 1630 sous le nom de
Lope de Vega (_Parte veynte y dos de las Comedias del Fenix de Espaa,
Frey Lope Felix de Vega Carpio_; aragoa, Pedro Verges, 1630, in-4),
mais elle fut revendique en 1630, par son vritable auteur, D. Juan
de Alarcon. (_Parte segunda de las Comedias del licenciado Don Juan
Ruyz de Alarcon y Mendoa_; Barcelona, Sebastian de Cormellas, 1634,
in-4.) C'est de cette pice, dont on trouvera facilement le texte dans
les _Comedias escogidas de Don Juan Ruiz de Alarcon y Mendoza_;
Madrid, Ortega y Compaia, 1826-29, 2 vol. in-8, t. Ier, dans les
_Comedias escogidas de Don Juan Ruiz de Alarcon_; _edicion de la real
Academia espaola_; Madrid, 1867, 3 vol. in-8, t. IIIe, et dans le
_Tesoro del Teatro espaol, desde su orgen hasta nuestros dias,
arreglado y dividido en cuatro partes, por D. Eugenio de Ochoa_;
Paris, Baudry, 1838, 5 vol. in-8, t. IVe, que Corneille a tir les
traits principaux du _Menteur_; il ne fait point difficult de le
reconnatre, et il ajoute dans l'_Examen_ joint  la comdie en 1660,
qu'il voudrait avoir donn les deux plus belles pices qu'il ait
faites et que ce sujet ft de son invention. M. Marty-Laveaux a donn
place dans son dition de Corneille (t. IVe, pp. 241-273)  une
intressante tude de M. Viguier, sur l'original espagnol et sur
l'imitation franaise. On peut y suivre, scne par scne, les deux
comdies, et s'y rendre compte de tous les dtails que Corneille a d
modifier, tant pour accommoder son modle au got du temps que pour
rester fidle aux rgles qu'il s'tait prescrites. L'avantage n'est
pas toujours pour Corneille, moins libre dans ses allures que
l'crivain espagnol, mais le pote franais l'emporte par la prcision
et l'lgance. On ne peut donc que ngliger des critiques
superficielles comme celles d'un auteur allemand, dont M. Viguier a
pris la peine de relever les erreurs. Dans un accs de gallophobie, M.
Ad. Frd. de Schack (_Geschichte der dramatischen Literatur und Kunst
in Spanien_; Berlin, 1845-1846, 3 vol. in-8, t. IIe, pp. 430 et 625) a
pris plaisir  clbrer les potes espagnols aux dpens du _Cid_ et du
_Menteur_, mais toutes ses tudes sur le thtre espagnol ne lui ont
mme pas appris  quelle poque crivait au juste Diamante!

Le _Menteur_ fut reprsent au Marais en 1643. Dans une de ses lettres
 Corneille, Balzac, s'il ne tmoigne pas encore du succs qu'obtint
la nouvelle comdie, semble tout au moins indiquer qu'on en parlait
dj dans le public: Vous serez Aristophane, quand il vous plaira,
lui dit-il, comme vous estes dj Sophocle (_Lettres choisies du sieur
de Balzac_; Paris, 1647, in-8, 2e partie, p. 535, lettre du 10 fvrier
1643; _OEuvres de Corneille_, d. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 442 sqq).
Le Registre de Lagrange nous apprend que la troupe de Molire en donna
3 reprsentations en 1659. _Le Menteur_ occupait alors une soire 
lui seul; mais, le vendredi 14 novembre de cette anne, il ne rapporta
aux comdiens que 70 livres, soit 3 livres 3 sols pour chacun des
membres de la troupe. Il fut ds lors tabli qu'il ne suffisait plus
pour faire la recette. Molire, qui jouait volontiers les oeuvres de
Corneille et qui apprciait sans doute _le Menteur_, ne renona
pourtant pas  le jouer, mais il l'accompagna d'une seconde pice: _le
Cocu imaginaire_, _l'cole des Maris_, etc. Le Registre de Lagrange
mentionne 18 reprsentations de 1660  1666.

La distribution du _Menteur_ indique par le Manuscrit du Dauphin, au
commencement de 1685, est la suivante:

                         DAMOISELLES.

    Lucresse:            _Poisson_.
    Clarice:             _Raisin_.
    Sabine:              _Beauval_.
    Isabelle:            _Guiot_.

                         HOMMES.

    Lisandre [Dorante]:  _La Grange_.
    Cliton:              _Poisson_.
    Artabaze [Alcippe]:  _Brecourt_.
    Philisse [Philiste]: _de Villiers_.
    Le Pere [Geronte]:   _Chanmesl_.
    Dueliste [Lycas]:    _Beauval_.

Parmi les actrices qui jourent _le Menteur_, Dangeau (_Journal_, t.
XIe, p. 306) fait figurer la duchesse du Maine qui, le lundi 21
fvrier 1707, donna, dit-il,  Clagny, une reprsentation de cette
pice  laquelle assista la duchesse de Bourgogne. Il est vrai que,
d'aprs _le Mercure_, ce ne serait pas le _Menteur_, mais _les
Importuns_ de Malzieux, que la duchesse du Maine aurait jou  cette
occasion.

Les deux artistes qui, de notre temps, se sont le plus distingus dans
le rle du _Menteur_ sont Firmin (m. en 1859) et M. Delaunay.

De 1680  1870, la Comdie-Franaise a donn 616 reprsentations du
_Menteur_, savoir: sous Louis XIV:  la ville, 169;  la cour,
13;--sous Louis XV:  la ville, 161;  la cour, 15;--sous Louis XVI: 
la ville, 28,  la cour, 6;--sous la Rvolution: 8;--sous le
Directoire, le Consulat et l'Empire:  la ville, 74,  la cour,
2;--sous la Restauration: 30;--sous Louis-Philippe: 51;--sous la
seconde Rpublique: 5; sous le second Empire: 54.

Vendu: 30 fr. mar. v. (_Duru_), Giraud, 1855 (no 1637).

  36. LE || MENTEVR, || Comedie. || _Imprim  Roen, & se vend ||
    A Paris, || Chez || Antoine de Somma- || uille, en la Gallerie
    || des Merciers,  l'Escu || de France. || Au || Palais || Et
    || Augustin Courb, en la mesme Gallerie, ||  la Palme._ || M.
    DC. XLIV [1644]. Auec Priuilege du Roy. In-12 de 4 ff. et 91
    pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 2 ff. pour l'_Epistre_; 1 f.
pour le _Privilge_ et les noms des _Acteurs_. Le privilge, qui n'est
rapport ici que par extrait, est le mme que dans l'dition in-4; il
est suivi du mme achev d'imprimer.

Cette dition fait partie du recueil de 1647.

  37. LE || MENTEVR, || Comedie. || Par le Sieur Corneille. || _A
    Paris, || Chez Guillaume de Luyne, au Palais, en la || Gallerie
    des Merciers, sous la monte de || la Cour des Aydes._ || M.
    DC. LIII [1653]. In-4 de 2 ff et 124 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 1 f. pour l'_Epistre_.

Nous avons vu deux exemplaires tout  fait semblables de cette
dition, l'un  la Bibliothque Cousin, l'autre  la Bibliothque
Mazarine; ils n'ont bien tous deux que 2 ff. prlim., c'est--dire
qu'ils ne contiennent ni le _Privilge_ ni les _Acteurs_. Il est vrai
que le privilge n'est pas annonc sur le titre.

  38. LE || MENTEVR, || Comedie. || _A Roen, Et se vend || A
    Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire Iur, au Palais, en
    la Gallerie des Merciers,  la Iustice_, [ou _Chez Thomas
    Iolly, au Palais, dans la || petite Salle,  la Palme, & aux
    Armes de Hollande_; ou _Chez Lois Billaine, au second Pillier
    de la grand Salle du Palais,  la Palme & au grand Cesar_]. ||
    M. DC. LXIV [1664]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 2 (?)
    ff. et 92 pp.

Collation des feuillets prlimin.: titre; 1 f. pour l'_Extrait du
Privilge_ et les _Acteurs_.

Le privilge, dat de janvier 1653, est donn  Corneille lui-mme
pour neuf annes. Corneille dclare y associer _Augustin Courb_ et
_Guillaume de Luyne_, et _Courb_ fait cession de sa part  _Thomas
Jolly_ et  _Louis Billaine_. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour
la premiere fois, [en] vertu du present Priuilege, le dernier
d'Octobre 1660,  Roen, par Laurens Maurry_.

L'exemplaire de la Bibliothque Cousin, le seul de cette dition que
nous ayons eu entre les mains, n'a que deux feuillets prlim. Il est
au nom de _Jolly_. Nous avons complt l'adresse des autres libraires
sur l'dition de _Cinna_ de 1664 (no 24).

  39. LE MENTEUR, Comedie. Par P. Corneille. _A Paris, Au Palais,
    Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des Merciers sous la
    monte de la Cour des Aydes  la Justice. Estienne Loyson, au
    premier Pillier de la Grand'Salle proche les Consultations au
    Nom de Jesus. Pierre Traboillet, dans la Galerie des
    Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la Fortune proche le
    Greffe des Eaux & Forests._ M. DC. LXXXII [1682]. Avec
    Privilege du Roy. In-12.

Nous avons la certitude que cette dition existe, bien qu'elle n'ait
pas encore t cite. Elle doit compter 2 ff. et 84 pp. Voy.
ci-dessus, no 25.


XV

  40. LA SVITE || DV || MENTEVR, || Comedie. || _Imprim  Roen, &
    se vend || A Paris, || Chez Antoine de Sommauille, || en la
    Gallerie des Merciers, ||  l'Escu de France. || Au || Palais.
    || Et || Augustin Courb, en la mesme || Gallerie,  la Palme._
    || M. DC. XLV [1645]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff.
    et 136 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre avec un fleuron reprsentant
une tte coiffe de plumes, de laquelle se dtachent des rinceaux et
des guirlandes (on remarque les initiales de _Laurens Maurry_ entre
les guirlandes); 7 pp. pour l'_Epistre_; 2 pp. pour le _Privilge_; 1
p. pour les _Acteurs_.

Le privilge reproduit _in extenso_ occupe une page et demie. Il est
donn  nostre cher et bien am le sieur Corneille pour un espace de
cinq ans,  compter du jour que la pice sera acheve d'imprimer pour
la premire fois, et porte la date du 5 aot 1645. On lit  la fin:
_Acheu d'imprimer pour la premiere fois  Roen, par Laurens Maurry,
ce dernier Septembre 1645._ Il n'est pas fait mention de la cession
faite par l'auteur aux libraires.

Le texte est imprim en caractres italiques avec manchettes aux pp.
14, 24, 68, 99, 101, 102, 128 et 132.

La comdie, prsente par Corneille comme une _Suite du Menteur_, ne
se rattache nullement  cette pice. Le pote lui-mme nous avertit
qu'elle est tire d'une comdie de Lope de Vega, intitule: _Amar sin
saber  quien_, qui est trs-probablement antrieure  celle
d'Alarcon. Les deux ouvrages se trouvent, il est vrai, runis dans le
recueil qu'un libraire de Saragosse donna, en 1630, sous le nom de L.
de Vega (_Parte veynte y dos de las comedias del Fenix de Espaa, Frey
Lope de Vega Carpio_; aragoa, Vedro Verges, 1630, in-4); mais, en
1635, quelques mois avant la mort de Lope, Luis de Ustegui, son
gendre, publia le vritable tome XXIIe des comdies du Phnix de
l'Espagne o l'on ne retrouve plus la _Verdad sospechosa_, dsormais
rendue  Alarcon (voy. le no 35). Il est assez vraisemblable que la
runion fortuite des deux comdies dans un mme volume aura seule
inspir  Corneille l'ide de les complter l'une par l'autre. Presque
tous les ouvrages qui obtinrent un grand succs au XVIIe sicle, 
quelque genre qu'ils appartinssent, donnrent lieu  des suites. On
eut la _Suite de Don Quichotte_, la _Suite du Cid_, la _Suite des
Lettres portugaises_, etc. _Le Menteur_ ayant russi  la scne,
Corneille aima mieux lui donner une suite que d'en laisser composer
une par Chevreau ou par Desfontaines. Il voulut seulement que le
public retrouvt dans la pice nouvelle les principaux personnages du
_Menteur_. Mais, quelque soin que prenne Cliton, ds les premires
scnes, d'exposer les incidents qui servent de lien entre les deux
pices, il n'en faut pas moins reconnatre que le caractre de Dorante
est singulirement chang.

La _Suite du Menteur_ fut joue  la fin de l'anne 1643, sur le
thtre du Marais, par les mmes acteurs que le _Menteur_. Jodelet
lui-mme, qui avait contribu au succs de la premire pice, dans le
rle de Cliton, rcita le portrait peu flatt que le pote traait de
lui. Les frres Parfaict (_Histoire du Thatre Franois_, t. VIe, pp.
237 sqq.) et M. Marty-Laveaux (t. IVe, pp. 123 sqq.) nous ont donn
quelques dtails sur ce comdien qui entra au Marais en 1610 et mourut
 la fin de mars 1660, ainsi que nous l'apprend _la Muse historique de
Loret_.

Jodelet divertit le parterre pendant cinquante ans, aussi fut-on
surpris de le voir en 1649 et en 1650 prendre une part active  la
Fronde. Une mazarinade de 1649 contient le passage suivant:

    Il n'est pas jusque(s)  Jodelet
    Qui n'ait en main le pistolet,
    Ayant adjoint  sa cabale
    Les gens de la Troupe Royale;
    Si bien qu'eux tous jusqu'aux Portiers
    Ont cuirasse et sont cavaliers,
    Tesmoignant bien mieux leur courage
    En personne qu'en personnage.

_Le Courrier franois_ dit encore en 1650:

    L'hostel de Bourgogne ferma.
    La trouppe du Marais s'arma.
    Jodelet n'eut plus de farine
    Dont il put barbouiller sa mine.

Voy. _Choix de Mazarinades, publi par C. Moreau_; Paris, 1853, 2 vol.
in-8, t. Ier, p. 300 et t. IIe, p. 167; voy. aussi la _Bibliographie
des Mazarinades_ du mme auteur, nos 1080, 1257, 1736.

Malgr les efforts de Jodelet et de ses camarades, la _Suite du
Menteur_ choua; Corneille l'avoue lui-mme, dans son _Epistre_ et
dans son _Examen_, sans se rendre bien compte des causes de son
insuccs. Sans parler des dfauts de la pice, qui, malgr
d'excellentes scnes, n'est pas d'un intrt vritablement dramatique,
on peut dire qu'il est sans exemple dans la littrature que la suite
d'un ouvrage ait jamais particip  la vogue que l'auteur se proposait
d'exploiter. Bien que d'abord cette Pice n'eut pas grande
approbation, ajoute Corneille,  la fin de son _Examen_, quatre ou
cinq ans aprs la Troupe du Marais la remit sur le Thatre avec un
succs heureux, mais aucune des Troupes qui courent les Provinces ne
s'en est charge. Cette reprise dut avoir lieu peu de temps avant que
Jodelet se joignt aux frondeurs; ce fut la dernire. Le Registre de
Lagrange ne mentionne aucune reprsentation de la _Suite du Menteur_;
ce n'est qu'au commencement de ce sicle qu'Andrieux essaya les
retouches conseilles par Voltaire. La pice, rduite en 4 actes, fut
joue sur le Thtre-Franais, o elle obtint 7 reprsentations.
Andrieux, mcontent de son ouvrage, la remit en 5 actes et la donna
sous cette nouvelle forme sur le Thtre de l'Impratrice, l'Odon
actuel (voy. notre chapitre XIV).

On joua en 1645 une pice de d'Ouville, dont le titre reproduisait
celui de la comdie de Lope de Vega, dont Corneille a tir _la Suite
du Menteur: Aymer sans savoir qui_ ( Paris, chez Cardin Besongne,
1647, in-4). L'analyse que les frres Parfaict ont donne de cette
pice (_Histoire du Thatre Franois_, t. VIe, pp. 411-415) permet de
dire qu'elle n'a aucun rapport avec l'ouvrage espagnol.

Vendu: 40 fr., exempl.  relier, Huillard, 1870 (no 595);--170 fr.,
mme exempl., Potier, 1870 (no 1231).

  41. LA SVITE || DV || MENTEVR, || Comedie. || _Imprim  Roen, &
    se vend || A Paris, || Chez || Antoine de Somma-|| uille en la
    Gallerie || des Merciers,  l'Escu || de France. || Au ||
    Palais. || Et || Augustin Courb, || en la mesme Gallerie, || 
    la Palme._ || M. DC. XLV [1645]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-12 de 6 ff., 93 pp. et 1 f. blanc.

Collation des feuillets prlim.: titre; 7 pp. pour la ddicace; 2 pp.
pour le _Privilge_; 1 p. pour les noms des _Acteurs_. Le privilge et
l'achev d'imprimer sont les mmes que dans l'dition in-4.

Cette dition fait partie du recueil de 1647.

  42. LA || SVITE || DV || MENTEVR, || Comedie. || _A Paris, ||
    Chez Toussainct Quinet, || au Palais, dans la petite Salle,
    sous la monte || de la Cour des Aydes_; [ou _Chez Antoine de
    Sommauille, || au Palais, dans la petite salle des Merciers, ||
     l'Escu de France_]. || M. DC. XLVIII [1648]. || Auec
    Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff. et 93 pp.

La collation est la mme que dans l'dition in-12 de 1645, mais les
caractres sont plus fins et la justification plus petite (109 mm. sur
56). Le privilge est le mme, mais il n'y a pas d'achev d'imprimer.

Cette dition fut sans doute publie lors de la reprise, dont parle
Corneille  la fin de son _Examen_. Nous en avons vu des exemplaires 
la Bibliothque Cousin, chez M. L. Potier et  la librairie Techener.

  43. LA SUITE DU MENTEUR, Comedie. Par P. Corneille. _A Paris, Au
    Palais. Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des Merciers
    sous la monte de la Cour des Aydes  la Justice. Estienne
    Loyson, au premier Pillier de la Grand'Salle proche les
    Consultations au nom de Jesus. Pierre Traboillet, dans la
    Galerie des Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la Fortune
    proche le Greffe des Eaux & Forests._ M. DC. LXXXII [1682],
    Avec Privilege du Roy. In-12.

Nous avons la certitude que cette dition existe, bien que nous ne
l'ayons pas vue. Elle doit se composer de 2 ff. et 84 pp. Voy.
ci-dessus no 25.


XVI

  44. RODOGVNE || PRINCESSE || DES PARTHES. || Tragedie. ||
    _Imprim  Roen, & se vend || A Paris, || Chez Toussaint
    Quinet, au Palais, || sous la monte de la Cour des Aydes_; [ou
    _Chez Antoine de Sommauille, au Palais, en la || Gallerie des
    Merciers,  l'Escu de France_; ou _Chez Augustin Courb, au
    Palais, en la || Gallerie des Merciers,  la Palme._ || M. DC.
    XLVII [1647]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 9 ff. et 115 pp.

Collation des feuillets prl.: Figure reprsentant Rodogune qui
empche Antiochus de prendre la coupe; on lit en haut le titre de la
tragdie, avec le nom de Corneille, et en bas ces mots: _C. le Brun
in._, au-dessous desquels se trouve l'indication du lieu de
publication: _A Paris, Au Palais, Auec Priuilege du Roy_, 1647 (cette
figure, imprime sur un f. spar, manque souvent); 1 f. de titre avec
un fleuron portant le monogramme de _L. Maurry_; 4 ff. pour la
ddicace  Monseigneur Monseigneur le Duc d'Anguien; 2 ff. pour
l'extrait d'Appien; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et les noms des
_Acteurs_.

Le privilge, dat du 17 avril 1646, est donn pour cinq ans 
_Toussainct Quinet_, lequel y associe _A. de Sommaville_ et _A.
Courb_. L'achev d'imprimer est du dernier jour de janvier 1647.

Dans certains exemplaires d'un premier tirage, la dernire page est
chiffre par erreur 107.

Dans tous les recueils des oeuvres de Corneille, sauf dans la grande
dition in-folio de 1663, _Rodogune_ est place aprs _Thodore_, mais
il est certain que cette dernire pice ne fut joue qu'en 1645,
tandis que la premire dut l'tre dans le courant de l'anne 1644.
Tous les historiens du thtre sont unanimes sur ce point. Voltaire a
pens qu'ils se trompaient et que l'ordre chronologique n'avait pas d
tre abandonn par Corneille; il a donc recul la reprsentation de
_Rodogune_ jusqu'en 1646, tandis qu'avec tous les auteurs il a laiss
_Thodore_  l'anne 1645. L'ordre dans lequel furent publies les
deux tragdies n'est pas,  notre avis, un motif suffisant pour
carter une tradition universellement admise.

La place occupe par _Thodore_, dans les ditions de 1647  1655, lui
fut sans doute donne en raison de la date  laquelle elle fut
publie. Corneille s'tait d'autant plus empress de la faire
imprimer, qu'il esprait que sa _Vierge chrtienne_, malgr l'chec
qu'elle avait subi  Paris, serait bien accueillie sur les thtres de
province, tandis qu'il retarda l'impression de _Rodogune_ pour
protger les droits des comdiens et les siens. Lors de la composition
du recueil de 1647, les libraires s'en tinrent  l'ordre dans lequel
les pices avaient t imprimes. Corneille conserva cet ordre, sans y
rien changer, jusqu'en 1660, poque  laquelle il se proccupa de
donner une forme dfinitive aux ditions de ses oeuvres. Il mit alors
_Thodore_ immdiatement aprs _Pompe_, c'est--dire avant le
_Menteur_, dans la pense de la rapprocher de _Polyeucte_, dont elle
tait le pendant. La grande dition de 1663 innova sur ce point et
rangea toutes les pices  leur vraie place, y compris _Thodore_,
mais les ditions de 1664 in-8, de 1668 et de 1682 revinrent aux
errements antrieurs. A partir de cette poque, il nous parat facile
d'expliquer la transposition faite par Corneille. Les dernires
ditions de ses oeuvres sont rgles  huit pices par volume;
_Thodore_, tant sa dix-septime pice, devait naturellement ouvrir
le tome IIIe. Il est naturel de penser que le pote, qui avait
commenc le tome IIe par le _Cid_, aura voulu mettre en tte du tome
IIIe, une pice qui et obtenu un succs incontest; il choisit
_Rodogune_ et relgua _Thodore_ au second plan,  la fin du volume
prcdent. L'dition in-folio tant rgle  douze pices par volume,
c'est _Pompe_ qui ouvrait la seconde partie, en sorte que _Thodore_
avait pu sans inconvnient y occuper sa vraie place.

Fontenelle prtend que son oncle fut plus d'un an  disposer le sujet
de _Rodogune_. Il en devait l'ide premire  un pisode racont par
Appien; mais, l'histoire ne pouvant tre mise sur la scne dans toute
sa nudit, le rcit de Justin, les tmoignages du Livre des Machabes
et de Josphe n'tant d'ailleurs pas conformes sur tous les points aux
faits rapports par l'historien grec, Corneille dut tirer de son
propre fonds la plus grande partie du pome. Cet effort d'imagination
lui cota beaucoup de peine et lui inspira pour _Rodogune_ une
affection particulire. On m'a souvent fait une question  la Cour,
dit-il dans son _Examen_, quel toit celuy de mes Pomes que
j'estimois le plus, et j'ay trouv tous ceux qui me l'ont faite si
prvenus en faveur de _Cinna_, ou du _Cid_, que je n'ay jamais os
dclarer toute la tendresse que j'ay toujours eue pour celui-cy,  qui
j'aurois volontiers donn mon suffrage, si je n'avois craint de
manquer en quelque sorte au respect que je devois  ceux que je voyois
pencher d'un autre cost. Cette prfrence est peut-estre en moy un
effet de ces inclinations aveugles, qu'ont beaucoup de pres pour
quelques-uns de leurs enfans, plus que pour les autres: peut-estre y
entre-t'il un peu d'amour-propre, en ce que cette Tragdie me semble
estre un peu plus  moy, que celles qui l'ont prcde,  cause des
incidens surprenans qui sont purement de mon invention, et n'avoient
jamais t veus au Thatre; et peut-estre enfin y a-t'il un peu de
vray mrite, qui fait que cette inclination n'est pas tout--fait
injuste.

Au moment o Corneille achevait de combiner les scnes de sa tragdie,
il fut trahi par un de ceux qui avaient reu ses confidences. Gabriel
Gilbert, auteur dramatique mdiocre, dont la reine Christine de Sude
avait fait son secrtaire, profita de cette indiscrtion et ne
craignit pas d'crire une _Rodogune_, qu'il fit reprsenter sous son
nom en 1644, quelques mois avant la pice de Corneille (_Rodogune,
Tragi-Comedie_;  Paris, chez Toussainct Quinet, 1646, in-4). Le
plagiaire avait eu connaissance des quatre premiers actes de la vraie
_Rodogune_, qu'il suivit assez fidlement, mais il fut abandonn 
lui-mme pour le cinquime, et le misrable dnoment qu'il imagina
suffit pour rvler son larcin. Corneille ne se plaignit mme pas de
cet abus de confiance qu'il feignit d'ignorer; la supriorit du style
tait pour lui une vengeance plus que suffisante. D'ailleurs Gilbert,
ignorant de quel auteur le sujet tait tir, n'avait pas su  qui
appliquer le nom de _Rodogune_; il l'avait donn par erreur  la reine
que Corneille appelle _Clopatre_.

_Rodogune_ fut reprsente  l'htel de Bourgogne; elle fut joue par
_Mlle Bellerose_,  ce que nous apprend une mazarinade intitule:
_Lettre de Bellerose  l'abb de la Rivire_ (1649). Plus tard elle
passa dans le rpertoire courant de la troupe de Molire. Le Registre
de Lagrange en mentionne 23 reprsentations de 1659  1680. Les
comdiens de l'htel de Bourgogne ne cessrent point pour cela de
donner _Rodogune_, si l'on s'en rapporte  la distribution indique
par Mouhy, dans son _Journal du Thatre Franois_ (voy. Marty-Laveaux,
t. IVe, pp. 406 sq.). Ce furent trs-probablement les acteurs que
nomme Mouhy: _Baron_, _Villiers_, _Champmesl_, _Lecomte_, _Mlle de
Champmesl_, _Mlle Dupin_ et _Mlle Guiot_ qui reprsentrent la pice
 Versailles en octobre 1676, lors de la reprise qui donna lieu au
_Remerciement_ de Corneille. C'taient les mmes acteurs qui jouaient
_Rodogune_, au commencement de l'anne 1685, ainsi que nous
l'apprenons par le Manuscrit du Dauphin (voy. ci-dessus, no 19). Les
indications de ce manuscrit sont d'autant plus importantes qu'elles
viennent corroborer le tmoignage de Mouhy. Voici la distribution
qu'il nous fournit:

               DAMOISELLES.

    Cleopatre: _Beauval_, ou _Dupin_.
    Rodogune:  _Chanmesl_.
    Laodice:   _Guiot_.

               HOMMES.

    Antiochus: _Baron_.
    Seleuchus: _de Villiers_, ou _le Comte_.
    Timagene:  _Chanmesl_.
    Oronte:    _le Comte_.

Parmi les artistes qui ont rempli le rle de Clopatre, nous citerons,
d'aprs Lemazurier (_Galerie des acteurs du Thtre Franais_, t.
IIe), _Mlle Aubert_, en 1712; _Mlle Lamotte_, en 1722; _Mlle
Balicourt_, en 1727; enfin et surtout _Mlle Dumesnil_. Les plus
brillantes interprtes de _Rodogune_ ont t _Mlle Gaussin_ et _Mlle
Clairon_.

Les reprsentations donnes par le Thtre-Franais de 1680  1870 ont
t au nombre de 455, savoir: sous Louis XIV:  la ville, 133;  la
cour, 21;--sous Louis XV:  la ville, 135;  la cour, 14;--sous Louis
XVI:  la ville, 34;  la cour, 6;--sous la Rvolution, 9;--sous le
Directoire, le Consulat et l'Empire:  la ville, 67;  la cour,
3;--sous la Restauration, 18;--sous le second Empire, 15.

  45. RODOGVNE || PRINCESSE || DES PARTHES. || Tragedie. ||
    _Imprim  Roen, & se vend ||  Paris, || Chez Toussaint
    Quinet, au || Palais, sous la monte de la Cour des Aydes_; [ou
    _Chez Antoine de Sommaville, || au Palais, en la Gallerie des
    Mer- || ciers,  l'Escu de France_; ou _Chez Augustin Courb ||
    au Palais, en la Salle des Merciers, ||  la Palme_]. || M.
    DC. XLVII [1647]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 10 ff. et
    87 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav portant ces mots
dans un cartouche: _La Rodogune, Tragedie de M. de Corneille_, 1647
(ce frontispice manque  beaucoup d'exemplaires o il est remplac par
1 f. blanc); 1 f. de titre; 4 ff. de ddicace  _Monseigneur le
Prince_ (le vo du dernier est occup par un simple fleuron); 4 ff.
contenant l'extrait d'_Appian Alexandrin_ et les noms des _Acteurs_.

Nous avons eu sous les yeux deux exemplaires au nom de Quinet, ou le
fleuron et la lettre orne qui prcdent la ddicace taient
diffrents, tandis qu'ils taient pour tout le reste absolument
conformes.

Le privilge occupe le verso de la p. 87. Il est au nom de _Toussainct
Quinet_, qui dclare y associer _Antoine de Sommaville_ et _Augustin
Courb_. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la premire fois, le
dernier iour de Ianuier 1647_.

La Bibliothque Cousin possde un exemplaire de cette dition au nom
de _Courb_, avec la date de 1646. Il y a l une faute d'impression
vidente, puisque l'achev d'imprimer porte, comme dans tous les
exemplaires, le dernier jour de janvier 1647.

Vendu: 16 fr. mar. r. doubl de mar. bl. (_Gruel_), Giraud, 1855 (no
1641);--40 fr., exempl.  relier, Catalogue Lefebvre (de Bordeaux),
1875 (no 56).

  46. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES, Tragedie. Par P. Corneille.
    _A Paris, Au Palais. Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des
    Merciers sous la monte de la Cour des Aydes  la Justice.
    Estienne Loyson, au premier Pillier de la Grand'Salle proche
    les Consultations au Nom de Jesus. Pierre Trabouillet, dans la
    Galerie des Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la Fortune
    proche le Greffe des Eaux & Forests._ M. DC. LXXXII [1682].
    Avec Privilege du Roy. In-12.

Nous avons la certitude que cette dition existe, bien qu'elle n'ait
pas encore t cite. Elle doit compter 2 ff. et 68 pp. Voy. ci-dessus
no 25.


XVII

  47. THEODORE || VIERGE ET MARTYRE, || Tragedie ]| chrestienne. ||
    _Imprim  Roen, & se vend || A Paris, || Chez Toussainct
    Quinet, au Palais, sous || la monte de la Cour des Aydes_; ou
    _Chez Antoine de Sommauille, au Palais, || en la Gallerie des
    Merciers,  l'Escu de France_; [ou _Chez Augustin Courb, au
    Palais, en || la Gallerie des Merciers,  la Palme_]. || M. DC.
    XLVI [ou M. DC. XLVII] [1646 ou 1647]. || Auec Priuilege du
    Roy. In-4 de 5 ff. et 128 pp.

Collation des feuillets prlim.: figure reprsentant la dcollation de
sainte Thodore; titre avec le fleuron de Laurens Maury et ses
initiales L. M.; 5 pp. pour la ddicace  Monsieur L. P. C. B.; 1 p.
pour l'_Extrait du Privilge_ et les noms des _Acteurs_.

Le privilge, dat du 17 avril 1646 (comme le privilge de
_Rodogune_), est accord pour cinq ans  _Toussainct Quinet_, qui
dclare y associer _A. de Sommaville_ et _A. Courb_. L'achev
d'imprimer est du dernier jour d'octobre 1646.

La plupart des exemplaires de cette dition que nous avons vus portent
la date de 1647; ce sont ceux dans lesquels nous avons trouv le
frontispice grav. La Bibliothque Cousin possde un exemplaire de
1646, sans frontispice avec le nom de _Courb_. Un autre exemplaire
est port au Catalogue Pompadour, no 890. Il est possible que la
gravure n'ait pas t acheve, lorsque les premiers exemplaires furent
mis en vente.

En crivant _Thodore_, Corneille espra renouveler le succs de
_Polyeucte_. Il crivit _Thodore_ aprs _Polyeucte_, comme il avait
crit _la Place Royale_ aprs _la Galerie du Palais_, _Cinna_ aprs
_Horace_, _la Suite du Menteur_ aprs _le Menteur_. Il emprunta le
sujet de la pice au _De Virginibus_ de saint Ambroise et crut pouvoir
mettre sur la scne une lgende presque semblable  celle de sainte
Agns, que les spectateurs nafs du moyen ge coutaient avec un
recueillement religieux. Nous connaissons un drame provenal du
commencement du XIVe sicle, auquel cette dernire sainte donne son
nom (_Sancta Agnes, provenzalisches geistliches Schauspiel,
herausgegeben von Karl Bartsch_; Berlin, Weber, 1869, pet. in-8), et
dans les premires annes du XVIIe sicle, Pierre Troterel, seigneur
d'Aves, en fit l'hrone d'une tragdie (_Tragdie de Sainte Agnes,
par le Sieur d'Aves_; Rouen, David du Petit Val, 1615, pet. in-12 de
95 pp.). Personne alors ne trouvait mauvais qu'une partie de l'action
se passt dans un lieu de prostitution; mais Corneille avait pur le
got public, et les spectateurs ne purent supporter le quatrime acte
de sa pice. Joue, en 1645, par les comdiens du Roi, _Thodore_
n'eut, d'aprs le _Journal du Thatre Franois_, que cinq
reprsentations. Corneille ne put dissimuler son chec: La
representation de cette Tragdie, dit-il dans son _Examen_, n'a pas eu
grand clat, et sans chercher des couleurs  la justifier, je veux
bien ne m'en prendre qu' ses dfauts, et la croire mal faite,
puisqu'elle a t mal suivie. J'aurois tort de m'opposer au jugement
du Public; il m'a t trop avantageux en d'autres Ouvrages pour le
contredire en celui-cy, et si je l'accusois d'erreur ou d'injustice
pour _Thodore_, mon exemple donneroit lieu  tout le monde de
souponner des mesmes choses les Arrests qu'il a prononcez en ma
faveur. Ce n'est pas toutefois sans quelque satisfaction, que je voy
la meilleure et la plus saine partie de mes Juges imputer ce mauvais
succs  l'ide de la prostitution qu'on n'a p souffrir, bien qu'on
seust assez qu'elle n'auroit point d'effet, et que pour en extenuer
l'horreur j'aye employ tout ce que l'Art et l'exprience m'ont p
fournir de lumires; pouvant dire du quatrieme Acte de cette Pice que
je ne croy pas en avoir fait aucun, o les diverses passions soient
mnages avec plus d'adresse et qui donne plus lieu  faire voir le
talent d'un excellent Acteur. Dans les provinces, les spectateurs
taient moins exigeants qu' Paris. Aprs avoir remarqu que la _Suite
du Menteur_ n'y fut point donne, Corneille termine l'_Examen_ de
cette pice par la rflexion suivante: Le contraire est arriv de
_Thodore_, que les Troupes de Paris n'y ont point rtablie depuis sa
disgrace, mais que celles des Provinces y ont fait assez passablement
rssir.

Nous avons dj parl (voy. le no 44) du rang assign  _Thodore_,
dans les diverses ditions collectives que Corneille donna de ses
ouvrages. Nous n'avons pu voir d'autre motif  l'interversion qui l'a
fait passer avant _Rodogune_, et mme, en 1660, avant le _Menteur_,
que le dsir qu'eut le pote de la rapprocher de _Polyeucte_ et de ne
pas mettre en tte d'un volume une pice qui n'avait pas obtenu un
complet succs.

  48. THEODORE || VIERGE ET MARTYRE, || tragedie chrestienne. ||
    _Imprim  Roen, & se vend || A Paris, || Chez Toussainct
    Quinet, || au Palais, sous la monte de la || Cour des Aydes_
    [ou _Chez Antoine de Sommauille, || au Palais, en la Gallerie
    des Merciers, ||  l'Escu de France_; ou _Chez Augustin Courb,
    || au Palais, en la Gallerie des || Merciers,  la Palme_]. ||
    M. DC. XLVI [1646]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 4 ff.,
    82 pp. et 1 f. blanc.

Collation des feuillets prlim.: titre; 2 ff. pour la ddicace 
Monsieur L. P. C. B.; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et les noms
des _Acteurs_.

Le privilge, dat du 17 avril 1646, est accord pour cinq ans 
_Toussainct Quinet_, qui dclare y associer _Antoine de Sommaville_ et
_Augustin Courb_. L'achev d'imprimer pour la premire fois est du
dernier jour d'octobre 1646.

Cette dition fait partie du recueil de 1647.

La Bibliothque Cousin possde un exemplaire au nom de _Courb_, avec
la date de 1647, qui ne prsente d'ailleurs aucune diffrence avec les
exemplaires dats de 1646.

Vendu: 20 fr., mar. r. doubl de mar. bl. (_Gruel_), Giraud, 1855 (no
1639);--75 fr., mar. r. (_Duru et Chambolle_), Potier, 1870 (no 1230).

  49. THEODORE VIERGE ET MARTYRE, Tragedie chrestienne. Par P.
    Corneille. _A Paris, Au Palais. Chez Guillaume de Luyne, dans
    la Salle des Merciers sous la monte de la Cour des Aydes  la
    Justice. Estienne Loyson, au premier Pillier de la Grand'Salle
    proche les Consultations au Nom de Jesus. Pierre Trabouillet,
    dans la Galerie des Prisonniers,  l'image S. Hubert, &  la
    Fortune proche le Greffe des Eaux & Forests._ M. DC. LXXXII
    [1682]. Avec Privilege du Roy. In-12.

Cette dition doit se composer de 2 ff. et 76 pp.

Vendu: 6 fr. mar. v. (_Duru_), Giraud, 1855 (no 1640).


XVIII

  50. HERACLIVS || EMPEREVR || D'ORIENT, || Tragedie, || _Imprim 
    Roen, & se vend || A Paris, || Chez Toussainct Quinet, au
    Palais, || sous la monte de la Cour des Aydes_; [ou _Chez
    Antoine de Sommauille, au Palais, || en la Gallerie des
    Merciers,  l'Escu de France_; ou _Chez Augustin Courb, au
    Palais, || en la Gallerie des Merciers,  la Palme_]. || M. DC.
    XLVII [1647]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff., 126 pp.
    et 1 f.

Collation des feuillets prlim.: 1 f. de titre avec un fleuron, au
monogramme de _L. Maurry_; 3 ff. pour la ddicace _A Monseigneur
Seguier, Chancelier de France_; 2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et les
noms des _Acteurs_.

Le privilge, dont le texte remplit le dernier f., est accord pour
cinq ans  _T. Quinet_,  la date du 17 avril 1647, et Quinet dclare
y associer _A. de Sommaville_ et _A. Courb_. L'achev d'imprimer est
du 28 juin 1647.

Les libraires associs pour la publication de la pice eurent un
procs dont Scarron (d. de 1786, t. VIIe, p. 56) nous a conserv le
souvenir dans les vers suivants, que M. Marty-Laveaux a relevs:

    Si l'on ne payoit point les Muses,
    Elles deviendroient bien camuses;
    On ne feroit plus rogatums,
    On n'imprimeroit que factums;
    _Courb_, _Quinet_ et _Sommaville_
    Finiroient leur guerre civile,
    Et ne s'entre-plaideroient plus
    Pour _Cassandre_ et l'_Heraclius_.

Dans le procs intent par _Quinet_  ses deux associs _Sommaville_
et _Courb_, Corneille, croyons-nous, donna raison aux derniers. Leurs
deux noms figurent, en 1648, sur une dition de _Polyeucte_ (no 28),
tandis qu'on n'y voit pas celui de _Quinet_. Du reste la brouille ne
fut pas de longue dure. _Courb_ ayant obtenu, en 1648, un privilge
pour les pices de Corneille, y associa _Sommaville_ et _Quinet_. Leur
entente est constate par le recueil de 1648, dont l'achev d'imprimer
est du 31 septembre. (Voy. notre chapitre III.)

_Hraclius_ fut reprsent  l'htel de Bourgogne vers la fin de
l'anne 1646. Nous adoptons cette date et non celle de 1647 que nous
fournissent les historiens du thtre, parce que le passage du
_Dniais_ de Gillet de la Tessonnerie, que cite M. Marty-Laveaux (t.
V, p. 117), nous parat tout  fait concluant. Dans cette comdie
figurent deux amants qui se vantent tour--tour de leur galanterie
pour leur belle:

    J'ay fait voir  Daphnis dix fois _Heraclius_,
    --Moy, vingt fois _Themistocle_ et peut-estre encor plus.

Le privilge du _Dniais_ est dat du 9 mars 1647. Si l'on tient
compte du temps ncessaire pour l'obtention des lettres royales; si
l'on rflchit que les acteurs ne jouaient alors que trois fois par
semaine, et qu'une pice ne pouvait avoir plus de dix reprsentations
en un mois; si enfin l'on admet que la Tessonnerie ne put composer et
faire jouer sa pice en moins d'un mois, on est forc de placer
_Hraclius_ avant la fin de l'anne 1646. Corneille lui-mme nous
fournit un argument  l'appui de cette opinion. Dans l'avis au lecteur
qui prcde _Rodogune_ (dont l'achev d'imprimer est du 31 janvier
1647), il dit que cette tragdie n'est pas la seule o il ait pris de
la libert avec l'histoire, et il ajoute: Je l'ay pousse encore plus
loin dans _Heraclius_ que je viens de mettre sur le thatre. Cette
phrase, crite au commencement de l'anne 1647, se rapportait sans
doute  un vnement antrieur de quelques semaines.

Corneille composa _Hraclius_ en combinant plusieurs passages des
_Annales ecclesiastici_ de Baronius. Cette Tragdie, nous dit-il dans
son _Examen_, a encore plus d'effort d'invention que celle de
_Rodogune_, et je puis dire que c'est un heureux Original, dont il
s'est fait beaucoup de belles copies, si-tost qu'il a paru. Malgr la
nettet de cette dclaration faite par un homme dont on connat la
franchise, quelques critiques du commencement du XVIIIe sicle
s'avisrent de rechercher une comdie de Calderon intitule: _En esta
vida todo es verdad y todo mentira_, qui prsente dans certains
passages de frappantes analogies avec _Hraclius_, et prtendirent que
le pote franais avait emprunt sa pice  l'Espagne. Cette assertion
fut avance assez  la lgre dans le _Mercure_ de 1724, mais dmentie
par le savant jsuite Tournemine, dont Jolly reproduisit les
observations dans l'_Avertissement des OEuvres de Corneille_, publies
par lui en 1738. Quelque incroyables que fussent les accusations de
plagiat portes contre Corneille, Voltaire n'hsita pas  les
reprendre, mais ne trouva pour les soutenir que les plus dtestables
raisons. Corneille n'emprunta rien  Calderon; ce fut au contraire
l'auteur espagnol qui fit entrer des fragments de la pice de
Corneille dans une conception presque insense. Sa comdie de _Todo es
verdad y todo mentira_, ne fut publie que 17 ans aprs _Hraclius_
(_Tercera Parte de las Comedias de D. Pedro Calderon de la Barca_;
Madrid, por Domingo Garcia Morrs, 1664, in-4 de 6 ff. non chiff. et
272 ff. chiff.); c'est ce que M. Viguier (_Anecdotes littraires sur
Pierre Corneille_; Rouen, 1846, in-8, pp. 13 sqq., et _OEuvres de
Corneille_, d. Marty-Laveaux, t. Ve, pp. 122 sqq.), a dmontr d'une
manire irrfragable. Il faut toute la passion d'un Franzosenfresser
comme M. de Schack (_Geschichte der dramatischen Literatur und Kunst
in Spanien_, t. IIIe, p. 177; _Nachtrag_, p. 104), ou toute l'ardeur
castillane d'un pote comme M. Harzenbusch, qui fait de la question
une question d'amour-propre national, pour accuser Corneille d'un
plagiat commis au contraire  son dtriment.

Au dire de Corneille, le pome d'_Hraclius_ est si embarrass, qu'il
demande une merveilleuse attention. J'ay veu, ajoute-t-il, de fort
bons esprits, et des personnes des plus qualifies de la Cour, se
plaindre de ce que sa reprsentation fatiguoit autant l'esprit qu'une
tude srieuse. Elle n'a pas laiss de plaire, mais je croy qu'il l'a
fallu voir plus d'une fois, pour en remporter une entire
intelligence. La troupe de Molire donna plus tard _Hraclius_, comme
la plupart des autres pices de Corneille. Le Registre de Lagrange en
mentionne 14 reprsentations de 1659  1680, dont 7 pour la seule
anne 1661. D'aprs une tradition recueillie dans l'dition de la
Bruyre, donne par Coste en 1731 (t. Ier, p. 3), Molire russit si
mal la premire fois qu'il parut  la tragdie d'_Hraclius_, dont il
faisoit le principal personnage, qu'on lui jeta des pommes cuites qui
se vendoient  la porte, et il fut oblig de quitter. Peut-tre la
malheureuse reprsentation o Molire subit cet affront est-elle
celle que Lagrange cite  la date du samedi 18 mai 1659, avec une
recette de 72 livres. Molire n'avait pour sa part que 3 livres!

Robinet nous raconte, dans sa _Lettre en vers  Madame_, du 1er
dcembre 1668, une reprsentation d'_Hraclius_ donne chez Monsieur:

    Lundy, les Altesses Royales,
    En l'une de leurs grandes Sales,
    O tout brilloit tant que rien plus,
    Veirent le grand _Hraclius_,
    L'un des beaux fruits des doctes Veilles
    Du digne An des deux Corneilles,
    Qu'avec un honneur non tel quel,
    Jourent Messieurs de l'Htel.

Au commencement de l'anne 1685, _Hraclius_ tait distribu de la
manire suivante:

               DAMOISELLES.

    Pulcherie: _Chanmesl_.
    Lontine:  _Beauval_, ou _Dupin_.
    Eudoxe:    _Poisson_.

               HOMMES.

    Hraclius: _Baron_, ou _Dauvilliers_.
    Marsian:   _Dauvilliers_, ou _le Comte_.
    Phocas:    _Chanmesl_.
    Crispe:    _Hubert_, ou _le Comte_.
    Octavian:  _Raisin L._
    Exupere:   _Hubert_.
    Amintas:   _Beauval_.

De 1680  1870, le Thtre-Franais a donn 305 reprsentations
d'_Hraclius_, savoir: sous Louis XIV;  la ville, 60;  la cour,
4;--sous Louis XV;  la ville, 137;  la cour, 17;--sous Louis XVI; 
la ville, 18;  la cour, 6;--sous la Rvolution: 5;--sous le
Directoire, le Consulat et l'Empire:  la ville, 40;  la cour,
2;--sous la Restauration: 13;--sous le second Empire: 3.

  51. HERACLIVS || EMPEREVR || D'ORIENT, || Tragedie. || _Imprim 
    Roen, & se vend || A Paris, || Chez Toussainct Quinet, au
    Palais, sous la monte de la || Cour des Aydes_; [ou _Chez
    Antoine de Sommauille, || au Palais, en la gallerie des
    Merciers, ||  l'Escu de France_; ou _Chez Augustin Courb, au
    Palais, en la Gallerie des Merciers,  la Palme_]. || M. DC.
    XLVII [1647]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff., 93 pp.
    et 1 f.

Collation des feuillets prlim.: titre; 2 ff. pour la ddicace; 3 ff.
pour l'avis _Au Lecteur_ et les _Acteurs_.

Le privilge est le mme que dans l'dition in-4 qui prcde. Il se
termine par la mme mention et le mme achev d'imprimer.

Cette dition dut paratre peu de temps aprs l'dition in-4. Dans la
lettre cite ci-dessus, Conrart dit  Flibien,  la date du 16 aot
1647: Je tiendray le _petit Heraclius_ tout prest pour vous l'envoyer
par la premiere commodit d'amy qui se prsentera.

Vendu: 21 fr. mar. bl. doubl de mar. r. (_Gruel_), Giraud, 1855 (no
1642);--40 fr., exempl.  relier, Catalogue Lefebvre (de Bordeaux),
1875 (no 57).

  52. HERACLIVS || EMPEREVR || D'ORIENT, || Tragedie. || _A Paris,
    || Chez Guillaume de Luine, au Palais, sous || la monte de la
    Cour des Aydes._ || M. DC. LII. [1652]. || Auec Priuilege du
    Roy. In-12 de 6 ff., 82 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prlim.: titre; 2 ff. pour la ddicace; 3 ff.
pour l'avis _Au Lecteur_ et les noms des _Acteurs_.

Cette dition est imprime en petits caractres trs-nets; la
justification est de 104 mm. sur 58, tandis que l'dition de 1647 a
111 mm. sur 58. Il existe des exemplaires de l'dition de _Guillaume
de Luine_, avec la date de 1653. Nous avons pu nous convaincre  la
Bibliothque Cousin, o nous avons trouv un exemplaire sous chacune
des deux dates, que les deux catgories d'exemplaires appartiennent 
une seule et mme dition.

  53. HERACLIUS EMPEREUR D'ORIENT, Tragedie. Par P. Corneille. _A
    Paris, Au Palais. Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des
    Merciers, sous la monte de la Cour des Aydes  la Justice.
    Estienne Loyson, au premier Pillier de la Grand'Salle proche
    les Consultations au Nom de Jesus. Pierre Traboillet, dans la
    Galerie des Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la Fortune
    proche le Greffe des Eaux & Forests._ M. DC. LXXXII [1682].
    Avec Privilege du Roy. In-12.

Cette dition doit se composer de 2 ff., 72 pp. et 1 f. blanc.

Voy. la note du no 25.


XIX

  54. DESSEIN DE LA TRAGEDIE || D'ANDROMEDE, || Reprsente sur le
    Theatre || Royal de Bourbon. || Contenant l'ordre des Scnes,
    la descri || ption des Theatres & des Machines, || & les
    paroles qui se chantent || en Musique. || _Imprim  Roen, aux
    despens de l'Autheur._ || M. DC. L. [1650]. || Auec Priuilege
    du Roy. || _Et se vend  Paris, chez Augustin Courb, ||
    Imprimeur & Libraire ordinaire de M. le Duc || d'Orleans, au
    Palais,  la Palme._ In-8 de 68 pp., y compris le titre.

Au verso du titre, se trouve l'extrait du privilge accord 
Corneille, pour cinq ans,  la date du 12 octobre 1649. L'achev
d'imprimer est du 3 mars 1650.

Mazarin, qui avait apport d'Italie le got de l'opra et des
reprsentations  grand spectacle, fit jouer, pendant le carnaval de
1647, un ballet italien intitul _Orphe_ (_Orphe, Tragi-Comedie en
Musique en Vers Italiens, reprsente devant Leurs Majests_; Paris,
Sebastien Cramoisy, 1647, in-4 de 29 pp.). Malgr les splendeurs de la
mise en scne, ce ballet n'eut qu'un mdiocre succs, que Renaudot, le
rdacteur de la _Gazette_, ne parvint pas  grandir. Les spectateurs
ne comprirent pas les vers italiens, ou, s'ils les comprirent, ne
purent qu'en dplorer la faiblesse. Mazarin, pour faire mieux goter
par le public le genre de ftes qui lui plaisait, eut alors l'ide de
monter un opra franais, dont les vers fussent crits par le plus
grand pote de l'poque; il dsigna Corneille pour le composer. Le
pote n'eut pas le choix du sujet, qui lui fut probablement impos par
le cardinal. Il s'agissait d'utiliser les dcorations et les machines
excutes sous la direction de l'Italien Torelli, pour le ballet
d'_Orphe_, et l'on ne pouvait mettre sur la scne qu'un grand
spectacle mythologique.

Le sujet d'Andromde avait t trait plusieurs fois dj par les
faiseurs d'opras italiens (_Andromeda, Tragicomedia boscareccia di
Diomisso Guazzoni_, [_Cremonese_]; in Venetia, per Domenico Imberti,
1587 et 1599 in-12;--_Andromeda, Tragicomedia per Musica_ [_poesia di
Ridolfo Campeggi, Bolognese, musica di Girolamo Giacobbi, maestro di
capella di S. Petronio_]; in Bologna, per Bartolommeo Cecchi, 1610,
in-12;--_Andromeda, Dramma per Musica rappresentato nel Teatro di S.
Cassiano di Venezia l'anno 1637_, [_poesia di Benedetto Ferrari, di
Reggio di Modena, musica di Francesco Manelli, di Tivoli_]; in
Venezia, per Antonio Bariletto, 1637, in-12;--_Andromeda, Festa
teatrale [di Ascanio Pio di Savoja]_; in Ferrara, 1639, in-fol.,
figg.); nul doute que Corneille n'ait eu entre les mains sinon toutes
ces compositions, au moins les plus rcentes, et qu'il ne s'en soit
inspir.

La musique d'_Andromde_ fut crite non pas, comme l'a cru Voltaire,
par le compositeur Boesset, ou Boissette, mais par le pote burlesque
Dassoucy, qui, dans un fragment de recueil plac  la suite d'un
exemplaire de ses _Rimes redoubles_ que possde la Bibliothque de
l'Arsenal, dit expressment: C'est moy qui ay donn l'me 
l'_Andromede de M. de Corneille_. Ce passage a t relev, pour la
premire fois, par M. Paul Lacroix (_la Jeunesse de Molire_, p. 173),
et M. Fournier (_Notes sur Corneille_, p. xc) en a rapproch avec
beaucoup de raison le sonnet adress par Corneille  Dassoucy sur son
_Ovide en belle humeur_, sonnet qui fut crit en 1650, l'anne mme de
la reprsentation d'_Andromde_.

L'hypothse des deux savants que nous venons de citer est maintenant
une certitude. Dassoucy a fait imprimer des _Airs  quatre parties_
(Paris, Robert Ballard, 1653, trs-pet. in-8 obl.), qui contiennent
deux fragments d'_Andromde_, un morceau du Prologue: _Cieux,
escoutez, escoutez, Mers profondes_, et un morceau de l'acte
quatrime: _Vivez heureux amants_. Ce petit recueil est d'autant plus
intressant qu'il contient quelques vers de Corneille  Dassoucy, qui
ont chapp  tous les diteurs. Nous les reproduirons dans notre
chapitre Ve.

Corneille se mit  l'oeuvre en 1647, assist de Dassoucy et de
Torelli. Une maladie du roi et les pieuses exhortations de Vincent de
Paul retardrent la reprsentation, qui devait avoir lieu pendant le
carnaval de 1648. Dans une lettre date du 20 dcembre 1647, Conrart
nous donne  ce sujet de curieux dtails. On prparoit, dit-il, force
machines au palais Cardinal, pour reprsenter  ce carnaval une
comedie en musique dont M. Corneille a fait les paroles. Il avoit pris
_Andromede_ pour sujet, et je crois qu'il l'eust mieux trait  nostre
mode que les Italiens; mais depuis la guerison du Roy, M. Vincent a
degoust la Reine de ces divertissemens, de sorte que tous les
ouvrages ont cess (_Lettres familieres de M. Conrart  M. Felibien_;
Paris, Barbin, 1681, in-12, pp. 110 sq.). Ce tmoignage est confirm
par un passage de Dubuisson-Aubenay, emprunt par M. Marty-Laveaux (t.
Ve, pp. 247 sq.)  un manuscrit de la Bibliothque Mazarine.
L'affaire de la comedie franoise d'_Andromede_, dit-il entre le 2 et
le 8 janvier 1648, pour l'avancement de laquelle le sieur Corneille
avoit receu 2400 livres, et le sieur Torelli, gouverneur des machines
de la piece d'_Orphe_, ajustandes  celle-cy, plus de 1200 livres, a
t derechef rompue ou intermise, apres avoir t nagueres remise
sus.

Les thtres furent ferms pendant la Fronde, et la reprsentation
d'_Andromde_ fut encore ajourne. Le 18 aot 1649, le roi revint 
Paris; mais plusieurs mois s'coulrent avant que la cour pt se
donner le divertissement d'un grand opra. Ce n'est que vers la fin
de janvier 1650 que les comdiens du Petit-Bourbon donnrent la pice
de Corneille. Le succs en fut trs-grand, et Renaudot en fit un long
et pompeux loge dans un extraordinaire de la _Gazette_ dat du 18
fvrier 1650.

Nous parlerons  l'article suivant d'une distribution d'_Andromde_
indique  la main dans un exemplaire de la pice qui a fait partie de
la bibliothque de M. de Soleinne. Il parat certain que les
chanteurs, quels qu'ils fussent, se faisaient remplacer sur la scne
par de simples comparses. On lit dans le registre de Lagrange, 
propos de la reprsentation de _Psych_ (1671): Jusques icy les
Musiciens et Musiciennes n'avoient point voulu paroistre en public.
Ils chantoient  la comdie dans des loges grilles et treillisses.
Mais on surmonta cet obstacle et avec quelque legere despance on
trouva des personnes qui chanterent sur le theastre  visage
descouvert habilles comme les comediens.

Certains passages d'_Andromde_ devinrent populaires, soit  cause des
paroles, soit  cause de la musique. Ainsi l'on trouve dans le
_Nouveau Recueil de Chansons et Airs de cour pour se divertir
agrablement_ (A Paris, chez Marin Lech, 1656, in-12, pp. 51 sq.)
l'_Air chant aux grandes Machines d'Andromede  la gloire de nostre
Monarque_:

    Cieux, escoutez; escoutez, Mers profondes,
          Et vous, Antres et Bois,      _bis._
    Affreux deserts, rochers battus des ondes, etc.
                        (Vers 75  89 d'_Andromde_.)

Le _Dessein de la Tragedie_, simple programme  l'usage des
spectateurs, qui, nous le voyons par les premiers mots du texte, fut
rdig par Corneille lui-mme, tmoigne  lui seul du grand succs de
l'opra. Le 18 fvrier, Renaudot parlait de personnes qui avaient vu
jouer cet ouvrage dix ou douze fois; or ce n'est que le 3 mars suivant
que s'achve l'impression du programme destin certainement 
faciliter au public l'intelligence des reprsentations ultrieures.
Cela permet de supposer que la pice, interrompue par le carme, dt
tre reprise aprs Pques.

  55. ANDROMEDE || tragedie. || Represente auec les Machines ||
    sur le Theatre Royal || de Bourbon. || _A Roen, || Chez
    Laurens Maurry, prs le Palais._ || M. DC. LI. [1651]. || Auec
    Priuilege du Roy. || _Et se vendent A Paris, || Chez Charles de
    Sercy, au Palais, || dans la Salle Dauphine,  la bonne || Foy
    Couronne._ In-12 de 8 ff. prlim. et 92 pp., y compris 1 f.
    pour le privilge.

Les ff. prlim. comprennent: 1 f. blanc et 1 f. de titre, puis 6 ff.
signs __ pour la ddicace  M. M. M. M., l'_Argument_, les noms des
_Acteurs_ et la _Decoration du Prologue_.

Le privilge, accord  Corneille, pour deux pices de thtre, l'une
intitule _Andromede_ et l'autre _D. Sanche d'Arragon_, est dat du
11 avril 1650 et garantit sa proprit pendant dix ans. L'achev
d'imprimer est du 13 aot 1650.

Vendu: 52 fr. vl., Catalogue Lefebvre (de Bordeaux), 1875, no 59.

  56. ANDROMEDE || Tragedie. || Reprsente auec les Maschines sur
    le || Theatre Royal de Bourbon. || _A Roen, || Chez Laurrens
    Maurry, prs le Palais._ || Auec Priuilege du Roy. || M. DC.
    LI. [1651]. || _Et se vendent A Paris, || Chez Charles de
    Sercy, au Palais, dans la Salle || Dauphine,  la bonne Foy
    Couronne._ In-4 de 6 ff. et 123 pp., plus 6 grandes figures
    plies.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant une
scne du 1er acte, et portant le titre de la pice avec le monogramme
de _Franois Chauveau_; titre imprim; 3 pp. pour la ddicace  M. M.
M. M.; 3 pp. pour l'argument; 1 f. pour le nom des _Acteurs_ et la
_Dcoration du Prologue_.

Corneille avoue  la fin de l'_Argument_ que cette pice n'est que
pour les yeux; c'est assez dire que les figures ont une grande
importance.

Ces cinq figures sont doubles et doivent tre montes sur onglet. La
premire, qui se place avant le prologue, reprsente une grotte perce
 jour par la mer; les premiers plans sont occups par des arbres et
des rochers; au-dessus de la grotte paraissent,  gauche du thtre,
Melpomne, la muse de la tragdie, et,  droite, le soleil tran dans
un char  quatre chevaux.

La deuxime figure prcde l'acte 1er; on y voit l'apparition de
Vnus, au-dessus des palais somptueux qui ornent la capitale du
royaume de Cphe. Les personnages se prosternent devant la desse.
Les hommes portent un costume de fantaisie assez voisin des costumes
de parade en usage sous Louis XIV; quant aux femmes, leur habillement
est tout moderne.

La troisime figure, qui manque  la plupart des exemplaires que nous
avons vus, reprsente le jardin dlicieux o se passe le second
acte. On y voit de chaque ct des vases de marbre blanc qui portent
alternativement, les uns des statues d'o sortent autant de jets
d'eau, les autres des myrthes, des jasmins, et d'autres arbres de
cette nature. Les acteurs, qui occupent la scne, contemplent avec
tonnement les zphyrs qui apparaissent dans les nuages.

La quatrime figure prcde le 3e acte. Elle reprsente Andromde
attache aux rochers en habit de noce et sur le point d'tre dvore
par le monstre, lorsque Perse apparat dans les airs mont sur
Pgase. Sur le devant de la scne est mnag un coin du rivage, o se
tiennent Cassiope, Timante et le Choeur, vivement mus  la vue de
cette scne prodigieuse.

La cinquime figure, place en tte du 4e acte, nous montre une cour
magnifique entoure de portiques et de statues. Junon, porte dans un
char que tranent deux vastes paons, apparat dans les airs aux
regards tonns de Phine et d'Ammon.

La sixime figure, qui prcde le 5e acte, reprsente la cour d'un
temple, dcor de colonnes couples, dont les bases sont ornes de
bas-reliefs. Dans les nuages apparaissent Jupiter et Neptune, et les
personnages tombent encore une fois en adoration devant les dieux.

Les six figures portent le no de la page  laquelle elles
correspondent. Celle du Prologue est signe: _Giacomo Torelli jnu._,
_Berdot de Montbelliard pinx._; _Fr. Chauueau fe._; les trois figures
suivantes ne sont pas signes; la cinquime porte en toutes lettres le
nom de _Chauveau_, la sixime n'a que ses initiales. Les figures sont
d'un format double de celui du livre; elles doivent en consquence
tre replies.

La plupart des exemplaires que nous avons eus entre les mains sont
incomplets d'une ou deux figures; presque toujours aussi les figures
ont t atteintes par le couteau du relieur, en sorte que les chiffres
qui renvoient aux pages de l'dition ont disparu. Un accident de ce
genre tait arriv  l'exemplaire que M. Marty-Laveaux a collationn
et lui a fait croire (t. Ve, p. 253) que les figures avaient t
graves pour tre vendues sparment. Nous donnons notre description
d'aprs un exemplaire qui appartient  M. le baron James de
Rothschild.

Comme le remarque M. Marty-Laveaux, les dcorations de Torelli
montrent une grande magnificence, mais elles manquent de varit. On y
retrouve toujours la forme des coulisses, au lieu d'y admirer les
effets imprvus que savent produire les artistes modernes. Ajoutons
que les apparitions qui terminent les cinq actes, et la manire dont
tous les acteurs se prosternent, nous paratraient aujourd'hui
fastidieuses.

Le Registre de Lagrange nous apprend ce que devint l'oeuvre de
Torelli, qui avait tant excit l'admiration du public. En 1660, le
thtre du Petit-Bourbon fut dmoli; les comdiens obtinrent 
grand'peine un autre asile. Ils demandrent la faveur d'emporter pour
leur nouvel tablissement du Palais-Royal les loges et les autres
choses ncessaires, ce qui fust accord, sous rserve des dcorations
que le sr de Vigarani, machiniste du Roy, nouvellement arriv  Paris,
se rserva sous prtexte de les faire servir au pallais des
Tuilleries, mais il les fist brusler jusques  la dernire, affin
qu'il ne restt rien de l'invention de son prdcesseur, qui toit le
sr Torelli, dont il vouloit ensevelir la mmoire.

Le privilge, dat du 12 mars 1651, se trouve au verso de la p. 123.
Il y est dit que: Nostre cher et bien am le sieur Corneille, Nous a
fait remonstrer, qu'il a cy-devant donn au Public diverses pieces de
thatre qui ont est receus avec succez, et qu'il est sollicit d'en
mettre maintenant au jour quatre nouvelles intitules, _Andromede_,
_le Feint Astrologue_, et les _Engagemens du hazard_; ce qu'il ne peut
faire sans avoir nos Lettres de permission sur ce necessaires... etc.
Le privilge lui est accord pour dix ans,  condition qu'il sera mis
deux Exemplaires de chaque volume, qui sera imprim en vertu des
presentes, en nostre Bibliotheque publique, et un en celle de nostre
tres-cher et feal le Sieur marquis de Chasteauneuf Chevalier,
Garde-des-Seaux de France.

Ainsi Corneille demande et obtient sous son nom le privilge
ncessaire  l'impression de deux des pices de son frre; _le Feint
Astrologue_ et _les Engagements du hazard_. On ne peut croire qu'il y
ait l une confusion involontaire; le libell du privilge ne permet
pas de le supposer. Il est probable que Thomas Corneille aura voulu,
grce  cette innocente supercherie, obtenir pour ses pices les
conditions exceptionnellement favorables auxquelles la grande
rputation de son frre pouvait seule prtendre. Nous trouvons une
confusion semblable dans le privilge de _Pertharite_.

L'obligation impose au titulaire du privilge de dposer deux
exemplaires de chaque impression de son ouvrage dans la bibliothque
du Roi et un dans celle du Garde des sceaux est un dtail intressant
pour l'histoire du dpt lgal; elle se retrouve dans plusieurs autres
privilges accords  Corneille.

Le privilge ne fait aucune mention des libraires cessionnaires;
l'achev d'imprimer est du 13 aot 1651.

On sera frapp de ce que l'dition in-4o n'ait pas t imprime en
vertu du privilge du 12 octobre 1649, spcial au _Dessein de la
Tragdie d'Andromede_, ni mme en vertu de celui du 11 avril 1650 dj
relatif  _Andromde_; il est  croire que l'auteur et le libraire
_Charles de Sercy_ ayant entrepris de faire graver  grands frais des
figures pour l'dition in-4o auront voulu obtenir un privilge qui
garantt leurs droits pendant une anne de plus. L'excution des
planches dut aussi retarder la publication de cette dition,
postrieure d'un an  l'dition in-12.

M. Marty-Laveaux (t. Ve, pp. 257 et 313) a suppos que l'achev
d'imprimer du 13 aot 1650, qui se trouve  la fin d'_Andromde_ dans
le recueil de 1654, tait une faute d'impression. Il n'a pas remarqu
que la mme date se trouvait  la fin de l'dition in-12 de 1651; la
diffrence des privilges suffirait au besoin pour dterminer l'ordre
dans lequel les deux ditions doivent tre classes et ne permet pas
de supposer une erreur de date dans les achevs d'imprimer.

On trouve au _Catalogue Soleinne_ (t. Ier, pp. 251-253) la description
d'un exemplaire de la grande dition d'_Andromde_, dans lequel les
noms des acteurs ont t ajouts d'une criture du temps, en regard
des noms des personnages, de la manire suivante:

    DIEUX DANS LES MACHINES.

    _du parc_                       Jupiter.
    _M. beiart_                     Junon.
    _de brie_                       Neptune.
    _L'guis_                      Mercure.
    _beiart_                        Le Soleil.
    _M. de brie_                    Venus.
    _M. Heru_                      Melpomene.
    _vauselle_                      Eole.
    _M. de brie_                    Cymodoce.
    _M. Menon_                      Ephyre.
    _M. Magdelon_                   Cydippe.
    _valets_                        Huit Vents.

    HOMMES.

    _dufresne_                      Cephe.
    _M. vauselle_                   Cassiope
    _M. beiart_                     Andromede.
    _Molire_      } Ces deux noms  Phine. _Chasteauneuf._
    _Chasteauneuf_ } sont raturs.  Perse. _Moliere._
    _beiart_                        Timante.
    _de vauselle_                   Ammon.
    _M. de brie_                    Aglante.
    _M. heru_                      Cephalie.
    _M. Magdelon_                   Liriope.
    _L'Eguis_                      Un page de Phine.
    _L'Estang_                      Choeur du peuple.
    _M. heru_                      _phorbas_.

M. P. Lacroix n'a pas hsit  reconnatre, dans ces annotations, un
autographe de Molire. Nous ne serons pas aussi affirmatif, mais nous
dirons que, si elles n'manent pas de Molire lui-mme, elles sont du
moins l'oeuvre d'un de ses camarades. C'est dans une de ses tournes
en province, peut-tre  Lyon, que Molire donna des reprsentations
d'_Andromde_. Parmi les acteurs nomms ci-dessus, _L'Eguis_,
_Vauselle_, _Dufresne_, _Chasteauneuf_, _Herv_, _L'Estang_, _Mlles de
Vauselle_, _Menon et Magdelon_ n'avaient pas encore t cits comme
ayant appartenu  sa troupe. Tout en relevant ces particularits, M.
P. Lacroix signale une curieuse transposition dans le texte de la
pice. Plusieurs vers du rle de Cphalie sont mis  dessein dans
celui d'Aglante. Le savant bibliophile fait,  ce propos, de
trs-ingnieuses et trs-intressantes conjectures que nous regrettons
de ne pouvoir reproduire.

L'exemplaire dont nous venons de parler appartient  Mme de
Maindreville, qui l'a pay 530 fr.  la vente Soleinne; il a figur,
en 1873,  l'exposition organise par M. Ballande pour le jubil de
Molire (no 9 du Catalogue).

  57. ANDROMEDE || Tragedie. || Reprsente auec les Machines ||
    sur le Theatre Royal || de Bourbon. || _A Paris, || Chez
    Antoine de Sommauille, || au Palais, en la Gallerie des
    Merciers, ||  l'Escu de France._ || M. D. C. L. V. [1655]. ||
    Auec Priuilege du Roy. In-12 de 8 ff. et 92 pp.

Collation des feuillets prlim.: 1 f. blanc; titre, avec les armes de
France et de Navarre; 5 ff. pour la ddicace et l'argument; 1 f. pour
la _Dcoration du Prologue_ et les noms des _Acteurs_.

Les pp. 91 et 92 sont occupes par le texte du privilge accord 
Corneille le 11 avril 1650 pour _Andromde_ et _Don Sanche_.

Cette dition existe probablement aussi avec les noms d'_Edme
Pepingu_ et de _Louis Chamhoudry_.

  58. ANDROMEDE, Tragedie. Par P. Corneille. _A Paris, Au Palais.
    Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des Merciers sous la
    monte de la Cour des Aydes  la Justice. Estienne Loyson, au
    premier Pillier de la grand'Salle proche les Consultations, au
    nom de Jesus. Pierre Traboillet, dans la Galerie des
    Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la Fortune proche le
    Greffe des Eaux & Forests._ M. DC. LXXXII [1682]. In-12.

Extrait du recueil de 1682, qui doit se composer de 2 ff. et 80 pp.
Nous le citons, sans l'avoir vu, pour le motif expos ci-dessus, no
25.

  59. ANDROMEDE || Tragedie || en Machines.--[Au verso du dernier
    f.:] _Permis d'imprimer. Fait ce 14 Juillet 1682._ De la
    Reynie. || _De l'Imprimerie de la veuve G. Adam, sur le Quay ||
    des Augustins,  l'Olivier, 1682._ In-4 de 6 ff. et 32 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre, qui ne comprend que les trois
lignes transcrites ci-dessus; 4 ff. pour l'_Argument tir du quatrime
et cinquime Livre des Metamorphoses d'Ovide_; 1 f., dont le recto est
blanc, pour les noms des _Acteurs_.

La page 1 contient un titre de dpart ainsi conu: _Andromede_ ||
_Tragedie en machines. || de Monsieur || de Corneille l'Aisn, ||
Represente sur le Theatre Royal || des seuls Comediens du Roy, en- ||
tretenus par sa Majest en leur H- || tel, Rue de Guenegaud. ||
Entreprise sous la conduite du sieur Dufort, || Ingenieur & Machiniste
du Theatre Royal || des seuls Comediens du Roy._

La _Gazette_ de 1682 parle d'une reprsentation d'_Andromde_ 
laquelle le Dauphin assista le 18 aot de cette anne; les
frres Parfaict y font galement allusion; enfin Jolly, dans
l'_Avertissement_ de son dition de Corneille, cite d'une manire
expresse le programme de 1682; mais, tout en rapportant ces
tmoignages, M. Marty-Laveaux n'a pas connu l'dition qui nous occupe.
Elle existe pourtant  la Bibliothque nationale et  la Bibliothque
de l'Arsenal. Nous croyons utile d'en faire exactement connatre le
contenu.

Comme on le voit par le titre reproduit ci-dessus, la reprise faite
par les comdiens du faubourg Saint-Germain n'est pas donne avec les
machines de Torelli, dtruites en 1660, mais avec des machines
nouvelles construites par le sieur Dufort. Aprs avoir reproduit
l'_Argument_ de la pice, non pas d'aprs le _Dessein_ de 1650, mais
d'aprs l'dition de 1651, l'diteur de ce nouveau programme y ajoute
un avis au lecteur ainsi conu:

Chacun sait l'estime et le respect que le siecle present et la
posterit doivent aux travaux du Prince des Potes Franois, dont le
nom est si rever, que les Estrangers mmes ont traduit ses Ouvrages
en leurs Langues: C'est de l'Illustre Monsieur de Corneille l'an que
l'on entend parler; il remet aujourd'huy sur le Theatre une piece o
son genie inimitable n'a pas ml moins d'invention et de variet dans
le spectacle, que de conduitte et d'esprit dans le sujet.

Son _Andromede_ aprs plus de trente ans n'a p vieillir, et c'est
par l'avis d'un nombre choisi d'honnestes gens, que les Comediens du
Roy ont bien voulu faire une dpense tres-considerable pour ce grand
spectacle.

Il seroit  souhaitter que cette description pt ressembler aux
effets qu'il produit; cependant bien qu'il paroisse impossible d'y
ressir, on ne laissera pas d'en donner icy une legere ide.

L'impatience et la curiosit presque inseparables, ne seront pas
long-temps dans le lieu du spectacle sans estre satisfaites, puisqu'au
mesme moment que les Violons avertissent du commencement de la Piece,
on voit le Theatre s'ouvrir par un enlevement de Rideau qui ne cause
pas moins de surprise que de plaisir, tant pour la rapidit dont il se
drobe aux yeux des spectateurs, que par l'Invention agrable du
Machiniste qui le fait emporter de chaque cost du Theatre dans ses
nuages par deux Amours, qui en embrassent chacun une moiti. Cette
nouvelle maniere d'ouvrir le lieu de la scene est assez ingenieuse, et
semble bien entrer dans l'esprit de l'Autheur, puisque l'amour de
Perse et celuy de Phine pour Andromede sont le sujet de la Piece.

Le programme comprend la description de la dcoration du prologue et
de chacun des cinq actes, ainsi que les vers chants dans la pice. On
verra par la seule description relative au prologue, combien le texte
diffre de celui que nous fournit l'dition de 1651.

  _dition de 1651_:

  L'ouverture du Theatre presente de front aux yeux des spectateurs
  une vaste montagne, dont les sommets ingaux, s'eslevant les uns
  sur les autres, portent le faiste jusque dans les nues. Le pied de
  cette montagne est perc  jour par une grotte profonde qui laisse
  voir la mer en esloignement. Les deux costez du Theatre sont
  occupez par une forest d'arbres touffus et entrelacez les uns dans
  les autres. Sur un des sommets de la montagne paroist Melpomene,
  la Muse de la Tragedie, et  l'opposite dans le ciel, on voit le
  Soleil s'avancer dans un char lumineux, tir par les quatre
  chevaux qu'Ovide luy donne.

  (La rdaction du _Dessein_ publi en 1650 est un peu diffrente,
  mais les variantes ont t releves par M. Marty-Laveaux.)

  _Programme de 1682_:

  On voit une Forest paisse, forme de plusieurs Arbres de
  differente nature, et groupez differemment par un mlange de
  monceaux de terre et de Rochers. Dans le fonds il s'leve une
  Montagne perce, au travers de laquelle la Mer parot en
  loignement, et sur le Sommet de la Montagne l'oeil dcouvre une
  vaste Campagne avec des lointains  perte de veu. C'est sur cette
  minence que parot Melpomene, la Muse de la Tragedie, et  son
  opposite le Soleil dans son Char lumineux, tir par les quatre
  Chevaux qu'Ovide luy donne. Ces deux Personnages qui font le
  Prologue  la gloire du Roy, aprs avoir dit tout ce que leur
  divin langage doit prononcer  l'occasion de ce grand Monarque,
  s'unissent ensemble de sentimens et de voix, et aprs un vol
  merveilleux, que Melpomene fait dans le Char du Soleil, il
  l'enlve rapidement pour aller ensemble publier les mmes louanges
  au reste de l'Univers.

Les vers mis en musique mritent encore plus d'tre rapports, car les
remaniements que nous allons y signaler sont probablement de Corneille
lui-mme.

Le vers 79e du Prologue:

    Louis est le plus _jeune_ et le plus grand des Rois,

est ainsi modifi:

    Louis est le plus _sage_, etc.

Les deux strophes suivantes (vers 80  95) ont t remplaces par une
seule strophe dont voici le texte:

    Par trop de grands exploits l'invincible Louis
    Semble avoir travaill contre sa propre gloire,
    L'Univers n'a point d'yeux qui n'en soient blouis;
        Mais quand l'avenir dans l'Histoire
        Verra tant de faits inouis,
        L'avenir les pourra-t-il croire?

La description des dcorations des cinq actes, si on la rapproche de
l'dition de 1651, offre des diffrences analogues  celles que nous
avons signales pour le Prologue. Quant aux vers chants, nous en
ferons connatre les variantes.

Le vers 332 est devenu plus harmonieux:

d. de 1651:

    Reyne de _Paphe_ et d'Amathonte,

Progr. de 1682:

    Reyne d'_Eryce_ et d'Amathonte.

Les noms des acteurs sont indiqus,  partir du deuxime acte, d'une
manire trs-curieuse.

Les vers 510  533 sont chants par _M. de Villiers_ (un page), les
vers 546  569 par _Mlle d'Ennebaut_ (Liriope), et les deux artistes
chantent ensemble les vers 570  583.

Au troisime acte, _M. de Villiers_ chante les vers suivants, qui
manquent  toutes les ditions de Corneille, et qui doivent
s'intercaler, croyons-nous, aprs le vers 785:

      Repetez nos tristes accens,
    Rochers, antres affreux, infortun rivage;
    Andromede du Ciel le plus parfait ouvrage,
    Va perdre la lumire au plus beau de ses ans.

      Injustes Dieux, trouppe barbare,
      Laisserez-vous perir une Beaut si rare?
      Changez vos claires eaux en pleurs,

    Fontaines et Ruisseaux qui coulez dans la plaine,
    Et vous tendres Zephirs, que vostre douce haleine
    Fasse monter aux Cieux nos cris et nos douleurs.

Le choeur chante les vers 982  985, et les vers 986  993 sont
remplacs par les vers suivants, que _M. de Villiers_ chante seul:

        Quand le danger presse une Belle,
          Qu'elle craint et languit,
          Qu'une pleur mortelle
          La trouble et l'interdit;

        Le peril devient necessaire
        Tout doit en estre charmant,
        Et l'Amant le plus temeraire
        N'est pas le moins heureux Amant.

          Vous estes sa digne conqueste,
        Victoire  son amour, Victoire tous [sic];

          C'est luy qui calme la tempeste
    Et c'est luy qui vous donne enfin l'illustre Epoux
          Qui seul estoit digne de vous.

Les vers 1356  1370, du quatrime acte, ainsi que les vers 1733 
1740 et 1765  1772, du cinquime acte, sont reproduits ici sans
variante,  l'exception du vers 1765, qui est ainsi conu, par suite
d'une faute d'impression vidente:

    Allez, Amans, sans jalousie,

au lieu de:

    Allez, Amans, allez sans jalousie.

Les frres Parfaict (_Histoire du Thatre Franois_, t. XIIe, p. 321,
note _a_) disent,  propos des reprsentations de 1682: _Andromede_
fut joue  cette reprise trente-trois fois de suite, jusqu'au
quatrime jour d'Octobre suivant: on la continua le Vendredi 22.
Janvier 1683. jusqu'au 3. Fvrier de la mme anne, jour de la
trente-neuvime reprsentation. La quarantime est du Samedi 20. Mars,
et la quarante-cinquime et derniere, le 4. Avril.

De Viz, en rendant compte de ces reprsentations dans le _Mercure
galant_ (juillet 1682, pp. 359 sq.), dit qu'une des choses qui
intressrent le plus le public fut de voir Pgase reprsent par un
vritable cheval. Les frres Parfaict, qui citent ce passage du
_Mercure galant_, racontent comment on s'y prenait pour faire marquer
 ce cheval une ardeur guerrire: Un jene austere auquel on le
rduisoit lui donnoit un grand apptit; et lorsqu'on le faisoit
parotre, un Gagiste toit dans une coulisse, o il vannoit de
l'avoine. Ce Cheval, press par la faim, hannissoit, trpignoit des
pis, et rpondoit ainsi parfaitement au dessein qu'on avoit. En
1679, on avait reprsent un opra de _Bellrophon_, o l'on voyait le
hros combattre la Chimre, mont sur le coursier cleste; il faut
croire qu' cette poque Pgase tait encore en carton.

Un troisime exemplaire de ce programme est mentionn dans la
_Bibliothque dramatique de Pont de Veyle_ (Paris, 1847, in-8), no
1819.


XX

  60. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie heroique. || _Imprim 
    Roen, & se vend || A Paris, || Chez Augustin Courb, au
    Palais, en la petite || Salle des Merciers,  la Palme._ || M.
    DC. L. [1650]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 8 ff. et 116
    pp.

Collation des feuillets prlim.: titre sur lequel se voit un fleuron
avec le monogramme de _L. Maurry_; 11 pp. pour l'_Epistre_ ddicatoire
 M. de Zuylichem; 3 pp. pour l'_Argument_ et les noms des _Acteurs_.

Le privilge, qui occupe la page 116, est donn  Corneille pour
_Andromde et D. Sanche_, dont il lui reconnat la proprit pendant
dix ans. Il est dat du 11 avril 1650. On lit  la fin: _Acheu
d'imprimer  Roen par Laurens Maurry, le quatorzime de May mil six
cens cinquante_.

Aprs avoir imit Guillen de Castro, Alarcon et Lope de Vega,
Corneille crut s'tre assez pntr de l'esprit espagnol pour inventer
lui-mme un sujet,  la manire des auteurs dramatiques de la
Pninsule. Cette Pice, dit-il, dans l'_Examen de D. Sanche_, est
toute d'invention, mais elle n'est pas toute de la mienne. Ce qu'a de
fasteux le prmier Acte, est tir d'une Comdie Espagnole intitule:
_El Palacio confuso_, et la double reconnoissance qui finit le
cinquime est pris du Roman de _Don Pelage_. Le pote indique avec sa
franchise ordinaire les sources auxquelles il a puis; mais on peut
dire qu'il ne leur doit que peu de chose. La comdie intitule _El
Palacio confuso_, comdie dont la scne est en Italie et non pas en
Espagne, a paru pour la premire fois dans la _Parte veynte y ocho de
Comedias de varios Autores_; en Huesca, por Pedro Bluson, 1634, in-4.
Elle a t rimprime dans la _Parte veynte y ocho de las Comedias de
Lope Felix de Vega Carpio_, aragoa, 1639, in-4; dans la _Parte
veynte y cuatro de las Comedias de Lope Felix de Vega Carpio_, Madrid,
1640 (?), in-4; dans la _Parte veinte y ocho de Comedias nuevas de los
mejores ingenios d'esta corte_, Madrid, Joseph Fernandez de Buendia,
1667, in-4. Dans ce dernier recueil, la pice est attribue  Mira de
Amescua; mais, comme elle figure dans les oeuvres _authentiques_ de
Lope de Vega, il n'est pas douteux qu'elle ne soit de lui.

L'autre livre dont Corneille avoue s'tre servi, _Dom Pelage, ou
l'Entre des Maures en Espagne, par le Sieur de Juvenel_ ( Paris,
chez Guillaume Mac, 1643, 2 vol. in-8), n'offre que de bien faibles
analogies avec _Don Sanche_; M. Marty-Laveaux, qui a pris la peine de
le lire, n'a pu en rapprocher que deux courts passages (_OEuvres de
Corneille_, t. Ve, pp. 483 et 489).

On remarquera que la pice est annonce non pas comme une tragdie,
mais comme une comdie hroque. Le pote nous en dit lui-mme la
raison dans son _pitre_ ddicatoire.

La reprsentation de _Don Sanche_ dut avoir lieu presque en mme temps
que celle d'_Andromde_; on a mme suppos qu'elle avait prcd celle
de l'opra. Immdiatement aprs la phrase de l'_Examen_ que nous avons
cite plus haut, Corneille dit, en parlant de sa pice: Elle eut
d'abord grand clat sur le Thatre, mais une disgrace particulire fit
avorter toute sa bonne fortune. Le refus d'un illustre suffrage
dissipa les applaudissemens que le Public lui avoit donnez trop
libralement, et aneantit si bien tous les Arrests que Paris et le
reste de la Cour avoient prononcez en sa faveur, qu'au bout de quelque
temps elle se trouva relgue dans les Provinces, o elle conserve
encor son prmier lustre. La Monnoye (_Jugements des Savants sur les
principaux ouvrages des Auteurs_ [par Adrien Baillet; Paris, 1722, 7
vol. in-4], t. Ve, p. 354 en note), Joly (_Thatre de P. Corneille_;
Paris, 1747, t. Ier, p. xxxix), Voltaire (_Thatre de Corneille_;
Genve, 1764, t. Ve, p. 305), Guizot (_Corneille et son temps_; Paris,
1852, in-8, p. 204) et M. Marty-Laveaux (_OEuvres de Corneille_, t.
Ve, p. 400), ont cru que l'illustre suffrage refus  _Don Sanche_
tait celui du prince de Cond; or, l'arrestation de Cond ayant eu
lieu le 18 janvier 1650, il faut de toute ncessit, si l'on admet
cette opinion, placer la reprsentation de _Don Sanche_ avant la fin
de l'anne 1649. Malgr les autorits sur lesquelles cette explication
est appuye, elle nous parat peu probable. Cond devait tre trop
occup des vnements politiques pour s'arrter  critiquer une pice
de thtre. Nous avons peine  croire que les comdiens aient donn un
ouvrage nouveau alors que la rivalit de Mazarin et de Cond mettait
tout Paris en feu. Ce ne fut qu'aprs l'arrestation du prince que la
cour put songer aux ftes et aux spectacles. Alors sans doute, mais
alors seulement, furent jous _Andromde_ et _Don Sanche_. Nous
croyons que le suffrage refus  Corneille fut celui de la reine. Anne
d'Autriche avait aim _le Cid_, qui lui avait montr un vritable
hros espagnol; elle ne dut voir dans _Don Sanche_ qu'un hros de
roman d'une origine trop humble pour qu'une princesse pt s'prendre
de lui.

Ce fut peut-tre pour consoler le pote du chagrin que lui causa le
mauvais succs de sa pice que la reine, profitant d'un voyage de la
cour  Rouen, le fit nommer procureur des tats de Normandie (15
fvrier 1650).

Corneille fait hommage de _Don Sanche_  Huyghens, seigneur de
Zuilychem, homme d'tat hollandais, n en 1596. Ce personnage, qui a
laiss divers ouvrages, tait un homme fort lettr; il professait une
estime particulire pour l'auteur du _Cid_, et nous aurons l'occasion
de citer, dans notre chapitre VIIe, les deux pices de vers ajoutes
par lui  l'dition elzvirienne du _Menteur_. M. d. Fournier a
publi, dans la _Revue des Provinces_ du 15 fvrier 1865, deux lettres
de Corneille  Huyghens qui viennent fort heureusement complter la
ddicace imprime. Nous y voyons que l'_Argument_ ajout  _Don
Sanche_ et  _Andromde_ est une concession faite aux ides du savant
hollandais.

Corneille rpte dans la dernire dition de ses oeuvres, publie en
1682, la phrase qu'il crivait en 1660, que _Don Sanche_ est relgu
dans les provinces. On peut en conclure que les thtres parisiens ne
reprirent pas _Don Sanche_ avant 1682, mais  cette date, sinon un peu
plus tt, la pice fut remise  la scne. Un manuscrit de la
Bibliothque nationale (msc. fran. no 24.330) nous fournit une liste
des pices qui composrent le rpertoire du thtre du Faubourg
Saint-Germain de 1673  1685, et l'on y voit figurer _Don Sanche_.
Cependant cette pice n'est pas mentionne dans le manuscrit du
Dauphin (voy. ci-dessus no 9).

De 1680  1715, la Comdie franaise en donna 14 reprsentations  la
ville et 3  la cour. Sous Louis XV, _Racot de Grandval_ interprta
_Don Sanche_ avec un grand succs (1753); la pice de Corneille eut
alors 35 reprsentations, dont 4  la cour.

En 1833, la Comdie franaise a donn un arrangement de _Don Sanche_
d  M. Planat (voy. notre chapitre XIIe). C'est sous cette forme
rduite que _Mlle Rachel_ l'a jou en 1844.

  61. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie heroique. || _Imprim 
    Roen, & se vend || A Paris, || Chez Augustin Courb, au ||
    Palais, en la petite Salle || des Merciers,  la Palme._ || M.
    DC. L. [1650]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 8 ff. et 83 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 5 ff. pour l'ptre
ddicatoire; 2 ff. pour l'_Argument_ et les noms des _Acteurs_.

Le privilge occupe les pp. 82 et 83; il contient les mmes mentions
que le texte contenu dans l'dition in-4o. L'achev d'imprimer est du
14 mai 1650, _ Rouen par Laurens Maurry_.

  62. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie heroique. || _A Paris,
    Chez Augustin Courb, au Palais, en la Salle des Merciers,  la
    Palme_; [ou _Chez Guillaume de Luyne, || au Palais, en la
    Gallerie des || Merciers, sous la monte de || la Cour des
    Aydes_]. || M. DC. LIII. [1653]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-12 de 6 ff. prl. sign. , et 72 pp. sign. A-F.

Au verso du titre, l'extrait du privilge accord pour dix ans au
Sieur de Corneille,  la date du 11 avril 1650. Il n'y est pas fait
mention des libraires  qui l'auteur l'a cd. On lit au-dessous:
_Acheu d'imprimer  Paris le 15. Septembre 1653_. Les 5 ff. suivants
sont occups par l'ptre ddicatoire, l'_Argument_ et les noms des
_Acteurs_.

  63. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie heroique. || _A Paris, ||
    Chez Antoine de Sommauille, || au Palais, en la Gallerie des
    Merciers, ||  l'Escu de France_; [ou _Chez Edme Pepingu, en
    || la grand'Salle du Palais, du Cost || de la Cour des Aydes_;
    ou _Chez Loys Chamhoudry, || au Palais, deuaint la Saincte ||
    Chappelle_]. || M. DC. LV. [1655] || Auec Priuilege du Roy.
    In-12 de 6 ff. et 72 pp.

Au verso du titre, l'extrait du privilge, comme dans l'dition
prcdente, mais sans achev d'imprimer. Les caractres sont un peu
plus petits, et l'impression est plus nette que dans l'dition de
1653. Le nombre des pages est le mme, bien qu'il y ait souvent un
nombre de vers diffrent dans les pages qui se correspondent. Quant
au texte, nous n'y avons relev que de lgres variantes
orthographiques, par exemple, p. 13:

      _d. de 1653_:

    Et bien, seigneur Marquis, qu'est-il besoin qu'on _face_?

      _d. de 1655_:

    . . . . . . . . qu'est-il besoin qu'on _fasse_?

  64. D. SANCHE D'ARRAGON, Comedie heroque. Par P. Corneille. _A
    Paris, Au Palais. Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des
    Merciers, sous la monte de la Cour des Aydes  la Justice.
    Estienne Loyson, au premier Pillier de la grand'Salle proche
    les Consultations, au Nom de Jesus. Pierre Traboillet, dans la
    Galerie des Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la Fortune
    proche le Greffe des Eaux & Forests._ M. DC. LXXXII [1682].
    In-12.

Nous n'avons pas vu cette dition, qui doit se composer de 2 ff., 69
pp. et 1 f. Cf. ci-dessus, no 25.


XXI

  65. NICOMEDE || Tragedie. || _A Roen, || Chez Laurens Maurry,
    prs le Palais._ || Auec Priuilege du Roy. || M. DC. LI [1651].
    || _Et se vend A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais,
    dans la Salle || Dauphine,  la bonne Foy Couronne._ In-4 de 4
    ff. et 124 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 2 ff. pour l'avis _Au
Lecteur_; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et les noms des
_Acteurs_.

Le privilge, dat du 12 mars 1651, est celui dont nous avons dj
parl  la fin de l'dition originale in-4o d'Andromde (no 51). Il
n'y est pas fait mention du libraire ou des libraires  qui Corneille
en a fait cession.

On remarquera que l'dition in-12, que nous dcrivons ci-aprs, parle
d'une cession faite, non pas  _Charles de Sercy_, mais  _Guillaume
de Luyne_. On lit  la fin: _Achev d'imprimer le vingt-neufime de
Nouembre mil six cent cinquante & un_.

Le faible succs qu'avait eu _Don Sanche_ dcida Corneille 
s'loigner des Espagnols et  revenir  l'antiquit. Un court passage
de Justin lui fournit le sujet d'une tragdie qui doit tre compte
parmi ses plus beaux ouvrages. Ainsi qu'il le dclare lui-mme dans
l'_Examen de Nicomde_, il a voulu faire une pice dans laquelle la
tendresse et les passions ne tinssent aucune place. Mon principal
but, ajoute-t-il, a t de peindre la Politique des Romains au dehors,
et comme ils agissoient imprieusement avec les Rois leurs alliez;
leurs Maximes pour les empescher de s'accroistre, et les soins qu'ils
prenoient de traverser leur grandeur, quand elle commenoit  devenir
suspecte,  force de s'augmenter, et de se rendre considrable par de
nouvelles conquestes.

On ne sait rien ni des acteurs qui jourent _Nicomde_  l'origine, ni
mme du thtre sur lequel la pice fut donne. Jolly (_Thatre de
Corneille_; Paris, 1738, t. Ier, p. LII; Paris, 1747, t. Ier, p. XL)
rapporte seulement que la reprsentation eut lieu avant que le prince
de Cond et son frre eussent t remis en libert (13 fvrier 1651);
quelques-uns donnrent ainsi matire  des allusions qui en
augmentrent le succs.

Les troupes qui parcouraient les provinces, la troupe de Molire en
particulier, jourent  leur tour _Nicomde_. Dans l'avertissement
plac par Lagrange en tte de l'dition des _OEuvres de Monsieur
Moliere_ (Paris, Denis Thierry, 1682, 8 vol. in-12), on trouve des
dtails trs-curieux sur une reprsentation qui dcida du sort de
Molire et de ses camarades. Le 24. Octobre 1658, dit Lagrange, cette
Troupe commena de paroistre devant Leurs Majestez et toute la Cour,
sur un Thatre que le Roy avait fait dresser dans la Salle des Gardes
du vieux Louvre. _Nicomede_, Tragedie de Monsieur de Corneille
l'aisn, fut la Piece qu'elle choisit pour cet clatant debut. Ces
nouveaux Acteurs ne dplurent point, et l'on fut surtout fort
satisfait de l'agrment et du jeu des Femmes. Molire remercia le Roi
de sa bienveillance, et fit ingnieusement l'loge de la troupe
royale, ce qui ne l'empcha pas de la tourner en ridicule, cinq ans
aprs,  propos de cette mme pice de _Nicomde_.

J'avois song, dit Molire, dans l'_Impromptu_ de Versailles, une
Comedie, o il y auroit eu un Pote que j'aurois reprsent moy-mesme,
qui seroit venu pour offrir une Piece  une Trouppe de Comediens
nouvellement arrivez de la campagne. Avez-vous, auroit-il dit, des
Acteurs et des Actrices, qui soyent capables de bien faire valoir un
Ouvrage, car ma piece est une piece... Eh! Monsieur, auroient rpondu
les Comediens, nous avons des Hommes et des Femmes qui ont est trouv
raisonnables par tout o nous avons pass. Et qui fait les Roys parmy
vous? voil un Acteur qui s'en dmesle par fois. Qui! ce jeune Homme
bien fait? vous mocquez-vous! Il faut un Roy qui soit gros et gras
comme quatre. Un Roy, morbleu, qui soit entripaill comme il faut! un
Roy d'une vaste circonfrence, et qui puisse remplir un Throsne de la
belle manire! La belle chose qu'un Roy d'une taille galante! voil
dj un grand dfaut; mais que je l'entende un peu rciter une
douzaine de Vers. L-dessus le Comedien auroit rcit, par exemple,
quelques Vers du Roy de _Nicomede_:

    Te le diray-je Araspe, il m'a trop bien servy,
    Augmentant mon pouvoir....

Le plus naturellement qui luy auroit est possible. Et le Pote:
Comment vous appelez cela reciter? C'est se railler; il faut dire les
choses avec emphase. Ecoutez-moy:

    Te le diray-je, Araspe, etc.

_Imitant Monfleury excellent Acteur de l'Hostel de Bourgogne._
Voyez-vous cette posture? remarquez bien cela, l appuyez comme il
faut le dernier Vers. Voil ce qui attire l'approbation, et fait faire
le brouhaha, etc.

Le Registre de Lagrange ne mentionne que cinq reprsentations de
_Nicomde_, deux en 1660: le 13 avril et le 30 mai, et trois en 1661:
les 29 et 31 juillet et le 21 aot. A chacune de ces reprsentations,
Molire ajouta une de ses comdies: _les Prcieuses ridicules_, _le
Cocu imaginaire_ et _l'cole des maris_. Cette addition, qui assurait
la recette, est un indice que la tragdie n'avait plus beaucoup de
vogue auprs du public. Peut-tre la foule se pressait-elle  l'htel
de Bourgogne, o rgnait l'emphatique Montfleury.

Dans sa _Lettre en vers  Madame_, du 17 novembre 1668, Robinet nous
rend compte en ces termes d'une reprsentation de _Nicomde_:

    Achevant de verbaliser,
    Gazetiser, nouvelliser,
    D'un Monsieur d'assez bonne mine,
    J'apprend que chez mon Hrone,     [Madame.]
    Jeudy, la Troupe de l'Htel,
    Par un Pome, non tel quel,
    Charma trs-nombreuse Assemble,
    De Beaux, et de Belles, comble,
    Frisez et musquez, comme il faut,
    Et braves par bas, et par haut,
      _Nicomde_, toit ce Pome,
    Digne d'une loange extrme.
      Il est de Corneille, l'An,
    Qui fut, je croi, prdestin,
    Pour emporter, dans le Tragique,
    Tout seul l'Honneur du Dramatique.

Parmi les interprtes de _Nicomde_, il convient de citer au premier
rang _Baron_ qui sut donner un grand caractre au prince de Bithynie.
Le Manuscrit du Dauphin nous donne la distribution complte de la
pice au commencement de l'anne 1685:

               DAMOISELLES.

    Laodice:   _le Comte_.
    Arsino:   _Beauval_.
    Cleone:    _Poisson_.

               HOMMES.

    Attale:    _de Villiers_.
    Flaminius: _la Tuillerie_.
    Nicomede:  _Baron_.
    Prusias:   _Chanmesl_.
    Araspe:    _Beauval_.

Baron prit sa retraite en 1691; il fut remplac dans le rle de
Nicomde par _Beaubourg_ (17 dcembre 1691), puis par _Dufer_ (2 mai
1694). Au dix-huitime sicle, _Grandval_ (1754) et _Lekain_ (1771)
tinrent ce mme rle avec un talent qui frappa vivement leurs
contemporains. Dans ces dernires annes, _M. Beauvallet_ l'a rempli
non sans clat (6 juin 1861).

Quant au rle de Laodice, il suffit de rappeler qu'il a t jou par
_Mlle Lecouvreur_, _Mlle Clairon_, _Mme Vestris_ et _Mlle Rachel_.

La Comdie franaise a donn, de 1680  1870, 314 reprsentations de
_Nicomde_, savoir: sous Louis XIV:  la ville, 138;  la cour,
12;--sous Louis XV:  la ville, 48;  la cour, 2;--sous Louis XVI: 
la ville, 3;--sous le Directoire, le Consulat et l'Empire:  la ville,
74;  la cour, 3;--sous la Restauration: 27;--sous Louis-Philippe:
3;--sous le second Empire: 4.

  66. NICOMEDE. || Tragedie. || _A Paris, || Chez Guillaume de
    Luine, || au Palais, en la Salle des Merciers, sous || la
    monte de la Cour des Aydes._ || M. DC. LII. [1652]. || Auec
    Priuilege du Roy.

  66. _bis._ NICOMEDE. || Tragedie. || _A Paris, || Chez Guillaume
    de Luine, au || Palais, en la Salle des Merciers, sous || la
    monte de la Cour des Aydes_; [ou _Chez Augustin Courb, au
    Palais, || en la salle des Merciers,  la || Palme_]. ||
    M. DC. LIII. [1653]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 4 ff.
    et 80 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 2 ff. pour l'avis _Au
Lecteur_; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et les noms des
_Acteurs_.

On trouve  la fin du privilge (le mme que dans l'dition in-4o)
mention de la cession faite par Corneille  _Guillaume de Luine_
(_sic_).

Premire dition in-12 de _Nicomde_, comme le prouve la double date
de 1652 et 1653. Elle parat avoir t excute  Paris et ne doit pas
tre confondue avec la suivante.

Vendu: 70 fr., vlin, Potier, 1870 (no 1232).

  67. NICOMEDE || tragedie. || _A Rouen, || Chez Laurens Maurry,
    prs le Palais._ || Auec Priuilege du Roy. || M. DC. LIII
    [1653]. || _Et se vend A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, ||
    au Palais, sous la monte de la || Cour des Aydes._ In-12 de 4
    ff. et 80 pp., sign. A-G.

Les ff. prl. comprennent: 1 f. de titre; 2 ff. pour l'avis _Au
Lecteur_ et 1 f. pour le privilge et les noms des _Acteurs_.

Le privilge est donn par extrait comme dans l'dition prcdente et
se termine par une mention de la cession faite  _Guillaume de Luyne_.

La collation de cette dition est la mme que celle de l'dition que
nous croyons avoir t imprime  Paris, mais les caractres et
fleurons sont diffrents, ainsi que le contenu d'un certain nombre de
pages. On distinguera facilement les deux ditions en tenant compte
des dtails suivants:

       A (dition de _Paris_), dernire ligne du 2e f. ro:

    dessein de faire assassiner _s_ fils Nicomede pour

       B (dition de _Rouen_) _ibid._:

    dessein de faire assassiner _son_, etc.

       A, p. 3, dernire ligne:

    Qui liuroit Annibal pourra bien vous _contraindre_.

       B, _ibid._:

    Qui liuroit Annibal pourra bien vous _ctraindre_.

       A, p. 33 (chiffre par erreur 36), 1er vers:

    Alors peut-estre, alors vous le prierez en vain.

       B, _ibid._:

    Ma vie est en vos mains, mais non ma dignit.

    (Le vers qui commence la page dans A n'est ici que le 5e).

Toutes les pages prsentent de petites diffrences analogues  celles
que nous venons de signaler.

Il doit exister une dition de _Nicomde_ publie par _Sommaville_ et
ses associs _Pepingu_ et _Chamhoudry_, en 1655, dans le format
in-12. Voy. le no 103.


  68. NICOMEDE, Tragedie. Par P. Corneille. _A Paris, Au Palais.
    Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des Merciers, sous la
    monte de la Cour des Aydes  la Justice. Estienne Loyson, au
    premier Pillier de la grand'Salle proche les Consultations, au
    nom de Jesus. Pierre Traboillet, dans la Galerie des
    Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la Fortune, proche le
    Greffe des Eaux et Forests._ M. DC. LXXXII. [1682]. In-12.

Cette dition, que nous n'avons pas vue, doit se composer de 2 ff. et
72 pp. Cf. ci-dessus, no 25.


XXII

  69. PERTHARITE || ROY || DES || LOMBARDS, || Tragedie. || _A
    Rouen, || Chez Laurens Maurry, prs le Palais._ || Auec
    Priuilege du Roy. || M. DC. LIII. [1653]. || _Et se vend A
    Paris, || Chez Guillaume de Luynes, au Pa- || lais, sous la
    monte de la Cour des Aydes._ In-12 de 6 ff. et 71 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 1 f. pour l'avis _Au Lecteur_;
4 ff. pour les extraits des auteurs et la liste des _Acteurs_.

La page 71 est occupe par l'_Extrait du Privilge_, accord au sieur
Corneille, Advocat en nostre Parlement, pour trois pices de thtre
intitules: _Pertharite, Roy des Lombards_, _D. Bertran de Cigarral_
et _l'Amour  la mode_. Nous trouvons ici une confusion entre les
pices de Pierre et de Thomas Corneille, analogue  celle que nous
avons releve  propos d'_Andromde_. Le privilge, dont Corneille
dclare faire cession  _Guillaume de Luyne_, lui est donn pour vingt
ans,  la date du 24 dcembre 1651. L'achev d'imprimer est du 30
avril 1653.

Aprs _Nicomde_, le gnie de Corneille touche  son dclin.
_Pertharite_, dont le sujet est tir de Paul Diacre et des _Histori
insubric_ d'Henri Dupuis, ne trouva pas grce devant le public. La
pice ne fut joue, dit-on, qu'une ou deux fois. M. Marty-Laveaux (t.
VIe, p. 4) a fort habilement fix la date de la reprsentation, que la
plupart des diteurs de Corneille plaaient en 1653. Il a relev un
passage de Tallemant des Raux qui avait chapp  ses devanciers: Au
carnaval de 1652, dit Tallemant, Mme de Montglas fit une plaisante
extravagance chez la presidente de Pommereuil. On y devait joer
_Pertharite, roy des Lombards_, pice de Corneille qui n'a pas
russy...

Avec sa franchise ordinaire, Corneille nous apprend lui-mme l'chec
de _Pertharite_: La mauvaise reception que le Public a faite  cet
Ouvrage, nous dit-il au commencement de l'avis _Au Lecteur_, m'avertit
qu'il est temps que je sonne la retraite... Il vaut mieux que je
prenne cong de moy-mesme que d'attendre qu'on me le donne tout 
fait, et il est juste qu'apres vingt annes de travail je commence 
m'appercevoir que je deviens trop vieux pour etre encor  la mode.
Cette dernire phrase, crite en 1652, fournit un argument de plus 
ceux qui placent la reprsentation de _Mlite_ en 1629 ou en 1630.
Nous n'avons pas  insister sur ce point, qui ne nous a pas paru
contestable (Voy. ci-dessus, no 1). S'il tait vrai, comme le prtend
Fontenelle et comme le rpte d'aprs lui la _Bibliothque du Thtre
Franois_ (t. IIIe, p. 2), que _Mlite_ et t joue en 1625,
Corneille n'et pas manqu de dire: Apres vingt-cinq annes de
travail.

Malgr ses faiblesses, _Pertharite_ offre encore de beaux passages;
mais ce qui fait le principal intrt de cette pice, c'est que Racine
en a tir plusieurs des situations d'_Andromaque_. Voltaire a, l'un
des premiers, relev les ressemblances qui existent entre les deux
tragdies; mais, comme dans bien d'autres circonstances, il s'est
montr injuste pour Corneille: Il est vident, dit-il, que Racine a
tir son or de cette fange. Parmi les critiques qui ont le mieux
apprci _Pertharite_ et le mieux mis en lumire les emprunts faits
par Racine  Corneille, nous citerons M. A. Thinot, qui a consacr un
long article  cette question dans le journal _le Constitutionnel_ du
18 aot 1869.

  70. PERTHARITE || ROY || DES || LOMBARDS, || Tragedie. ||
    _Imprim  Roen, || & se vend || A Paris, || Chez Augustin
    Courb, au Palais, || en la Gallerie des Merciers, ||  la
    Palme._ || M. DC. LIV. [1654]. Auec Priuilege du Roy. In-12 de
    94 pp. et 1 f. bl., sign. Cc-Ff.

Cette dition, dont un exemplaire est conserv  la Bibliothque
nationale (Y. 5624. A. Rs.), est un tirage  part du recueil publi
en 1654, sous le titre d'_OEuvres de Corneille_ du 24 dcembre 1651,
avec l'achev d'imprimer du 30 avril 1653. Nous dirons plus loin (no
102) dans quelles circonstances ce tirage  part fut excut. La
pagination commence au deuxime feuillet,  579, et se continue
rgulirement jusqu' 670. La dernire page contient un extrait du
privilge.

  71. PERTHARITE || ROY || DES || LOMBARDS, || Tragedie. || _A
    Paris, || Chez Anthoine de Sommauille, || au Palais, en la
    Gallerie des Merciers, ||  l'Escu de France._ || M. DC. LVI
    [1656]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 84 pp., y compris
    le titre et les feuillets prlim.

L'extrait du privilge, qui occupe la page 15, est le mme que dans
l'dition de 1653, avec achev d'imprimer du 30 avril 1653.

Il doit exister des exemplaires au nom d'_Edme Pepingu_ et de _Louis
Chamhoudry_.

  72. PERTHARITE, ROY DES LOMBARDS, Tragedie. Par P. Corneille. _A
    Paris, au Palais. Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des
    Merciers sous la monte de la Cour des Aydes  la Justice.
    Estienne Loyson, au premier Pillier de la grand'Salle proche
    les Consultations au nom de Jesus. Pierre Traboillet, dans la
    Galerie des Prisonniers  l'Image S. Hubert, &  la Fortune,
    proche le Greffe des Eaux & Forests._ M. DC. LXXXII. [1682].
    Avec Privilege du Roy. In-12.

Cette dition doit compter 2 ff. et 68 pp. (Voy. ci-dessus, no 25.)


XXIII

  73. OEDIPE, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _Imprime 
    Roen, & se vend || A Paris, || Chez || Augustin Courb, au
    Palais en la || Gallerie des Merciers,  la Palme. || Et ||
    Guillaume de Luyne, Libraire Iur, || dans la mesme Gallerie,
    ||  la Iustice._ || M. DC. LIX. [1659]. || Auec Priuilege du
    Roy. In-12 de 6 ff., 89 pp. et 1 f. blanc.

Collation des feuillets prlim.: titre; 2 ff. pour les _Vers presentez
 Monseigneur le Procureur General Foucquet, Sur-Intendant des
Finances_; 3 ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et les noms des personnages.

Au verso de la page 89 se trouve l'extrait du privilge accord pour
sept ans  Corneille lui-mme,  la date du 10 fvrier 1659, et dont
Corneille fait cession aux deux libraires nomms sur le titre. On lit
 la fin: _Acheu d'imprimer pour la premiere fois, le 26. Mars 1659,
 Roen, par L. Maurry_.

Au rapport de M. Marty-Laveaux (t. VIe, p. 110; t. Xe, p. 133), on
trouve en tte de certains exemplaires une pice intitule: _Sur la
mort de Damoiselle Elisabeth Ranquet, Femme de Nicolas de Cheureul,
Escuyer, Sieur d'Esturville. Epitaphe_. Nous n'avons pas t assez
heureux pour voir nous-mme un exemplaire prsentant cette
particularit.

L'chec de _Pertharite_ dgota Corneille du thtre; pendant sept ans
il se consacra tout entier  la traduction de l'_Imitation de
Jsus-Christ_ et  des travaux littraires de moindre importance, qui
ne nous sont pas tous parvenus. Les reprsentations donnes par
Molire  Rouen en 1658, l'admiration que la Du Parc fit prouver 
Corneille, enfin l'invitation de Fouquet dcidrent l'auteur du _Cid_
 reprendre la plume. Dans une pice de vers adresse au surintendant,
il lui demanda de choisir un sujet, promettant de retrouver, pour le
traiter,

               La main qui crayonna
    L'me du grand Pompe et l'esprit de Cinna.

Fouquet choisit trois sujets: _OEdipe, Camma_ et un troisime sujet
qui n'est pas connu. Pierre Corneille crivit _OEdipe_, tandis que
Thomas se chargea de _Camma_. Il se pourrait que le troisime sujet
ft celui de _Stilicon_, trait par Thomas Corneille peu de temps
avant la reprsentation d'_OEdipe_. Dans sa lettre du 29 janvier 1661,
l'auteur de la _Muse historique_ tablit une sorte de parent entre
ces trois pices:

    Tout-de-bon le cadet Corneille
    Quoy qu'il ait fait mainte merveille,
    Et maint Ouvrage bien sens,
    En ctuy-cy s'est surpass.
      Ainsi cette Pice divine,
    Qui du grand _OEdipe_ est couzine,
    Et propre soeur de _Stilicon_,
    (Pices qu'on tient sans parangon)
    Est trs-digne de sa naissance,
    Et par l'agrable abondance
    De mille beaux traits difrens,
    Ne fait point tort  ses parens.

Le sujet d'_OEdipe_, emprunt  Sophocle et  Snque, avait t
plusieurs fois remis  la scne avant Corneille, entre autres par les
Italiens (_Edipo, tragedia di Seneca, tradotta da Lodovico Dolce_; in
Vinegia, per Giambattista e Marchio Sessa, 1560, in-12;--_Edipo,
tragedia di Gio. Andrea dell' Anguillara_; in Vinegia, per Dom. Farri,
1565, in-8; in Padova, per Lorenzo Pasquati, 1565, in-4;--_Edipo
Tiranno, tragedia di Sofocle ridotta in lingua volgare da Orfato
Giustiniano_; in Venetia, per Francesco Ziletti, 1585, in-4;--_Edipo
Tiranno, tragedia di Sofocle ridotta dalla greca nella toscana lingua
da Pietro Angelio [detto il Bargeo]_; in Firenze, per Bart.
Sermatelli, 1589, in-8;--_Edipo Re, tragedia di Sofocle, tradotta in
lingua italiana da Girolamo Giustiniani_; Venetia, per Sebastiano
Combi, 1610, in-12;--_Edipo, tragedia di Seneca tradotta, da Ettore
Nini_; in Venezia, per Marco Ginammi, 1622, in-8). Les _Anecdotes
dramatiques_ (Paris, 1775, 3 vol. in-8, t. IIe, p. 15) indiquent deux
pices franaises crites avant Corneille sur le sujet d'_OEdipe_:
l'une de Jean Prvt (1605), l'autre de Nicolas de Sainte-Marthe
(1614); mais ce renseignement est en tout cas inexact: nous ne
connaissons pas l'_OEdipe_ de Sainte-Marthe, qui n'est cit dans
aucune bibliographie; quant  celui de Prvt, il n'est pas de 1605,
mais de 1614 (_Les Tragedies et autres OEuvres potiques de Jean
Prvost, advocat en la Basse-Marche_;  Poictiers, chez Julian
Thoreau, 1614, in-12).

Corneille ne s'arrta pas  ces imitations modernes; il prit
directement pour guides Sophocle et Snque, mais, ds qu'il eut
commenc sa tragdie, il crut devoir faire de larges concessions 
l'esprit de son sicle. Il s'loigna ainsi de ses modles et renona
volontairement  la simplicit, qui est le plus noble caractre du
drame antique. Cette condescendance envers la mode ne manqua pas de
sduire le parterre. Le nouvel _OEdipe_, reprsent le vendredi 24
janvier 1659, eut un grand succs. Voici en quels termes Loret en
rendit compte, ds le lendemain, dans sa _Muze historique_:

    Monsieur de Corneille, l'An,
    Depuis peu de temps a donn
    A ceux de l'Htel de Bourgogne
    Son dernier Ouvrage, ou Bezogne,
    Ouvrage grand et signal,
    Qui l'_OEdipe_ est intitul;
    Ouvrage (dis-je) Dramatique,
    Mais si tendre et si pattique,
    Que, sans se sentir mouvoir,
    On ne peut l'entendre ou le voir.
    Jamais Pice, de cette sorte,
    N't l'locution si forte,
    Jamais, dit-on, dans l'Univers,
    On entendit [_sic_] de si beaux vers.
    Hier, donc, la Troupe Royale,
    Qui, tels sujets point ne ravale,
    Mais qui les met en leur beau jour,
    Soient qu'ils soient de Guerre, ou d'Amour,
    En donna le premier spectacle,
    Qui fit, cent fois, crier miracle.
    Je n'y fus point; mais on m'a dit
    Qu'incessamment on entendit
    Exalter cette Tragdie
    Si merveilleuze et si hardie;
    Et que les gens d'entendement
    Luy donnoient, par un jugement
    Fort sincere et fort quitable,
    Le beau titre d'inimitable,
    Mais cela ne me surprend pas
    Qu'elle ait d'admirables apas,
    Ny qu'elle soit rare et parfaite;
    Le divin Corneille l'a faite.

Le roi assista, le 8 fvrier,  une reprsentation d'_OEdipe_ qui, au
dire de Loret et de Renaudot (Voy. Marty-Laveaux, t. VIe, pp. 106
sqq.), fut des plus brillantes. _Floridor_, qui remplissait le
principal rle, fit  Louis XIV un compliment qui charma toute la
cour. Le roi fut si satisfait qu'il fit remettre  Corneille une
gratification dont celui-ci parle navement dans son avis _Au
Lecteur_: Cette Tragedie a pl assez au Roy, dit-il, pour me faire
recevoir de veritables et solides marques de son approbation: Je veux
dire ses liberalitez que j'ose nommer ses ordres tacites, mais,
pressans de consacrer aux divertissemens de Sa Majest ce que l'ge et
les vieux travaux m'ont laiss d'esprit et de vigueur.

Le succs de l'_OEdipe_ ne fut dpass que par celui des _Prcieuses
ridicules_, de Molire, reprsentes  la fin de la mme anne. Voici
comment Loret s'exprime, au sujet de cette dernire pice, dans sa
lettre du 6 dcembre 1659:

      Cette Troupe de Comdiens,
    Que Monsieur avoue tre siens,
    Reprzentant sur leur Thatre
    Une action assez foltre,
    Autrement, un sujet plaizant,
    A rire sans cesse induizant
    Par des chozes faccieuzes,
    Intitul _Les Prcieuzes_;
    Ont t si fort vizitez
    Par Gens de toutes qualitez
    Qu'on en vit [_sic_] jamais tant ensemble
    Que ces jours passez, ce me semble,
    Dans l'Htel du Petit-Bourbon,
    Pour ce sujet mauvais, ou bon.
    Ce n'est qu'un sujet chimrique,
    Mais si boufon et si comique,
    Que jamais les Pices Du-Ryer,
    Pui fut si digne de laurier;
    Jamais l'_OEdipe_ de Corneille,
    Que l'on tient tre une merveille;
    La _Cassandre_ de Bois-robert;
    Le _Nron_ de Monsieur Gilbert;
    _Alcibiade_, _Amalazonte_,                 de M. Quinaut.
    Dont la Cour a fait tant de conte;
    Ny le _Fdric_ de Boyer,
    Digne d'un immortel loyer,
    N'rent une vogue si grande,
    Tant la Pice semble friande
    A pluzieurs, tant sages, que fous;
    Pour moy j'y portay trente sous:
    Mais oyant leurs fines paroles
    J'en ry pour plus de dix pistoles.

A l'exception de _Floridor_, nous ne savons rien des acteurs qui
jourent _OEdipe_  l'origine. L'actrice qui remplissait le rle de
Jocaste tomba malade aprs quelques reprsentations et fut remplace
par la _Beauchteau_ (lettre de Corneille  l'abb de Pure, en date
du 12 mars 1659). Molire ne disputa point _OEdipe_  l'Htel de
Bourgogne; du moins le Registre de Lagrange n'en mentionne aucune
reprsentation.

En 1663, le rle d'Iphicrate tait tenu par _de Villiers_: c'est
Molire lui-mme qui nous l'apprend dans l'_Impromptu de Versailles_.
Quant au rle d'_OEdipe_, il fut jou avec clat par _Baron_ (1676).
Il servit plus tard aux dbuts de _Champvalon_ (1718) et de _Sarrasin_
(1729). Depuis lors l'_OEdipe_ de Voltaire, reprsent en 1718, a
remplac au rpertoire celui de Corneille.

De 1680  1729, le Thtre-Franais a donn 114 reprsentations de
l'_OEdipe_ de Corneille, savoir: sous Louis XIV:  la ville, 70;  la
cour, 22;--sous Louis XV:  la ville, 21;  la cour, 1.

  74. OEDIPE, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _A Paris, || Au
    Palais. || Chez || Guillaume de Luyne, dans la Salle des ||
    Merciers sous la monte de la Cour des Aydes ||  la Justice.
    || Estienne Loyson, au premier Pillier de || la grand'Salle
    proche les Consultations || au Nom de Jesus. || Pierre
    Traboillet, dans la Galerie des || Prisonniers,  l'Image S.
    Hubert, &  la Fortune, || proche le Greffe des Eaux &
    Forests._ || M. DC. LXXXII [1682]. || Avec Privilege du Roy.
    In-12 de 2 ff. et 78 pp.

Tirage  part du recueil de 1682. Le deuxime feuillet, qui contient
l'_Extrait du Privilge_ et les _Acteurs_, est encore pagin, au
verso, 444. Pour le reste de la pice, la pagination a t change.


XXIV

  75. DESSEINS || DE LA || TOISON D'OR, || Tragedie. || Represente
    par la Troupe Royale du Marests, chez Mr le || Marquis de
    Sourdeac, en son Chasteau du Neufbourg, || pour rjoissance
    publique du Mariage du Roy, & de la || Paix auec l'Espagne, &
    en suite sur le Theatre Royal du || Marests. || _Imprime 
    Roen, Et se vend || A Paris, || Chez Augustin Courb, au
    Palais, en la Gallerie || des Merciers, ||  la Palme. || Et ||
    Guillaume de Luyne, Libraire Iur, dans la || mesme Gallerie, 
    la Iustice._ || M. DC. LXI [1661]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-4 de 26 pp. (y compris le titre), et 1 f. pour l'_Extrait du
    Privilge_.

Le privilge, dat du 27 janvier 1661, est accord pour dix ans 
_Augustin Courb_, qui dclare y associer _Guillaume de Luyne_. On lit
 la fin: _Acheu d'imprimer pour la premiere fois le 31. Ianuier
1661,  Roen, par Laurens Maurry_.

Le sujet de _la Toison d'or_, comme celui d'_Andromde_, avait t
choisi par les Italiens pour des reprsentations  grand spectacle. On
avait reprsent sur le thtre des Saints-Jean-et-Paul,  Venise, en
1642, un drame ou fte thtrale, d'Orazio Persiani, dont Marco
Marazzoli avait crit la musique, et qui tait intitul: _Amori di
Giasone e d'Isifile_ (Venezia, per Antonio Bariletti, 1642, in-12).
Cette pice, que nous n'avons pas sous les yeux, pourrait bien avoir
t mise entre les mains de Corneille par les machinistes italiens ou
par le marquis de Sourdac lui-mme, lorsqu'il vint trouver l'auteur
du _Cid_ pour lui demander une tragdie mle de musique qui pt tre
reprsente au chteau de Neufbourg. Ce gentilhomme, que Tallemant des
Raux nous reprsente comme un original, voulait clbrer sur ses
domaines, avec une pompe inusite, le mariage du roi avec l'infante
Marie-Thrse. Le mariage royal, arrt lors de la paix des Pyrnes
(6 novembre 1659), ne fut clbr par procuration que le 3 juin 1660,
mais c'est vraisemblablement ds la fin de l'anne 1659 que le marquis
de Sourdac conut l'ide de sa reprsentation. Il commena aussitt
les prparatifs de la fte projete, mais il faillit ne pouvoir
s'entendre avec Corneille. Il a, dit Tallemant (_Historiettes_, dit.
Paulin Paris, t. VIIe, p. 370), de l'inclination aux mchaniques; il
travaille de la main admirablement: il n'y a pas un meilleur serrurier
au monde. Il luy a pris une [fantaisie de] faire joer chez luy une
comedie en musique, et pour cela il a fait faire une salle qui luy
couste au moins dix mille escs. Tout ce qu'il faut pour le theatre et
pour les sieges et les galeries, s'il ne travailloit lui-mesme, luy
reviendroit, dit-on,  plus de deux fois autant. Il avoit pour cela
fait faire une piece par Corneille; elle s'appelle _les Amours de
Mde_; mais ils n'ont pu convenir de prix. C'est un homme riche et
qui n'a point d'enfans. Hors cela, il est assez oechonome.

L'affaire se raccommoda pourtant, et la reprsentation eut lieu au
chteau de Neufbourg, au commencement de l'hiver de 1660. Le marquis
de Sourdac fit ensuite don de ses machines aux comdiens du Marais,
qui les installrent sur leur thtre. Voici ce que dit Loret, dans sa
lettre du 1er janvier 1661:

    Les Comdiens du Marest
    Font un inconcevable aprest,
    Pour joer, comme une Merveille,
    Le _Jazon_ de Monsieur Corneille.

La reprsentation n'eut lieu que six semaines plus tard, et Loret nous
en rend compte longuement dans sa lettre du 19 fvrier:

    _La Conqueste de la Toizon_
    Que fit, jadis, dfunt Jazon,
    Pice infiniment excellente,
    Enfin, dit-on, se reprzente
    Au Jeu de Paume du Marais,
    Avec de grandissimes frais.
      Cette Pice du grand Corneille,
    Propre pour l'oeil et l'oreille,
    Est maintenant, en vrit,
    La merveille de la Cit,
    Par ses Scnes toutes divines,
    Par ses surprenantes Machines,
    Par ses concerts dlicieux,
    Par le brillant aspect des Dieux,
    Par des incidens mmorables,
    Par cent ornemens admirables,
    Dont Sourdiac, Marquis Normand,
    Pour rendre le tout plus charmant,
    Et montrer sa magnificence,
    A fait l'excessive dpence,
    Et si splendide sur ma-foy,
    Qu'on diroit qu'elle vient d'un Roy.
    J'aprens que ce rare spectacle
    Fait  pluzieurs crier miracle,
    Et je croy qu'au sortir de l
    On ne plaindra point, pour cela,
    Pistole, ny demy-pistole,
    Je vous en donne ma parole.... etc.

Ce ne sont pas les seules louanges que Loret donne  la pice de son
compatriote. Il revient sur le mme sujet le 3 dcembre 1661, le 14
janvier et le 18 fvrier 1662 (voy. Marty-Laveaux, t. VIe, pp. 226
sqq.).

Nous ne savons rien de la musique de la _Toison d'or_, mais elle ne
peut avoir t compose que par un des quatre musiciens alors
clbres: Dassoucy, Cambert, Lambert ou Boesset. Dassoucy avait
compos la musique d'_Andromde_, mais il s'tait tellement perdu de
rputation depuis, qu'il est difficile de croire que Corneille ait
encore voulu travailler avec lui. Cambert (n en 1628, mort en 1677)
composa, en 1661 et en 1662, deux opras, dont Perrin avait crit les
paroles: _Ariane_ et _Adonis_, mais il ne put les faire reprsenter,
ce qui prouve qu'il n'tait pas alors en grande vogue. Lambert et
Jean-Baptiste Boesset, fils d'Antoine Boesset, le musicien de Louis
XIII, jouissaient au contraire de la faveur publique, et l'on
retrouvera peut-tre un jour dans les ouvrages imprims ou manuscrits
de l'un ou de l'autre des fragments de la partition qui nous occupe.
La complaisance avec laquelle Loret nous parle de Boesset, dans sa
lettre du 20 janvier 1663, nous montre quelle tait la rputation de
ce musicien  l'poque de la reprsentation de la _Toison d'or_. Il
s'agit d'un service funbre clbr  Saint-Denis, en l'honneur de
Madame:

    La muzique de la Chapelle,            de la Chapelle du Roy.
    Digne d'une gloire immortelle,
    Et celle de la Chambre, aussy,
    Que, par un noble et beau soucy,
    Le sieur Boisset, Homme trs-rare.
    Qu'avec justice l'on compare
    Aux Amphions du temps pass,
    Etant dans son Art bien vers,
    A, de belle et bonne manire,
    Remize en sa splendeur premire,
    Ces deux grandes Muziques, donc,
    Admirables, s'il en fut onc,
    Avec des douceurs sans-pareilles,
    Charmrent toutes les oreilles,
    En commenant par un Motet
    Compoz par ledit Boisset,
    Par o, toute la Compagnie
    Admira son divin gnie,
    Trs-propre  faire de beaux Airs
    Pour de mlodieux Concerts.

Les dcorations de la _Toison d'or_ ne furent pas graves comme celles
d'_Andromde_, mais, au dire des contemporains, elles les surpassrent
encore en splendeur (voy. _le Thatre Franois_, par Chapuzeau, p.
52).

Le programme auquel Corneille a donn le nom de _Desseins_, a d tre
imprim avec une grande hte. Le privilge n'est que de quatre jours
antrieur  l'achev d'imprimer, bien que l'impression se fit  Rouen.
Les exemplaires purent arriver  temps  Paris pour tre distribus
aux spectateurs le jour de la premire reprsentation.

Les seuls exemplaires des _Desseins_ qui aient t cits jusqu'ici
sont ceux de la Bibliothque nationale (Y. 5969. A), et deux autres
exemplaires contenus dans des recueils de la Bibliothque de Pont de
Veyle (Catalogue de 1847, nos 1810 et 1813).

  76. DESSEINS DE LA TOISON D'OR, Tragedie. Represente par la
    Troupe Royale du Marais, chez Mr le Marquis de Sourdeac, en son
    chasteau du Neufbourg, pour reiouissance publique du Mariage du
    Roy et de la Paix auec l'Espagne, et ensuite sur le Theatre
    Royal du Marais. _A Paris, Chez Augustin Courb, au Palais, en
    la Galerie des Merciers,  la Palme._ M. DC. LXI [1661]. In-8.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 531. Il ne nous a pas
t possible d'en trouver un exemplaire.

  77. LA || TOISON D'OR, || Tragedie. || Represente par la Troupe
    Royale du || Marests, chez Mr le Marquis de Sour- || deac, en
    son Chasteau du Neufbourg, || pour rjoissance publique du
    Mariage || du Roy, & de la Paix auec l'Espagne, || & en suite
    sur le Theatre Royal du || Marests. || _Imprime  Roen, Et se
    vend || A Paris, || Chez || Augustin Courb, au Palais, en la
    || Gallerie des Merciers,  la Palme. || Et || Guillaume de
    Luyne, Libraire Iur, dans la mesme Gallerie, ||  la Iustice._
    || M. DC. LXI [1661]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff.,
    105 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prlim.: 1 f. blanc; 1 f. de titre; 3 ff. pour
l'_Argument_; 1 f. pour la liste des _Acteurs_.

Le privilge commence au verso de la page 105, et occupe le recto du
feuillet suivant. Il est accord  _A. Courb_, qui dclare y associer
_G. de Luyne_, et dat du 27 janvier 1661. Il y est dit que Courb
pourra faire imprimer, vendre et debiter en tous les lieux de
l'obessance de sa Majest, une Tragdie compose par le sieur P.
Corneille, intitule _la Conqute de la Toison d'Or, Avec les Desseins
de ladite Piece_, en telles marges et tels caracteres, en un ou
plusieurs volumes, et autant de fois qu'il voudra, durant dix ans
entiers,  compter du jour que ladite Tragedie sera acheve d'imprimer
pour la premiere fois. Cet achev d'imprimer est dat du 10 mai 1661.

C'est dans la premire scne du Prologue de cette tragdie qu'on
trouve ces vers bien connus:

      A vaincre tant de fois, mes forces s'affoiblissent:
    L'Etat est florissant, mais les Peuples gemissent;
    Leurs membres dcharns courbent sous mes hauts faits,
    Et la gloire du Trne accable les Sujets.

Campistron imita ce passage dans la seconde scne du second acte de
_Tiridate_:

      Je sais qu'en triomphant les Etats s'affoiblissent;
    Le Monarque est vainqueur, et les Peuples gmissent:
    Dans le rapide cours de ses vastes projets,
    La gloire dont il brille accable les Sujets;

mais au XVIIIe sicle, l'on avait encore moins de libert qu'au XVIIe;
les vers de Corneille, remanis par Campistron, furent jugs
sditieux; le pote dut les supprimer. (Voy. l'_loge de Campistron_,
dans les _OEuvres_ de d'Alembert, dit. Belin, t. IIe, p. 578.)

Vendu: 205 fr., mar. r. (_Thibaron-chaubard_), Huillard, 1870 (no
597).

  78. LA TOISON D'OR, Tragedie. Par P. Corneille. _A Paris, Au
    Palais. Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des Merciers
    sous la monte de la Cour des Aydes  la Justice. Estienne
    Loyson, au premier Pillier de la grand'Salle proche les
    Consultations au Nom de Jesus. Pierre Traboillet dans la
    Galerie des Prisonniers,  l'Image S. Hubert, &  la Fortune
    proche le Greffe des Eaux et Forets._ M.] DC. LXXXII [1682].
    Avec Privilege du Roy. in-12.

Cette dition doit compter 2 ff., 94 pp. et 1 f. Voy. ci-dessus, no
25.

  79. LA TOISON D'OR, Tragedie en Machines de M. de Corneille
    l'Aisn. _A Paris, chez V. Adam_, 1683, in-4.

Nous n'avons pu retrouver cette dition, dont les recueils de Pont de
Veyle vendus en 1847 contenaient deux exemplaires (nos 1809 et 1813 du
Catalogue), et dont un troisime exemplaire a t adjug  M. Techener
pour la modique somme de 2 francs, lors de la vente des livres de M.
Giraud, en 1855 (no 1646 du Catalogue). Nous savons seulement que
c'est un simple programme, prcd d'un prologue en vers par La
Chapelle. La pice avait t remise  la scne le 9 juillet 1683, avec
des dcorations nouvelles du sieur Durfort, qui avait dj excut
celles d'_Andromde_ l'anne prcdente. Voici en quels termes les
_Anecdotes dramatiques_ (Paris, veuve Duchesne, 1775, t. IIe, p. 233)
nous parlent de cette reprise:

A une reprise de cette pice, en 1683, la Chapelle y ajouta un
Prologue; et les Comdiens, pour lui marquer leur reconnoissance,
rsolurent, dans une assemble, de lui faire prsent de quinze louis
d'or, qu'ils lui envoyrent par un de leurs camarades. A la dixime
reprsentation de cette reprise, les Comdiens interrompirent le
Spectacle, tant informs que la Reine venoit de mourir; et ils firent
rendre l'argent  la porte.

Il serait trs-dsirable que le programme de 1683 pt tre retrouv.
Il contient sans nul doute des changements analogues  ceux que nous
avons signals ci-dessus (no 59) dans le programme d'_Andromde_ de
1682.


XXV

  80. SERTORIVS, || Tragedie. || _Imprime  Roen, Et se vend || A
    Paris, || Chez || Augustin Courb, au Palais, en la || Galerie
    des Merciers,  la Palme. || Et || Guillaume de Luyne, Libraire
    Iu- || r, au Palais, en la Galerie des || Merciers,  la
    Iustice._ || M. DC. LXII [1662]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-12 de 6 ff. et 95 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 4 ff. pour l'avis _Au
Lecteur_; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et la liste des
_Acteurs_.

Le privilge, dat du 16 mai 1662, permet  _Guillaume de Luyne_ de
faire imprimer deux Pieces de Theatre, composes par les Srs
Corneille, intitules _Sertorius_ et _Maximian_, pendant sept annes.
On lit  la fin: _Acheu d'imprimer le huitime iour de Iuillet 1662.
 Roen, par L. Maurry_.

Aprs _OEdipe_ et _la Toison d'or_, qui inaugurrent la seconde partie
de sa carrire dramatique, Corneille revint  l'histoire romaine. Il
tira de Plutarque le bel pisode de _Sertorius_, qu'il enrichit de
dtails de son invention. Il se mit au travail dans les derniers mois
de l'anne 1661. A la date du 3 novembre de cette anne, Corneille,
crivant  l'abb de Pure, s'excuse de ne lui avoir pas encore donn
son avis sur une tragdie dont il n'avait reu que deux actes, et il
ajoute: C'est ce qui a differ ma responce, et la priere que j'ay 
vous faire de ne vous contenter pas du bruit que les Comediens font de
mes deux Actes, mais d'en juger vous mesme et m'en mander vostre
sentiment tandis qu'il y a encor lieu  la correction. J'ay pri Melle
Des OEilletz, qui en est saisie, de vous les montrer quand vous
voudrez, et cependant je veux bien vous prevenir un peu en ma faveur,
et vous dire que si le reste suit du mesme air, je ne croy pas avoir
rien escrit de mieux. Mes deux Hroines ont le mesme caractere de
vouloir espouser par ambition un homme pour qui elles n'ont aucun
amour, et le dire  luy-mesme et toutefois je croy que cette
ressemblance se trouvera si diversifie par la maniere de l'exprimer
que beaucoup ne s'en apercevront pas.

La reprsentation de _Sertorius_ eut lieu vers la fin de fvrier 1662.
Loret en parle longuement dans sa lettre du 4 mars de cette anne:

      Depuis huit jours, les beaux Esprits
    Ne s'entretiennent dans Paris,
    Que de la dernire merveille
    Qu'a produite le grand Corneille,
    Qui, selon le commun rcit,
    A plus de beautez que son _Cid_,
    A plus de forces et de graces
    Que _Pompe_, et que les _Horaces_,
    A plus de charmes que n'en a
    Son inimitable _Cinna_,
    Que l'_[Oe]dipe_, ny _Rodogune_,
    Dont la gloire est si peu commune,
    Ny, mesmement, qu'_Hraclius_;
    Savoir le Grand _Sertorius_,
    Qu'au Marest du Temple l'on joe,
    Sujet que tout le monde avoe
    Etre divinement trait,
    Nonobstant la strilit;
    Et c'est en un semblable Ouvrage,
    Ce qu'on admire davantage.
    On ne voit, en cette action,
    Tendresse, amour, ny passion,
    Ny d'extr' ordinaire spectacle,
    Et passe, pourtant, pour miracle.
      Certes, ct illustre Normand
    Qui n'crit rien que de charmant,
    De merveilleux et d'nergique,
    Passe, en qualit de Tragique,
    Les Potes les plus hardis
    Du temps przent, et de jadis:
    Il fait mieux, dit-on, qu'Euripide,
    Bveur de l'Onde Aganipide,
    Mieux que Snque le Romain,
    Priz de tout le Genre Humain,
    Et, bref, mieux que dfunt Sophocle,
    Qui n'a de rime qu'Empdocle,
    Mais dont les Esprits mieux sensez
    Dizent encor du bien assez
    Depuis deux mille ans que cet Homme
    Est mort, bien loin, par-del Rome.
      Les Comdiens du Marest
    Poussez de leur propre intrest,
    Et qui dans des chozes pareilles,
    Ne font leur mtier qu' merveilles,
    S'forcent  si bien joer,
    Qu'on ne peut les en trop loer:
    Et, pour ne pas parotre chiches,
    On leur voit des habits si riches,
    Si brillans de loin et de prs,
    Et, pour le sujet, faits exprs,
    Que chaque Spectateur proteste
    Qu'on ne peut rien voir de plus leste.

Les deux textes que nous venons de citer prsentent une difficult
d'interprtation assez srieuse: Les comdiens dont Corneille parle
dans sa lettre sont, suivant toute apparence, dit M. Marty-Laveaux,
ceux de l'htel de Bourgogne, puisque c'est  cette troupe
qu'appartenait Mlle des OEillets; et pourtant, d'aprs le tmoignage
de Loret, c'est au thtre du Marais que l'ouvrage a t reprsent
pour la premire fois. On pourrait,  la vrit, chercher  expliquer
cette contradiction en supposant que Mlle des OEillets a fait, pendant
quelque temps, partie du thtre du Marais, ou que Corneille a retir
sa pice  la troupe qui devait d'abord la jouer, pour la faire
reprsenter  l'htel de Bourgogne; mais un passage d'une autre lettre
de notre pote  l'abb de Pure, date du 25 avril, et par consquent
postrieure de deux mois  la reprsentation de _Sertorius_, ne permet
pas d'adopter une telle supposition. En effet, Corneille, expliquant
pourquoi il ne pourra de sitt donner une pice aux comdiens du
Marais, s'exprime ainsi: Outre que je seray bien aise d'avoir mon
tour  l'Hostel.... et que je ne puis manquer d'amiti  la Reine
Viriate  qui j'ay tant d'obligation, le demenagement que je prpare
pour me transporter  Paris me donne tant d'affaires que je ne say si
j'auray assez de libert d'esprit pour mettre quelque chose cette
anne sur le Thatre. Certes, ce passage prouve bien que _Sertorius_
avait t jou  l'htel de Bourgogne, et il semble indiquer que cette
reine Viriate, envers qui Corneille se reconnat si oblig, n'est
autre que Mlle des OEillets. Comment concilier le tmoignage de notre
auteur avec celui de Loret?

Le savant diteur de Corneille dclare avoir cherch en vain une
conciliation; mais, en pareil cas, les hypothses sont permises, et
l'on peut, croyons-nous, proposer au moins une explication plausible
du problme. Corneille dit bien, le 3 novembre 1661, que _Mlle des
OEillets_ est saisie des deux premiers actes de _Sertorius_, mais
rien ne prouve qu'elle ait effectivement jou ce rle. Peut-tre ne se
sera-t-elle pas crue assez jeune pour le remplir (elle tait ne en
1621). Il nous parat probable que le rle de Viriate aura t jou
par _Mlle Marotte_, dont Corneille parle au dbut de sa lettre du 25
avril 1662: L'estime et l'amiti que j'ay depuis quelque temps pour
Melle Marotte me fait vous avoir une obligation tres singuliere de la
joye que vous m'avez donne en m'apprenant son succes et les
merveilles de son debut. Je l'avois veue icy representer _Amalasonte_,
et en avois conceu une assez haute opinion pour en dire beaucoup de
bien  Mr. de Guise, quand il fut question, vers la My-caresme, de la
faire entrer au Marais. Si l'on admet cette interprtation, qui nous
semble naturelle, les raisons allgues par Corneille pour ne pas
donner de pice nouvelle peuvent s'entendre dans ce sens qu'il serait
bien aise de faire jouer quelque ouvrage  l'Htel de Bourgogne, mais
qu'il craint de manquer  l'amiti qu'il a pour _Mlle Marotte_, en
confiant un rle  une artiste de la troupe rivale. La fin de la
lettre est assez obscure, mais elle concorde avec notre explication
plutt qu'elle ne la contredit: Ainsy, si ces Mrs les secourent ainsy
que moy, il n'y a pas d'apparence que le Marais se restablisse, et
quand la machine (_la Toison d'or_), qui est aux abois, sera tout 
fait defunte, je trouve que ce Theatre ne sera pas en trop bonne
posture. Je ne renonce pas aux Acteurs qui le soustiennent, mais aussi
je ne veux point tourner le dos tout  fait  Mrs de l'Hostel dont je
n'ay aucun lieu de me plaindre et o il n'y a rien  craindre quand
une piece est bonne. Que signifie ce passage, sinon que le thtre du
Marais, infrieur  l'Htel de Bourgogne pour la tragdie, a besoin
pour se soutenir des pices  grand spectacle? Si Corneille avait fait
reprsenter _Sertorius_ par les comdiens de l'Htel, dirait-il qu'il
ne veut point leur tourner le dos _tout  fait_?

Du reste, _Sertorius_ ne tarda pas  tre jou par les troupes
rivales. Le registre de Lagrange nous fournit  ce sujet des
indications curieuses qui prouvent que la tragdie, dont le succs fut
trs-grand, fut joue par la troupe de Molire avant d'avoir t
imprime. L'impression n'en fut acheve que le 8 juillet 1662, et la
troupe de Molire la reprsenta, pour la premire fois, le vendredi 23
juin 1662. Elle en donna trois autres reprsentations en 1662, neuf en
1663, trois en 1664, et vingt autres reprsentations de 1665  1670,
soit, en tout, trente-neuf. Nous comprenons dans ces chiffres une
reprsentation donne, en 1664,  Villers-Coterets, chez Monsieur, o
les comdiens sjournrent du 20 au 27 septembre.

A l'poque de la mort de Corneille, le Manuscrit du Dauphin nous
fournit la distribution suivante:

               DAMOISELLES.

    Aristie:   _Chanmesl_
    Viriate:   _le Comte_
    Thamire:   _Raisin_.

               HOMMES.

    Sertorius: _Chanmesl_
    Perpenna:  _Dauvilliers_
    Aufide:    _le Comte_
    Pompe:    _Baron_
    Celsus:    _Beauval_
    Arcas:     _Hubert_, ou _Raisin_.

Au XVIIIe sicle, plusieurs acteurs se distingurent dans _Sertorius_.
_Grandval_ remplit avec un grand succs le rle du gnral romain
(1758); celui de Viriate fut jou avec clat par _Mlle Clairon_ et
_Mme Vestris_.

La Comdie-Franaise a donn 107 reprsentations de _Sertorius_, de
1680  1814, savoir: sous Louis XIV:  la ville, 46;  la cour,
11;--sous Louis XV:  la ville, 24;  la cour, 1,--sous Louis XVI: 
la ville, 7;  la cour, 4;--sous le Directoire, le Consulat et
l'Empire:  la ville, 13;  la cour, 1. La pice n'a pas t reprise
depuis lors.

Vendu: 120 fr., vl., Huillard, 1870 (no 596); 102 fr., vl., et 155
fr., mar. r. (_Chambolle-Duru_), Potier, 1870 (nos 1233 et 1234).

  81. SERTORIVS, || Tragedie. || _Imprim  Roen, Et se vend || A
    Paris, || Chez || Augustin Courb, au Palais, en la || Gallerie
    des Merciers,  la Palme. || Et || Guillaume de Luyne, Libraire
    || Iur, au Palais, en la Gallerie des || Merciers,  la
    Iustice._ || M. DC. LXII. [1662]. Auec Priuilege du Roy. In-12
    de 6 ff., 82 pp. et 1 f. blanc.

Collation des feuillets prlim.: titre; 4 ff. pour l'avis _Au
Lecteur_; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et les _Acteurs_.

L'extrait du privilge est le mme que dans l'dition prcdente. On
lit  la fin: _Acheu d'imprimer le huitime Iuillet 1662. A Rouen par
L. Maurry._

Cette dition n'a jamais t distingue de la prcdente par les
bibliographes de Corneille.


XXVI

  82. SOPHONISBE, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _Imprime 
    Roen, Et se vend || A Paris, || Chez Guillaume de Luyne,
    Libraire Iur, au || Palais, en la Gallerie des Merciers, || 
    la Iustice_; [ou _Chez Thomas Iolly, au Palais, dans la petite
    || Salle, aux Armes de Hollande, || &  la Palme_; ou _Chez
    Loys Billaine, au second Pilier de la grand'Sale du Palais, 
    la Palme & au grand Csar._ || M. DC. LXIII [1663]. || Auec
    Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff. et 76 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 4 ff. pour l'avis _Au
Lecteur_; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_ et les noms des
_Acteurs_.

Le privilge, en date du 4 mars 1663, donne  _G. de Luyne_ le droit
exclusif, pendant cinq ans, de publier deux pices de thtre des
sieurs Corneille intitules: _La Sophonisbe_ et _Perse et Demetrius_.
De Luyne dclare associer  son droit _Th. Jolly_ et _L. Billaine_. On
lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la premiere fois le 10. Auril
1663. A Roen, Par L. Maurry._

L'histoire de _Sophonisbe_, reine de Numidie, que Tite-Live, Polybe et
Appien ont raconte, est un des sujets qui ont le plus souvent inspir
les potes dramatiques modernes. Le premier auteur qui la mit au
thtre fut le Trissin. Il fit reprsenter sa tragdie  Vicence vers
1510. Cette pice eut un grand succs, attest par les nombreuses
ditions que les libraires italiens en publirent pendant tout le
cours du XVIe sicle (_Sophonisba, tragedia_; in Roma, Lodovico degli
Arrighi et Lautitio Perugino, 1524, pet. in-4;--in Roma, per Lodovico
Vicentini [degli Arrighi], 1524, pet. in-4, seconde dition, avec deux
lettres grecques sur le titre;--in Vicenza, per Tolomeo Janiculo,
1529, in-4;--_Di M. Giovangiorgio Trissino la Sophonisba, li Retratti,
Epistola, Oracion al serenissimo Principe di Vinegia_; in Vinegia, per
Ieronimo Pentio da Lecho, a instantia de Nicolo Garanta, 1530, pet.
in-8;--[in Vinegia], per Al. Pag. Benacense, s. d., in-8;--_La
Sofonisba, tragedia del S. Giorgio Trissino Vicentino_; in Vinegia,
per Bernardo de' Bindoni, 1549, in-8;--in Vinegia, per Gabriele
Giolito et Fratelli, 1553, 1562, 1585 et 1586, in-12;--in Vinegia, per
Francesco Lorenzini, 1560, in-8;--in Genova, per Antonio Bellone,
1572, in-8;--in Vinegia, per Altobello Salicato, 1582, pet. in-12;--in
Vicenza, per Perin Libraro, e Giorgio Greco Compagni, 1585, in-12;--in
Venetia, per Michele Bonibelli, 1595, in-12, etc.). Un autre auteur
italien, Galeotto Caretto, publia en 1546 une seconde _Sophonisbe_ qui
ne fit pas oublier celle du Trissin (_La Sophonisba, Tragedia del
magnifico Cavaliere et Poeta Messer Galeotto Carretto_; in Vinegia,
appresso Gabriel Giolito de' Ferrari, 1546, in-8). La premire
_Sophonisbe_ fut traduite en prose franaise par Mellin de
Saint-Gelais, et reprsente  Blois, devant le roi, en 1559. Gilles
Corrozet en publia deux ditions anonymes sous ce titre singulier:
_Sophonisba, Tragedie tres excellente, tant pour l'argument que pour
le poly langage et graves sentences dont elle est orne; reprsente
et prononce devant le Roy en sa ville de Bloys_;  Paris, chez
Philippe Danfrie et Richard Breton, 1559, in-8;-- Paris, chez Richard
Breton, 1560, in-8. Un peu plus tard, Claude Mermet en fit une
nouvelle traduction en vers (_La Tragedie de Sophonisbe Reyne de
Numidie, o se verra le desastre qui luy est advenu, pour avoir est
promise  un mary, et espouse par un autre; et comme elle a mieux
aim eslire la mort, que de se voir entre les mains de ses ennemis_; 
Lyon, chez Lonard Odet, 1584, in-8). Corneille n'a pas connu les deux
traductions que nous venons de mentionner, ou du moins il n'en a pas
fait usage; il ne parat pas non plus s'tre servi de la _Mort
courageuse de Sophonisba, par le Sieur de Reboul_ (Lyon, Jacques
Roussin, 1597, in-12), tandis qu'il a eu entre les mains les deux
imitations suivantes: _Sophonisba, Tragedie, par Anthoine de
Montchrestien, sieur de Vasteville_;  Caen, chez la veufve de Jacques
le Bas, 1596, in-8 (reproduite sous le titre de: _la Carthaginoise, ou
la Libert_, dans les _Tragdies_ du mme auteur;  Rouen, chez Jean
le Petit [1601], pet. in-8;-- Rouen, chez Jean Osmond, 1604, pet.
in-12;-- Niort, chez Porteau, 1606, pet. in-12;-- Rouen, chez
Martin de la Motte, 1627, pet. in-8); _La Sophonisbe, Tragedie, par le
Sieur du Mont-Sacr (Nicolas de Montreux), gentil-homme du Maine_; 
Rouen, chez Raphal du Petit-Val, 1601, pet. in-12.

La tragdie de Mairet est la premire pice franaise sur ce sujet qui
eut un mrite srieux et dont le succs fut durable. Elle fut
reprsente,  ce que l'on croit, en 1629, et imprime quelques annes
aprs: _La Sophonisbe, Tragi-Comedie, dedie  M. le Garde des
Sceaux_;  Paris, chez Pierre Rocolet, 1635, in-4. Dans cette pice,
antrieure non-seulement au _Cid_, mais  _Mlite_ et  _Clitandre_,
Mairet introduisit la rgle de vingt-quatre heures, qui n'avait jamais
t observe auparavant. La vogue de _Sophonisbe_, qui fit croire 
Mairet qu'il pourrait jouer un rle parmi les adversaires du _Cid_, se
prolongea longtemps aprs le succs des chefs-d'oeuvre de Corneille;
aussi se produisit-il dans le public un sentiment de vive curiosit
quand on apprit que Corneille se proposait de traiter le mme sujet.
Cette concurrence inattendue jeta Mairet dans un violent chagrin; on
prtend mme qu'il en fit une maladie. Corneille, qui s'tait depuis
longtemps rconcili avec son ancien ennemi, ne manqua pas de
protester de ses bonnes intentions; il exagra mme l'loge de son
devancier: Depuis trente ans que Monsieur Mairet a fait admirer sa
_Sophonisbe_ sur nostre Thatre, dit-il dans la prface de sa
tragdie, elle y dure encore, et il ne faut point de marque plus
convaincante de son mrite, que cette dure, qu'on peut nommer une
bauche, ou pltost des arrhes de l'immortalit, qu'elle asseure  son
illustre Autheur. Et certainement il faut avoer qu'elle a des
endroits inimitables, et qu'il seroit dangereux de retaster aprs luy.
Le dmesl de Scipion avec Massinisse, et les desespoirs de ce Prince
sont de ce nombre: il est impossible de penser rien de plus juste, et
tres-difficile de l'exprimer plus heureusement. L'un et l'autre sont
de son invention, je n'y pouvois toucher sans luy faire un larcin, et
si j'avois t d'humeur  me le permettre, le peu d'esprance de
l'galer me l'auroit dfendu. J'ay creu plus  propos de respecter sa
gloire et mnager la mienne, par une scrupuleuse exactitude 
m'carter de sa route, pour ne laisser aucun lieu de dire, ny que je
sois demeur au dessous de luy, ni que j'aye pretendu m'lever au
dessus, puisqu'on ne peut faire aucune comparaison entre des choses,
o l'on ne voit aucune concurrence. Corneille proteste donc qu'il a
simplement voulu faire autrement, sans ambition de faire mieux; il
cite, pour se justifier, nombre de sujets qui ont t successivement
traits par divers auteurs, tels que ceux de _Marianne_, de _Panthe_,
de _Clopatre_, etc.

La nouvelle _Sophonisbe_ fut reprsente  l'Htel de Bourgogne en
janvier 1663. Malgr l'aigreur des critiques que l'abb d'Aubignac
dirigea contre Corneille, le succs parat avoir rpondu  l'attente
du pote. Loret le constate avec complaisance dans sa lettre du 20
janvier 1663:

      Quitons cette importante Afaire,
    Que le temps nous rendra plus claire;
    Et parlons d'un clbre Autheur
    Dont je suis grand admirateur.
      Cette Pice de consquence,
    Qu'avec une extrme impatience
    On atendoit de jour en jour,
    Dans tout Paris et dans la Cour,
    Pice qui peut tre apelle
    _Sophonisbe_, renouvele
    Maintenant se joe  l'Htel          de Bourgogne.
    Avec applaudissement tel,
    Et si grand concours de personnes,
    De hautes Dames, de Mignonnes,
    D'esprits beaux en perfection,
    Et de Gens de condition,
    Que, de longtemps, Pice nouvelle
    Ne receut tant d'loges qu'elle.
      Je ne m'embarasseray point
    A dduire, de point en point,
    Ses plus importantes matieres,
    Ny ses plus brillantes lumieres:
    Pour dignement les concevoir
    Il faut les oir et les voir;
    Je veux, pourtant, dans ntre Histoire,
    Prouver son mrite et sa gloire
    Par un invincible argument,
    Car en dizant, tant seulement,
    Que cette Pice nompareille
    Est l'Ouvrage du grand Corneille,
    C'est pousser sa louange  bout,
    Et qui dit Corneille, dit tout.

Le succs dont nous entretient Loret fut de courte dure. Les
adversaires de Corneille,  la tte desquels s'tait plac l'abb
d'Aubignac, rabaissrent sa _Sophonisbe_ en exaltant celle de Mairet.
Ces critiques, dont nous parlerons dans notre chapitre XIXe, furent
rfutes par divers auteurs. Saint-Evremond, notamment, mit en relief,
dans sa _Dissertation sur l'Alexandre de Racine_, les cts de la
pice qui avaient dplu au public. Les beaux esprits de la cour
reprochaient  Corneille ce qui tait son principal mrite:
l'exactitude des moeurs et des caractres; ils savaient gr au
contraire  Mairet de n'tre sorti de son sicle que pour emprunter
quelques noms  l'antiquit.

Le pote fut trs-sensible aux loges de Saint-Evremond et lui crivit
une lettre de remerciment qui nous a t conserve: Me voulez-vous
bien permettre d'ajoter ici, disait Corneille en terminant, que vous
m'avez pris par mon foible, et que ma _Sophonisbe_, pour qui vous
montrez tant de tendresse, a la meilleure part de la mienne? Que vous
flattez agrablement mes sentimens, quand vous confirmez ce que j'ai
avanc touchant la part que l'Amour doit avoir dans les belles
Tragdies, et la fidlit avec laquelle nous devons conserver  ces
vieux Illustres les caracteres de leur temps, de leur Nation et de
leur humeur! (_OEuvres diverses de Corneille_; Paris, 1738, in-12,
pp. 221 sq.; Marty-Laveaux, t. Xe, p. 498.)

Un auteur qui, aprs avoir attaqu _Sophonisbe_, en devint le plus
ardent dfenseur, Donneau de Vis, nous fournit, dans sa premire
critique (_Nouvelles nouvelles_;  Paris, chez Gabriel Quinet, 1663,
in-12, 3e partie), des dtails prcis sur les acteurs qui remplirent
les principaux rles de la pice. _Montfleury_ joua Syphax;
_Floridor_, Massinisse; _La Fleur_, Llius; _Mlle des OEillets_,
Sophonisbe, et _Mlle Beauchteau_, Eryxe.

Le Registre de Lagrange ne mentionne aucune reprsentation de
_Sophonisbe_ par la troupe de Molire. Les registres du
Thtre-Franais n'en citent que deux reprsentations entre 1680 et
1700. Il ne serait mme pas impossible qu'il ne s'agt ici de la
tragdie de Mairet.

Le sujet de _Sophonisbe_ a t trait deux fois au XVIIIe sicle, par
Lagrange-Chancel et par Voltaire. La pice de Lagrange-Chancel fut
joue quatre fois au mois de novembre 1716, mais elle n'a pas t
imprime; celle de Voltaire, reprsente en 1764, a t publie sous
un nom suppos.

Cette dernire pice est entirement tire de Mairet, dont Voltaire
n'a voulu que rajeunir et que relever le style. Le succs en a t
mdiocre.

Vendu: 60 fr., mar. r. anc., Chdeau, 1865 (no 703).

  83. SOPHONISBE, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _A Paris, ||
    Chez Guillaume de Luyne, Libraire || Iur, au Palais, dans la
    Salle des Merciers, ||  la Iustice_; [ou _Chez Thomas Iolly,
    au Palais, dans la petite Salle, aux Armes de Hollande &  la
    Palme_; ou _Chez Louys Billaine, au second Pilier de la grand'
    Sale du Palais,  la Palme & au grand Csar._] || M. DC. LXIII.
    [1663]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff., 80 pp., et 1
    f. pour l'_Extrait du Privilge_.

Collation des feuillets prlim.: titre; 9 pp. pour l'avis _Au
Lecteur_; 1 p. pour les _Acteurs_.

Cette dition, dont M. Piot possde un exemplaire, a t probablement
imprime  Paris. L'extrait du privilge est le mme que celui dont
nous avons parl ci-dessus (no 80) et contient les mmes mentions. La
justification est, pour les feuillets prliminaires, de 119 mm. sur
63, et, pour le corps du texte, de 117 mm. sur 64.


XXVII

  84. OTON || Tragedie. || Par P. Corneille. || _A Paris, || Chez
    Guillaume de Luyne, Libraire-Iur, || au Palais dans la Sale_
    [sic] _des Merciers ||  la Iustice_; [ou _Chez Thomas Iolly,
    au Palais dans la || petite Sale des Merciers  la Palme & aux
    || Armes d'Hollande_; ou _Chez Loys Billaine, au second
    Pillier || de la grand Sale du Palais,  la Palme || & au grand
    Cesar_]. || M. DC. LXV [1665]. || Auec Privilege du Roy. In-12
    de 2 ff., 78 pp. et 1 f.

  84 _bis_. OTHON || Tragedie. || Par P. Corneille. || _A Paris, ||
    Chez Guillaume de Luyne, Libraire Iur, au || Palais, en la
    Gallerie des Merciers,  la Iustice_; [ou _Chez Thomas Iolly,
    au Palais dans la || petite Sale_ [sic] _des Merciers,  la
    Palme & aux || Armes d'Hollande_; ou _Chez Loys Billaine, au
    second Pillier || de la grand Sale du Palais,  la Palme || &
    au grand Cesar_]. || M. DC. LXV [1665]. || Auec Priuilege du
    Roy. In-12 de 2 ff., 78 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prlim.: titre; 1 f. pour l'avis _Au Lecteur_
et les _Acteurs_.

Le privilge, dont un extrait occupe le dernier feuillet, est dat du
dernier d'octobre 1664; il est accord pour sept ans _ Guillaume de
Luyne_, qui dclare y associer _Thomas Jolly_ et _Louis Billaine_.

L'achev d'imprimer est du 3 fvrier 1665.

Les deux titres que nous avons reproduits appartiennent  une seule et
mme dition. Les titres, qui portent la faute d'impression, _Oton_
pour _Othon_, sont certainement antrieurs aux autres et doivent tre
plus rares. Nous en avons cependant trouv dans plusieurs exemplaires:
 l'Institut,  la bibliothque Cousin, etc.

Si mes amis ne me trompent, cette Pice gale ou passe la meilleure
des miennes, dit Corneille dans la prface qu'il a place en tte de
la tragdie d'_Othon_. Quantit de suffrages illustres et solides se
sont dclarez pour elle, et si j'ose y meler le mien, je vous diray
que vous y trouverez quelque justesse dans la conduite, et un peu de
bon sens dans le raisonnement. Quant aux Vers, on n'en a pas vu de
moy que j'aye travaillez avec plus de soin.

Nous savons en effet qu'_Othon_ est une des pices qui cotrent au
pote le plus de peine; on assure qu'il en refit trois fois le
cinquime acte, et que cet acte lui cota douze cents vers.
(_Histoire du Thatre Franois_, tome IXe, p. 322, note _a_; notes
manuscrites de Tralage  la Bibliothque de l'Arsenal, cites par M.
Taschereau: _OEuvres de Corneille_, t. Ier, p. XXVI, et par M.
Marty-Laveaux, t. VIe, p. 567.) Le sujet de la pice est tir des
Histoires de Tacite, mais Corneille a mis galement  contribution
Plutarque et Sutone dans leurs Vies de Galba et d'Othon.

M. Marty-Laveaux suppose que Corneille s'est inspir d'une pice
italienne reprsente en 1652. D'aprs le savant diteur, cette pice
serait de Ghirardelli, auteur de la _Mort de Crispe_, cite par
Corneille dans son _Discours de la Tragdie_; mais ce renseignement,
emprunt  la _Biographie universelle_, parat inexact. La seconde
dition de la _Drammaturgia_ d'Allacci (Venezia, 1755, in-4o)
mentionne une tragdie d'_Othon_ imprime avant la pice franaise
(_Ottone, tragedia_; in Bologna, per Giacomo Monti, 1652, in-4o), mais
elle l'attribue  Louis Manzoni, de Bologne, et non  Ghirardelli.
D'ailleurs, si la notice donne par la _Biographie universelle_ est
exacte, l'_Ottone_ de Ghirardelli n'aurait jamais t imprim, en
sorte qu'il et t bien difficile  Corneille de s'en inspirer. Nous
croyons donc que notre pote n'a pas puis  d'autres sources que
celles qu'il indique avec sa bonne foi ordinaire. C'est l'exacte
peinture de la politique romaine qui fait l'intrt de sa pice, et ce
sont ces mrites historiques qui lui ont valu un accueil bien plus
favorable de la part des critiques modernes que de la part des
critiques du XVIIe sicle.

_Othon_ fut jou pour la premire fois  Fontainebleau, le 3 aot
1664, ainsi que le rapporte Loret dans sa lettre du 2 aot:

    Ce qu'illec je sceus davantage,
    C'est qu'_Othon_, exclent Ouvrage,
    Que Corneille, plein d'un beau feu,
    A produit au jour depuis peu,
    De sa plume docte et dore,
    Devoit, la suivante soire,
    Ravir et charmer  son tour
    Le Lgat et toute la Cour:              [Le lgat Chigi]
    Je l'appris de son Autheur mesme;
    Et j's un dplaizir extresme
    Qui me fit bien des fois pester
    De ne pouvoir encor rester
    Pour voir, dudit Sieur de Corneille,
    La frache et dernire Merveille,
    Que je verray s'il plat  Dieu,
    Quelque-jour en quelque autre lieu.

Dans la lettre du 8 novembre 1664, nous trouvons le compte rendu de la
premire reprsentation d'_Othon_  Paris:

    Il faut icy, donc, que j'avoe
    Qu' l'Htel de Bourgogne on joe,
    Depuis un jour ou deux, dit-on,
    Un sujet que l'on nomme _Othon_,
    Sujet Romain, sujet sublime,
    Et digne d'ternelle estime.
    Jamais de plus hauts sentimens,
    Ny de plus rares ornemens,
    Pice ne fut si bien pourve.
    Je ne l'ay point encore ve,
    Et je ne suy que le raport
    Que m'en fit hier maint Esprit fort,
    Qui dit qu'elle est incomparable,
    Et que sa conduite admirable,
    Dans Fontainebleau, l'autre-jour,
    Charma tous les Grands de la Cour.
    Mais d'o luy nat cet avantage?
    Et d'o vient que de ct Ouvrage
    Tout le monde est admirateur?
    C'est que Corneille en est Autheur,
    Ct inimitable Gnie;
    Et que l'illustre Compagnie,
    Ou Troupe Royale, autrement,
    Qui la rcite exclemment,
    Luy donne toute l'ficace,
    Tout l'clat et toute la grace
    Qu'on doit prtendre, en bonne foy,
    Des grands Comdiens du Roy.

Ainsi, Loret n'a vu lui-mme aucune des deux reprsentations, et il ne
juge la nouvelle tragdie que d'aprs ce que lui ont dit l'auteur et
certain esprit fort de sa connaissance. Le public a-t-il apprci
_Othon_ comme l'a fait le chroniqueur de cour? c'est ce qu'il est
difficile de savoir.

Boileau, dit le _Bolana_ (1742, in-12, pp. 132 et 134) n'toit point
du tout content de la tragdie d'_Othon_ qui se passoit tout en
raisonnement, et o il n'y avoit point d'action tragique; mais cette
opinion ne fut pas gnrale. S'il faut en croire les _Anecdotes
dramatiques_, le marchal de Gramont aurait dit,  l'occasion
d'_Othon_, que Corneille devrait tre le Brviaire des Rois et M. de
Louvois, qu'il faudroit, pour juger cette pice, un parterre compos
de ministres d'tat. Ce qui est certain, c'est qu'_Othon_ resta au
rpertoire. Voici, d'aprs le Manuscrit du Dauphin, comment il tait
interprt  l'poque de la mort de Corneille:

              DAMOISELLES.

    Camille:  _le Comte_.
    Plautine: _Chanmesl_.
    Albiane:  _Raisin_.
    Flavie:   _Poisson_.

              HOMMES.

    Othon:    _Baron_.
    Vinius:   _La Tuillerie_.
    Martian:  _Dauvilliers_.
    Lacus:    _le Comte_, ou _Dauvilliers_.
    Galba:    _Chanmesl_.
    Albin:    _de Villiers_.

Les registres du Thtre-Franais dpouills par M. Despois indiquent,
de 1680  1700, 29 reprsentations  la ville et 6  la Cour. _Othon_
fut jou une fois encore avant 1715; il n'a pas t repris depuis
lors.

Vendu: 53 fr., vl., Chdeau, 1865 (no 704).


XXVIII

  85. AGESILAS, || Tragedie. || En Vers libres rimez. || Par P.
    Corneille. || _A Roen, Et se vend ||  Paris, || Chez Thomas
    Iolly, au Palais dans la petite Salle des Merciers  la Palme &
    aux Armes d'Hollande_; [ou _Chez Guillaume de Luyne, Libraire
    || Iur, au Palais, en la Gallerie des || Merciers,  la
    Iustice_; ou _Chez Lois Billaine, au Palais, || au second
    Pilier de la grand'Salle,  la Palme, & au grand Cesar_]. || M.
    DC. LXVI [1666]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 2 ff., 88
    pp. et 2 ff., dont le dernier est blanc.

Collation des feuillets prlim.: titre avec un fleuron qui reprsente
une corbeille de fleurs et de fruits; 1 f. pour l'avis _Au Lecteur_ et
la liste des _Acteurs_.

L'extrait du privilge occupe le premier des 2 ff. non chiffrs de la
fin. Il est accord au sieur P. Corneille pour sept annes, et le
pote dclare avoir cd ses droits  _Thomas Jolly_, _Guillaume de
Luyne et Louis Billaine_. Les frais de l'impression avaient t
supports par Corneille; le fait est mentionn formellement aprs le
privilge. L'achev d'imprimer, plac au verso du privilge, est ainsi
conu: _Acheue d'imprimer le 3. iour d'Avril 1666. par L. Maurry_.

Il existe des exemplaires de cette dition avec la date de 1667 et de
1668 (Bibliothque Cousin). La ncessit o les libraires se virent
de la rajeunir ainsi aux yeux du public suffirait pour prouver qu'elle
n'tait pas d'une vente facile.

En mettant sur le thtre l'histoire du roi de Sparte Agsilas,
Corneille crut pouvoir renouveler le succs de ses premires
tragdies, grce  une innovation qui dut paratre hardie. Il
abandonna l'alexandrin uniforme, et n'employa que les vers libres
mls. La manire dont je l'ay traite, dit-il dans son avis _Au
Lecteur_, n'a point d'xemple parmy nos Franois, ny dans ces prcieux
restes de l'antiquit qui sont venus jusqu' nous, et c'est ce qui me
l'a fait choisir. L'espoir du pote fut malheureusement du; le
public ne prit aucun got  la nouveaut. L'pigramme de Boileau est
trop connue pour que nous la reproduisions ici; ce bon mot de deux
rimes orn exprimait sans doute le sentiment du parterre. Robinet,
dans sa _Lettre en vers  Madame_, du 6 mars 1666, fit pourtant
l'loge d'_Agsilas_. Aprs avoir rappel que la mort de la reine Anne
d'Autriche empchait les mascarades du carnaval, il continuait en ces
termes:

    Mais vous avez pour supplement
    Le noble divertissement
    Que vous donnent les doctes veilles
    De l'aisn des braves Corneilles:
    Son charmant _Agesilas_,
    O sa Veine coule d'un flus
    Qui fait admirer  son age
    Ce grand et rare personnage.

La premire reprsentation avait d avoir lieu  l'htel de Bourgogne,
dans le cours du mois prcdent, c'est--dire en fvrier. Le deuil de
la cour hta l'abandon d'_Agsilas_, qui n'a jamais t repris depuis.
Nous ne possdons, ni sur les reprsentations, ni sur la pice
elle-mme, aucune critique contemporaine; Corneille, qui souvent nous
fournit dans ses prfaces des renseignements  ce sujet, n'en donne
aucun dans l'avis _Au Lecteur_ que nous avons dj cit.

Vendu: 37 fr., v. br., exempl. raccommod, Chdeau, 1865 (no 705);--50
fr., v. f. (_Simier_), Huillard, 1870 (no 598);--155 fr., mar. r.
(_Chambolle-Duru_), Potier, 1870 (no 1235).


XXIX

  86. ATTILA || ROY || DES HVNS, || Tragedie. || Par T. [ou P.]
    Corneille. || _A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire
    Iur, || au Palais, dans la Salle des Merciers, sous || la
    monte de la Cour des Aydes, ||  la Iustice_; [ou _Chez Thomas
    Iolly, au Palais, || dans la Salle des Merciers,  la Palme, ||
    & aux Armes de Hollande_; ou _Chez Lois Billaine, au Palais,
    au second pillier de la grand'Salle,  la Palme, & au grand
    Cesar_]. || M. DC. LXVIII [1668]. || Avec Privilege du Roy.
    In-12 de 4 ff., 78 pp. et 1 f. blanc.

Collation des feuillets prlim.: 1 f. blanc; 1 f. de titre; 2 ff. pour
l'avis _Au Lecteur_ et la liste des _Acteurs_. La faute d'impression
_T. Corneille_ pour _P. Corneille_ ne se trouve que sur le titre d'un
petit nombre d'exemplaires.

Le privilge, dont un extrait est plac  la p. 78, au-dessous de 9
lignes de texte, est dat du 25 novembre 1666; il est accord pour
cinq ans  _Guillaume de Luyne_, qui dclare y associer _Thomas Jolly_
et _Louis Billaine_. L'achev d'imprimer est du 20 novembre 1667.

Les critiques modernes ont veng Corneille des injustes attaques de
Boileau: Aprs l'_Attila_, Hol! Boileau, qui n'entendait rien 
l'histoire, qui confondait les Visigoths et les Huns, ne voyait dans
la pice de Corneille que des personnages grotesques; nous y voyons au
contraire une peinture historique des plus parfaites et des plus
saisissantes. Ce qui nous parat fade aujourd'hui, ce sont les scnes
d'amour introduites par Corneille par dfrence pour le got de son
sicle, mais le personnage mme d'_Attila_ est  nos yeux d'une grande
beaut. Le caractre de ce barbare est rendu avec une vrit
frappante, et les historiens ont mme reconnu que le pote, par une
sorte d'intuition qui n'appartient qu'au gnie, avait, sur certains
points, devanc les dcouvertes de l'histoire.

_Attila_ fut reprsent par la troupe de Molire, et le Registre de
Lagrange nous fournit  cette occasion les renseignements les plus
prcieux. On y lit,  la date du vendredi 4 mars 1667: _Attila_:
Piece nouvelle de M. de Corneille l'aisn, pour laquelle on luy donna
2,000 livres, prix faict. Il est curieux de noter ce que rapportrent
les dix premires reprsentations:

    Vendredy,  4e Mars                               1.027 livres.
    Dimanche,  6e Mars                                 527  --
    Mardy,     8e Mars                                 604  --
    Vendredy, 11e Mars                                 811  --
    Dimanche, 13e Mars                                 589  --  10 s.
    Mardy,    15e Mars                                 223  --
    Vendredy, 18e Mars                                 273  --
    Dimanche, 20e Mars (avec _le Medecin malgr luy_)  602  --
    Mardy,    22e Mars         (id.)                   424  --
    Dimanche, 27e Mars         (id.)                   684  --

Ce tableau est plus instructif que tous les articles de la _Gazette_;
il nous montre que le nom de Corneille tait encore assez puissant
pour attirer une grande foule  la premire reprsentation, mais que
ses pices n'avaient plus une vogue bien durable. Cependant Robinet
(_Lettre en vers  Madame_, du 13 mars 1667) dit, en parlant
d'_Attila_:

    Cette dernire des Merveilles
    De l'An des fameux Corneilles,
    Est un Pome srieux,
    O cet Autheur si glorieux,
    Avecque son Stile nergique,
    Des plus propres pour le Tragique,
    Nous peint, en peignant Attila,
    Tout  fait bien, ce Rgne-l;
    Et de telle faon s'explique
    En matire de Politique,
    Qu'il semble avoir, en bonne foy,
    Et grand Ministre ou grand Roy.
    Tel, enfin, est ce rare Ouvrage,
    Qu'il ne se sent point de son ge,
    Et que d'un Roy des plus mal nais [_sic_],
    D'un Hros qui saigne du nez,
    Il a fait, malgr les Critiques,
    Le plus beau de ses Dramatiques.
      Mais on peut dire, aussi, cela
    Qu'aprs luy, le mme _Attila_,
    Est, par le sieur La Torillire,
    Reprzent d'une manire,
    Qu'il donne l'Ame  ce Tableau
    Qu'en a fait son parlant Pinceau.
      Toute la Compagnie, au reste,           La Troupe du Roy,
    Ses beaux Talens y manifeste;             au Palais Royal,
    Et chacun selon son Employ,
    Se montre digne d'tre au Roy.
    Bref, les Acteurs et les Actrices
    De plus d'un Sens, font les Dlices,
    Par leurs Attrais, et leurs Habits
    Qui ne sont pas d'un petit prix:
    Et mmes, une Confidente                  Mlle Moliere.
    N'y part pas la moins charmante,
    Et maint (le cas est vident)
    Voudroit en tre Confident.
    Sur cet Avis, qui vaut l'Affiche,
    Voyez demain, si je vous triche,
    Aussi-tt que vous aurez l,
    De ma Lettre, le Residu.

Ainsi _La Thorillire_ jouait Attila et _Mlle Molire_ Flavie. On peut
supposer que le rle d'Honorie fut tenu primitivement par _Mlle du
Parc_, qui se spara de la troupe de Molire aprs la 11e
reprsentation et passa  l'Htel de Bourgogne pour y jouer
l'_Andromaque_ de Racine. Les reprsentations de la pice de
Corneille, interrompues par les ftes de Pques et peut-tre aussi par
le dpart de _Mlle du Parc_, reprirent le dimanche 15 mai et se
poursuivirent sans interruption jusqu' la fin de juin. Il y en eut
trois autres au mois d'octobre de la mme anne et une le 29 avril
1668, soit en tout 30 reprsentations, ce qui, au milieu du XVIIe
sicle, tait certainement un chiffre trs-honorable pour une
tragdie.

De 1680  1700, M. Despois a relev, sur les registres du
Thtre-Franais, 12 reprsentations d'_Attila_ donnes  la ville et
3  la cour. Depuis lors, la pice que Boileau avait condamne n'a pas
t remise  la scne, mais peut-tre assisterons-nous bientt  une
reprise qui sera pour la plupart des spectateurs une rvlation. Un
excellent artiste, qui est en mme temps un homme de lettres et un
rudit, M. Got, de la Comdie-Franaise, a, nous assure-t-on, la
pense de jouer _Attila_. Nul doute qu'il ne sache donner  ce rle
son vritable caractre.

Vendu: 120 fr., vl., Chdeau, 1865 (no 706).


XXX

  87. TITE || ET || BERENICE. || Comedie heroque. || Par P.
    Corneille. || _A Paris, || Chez Thomas Jolly, au Palais, dans
    la petite Salle,  la Palme & aux Armes de Hollande_; [ou _Chez
    Guillaume de Luyne Libraire || Jur, au Palais, dans la
    Gallerie || des Merciers,  la Justice_; ou _Chez Lois
    Billaine, au Palais, au second || pillier de la grand'Salle, 
    la Palme, || & au grand Csar._ || M. DC. LXXI [1671]. || Avec
    Privilege du Roy. In-12 de 4 ff. et 76 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 1 f. pour les extraits des
auteurs; 3 pp. pour le _Privilge_; 1 p. pour la liste des _Acteurs_.

La page 76 et dernire est chiffre par erreur 44.

Le privilge, dat du dernier jour de dcembre 1670, est accord pour
neuf ans  Pierre Corneille; il offre cette particularit remarquable
qu'il lui est donn non-seulement pour _Tite et Brnice_, mais encore
pour une traduction en vers Franois de la _Thebade_ de Stace. On
lit  la fin que ledit sieur Corneille a ced son droit de Privilege
 _Thomas Jolly_, _Guillaume de Luynes_, et _Louis Billaine_, pour la
comedie de _Tite et Berenice_ seulement, suivant l'accord fait entre
eux.

L'achev d'imprimer est du 3 fvrier 1671.

Du Ryer fit reprsenter, en 1645, une tragdie en prose intitule
_Brnice_, qui fut mise en vers douze ans plus tard par Thomas
Corneille. Cette pice n'a point de rapport avec _Tite et Brnice_.
Voici la courte analyse qu'en ont donne les frres Parfaict: Criton,
pour se soustraire  la cruaut de Phalaris, tyran d'Agrigente, se
retire dans l'Isle de Crte, avec sa fille Brnice. Le Roy de Crte,
et Tarsis, fils de ce Roy, deviennent amoureux de Brnice, qui est
reconnue pour fille du Roy de Crte, et Tarsis, pour le fils de
Criton. Le Roy consent au mariage de sa fille, avec Tarsis: c'est ce
qui termine la Piece, qui est assez passable. (_Histoire du Thatre
Franois_, t. VIe, p. 384.)

Les biographes de Corneille et de Racine nous ont racont tour  tour
comment Henriette d'Angleterre fit secrtement inviter les deux potes
 traiter un sujet qui devait lui rappeler les amours de Louis XIV et
de Marie Mancini, et les sentiments qu'elle avait elle-mme inspirs
au roi son beau-frre. Les dtails relatifs  ce duel, dont le
marquis de Dangeau fut le confident, ont t recueillis par M.
Marty-Laveaux et M. Mesnard, et nous n'avons qu' renvoyer  leurs
excellentes ditions (_OEuvres de Corneille_, t. VIIe, pp. 185-196;
_OEuvres de Racine_, t. IIe, pp. 343-362).

La pice de Racine fut joue le 21 novembre 1670; celle de Corneille
ne le fut que huit jours aprs. La premire fut reprsente  l'Htel
de Bourgogne; la seconde fut interprte par la troupe de Molire. A
la date du vendredi 28 novembre, on lit dans le Registre de Lagrange:
_Berenice._ Piece nouvelle de M. de Corneille l'aisn, dont on luy a
pay 2000 livres. Le public, dsireux de comparer les deux ouvrages,
accourut en foule  la premire reprsentation. Les comdiens
encaissrent 1913 livres; c'est peut-tre la somme la plus leve
qu'aucune soire leur ait jamais rapporte. Le dimanche 30 novembre,
la recette fut encore de 1669 livres; le mardi 2 dcembre, de 935
livres, et le vendredi 12, de 1080 livres. C'tait l, pour le moins,
un succs de curiosit. La troupe de Molire donna de suite, pendant
l'hiver de 1670-1671, 21 reprsentations de _Tite et Brnice_.

La gazette rime de Robinet nous rvle un fait curieux, qui n'a pas
encore t signal. Monsieur, veuf depuis le 30 juin 1670, eut la
curiosit d'entendre, avant la reprsentation, la pice de Corneille,
dont l'origine lui tait certainement connue. Corneille en fit la
lecture chez lui le lundi 16 novembre. Voici en quels termes Robinet
nous raconte cet incident dans sa _Lettre en vers  Monsieur_, du 22
novembre 1670:

    Grand Prince, je fais conscience,
    De vous demander audience
    Des Faons de mon Impromptu
    Sans Flme, Brillant, ny Vertu
    Lorsqu'encor, vous avez l'oreille
    Pleine des beaux Vers de Corneille,
    De ces vers entousiasmans
    Elevez, pompeux, et charmans,
    Dont, dimanche, il vous fit lecture:
    O je fus, par bonne Avanture,
    Du nombre des maints Auditeurs
    Qui furent ses admirateurs
    Avec Vtre Altesse Royale,
    Qui gota ce charmant Rgale,
    Mieux qu'on ne gote, dans les Cieux,
    Le ravissant Nectar des Dieux.
      Tous mes discours vous seroient fades
    Aux prix de ces rares Tirades,
    Dont,  tous coups,  tous instans,
    Il enlevoit les ecoutans,
    Au prix, dis-je, de ces Saillies,
    De son plus beau feu, rejaillies,
    De ses rapides mouvemens,
    De ses fins et grands Sentimens,
    Et, bref, de tous ces traits de matre,
    Qu'il a fait, dimanche, paratre,
    Dans son Pome merveilleux
    Et je dirois miraculeux,
    Pour qui, sans fin, se recrierent
    Les delicats qui l'couterent,
    Disant, dans leur tonnement,
    Ou leur juste ravissement,
    C'est Corneille, le grand Corneille, etc.

Dans cette mme lettre, Robinet fait figurer l'annonce de la prochaine
reprsentation parmi les nouvelles importantes:

    La premiere en forme d'avis,
    Dont maints et maints seront ravis,
    Est que ce Pome de Corneille
    La _Berenice_ non pareille,
    Se donnera pour le certain,
    Le Jour de Vendredy prochain,
    Sur le Thatre de Molire.

Huit jours aprs, Robinet nous raconte qu'il n'a pu voir jouer
_Brnice_, n'ayant pu sortir par la porte, pour une raison assez
forte; mais le 20 dcembre suivant, il nous en donne un compte rendu
complet:

    La _Brnice_ de Corneille,
    Qu'on peut, sans qu'on s'en merveille,
    Dire un vrai-Chef-d'oeuvre de l'Art,
    Sans aucun Mais, ni Si, ni Car,
    Est fort suivie, et fort loue,
    Et, mme,  merveille, joue,
    Par la digne Troupe du Roy,
    Sur son Thatre, en noble arroy.
    _Mademoiselle de Molire_,
    Des mieux, sotient le Caractre
    De cette Reyne, dont le coeur
    Tmoigne un Amour plein d'honneur.
    Cette autre admirable Chrtienne,
    Cette rare Comdienne,
    _Mademoiselle de Beauval_,
    Savante dans l'Art Thatral,
    Fait bien la fire Domitie:
    Et _Mademoiselle de Brie_
    Qui tout joue agrablement,
    Comme judicieusement,
    Y pare grandement la Scne,
    Parlant avec cette Romaine,
    Qui l'entretient confidamment
    Dessus l'incommode Tourment
    Que lui cause au fonds de son Ame
    Son Ambition, et sa Flme.
    _La Torilliere_ fait Titus,
    Empereur orn de Vertus,
    Et remplit, dessus ma parole,
    Dignement, cet auguste Rle.
      De mesme, le jeune _Baron_
    Hritier, ainsi que du Nom,
    De tous les charmes de sa Mre,
    Et des beaux Talens qu'eut son Pre,
    Y reprsente, en son air doux,
    Domitian, au gr de tous,
    Dans l'amour tendre autant qu'extrme,
    Dont ladite Romaine, il aime.
      Enfin, leurs Confidans, aussi,        les Srs Hubert du Croisi,
    Dont  ct les Noms voici,                  et La Grange.
    Y fait tres-bien leur Personnage,
    Et dans un brillant Equipage,
    Ainsi que tous, pareillement,
    Dont l'on ne doute nulement,
    Font dans le _Bourgeois Gentil-homme_,
    O _La Grange_, en fort galant Homme,
    Fait le Rle qui lui sied mieux,
    Savoir celui d'un Amoureux.
    Ayant v l'une, et l'autre Pice,
    Avec extase, avec liesse,
    J'en puis, ceci, mettre en avant,
    Et j'en parle comme un savant.

La _Gazette_ mentionne une reprsentation de _Tite et Brnice_ donne
 Vincennes, devant le roi, le 21 janvier suivant.

Malgr les tmoignages d'estime que nous venons de rapporter,
Corneille ne fut pas satisfait du succs de sa pice. Il sentait que
le public prfrait celle de Racine, et, pour se consoler, il s'en
prit aux interprtes de son oeuvre. Ce sentiment se montra clairement,
six ans aprs, dans le remercment qu'il adressa au roi. En le
remerciant d'avoir fait reprendre ses premires tragdies, il le
priait de faire jouer aussi les dernires:

    _Agsilas_ en foule auroit des spectateurs
    Et _Brnice_ enfin trouverait des acteurs.

On peut conclure de ce passage que la troupe de Molire ne s'tait pas
distingue dans _Tite et Brnice_ autant que le disait Robinet. Elle
remit cependant l'ouvrage de Corneille  la scne le 20 septembre
1678, et le joua neuf fois de 1678  1680.

Le tableau dress par M. Despois ne mentionne aucune reprsentation de
_Tite et Brnice_; il n'est pas impossible, cependant, que cette
pice ait t donne quelquefois par la Comdie-Franaise,  la fin du
XVIIe sicle; mais, comme elle portait dans l'usage le simple titre de
_Brnice_, elle aura pu tre confondue avec la tragdie de Racine.

Vendu: 20 fr. br., Chdeau, 1865 (no 707).

  88. TITE || ET || BERENICE. || Comedie heroique. || Par P.
    Corneille. || _A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, || Libraire
    Jur, au Palais, dans la Gallerie || des Merciers,  la
    Justice_; [ou _Chez Jean Guignard, dans la grand'Salle du
    Palais,  l'Image S. Jean_; ou _Chez Estienne Loyson, || 
    l'entre de la Galerie des Prisonniers, || au Nom de Jsus_; ou
    _Chez Pierre Traboillet, || dans la grand'Salle du Palais au
    Pilier des || Consultations, au Sacrifice d'Abel_]. || M. DC.
    LXXIX [1679]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 4 ff. et 76
    pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 1 f. pour les extraits des
auteurs; 2 ff. pour le _Privilge_ et la liste des _Acteurs_.

Le privilge, dat du 17 avril 1679, est accord pour dix ans  _G. de
Luyne_, qui dclare y associer _J. Guignard_, _E. Loyson_ et _P.
Trabouillet_, pour en jouir conjointement avec luy, suivant les parts
et portions qu'ils ont en la prsente comedie seulement. C'est en
vertu du mme privilge que _G. de Luyne_ publia, en 1682, le
_Thatre_ de Corneille, mais il n'y associa cette fois que _Loyson_ et
_Trabouillet_.

Vendu: 5 fr. cart., Chdeau, 1865 (no 708);--15 fr., exempl.  relier,
Catalogue Lefebvre (de Bordeaux), 1875 (no 70).


XXXI

  89. PULCHERIE || Comedie || heroque. || _A Paris, || Chez
    Guillaume de Luyne, Libraire || Jur, au Palais, dans la Salle
    des Merciers, sous || la monte de la Cour des Aydes, ||  la
    Justice._ || M. DC. LXXIII [1673]. || Avec Privilege du Roy.
    In-12 de 4 ff. et 72 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre, avec la marque de _G. de
Luyne_ reprsentant la Justice; 3 pp. pour l'avis _Au Lecteur_; 2 pp.
pour le _Privilge_; 1 p. pour la liste des _Acteurs_.

Le privilge, dat du 30 dcembre 1672, est accord  _Guillaume de
Luyne_, pour une dure de cinq annes. L'achev d'imprimer est du 20
janvier 1673.

L'ide de composer une pice dont la soeur de l'empereur Thodose ft
l'hrone dut venir  Corneille alors qu'il crivait _Attila_. Il mit
dans la bouche du roi des Ostrogoths, Valamir, un loge de cette
princesse, qui prouve bien que le caractre de cette femme, nergique
autant que vertueuse, l'avait vivement frapp. Le pome auquel
Pulchrie donna son nom fut achev longtemps avant la reprsentation.
Mme de Svign, dans ses lettres du 15 janvier et du 9 mars 1672,
parle de lectures faites par Corneille chez M. de la Rochefoucauld et
chez le cardinal de Retz.

Ces lectures, auxquelles Donneau de Vis fait allusion dans le
_Mercure galant_ du 19 mars, produisirent un effet des plus
favorables. Le pote avait eu le rare bonheur de trouver des auditeurs
 qui les situations de _Pulchrie_ devaient naturellement plaire; il
ne recueillit que des approbations. Huit mois s'coulrent cependant
avant que le nouvel ouvrage se produist en public; ce ne fut que le
vendredi 15 novembre 1672 qu'il fut reprsent. Robinet nous dit, le
lendemain, dans une _Lettre en vers_ qui n'a pas encore t cite,
qu'on a jou au Marais

    Hier, certaine _Pulchrie_
    En Beautez, dit-on, fort fleurie.

Aprs certaines quivoques du got le plus douteux, Robinet ajoute:

    Cette charmante _Pulchrie_
    Est une belle Comdie
    Qu'on joua, pour le premier coup,
    Et qui plt, m'a-t'on dit, beaucoup.

      Or point je ne m'en merveille,
    Car elle est de l'An Corneille,
    Et c'est  dire de celui,
    De qui tout Autheur d'aujourd'hui,
    Doit, certe, le Thatre apprendre,
    S'il veut, au Mtier, se bien prendre.

      En ce Dramatique nouveau,
    Sorti de son savant Cerveau,
    On m'a dit, aussi, que la Troupe
    Sembloit avoir le Vent en poupe,
    Et qu'enfin, il n'y manquoit rien,
    Ce qu'encore je croi trs-bien,
    Mais c'est tout ce que j'en puis dire,
    Attendant que, pour en crire,
    Et plus asseurement, et mieux,
    De mes Oreilles, et mes Yeux,
    Je puisse avoir le Tmoignage,
    Que j'aime, tojours, davantage.

Robinet ne manqua pas, en effet, d'aller au thtre du Marais. Sa
_Lettre en vers_ du 17 dcembre contient un compte-rendu complet de la
reprsentation:

    J'ai trouv toutes les beautez
    Que l'on en dit de tous ctez:
    Et cette belle _Pulchrie_,
    A part, ici, la Flaterie,
    M'en fit mmes, voir, encor, plus.
    Par o je connus que Phoebus
    Conserve, dans le grand Corneille,
    La mme vigueur nompareille,
    Et tout le beau Feu qu'on lui veid
    Dans son tendre et [tres] fameux _Cid_;
    Et qu'il a, depuis, fait paratre
    En tous ses Ouvrages de Matre,
    Par lesquels, jusques aujourd'hui
    Il tire l'Echelle aprs lui.
    O que ladite _Pulchrie_
    Est, par tout, brillante, et fleurie,
    Et qu'en ce Sujet, bien crit,
    On void de ces beaux trais d'Esprit,
    Particuliers  ce Corneille,
    Dont je dirai, tojours, merveille,
    Tant je suis pris justement
    De son Cothurne si charmant!

Voici maintenant les noms des acteurs, que M. Marty-Laveaux n'avait
pas retrouvs:

    Prim, l'agrable _Dupin_,
    Dont le Corsage est si poupin,
    Et si charg de Pierrerie,
    Y fait fort bien, la Pulchrie.

      Mademoiselle _Desurlis_,
    L'un des Objets _les_ plus accomplis,
    Que l'Amour, ntre commun Sire,
    Fasse briller dans son Empire,
    Y joue un grand Rle, et des mieux,
    Avec son Air majestueux.

      Item, Mad'moiselle _Marote_,
    Que pour bonne Actrice, l'on note,
    D'une Justine, y fait, aussi,
    Le Rle, non coussi, coussi.

      Lon, Amant de Pulchrie,
    Qui n'est pas assez attendrie,
    Pour lui prsenter la Main, quand
    Il ne quadre pas  son Rang,
    Par _Douvilliers_, se reprsente,
    D'une faon, certe, excellente,
    Et montre, ne manquant en rien,
    Qu'il est un bon Comdien.

      Martian qui, par Pulchrie,
    Sent, encor, d'Amour, la furie,
    Mais qu'il reprime comme il faut,
    Ainsi que je l'ay dit plus haut,
    Ce Vieillard, que, par politique,
    Cette Princesse qui s'en pique,
    Choisit, pour son Epous de Nom,
    En donnant sa Fille,  Lon,
    Est dsign fort bien encore
    Par _Verneuil_, je m'en remmore:
    Et le sieur _Dsurlis_, enfin
    D'un Rle politique et fin,
    Trs-mritoirement, s'acquite.
    Voila, donc, la Pice dcrite
    Tant bien que mal, de bout, en bout:
    Mais qui voudra mieux savoir tout,
    Aille la voir dessus la Scne,
    Elle en vaut, ma foy, bien la peine.

Corneille, nous l'avons rappel  propos de _Sertorius_ (no 80), avait
pour _Mlle Marotte_, qui remplissait le rle de _Pulchrie_, une
estime particulire, mais cette actrice et le thtre du Marais en
gnral n'taient pas en grande faveur auprs du public. Je me
contenteray de vous dire, ajoute le pote,  la fin de son avis _Au
Lecteur_, que bien que cette Pice aye t rlgue dans un lieu, o
l'on ne vouloit plus se souvenir qu'il y eust un Thatre, bien qu'elle
ait pass par des bouches pour qui on n'toit prvenu d'aucune estime,
bien que ses principaux caractres soient contre le goust du temps,
elle n'a pas laiss de peupler le Desert, de mettre en crdit des
Acteurs dont on ne connoissoit pas le mrite, et de faire voir qu'on
n'a pas toujours besoin de s'assujettir aux entestemens du Sicle pour
se faire couter sur la Scene.

Le succs dont parle Robinet et dont Corneille lui-mme se flicite
ne fut pourtant pas trs-vif. Le 24 fvrier 1673, Mme de Coulanges
crit  Mme de Svign que _Pulchrie_ n'a point russi. La pice
fut abandonne par les acteurs qu'elle avait mis en crdit et n'a
jamais t reprsente aprs la mort de l'auteur.

Vendu: 50 fr., cart., Potier, 1870 (no 1236).


XXXII

  90. SURENA || GENERAL || DES PARTHES, || Tragedie. || _A Paris,
    || Chez Guillaume de Luyne, Libraire || Jur, au Palais en la
    Salle des Merciers, || sous la monte de la Cour des || Aydes,
     la Justice._ || M. DC. LXXV [1675]. || Avec Privilege du Roy.
    In-12 de 2 ff. et 72 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre, au verso duquel se trouve
l'_Extrait du Privilge_; 1 f. pour l'avis _Au Lecteur_ et les
_Acteurs_.

Par le privilge, dat du 6 dcembre 1674, il est permis  _Guillaume
de Luyne_ d'imprimer, ou faire imprimer, vendre et dbiter, durant
cinq annes entires et accomplies une pice de Thatre intitule:
_Surna, General des Parthes, Tragdie_, compose par le sieur de
Corneille. L'achev d'imprimer est du 2 janvier 1675.

Nous ne savons rien de cette dernire pice de Corneille qui dut tre
joue en novembre 1674. Corneille en avait emprunt le sujet 
Plutarque, en ajoutant au rcit de l'historien divers personnages et
divers incidents imaginaires. On ne peut mettre en doute l'insuccs de
_Surna_, bien que nous ne possdions pas les lettres dans lesquelles
Robinet devait donner des dtails sur la reprsentation. La pice
tomba sans bruit; Corneille, accabl dj par la mort de son second
fils, sentit avec dsespoir qu'il avait perdu la vigueur de la
jeunesse. Il se tint dsormais loign du thtre, plein d'une sombre
tristesse. Il souffrait surtout de la dcadence de son gnie, et nous
retrouvons ce sentiment dans tout ce qu'il crivit jusqu' sa mort.
Par surcrot de malheur, le Roi suspendit ses libralits, et l'auteur
du _Cid_ fut plong dans la misre. Aucune histoire ne fait une plus
douloureuse impression que celle des dernires annes de Corneille.

La bibliothque Cousin possde un exemplaire de _Surna_, reli en
maroquin rouge aux armes de Colbert. Ne serait-ce pas un exemplaire de
ddicace envoy par l'auteur au premier ministre, avant qu'il lui
crivt la lettre dchirante dans laquelle il sollicita son
intervention auprs du Roi (Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 501 sq.)?




II. PICES DE THATRE CRITES PAR DIVERS AUTEURS

AVEC LA COLLABORATION DE CORNEILLE.


I

  91. LA || COMEDIE || DES || TVILERIES. || Par les cinq Autheurs.
    || _A Paris, || Chez Augustin Courb, Imprimeur, & || Libraire
    de Monseigneur Frere du Roy, dans la || petite Salle du Palais,
     la Palme._ || M. DC. XXXVIII [1638]. || Auec Priuilege du
    Roy. In-4 de 10 ff. et 140 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre avec la marque de _Courb_; 2
ff. pour l'ptre A Monseigneur le Chevalier d'Igby, signe _J.
Baudoin_; 3 pp. pour l'avis _Au Lecteur_; 2 pp. pour le _Privilge_; 1
p. pour les _Acteurs_; 4 ff. pour _Les Tuilleries, Monologue_.

Le privilge, accord pour sept ans  _Courb_, est dat du 28 mai
1638; l'achev d'imprimer est du 19 juin de la mme anne.

La _Comdie des Tuileries_ est l'oeuvre collective des cinq auteurs
que Richelieu avait entrepris de faire travailler sous sa direction:
Boisrobert, Colletet, Corneille, L'Estoile et Rotrou. Pellisson
(_Histoire de l'Academie Franoise_, Paris, 1653, in-8, p. 181) nous a
donn quelques dtails curieux sur cette collaboration  laquelle
Richelieu avait recours pour achever une comdie en un mois. C'est par
lui que nous connaissons la fameuse anecdote des cinquante pistoles
donnes par le cardinal  Colletet pour les vers sur le canard, qui
figurent dans le _Monologue des Tuileries_. Les cinq auteurs se
rpartirent les actes de la pice dont Richelieu avait fait le plan.
D'aprs une tradition trs-probable, recueillie par Voltaire, le
troisime acte de la tragdie serait chu  Corneille; on y trouve en
effet plusieurs passages qui rappellent sa manire.

Nous connaissons la date exacte de la reprsentation des _Tuileries_.
La _Gazette_ du 10 mars 1635 nous apprend que cette comdie avait t
joue devant la Reine le 4 mars prcdent. Le numro du 21 avril parle
d'une autre reprsentation donne pour le duc d'Orlans cinq jours
auparavant.

L'auteur de la ddicace au chevalier d'Igby est J. Baudoin,
acadmicien qui se fit un nom en signant les ouvrages des autres.
Baudoin, qui prsenta de mme au public l'_Aveugle de Smyrne_, crivit
l'avis _Au Lecteur_, dans lequel on trouve un long loge de la pice:
Vous savez, y est-il dit, avec quelle magnificence elle a est
represente  la Cour, et que ceux qui l'ont veu en ont tous admir
la conduitte, et les decorations de Theatre.... Vous saurez au reste
qu'elle a est faite par cinq diffrens Autheurs, qui pour n'tre pas
nommez, ne laissent pas toutesfois d'avoir beaucoup de Nom; et les
Ouvrages desquels sont assez connus d'ailleurs, pour vous faire
advouer le merite de celuy-cy.

Vendu: 30 fr., v. m., Huillard, 1870 (no 599).

  92. LA || COMEDIE || DES || TVILERIES. || _S. l. n. d._ [_A
    Paris, Chez Augustin Courb, 1638_], pet. in-12 de 7 ff. et 100
    pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav; 2 ff. pour la
ddicace; 4 ff. pour l'avis _Au Lecteur_, le _Privilge_ et les
_Acteurs_.

Le frontispice grav, qui tient lieu de titre, reprsente une femme
assise dans une alle des Tuileries et qui joue de la guitare; prs
d'elle se tient un gentilhomme en costume du temps. Au-dessus des deux
personnages se trouve le titre reproduit ci-dessus; en bas, dans
l'angle de gauche, le nom du graveur _Daret_.

Le premier feuillet de texte est sign par erreur _[=e]iij_, au lieu
de _[=e]iiij_; il appartient au mme cahier que les trois ff.
prcdents.

Le privilge et l'achev d'imprimer sont les mmes que dans
l'impression en grand format.

Cette dition,  laquelle l'dition in-12 du _Cid_ (no 10) a servi de
modle, est d'un format trs-petit (la justification varie entre 90 et
95 millim. en hauteur, sur 49 en largeur); elle est remarquablement
imprime. On dit que la composition fut faite avec des caractres
d'argent qui servirent, en 1656,  l'impression de la Bible de
Richelieu, mais cette tradition parat pour le moins fort douteuse.

Nous donnons  cette dition la date de 1638,  cause de l'analogie
qu'elle prsente avec la petite dition du _Cid_, que nous avons
rapporte  l'anne 1637 (no 10), et parce qu'il nous parat probable
qu'elle a d tre excute en mme temps que l'dition in-4. M. Brunet
(_Manuel du Libraire_, 5e dition, t. IIe, col. 71) lui donne la date
de 1648, mais il reproduit videmment une faute d'impression qui se
trouve dans le catalogue Soleinne (no 1129).

Vendu: 70 fr., mar. citr. (_Trautz-Bauzonnet_), Cat. Potier,
1859;--100 fr., mme exemplaire, Chdeau, 1865 (no 714).


II

  93. L'AVEVGLE || DE || SMYRNE. || Tragi-Comedie. || Par les Cinq
    Autheurs. || _Chez Augustin Courb, Imprimeur & || Libraire de
    Monseigneur Frre du Roy, dans la || petite Salle du Palais, 
    la Palme._ || M. DC. XXXVIII [1638]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-4 de 4 ff. et 146 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre, avec la marque de _Courb_; 3
pp. pour la ddicace A Monseigneur le Marquis de Coualin, Colonel des
Suisses, etc., ddicace signe _Baudoin_; 3 pp. pour l'avis _Au
Lecteur_; 1 p. pour les _Acteurs_ et l'_Extrait du Privilge_.

Le privilge, dat du 28 mai 1638, comme celui de la _Comdie des
Tuileries_, est accord pour sept ans  _Augustin Courb_. L'achev
d'imprimer pour la premire fois est du 17 juin 1638. Comme on le
voit, cette pice, postrieure de deux ans  la prcdente, fut
imprime deux jours auparavant; c'est ce qui l'a fait placer la
premire dans les recueils qui contiennent le thtre des Cinq
Auteurs.

Nous faisons figurer l'_Aveugle de Smyrne_ dans ce chapitre, parce
qu'il appartient au thtre des _Cinq Auteurs_, mais il n'est pas
certain que Corneille y ait eu la moindre part. Comme l'a fait
remarquer M. Livet (_Histoire de l'Acadmie franoise, par Pellisson
et d'Olivet_, t. Ier, p. 83, note 1), on lit dans l'avis _Au Lecteur_
qui suit la ddicace: Vous pourrez juger de ce que vaut cet Ouvrage,
soit par l'excellence de sa Matire, soit par la forme que lui ont
donne _quatre_ clbres Esprits. Ce passage semble bien indiquer que
les cinq auteurs taient rduits  quatre. L'absent ne pouvait tre
que Corneille  qui semblable collaboration tait certainement 
charge, et qui, dit Voltaire, avait prtext les arrangements de sa
petite fortune pour se retirer  Rouen. Bien que cette explication
ait toutes les chances de probabilit, on pourrait  la rigueur
soutenir que l'auteur de l'avis _Au Lecteur_ a voulu distinguer la
matire et la forme de l'ouvrage. On admettrait alors que l'un des
cinq auteurs avait prt son nom  Richelieu pour l'invention du
sujet, tandis que les quatre autres potes s'taient chargs de
l'excution. Dans le doute, nous avons cru que l'_Aveugle de Smyrne_
devait tre mentionn dans notre Bibliographie.

La _Gazette_ du 28 fvrier 1637 nous apprend que cette pice fut
reprsente le 22 de ce mois dans l'htel de Richelieu, par les deux
troupes de comdiens qui existaient alors, en prsence du Roi, de la
Reine, de Monsieur, de Mademoiselle sa fille, du prince de Cond, du
duc d'Enghien son fils, du duc Bernard de Weimar, du marchal de La
Force et de plusieurs autres seigneurs et dames de grande condition.

Richelieu avait fait de grands frais pour la reprsentation.
_Mondory_, qui l'anne prcdente avait t frapp d'apoplexie en
jouant le rle d'Hrode dans la _Marianne_ de Tristan l'Hermite, avait
d remonter sur la scne pour interprter le rle de l'aveugle; mais
il n'en put reprsenter que deux actes, et s'en retourna dans sa
retraite avec une pension de deux mille livres que le cardinal lui
assura. Les Seigneurs de ce temps-l se signalrent aussi en
libralits; ils lui donnrent presque tous des pensions, ce qui fit 
Mondory environ huit  dix mille livres de rentes, dont il jouit
jusqu' sa mort, et dans un ge fort avanc. (_Anecdotes
dramatiques_, t. Ier, pp. 520 sq.)

Vendu: 10 fr., v. m., avec la _Comdie des Tuileries_, Giraud, 1855
(no 1655).

  94. L'AVEVGLE || DE SMYRNE || Tragicomedie. || _S. l. n. d._ [_A
    Paris, Chez Augustin Courb, 1638_]. Pet. in-12 de 3 ff. et 92
    pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant
l'aveugle qui descend les degrs d'un perron, appuy sur l'paule d'un
enfant; il porte un costume presque entirement semblable  celui des
gentilshommes de la fin du rgne de Louis XIII; le frontispice, qui
tient lieu de titre, est sign: _C. le Brun I.--Daret Sc._; 1 f. pour
la ddicace; 1 f. qui contient au recto l'avis _Au Lecteur_, et au
verso les _Acteurs_ et l'_Extrait du Privilge_.

On trouve  la fin un rappel de l'achev d'imprimer du 17 juin 1638.

Cette dition est imprime avec les petits caractres dont nous avons
parl ci-dessus; elle est trs-jolie et peut-tre plus rare que
l'dition in-4. Nous en avons trouv un exemplaire reli avec la
_Comdie des Tuileries_,  la Bibliothque municipale de Versailles.
(E. 457. d.)

Vendu: 160 fr., mar. citr. (_Trautz-Bauzonnet_), Chdeau, 1865 (no
715).


III

  95. PSICH, || Tragedie-Ballet. || Par I. B. P. Moliere. || _Et
    se vend pour l'Autheur, || A Paris, || Chez Pierre Le Monnier,
    au Palais, || vis--vis la porte de l'Eglise de la S. Chapelle,
    ||  l'Image S. Louis, & au Feu Divin._ || M. DC. LXXI. ||
    Avec Privilege du Roy. In-12 de 2 ff., 90 pp. et 1 f.

Les 2 ff. prlim. comprennent le titre et un avis du _Libraire au
Lecteur_.

Le privilge dont un extrait occupe le dernier f., est accord, pour
dix ans,  Jean-Baptiste Pocquelin de Molire, l'un des Comediens de
Sa Majest; il est dat du 31 dcembre 1670. L'achev d'imprimer est
du 6 octobre 1671.

Le libraire nous explique dans son avis _Au Lecteur_ comment fut
compose la tragdie-ballet de _Psych_; Molire choisit le sujet et
disposa le plan de la pice, mais ne put achever qu'une partie de la
versification: le prologue, le premier acte et la premire scne des
deux actes suivants. Le reste de l'ouvrage fut crit par Corneille, 
l'exception des paroles destines  tre chantes, qui furent
composes par Quinault. Le vieux Corneille crivit plus de 1,100 vers
en quinze jours. Il avait conserv par intervalle une ardeur toute
juvnile; il et pu s'crier comme autrefois:

    Cent vers me coustent moins que doux mots de Chanson.

Grce  la collaboration des trois auteurs et de Lully, _Psych_ fut
acheve dans le dlai fix par le roi. La reprsentation eut lieu le
16 janvier 1671, dans une grande salle neuve construite au Louvre, sur
les plans de Vigarani.

L'abb de Pure (_Ides des spectacles anciens et nouveaux_; Paris,
1668, in-12, pp. 311 sqq.) et le programme de _Psych_ nous
fournissent des renseignements prcis sur cette salle; nous avons
aussi par la _Gazette_ et par le Registre de Lagrange des dtails
circonstancis sur la reprsentation. Voici, d'aprs le programme,
quelle tait dans le principe la distribution des rles:

    Jupiter                  _Du Croisy_.

    Venus                    _Mlle de Brie_.

    L'Amour                  _Baron_.

    giale     } Graces    {     _Les petites La_
    Phane     }           { _Torilliere et du Croisy_.

    Psich                   _Mlle Moliere_.

    Le Roy, Pre de Psich   _La Torilliere_.

    Aglaure    } Soeurs  }   _Mlles Marotte et Boval_.
    Cidippe    } de Psich }

               } Princes,  }
    Cleomene   } Amans     } _Hubert et La Grange_.
    Agenor     } de Psich }

    Le Zephire               _Moliere_.

    Lycas                    _Chasteauneuf_.

    Le Dieu d'un fleuve      _De Brie_.

Le Registre de Lagrange nous fait connatre les artistes chargs des
parties de chant: c'taient _Mlles de Rieux_, _Turpin_, _Grandpr_,
_MM. Forestier_, _Mosnier_, _Champenois_, _Ribou_, _Pouffin_. La mme
source nous donne le dtail des dpenses faites pour monter la pice,
dpenses qui s'levrent  4,359 livres, 15 sols. Pendant les
reprsentations, Beauchamps, qui avait rgl les ballets, reut 1,100
livres, plus 11 livres par jour pour conduire l'orchestre et
entretenir les ballets.

Aprs plusieurs reprsentations rserves  la cour, la
tragdie-ballet fut enfin joue en public le 24 juillet 1671. Le
succs rpondit  l'attente des auteurs et des acteurs. La troupe de
Molire donna de suite 38 reprsentations qui lui valurent de belles
recettes. Elle reprit la pice le 11 novembre 1672 et la joua de
nouveau 32 fois sans interruption. Nous avons recueilli sur cette
reprise un document qui n'a pas encore t signal; c'est un passage
d'une _Lettre en vers_ de Robinet date du 26 novembre 1672. Bien que
ce morceau soit un peu long, nous ne croyons pas sans intrt de le
reproduire ici. Il nous parat complter heureusement les informations
de M. Marty-Laveaux. On y voit quelques changements dans la
distribution; ainsi le rle du Zphire est tenu non plus par
_Molire_, mais par _Mlle du Croisy la jeune_.

Aprs avoir dit dans des termes trs-singuliers que la premire
reprsentation de _Pulchrie_ avait eu lieu la veille au thtre du
Marais, Robinet continue ainsi:

    Cependant, ajotons ici
    Encore, ce petit mot-ci,
    Que l'Autheur a fait ce Pome,
    Par l'effet d'une estime extrme
    Pour la merveilleuse Psich,
    Par qui chacun est allch,
    Ou _Mad(e)moiselle de Molire_,
    Qui, de faon si singulire,
    Et, bref, avecque tant d'appas,
    Qui font courir les Gens,  tas,
    Encor, maintenant, represente
    Ladite Psich si charmante.

      Dimanche, encore, je la veis,
    Et tous mes sens furent ravis
    A ce plus rare des Spectacles,
    Et lequel, rempli de Miracles,
    Surpasse tous les Opera
    Qu'on voit et, je croi, qu'on verra.

      Ah! que Venus dans sa Machine,          Mlle de Brie.
    Me parut, encore, divine:
    Et que je fus charm des Airs,
    Et des admirables Concerts
    Par qui, sur la Terre, on l'appelle,
    Ayant les Graces avec Elle!

      Que ces petites Grces l,              les petites La Torilliere,
    Encor, aussi, me plrent l,              et de Beauval.
    Par leurs discours, et par leurs gestes,
    Qui paressent, vrayment celestes!

      Que les Amours, pareillement,           le petit la Torilliere,
    Qui sont de l'Accompagnement,                  et Barbier.
    Encore, aimables me semblrent,
    Et, tout de mme, me charmrent!

      Qu'encor, de Psich, les deux Soeurs,   Mlles de Beauval, et de
    Faisant, si bien, les Rles leurs,             la Grange.
    Me dlectrent, et ravirent,
    Ainsi que tous ceux qui les virent!

      Que les deux Princes, ses Amans,        les Srs Hubert et de
    Par leurs honntes Complimens,                 la Grange.
    Soit qu'ils soyent morts, ou bien en vie,
    Me rendoyent l'Ame, encor ravie!

      Que le Pre, aussi de Psich,           Le Sr de la Torilliere.
    Qu'on voit, pour elle, si touch,
    M'attendrit avecque ses Larmes,
    Et qu'il leur sait donner de charmes!

      Qu'encore, je fus satisfait
    De l'Amour si beau, si parfait,           le Sr Baron.
    Alors que, pour le dire en somme,
    Il devient l, grand comme un Hme!

      Que son Zphir, des plus Galans,        Mlle du Croisi la jeune.
    Des plus jeunes, des plus brillans
    Qui soyent sous l'Empire de Flore,
    Me donna de Plaisir, encore!

      Que de mme, encore, Psich,
    Par qui maint coeur est brch,
    Me sembla bien digne d'Hommages,
    Dans ses trois divers Personnages!

      Qu'encore, encore, aussi, Venus
    Me plt, voire tant que rien plus,
    Soit qu'clatast sa Jalousie,
    Soit qu'elle parust radoucie!

      Qu'encore, le tonnant Jupin,
    Qui les holas vient mettre, enfin,
    Qui ntre Psich difie,
    Et bref,  l'Amour la marie,
    Me sembla fermer dignement,
    Ledit Spectacle si charmant!

      Qu'encor j'admiray les Machines,
    O ces Personnes clestines,
    Savoir Venus, Psich, l'Amour,
    Vont en l'Olympien Sjour!

      Qu'encor les Airs, et la Musique,
    Que, de bien goter, je me pique,
    Qu'encor la jeunette _Turpin_,
    Qui chante d'un air si poupin,
    Qu'encor le Sauteur admirable,
    Qu'on croid favoris du Diable,
    Pour faire les Sauts surprenans,
    Dont il tonne tous les Gens,
    Qu'encor les diverses Entres,
    Qui sont l, si bien incres,
    O l'incomparable _Beauchamp_,
    A le loer, donne un beau champ,
    Qu'encor, enfin, toutes les choses,
    Dedans cette Merveille, encloses,
    Savoir les dcorations,
    Et diverses Mutations.
    De la claire, et pompeuse Sene,
    Me rendirent, chose certaine,
    Extasi, charm, contant!
    Ah! jamais, je ne le fus tant.

Robinet, dans son langage burlesque, tmoigne navement de
l'admiration que _Psych_ avait le don d'exciter dans le public; aussi
cette tragdie-ballet laissa-t-elle des souvenirs durables. En 1703,
_Mlle Desmares_ et _Baron_ fils firent le succs d'une nouvelle
reprise; la pice fut donne 29 fois, du 1er juin au 1er aot suivant.

Le 19 aot 1862 la Comdie-Franaise a donn une trs-curieuse
reprsentation de _Psych_. Les principaux rles taient tenus par
_Mlles Devoyod_, _Fix_, _Rose Deschamps_, _Favart_, _Tordeus_,
_Ponsin_, _Rose Didier_; _MM. Maubant_, _Worms_, _Ariste_. C'est  des
femmes qu'tait confie l'interprtation des rles crs par _Molire_
et par _Baron_.

  96. PSICH, || Tragedie-Ballet. || Par I. B. P. Moliere. || _A
    Paris, || Chez Claude Barbin, au Palais, sur || le Second
    Perron de la S. Chapelle._ || M. DC. LXXIII [1673]. || Avec
    Privilege du Roy. In-12 de 2 ff., 90 p. et 1 f.

Les 2 ff. prlim. contiennent le titre et l'avis du _Libraire au
Lecteur_; le dernier f. contient l'_Extrait du Privilge_. Cet extrait
est semblable  celui de l'dition de 1671, sauf qu'il contient la
mention suivante: Ledit Sieur Moliere a ced son droit de Privilege 
_Anne David_, Femme de _Jean Ribou_, ainsi qu'il apert par sa Cession;
et ladite _David_ a ced du droit de Privilege des OEuvres dudit Sieur
Moliere  _Claude Barbin_, suivant l'accord fait entre eux. L'achev
d'imprimer est du 12 avril 1673.

Nous n'avons relev dans le texte des deux ditions que quelques
variantes orthographiques sans importance.

  97. PSICH, || Tragedie-Ballet || Par I. B. P. Moliere. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || M. DC. LXXI [1671].
    In-12 de 82 pp. (y compris le titre), et 1 f. blanc, sign
    A.-D.

dition imprime par _Daniel Elzevier_,  _Amsterdam_, avec une sphre
sur le titre. M. Pieters (_Annales des Elzevier_, 2e dit., Gand,
1858, in-8, p. 346) en cite des rimpressions dates de 1675 et 1680.

Pour une dition moderne de _Psych_ et pour les ballets qui en ont
t tirs, nous renverrons  la _Bibliographie moliresque_, nos 171,
202 et 203.




III.--DITIONS COLLECTIVES DU THATRE DE CORNEILLE

PUBLIES PAR LUI-MME.


I

  98. OEVVRES || DE || CORNEILLE. || Premiere partie. || _Imprim 
    Roen, & se vend || A Paris, || Chez || Antoine de Somma-||
    uille, en la Gallerie || des Merciers,  l'Escu || de France.
    || Et Augustin Courb, || en la mesme Gallerie, ||  la Palme.
    || Au Palais._ || M. DC. XLIV [1644]. In-12 de 4 ff., 654. pp.
    et 1 f. blanc.

Collation des feuillets prlim.: portrait de Corneille grav par
Michel Lasne; frontispice grav reprsentant des Amours qui tiennent
un cartouche sur lequel on lit: _OEuvres de Corneille_, 1645; 2 ff.
pour le titre imprim et l'avis _Au Lecteur_. On lit  la fin de la
page 654: _Imprim  Roen par Laurens Maurry_.

Cette dition, qui ne contient ni privilge ni achev d'imprimer, dut
tre publie en vertu des privilges particuliers obtenus pour chaque
ouvrage. Elle comprend huit pices: _Mlite_, _Clitandre_, _la Veuve_,
_la Galerie du Palais_, _la Suivante_, _la Place Royale_, _Mde_ et
_l'Illusion comique_, prcdes chacune d'une ddicace, mais sans les
_Examens_ qui parurent pour la premire fois en 1660.

La publication des _OEuvres_ runies de Corneille dut tre une
vritable spculation de librairie. Les diteurs voulurent exploiter
le succs de ses dernires pices: du _Cid_, d'_Horace_, de _Cinna_,
de _Polyeucte_, de _Pompe_, du _Menteur_, de _Rodogune_, en composant
un recueil de ses premiers ouvrages dj presque oublis du public.
Corneille lui-mme semble avouer que telle fut l'intention de
_Sommaville_ et de _Courb_, quand il dit dans son avis _Au Lecteur_:
C'est contre mon inclination que mes Libraires vous font ce prsent,
et j'aurois est plus aise de la suppression entiere de la plus
grande partie de ces Pomes, que d'en voir renouveler la mmoire par
ce recueil.... Et certes, j'aurois laiss perir entierement ceux-cy,
si je n'eusse recognu que le bruit qu'ont fait les derniers obligeoit
desj quelques curieux  la recherche des autres, et pourroit estre
cause qu'un Imprimeur, faisant sans mon adveu ce que je ne voulois pas
consentir, adjousteroit mille fautes aux miennes. Il ajoute qu'il y a
jet un coup d'oeil, non pas pour les corriger exactement (il eust
est besoin de les refaire presque entiers), mais du moins pour en
oster ce qu'il y a de plus insupportable.

Quelques auteurs, s'appuyant sur un passage du commentaire de
Voltaire, ont suppos que l'dition de 1644 avait d avoir une seconde
partie contenant les huit pices publies depuis l'_Illusion comique_;
mais personne n'a jamais vu cette seconde partie, et M. Taschereau
(_OEuvres de Corneille_, t. Ier, p. XXX) a fort bien dmontr pourquoi
elle n'avait jamais d exister. La pense de spculation qui avait
port les libraires  faire un recueil des premires pices du pote,
devait les porter  ne pas y faire immdiatement entrer toutes les
pices qui avaient encore un dbit assur. Les premires ditions du
_Cid_, donnes en 1637, ayant t tout entires puises, on en fit en
1644 une cinquime dition qui ne se serait plus vendue si le public
et trouv la pice dans un recueil. _Horace_ ne vit le jour qu'en
1641; _Cinna_ et _Polyeucte_ ne furent imprims qu'en 1643; _Pompe_
et _le Menteur_ qu'en 1644; la _Suite du Menteur_ en 1645; _Thodore_
et _Rodogune_ en 1647. C'est assez dire que,  plus forte raison, ces
dernires pices ne pouvaient pas encore tre runies aux _OEuvres_.

En rimprimant ses premires comdies, Corneille y a chang des
centaines de vers. L'excellente dition de M. Marty-Laveaux a, pour la
premire fois, recueilli toutes ces variantes, qui ont un grand
intrt non-seulement pour l'histoire de la langue, mais pour
l'histoire littraire en gnral. Le recueil de 1644 nous montre, de
la manire la plus frappante, le soin avec lequel Corneille revoyait
ses ouvrages en les donnant  l'impression. La plupart des ditions
postrieures ont t corriges par lui avec la mme sollicitude.

Le recueil de 1644 est un livre d'une haute importance, qui mrite de
passionner tous les vrais bibliophiles.

Vendu: 505 fr., mar. r., Chdeau, 1865 (no 676).

  99. OEVVRES || DE || CORNEILLE. || Tome II. || _A Paris, || Chez
    Augustin Courb, dans la || petite Sale du Palais,  la Palme._
    || M. DC. XXXXVII [1647]. Auec Priuilege du Roy. In-12.

Cette seconde partie des _OEuvres_ de Corneille, destine  faire
suite au tome Ier de 1644, ne constitue pas une dition spare;
c'est un recueil factice des ditions in-12 du _Cid_ (_Augustin
Courb et Pierre le Petit, s. d._); d'_Horace_ (_Courb_, 1647); de
_Cinna_ (_Quinet_, 1643); de _Polyeucte_ (_Sommaville et Courb_,
1644); de _la Mort de Pompe_ (_Sommaville et Courb_, 1644); du
_Menteur_ (_Sommaville et Courb_, 1644); de _la Suite du Menteur_
(_Sommaville et Courb_, 1645); de _Theodore_ (_Quinet_, 1646); et de
_Rodogune_ (_Quinet_, 1647).

Le recueil est prcd de deux feuillets contenant le titre et la
table; il n'y a pas de privilge gnral. L'exemplaire de M. Bancel
renferme en outre le portrait de 1644, mais ce portrait ne fait
certainement pas partie du livre.

On trouvera la collation de chacune des pices numres ci-dessus
dans notre chapitre Ier (nos 12, 18, 21, 27, 33, 36, 41, 45, 48).

Vendu: avec un exemplaire du tome Ier de 1644, 3,850 fr., mar. bl.,
doubl de mar., avec comp. en mosaque (_Chambolle-Duru_), B***
[Bordes], 1873(no 346);--6,000 fr., mme exempl., Fontaine, 1874 (no
564);--4,000 fr., mme exempl., Benzon, 1875 (no 243).

  100. OEVVRES || DE || CORNEILLE. || Premiere [Seconde] Partie. ||
    _Imprim  Roen, & se vend || A Paris, || Chez Augustin
    Courb, || au Palais dans la petite Salle, ||  la Palme_; [ou
    _Chez Antoine de Sommauille, || au Palais, en la Gallerie des
    Merciers, ||  l'Escu de France_; ou _Chez Toussainct Quinet ||
    au Palais, sous la monte de || la Cour des Aydes._] || M. DC.
    XLVIII [1648]. || Auec Priuilege du Roy. 2 vol. in-12.

_Premiere partie_: Portrait de Corneille par Michel Lasne; frontispice
grav (avec la date de 1645); titre imprim et avis _Au Lecteur_;
ensemble 4 feuillets prlim., 654 pp. et 1 f. blanc.

_Seconde partie_: 2 ff. pour le titre et l'avis _Au Lecteur_; 639 pp.
et 2 ff. dont le dernier est blanc.

La premire partie est semblable  celle de 1644 quant  l'impression
et au nombre de pages, mais la composition est diffrente, comme il
est facile de s'en convaincre par une foule de dtails; par exemple
par les suivants:

      Page 11, 1re ligne:

    1644: C'est en vain que l'__ fuit, tost ou tard on s'y brule:
    1648: C'est en vain que l'_on_ fuit, tost ou tard on s'y
             brle (en deux lignes).

      Page 21, dernire ligne:

    1644: Pour vous _recomp[~e]ser_ du _temps_ que vous perdez.
    1648: Pour vous _recompenser_ du _t[~e]ps_ que vous perdez.

      Page 45, 4e ligne:

    1644: Ie commence  m'estimer quelque chose puis
    1648: Ie commence  m'estimer quelque chose

      Page 131, 2e ligne:

    1644: Mais vous monstrerez bien embrassant ma _def[~e]ce_
    1648: Mais vous monstrerez bien embrassant ma _deff[~e]ce_

      Page 159, 1re ligne:

    1644: Tu chercherois bien-tost moyen de t'en _desdire_
    1648: Tu chercherois bien-tost moyen de t'en _ddire_.

  Page 281, dernire ligne:

    1644: Du moins ces deux sujets balancent ton courage.
    1648:          DORINANT.

    Sais-tu bien que c'est l iustement mon visage?

Il y a dans l'd. de 1648 deux lignes de plus, et l'accord ne se
rtablit qu'au bas de la page 283.

      Page 343, 1re ligne:

    1644: Prenne ou laisse  son choix vn homme de merite.

Ce vers est le dernier de la page prcdente dans l'd. de 1648, et la
p. 343 se termine par ce vers:

    Allons chez moy, Madame, acheuer la iourne.

      Page 527, 1re ligne:

    1644: Contant nostre Hymene entre vos _aduantures_,
    1648: Contant nostre Hymene entre vos _auantures_.

La Bibliothque nationale possde un exemplaire de cette Premire
Partie reli en mar. r. par _Cap_ (Y + 5512 + B Rs.), qui est
compos de fragments des trois ditions de 1644, 1648 et 1652. Nous
pensons que nos indications suffiront pour mettre les amateurs 
l'abri de pareilles supercheries. Telle est l'utilit des diffrences
matrielles que nous signalons a et l entre des ditions qui
paraissent  premire vue semblables.

La _Premiere Partie_ se termine par un privilge qui commence au bas
de la p. 654 et se dveloppe sur les deux pp. suivantes; on trouve 
la fin un achev d'imprimer du 30 mars 1648.

La _Seconde Partie_ contient sept pices: _le Cid_, _Horace_, _Cinna_,
_Polyeucte_, _Pompe_, _le Menteur_ et _la Suite du Menteur_. Elle est
prcde d'un avis _Au Lecteur_ qui commence ainsi: Voicy une Seconde
Partie de Pieces de Theatre un peu plus supportables que celles de la
premiere. Cet avis n'a t reproduit que dans les ditions de M.
Taschereau et de M. Marty-Laveaux. Le volume se termine par un
privilge, qui commence au verso de la p. 639 et occupe entirement le
feuillet suivant.

Le privilge, dat du 25 fvrier 1647, porte ce qui suit: Nous avons
permis et permettons par ces presentes  l'Exposant [_Augustin_
_Courb_] d'imprimer, faire imprimer, vendre et debiter, en tous les
lieux de nostre obessance, les Pieces de Theatre du sieur Corneille,
Intitules, _Clitandre_, _la Vefve_, _la Melite_, _la Gallerie du
Palais_, _la Place Royalle_, _la Suivante_, _la Mede_, _l'Illusion
Comique_, et autres qui ont est desja mises en lumiere, avec
Privileges du feu Roy nostre tres-honor Seigneur et Pere, ou de Nous,
desquelles le temps est expir, et ce en un ou plusieurs Volumes, en
telles marges, en tels caracteres, et autant de fois qu'il voudra,
durant l'espace de sept ans,  compter du jour que chaque Piece ou
Volume sera achev d'imprimer pour la premire fois en vertu des
presentes. _Augustin Courb_, concessionnaire du privilge, dclare y
associer _Antoine de Sommaville_ et _Toussaint Quinet_.

L'achev d'imprimer de la _Seconde Partie_ est du 31 septembre 1648
(_sic_).

Au moment o parut ce recueil, trois autres pices de Corneille
avaient t publies sparment: _Thodore_, _Rodogune_ et
_Hraclius_. Les ditions de ces pices n'tant pas encore puises,
les libraires jugrent inutile de les rimprimer pour en faire une
seconde partie.

Vendu: 256 fr., mar. r., doubl de mar. bl. (sans indication de
relieur), Giraud, 1855 (no 1621);--1,015 fr., mme exemplaire, Solar,
1860 (no 1684);--2,105 fr., mar. r. (_Cap_), B*** [Bordes], 1873 (no
347);--1,505 fr., mme exemplaire, Benzon, 1875 (no 244).

La seconde partie seule: 710 fr., v. f., Chdeau, 1865 (no 677).

  101. OEVVRES || DE || CORNEILLE. || Premiere [Seconde et
    Troisieme] Partie. || _Imprim  Roen, & se vend || A Paris,
    || Chez Augustin Courb, au Palais, || en la Gallerie des
    Merciers, ||  la Palme_; [ou _Chez Antoine de Sommauille, ||
    au Palais, en la Gallerie des Mer- || ciers,  l'Escu de
    France_; ou _Chez Toussainct Quinet, || au Palais, sous la
    monte de || la Cour des Aydes_]. || M.DC.LII [1652]. || Auec
    Priuilege du Roy. 3 vol. in-12.

_Premiere Partie_: portrait de Corneille; frontispice grav (le mme
que ci-dessus, avec la date de 1645); 2 ff. pour le titre imprim et
l'avis _Au Lecteur_, et 656 pp.--Le privilge commence au milieu de la
p. 654 et se dveloppe sur les 2 pp. suivantes. On lit  la fin:
_Acheu d'imprimer  Roen par Laurens Maurry, ce 30. iour de Mars
1648._

_Seconde Partie_: 2 ff. pour le titre et l'avis _Au Lecteur_, et 642
pp.--Le privilge occupe les pp. 640 et suiv. L'achev d'imprimer est
du 31 septembre 1648 (_sic_).

_Troisieme Partie_: 287 pp., y compris 1 f. blanc, le titre gnral et
le titre particulier de _Thodore_. Ce volume ne contient ni privilge
ni achev d'imprimer. Le titre  l'adresse de _Sommaville_ porte:
_Chez Antoine de Sommaville, au || Palais en la Gallerie des Merciers,
||  l'Escu de France._

L'dition de 1652 a la mme justification que celles de 1644 et de
1648 (110mm sur 58mm, 2).

Le contenu des deux premiers volumes est le mme que celui des deux
parties de 1648, mais on les distinguera facilement parce que
l'dition de 1652 est imprime par cahiers de 12 ff. et les
prcdentes par cahiers de 6 ff. Le troisime volume renferme:
_Thodore_, _Rodogune_ et _Hraclius_.

Le privilge qui se trouve  la fin des deux premires parties est
celui du 25 fvrier 1647, auquel _Courb_ associe ses deux confrres.
Le tome IIIe ne contient pas de privilge.

  102. OEVVRRES || DE || CORNEILLE. || Premiere [Seconde et
    Troisime] Partie. || _Imprim  Roen, & se vend || A Paris,
    || Chez Augustin Courb, au Palais, || en la Gallerie des
    Merciers, ||  la Palme_; [ou _Chez Guillaume de Luyne, au ||
    Palais, sous la monte de la Cour des Aydes_]. || M.DCLIV
    [1654]. || Auec Priuilege du Roy. 3 vol. in-12.

_Premiere Partie_: portrait de Corneille; frontispice grav, avec la
date de 1654 et 691 pp., y compris 5 ff. pour le titre imprim, l'avis
_Au Lecteur_, le titre particulier et la ddicace de _Mlite_.--Le
privilge occupe les pp. 690 et 691; il se termine par un rappel de
l'achev d'imprimer du 30 mars 1648.

_Seconde Partie_: 2 ff. et 642 pp.--Le privilge occupe les pp. 641 et
642; il se termine par l'achev d'imprimer du 31 septembre 1648.

_Troisime Partie_: 670 pp., y compris 1 f. blanc, le titre gnral et
le titre particulier de _Thodore_.

Les deux premiers volumes contiennent les mmes pices que ceux des
ditions qui prcdent; le tome troisime renferme: _Thodore_,
_Rodogune_, _Hraclius_, _Andromde_, _D. Sanche d'Arragon_,
_Nicomde_ et _Pertharite_.

Le privilge reproduit _in extenso_ dans les deux premiers volumes est
celui du 25 fvrier 1647. Le troisime volume contient, p. 575, aprs
_Nicomde_, un extrait du privilge accord  Corneille le 12 mars
1651 pour _Andromde_, _Nicomde_, _le Feint Astrologue_ et les
_Engagements du hasard_ (Voy. ci-dessus, nos 56 et 65), et p. 670 un
autre extrait du privilge du 25 dcembre 1651 relatif  _Pertharite_,
_D. Bertran de Cigarral_ et _l'Amour  la mode_ (voy. no 69). On
trouve  la p. 670 un achev d'imprimer du 30 avril 1653.

Nous avons vu chez M. L. Potier un exemplaire de la _Troisime Partie_
dans sa reliure primitive, qui prsente une particularit remarquable.
Les 275 premires pages sont conformes aux exemplaires ordinaires,
mais la fin du volume,  partir d'_Andromde_, appartient  l'dition
que nous dcrirons ci-aprs, sous la date de 1656 (no 104). La page
qui devrait tre chiffre 276 y est entirement blanche, au lieu de
contenir la rclame _Andro-_ en lettres capitales comme dans les
autres exemplaires dats de 1654 et dans ceux de 1656.

Il n'est pas impossible d'expliquer cette particularit. La troisime
partie, telle que _Courb_ la fit d'abord imprimer, ne devait
contenir, comme celle de 1652, que trois pices: _Thodore_,
_Rodogune_, _Hraclius_. Le volume s'arrtait  la p. 275, sans
extrait du privilge ni achev d'imprimer, et le verso de cette page
tait blanc. Pour complter la troisime partie, _Courb_ dut faire
imprimer successivement les trois pices d'_Andromde_, de _D. Sanche_
et de _Nicomde_, qui se terminrent par un extrait du privilge du 24
dcembre 1651, puis _Pertharite_, avec un autre extrait du privilge.
Ainsi s'explique, sans qu'on ait besoin de supposer que toutes les
pices du recueil de 1654 aient t tires  part, l'existence de
l'dition de _Pertharite_ que nous avons dcrite ci-dessus (no 70).

Le troisime volume tant ainsi compos de deux et mme de trois
parties distinctes, on comprend sans peine que Courb ait pu complter
de diffrentes manires les exemplaires qui lui restaient en magasin.

Il existe sous la mme date une _Quatriesme Partie_, qui contient deux
pices de Thomas Corneille: _le Feint Astrologue_ et _D. Bertran de
Cigarral_. Ce volume, qui parat d, soit  une supercherie, soit 
une grossire erreur du libraire _Courb_, ne peut pas tre considr
comme faisant partie intgrante de l'dition; il se compose de 224 pp.
chiffr., y compris 2 feuillets prlim. On trouve  la p. 108, aprs
_le Feint Astrologue_, un extrait du privilge du 12 mars 1651,
relatif  _Andromde_,  _Nicomde_, au _Feint Astrologue_ et aux
_Engagements du hasard_ (voy. no 56) et  la p. 224, aprs _D. Bertran
de Cigarral_, un extrait du privilge du 24 dcembre 1651, relatif 
_Pertharite_,  _D. Bertran de Cigarral_ et  _l'Amour  la mode_
(voy. no 69). Ces deux privilges attribuant  Pierre Corneille toutes
les pices numres ci-dessus, il est possible que _Courb_ ait t
de bonne foi en les joignant  ses oeuvres. L'exemplaire de cette
Quatrime Partie que possde la Bibliothque nationale (Y. + 5512 B +
_a_ 4) contient en plus _l'Amour  la mode_ et _le Berger extravagant_
avec une pagination spare.

Nous avons vu  la librairie Fontaine un exemplaire avec la date de
1655.

La justification de l'dition de 1654 est de 122mm sur 65; les
caractres et les fleurons sont plus gros que ceux de l'dition de
1652.

Les exemplaires que nous avons eus sous les yeux ne portent que le nom
de _Courb_, ou celui de _Luyne_. Les privilges ne contiennent du
reste aucune indication relative  l'association des libraires. Il est
probable que _Courb_ et de _Luyne_, au lieu de s'entendre avec
d'autres libraires pour la vente de cette dition, auront cd 
_Sommaville_, _Ppingu_, _Chamhoudry_ et _Loyson_ le droit d'en
publier une autre. Ainsi doit s'expliquer, croyons-nous, l'existence
du recueil suivant.

Vendu: 325 fr., exempl.  relier, Aguilhon, 1870 (no 351).

  103. OEVVRES || DE || CORNEILLE. || Premiere [Seconde et
    Troisime] Partie. || _A Paris, || Chez Antoine de Sommauille,
    || au Palais, en la Gallerie des Mer- || ciers,  l'Escu de
    France_; [ou _Chez Edme Pepingu, dans la gran- || de Salle du
    Palais, vis  vis le || troisiesme pillier_; ou _Chez Loys
    Chamhoudry, || au Palais, deuant la Saincte || Chappelle_; ou
    _Chez Iean Baptiste Loyson, || prs la sainte Chappelle, 
    l'entre de || la petite Salle des Merciers_]. || M.DC.LV
    [1655]. || Auec Priuilege du Roy. 3 vol. in-12.

_Premiere Partie_: 2 ff. pour le titre et l'avis _Au Lecteur_, 654 pp.
et 1 f. blanc.--Elle contient huit pices, de _Mlite_  _l'Illusion_.

Nous avons vu chez M. Bancel un exemplaire de cette _Premiere Partie_,
au nom de _Loyson_, avec la date de 1654.

_Seconde Partie_: 2 ff. et 639 pp.--Elle contient sept pices, du
_Cid_  _la Suite du Menteur_.

_Troisime partie_: 287 pp., y compris 1 f. blanc, le titre gnral et
le titre particulier de _Thodore_.--Elle contient trois pices:
_Thodore_, _Rodogune_, _Hraclius_. Sur le titre au nom de
_Ppingu_, l'adresse de ce libraire est ainsi dispose: _Chez Edme
Ppingu, en || la grand'Salle du Palais, du cost || de la Cour des
Aydes._

Cette dition, dont la justification est de 107mm sur 58, est imprime
en petits caractres; elle ne renferme ni privilge, ni achev
d'imprimer. Le titre de la troisime partie porte un fleuron aux armes
de France et de Navarre, qui rappelle l'enseigne de _Sommaville_.

Nous avons dit ci-dessus (no 102) ce que nous pensons de cette
dition, qui a d tre excute par les quatre libraires cits  la
suite d'une entente avec _Courb_. Au premier abord, on pourrait
croire que cette entente n'avait pas d tre ncessaire, le privilge
gnral accord  _Courb_ pour sept ans en 1647, ayant pris fin en
1654. Mais on ne peut s'arrter  cette ide si l'on songe que les
privilges particuliers de _la Galerie du Palais_, de _la Suivante_,
de la _Place Royale_ et du _Cid_ taient valables jusqu'en 1657, et
celui de _Cinna_ jusqu'en 1663. Des imprimeurs provinciaux pouvaient
bien faire paratre des contrefaons anonymes qui chappaient souvent
aux peines portes par les ordonnances; un libraire parisien, tabli
au Palais,  ct du lgitime propritaire du privilge, ne l'et
certainement pas os. Il est hors de doute que les confrres de
_Courb_ firent excuter l'dition de 1654-1655, en mme temps qu'il
publiait lui-mme, avec de _Luyne_, celle qui porte la date de 1654.
L'une fut imprime  Paris, tandis que l'autre fut imprime  Rouen.
_Sommaville_, dont le nom se trouve sur la plupart des exemplaires que
nous connaissons, dut tre le principal cessionnaire de _Courb_, mais
il fit participer  son entreprise trois de ses confrres.

Le tome IIIe du recueil de 1655, comme celui de 1652, ne contient que
trois pices. Nous avons dit que le tome IIIe de 1654 fut complt
aprs coup; _Sommaville_ et ses associs voulurent agir de mme avec
leur dition. Ils firent rimprimer  part, avec les mmes caractres
et dans le mme format, les pices que _Courb_ avait dj runies 
son troisime volume et les firent relier  la suite du leur. Nous
avons cit _Andromde_ (no 57), _Don Sanche_ (no 63) et _Pertharite_
(no 71). _Nicomde_ doit galement exister, bien que nous n'en ayons
vu aucun exemplaire.

Vendu: 380 fr., exempl.  relier, Aguilhon, 1870 (no 352).

  104. OEVVRES || DE || CORNEILLE. || Premiere [Seconde et
    Troisiesme] Partie. || _A Paris, || Chez Augustin Courb, au
    Palais, || en la Gallerie des Merciers, ||  la Palme_; [ou
    _Chez Guillaume de Luyne au || Palais, dans la Salle des
    Merciers, ||  la Iustice_]. || M.DC.LVI [1656]. || Auec
    Priuilege du Roy. 3 vol. in-12.

_Premiere Partie_: 4 ff. et 696 pp. (?)--Nous n'en connaissons pas
d'exemplaire.

_Seconde Partie_: 2 ff. et 643 p.--Les trois dernires pages sont
occupes par le privilge,  la fin duquel on lit: _Acheu d'imprimer
le 28. Nouembre 1656_.

_Troisiesme Partie_: 670 pp., y compris 1 f. blanc, le titre gnral
et le titre de Thodore.--Le volume contient, comme le volume
correspondant de l'dition de 1654, les extraits de deux privilges
placs aux pp. 575 et 670. On trouve  la fin du premier un achev
d'imprimer du 20 octobre 1655, et  la fin du second un achev
d'imprimer du 29 octobre 1655.

Le privilge, dont le texte est reproduit  la fin du second volume,
est celui du 25 fvrier 1647; on a lieu de s'en tonner puisque ce
privilge tait expir depuis deux ans.

La rpartition des pices entre les trois volumes est la mme que dans
l'dition de 1654.

Nous avons vu plusieurs exemplaires de la seconde et de la troisime
parties, mais, quelques recherches que nous ayons faites, il ne nous
a pas t possible d'en dcouvrir un seul de la premire. Nous pouvons
suppler  cette lacune  l'aide du tome Ier que nous allons dcrire
ci-aprs, l'dition de 1657 ne se distinguant de l'dition de 1656 que
par le titre (voy. le no 105). Il n'est gure possible de pntrer les
motifs qui ont dcid les libraires  remanier le recueil de 1656,
mais il est trs-probable que la publication de l'dition de 1655 ne
fut pas trangre  ce remaniement. Peut-tre _Courb_ avait-il cd 
_Loyson_, puis  _Sommaville_ le droit de rditer les _OEuvres de
Corneille_, en s'engageant de son ct  ne pas en donner de
rimpression pendant un certain dlai. On pourrait alors supposer que
_Courb_, ayant fait excuter par avance, en 1656, une dition sur
laquelle l'imprimeur aurait fait figurer la date vraie de l'anne, fut
oblig d'en changer la date avant de la mettre en vente.

Il doit exister avec la date de 1656 une _Quatriesme Partie_
contenant, comme en 1654, deux pices de Thomas Corneille.

  105. OEVVRES || DE || CORNEILLE. || Premiere [Seconde et
    Troisime] Partie. || _A Paris, || Chez Augustin Courb, au
    Palais, || en la Gallerie des Merciers, ||  la Palme_; [ou
    _Chez Guillaume de Luyne, au || Palais, dans la Salle des
    Merciers, ||  la Iustice_]. || M.DC.LVII [1657]. || Auec
    Priuilege du Roy. 3 vol. in-12.

_Premiere Partie_: portrait de Corneille, par _Michel Lasne_;
frontispice grav avec la date de 1654, titre imprim; 1 f. pour
l'avis _Au Lecteur_ et 696 pp.

La collation de la _Seconde_ et de la _Troisiesme Partie_ est
entirement semblable  celle de l'dition de 1656.

Nous avons dit ci-dessus (no 104) que les deux ditions de 1656 et
1657 ne diffrent que par le titre. En oprant la substitution de ce
titre, les libraires ont galement rimprim l'avis _Au Lecteur_, qui
se trouve sur le feuillet correspondant. Le texte en est le mme que
dans l'dition de 1648.

Nous avons vu chez M. L. Potier un exemplaire dans sa primitive
reliure, qui se composait d'un tome Ier avec la date de 1657 et des
tomes IIe et IIIe avec la date de 1656.

L'exemplaire de M. Didot est complt par une _Quatrime Partie_,
analogue  celle que nous avons dcrite ci-dessus (no 102), et qui
devait primitivement porter la date de 1656. Elle se compose de 224
pp., y compris les titres, et renferme deux pices: _le Feint
Astrologue_ et _D. Bertran de Cigarral_; mais la table, place au
verso du titre gnral, indique en outre: _l'Amour  la mode_ et _le
Berger extravagant_. Ces deux pices sont jointes au volume en
ditions spares: l'une en 112, l'autre en 113 pp. Un simple
faux-titre sans nom de libraire y remplace le titre primitif.

  106. LE || THEATRE || DE P. CORNEILLE. || Reueu & corrig par
    l'Autheur. || I. [II. et III.] Partie. || _Imprim  Roen, Et
    se vend || A Paris, || Chez || Augustin Courb, au Palais, en
    la || Gallerie des Merciers,  la Palme. || Et || Guillaume de
    Luyne, Libraire Iur, || dans la mesme Gallerie, ||  la
    Iustice._ || M.DC.LX [1660]. || Auec Priuilege du Roy. 3 vol.
    in-8.

_I. Partie_: xc pp. prlim. (y compris un frontispice grav et le
titre imprim), 2 ff. non chiff. pour le _Privilge_ et le titre de
_Mlite_, et 704 pp.--Le frontispice reprsente un cartouche surmont
de deux Amours tenant une couronne; on lit dans le centre du cartouche
le titre et la date de 1660.--Les pages prlim. contiennent le
_Discours de l'Utilit et des Parties du Pome dramatique_ et les
_Examens_.

Le volume renferme 8 pices (de _Mlite_  l'_Illusion_) accompagnes
chacune d'une figure. Les figures de _Mlite_, de _Clitandre_, de _la
Veuve_, de _la Suivante_, de _la Place Royale_, de l'_Illusion_ sont
signes _F. C[hauveau], delin._; _H. D[avid], sculp._; celles de la
_Gallerie du Palais_ et de _Mde_ sont signes _L. S[pirinx]_.

Dans l'exemplaire de la Bibliothque nationale (y + ft 5510 Rs.),
cette premire partie renferme de plus en face du titre un portrait de
Corneille (celui de l'dition de 1644), tir dans le format in-8, sur
papier fort; nous croyons que ce portrait ne fait pas partie de
l'dition.

_II. Partie_: CXVIIJ pp. prlim. (y compris un frontispice grav et le
titre imprim); 4 ff. pour le _Privilge_ et le titre particulier du
_Cid_, et 720 pp.--Le frontispice reprsente un cartouche soutenu par
deux Amours sonnant de la trompette; il porte la date de 1660.--Les
pages prlim. contiennent le _Discours de la Tragedie, et des moyens
de la traiter selon le vray-semblable ou le necessaire_, et les
_Examens_. Elles sont suivies de 8 pices places dans cet ordre: _le
Cid_, _Horace_, _Cinna_, _Polyeucte_, _Pompe_, _Thodore_, _le
Menteur_ et _la Suite du Menteur_.

Les figures du _Cid_, de _Cinna_, de _Polyeucte_, du _Menteur_, de la
_Suite du Menteur_ et de _Thodore_ sont signes de _Chauveau_ et de
_David_; celle d'_Horace_ est signe de _Spirinx_; celle de _Pompe_
ne porte pas de signature.

_III. Partie_: LXXXIIJ pp. prlim. (y compris un frontispice grav et
le titre imprim); 1 f. pour le titre de _Rodogune_ et 632 pp.--Le
frontispice, qui reprsente un cartouche surmont d'une corbeille de
fleurs, est dat de 1660 et sign: _I. Math[eus]f_.--Les pages prlim.
comprennent le _Discours des trois Unitez d'Action, de Jour et de
Lieu_, et les _Examens_. Au verso de la p. LXXXIIJ se trouve un
_Extrait du Privilge_.--Le volume renferme 7 pices accompagnes de
7 figures: _Rodogune_, _Hraclius_, _Andromde_, _D. Sanche_,
_Nicomde_, _Pertharite_ et _OEdipe_.

Les figures de _Rodogune_ et de _Don Sanche_ sont signes de _L.
Spirinx_; celles d'_Hraclius_, d'_Andromde_ et de _Pertharite_ sont
signes de _Chauveau_ et _David_; celles de _Nicomde_ et d'_OEdipe_
sont signes de _Matheus_.

Le privilge est dat de janvier 1653, sans indication du quantime;
il est donn pour neuf ans  Corneille lui-mme, qui dclare le cder
 _Augustin Courb_ et _Guillaume de Luyne_, suivant l'accord fait
entre eux. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la premire fois,
[en] vertu du prsent privilge, le dernier d'octobre 1660,  Rouen,
par Laurens Maurry_.

En 1644, Corneille, ainsi que nous l'avons fait remarquer, soumit ses
pices  une premire rvision; il introduisit aussi quelques
changements dans les pices qui formrent la _Seconde Partie_ publie
en 1648. Les ditions qui suivirent reproduisirent fidlement le texte
arrt alors par le pote; les quelques variantes qu'on y relve sont
le plus souvent le fait des typographes ou le rsultat du hasard. En
1660, Corneille fit une nouvelle rvision de son thtre. Il agrandit
le format qu'il avait prcdemment adopt, rendit ses volumes plus
symtriques, mit en tte de chacun d'eux un _Discours_ spcialement
crit pour l'dition, et des _Examens_ dans lesquels il passa en revue
chacune de ses pices.

Corneille lui-mme nous entretient dans une lettre  l'abb de Pure,
date du 25 aot 1660, de la peine que lui donna la publication de ce
nouveau recueil, en particulier la confection des _Discours_:

Je suis, dit-il,  la fin d'un Travail fort penible sur une matiere
fort delicate. J'ay trait en trois Prefaces les principales questions
de l'art poetique sur mes trois volumes de Comedies. J'y ay fait
quelques explications nouvelles d'Aristote, et avanc quelques
propositions, et quelques maximes inconnues  nos Anciens. J'y refute
celles sur lesquelles l'Academie a fond la condamnation du Cid, et ne
suis pas d'accord avec Mr d'Aubignac de tout le bien mesme qu'il a dit
de moy. Quand cela paroistra, je ne doute point qu'il ne donne matiere
aux Critiques, prenez un peu ma protection. Ma premiere Preface
examine si l'utilit ou le plaisir est le but de [la] Poesie
Dramatique, de quelles utilits elle est capable et quelles en sont
les parties, tant intgrales comme le Sujet et les moeurs, que de
quantit comme le Prologue, l'Episode et l'Exode. Dans la seconde je
traite des conditions du Sujet de la belle tragedie, de quelle qualit
doivent estre les incidents qui la composent et les personnages qu'on
y introduit afin de sentir la piti et la crainte, comment se fait la
purgation des passions par cette piti et cette crainte, et des moyens
de traiter les choses selon le vraysemblable ou le ncessaire. Je
parle en la troisiesme des trois unitez, d'action, de jour et de lieu.
Je croy qu'apres cela, il n'y a plus guere de questions d'importance 
remuer et que le reste n'est que la broderie qui (_sic_) peuvent
ajouter la Rethorique, la Morale et la Politique. (Marty-Laveaux, t.
Xe, pp. 486 sq.; l'original est  la Bibliothque nationale, msc.
fran., no 12763, fol. 157 sq.)

On joint  cette dition les deux volumes suivants imprims dans le
mme format et avec les mmes caractres:

  POEMES || DRAMATIQVES || DE || T. || CORNEILLE. || I. [II.]
  Partie. || _Imprims  Roen, Et se vendent || A Paris, || Chez ||
  Augustin Courb, au Palais, en la || Gallerie des Merciers,  la
  Palme. || Et || Guillaume de Luyne, Libraire Iur, || dans la
  mesme Gallerie, ||  la Iustice._ || M.D.LXI [1661]. || Auec
  Priuilege du Roy. 2 vol. in-8.

_I. Partie_: frontispice grav, portant le titre suivant: _Poemes ||
drama- || tiques || de T. || Corneille. || I. Partie._ || 1660;--titre
imprim, au verso duquel se trouve la table des _Pomes contenus en
cette premiere Partie_; 709 pp. (y compris 6 figures qui prcdent
chacune des 6 pices contenues dans le volume) et 1 f. pour le
_Privilge_, lequel commence au verso de la p. 709.

_II. Partie_: frontispice grav avec la date de 1661 et les
signatures: _Choueau_ (sic) _in._ et _Le Doyen fe._;--titre imprim;
632 pp. et 1 f. pour le _Privilge_.

Nous parlerons des figures au no 109.

Le privilge, dat du 3 dcembre 1657, du jour mme o _Courb_
obtenait un nouveau privilge pour les _OEuvres de Pierre Corneille_,
est accord pour vingt ans  _Augustin Courb_, qui dclare y associer
_Guillaume de Luyne_. L'achev d'imprimer est du 15 dcembre 1660.

Vendu: 120 fr., mar. bl. (_Niedre_) Giraud, 1855 (no 1622), pour la
Bibliothque nationale.

  107. LE || THEATRE || DE |] PIERRE CORNEILLE. || Imprim du
    vivant de l'Auteur. || Tome Premier [Tome Second]. || _A Roen,
    || Chez Laurent Maurry, ru Neuve Saint Lo, ||  l'Imprimerie
    du Louvre._ || M.DC.LXIII [1663]. || Avec Privilege du Roy. 2
    vol. in-fol.

dition qui se confond avec la suivante. Nous n'en connaissons qu'un
seul exemplaire, celui qui a t donn  la Bibliothque du
Thtre-Franais par M. Geffroy. Cet exemplaire est incomplet; il y
manque: _Polyeucte_, le _Menteur_ et la _Suite du Menteur_, mais il
est assez bien conserv pour que nous puissions en donner une
description.

La publication de la grande dition imprime par _Maurry_, en 1663
(voy. le no 108), dut tre retarde par la gravure du portrait et du
frontispice. Il est probable qu'en attendant que ces deux planches
fussent termines, _Maurry_ aura mis en circulation quelques
exemplaires avec un titre provisoire, et c'est un de ces exemplaires
que nous avons eu sous les yeux. L'dition ne contient encore que les
pices de thtre, c'est--dire qu'elle ne renferme ni les discours en
prose, ni mme aucun privilge. Le tome Ier doit se composer d'un
simple feuillet de titre, de 638 pp. et de 1 f. blanc; le tome IIe,
d'un titre et de 672 pp.

  108. LE || THEATRE || DE || P. CORNEILLE. || Reveu et corrig par
    l'Autheur. || I. [et II.] Partie. || _Imprim  Roen, Et se
    vend || A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire Iur, au
    || Palais, en la Gallerie des Merciers, ||  la Iustice_; [ou
    _Chez Thomas Iolly, au Palais, dans la petite || Salle, aux
    Armes de Hollande, || &  la Palme_; ou _Chez Lois Billaine,
    au Palais, au second Pilier de la Grand'Salle,  la Palme, &
    au grand Cesar_]. || M.DC.LXIII [1663; ou M.DC.LXIV, 1664; ou
    M.DC.LXV, 1665]. || Avec Privilege du Roy. 2 vol. in-fol.

_I. Partie_: portrait de Corneille; frontispice grav; titre imprim
en rouge et en noir; 30 ff. prlim. (pagins de I  LX), contenant 1
f. pour la _Table_ et le _Privilge_, 2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_),
27 ff. pour le _Discours du Pome dramatique_ et les _Examens_; 638
pp. et 1 f. blanc.

Le portrait reprsente Corneille en costume des premires annes du
rgne de Louis XIV, avec la perruque, la calotte et le rabat. Autour
du portrait on lit: _Pierre Corneille, n  Rouen en M.VI.C.VI_;
au-dessous, sont les armes de Corneille supportes par des licornes.
Les noms du dessinateur et du graveur sont inscrits au bas de la
figure: _A. Paillet, ad viuum delin. 1663; Guillelmus Vallet,
sculpsit_.

Le frontispice reprsente le buste de Corneille, plac sur un
pidestal et couronn de lauriers par deux grandes figures drapes;
au-dessus du buste est une renomme qui souffle dans une trompette
orne d'une flamme sur laquelle on lit le mot _Tragedie_; une autre
trompette, qu'elle tient de la main gauche, porte le mot _Comedie_; un
cartouche, plac sur la clef de vote d'une arcade qui fait le fond du
sujet, contient l'indication du titre: _le Theatre de P. Corneille_;
sur le pidestal est grave cette inscription: _Ament serigue
nepotes_, et sur la base se trouvent les noms du dessinateur et du
graveur: _A. Paillet, inv. et del.; G. Vallet, sculpsit_.

Le volume contient 12 pices, de _Mlite_  _Polyeucte_; il se termine
par un second privilge.

_II. Partie_: titre imprim sur un feuillet spar; 30 ff. prlim.
(pagins de I  LX), dont le premier renferme la _Table_ et le
_Privilge_, et les autres le _Discours de la Tragedie_ et les
_Examens_; 672 pp. contenant 12 pices ainsi disposes: _Pompe_, _le
Menteur_, _la Suite du Menteur_, _Rodogune_, _Thodore_, etc.,
jusqu' la _Toison d'or_ (runie pour la premire fois dans cette
dition au _Thtre_ de Corneille); xvij pp. pour le _Discours des
trois Unitez_, et un second _Privilge_; 1 f. blanc.

Chaque volume contient, nous l'avons dit, deux privilges, mais ces
privilges sont de date diffrente. Celui qui est plac immdiatement
aprs le titre est dat du 3e jour de dcembre 1657; il est accord
pour vingt ans  _Augustin Courb_, qui aura le droit exclusif
d'imprimer, vendre et dbiter les oeuvres des sieurs de Corneille
frres,  condition qu'il sera mis deux des exemplaires qui seront
imprimez en vertu des presentes, en notre Bibliothque publique, et un
en celle de nostre tres-cher et fal le sieur Seguier, Chevalier
Chancellier de France, avant que de les exposer en vente; et qu'elles
seront registres dans le livre de la Communaut des Libraires de
nostre dite ville de Paris, suivant les Arrests de nostre Cour de
Parlement,  peine de nullit d'icelles. A la fin du privilge se
trouvent les mentions suivantes: Ledit _Courb_ a fait part de la
moiti du susdit privilge  _Guillaume de Luyne_, aussi Marchand
Libraire  Paris. Et ledit _Courb_ a ced son droit particulier du
present privilge  _Thomas Jolly_ et _Louis Billaine_, aussi
Marchands Libraires  Paris, suivant l'accord fait entre eux.--La
presente impression in-folio des oeuvres du sieur P. Corneille, a est
acheve d'imprimer le 22. Decembre 1663. Le trait de cession conclu
par _Courb_ avec deux de ses confrres explique qu'on ne rencontre
pas d'exemplaires  son nom.

Le privilge plac  la fin des volumes est accord  Corneille
lui-mme pour neuf ans,  la date de .. janvier 1653 (le
quantime est rest en blanc); il n'tait donc pas expir  l'poque
o _Courb_ obtint celui de 1657. Mais ce nouveau privilge ne lui fut
accord que du consentement de Corneille, car il tait cessionnaire,
avec _Guillaume de Luyne_, des droits confrs au pote en 1653. Le
texte du privilge de 1653 est donn ici comme dans l'dition de 1660,
avec la date de l'achev d'imprimer de cette dition au 31 octobre
1660. Un dtail qu'il est difficile d'expliquer, c'est que la pice se
termine dans le premier volume par la mention suivante: _Et cette
dernire Edition_ [in-folio] _acheve le 24. Avril 1663. audit Roen,
par ledit Maurry_, et, dans le second volume, par cette autre mention:
_Et cette derniere Edition acheve le 15. de Septembre 1663, audit
Roen, par ledit Maurry_.

L'dition fut termine plusieurs mois avant l'achvement du portrait
et du frontispice et les 2 ff. prlim. ne furent imprims qu'au
dernier moment. Les deux volumes que nous avons dcrits sous le numro
prcdent, aussi bien que les trois achevs d'imprimer que nous venons
de rapporter, ne laissent aucun doute  cet gard.

Les libraires durent faire tirer en mme temps des titres, sous
plusieurs dates diffrentes, car l'impression de ces titres parat
avoir t effectue sur les mmes formes.

L'dition de 1663 nous offre un texte revu par Corneille pour la
troisime fois. Le pote s'inquita beaucoup plus, en faisant cette
rvision, de la forme que du fond. Il voulut introduire un systme
orthographique nouveau, pour faciliter aux trangers la prononciation
de notre langue. L'avis _Au Lecteur_, qui prcde le premier volume,
est consacr tout entier  l'exposition de son systme, dont les
points fondamentaux sont: la distinction de l'_i_ voyelle et du _j_
consonne, de l'_u_ voyelle et du _v_ consonne; la distinction de l'_s_
allong ([s]) et de l'_s_ rond; l'accentuation de l'_e_ ouvert et de
l'__ ferm; l'emploi des doubles lettres.

Tout en posant ces prceptes, Corneille ne put obtenir des typographes
qu'ils les suivissent exactement. Dans tout le cours de cette dition,
comme dans celles de 1664, in-8o de 1668, l'_i_ et le _j_, l'_u_ et le
_v_ sont encore souvent confondus. Les accents n'y sont pas marqus
non plus d'aprs les indications de l'auteur: Corneille le reconnat
lui-mme dans l'avis _Au Lecteur_ du recueil de 1682.

Les premires lignes de l'avis _Au Lecteur_ de l'dition in-folio
tmoignent du soin avec lequel le pote arrtait lui-mme la
composition de ses volumes: Ces deux Volumes, dit-il, contiennent
autant de Pieces de Theatre que les trois que vous avez veus cy-devant
imprimez in-Octavo. Ils sont rglez  douze chacun, et les autres 
huit. _Sertorius_ et _Sophonisbe_ ne s'y joindront point, qu'il n'y en
aye assez pour faire un troisime de cette _Impression_, ou un
quatrime de l'autre. Cependant, comme il ne peut entrer en celle-cy
que deux des trois _Discours_ qui ont servy de Prefaces  la
prcedente, et que dans ces trois Discours j'ay tasch d'expliquer ma
pense touchant les plus curieuses et les plus importantes questions
de l'Art Potique, cet Ouvrage de mes reflexions demeureroit imparfait
si j'en retranchois le troisime. Et c'est ce qui me fait vous le
donner en suite du second Volume, attendant qu'on le puisse reporter
au devant de celuy qui le suivra, si-tost qu'il pourra estre complet.

Vendu: 145 fr., mar. r. (_Niedre_), Bertin, 1854 (no 762);--330 fr.,
mar. r., _Duru_, Giraud, 1855 (no 1623);--250 fr., mar. r. (avec la
date de 1665), Solar, 1860 (no 1685);--900 fr., mar. r.
(_Duru-Chambolle_), Benzon, 1875 (no 246).

  109. LE || THEATRE || DE || P. CORNEILLE. || Reveu & corrig par
    l'Autheur. || I. [II. III. et IV.] Partie. || _A Roen, Et se
    vend || A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire Iur, ||
    au Palais, en la Gallerie des Merciers, ||  la Iustice_; [ou
    _Chez Thomas Iolly, au Palais, dans || la petite Salle,  la
    Palme, & aux || Armes de Hollande_; ou _Chez Lois Billaine, au
    Palais, au second || Pilier de la grand'Salle,  la Palme, || &
    au grand Cesar_. || M.DC.LXIV [1664, et pour la IV. Partie,
    M.DC.LXVI--1666]. || Avec Privilege du Roy. 4 vol. in-8.

_I. Partie_: cxviij pp. prlim. (y compris le frontispice grav et le
titre); 2 ff. non chiffr. pour le _Privilge_ et le titre de _Mlite_;
703 pp. et 8 figures.

_II. Partie_: cxiv pp. prlim. (y compris le frontispice grav et le
titre), 2 ff. pour le _Privilge_ et le titre du _Cid_; 720 pp. et 8
figures.

_III. Partie_: xcj pp. prlim. (y compris le frontispice grav et le
titre); 1 f. pour le titre de _Rodogune_; 743 pp. et 8 figures.

Le contenu de ces trois volumes est le mme que celui du recueil de
1660, sauf l'addition de la _Toison d'or_. La Ire Partie s'ouvre par
un avis _Au Lecteur_, qui prcde le _Discours du Pome dramatique_;
dans la IIe Partie, l'ordre des pices est chang: _Thodore_, au lieu
d'tre place aprs _Pompe_, se trouve  la fin du volume; la IIIe
Partie renferme 8 pices au lieu de sept.

Les frontispices sont les mmes qu'en 1660; la date n'en a pas t
modifie. Les figures sont galement les mmes; celle qui accompagne
_la Toison d'or_, dernire pice du tome IIIe, est seule nouvelle;
elle est signe: _Gl Ladame, inv. et fecit_.

M. Brunet a confondu le recueil de 1664 in-8 avec celui de 1660. Cette
erreur ne peut s'expliquer que par le peu de soin avec lequel les
ditions originales de Corneille avaient t tudies jusque dans ces
dernires annes.

On vitera mme de confondre les feuillets provenant des deux recueils
en observant les _i_ et les _j_, les _u_ et les _v_, dont la
distinction est gnralement faite dans cette dernire dition.

_IV. Partie_, 1666 (la disposition typographique employe pour les
adresses des libraires n'est pas tout  fait semblable  celle que
nous avons indique pour les trois premires parties): 2 ff. prlim.,
232 pp. et 1 f. blanc; 3 figures.

Cette IVe partie contient _Sertorius_, _Sophonisbe_ et _Othon_; elle a
d tre publie originairement sans figures, car de tous les
exemplaires qui nous sont passs sous les yeux, quatre seulement les
possdaient, notamment celui de la Bibliothque nationale, celui de M.
Cousin et celui de M. Didot. Les figures de _Sertorius_ et de
_Sophonisbe_ portent la signature de _L. Spirinx_; celle d'_Othon_
n'est pas signe.

Le privilge, dont les deux premires parties de cette dition
contiennent le texte, tandis qu'un extrait occupe le verso de la p.
xcj de la IIIe Partie, est le privilge de janvier 1653; il est suivi
de la mention de la cession faite par _Courb_  _Jolly_ et 
_Billaine_, mention dont nous avons parl ci-dessus (no 108). On lit 
la fin de ce privilge dans les tomes Ier et IIe: _Et cette dernire
Edition acheve le 15. Aoust 1664. audit Roen, par ledit Maurry_,
tandis que le tome IIIe porte: _acheve le quatorzime Aoust mil six
cens soixante-quatre_.

La IVe Partie ne reproduit qu'un extrait du privilge du 3 dcembre
1657, termin par une mention de la cession faite par _Courb_ et d'un
achev d'imprimer dat du _30. Octobre 1665_.

On joint  cette dition les trois volumes suivants:

  POEMES || DRAMATIQUES || DE || T. CORNEILLE. || I. [II. et III.]
  Partie. ||_A Roen, Et se vendent || A Paris, || Chez Guillaume de
  Luyne, Libraire Iur, || au Palais, en la Gallerie des Merciers,
  ||  la Iustice_; [ou _Chez Thomas Iolly, au Palais, dans la ||
  Salle des Merciers,  la Palme, & || aux Armes de Hollande_; ou
  _Chez Lois Billaine, au Palais || Pilier de la grand'Salle,  la
  Palme, || & au grand Cesar_. || M.DC.LXV [-M.DC.LXVI: 1665-1666].
  || Avec Privilege du Roy. 3 vol. in-8.

_I. Partie_, 1665: frontispice grav avec la date de 1660; titre
imprim, 709 pp. et 1 f. qui contient la fin du privilge (lequel
commence p. 710). Ce volume renferme 6 pices prcdes chacune d'une
figure. La figure du _Feint Astrologue_ est signe de _Choveau_
(_sic_) et _Le Doyen_; celle de _l'Amour  la mode_ et du _Charme de
la Voix_ sont signes de _Matheus_; celle du _Berger extravagant_
porte le nom de _Le Doyen_ seul; les deux autres ne sont pas signes.

_II. Partie_, 1665: frontispice grav sign _Choveau_ (_sic_) et _Le
Doyen_, avec la date de 1661; titre imprim, 652 pp. et 2 ff. pour le
privilge et l'achev d'imprimer. Ce volume renferme, comme le
prcdent, 6 pices prcdes chacune d'une figure. Les figures des
_Illustres ennemis_ et de _la Mort de Commode_ sont signes de _Choveau_
et _Le Doyen_; celles de _Brnice_ et de _Darius_ portent le nom de
_Matheus_.

Le privilge des deux premiers volumes est dat de 1657; c'est le mme
que dans l'dition de 1661; il est suivi d'une mention de la cession
faite par _Courb_  _Jolly_ et  _Billaine_ de la moiti des droits
qu'il s'tait rservs, et d'un achev d'imprimer du mois de dcembre
1664: _ Roen, par le susdit L. Maurry_.

_III. Partie_, 1666 (la disposition des adresses des libraires n'est
pas la mme que dans les deux premiers volumes): 2 ff. prlim. pour le
titre gnral et le titre particulier du _Galant doubl_; 1 figure
pour cette mme pice et 401 pp., plus 3 autres figures. Ce volume
renferme 4 pices accompagnes chacune d'une figure: _le Galant
doubl_, _Stilicon_, _Camma_ et _Maximian_. Les 4 planches sont
signes du nom ou du monogramme de _Spirinx_.

Le privilge, dont l'extrait occupe le verso de la p. 401, est le mme
que celui des deux premires parties, mais l'achev d'imprimer est du
30 octobre 1665.

Les amateurs modernes ont pris l'habitude d'liminer les oeuvres de
Thomas Corneille, qui  l'origine accompagnaient celles de son frre;
mais les deux recueils taient si bien destins  tre vendus ensemble
que, dans les exemplaires en reliure ancienne (dans ceux, par exemple,
de M. Cousin et de M. Didot), la troisime partie des _Pomes_ de
Thomas est runie  la quatrime partie des _OEuvres_ de Pierre.
Grce  cette combinaison, les libraires pouvaient donner au public
cinq volumes de mme paisseur.

Nous avons vu figurer  la vente Pasquier en 1875 (no 327 du
Catalogue) un exemplaire de cette dition o le titre du tome IIe
tait emprunt  l'dition de 1660. Un restaurateur, plus habile
qu'honnte, avait complt la date  la plume. Grce  notre systme
de description, il nous a t facile de dcouvrir cette supercherie,
contre laquelle les amateurs feront bien de se mettre en garde.

Vendu (avec les _Pomes_ de Th. Corneille): 140 fr., mar. r. anc.,
Bertin, 1854 (no 760);--485 fr., mme exempl., Solar, 1860 (no 1685),
pour M. Didot;--260 fr., mar. r. mod., mme vente (no 1686);--760 fr.,
mar. v. (_Ve Niedre_), Benzon, 1875 (no 245).--Sans les _Pomes_ de
Th. Corneille: 600 fr., mar. r. (_Tripon_), Fontaine, 1872 (no
2644);--2,000 fr., mar. r. doubl de mar. r. (_Trautz-Bauzonnet_),
Fontaine, 1874 (no 565);--1,000 fr., mar. r. jans. (_Trautz-Bauzonnet_),
ibid. (no 566).

  110. LE || THEATRE || DE || P. CORNEILLE. || Reveu & corrig par
    l'Autheur. || I. [II., III. et IV.] Partie. || _A Rouen, Et se
    vend || A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, || Libraire Iur,
    au Palais, en la Gallerie || des Merciers,  la Iustice_; [ou
    _Chez Thomas Iolly, au Palais, || dans la petite Salle,  la
    Palme, & aux || Armes de Hollande_; ou _chez Louis Billaine, au
    Palais, || au second Pilier de la grand'Salle],  la || Palme,
    & au grand Cesar_.] || M.DC.LXVIII [1668]. || Avec Privilege du
    Roy. 4 vol. in-12.

_I. Partie_: xcviij pp. (y compris le titre); 3 ff. non chiff. pour le
titre); 3 ff. non chiff. pour le _Privilge_ et pour le titre de
_Mlite_; 586 pp. et 1 f. blanc.

_II. Partie_: cx pp. (y compris le titre); 3 ff. non chiff. pour le
_Privilge_ et le titre du _Cid_; 596 pp. et 2 ff. blancs.

_III. Partie_: lxxxiv pp. (y compris le titre); 3 ff. non chiff. pour
le _Privilge_ et le titre de _Rodogune_; 618 pp. et 1 f. blanc.

Le contenu de ces trois premires parties est le mme que celui des
parties correspondantes du recueil de 1664.

_IV. Partie_: xxvj pp. (y compris 1 f. blanc et le titre); 3 ff. pour
le _Privilge_ et le titre de _Sertorius_; 364 pp.

La IVe partie renferme cinq pices: _Sertorius_, _Sophonisbe_,
_Othon_, _Agsilas_ et _Attila_. Elle est prcde d'un avis ainsi
conu: _Le Libraire au Lecteur_. Je n'ay p tirer de l'Autheur, pour
ce quatrime Volume, un discours pareil  ceux qu'il a mis au devant
des trois qui l'ont prcd, ny sa Critique sur les pices qui le
composent, mais il m'a promis l'un et l'autre quand ce volume sera
complet, et qu'il en aura huit comme les prcdens. En attendant
l'effet de cette promesse, je vous donne ici les Prfaces dont il a
accompagn chacune de celles-cy quand il les a fait imprimer. Cet
avis est effectivement suivi des cinq prfaces.

Les 4 volumes renferment le mme privilge, non pas celui qui fut
accord  _Courb_ pour vingt ans le 3 dcembre 1657, mais celui que
Corneille avait obtenu en janvier 1653. C'est l une erreur vidente,
puisque le privilge de 1653 n'tait valable que pour 9 ans.

A la fin du privilge est mentionne la cession faite par Corneille 
_Courb_ et  _de Luyne_, puis par _Courb_, pour sa part,  _Jolly_
et  _Billaine_. On lit ensuite: _Et cette derniere Edition acheve le
15. Septembre 1668. audit Rouen, par ledit Maurry_.

Corneille ne tint pas la promesse qu'il avait faite  son libraire de
lui fournir pour la IVe partie un Discours prliminaire et des
Examens. _Tite et Brnice_, _Pulchrie_ et _Surna_ compltrent plus
tard les 8 pices qui devaient former cette partie, mais n'y furent
runis qu'en 1682. G. de Luyne et ses associs se bornrent, dit M.
Taschereau,  ajouter au tome IV de cette dition de 1668 des
exemplaires des ditions originales, puis des rimpressions spares
des trois dernires pices de l'auteur. Pour hter sans doute
l'puisement de ces quatre volumes, ils prirent mme le parti, en
1672, de faire imprimer pour un certain nombre d'exemplaires 40 pages
in-12, avec pagination particulire (36 pages numrots et en tte 2
feuillets non pagins), mais avec signatures faisant suite  celles
des 364 pages du volume, contenant les Vers et les Pomes sur les
victoires de Louis XIV, les uns composs, les autres traduits par P.
Corneille.

Nous rapportons ces paroles de M. Taschereau, parce que, pour notre
part, nous n'avons pas rencontr d'exemplaires ainsi complts. Nous
aurons l'occasion de faire remarquer plus loin (no 112) avec quelle
lenteur se dbita le recueil de 1668, mais il ne faut pas en attribuer
le peu de dbit  l'indiffrence du public. Les libraires firent
imprimer en mme temps deux ditions  deux prix diffrents, et le
livre dut tre tir  un trs-grand nombre d'exemplaires.

On joint au recueil de 1668 (A) l'dition suivante des _Pomes_ de Th.
Corneille:

  POEMES || DRAMATIQUES || DE || T. CORNEILLE. || I. [II. III. IV.
  et V.] Partie. || _A Rouen, Et se vendent || A Paris, || Chez
  Guillaume de Luyne, Libraire || Iur, au Palais, en la Gallerie
  des || Merciers,  la Iustice_; [ou _chez Thomas Iolly, au Palais,
  dans la petite Salle,  la Palme, & aux Armes de Hollande_; ou
  _Chez Louis Billaine, au Palais, au second Pillier de la
  grand'Salle,  la Palme, et au grand Cesar_]. || M.DC.LXIX.
  [-M.DC.LXXX: 1669-1680]. || Avec Privilge du Roy. 5 vol. in-12.

_I. Partie_, 1669: 592 pp. (y compris le titre) et 2 ff. pour le
_Privilge_.

_II. Partie_, 1669: 544 pp. (y compris le titre) et 2 ff. pour le
_Privilge_.

_III. Partie_, 1669: 584 pp. (y compris le titre) et 2 ff. pour le
_Privilge_.

_IV. Partie_, 1673: recueil factice d'ditions spares prcd d'un
titre gnral et contenant: _Laodice_, 1668; _le Baron d'Albikrac_,
1669; _la Mort d'Annibal_, 1670; _la Comtesse d'Orgueil_, 1671;
_Ariane_, 1672; _Thodat_, 1673.

_V. Partie_, 1680: recueil factice d'ditions spares, prcd d'un
titre gnral et contenant: _la Mort d'Achille_, 1674; _D. Cesar
d'Avalos_, 1676; _Circ_, 1675; _l'Inconnu_, 1676; _le Comte d'Essex_,
1678.

Les trois premiers volumes contiennent le texte du privilge du 3
dcembre 1657, avec un achev d'imprimer dat du mois d'avril 1669;
les deux volumes complmentaires ne renferment pas de privilge
gnral.

Quelques amateurs pensent que chacune des parties de l'dition de 1668
doit tre accompagne d'un frontispice grav. Cette opinion nous
parat fort douteuse. De tous les exemplaires qui nous sont passs
entre les mains, un seul contenait des frontispices; c'tait un
exemplaire en reliure moderne auquel on avait ajout les frontispices
de 1682, qui n'taient pas de la mme grandeur que le livre.

  111. LE || THEATRE || DE || P. CORNEILLE. || Reveu et corrig par
    l'Autheur. || I. [II. III. et IV.] Partie. || _A Rouen, Et se
    vend || A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire || Iur,
    au Palais, en la Gallerie des || Merciers,  la Iustice_; [ou
    _Chez Thomas Iolly, au Palais, || dans la petite Salle,  la
    Palme, & aux || Armes de Hollande_; ou _Chez Louis Billaine, au
    Palais || au second Pilier de la grand'Salle,  la || Palme, &
    au grand Cesar_]. || M.DC.LXVIII [1668]. || Avec Privilege du
    Roy. 4 vol. in-12.

Cette dition, dont le titre est exactement semblable  la prcdente,
n'en est pas moins toute diffrente. Pour en faire plus aisment la
collation, nous dsignerons la premire par A et la seconde par B.

_I. Partie_: xcviij pp. prlim. (y compris le titre); 3 ff. pour le
_Privilge_ et le titre particulier de _Mlite_; 474 pp.

_II. Partie_: xc pp. prlim. (y compris le titre); 3 ff. pour le
_Privilge_ et le titre du _Cid_; 479 pp.

_III. Partie_: lxxxiv pp. prlim. (y compris le titre); 3 ff. pour le
_Privilge_, 1 f. blanc, 1 f. pour le titre de _Rodogune_; 531 pp.

_IV. Partie_: xxvj pp. prlim. (y compris le titre et 1 f. blanc qui
prcde le titre); 3 ff. pour le _Privilge_ et le titre de
_Sertorius_; 312 pp.--Les feuillets prlim. de l'dition B sont
exactement semblables  ceux de l'dition A. Cette similitude est si
complte qu'il ne nous a pas t possible de relever le moindre dtail
typographique qui pt servir  les distinguer. Par contre, le texte du
thtre est beaucoup plus compacte dans B que dans A, ainsi qu'on peut
s'en convaincre en comparant les collations de chaque volume. Pour
gagner de la place, l'imprimeur n'a pas insr le nom des personnages
au-dessus de chaque couplet, dans une ligne de blanc; il s'est
content de placer des initiales  la marge.

M. Taschereau (_OEuvres de Corneille_, t. Ier, p. xxxviij) signale
cette dition B, qu'il considre comme une simple contrefaon. Il est
vrai que le papier en est moins beau, mais les caractres, les lettres
ornes et les fleurons sont identiques, et les feuillets prlim. des 4
volumes ont t certainement imprims sur la mme composition. Nous
sommes plutt d'avis que les libraires associs auront voulu faire une
dition d'un prix moins lv que l'dition A, et qu'ils y auront
employ un papier moins fin et un texte plus compacte, pour diminuer
l'paisseur des volumes. Il n'tait pas possible de rduire la place
occupe par les discours prliminaires. Aussi a-t-on employ la mme
composition pour les deux ditions, tandis qu'il a suffi d'un
remaniement trs-simple pour gagner une centaine de pages pour chacune
des trois premires parties et une cinquantaine pour la quatrime. M.
Taschereau a t frapp de ce que tous les volumes de B, qu'il a eu
entre les mains, portaient le nom de _Thomas Jolly_, mais nous en
avons un sous les yeux qui porte le nom de _Louis Billaine_, et nous
avons rencontr celui de _Guillaume de Luyne_ sur des volumes de
Thomas Corneille.

En effet, l'dition de Thomas Corneille, qui porte la date de 1669,
est double comme l'dition du thtre de son frre. Voici la
description de ce recueil, qu'on peut joindre  l'dition B.

  POEMES || DRAMATIQUES || de T. Corneille. || I. (II. et III.)
  Partie. || _A Rouen, Et se vendent || A Paris, || Chez Guillaume
  de Luyne, || Libraire Iur, au Palais, en la Gallerie || des
  Merciers,  la Iustice_; ou _Chez Thomas Iolly, au Palais, dans la
  petite Salle ||  la Palme, & aux Armes de Hollande_; ou _Chez
  Louis Billaine, au Palais, au second Pillier de la grand' Salle, 
  la Palme & au grand Cesar_]. || M.DC.LXIX. || Avec Privilege du
  Roy, 3 vol. in-12.

_Ire Partie_: 437 pp. (y compris le titre) et 1 f. non chiff.,
contenant la fin du _Privilge_, qui commence p. 438.--_IIe Partie_:
446 pp. (y compris le titre), 2 ff. pour le _Privilge_ et 3 ff.
blancs.--_IIIe Partie_: 487 pp. (y compris le titre), 1 f. contenant
la fin du _Privilge_ et 1 f. blanc.

Cette dition dsigne galement les personnages par de simples
initiales places dans la marge. Nous avons  peine besoin de
remarquer qu'on peut y ajouter les deux recueils qui portent le titre
de IVe et Ve Partie (voy. no 110).

Tout en admettant que B n'est pas une contrefaon, nous devons
reconnatre que cette dition est postrieure  l'dition A. Celle-ci
indique aprs le privilge de la IIe Partie la correction suivante: p.
xlix, 1. 24: _Alciabe_, lisez _Alcibiade_; or, dans B, la correction
est faite, ce qui indique bien un tirage subsquent.

M. Taschereau dit n'avoir jamais rencontr d'exemplaire de la IVe
partie de B complt par des exemplaires des trois dernires pices de
Corneille. Cette particularit est facile  expliquer. Les libraires
voulurent couler d'abord les exemplaires dont le prix tait le plus
lev; ils en compltrent la troisime partie pour les recommander au
public. Nous allons voir, sous le numro suivant, comment furent
vendus les exemplaires de l'dition B qui taient rests en magasin.

  112. LE || THEATRE || DE || P. CORNEILLE. || Reveu & corrig par
    l'Auteur. || _A Roen, Et se vend || A Paris, || Chez Pierre
    Traboillet, dans la || grande Salle du Palais, vis--vis la
    porte || proche les Consultations,  la Fortune || &  l'Image
    S. Louys._ || M.DC.LXXX [1680]. || Avec Privilege du Roy. 4
    vol. in-12.

Cette dition, dont nous avons trouv des volumes dpareills  la
bibliothque Sainte-Genevive, fut faite  l'aide d'un procd
analogue  celui que les libraires avaient employ en 1657.
_Trabouillet_ se rendit acqureur en 1680 des exemplaires invendus de
l'dition  bon march de 1668, laquelle, ainsi que nous l'avons fait
remarquer, avait d tre tire  grand nombre; il retira les anciens
titres et leur en substitua de nouveaux, sans rien changer au reste du
livre. Il nous suffit donc de renvoyer pour la collation de cette
dition au no 111.

Les _Pomes dramatiques de Th. Corneille_ (dition B de 1669) ont subi
un remaniement du mme genre. On peut les joindre  cette dition avec
la date de 1680.

  113. LE || THEATRE || DE || P. CORNEILLE. || Reveu et corrig par
    l'Autheur. || I. [II. III. et IV.] Partie. || _A Paris, || Chez
    Guillaume de Luyne, || Libraire Jur, au Palais, en la Galerie
    des || Merciers, sous la monte de la Cour des || Aydes,  la
    Justice_; [ou _Chez Estienne Loyson, au premier || Pillier de
    la grand'Salle du Palais, proche les || Consultations au nom
    de Jesus_; ou _Chez Pierre Traboillet, au || Palais, en la
    Galerie des Prisonniers,  l'Image || S. Hubert, &  la Fortune
    proche le || Greffe aux Eaux et Forests_]. || M.DC.LXXXII
    [1682]. || Avec Privilege du Roy. 4 vol. in-12.

_I. Partie_: frontispice grav; portrait de Corneille; xcviij pp.
prlim. (y compris le titre); 1 f. pour le titre de _Mlite_; 586 pp.
et 1 f. pour le _Privilge_.--Le frontispice est une rduction du
grand frontispice qui prcde l'dition in-fol. de 1663; on lit
au-dessous: _Le Theatre de P. Corneille_. Le portrait de Corneille ne
porte pas de signature; il reprsente le pote dans le costume des
premires annes du rgne de Louis XIV: perruque, calotte et rabat; on
lit au-dessous: _Pierre Corneille n  Rouen en l'Anne_ M.VI.C.VI.

_II. Partie_: frontispice grav; cx pp. prlim. (y compris le titre);
1 f. pour le titre du _Cid_; 597 pp.--Le frontispice reprsente deux
Amours placs au-dessous de vastes lauriers; l'un tient une draperie
qui porte ces mots: _le Theatre de P. Corneille_; l'autre grave sur la
pierre les armes du pote; ce dernier Amour est assis sur une base en
pierre, qui porte l'inscription suivante: _Reueu et corrig et
augment de diuerses pieces nouuelles_. 2. _Partie._

Il y a deux sortes d'exemplaires de cette IIe Partie; les uns comptent
597 pp. et contiennent un _Extrait du Privilge_ au verso de la p.
597; les autres n'ont que 596 pp. et l'_Extrait du Privilge_ y occupe
le recto du feuillet suivant. Cette diffrence vient de ce que,
pendant le tirage, Corneille a supprim vingt vers dans la scne Ve du
cinquime acte de _Thodore_ (p. 587). La feuille Bb, dernire du
volume, s'est ainsi trouve subir un remaniement complet.

_III. Partie_ (l'adresse des libraires est dispose autrement que dans
les deux premiers volumes): frontispice grav, LXXXIV pp. prlim. (y
compris le titre); 1 f. pour le titre de _Rodogune_; 618 pp. et 1 f.
pour l'_Extrait du Privilge_.--Le frontispice reprsente une femme
nue, qui personnifie la Vrit; cette femme, qui se tient debout sur
une boule, est entoure de six personnages en costumes romains et
asiatiques; elle supporte des deux mains une banderole sur laquelle on
lit ces mots: _le Theatre de P. Corneille_.

_IV. Partie_: frontispice grav; xxij pp. prlim. (y compris le
titre); 1 f. pour le titre de _Sertorius_ et 591 pp.--Le frontispice
reprsente Apollon entour de personnages de diverses nations. Au
verso de la p. 591 se trouve un _Extrait du Privilge_.

Cette dition, la dernire qu'ait publie Corneille, nous donne le
texte dfinitif adopt par lui. Elle a, par cela mme, une grande
importance et mrite d'tre recherche peut-tre plus encore que
toutes les prcdentes. Les exemplaires en sont moins rares, mais il
est fort difficile d'en trouver de bien complets avec tous les
frontispices. Un exemplaire qui a figur  la vente Pasquier, en 1875,
offrait un dfaut qu'il importe de signaler. L'un des frontispices
tait emprunt  l'dition de Th. Corneille, que nous allons dcrire
ci-aprs; un faussaire y avait chang le T en un P plus ou moins bien
russi. Le but de cette bibliographie est prcisment de mettre les
amateurs  l'abri de fraudes semblables.

Chacun des volumes du recueil de 1682 contient huit pices; l'ordre
dans lequel elles sont places est celui qui avait dj t suivi en
1668; le tome IVe contient de plus _Tite et Brnice_, _Pulchrie_ et
_Surna_.

Le privilge, donn  S. Germain en Laye, le 17. jour d'Avril, l'an
de grace 1679, est accord pour dix ans  _Guillaume de Luyne_, qui
dclare y associer _Estienne Loyson_ et _Pierre Trabouillet_. L'achev
d'imprimer pour la premire fois est du 26 fvrier 1682. La troisime
partie porte le 16 fvrier, ce qui est videmment une faute
d'impression.

On joint  cette dition l'dition suivante de Thomas Corneille:

  POEMES || DRAMATIQUES || DE || T. CORNEILLE. || [I. II. III. IV.
  et V.] Partie. || _A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire
  || Jur au Palais, dans la Salle des Merciers, sous || la monte
  de la Cour des Aydes  la Justice_; [ou _Chez Trabouillet, au
  Palais, en la || Galerie des Prisonniers,  l'Image S. Hubert, & 
  || la Fortune proche le Greffe des Eaux & Forets_]. || M.DC.LXXXII
  [1682]. || Avec Privilege du Roy. 5 vol. in-12.

_I. Partie_: frontispice grav; titre imprim; 592 pp.--Le frontispice
reprsente une femme debout couronne de lauriers, qui tient de la
main droite une trompette, tandis que, de la main gauche, elle fait
jaillir du lait de son sein; prs de cette femme trois Amours jouent
avec divers attributs.--Ce Ier volume ne contient ni privilge, ni
achev d'imprimer.

_II. Partie_: frontispice grav; 545 pp. et 3 ff. blancs.--Le
frontispice reprsente l'empereur Commode, vtu d'une longue robe, qui
se perce la poitrine d'un poignard;  ses pieds se trouvent sa
couronne et les autres insignes de son pouvoir imprial.--Un _Extrait
du Privilge_ occupe le verso de la p. 545.

_III. Partie_: frontispice grav; 510 pp. et 1 f. blanc.--Le
frontispice reprsente une femme qui personnifie la comdie; cette
femme tient de la main droite un tambour de basque et de la gauche une
trompette;  ses pieds se voient une Folie et un violon, prs d'elle
un Amour joue de la vielle.

_IV. Partie_: 533 pp. en tout. Un _Extrait du Privilge_ occupe le
verso du dernier feuillet.

_V. Partie_: 571 pp. et 2 ff. blancs. Le verso du dernier feuillet
imprim (p. 572) contient un _Extrait du Privilge_.

Nous n'avons jamais vu de frontispices  ces deux dernires parties.
Un amateur distingu, M. Daguin, ancien prsident du tribunal de
commerce, qui a particulirement tudi les ditions collectives
donnes par Corneille, nous dclare ne les avoir jamais rencontrs non
plus. C'est prcisment cette particularit, ajoute-t-il dans une
note qu'il a bien voulu nous communiquer, qui me fait penser que les
frontispices destins aux _Pomes_ de Thomas Corneille ont t
excuts pour l'dition de 1669 (voy. ci-dessus no 111) et non pour
celle de 1682. Dans ce cas, il faudrait admettre que les frontispices
gravs pour les _OEuvres_ de Pierre Corneille appartiennent, eux
aussi,  l'dition de 1668, et non  celle de 1682. Nous avons dj
expos ce systme, qui ne nous parat pas encore appuy de preuves
suffisantes.

Le privilge, dat du 17 avril 1679, est donn pour dix ans 
_Guillaume de Luyne_, qui dclare y associer _Pierre Trabouillet_.
L'achev d'imprimer, qui suit les _Extraits du Privilge_, est, pour
la IIe partie, du 26 fvrier 1682, pour la IVe et la Ve partie, du 23
juillet de la mme anne.




IV.--DITIONS DES OUVRAGES DE PIT DE CORNEILLE

PUBLIES PAR LUI-MME.


I

  114. L'IMITATION || DE || IESVS CHRIST. || Traduite en vers
    Franois || par P. Corneille. || _A Roen, || Chez Laurens
    Maurry, prs le Palais._ || M.DC.LI [1651]. || Auec Priuilege
    du Roy. || _Et se vendent A Paris, || Chez Charles de Sercy, au
    Palais, || dans la Salle Dauphine,  la bonne || Foy
    Couronne_; [ou _Imprim  Roen, || Et se vendent || A Paris,
    || Chez Pierre le Petit, Imprimeur || & Libraire ordinaire du
    Roy, re || S. Iacques  la Croix d'Or_]. || M.DC.LI [1651]. ||
    Auec Priuilege du Roy. || In-12 de 5 ff. non chiffr. et 56 ff.
    chiffr.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant un
cusson soutenu par deux anges, qui personnifient la Foi et la
Charit; on lit dans l'cusson: L'_Imi || tation|| de Iesus Christ ||
mise || en vers Franois || Par P. Corneille_, et au-dessous, la date
de 1651 et la signature _H. Dauid Fec._; ce frontispice est tir sur 1
f. spar qui ne fait pas partie du premier cahier;--titre imprim
portant un fleuron aux insignes de la passion (les titres, au nom de
_P. le Petit_, sont imprims en rouge et en noir);--2 ff. pour l'avis
_Au Lecteur_;--1 f. pour l'_Approbation des Docteurs_ et la premire
page du texte latin.

Cette dition renferme le premier fragment de l'_Imitation_ publi par
Corneille, c'est--dire les 20 premiers chapitres seulement du livre
Ier. L'auteur du _Cid_ voulait, ainsi qu'il nous l'apprend lui-mme,
sonder par cet essai le got du public: Les matieres y ont si peu de
disposition  la Posie, dit-il dans son avis _Au Lecteur_, que mon
entreprise n'est pas sans quelque apparence de tmrit. Et c'est ce
qui m'a empesch de m'engager plus avant, que je n'aye consult le
jugement du Public par ces vingt Chapitres que je luy donne pour coup
d'essay, et, pour arres du reste. J'apprendray par l'estime ou le
mpris qu'il en fera, si j'ay bien ou mal pris mes mesures, et de
quelle faon je dois continuer: s'il me faut estendre davantage les
penses de mon Autheur, pour leur faire recevoir par force les
agrments qu'il a mprisez, ou si ce peu que j'y adjouste quelquefois
par la ncessit de fournir une strophe, n'est point une libert qu'il
soit  propos de retrancher.

L'avis _Au Lecteur_ est suivi de l'_Approbation des Docteurs_, dont le
texte, assez bizarrement conu, a pass dans toutes les premires
ditions de l'_Imitation_. Voici comment s'expriment les Docteurs: Le
livre de l'Imitation de Jsus-Christ avoit honor toutes les Langues
des Nations mesme les plus loignes, mais il n'avoit point encor
parl celle du Parnasse. Ce travail estoit rserv  Monsieur
Corneille pour en exprimer parfaitement dans la douceur de ses beaux
Vers tout l'esprit et la lettre. La grandeur du sujet, le mrite de
l'Autheur qui en a fait le choix, et la maniere dont il a seu le
traiter, donnent  cet Ouvrage plus de recommandation que tous les
Eloges possibles; et tout le tmoignage que nous en pouvons rendre,
est que cette traduction est toute fidelle, toute Orthodoxe, et toute
conforme  son Original, et par consquent tres-digne de passer dans
les mains de toutes les personnes de pit, tres-utile pour inspirer
les plus belles Maximes de la Morale Chrestienne, et capable de faire
de tres-grands fruits. C'est ainsi que nous soubssignez Docteurs en la
Sacre Facult de Thologie de Paris, et Chanoines de l'Eglise de
Rouen, l'avons estim. A Rouen le 30. d'Aoust 1651. GAULDE, R. LE
CORNIER.

Dans cette premire dition, le texte latin est plac en regard de la
traduction; il occupe le verso des feuillets, tandis que les vers de
Corneille sont imprims sur le recto des feuillets correspondants. Le
56e f. est rempli par le texte du privilge, dat du 22 septembre
1650; nous y lisons, aprs les mentions de style: Nostre cher et
bien-am le Sieur Corneille nous a fait remonstrer qu'il a traduit en
Vers Franois l'_Imitation de Jsus Christ_, et qu'il est sollicit de
donner au Public ladite Version; ce qu'il n'oseroit faire sans avoir
nos Lettres sur ce ncessaires, lesquelles il nous a tres-humblement
suppli de luy accorder. A ces causes Corneille est investi pour cinq
ans du privilge. Le texte se termine par la mention suivante: _Acheu
d'imprimer pour la premiere fois, le 15. de Nouembre 1651._

Les sentiments de pit dans lesquels vivait Corneille furent les
seuls mobiles qui le portrent  traduire l'_Imitation de Jsus
Christ_. Comme il le donne clairement  entendre dans sa ddicace au
pape Alexandre VII, il voulait en quelque sorte racheter l'orgueil que
ses succs au thtre avaient pu lui inspirer, en traduisant un livre
qui se refusait aux ornements de la posie. Malgr la ddicace au
pape, peut-tre la reine Anne d'Autriche ne fut-elle pas trangre 
cette entreprise. L'auteur du _Carpenteriana_ parle du dsir que la
reine aurait exprim au pote, de voir s'achever son oeuvre; mais elle
prte un singulier motif  la pnitence que s'tait donne Corneille.
La traduction de l'_Imitation_ lui aurait t impose par un
confesseur, pour se faire pardonner un pome licencieux qu'il aurait
compos quelques annes auparavant, l'_Occasion perdue et recouvre_.
Nous parlerons de ce pome dans notre chapitre VIe, consacr aux
ouvrages attribus  Corneille, mais nous devons dire ds maintenant
que M. Marty-Laveaux, dans l'introduction de son t. Xe, a fait bonne
justice des imputations calomnieuses diriges par l'auteur du
_Carpenteriana_ contre la mmoire de notre pote.

La traduction de l'_Imitation_ eut un trs-grand succs, dont les
nombreuses ditions qui en furent publies sont la meilleure preuve.
Nous craignons que le chapitre que nous leur consacrons n'offre bien
des lacunes; mais il prsentera du moins la description raisonne d'un
certain nombre d'ditions, qui ne sont dsignes dans les
bibliographies que par une simple date.

Vendu: 110 fr., mar. bl. (_Trautz-Bauzonnet_), Solar, 1860 (no 215).

  115. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en vers ||
    Franois, || Par P. Corneille. || _Imprim  Roen, || Et se
    vendent || A Paris, || Chez Pierre le Petit, Imprimeur || &
    Libraire ordinaire du Roy, ru || S. Iacques  la Croix d'Or._
    || M.DC.LI [1651]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff. non
    chiff., 107 ff. chiffr. et 1 f. non chiffr.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant un
cusson support par deux anges qui personnifient la Foi et la Charit
(le mme que dans l'dition prcdente, mais avec la date de 1652, ou
mme dans quelques exemplaires de 1653);--titre imprim en rouge et en
noir;--2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_, dans lequel le passage que nous
avons cit ci-dessus a t omis;--2 ff. pour l'_Approbation des
Docteurs_, la _Table des Chapitres_, et la premire page du texte
latin.

Cette dition contient le premier livre de l'_Imitation_ en entier (25
chapitres); l'original latin y est plac en regard de la traduction.
Le privilge commence au verso du f. 107 et se dveloppe sur le recto
du feuillet suivant. La date et le texte sont les mmes que dans la
premire dition. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la premire
fois, le 31. d'Octobre 1652_, c'est--dire onze mois et demi aprs la
publication des vingt premiers chapitres. Le titre porte cependant la
date de 1651.

Il existe probablement des exemplaires au nom de _Ch. de Sercy_.

Vendu: 19 fr., mar. r., Giraud, 1855 (no 196).

Nous dcrivons ci-aprs (nos 117 et 119) deux ditions dates de 1651,
mais en ralit postrieures.

  116. L'IMITATION DE IESVS-CHRIST. Traduite en vers Franois par
    P. Corneille. Seconde Partie. _A Roen, De l'Imprimerie de L.
    Maurry, ru aux Iuifs, derrire la Chapelle du Palais_; [ou
    _Imprim  Roen, & se vend  Paris, Chez Charles de Sercy, au
    Palais, en la Salle Dauphine,  la bonne Foy couronne_].
    M.DC.LII [1652]. In-12 de 6 ff. prlim. et 60 ff. chiffr.

Cette dition renferme les chapitres XXI-XXV du livre premier et les
six premiers chapitres du livre second de l'_Imitation_. Le texte
latin est plac en regard de la traduction franaise; l'achev
d'imprimer est du 31 octobre 1652.

Il existe sans doute des exemplaires au nom de _Pierre le Petit_.

Vendu: avec le no 114, 50 fr. m. bl. (_Cap_), Giraud, 1855 (no
195};--131 fr. mme exempl., Solar, 1860 (no 216).

  117. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en vers
    Franois || par P. Corneille. || _A Roen, || Chez Laurens
    Maurry, prs le Palais._ || M.DC.LI [1651]. || Auec Priuilege
    du Roy. || _Et se vendent A Paris, || Chez Charles de Sercy, au
    Palais, || dans la Salle Dauphine,  la bonne || Foy
    Couronne._ In-12 de 5 ff. non chiffr. et 60 ff. chiffr.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav, tir sur 1 f.
spar (c'est le mme que dans les ditions ci-dessus);--titre imprim
avec les insignes de la passion;--2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_;--1
f. pour l'_Approbation des Docteurs_, et la premire page du texte
latin.

Cette dition, o le texte est plac en regard de la traduction,
contient le livre Ier et les six premiers chapitres du livre IIe.

Le privilge, qui occupe le f. 59 vo et le f. 60 ro, est suivi d'un
achev d'imprimer du 31 octobre 1652.

Il doit exister des exemplaires au nom de _P. le Petit_.

  118. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en Vers
    Franois par P. C. || Enrichie de Figures de Taille-Douce ||
    sur chaque Chapitre. || _Imprim  Roen, & se vend || A Paris,
    || Chez Charles de Sercy, au Palais dans la Salle Dauphine,
     la bonne Foy Couronne_; [ou _Chez Pierre le Petit, Imprimeur
    ord. du Roy, || ru S. Iacques,  la Croix d'Or_]. || M.DC.LIII
    [1653]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff. et 191 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant un
ange aux ailes ployes qui tient une draperie sur laquelle est
inscrit le titre;--titre imprim avec les insignes de la passion;--2
ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et l'_Approbation des Docteurs_;--1 f.
pour la _Table_;--1 f. pour la fig. du 1er chapitre.

Cette dition contient le Ier livre et 6 chapitres du IIe
livre;--chaque chapitre est prcd d'une vignette. Voici l'indication
des figures: f. vj, vo: _Jsus-Christ enseignant les troupes qui le
suivoient_, composition signe _David_, trs-diffrente de la mme
gravure faite sur le mme sujet en 1656;--p. 4: _S. Alexis meurt en
habit de mandiant_;--p. 8: _S. Thomas d'Aquin_;--p. 16: _Ste
Marcelle_;--p. 20: _l'Eunuque de la Reine d'Ethiopie_;--p. 24: _David
regardant Bersabe_;--p. 28: _la Chute de Lucifer_;--p. 34: _la
Madelaine_;--p. 38: _S. Maur command par S. Benoist_;--p. 42: _S.
Bruno_;--p. 46: _la Conversion de Sainct Augustin_;--p. 52: _le roy
Ezechias adverty de sa mort_;--p. 56: _Job dans la souffrance_;--p.
64: _S. Vitalian passe sa vie  hanter des femmes publiques_;--p. 68:
_la Madelaine au pied de Jesus-Christ_;--p. 72: _la Conversion de St
Paul_;--p. 76: _Carloman, fils de Charlemagne_;--p. 80: _S. Paul et S.
Antoine_;--p. 86: _S. Franois porte l'impression des sacrs
stigmates_;--p. 92: _S. Benoist dans une grotte_;--p. 100: _S. Pierre
pleurant son pch_;--p. 108: _Thomas  Kempis_;--p. 118: _Charles
Quint fait faire ses funrailles_;--p. 130: _le Jugement dernier et
universel_;--p. 140: _S. Elisabeth de Hongrie_;--p. 150:
_l'Annonciation_;--p. 162: _le prophte Daniel_;--p. 166: _S.
Estienne_;--p. 171: _S. Pachome_;--p. 176: _Adam et Eve_;--p. 182:
_Joseph dans les prisons de Pharaon_.

La plupart des figures sont signes de _R. du Clos_ et de _David_; une
seule est signe de _Le Brun_.

Le privilge occupe les pp. 189-191. Il se termine par un achev
d'imprimer du 31 octobre 1652.

Cette dition est la premire qui contienne une gravure en tte de
chaque chapitre. M. Marty-Laveaux ne l'a pas connue, car il dit que
cette particularit se prsente tout d'abord dans une dition acheve
d'imprimer le 30 juin 1653 (no 120).

La correspondance de Corneille avec le P. Boulart nous rvle toute
l'importance que le pote attachait  ces gravures, pour lesquelles il
demanda des sujets  plusieurs religieux. L'excution en est des plus
mdiocres, mais la navet mme de la conception nous montre l'esprit
de Corneille dans toute sa candeur et toute sa foi. Les amateurs
feront bien de rechercher de prfrence les ditions o elles se
trouvent.

  119. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en vers ||
    Franois, || Par P. Corneille. || _Imprim  Roen, || Et se
    vendent || A Paris, || Chez Pierre le Petit, Imprimeur || &
    Libraire ordinaire du Roy, ru || S. Iacques  la Croix d'Or._
    || M.DC.LI [1651]. || Auec Priuilege du Roi. Pet. in-12 de 6
    ff. non chiff. et 66 ff. chiffr.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant un
ange aux ailes ployes qui tient au milieu des airs une draperie sur
laquelle on lit: _l'Imitation de Iesus-Christ || mise en vers ||
franois ||par|| P. Corneille_;--titre imprim en rouge et en noir;--2
ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et l'_Approbation des Docteurs_; 2 ff.
pour la _Table_, le _Privilge_ et la 1re p. du texte latin.

Cette dition, qui complte le fragment dcrit sous le no 115, existe
probablement au nom de _Sercy_; elle contient les douze premiers
chapitres du livre IIe de l'_Imitation_; le texte latin est plac en
regard de la version de Corneille.

Le privilge ne contient pas de mention de la cession faite par le
pote aux libraires. Il est suivi de ces mots: _Acheu d'imprimer pour
la premiere fois le 30. de Iuin 1653_.

  120. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en Vers
    Franois par P. C. || Enrichie de Figures de Taille-douce sur
    chaque Chapitre. ||_A Roen, || De l'Imprimerie de L. Maurry,
    ru aux Iuifs, || derriere la Chapelle du Palais_; [ou:
    _Imprim  Roen, & se vend || A Paris, || Chez Charles de
    Sercy, au Palais, en la Salle || Dauphine,  la bonne Foy
    couronne_; ou _Chez Augustin Courb, au Palais en la Salle des
    Merciers, sous la monte de la Cour des Aydes_; ou _Chez
    Guillaume de Luyne, au Palais, en la Salle des Merciers, sous
    la monte de la Cour des Aydes_.] || M.DC.LIII [1653]. || Auec
    Privilege du Roy. In-12 de 6 ff. et 239 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav avec la date de
1652; il reprsente un cartouche soutenu par deux anges dans lesquels
sont personnifis la Foi et la Charit (dans les exemplaires au nom de
_Sercy_, le frontispice reprsente un ange aux ailes ployes, qui
soutient au milieu des airs une draperie sur laquelle on lit ce titre:
_l'Imitation || de || Jesus-Christ || mise en vers || franois || par
P. Corneille_);--titre imprim, qui porte les insignes de la
passion;--3 ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et l'_Approbation des
Docteurs_;--1 f. pour la 1re figure: _Jesus-Christ enseignant les
troupes qui le suivoient_. Le volume contient 37 figures.

Les 31 premires figures sont celles que nous avons dj dcrites (no
118). Voici comment les suivantes sont places:--p. 188: _S.
Cecile_;--p. 192: _S. Ignace, martyr, estant deschir par les
lions_;--pp. 199-200: _le Martyre de Sainct Laurens_;--pp. 209-210:
_le Pharisien et le Publicain_;--p. 216: _l'Empereur Lothaire_;--pp.
221-222: _S. Antoine_.

Cette dition contient la traduction des deux premiers livres, sans
texte latin. Les pp. 238 et 239 sont occupes par le privilge du 22
septembre 1651. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la premiere
fois, le 30. de Iuin 1653_.

  121. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en Vers
    Franois || par P. Corneille. || Liure premier [Liure second].
    || _Imprim  Roen, & se vend || A Paris, || Chez Pierre le
    Petit, Imprimeur ord. du Roy, || ru S. Iacques,  la Croix
    d'Or._ || M.DC.LIII [1653]. || Auec Priuilege du Roy. 2 vol.
    in-12.

_Livre premier_: frontispice grav qui reprsente un grand cartouche
soutenu par deux anges qui personnifient la Foi et la Charit; on lit
dans le cartouche le titre du livre, et au-dessous la date de 1653
(mme planche que ci-dessus);--titre imprim qui porte les insignes de
la passion;--2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_;--2 ff. pour
l'_Approbation des Docteurs_, la _Table_ et la premire page du texte
latin; ensemble 6 ff. non chiff., 107 ff. chiff. et 1 f. occup par la
fin du privilge, lequel commence au verso du f. 107.

_Livre second_: frontispice grav qui reprsente un ange aux ailes
ployes soutenant une draperie sur laquelle se lit le titre de
l'_Imitation_,--titre imprim qui porte les insignes de la passion;--2
ff. pour l'avis _Au lecteur_ et l'_Approbation_;--2 ff. pour la table,
le privilge et la premire page du texte latin;--66 ff. chiff.

Le privilge contenu dans chacune des deux parties est le mme; il est
dat du 22 septembre 1651. L'achev d'imprimer pour la premire fois
est,  la fin du Premier Livre, du 31 octobre 1652, et,  la fin du
Second Livre, du 30 juin 1653.

Cette dition, o le texte latin est plac en regard de la traduction,
est videmment postrieure  la prcdente. Le changement de date sur
le frontispice suffit pour le dmontrer.

Il doit en exister des exemplaires au nom de _Sercy_ et peut-tre
d'autres libraires.

  122. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en Vers
    Franois || par P. Corneille. || Liure Premier [Liure Second].
    || _Imprim  Roun, & se vend || A Paris, || Chez Charles de
    Sercy, au Palais, en la Salle || Dauphine,  la bonne Foy
    couronne_; [ou _Chez Pierre le Petit, Imprimeur ord. du Roy,
    ru S. Iacques,  la Croix d'or_]. || M.DC.LIIII [1654]. ||
    Auec Priuilege du Roy. 2 vol. in-12.

_Livre Premier_: frontispice grav reprsentant un grand cartouche
support par deux anges qui personnifient la Foi et la Charit;--titre
imprim qui porte les insignes de la passion;--2 ff. pour l'avis _Au
Lecteur_;--2 ff. pour l'_Approbation des Docteurs_, la _Table des
chapitres_, et la 1re p. du texte latin; ensemble 6 ff. prlim., 107
ff. chiff. et 1 f. Le texte latin est plac en regard de la
traduction.

Le dernier feuillet est occup par le privilge, qui commence au verso
du f. 107. Ce privilge est celui du 22 septembre 1651. On lit  la
fin: _Acheu d'imprimer pour la premiere fois, le 30. de Juin 1653_.

_Livre Second_: front. grav reprsentant un ange aux ailes ployes
qui tient une draperie au milieu des airs;--titre imprim qui porte
les insignes de la passion;--2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et
l'_Approbation_; 2 ff. pour la _Table des chapitres_, le _Privilge_
et la 1re p. du texte latin; ensemble 6 ff. prlim. et 66 ff. chiff.

Cette seconde partie est accompagne du texte latin comme la premire
et n'a pas non plus de figures. Le privilge et l'achev d'imprimer
sont les mmes.

La premire partie ne diffre peut-tre que par le titre du no 121, et
la seconde est peut-tre la mme que celle qui a t dcrite sous les
nos 119 et 121. Ces diverses ditions tant conserves dans des dpts
publics diffrents, il ne nous a pas t possible de les comparer.

  123. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en Vers
    Franois par P. C. || Liure Troisime. || _A Paris, || Chez
    Robert Ballard, seul Impr. de la || Musique du Roy, ru S. Iean
    de Beauuais, || au Mont Parnasse._ || M.DC.LIIII [1654]. ||
    Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff. prlim. et 132 ff.
    chiffr.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente,
dans certains exemplaires, deux patriarches soutenant une draperie,
et, dans d'autres exemplaires, un large rideau soutenu par des anges
au-dessus d'un paysage;--titre imprim qui porte les insignes de la
passion;--4 ff. pour l'avis _Au Lecteur_, l'_Approbation_, le
Privilge et la _Table_.

Cette dition, o le texte latin est plac en regard de la traduction
franaise, renferme les trente premiers chapitres du livre IIIe.

Le privilge, dat du 30 dcembre 1653, est accord pour quinze ans 
Pierre Corneille. On y lit ce qui suit: Nostre cher et am le sieur
Corneille, Nous a fait remonstrer qu'il a traduit en vers Franois
l'_Imitation de Jsus-Christ_, dont il a desja fait imprimer les deux
premiers Livres en vertu du Privilege  luy accord par nos Lettres du
22. Septembre 1651. Lesquels deux premiers Livres il auroit fait
enrichir de Figures de taille-douce sur chaque Chapitre, contenans
chacune quelque exemple tir de l'Escriture Sainte, ou de la Vie des
Saints, et applique  une sentence contenue ausdits Chapitres; Ce
qu'il dsireroit continuer  l'avenir pour les deux Livres restans 
imprimer: Et d'autant que dans nosdites Lettres en forme de Privilege
il ne seroit parl desdites Figures, et que plusieurs personnes
pourroient les faire graver de nouveau pour les appliquer sur le texte
Latin et Original de l'_Imitation de Jesus-Christ_, ou sur les
Versions qu'on en a faites en Prose Franoise et autres langues, ou
mesme pour les vendre ou dbiter au public en Images separees, et
frustrer par ce moyen ledit Exposant des fruits de son travail...

A ces causes, le privilge a t port  une dure de quinze ans, 
partir de la premire impression faite en vertu des nouvelles lettres,
et s'applique galement aux figures. Corneille dclare faire cession
de ses droits au sieur _Ballard_.

On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la premiere fois  Roen, par
Laurens Maurry, le dernier d'Aoust mil six cens cinquante-quatre_.

  124. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en Vers
    Franois par P. C. || Enrichie de Figures de Taille-douce ||
    sur chaque Chapitre. || Liure troisime. || _A Paris, || Chez
    Robert Ballard, seul Impr. de la || Musique du Roy, ru S. Iean
    de Beauuais,|| au Mont Parnasse._ || M.DC.LIIII [1654]. || Auec
    Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff. et 180 pp.

Collection des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente une
vaste draperie soutenue par six petits anges au-dessus d'un riche
paysage;--titre imprim qui porte les insignes de la passion;--1 f.
pour l'avis _Au Lecteur_;--3 ff. pour l'_Approbation des Docteurs_, la
_Table_ et la 1re figure.

En regard de chaque tte de chapitre se trouvent des figures faisant
suite  celles des deux premiers livres, d. de 1653. En voici la
description sommaire:

F. vj, verso: _S. Mathieu quitte sa barque_;--p. 4: _Le Prophete_
_Samuel_;--pp. 9-10: _Sainte Catherine_;--p. 18: _Joseph s'enfuit de
sa Maistresse_;--p. 24: _Iesus Christ instruit la Samaritaine_;--p.
32: _S. Pierre et S. Andr_;--p. 40: _S. Iustin_;--pp. 47-48: _Le Roy
Nabuchodonozor parmi les bestes_;--pp. 53-54: _S. Ignace de Loyola se
plonge dans un estang_;--p. 58: _Henri Suso Iacobin_;--p. 64: _S.
Benoist se roule tout nu sur des espines_;--p. 68: _Le P. Laurens de
Suniano, Capucin sollicit par une femme impudique...._;--p. 74: _Sal
est agit du malin esprit_;--pp. 79-80: _Dauid surmonte le gant
Goliat_;--pp. 85-86: _S. Franois Xavier_;--pp. 91-92: _S. Louis Roy
de France_;--pp. 97-98: _S. Andr_;--p. 102: _La Nativit de Iesus
Christ_;--p. 108: _S. Franois renonce  la succession de son
pere_;--p. 114: _S. Eustache_;--p. 120: _Iesus Christ espouse Ste
Catherine_;--pp. 129-130: _S. Pierre Celestin se demet du
Pontificat_;--p. 136: _Iesus Christ lauant les pieds de ses
Apostres_;--p. 144: _S. Arnoul refuse la Couronne Ducale_;--p. 148:
_Boce emprisonn injustement_;--pp. 153-154: _S. Iean Calibite_;--p.
160: _Heliodorus voulant piller les tresors du Temple_;--p. 166:
_David meprise les injures que lui conte Seme_;--pp. 169-170: _Iesus
Christ au jardin des Oliues_;--p. 174: _Iesus Christ rend la veue  vn
aueugle_.

Toutes ces figures sont signes du graveur _H. David_; celles pour
lesquelles nous avons donn un double numro sont imprimes au verso
d'un feuillet dont le recto est blanc.

Le privilge, dont les feuillets prlim. contiennent le texte, est
celui du 30 dcembre 1653. Corneille dclare faire cession de ses
droits  _Ballard_. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la
premiere fois  Roen, Par Laurens Maurry, le dernier d'Aoust mil six
cens cinquante-quatre_.

Cette troisime partie, comme la prcdente, ne contient que les
trente premiers chapitres du livre IIIe.

  125. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite & paraphrase
    en Vers || Franois. || Par P. Corneille. || Premiere Partie.
    || _Imprim  Roen par L. Maurry, || Pour || Robert Ballard,
    seul Imprimeur de la || Musique du Roy,  Paris, ru S. Iean de
    || Beauuais, au Mont Parnasse._ || M.D.LVI [1656]. || Auec
    Approbation des Docteurs, & Priuilege du Roy. In-12 de 12 ff.
    et 239 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant deux
prophtes qui tiennent une draperie sur laquelle est inscrit le
titre;--titre imprim qui porte les insignes de la passion;--7 ff.
pour la ddicace;--2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_;--1 f. pour
l'_Approbation des Docteurs_ et la figure du premier livre.

Les pp. 238-240 contiennent le _Privilge_; l'achev d'imprimer est du
20 mars 1656.

Nous ne connaissons de cette dition qu'une premire partie qui
contient le Ier livre et les douze premiers chapitres du IIe livre; M.
Marty-Laveaux (t. VIIIe, p. xx, note 3) n'en a pas non plus retrouv
la suite, qui n'a peut-tre jamais t imprime, les libraires ayant
ds lors fait paratre des ditions contenant plusieurs parties avec
pagination suivie.

  126. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite & paraphrase
    en Vers || Franois. || Par P. Corneille. || Premiere Partie.
    || _Imprim  Roen par L. Maurry, || Pour || Robert Ballard,
    seul Imprimeur de la || Musique du Roy,  Paris, rue S. Iean de
    || Beauuais, au Mont Parnasse._ || M.DC.LVI [1656]. || Auec
    Approbation des Docteurs, & Priuilege du Roy. In-12 de 12 ff.
    et 420 pp., figg.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente une
draperie soutenue par deux prophtes; Dieu le Pre plane au-dessus
d'eux dans les cieux; on lit sur la draperie: _L'Imitation || de ||
Iesus Christ || mise en || vers franois || par || P. Corneille_, et,
en bas de la figure, _H. Dauid fecit_;--titre imprim qui porte les
insignes de la passion;--7 ff. pour l'pistre _Au Souverain
Pontife_;--2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_;--1 f. pour l'_Approbation
des Docteurs_ et la 1re figure.

Les pp. 417  420 sont occupes par la _Table_; il n'y a pas de copie
du privilge.

Cette dition renferme les deux premiers livres de l'_Imitation_ et
les trente premiers chapitres du troisime livre. Elle est orne des
mmes figures que les premires ditions.

  127. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite & paraphrase
    en Vers || Franois. || Par P. Corneille. || Derniere Partie.
    || _Imprime  Rouen par L. Maurry, || Pour || Robert Ballard,
    seul Imprimeur de la || Musique du Roy,  Paris, ru S. Iean de
    || Beauuais, au Mont Parnasse_; [ou _Chez Pierre Rocolet,
    Imprimeur & Libraire ordinaire du Roy, au Palais, en la
    Gallerie des Prisonniers, aux Armes du Roy et de la Ville_; ou
    _Chez Antoine de Sommauille, au Palais, en la Gallerie des
    Merciers,  l'Escu de France_; ou _Chez Andr Soubron, Libraire
    de la Reyne, au Palais,  l'entre de la Gallerie des
    Prisonniers,  l'Image Nostre-Dame_]. || M.DC.LVI [1656]. ||
    Auec Approbation des Docteurs, & Priuilege du Roy. In-12 de 6
    ff., 306 pp. et 3 ff. non chiff. pour la _Table_.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente un
cusson support par trois anges, au-dessus d'un paysage; on lit dans
l'cusson: _L'Imitation || de || Iesus Christ || mise en vers ||
franois par || P. Corneille_;--titre imprim qui porte les insignes
de la passion;--3 ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et le _Privilge_;--1
f. pour l'_Approbation des Docteurs_ et la figure du chapitre XXXI du
livre troisime.

Cette premire figure est signe _Campion_; le sujet en est ainsi
indiqu: _S. Franois de Paule refuse l'or et l'argent que luy
presente le Roy Louis unziesme_. Les autres figures, dont nous
indiquerons sommairement le sujet, sont places de la manire
suivante:

Pages 7-8: _Ste Thas_;--p. 12: _S. Raimont_;--p. 16: _La
Transfiguration_;--p. 22: _Ste Marie Niepce de S. Abraham_;--pp.
27-28: _Les trois enfans d'Israel dans la fournaise_;--pp. 33-34: _Le
Sacrifice d'Abraham_;--pp. 39-40: _Josaphat_;--p. 44: _David_;--pp.
47-48: _Le Roy Ezechias_;--p. 54: _S. Simeon Stylite_;--pp. 57-58:
_L'Empereur Maurice_;--pp. 63-64: _Frere Girard_;--p. 70: _Iesus
Christ devant Pilate_;--pp. 73-74: _Ste Lucie_;--pp. 81-82: _Ste
Lucie_;--pp. 89-90: _La Mere des Machabes_;--pp. 95-96: _Ste
Nathalie_;--pp. 103-104: _Iesus Christ tirant les Ames des
Limbes_;--p. 112: _S. Norbert_;--pp. 121-122: _S. Joseph_;--p. 126:
_S. Jacques Hermite_;--pp. 131-132: _S. Jean Baptiste_;--pp. 137-138:
_S. Franois_;--pp. 149-150: _Ste Elisabeth_;--pp. 157-158: _Simon le
Cyreneen_;--pp. 163-164: _Les Apostres fuyant_;--pp. 169-170: _La Mort
du Mauvais Riche_;--p. 186: _Venite ad me omnes_;--pp. 189-190: _Iesus
Christ dans le St.-Sacrement_;--p. 200: _S. Guillaume_;--pp. 207-208:
_Iesus Christ benit cinq pains_;--p. 214: _S. Basile_;--pp. 221-222:
_S. Malachie_;--p. 228: _Udo Euesque de Magdebourg_;--pp. 231-232:
_S.Estienne_;--pp. 237-238: _Iesus Christ mourant_;--p. 242: _La
Presentation de la Ste Vierge_;--p. 248: _Le Prophete Elie_;--pp.
255-256: _S. Paul_;--p. 266: _Iesus Christ appelle Zache_;--pp.
271-272: _S. Faustin Iouite_;--pp. 277-278: _Les Pelerins
d'Emas_;--pp. 283-284: _Ste Mathilde_;--pp. 289-290: _Les Sarrasins
et Ste Claire_;--pp. 295-296: _L'Annonciation_;--p. 302:
_L'Institution du St-Sacrement_.

Les figures, dont nous avons indiqu le placement par un double
numro, sont imprimes au verso de feuillets blancs au recto. La
plupart portent le nom de _Campion_; quelques-unes le nom de
_Chauveau_; quelques-unes enfin sont anonymes. Sur plusieurs le nom du
graveur _David_ accompagne celui du dessinateur.

L'_Approbation des Docteurs_, qui s'applique dsormais  l'ouvrage
complet, est conue dans les termes suivants:

Monsieur Corneille ayant heureusement achev cette admirable
Traduction du Livre de l'Imitation de Jesus-Christ, nous sommes
obligez de rendre ce tmoignage  la vrit en sa faveur, qu'il ne se
pouvoit pas mieux, et que toute y est Catholique, Orthodoxe, et
conforme au sens de l'Autheur. Nous ne doutons pas qu'un si excellent
Ouvrage, o la Posie parle si purement le langage des Saincts, ne
trouve l'approbation qu'il mrite, et que la Charit qui en a fourny
les plus riches ides, n'chauffe le coeur de ceux qui auront la pit
de le lire avec application. Donn  Rouen ce jour de Saint Mathias,
le vingt-cinquime de Fvrier mil six cens cinquante-six.

    Sign, GAULDE, et R. LE CORNIER.

Le privilge, reproduit par extraits dans les feuillets prlim., est
celui du 30 dcembre 1653; avec mention de la cession faite par
Corneille  _Ballard_, et par _Ballard_  _Rocolet_, _Sommaville_ et
_Soubron_. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer pour la premiere fois,
le dernier iour de Mars mil six cens cinquante-six,  Roen, Par
Laurens Maurry_.

  128. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite et
    paraphrase en Vers Franois. || Par P. Corneille. || _Imprim
     Rouen par L. Maurry, || Pour || Robert Ballard, seul
    Imprimeur du Roy || pour la Musique, Marchand Libraire, A
    Paris, || ru S. Iean de Beauuais, au Mont Parnasse_; [ou _A
    Paris, Chez Pierre Rocolet, Imprimeur & Libraire ordinaire du
    Roy, au Palais, en la Gallerie des Prisonniers, aux Armes du
    Roy, & de la Ville_; ou _Chez Anthoine de Sommauille, au
    Palais, en la Gallerie des Merciers,  l'Escu de France_; ou
    _Chez Andr Soubron, Libraire de la Reyne, || au Palais 
    l'entre de la Gallerie des Prisonniers, ||  l'Image
    Nostre-Dame_]. || M.DC.LVI [1656]. || Auec Approbation des
    Docteurs, & Privilege de sa Majest. In-4 de 9 ff., 551 pp. et
    4 ff.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant une
croix entoure d'anges et de saincts, au pied de laquelle se trouvent
les armes du pape; une draperie attache  la croix porte ces mots:
_Les || Quatre Liures || de || l'Imitation de || Iesus Christ ||
Traduits et Paraphrasez || en vers franois || Par P. Corneille_; ce
frontispice est tir sur un feuillet spar, non compris dans les
signatures;--titre imprim qui porte les insignes de la passion
entours de quatre ttes d'anges;--5 ff. pour l'ptre _Au Souverain
Pontife Alexandre VII_;--1 f. pour l'avis _Au Lecteur_;--1 f. pour
l'_Approbation des Docteurs_ et la figure du 1er livre reprsentant
Jsus enseignant  la multitude, figure signe: _F. Chauueau in. et
fe_.

La _Table des Chapitres_ commence au verso de la p. 551 et occupe les
3 ff. suivants. Le dernier feuillet est rempli par le privilge du 30
dcembre 1653. On trouve  la fin la mention de la cession consentie
par Corneille au profit de _Ballard_, et de l'association forme entre
_Ballard_, _Rocolet_, _Sommaville_ et _Soubron_, puis on lit ces mots:
_Acheu d'imprimer pour la premiere fois, ce dernier iour de Mars mil
six cens cinquante-six,  Roen, Par Laurens Maurry_.

La figure du livre second (pp. 111 et 112) reprsente l'Annonciation;
celle du livre troisime (p. 182), le Christ enseignant  deux
pcheurs qui deviennent ses disciples; celle du quatrime livre (pp.
457-458), la Cne. Toutes ces figures sont signes _Chauveau_.

M. le duc d'Aumale possde un exemplaire de cette dition qui provient
des ventes Pixercourt et Giraud, et qui porte l'envoi suivant de la
main de l'auteur: Pour le R. P. D. Laurens Balland, chartreux, son
tres humble serviteur Corneille. Telle est du moins la lecture donne
par M. L. Potier dans le catalogue Giraud; les catalogues Didot et
Pixercourt appellent le donataire Laurens Ballaud; enfin M.
Marty-Laveaux l'appelle Ballard. Un autre exemplaire, donn par M.
Henri Barbet  la bibliothque de Rouen, porte: Pour le R. P. don
Augustin Vincent, chartreux, son tres humble serviteur et ancien amy
Corneille. Cette dernire ddicace a donn lieu  la publication
suivante: _Sur un Autographe de Pierre Corneille, avec fac-simile_;
par M. Deville (_Revue de Rouen_, 1835, 2e semestre, pp. 183 sqq.).

  129. L'IMITATION || DE IESVS CHRIST || Mise en vers || franois
    || Par || Pierre || Corneille. || _Imprim A Roen par L.
    Maurry, || Pour || Robert Ballard, seul imprimeur || du Roy
    pour la Musique, Marchand || Libraire, A Paris, ru S. Iean de
    || Beauuais, au Mont Parnasse._ || M.DC.LVI [1656]. || Auec
    Priuilege du Roy. Trs-pet. in-12 de 8 ff., 507 pp. et 2 ff.
    pour le privilege.

Collation des feuillets prlim.: titre qui porte une rduction en
taille-douce de la gravure dcrite ci-dessus; une draperie soutenue
dans les airs par une lgion de petits anges:--9 pp. pour l'_Epistre_
au pape;--4 pp. pour l'avis _Au Lecteur_;--1 p. pour l'_Approbation
des Docteurs_.

Cette petite dition contient les quatre livres d'aprs l'dition
in-4. Chaque chapitre y est prcd d'une figure grave en
taille-douce, mais tire dans le texte  mi-page. Les figures
reproduisent en petit celles que nous avons dcrites plus haut.

Le privilge commence au verso de la p. 507 et se dveloppe sur les 2
ff. suivants. Il est suivi d'un rappel de l'achev d'imprimer du
dernier jour de mars 1656.

Ce petit volume, trs-bien excut, tait un de ces livres de poche
condamns  une rapide destruction; aussi les exemplaires en sont-ils
fort rares; nous n'en avons rencontr que trois, qui appartiennent 
M. le baron de Ruble,  M. L. Potier et  M. Bocher. Ce dernier
exemplaire provient de la vente Pasquier, 1875, o il a t vendu 301
fr., reli en mar. v., par _Trautz-Bauzonnet_.

  130. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite & paraphrase
    en Vers Franois. || Par P. Corneille. || _Imprime A Roen par
    L. Maurry, || Pour || Robert Ballard, seul Imprimeur du Roy ||
    pour la Musique, Marchand Libraire, A Paris, || ru S. Iean de
    Beauuais, au Mont Parnasse_; [ou _A Paris, Chez Pierre Rocolet,
    Imprimeur & Libraire ordinaire du Roy, au Palais, en la
    gallerie des Prisonniers, aux Armes du Roy, & de la Ville_; ou
    _Chez Antoine de Sommauille, au Palais, en la Gallerie des
    Merciers,  l'Escu de France_; ou _Chez Andr Soubron, Libraire
    de la Reyne, au Palais,  l'entre de la Gallerie des
    Prisonniers,  l'Image Notre-Dame_]. || M.DC.LVIII. [1658]. ||
    Auec Approbation des Docteurs, & Priuilege du Roy. In-4 de 11
    ff. et 531 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav (le mme que dans
l'dition de 1656, in-4); portrait de Corneille, au-dessous duquel se
trouvent ses armes et cette inscription: _Pierre Corneille, natif de
Rouen, s'est rendu celebre par quantite de pieces de Theatre, et par
la traduction fidelle en vers Franois du livre incomparable de
l'imitation de Iesus Christ_; on lit au bas: _A Paris chez Pierre
Mariette, rue S. Iacques  l'Esperance, avec privilge du Roy_;--titre
imprim;--5 ff. pour l'_Epistre au Souverain Pontife_;--2 ff. pour
l'avis _Au Lecteur_ et l'_Approbation des Docteurs_;--figure qui
reprsente Jsus instruisant le peuple.

Les figures places en tte de chaque livre sont les mmes que dans
l'dition de 1656.

L'extrait du privilge occupe le verso de la p. 531. Il porte la date
du 30 dcembre 1653 et contient les mentions qui se trouvent dans
l'dition de 1656.

M. Alfred Dubois a bien voulu nous communiquer le prcieux exemplaire
de cette dition achet par feu M. Aim Dubois, son pre,  la vente
Renouard.

Cet exemplaire, reli en veau marbr ancien, contient 15 corrections
manuscrites de Corneille aux pp. 133, 148, 153, 159, 164, 219, 259,
285, 297, 396, 413, 419, 497, 506 et 511. Une note inscrite sur le
frontispice grav nous apprend qu'il appartenait, en 1752, au couvent
de Sainte-Colombe de Sens, de l'ordre de Saint-Benot. Sur la dernire
garde, Renouard a insr une note ainsi conue: Les corrections que
l'on voit crites sur quinze pages de ce volume, sont toutes de la
main de l'illustre auteur de cette traduction, Pierre Corneille.
Vrification en a t faite  la Bibliothque royale. R. Voy.
_Catalogue de la Bibliothque d'un amateur_, t. Ier, p. 95.

Les corrections manuscrites ont t releves par M. Marty-Laveaux.

Un exemplaire de la Bibliothque de l'Arsenal porte une note
manuscrite ainsi conue: _Don de l'Autheur. Nicolas de Brulion,
prestre de l'Oratoire._

  131. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite et
    Paraphrase en Vers || Franois. || Par P. Corneille. ||
    [Premiere [et Derniere] Partie. || _Imprime  Roen, par L.
    Maurry, || Pour || Robert Ballard, seul Imprimeur de la ||
    Musique du Roy,  Paris, ru S. Iean de || Beauuais, au Mont
    Parnasse_; [ou _A Paris, chez Pierre Rocolet, Imprimeur &
    Libraire ordinaire du Roy, au Palais, en la gallerie des
    Prisonniers, aux Armes du Roy, & de la Ville_; ou _Chez Antoine
    de Sommauille, au Palais en la Gallerie des Merciers,  l'Escu
    de France_; ou _Chez Andr Soubron, Libraire de la Reyne, au
    Palais,  l'entre de la Gallerie des Prisonniers,  l'Image
    Nostre-Dame_]. || M.DC.LIX [1659]. || Auec Approbation des
    Docteurs & Priuilege du Roy. 2 vol. in-12.

M. L. Potier se rappelle avoir eu entre les mains les deux parties de
cette dition, mais nous n'avons vu que la _Derniere Partie_, qui
contient la seconde moiti du livre troisime (chap. XXXI  LIX) et le
livre quatrime (ch. I-XVIII). Le volume se compose de 4 ff. et 304
pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant un
mdaillon soutenu par des anges au-dessus d'un paysage; on lit dans le
mdaillon: _L'Imitation || de || Iesus Christ || mise en vers ||
franois par || P. Corneille_;--titre imprim qui porte les insignes
de la passion; 2 ff. pour l'Approbation des Docteurs, le privilge et
la premire figure.

Les figures sont les mmes que dans l'dition de 1656, in-12, et ont
le mme placement,  l'exception des 4 dernires qui se trouvent
recules de 2 pp. L'extrait du privilge et l'achev d'imprimer sont
galement semblables.

  132. L'IMITATION || DE IESVS-CHRIST. || Traduite & paraphrase en
    Vers || Franois. || Par P. Corneille. || _A Paris, || Chez
    Robert Ballard, seul Imprimeur || de la Musique du Roy, ru S.
    Iean de Beauuais, au Mont Parnasse_; [ou _Chez Pierre Rocolet,
    Imprimeur du Roy, au Palais en la || gallerie des Prisonniers,
    aux Armes || du Roy, & de la Ville_; ou _Chez Antoine de
    Sommauille, au Palais en la Gallerie des Merciers,  l'Escu de
    France_; ou _Chez Andr Soubron, Libraire ordinaire || de la
    Reyne, au Palais  l'entre de la Gallerie || des Prisonniers,
     l'Image de Nostre-Dame_]. || M.D.LIX [1659]. || Auec
    Approbation des Docteurs, & Priuilege du Roy. In-12 de 12 ff.,
    554 pp. et 5 ff. pour la _Table_ et le _Privilge_.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente une
croix entoure d'anges et de saints, au-dessous de laquelle sont
places les armes du pape Alexandre VII (Chigi); la croix porte une
draperie avec cette inscription: _L'Imitation || de || Iesus-Christ ||
Traduite & paraphras. || en vers Franois || Par P. Corneille_;--titre
imprim qui porte le chiffre du Christ plac dans une couronne
d'pines;--7 ff. pour la ddicace _Au Souverain Pontife_;--2 ff. pour
l'avis _Au Lecteur_;--1 f. qui contient au recto l'_Approbation des
Docteurs_, et au verso une figure pour le livre premier, reprsentant
Jsus qui instruit le peuple.

Cette dition renferme les quatre livres prcds chacun d'une figure.
La p. 114, qui prcde le Livre second, est occupe par une figure
reprsentant l'Annonciation; la p. 182 contient une figure pour le
Livre troisime, o l'on voit le Christ instruisant deux de ses
disciples qui reviennent de la pche. La figure du Livre quatrime
occupe la page 462; elle reprsente la Cne.

Le privilge, plac  la fin de la table, est le privilge donn 
Corneille  la date du 30 dcembre 1653. Corneille dclare cder ses
droits  _Ballard_, qui y associe _Rocolet_, _Sommaville_ et
_Soubron_. Il n'y a pas d'achev d'imprimer.

Il existe sous la mme date et avec les mmes noms de libraires deux
ditions qui ne diffrent absolument que par les fleurons et quelques
lgers dtails orthographiques. Ces diffrences n'ont pas d'intrt
littraire, mais suffisent pour indiquer une nouvelle composition
typographique. Nous en relverons seulement quelques-unes:

   A, p. 47: le fleuron reprsente une corbeille de fleurs;--B,
   _ibid._: le fleuron reprsente une tte d'ange radie,
   accompagne de deux ailes.

     A, p. 97, 17e vers:

     Donne pour ce grand iour, donne _odre_  tes affaires.

   La faute est corrige dans B.

   B, p. 178: Les premires lignes ont chevauch  l'impression;
   elles sont rgulires dans A.

   A, p. 289: Les deux derniers vers occupent chacun deux lignes; ils
   n'en tiennent qu'une dans B.

   A, p. 419, les deux vers:

    C'est,  Dieu tout-puissant, c'est l'heureux sacrifice...
    As voulu qu'icy-bas l'homme embaumast tes pieds...

  sont imprims chacun en deux lignes; ils sont crits en une ligne
  dans B, l'aide d'abrviations.

  Les figures des deux catgories d'exemplaires sont des
  rductions des figures in-4 de 1656.

  133. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite & paraphrase
    en Vers || Franois. || Par P. Corneille. || _A Paris, || Chez
    Robert Ballard, seul Imprimeur || du Roy, pour la Musique, ru
    S. Iean || de Beauuais, au Mont Parnasse_; [ou _A Paris, Chez
    Pierre Rocolet, Imprimeur & Libraire ordinaire du Roy, au
    Palais, en la Gallerie des Prisonniers, aux Armes du Roy & de
    la Ville_; ou _Chez Antoine de Sommauille, au Palais, en la
    Gallerie des Merciers,  l'Escu de France_; ou _Chez Andr
    Soubron, Libraire de la Reyne, au Palais,  l'entre de la
    Gallerie des Prisonniers,  l'Image Nostre-Dame_]. || M.DC.LXII
    [1662]. || Auec Approbation des Docteurs, & Priuilege du Roy.
    In-12 de 12 ff., 554 pp., et 5 ff. non chiff. pour la _Table_
    et le _Privilge_.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant une
croix pose sur des nuages et entoure de saints; au pied de la croix
les armes du pape Alexandre VII;--titre grav qui porte le chiffre du
Christ entour de rayons et de la devise: _Laudabile nomen Domini_;--7
ff. pour la ddicace au Pape;--2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_;--1 f.
pour l'_Approbation des Docteurs_, au verso de laquelle se trouve la
figure pour le premier Livre.

Les IIe, IIIe et IVe Livres sont prcds chacun d'une figure
comprise dans la pagination. Les figures sont des rductions de
celles de _Chauveau_.

Le privilge, rapport _in extenso_, est dat du 30 dcembre 1653. Il
est suivi d'une mention de la cession faite par _Corneille_ 
_Ballard_ et par _Ballard_  _Rocolet_, _Sommaville_ et _Soubron_.

  134. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite & Paraphrase
    en Vers || Franois. Par P. Corneille. || _A Paris, || Chez ||
    Robert Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique, ru S.
    Iean de || Beauuais, au Mont-Parnasse. || Et au Palais, Thomas
    Jolly, dans la petite Salle,  la Palme & aux armes de
    Hollande_; [ou _Et au Palais, || Guillaume de Luyne, Libraire
    Iur, au || Palais, au bout de la Salle des Merciers, sous ||
    la monte de la Cour des Aydes,  la Iustice_; ou _Et au
    Palais, Louis Billaine, au second pillier de la grand'Salle 
    la Palme & au grand Cesar_]. || M.DC.LXV [1665]. || Avec
    Approbation des Docteurs, & Privilege du Roy. Pet. in-12 carr
    de 6 ff. et 404 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant une
croix pose sur les nuages et entoure de saints; il ne porte pas les
armes du pape;--titre imprim avec un petit fleuron reprsentant une
corbeille de fleurs;--3 ff. pour l'avis _Au Lecteur_; 1 f. pour
l'_Approbation des Docteurs_ et l'_Extrait du Privilge_.

Les quatre livres sont prcds chacun d'une figure rduite d'aprs
les originaux de _Chauveau_; les figures sont comprises dans la
pagination.

L'avis _Au Lecteur_ que nous trouvons ici est nouveau; la premire
partie est une refonte des avis publis dans les ditions antrieures,
mais la seconde partie a t spcialement crite pour l'dition et
reproduite dans les rimpressions postrieures.

Quant au texte, il reproduit celui de l'dition de 1659 (no 133), mais
il est moins correctement imprim.

Le privilge est celui du 30 dcembre 1653. Corneille dclare cder
ses droits au sieur _Ballard_, qui y associe les sieurs _Jolly_, _de
Luine_ (_sic_) et _Billaine_. L'extrait se termine par un rappel de
l'achev d'imprimer du dernier jour de mars 1656.

M. Brunet (_Manuel du Libraire_, t. IIIe, col. 423), indique une
dition de 1666 que nous n'avons pas retrouve.

  135. L'IMITATION || DE || JESUS-CHRIST. || Traduite & Paraphrase
    en Vers || Franois. || Par P. Corneille. || _A Paris, ||
    Chez Robert Ballard, seul Imprimeur du || Roy pour la Musique,
    ru S. Jean de || Beauvais, au Mont-Parnasse_; [ou _Chez Thomas
    Jolly, au Palais, dans la petite Salle,  la Palme & aux Armes
    de Hollande_; ou _Chez Guillaume de Luyne, Libraire Jur, au
    Palais, dans la Gallerie des Merciers  la Justice_; ou _Chez
    Lois Billaine, au Palais au second pillier de la grand'Salle,
     la Palme, & au grand Csar_]. || M.DC.LXX [1670]. || Avec
    Approbation des Docteurs, & Privilge du Roy. In-16 carr de 8
    ff., et 528 pp.

Collation des feuillets prlim.: faux-titre;--frontispice grav
reprsentant une croix entoure d'anges et de saints (sans les armes
du pape); une draperie suspendue  la croix porte: _L'Imitation || de
I. C. || Traduitte en vers || Par P. Corneille_;--titre imprim avec
un petit fleuron;--4 ff. pour l'avis _Au Lecteur_;--1 f. pour
l'_Approbation_ et l'_Extrait du Privilge_. La figure du Ier Livre
appartient au corps du texte; elle est imprime sur le f. A i.

Le privilge, dont un _Extrait_ se trouve  la fin des feuillets
prlimin., est celui du 30 dcembre 1653, auquel _Ballard_ dclare
associer _Jolly_, _de Luyne_ et _Billaine_; l'_Extrait_ se termine par
un rappel de l'achev d'imprimer du dernier mars 1656.

Les figures qui prcdent chaque livre sont une rduction assez
mdiocre des quatre grandes figures de _Chauveau_.

  136. L'IMITATION DE JESUS-CHRIST. Traduite & Paraphrase en Vers
    Franois. Par P. Corneille. _Paris_, 1673, pet. in-12.

Voy. catalogue Pompadour, 1765 (no 61), et _Manuel du Libraire_ (t.
IIIe, col. 423). M. Marty-Laveaux (t. XIIe, p. 536) cite une dition
de _Paris_, _de Luyne_, 1675, in-16.


II

  137. LOVANGES || DE LA || SAINTE VIERGE. || Composes en rimes
    Latines || par S. Bonauenture. || Et mises en vers Franois par
    || P. Corneille. || _A Rouen, & se vendent || A Paris, || Chez
    Gabriel Quinet, au Palais, || dans la Gallerie des
    Prisonniers, ||  l'Ange Gabriel._ || M.DC.LXV [1665]. || Auec
    Priuilege du Roy. In-12 de 5 ff. prlim. et 83 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav sign _Ludovic.
Cossinus_, qui reprsente la Vierge tenant sur ses genoux
l'Enfant-Jsus; une banderole, qui se dveloppe au bas de la planche,
porte ces mots: _Tota pulchra es, amica mea, et macula non est in
te_;--titre;--2 ff. pour l'avis _Au lecteur_;--1 f. pour l'_Extrait du
Privilge_, au verso duquel commence le texte latin.

Le texte est imprim dans tout le corps du livre en regard de la
traduction franaise, chaque page contenant deux strophes latines ou
deux strophes franaises, surmontes chacune d'un petit fleuron.

Le privilge, dat du 19 juillet 1665, est donn pour six ans au sieur
P. Corneille. On lit  la fin: _Achev d'imprimer pour la premiere
fois le 22. d'Aoust 1665.  Roen par L. Maurry, aux depens de
l'Autheur, lequel a trait de la presente impression, & du Privilege 
l'avenir avec Gabriel Quinet Marchand Libraire  Paris, pour en joir,
suivant l'Accord fait entr'eux_.

Le pome latin traduit par Corneille se compose de 83 strophes de huit
vers rims, et prsente cette particularit que les lettres initiales
du premier vers de chaque strophe donnent en acrostiche la Salutation
anglique: _Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum, benedicta tu in
mulieribus et benedictus Fructus ventris tui_.

Cet ouvrage asctique, d'une forme assez barbare, est attribu par le
pote  saint Bonaventure, mais il avoue lui-mme dans sa prface que
l'attribution ne lui parat pas trs-certaine.


III

  138. L'OFFICE || DE LA || SAINTE VIERGE. || Traduit en franois,
    || tant en vers qu'en prose. || Avec les sept Pseaumes
    Penitentiaux, || les Vespres & Complies du Dimanche, || & tous
    les Hymnes du Breviaire || Romain || Par P. Corneille. || _A
    Paris, || Chez Robert Ballard, seul Imprimeur du Roy, || pour
    la Musique, ru S. Iean de Beauvais, || au Mont Parnasse. || Et
    au Palais. Chez Thomas Jolly, dans la petite Salle,  la Palme
    & aux Armes de Hollande_; [ou _Et au Palais. || Chez Guillaume
    de Luynes,  la Salle des Merciers,  l'Enseigne de la
    Iustice_; ou _Et au Palais. Chez Louis Billaine, au second
    pilier de la grand'Salle,  la Palme & au grand Cesar_]. ||
    M.DC.LXX [1670]. || Avec Approbation des Docteurs, & Privilege
    du Roy. In-12 de 8 ff., 528 pp. et 2 ff. pour le _Privilge_,
    plus 10 figures.

Collation des feuillets prlim.: 1 f. blanc;--(figure);--titre avec un
petit fleuron reprsentant le Saint-Esprit;--5 ff. pour la ddicace _A
la Reine_; l'_Oratio pro Rege_, la _Priere pour le Roy_ [en vers],
l'_Oraison pour le Roy_, l'_Oraison pour la Reine_ et l'_Oraison pour
Monseigneur le Dauphin_;--1 f. pour la _Permission_ et les
_Approbations_.

Les figures sont tires sur des feuillets spars, et ne sont pas
comprises dans la collation. En voici la description: 1 (en face du
titre), Vierge, signe _Mariette ex._;--2 p. 4, l'Annonciation;--3
p. 88, la Crche, signe des lettres I G T en monogramme;--4 p. 132,
la Prsentation, signe _Jean Messager excudit_;--5 p. 170, le roi
David;--6 p. 224, la Rsurrection, signe _Mariette ex._;--7 p. 226,
le Sermon sur la montagne, sign I G T; on lit au-dessous ces deux
vers:

    Jesus apprend  ceste multitude
    Quels sont les fruicts de sa beatitude.

8 p. 326, le Christ en croix, sign _Pierre Mariet le fils
excudit_;--9 p. 406, l'Ascension, signe _Mariette excud._;--10 p.
502, _St Jean_. Toutes ces figures, except la dernire, portent le
chiffre de la page  laquelle elles correspondent.

Le volume contient au verso des feuillets l'Office de la Vierge, en
latin sur une colonne avec la traduction franaise en prose sur
l'autre colonne, et au recto des feuillets placs en face la
traduction en vers par Corneille. Voici les pices qui prcdent le
texte de l'Office:

_Permission et Approbation de Monsieur le Grand Vicaire._

On peut imprimer et donner au Public l'Office de la Sainte-Vierge,
les sept Pseaumes de la Pnitence, Vespres et Complies du Dimanche, et
les Hymnes du Breviaire Romain, traduits et mis en Vers Franois par
Monsieur de Corneille; toutes Versions et Posies susdites ne
contenant rien qui ne soit conforme au Texte, qui ne soit digne de la
grandeur du sujet, et capable d'augmenter la dvotion des Fidelles.
Fait  Paris ce 25. jour d'Octobre 1669 G. DE LA BRUNETIERE, _Vic.
Gnral_.

_Approbation de Monsieur Loisel, Docteur de la Socit de Sorbonne,
Chancelier de l'Eglise et Universit de Paris, Cur de Jean en Grve._

Vous trouverez dans cette production de Piet, une lettre qui ne tue
point, mais qui vivifie. Les paroles de l'Escriture et de l'Eglise,
qui y sont traduites mot  mot, y conservent toute leur force, et la
Posie, qui les accompagne pas  pas, ne leur fait perdre, ny le prix
ny le poids de leurs matires, ny de leurs mystres; vous en gousterez
la douceur, comme de cette coupe, que le cleste Salomon a prsente 
ses amis, et que le docte Origne n'auroit pas voulu refuser de la
main d'un Pote, la voyant remplie du vin de la doctrine Orthodoxe, et
du laict de la devotion Evanglique; je vous en recommande l'usage et
j'y soubscrips. Ce premier jour de l'an 1670. LOISEL.

_Approbation de Monsieur de Saint-Laurens._

J'ay leu la traduction de l'Office de la Sainte Vierge, etc., avec la
Paraphrase en vers, faite par Monsieur Corneille. C'est un ouvrage qui
exprime le sens des Pseaumes et des prires de l'Eglise d'une manire
si nette, si majestueuse, et si touchante en mesme temps, qu'il en
imprime la vnration par de hautes ides, et qu'il excite la pit
dans le coeur par de saintes affections. C'est le tmoignage que j'ai
cr estre oblig de rendre  l'excellence de cet ouvrage, et au mrite
de cet Autheur si clbre. Fait  Paris ce 1. jour de l'anne 1670. N.
GOBILLON, _Docteur de la Maison et Socit de Sorbonne, Cur de
Saint-Laurens_.

Nous ne savons pourquoi ces _Approbations_ n'ont jamais t
reproduites par les diteurs de Corneille.

Le privilge, dat du 24 novembre 1669, est accord pour sept ans 
Corneille lui-mme, qui dclare cder et transporter son droit au
sieur _Ballard_, aux sieurs _Joly_, _de Luynes_ et _Billaine_,
marchands libraires  Paris, pour cette impression seulement,
suivant l'accord fait entre eux. On lit  la fin: _Acheu d'imprimer
pour la premiere fois, le 15. jour de Ianvier mil six cens septante_.

Nous avons dit, en parlant de l'_Imitation de Jsus-Christ_, que la
Reine avait peut-tre engag elle-mme Corneille  en tenter la
traduction. C'est  elle maintenant qu'il ddie ce volumineux recueil,
qui est plus spcialement liturgique.

L'_Office de la Sainte Vierge_ dut tre employ comme livre d'glise,
aussi les exemplaires en sont-ils devenus fort rares.


IV

  139. VERSION DES HYMNES DE SAINT VICTOR. _S. l. n. d._ [_Paris,
    vers 1680_], pet. in-4 de 4 pp., caract. ital.

Cette pice, dont un exemplaire se trouve  la Bibliothque de
l'Institut (Q.400 E*) et un autre  la Bibliothque de l'Arsenal, n'a
qu'un titre de dpart; elle ne porte pas le nom de l'auteur.

Les _Hymnes  Saint Victor_ furent crites par Santeul, qui les publia
d'abord  part sous ce titre:

PRO SANCTO VICTORE MARTYRE. Hymni tres. _S. l. n. d._ [_Paris, vers
1680_], in-4 de 3 pp., sans nom d'auteur. (Bibliothque
Sainte-Genevive, dans un recueil cot Y 421.)

Le texte publi d'abord diffre assez sensiblement d'un autre texte
contenu dans un recueil de posies latines de Santeul, imprim vers
1710, sans titre gnral. Ce recueil, qui forme un volume in-12 de IV
et 56 pp., commence par une ddicace intitule: _Claudio Lalano_ ||
_Sodali Suo_ || _I. B. Santolius V._; il ne porte ni date, ni nom de
lieu. Les hymnes latines en occupent les pp. 28-31; elles sont suivies
d'une traduction en douze strophes par Charpentier, de l'Acadmie
franaise, et de la traduction de Corneille. (Voy. Marty-Laveaux, t.
IXe, pp. 605 sq.)




V.--OEUVRES DIVERSES DE CORNEILLE


I. OUVRAGES EN PROSE OU EN VERS PUBLIS SPARMENT DE SON VIVANT OU
APRS SA MORT.

  140. MESLANGES || POETIQUES || Du mesme. || _A Paris, || Chez
    Franois Targa, au premier pilier de la grand'Salle du Palais,
    || au Soleil d'Or._ || M.DC.XXXII [1632]. || Auec Priuilege du
    Roy. In-8.

Nous citons ici pour mmoire ce petit recueil dont nous avons dj
donn une description (voy. ci-dessus, no 2). En le joignant 
_Clitandre_, sur les instances de son libraire, Corneille suivait
l'exemple de plusieurs auteurs de son temps. Nous mentionnerons plus
loin deux pices de Scudry: _Ligdamon et Lidias_ et le _Trompeur
puny_ (nos 180-182), et une pice de La Pinelire, _Hippolyte_ (no
185), qui sont suivies toutes trois de posies diverses.

  141. EXCVSE A ARISTE. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1637], in-4 de 2
    ff. non chiffr. de 28 lignes  la page pleine, caract. ital.

Ce petit pome, qui fut en partie cause de la querelle du _Cid_, est
trop connu pour que nous ayons  en parler ici. Il nous suffira de
renvoyer aux savantes recherches de Marty-Laveaux, t. IIIe, pp. 29-31;
t. Xe, pp. 74-78.

L'dition in-4 que nous dcrivons n'a pas t cite jusqu'ici. Nous en
avons trouv un exemplaire  la Bibliothque Sainte-Genevive (Y. 458
(4) Rs.). Cet exemplaire est couvert d'annotations manuscrites qui
nous ont paru curieuses; malheureusement la marge qui les contient a
t  moiti coupe par le relieur, et nous n'osons pas tenter un
travail de restitution que nous recommandons  des personnes plus
familiarises que nous avec la palographie du XVIIe sicle.

  142. EXCVSE A ARISTE. _S. l. n. d._ [_Paris, 1637_ ], in-8 de 4
    pp. de 34 lignes, sign. _A_, caract. ital.

Le titre de cette pice n'occupe qu'une ligne, au-dessous de laquelle
commence le pome, sans qu'on ait rserv aucun blanc. La 1re page
contient trente et un vers; la page 4 en compte cinq, au-dessous
desquels se trouve le rondeau: _Qu'il fasse mieux, ce jeune
jouvencel_, puis ce vers: _Omnibus invideas, livide, nemo tibi._

Bibliothque nationale (Y. 5665 Rs.--2 exempl.).--Bibliothque de
l'Arsenal (B. L. 9809).

M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 74) indique une autre dition de l'_Excuse
 Ariste_, dans le format in-8, qui, dit-il, se trouve  la
Bibliothque nationale,  ct de la prcdente. La rimpression que
le savant diteur a prise pour une dition spare appartient, en
ralit,  la seconde dition des _Observations sur le Cid_ (voy.
notre chapitre XIXe), et c'est par erreur qu'elle en a t spare
dans un des recueils de la Bibliothque nationale. Elle ne compte que
3 ff., et le 4e f., qui doit complter le cahier, est prcisment le
titre du volume: _Observations sur le Cid_, etc.

Cette rimpression, en tte de laquelle se trouve un fleuron  tte de
lion, est fort peu correcte. On y lit, au vers 15: _laisse_ au lieu de
_leurre_, et au vers 35: _m'ait_ au lieu de _met_, etc.

L'_Excuse  Ariste_ ne fut pas oublie aussi vite que la querelle du
_Cid_; elle fut reproduite, en 1671, par la Fontaine, dans son
_Recueil de Posies chrestiennes et diverses_, ddi  Mgr le prince
de Conty.

  143. RONDEAU.

      Qu'il fasse mieux, ce ieune iouuencel,
    A qui le _Cid_ donne tant de martel,
    Que d'entasser iniure sur iniure,
    Rimer de rage une lourde imposture,
    Et se cacher ainsi qu'un criminel, etc.

Ce rondeau, dont on trouvera le texte dans l'_Histoire de Corneille_,
de M. Taschereau, 2e dit., p. 64, et dans les _OEuvres de Corneille_,
d. Marty-Laveaux, t. Xe, p. 79, parut d'abord imprim sur un simple
feuillet in-4. Nous en avons vu des exemplaires  la Bibliothque de
l'Arsenal (B. L. 9809) et  la Bibliothque Sainte-Genevive (Y. 458
(5), in-4, Rs.).

  144. LETTRE || APOLOGITIQVE || DV Sr CORNEILLE. || contena[=n]t sa
    responce aux Observations fai- || ctes par le Sr Scuderi || sur
    le Cid. || M.DC.XXXVII [1637]. _S. l._, in-8 de 14 pp. (y
    compris le titre) et 1 f. blanc, sign  la fin CORNEILLE.

Monsieur, dit Corneille au commencement de cette lettre, il ne vous
suffit pas que vostre Libelle me deschire en public. Voz lettres me
viennent quereller jusques dans mon Cabinet, et vous m'envoyez
d'injustes accusations lorsque (_sic_) me devez pour le moins des
excuses. Je n'ay point fait la piece qui vous picque, je l'ay receue
de Paris avec une lettre qui m'a appris le nom de son Autheur; Il
l'adresse  un de nos amis qui vous en pourra donner plus de lumiere.
Pour moy, bien que je n'aye guere de jugement, si l'on s'en rapporte 
vous. Je n'en ay pas si peu que d'offencer une personne de si haute
condition, dont je n'ay pas l'honneur d'estre cogneu, et de craindre
moins ses ressentimens que les vostres.

Bibliothque nationale (Y. 5668 Rs.).--Bibliothque Sainte-Genevive
(Y. 2538 (2) Rs.).--Arsenal (9809).--Bibliothque Mazarine (20220).

  145. LETTRE || APOLOGETIQVE || DV Sr CORNEILLE, || contenant sa
    Response aux || Observations faites par le || Sr Scudery sur le
    Cid. || M.DC.XXXVII [1637]. _S. l._, in-8 de 8 pp.

Cette dition, qui parat tre la seconde, se termine par une
imitation en vers d'une pigramme de Martial, qu'on retrouve dans la
_Lettre pour Monsieur de Corneille contre les mots de la Lettre
sous le nom d'Ariste_: Je fis donc rsolution de gurir ces
idolatres.--Bibliothque nationale (Y + 5665 (7) et Y + 5668. A.
Rs.).--Bibliothque de l'Universit.

  146. REMERCIMENT || a || Monseigneur || Monseigneur
    l'Eminentissime || Cardinal Mazarin. || _A Paris, || Chez ||
    Antoine de Sommauille, en la Salle || des Merciers  l'Escu de
    France. || au Palais. || & || Augustin Courb, Imprimeur &
    Libraire || de Monseigneur le Duc d'Orlans, dans la mesme
    Salle  la Palme._ || M.DC.XXXXIII [1643]. In-4 de 4 ff. non
    chiffr. de 25 lignes  la page pleine, sign. __, caractres
    ital.

Ce _Remercment_, intercal la mme anne dans l'dition originale de
_la Mort de Pompe_ (no 32), compte quatre-vingts vers et commence
ainsi:

      Non, tu n'es point ingrate,  Maistresse du monde,
    Qui de ce grand pouvoir sur la terre, et sur l'onde
    Malgr l'effort des temps retiens sur nos Autels
    Le Souverain Empire, et des droits immortels.
    Si de tes vieux Heros j'anime la memoire,
    Tu releves mon nom sur l'aisle de leur gloire,
    Et ton noble Genie en mes vers mal trac
    Par ton nouveau Heros m'en a recompens...

Il est sign  la fin, en gros caractres: CORNEILLE.

Le _Remercment_ parut isolment, mais il fut suivi  court intervalle
de la traduction latine d'Abr. Remius, dont voici le titre:

  GRATIARVM ACTIO || Eminentissimo Cardinali || Iulio Mazarino, ||
  ex Gallico Pomate || Cornelij. _Absque nota_, in-4 de 2 ff.
  pagins, de 24 lignes  la page pleine, sign. A., caract. ital.

Cette pice n'a qu'un simple titre de dpart. Nous en avons trouv un
exemplaire reli  la suite du _Remercment_, dans le prcieux recueil
conserv  la Bibliothque Sainte-Genevive (Y. 458 in-4, Rs.). Elle
se retrouve dans le recueil intitul: _Abrahami Remmii Poemata_;
Parisiis, 1644, in-12.

  147. SVR LE DEPART DE MADAME LA MARQVISE DE B. A. C.

Granet (_OEuvres diverses de Corneille_; Paris, 1738, in-12, p. 194)
nous apprend que les vers composs par Corneille _Sur le dpart de
Madame la Marquise_, autrement dit de Mlle du Parc, parurent d'abord
en feuille volante in-4, mais sans date d'anne. Nous n'avons pas
retrouv cette dition que d'autres bibliographes auront peut-tre la
chance de rencontrer. La mme pice figure dans le recueil dit de
_Sercy_ (no 207); elle se trouve aussi dans un _Petit Recueil de
Posies choisies_ publi, en 1660, sous la rubrique d'_Amsterdam_ (no
210). M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 141) en cite une copie manuscrite
conserve  la Bibliothque de l'Institut, dans un des portefeuilles
de la collection Godefroy.

  148. REMERCIMENT || AV ROY. || _A Paris_, || M.DC.LXIII [1663].
    In-4 de 7 pp.

Sur les rapports de Chapelain et de Costar, Louis XIV pensionna
soixante-douze crivains franais ou trangers,  partir du 1er
janvier 1663. Corneille, compris dans ces libralits, adressa au roi
un _Remercment_ qui commence ainsi:

      Ainsi du Dieu vivant la bont surprenante
    Verse quand il luy plaist sa grace prvenante,
    Ainsi du haut des Cieux il aime  dpartir
    Des biens dont nostre espoir n'osoit nous advertir...

Les autres crivains qui avaient eu part aux faveurs royales durent
adresser de mme  Louis XIV leurs remercments dans une forme
solennelle. Ils ne furent pas tout  fait libres de conserver leur
reconnaissance dans leur for intrieur. C'est ce que nous apprend une
curieuse lettre de Huet  Mnage, dont l'original appartient  M. le
baron James de Rothschild. Nous en citerons un passage qui permet de
fixer approximativement la date des vers de Corneille.

    A Rouen, le 17. Aoust 1663.

  Je suivray vostre exemple en ce qui regarde Mr. Colbert, et plust
   Dieu le pouvoir suivre aussi en ce qui est des vers de
  remerciement au Roy. Je le feroi du meilleur de mon coeur, tant
  parce que je suis presentement en des estudes tout  fait opposes
   la versification, que par ce que je suis fort occup  disposer
  mon livre [_Origenis Commentaria in Sacram Scripturam_; Rothomagi,
  1668, 2 vol. in-fol.] pour le donner  l'Imprimeur, et qu'il y a
  quelque sorte de honte de faire des vers pour de l'argent, comme
  vous me le dittes avec raison. Mais si le Roy en desire, et que
  Mr. Colbert s'en soit expliqu, comme vous me l'apprenez, et comme
  le P. Rapin me le confirme, adjoustant mesme que ceux qui y
  manqueront, seront remarquez; la honte et la bassesse qui peut
  estre en cela n'est elle pas couverte et efface par ce
  commandement? Je ne vois donc pas de moyen de m'en dispenser, et
  si vous m'en voulez croire vous n'y manquerez pas non plus. Vous
  voyez que tout le monde le fait; cette singularit que vous aurez
  affecte, sera sans doute condamne. Il fait bon suivre le
  torrent, _et in neutram partem conspici_. Dans le dessein o je
  suis contre mon gr de deployer ma chalemie je vous supplie tres
  humblement de m'envoyer le plustost que vous pourrez, les
  _remerciemens_ de Mrs. de Valois [_Soteria pro Ludovico Magno_;
  Parisiis, 1663, in-4; _Oratio de laudibus Ludovici Adeodati
  regis_; Parisiis, 1663, in-4] et de Mrs. Corneille [le
  _Remercment_ de Th. Corneille n'est cit nulle part], car je n'ay
  pas appris que d'autres en ayent encore fait outre ces Mrs. et
  Mrs. Chapelain [_Ode pour le Roy_; Paris, 1663, in-4o] et du
  Perier [ce _Remercment_ est rest inconnu] dont j'ay veu les
  pieces, et celle du P. Rapin (_Regi Ludovico XIV. Pacifer
  Delphinus_; _Carmen heroicum_; Parisiis, 1662, in-fol.).

Nous ne connaissons de l'dition originale du _Remercment au Roy_
qu'un seul exemplaire qui appartient  M. le baron de Ruble.

  149. A MONSEIGNEVR || LE DVC DE GVISE, || Sur la Mort de
    Monseigneur son Oncle. || Sonnet. _S. l. n. d._ [_Paris_,
    1664], placard in-fol., imprim d'un seul ct.

En tte, un fleuron; puis viennent les quatre lignes de titre,
immdiatement suivies du sonnet, lequel est imprim en gros caractres
et porte en bas la signature: CORNEILLE. Nous transcrivons les quatre
premiers vers:

      Croissez, jeune Heros, nostre douleur profonde
    N'a que ce doux espoir qui la puisse affoiblir;
    Croissez, et hastez-vous de faire voir au Monde
    Que le plus noble sang peut encor s'ennoblir.

Le duc de Guise, dont il est ici question, est Louis-Joseph, fils
unique de Louis de Lorraine, duc de Joyeuse et d'Angoulme, lequel
hrita, en 1664, du titre de son oncle, Henri II, duc de Guise. M.
Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 182 sq.) cite avec beaucoup d'-propos un
passage d'une lettre de Mzerai, publie par M. Edouard Guardet
(_Revue franaise_, Ve anne, t. XVIIe, 1859, pp. 568 sq.), lettre
date du 10e de juillet de 1664, et dans laquelle il est parl du
sonnet de Corneille.

Bibliothque nationale (Y. Rs.).

  150. AV ROY || SVR SON RETOVR || DE FLANDRE.--[A la fin:]
    CORNEILLE. || Avec Permission. 1667. _S. l._ [_Paris_], in-4 de
    4 pp. chiffr. de 30 lignes, caract. ital.

Cette pice, dont un exemplaire est conserv  la Bibliothque Cousin,
n'a qu'un simple titre de dpart prcd d'un fleuron. Elle se compose
de 94 vers et commence ainsi:

    Tu reviens,  mon Roy, tout couvert de lauriers,
    Les palmes  la main tu nous rends nos guerriers,
    Et tes peuples surpris et charms de leur gloire
    Meslent un peu d'envie  leurs chants de victoire.

Louis XIV revint  Paris,  la fin du mois d'aot 1667.

  151. POEME || SVR LES || VICTOIRES || DV ROY || Traduit de Latin
    || en Franois || Par P. Corneille. || _A Paris, || Chez
    Guillaume de Luyne, Libraire || jur, au Palais, en la Salle
    des Merciers, sous la || monte de la Cour des Aydes, ||  la
    Iustice_; [ou _Chez Thomas Iolly, au Palais, en la Salle || des
    Merciers,  la Palme, & aux Armes d'Hollande_; ou _Chez Loys
    Billaine, au second Pilier de la grand'Sale du Palais,  la
    Palme & au grand Csar_]. || M.DG.LXVII [1667]. || Avec
    Privilege du Roy. In-8. de 38 pp. (y compris le titre), et 1 f.
    pour l'_Extrait du Privilge_.

La page 3 contient un avis _Au Lecteur_. Le _Pome sur les Victoires
du Roy_ occupe les pp. 4  29. Le texte latin sign du P. Charles de
la Rue, jsuite, est imprim en regard du texte franais, sous le
titre de _Regis Epinicion_. La p. 30 est remplie par une pigramme
latine de M. de Montmor, premier maistre des requestes de l'Hostel du
Roy, en quatre vers latins, suivie de quatre traductions ou
imitations de Corneille, chacune en quatre vers. Viennent ensuite les
pices suivantes galement de Corneille: _Au Roy sur son retour de
Flandre_, pp. 31-35, et _Remercment present au Roy, en l'anne
1663_, pp. 35-38.

Le privilge, dat du 28 novembre 1667, est accord pour sept ans 
_Guillaume de Luynes_ (_sic_), qui dclare y associer les sieurs
_Jolly_ et _Billaine_. L'achev d'imprimer est du 15 dcembre 1667.
Voy. l'd. Marty-Laveaux, t. Xe, p. 192.

  152. DE VICTORIIS REGIS CHRISTIANISSIMI LUDOVICI XIV. Poema a
    Clarissimo viro Petro Corneille versibus Gallicis redditum.
    _Parisiis, Apud Sebastianum Mabre-Cramoisy_, 1667, in-8.

  153. AV ROY || SVR LA CONQVESTE || DE LA FRANCHE-COMT. _S. l. n.
    d._ [_Paris_, 1668], in-4 de 2 ff.

Cette pice, qui n'est qu'un simple sonnet, est imprime au verso du
1er feuillet, et la traduction en 18 vers latins lui fait face sur le
recto du 2e f. Le sonnet qui commence par ces deux vers:

    Quelle rapidit de conqueste en conqueste
    En depit des hyvers guide tes tendars?

est sign P. CORNEILLE. Les vers latins imprims en regard ne sont
prcds d'aucun autre titre que du mot _Idem_; ils sont au nombre de
19 et sont signs: SANTOLIVS VICTORINVS.

Le recto du 1er feuillet et le verso du 2e sont blancs.

Nous avons vu cette pice  la Bibliothque nationale (Y. Rs.).

  154. AV ROY || SVR SA CONQVESTE || DE LA FRANCHE-COMT.--[A la
    fin:] _A Roun. De l'Imp. de L. Maurry_, 1668. In-8 de 8 pp.,
    sign. A.

Cette dition, qu'il ne faut pas confondre avec la prcdente, n'a pas
de feuillet de titre, mais un simple titre de dpart. Elle comprend:

1 Les stances:

      Quelle rapidit de conqueste en conqueste
    En dpit des Hyvers guide tes tendarts?

signes: _P. Corneille._

2 _Idem latine_:

    _Quis te per medias hyemes, Rex Maxime, turbo,
    Quis-ve triumphandi prscius ardor agit?..._

10 distiques, signs: _P. Corneille._

3 _Idem_, 20 vers hexamtres latins, signs: _Car. de la Rue, Soc.
Jesu._

4 _Idem_, 5 strophes latines de 4 vers, signes: _I. Tourn Soc.
Iesu._

5 _Idem_, 19 vers latins, signs: _Santolius Victorinus_ (ce sont les
mmes que dans l'dition prcdente).

6 _Idem_, 3 vers hexamtres latins, signs: _Carolus Du Perier._

7 _Idem alio Carmine_, 5 strophes latines de 4 vers, signes:
_Carolus Du Perier._

8 _Idem_, 6 strophes latines de 4 vers, signes: _Rob. Riguez Soc.
Iesu._

9 _In juctionem utriusque Maris Epigraphe_, 13 vers hexamtres
latins, signs: _I. Parisot, in Senatu Tolosano causarum patronus._

10 _Imitation_:

      La Garonne et l'Atax dans leurs grottes profondes
    Sopiroient de tout temps pour voir unir leurs ondes.

12 vers signs: _P. Corneille._

Bien que l'dition prcdente ne soit pas date, il est certain que
celle-ci doit tre postrieure. La varit des pices qui la composent
en est la meilleure preuve.

  155. POEME || SVR LES || VICTOIRES || DV ROY || Traduit de Latin
    || en Franois || Par P. Corneille. _S. l. n. d._ [_Paris, vers
    1670_], in-12 de 34 pp. (y compris le titre), et 1 f. pour
    l'_Extrait du Privilge_.

Ce recueil, dont nous avons trouv un exemplaire  la Bibliothque
Sainte-Genevive, n'a qu'un simple faux-titre, sans nom de lieu ni
d'imprimeur. Il contient les pices suivantes:

1, p. 3: _Au Lecteur_;

2, pp. 4-5: _Regi. Epinicion_ [par le P. de la Rue];--_Les Victoires
du Roy en l'anne 1667_ [texte latin et traduction franaise en
regard];

3, p. 24: _Traductions et Imitations de l'Epigramme Latine de
Monsieur de Montmor premier Maistre des Requestes de l'Hostel du Roy_
[texte en deux distiques latins et quatre quatrains franais traduits
ou imits de l'original];

4, p. 25: _Au Roy sur son retour de Flandre_;

5, p. 28: _Remercment prsent au Roy en l'anne 1663_;

6, p. 32: _Au Roy sur sa Conqueste de la Franche-Comt_;

7, p. 33: _Idem, latine_. [Cette traduction est signe en toutes
lettres: _P. Corneille_];

8 _In junctionem utriusque Maris, Epigraphe_ [signe I. Parisot];

9 _Imitation_ [signe P. Corneille].

L'_Extrait du Privilge_, qui occupe le recto du dernier feuillet, est
le mme que celui que nous avons dcrit ci-dessus (no 152); il ne se
rapporte qu'au _Pome sur les Victoires du Roy_ et se termine par un
rappel de l'achev d'imprimer du 15 dcembre 1667, bien que le recueil
contienne des pices relatives  l'anne 1668.

Il ne faut pas confondre ce recueil avec celui qui, d'aprs M.
Taschereau, complte certains exemplaires du _Thatre_ de Corneille,
dition de 1668 A (no 110).

  156. DEFFENCE DES FABLES || DANS LA POESIE. || Imitation du latin
    || de M. de Santeil. [A la fin:] P. CORNEILLE. _S. l. n.
    d._ [_Paris, vers 1670_], in-4 de 4 pp., de 28 lignes, caract.
    ital.

Ce pome n'a qu'un titre de dpart, surmont d'un large fleuron, au
milieu duquel se voient les armes de France et de Navarre. Il compte
82 vers, dont voici les premiers:

      Qu'on fait d'injure  l'Art de luy voler la Fable!
    C'est interdire aux Vers ce qu'ils ont d'admirable,
    Anantir leur pompe, teindre leur vigueur,
    Et hazarder la Muse  secher de langueur.

Les vers de Jean-Baptiste Santeul, imits par Corneille, durent tre
composs en 1669. Ils furent publis l'anne suivante (_Ad
illustrissimum Virum P. Bellevrum, pro defensione Fabularum, Elegia_;
1670, in-4 de 2 ff.) et runis en 1729 aux oeuvres du pote latin. M.
Marty-Laveaux les a rimprims en mme temps que ceux de Corneille (t.
XIe, pp. 234-241).

  157. LA THEBADE DE STACE, traduite en Vers Franois. _Paris_,
    1671?

Tous les bibliographes de Corneille se sont efforcs de retrouver
cette traduction qui a d tre imprime, mais les recherches
entreprises jusqu'ici sont demeures infructueuses. Il ne nous cote
pas d'avouer que nous n'avons pas t plus heureux que nos devanciers.
En parlant de _Tite et Brnice_ (no 87), nous avons fait observer que
Corneille avait obtenu un privilge valable  la fois pour cette pice
et pour la traduction de la _Thbade_. Ce privilge tant dat du 31
dcembre 1670, l'impression de ce dernier ouvrage ne put avoir lieu
qu'en 1671. Un fragment tout au moins en fut imprim et communiqu 
quelques amis, puisque Mnage en cite trois vers dans ses
_Observations sur la langue Franoise_, publies au commencement de
l'anne 1672. Il est probable, malgr ce tmoignage, que l'ouvrage ne
fut jamais mis en circulation et mme ne fut jamais achev. On ne peut
expliquer autrement la disparition totale d'un livre aussi important.
Si quelques exemplaires avaient t donns au public, le fait aurait
t assez connu, pour que le _Mercure galant_ d'octobre 1684 ne parlt
pas de la _Thbade_ comme d'un pome laiss par Corneille en
portefeuille.

Voy. l'excellente note que M. Marty-Laveaux a consacre  cette
question (t. Xe, pp. 245 sq.).

  158. SVR LE DEPART DV ROY.--REGI ITER MEDITANTI. _S. l. n. d._
    [_Paris_, 1672], in-4 de 2 ff.

Cette pice, dont un exemplaire est conserv  la Bibliothque
nationale (Y n. p.), ne se compose que de 8 vers emprunts  la
premire scne du second acte de _Tite et Brnice_. Santeul les fit
rimprimer  part et y joignit une traduction latine en 6 vers.

L'dition forme un simple placard sur lequel le texte latin est plac
en regard du texte franais. Les deux morceaux ont t reproduits dans
les diverses ditions des oeuvres de Santeul.

  159. REGI PRO RESTITUTA APUD BATAVOS CATHOLICA FIDE. [_Parisiis_,
    1672], in-12 de 2 ff.

Corneille nous apparat ici  la fois comme pote latin et comme pote
franais. Ses vers latins, au nombre de 24, sont suivis d'une
traduction franaise en autant de vers, intitule: _Au Roy sur le
rtablissement de la Foi Catholique et ses Conquestes de Hollande._
Nous ne connaissons l'dition spare que par une citation de Granet
(_OEuvres diverses de Corneille_; Paris, 1738, in-12, p. 46), qui nous
apprend que ces deux pices furent imprimes in-12 en feuille volante.
Elles ont t rimprimes dans un recueil qui sera dcrit plus loin
(no 224).

  160. LES || VICTOIRES || DU ROY || SUR LES ESTATS DE HOLLANDE, ||
    en l'anne M.DC.LXXII. || Par P. Corneille. || _A Paris, Chez
    || Guillaume de Luyne, au Palais, || et || Simon Benard, ru
    Saint Jacques._ || M.DC.LXXII [1672]. || Avec Permission.
    In-fol. de 19 pp., caract. ital.

Cette belle dition est orne au titre d'un fleuron qui reprsente le
Rhin et l'Escaut enchans, dtournant leurs regards blouis par le
soleil. En tte de la p. 3 se trouve un grand fleuron de _Fr.
Chauveau_ reprsentant le passage du Rhin, fleuron que reproduit,
croyons-nous, un tableau de Van der Meulen.

Le pome, traduit de l'original latin du P. de la Rue, se compose de
444 vers,  la fin desquels se trouve rpt le nom de P. CORNEILLE.
Il commence ainsi:

      Les douceurs de la Paix, et la pleine abondance
    Dont ses tranquilles soins comblent toute la France,
    Suspendoient le couroux [_sic_] du plus grand de ses Rois,
    Ce couroux seur de vaincre, et vainqueur tant de fois, etc.

Bibliothque nationale (Y. Rs.)--Bibliothque Mazarine (C. 274. A9).

Voici la description de l'dition latine du pome qui correspond 
celle-ci:

  LVDOVICO || MAGNO || POST || EXPEDITIONEM || BATAVICAM. ||
  EPINICIVM. || _Parisiis, || Apud || Guillelmun de Luynes, in
  Palatio. || Et || Simonem Benard, via Jacoba_, || M.DC.LXXII
  [1672]. || Cum Permissu. In-fol. de 12 pp., avec un grand fleuron
  sur le titre, un autre au-dessus du titre de dpart et un petit
  fleuron  la fin (les mmes que dans l'dition franaise donne
  par Corneille). A la fin: C. DE LA RUE. S. I.

Bibliothque Mazarine (C. 274. A9).

  161. LES VICTOIRES DU ROY SUR LES ESTATS DE HOLLANDE, en l'anne
    M.DC.LXXII. Par Pierre Corneille. _A Paris, Chez Guillaume de
    Luynes, au Palais, et Simon Benard, ru Saint Jacques._
    M.DC.LXXII [1672]. Avec Permission. In-8.

dition cite par l'abb Granet.

  162. LES VICTOIRES DU ROY SUR LES ESTATS de HOLLANDE en l'anne
    M.DC.LXII. Par Pierre Corneille. _Grenoble_, 1673, in-12.

Catalogue L*** [Longuemare], 1853, no 780.

  163. AV ROY || SVR SA LIBERALIT ENVERS || LES MARCHANDS DE LA
    VILLE DE PARIS. || _S. l. n. d._ [_Paris_, 1674], in-fol. de 4
    ff. de 26 lignes  la page, caract. ital.

Cette pice, dont la Bibliothque Mazarine possde un exemplaire (C.
274. A9. 77), n'a qu'un simple titre de dpart, au-dessus duquel se
trouve un grand fleuron de _Chauveau_, reprsentant Alexandre entour
de guerriers; un gnral s'avance en se prosternant devant le roi. A
la fin se trouve la signature P. CORNEILLEE (_sic_), au-dessous de
laquelle on voit un grand fleuron aux armes de la ville de Paris.

Les _Mmoires secrets_ de Bachaumont (t. Vo, pp. 62 sq.) nous font
connatre les circonstances dans lesquelles fut compos ce pome, qui
n'est qu'une traduction de Santeul. Les vers de Corneille commencent
ainsi:

      Chantez, Peuple, chantez, la valeur librale,
    La bont de Louis  son grand coeur gale...

Voici la description de l'dition latine faite pour accompagner
celle-ci:

  REGI || PRO SVA || ERGA VRBIS || MERCATORES || AMPLIORIS ORDINIS
  || MVNIFICENTIA. || _Parisiis, || Typis Petri le Petit, Regii
  Typographi: || via Iacoba, sub Cruce aurea._ || M.DC.LXXIV
  [1674]. || Cum Permissu. In-fol. de 8 pp.


L'dition renferme trois grands fleurons placs sur le titre,
au-dessus du titre de dpart et  la fin. Les deux derniers sont
signs de _Chauveau_. La pice est signe: SANTOLIUS VICTORINUS.

Bibliothque Mazarine (C. 274. A9, 11).

  164. REGIS || PRO SVA || ERGA VRBIS || MERCATORES || AMPLIORIS
    ORDINIS || MVNIFICENTIA || ENCOMIVM. || _Parisiis, || Typis
    Petri le Petit, Regii Typographi: via || Iacoba, sub Cruce
    aurea._ || M.DC.LXXIV [1674]. || Cum Permissu. In-8 de 14 pp.
    et 1 f. blanc.

Les pp. 3-8 sont occupes par le pome de Sauteul; les pp. 9-14 par la
traduction de Corneille. Aucune des deux pices n'est signe.

Bibliothque nationale (Y. Rs.).

Il existe sous le mme titre et dans le mme format une autre dition
o les vers de Santeul sont accompagns d'une traduction franaise de
Du Perier. Ce pote, plus connu par ses oeuvres latines que par ses
oeuvres franaises, tait grand ami de Santeul; il se vante dans sa
traduction de l'avoir vue prfre par Santeul lui-mme  celle de
Corneille.

  165. POEME A LA LOUANGE DE LOUIS XIV, prsent par les Gardes des
    Marchands merciers de la ville de Paris. _Paris_, 1770, in-fol.

Ce recueil, imprim avec grand luxe, contient les vers de Santeul et
de Corneille, accompagns d'une notice extraite des registres des
dlibrations du bureau de la mercerie.

  166. AU ROY || SUR SON DEPART || POUR L'ARME en 1676. _S. l. n.
    d._ [_Paris_, 1676], in-4 de 4 pp. de 23 lignes, caract. ital.

Cette pice n'a qu'un titre de dpart surmont d'un grand fleuron aux
armes de France; un autre fleuron occupe le bas de la 4e page. Le
pome ne porte pas de signature; il commence ainsi:

    Le Printemps a chang la face de la terre,
    Il ramene avec luy la saison de la guerre.

Corneille s'est born  paraphraser une pice latine publie sous le
titre suivant:

  REGI || AD EXERCITVM INEVNTE || VERE PROFICISCENTI || ODE.--[In
  fine:] JOANNES LUCAS SOCIETATIS JESU.--_Ex Officin Simonis
  Benard, vi Jacob. S. d._ [1676], in-4 de 4 pp. de 24 lignes,
  avec un fleuron  la premire page et  la dernire.

Bibliothque nationale (_Recueil Thoisy, matires historiques_, t. Xe,
in-fol.).

Le catalogue de M. de Bruyres-Chalabre (Paris, 1833, no 168)
mentionne un exemplaire de ce pome avec envoi autographe de Corneille
 l'abb de Camilly.

  167. VERS PRESENTEZ || AU ROY || SUR SA CAMPAGNE DE 1676.--[A la
    fin:] _A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire Iur; au
    Palais || dans la Salle des Merciers, sous la monte de la Cour
    || des Aydes  la Justice._ || M.DC.LXXVI [1676].|| Avec
    Permission. In-4 de 2 ff. de 30 vers  la page pleine, sans
    chiffre, rclames ni signature, caract. ital.

La pice n'a pas de feuillet de titre, mais un simple titre de dpart.
Le nom du libraire et la date se trouvent au bas de la p. 3.

Le pome ne se compose que de 76 vers, dont voici les premiers:

      Ennemis de mon Roy, Flandre, Espagne, Allemagne,
    Qui croyiez que Bouchain deust finir sa Campagne,
    Et n'avanciez vers luy que pour voir comme il faut
    Rgler l'ordre d'un Siege, ou livrer un assaut, etc.

Bibliothque nationale (Y. Rs.).

  168. ODE A MONSIEUR PELLISSON. _S. l. n. d._ [_Paris, vers
    1676_], in-4.

Cette pice, traduite par Corneille d'une pice latine dont on ignore
l'auteur (_Clarissimo Viro D. Pellissonio_, _Regi Christianissimo a
secretioribus Consiliis_, _supplicum Libellorum Magistro_), dut tre
compose vers 1676; elle a t reproduite pour la premire fois par
l'abb Granet (_OEuvres diverses de Corneille_, pp. 220 sqq.).

Nous n'avons pu retrouver l'dition originale cite par Granet.

  169. SUR LES VICTOIRES DU ROY. En l'anne 1677.--[A la fin:] _A
    Paris, Chez Guillaume de Luyne, Libraire Jur, au Palais, dans
    la Salle des Merciers, sous la monte de la Cour des Aydes  la
    Justice._ Avec Permission. In-4 de 2 ff.

Cette pice, reproduite dans le _Mercure galant_ du mois de juillet
1677, compte 72 vers; elle commence ainsi:

      Je vous l'avois bien dit, Ennemis de la France,
    Que pour vous la victoire auroit peu de constance,
    Et que de Philisbourg  vos armes rendu
    Le pnible succs vous seroit cher vendu...

Elle n'a pas d'autre titre qu'un simple titre de dpart et ne porte
pas le nom de Corneille.

M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 322) dit que cette dition existe  la
Bibliothque de l'Arsenal: nous ne l'y avons pas retrouve.

  170. SUR LES VICTOIRES || DU ROY || En l'Anne 1677. _S. l. n.
    d._ [_Paris_, 1677], in-4 de 2 ff. de 26 lignes  la page, sans
    chiffre, rclame ni signature.

Cette dition n'a, comme la prcdente, qu'un titre de dpart.

Bibliothque nationale (Y. Rs.).

  171. AV ROY. || SUR LA PAIX DE 1678.--[A la fin:] _De
    l'Imprimerie de Pierre le Petit. Impr. ord. du Roy & de
    l'Academie Franoise._ In-fol. de 4 pp. chiffr. de 30 lignes.

Cette pice n'a qu'un simple titre de dpart surmont d'un large
fleuron reprsentant les armes royales.

Le pome, qui n'est pas sign, compte 100 vers et commence ainsi:

      Ce n'estoit pas assez, grand Roy, que la victoire
    A te suivre en tous lieux mist sa plus haute gloire,
    Il falloit pour fermer ces grands evenements,
    Que la paix se tinst preste  tes commandements, etc.

Bibliothque nationale (Y. Rs.).

  172. INSCRIPTION POUR L'ARCENAL DE BREST. _S. l. n. d._ [_Paris_,
    1679]. 1 f. in-8.

Cette feuille volante contient la traduction, faite par Corneille, en
huit vers, d'une des inscriptions que Santeul avait composes pour
l'arsenal de Brest. Elle est signe P. CORNEILLE.

Le pote de Saint-Victor avait d primitivement faire imprimer cinq
des pices qu'il crivit sur ce sujet, bien que nous n'en connaissions
pas d'dition antrieure  l'impression des vers de Corneille. Le
placard, dont la Bibliothque de l'Arsenal (B. L., no 7329 B. a) et la
Bibliothque de Caen possdent un exemplaire, contient, en effet, avec
les vers franais, cinq pices latines. Nous ignorons si ce placard
doit se confondre avec le placard in-4 dont parle l'abb Granet.

Santeul composa plus tard d'autres inscriptions sur le mme sujet. Un
recueil intitul: _Inscriptions faites pour l'Arcenal de Brest_, et
dat, en franais, _Du 6 Septembre 1679_ (_s. l._, in-4 de 10 ff., 
la Bibliothque Mazarine), en contient huit,  la suite desquelles on
trouve une longue _Rponse  la critique des Inscriptions faites pour
l'Arcenal de Brest_. Dans les oeuvres de Santeul, les inscriptions
sont au nombre de neuf.

Un placard, formant 2 ff. in-4 imprims d'un seul ct (Bibliothque
nationale, Y), contient, sous ce titre: _Pour l'Arcenal de Brest_, les
neuf inscriptions de Santeuil, et une dixime pice: _Pour la Fontaine
du mme Port._

  173. A || MONSEIGNEVR. || SVR SON MARIAGE. _S. l. n. d._
    [_Paris_, 1680], in-fol. de 4 pp. chiffr. de 34 lignes, caract.
    ital.

La pice commence par un simple titre de dpart, prcd d'un fleuron
qui reprsente Apollon entour des Muses; elle est signe  la fin des
initiales: P. C.

Le pome, compos de 124 vers, dbute ainsi:

      Prince, l'appuy des Lys, et l'amour de la France,
    Toy, dont au berceau mesme elle admira l'enfance,
    Et pour qui tous nos voeux s'efforoient d'obtenir
    Du Souverain des Rois un si bel avenir... etc.

Il a t reproduit dans le _Mercure galant_ du mois de mars 1680.

La Bibliothque nationale possde en mme temps l'imprim (Y + Rs.)
et le manuscrit autographe du pome (Msc. franc., no 12763, fol. 165).

  174. OEUVRES DIVERSES DE PIERRE CORNEILLE. _A Paris, chez Gissey,
    rue de la Vieille Boucherie,  l'Arbre de Jess_; _Bordelet,
    ru S. Jacques, vis--vis le College des Jsuites,  S.
    Ignace_, M.DCC.XXXVIII [1738]. Avec Approbation et Privilge du
    Roi. In 12. de XXXIV-461 pp. et 3 ff. non chiffr. pour la
    _Table_ (laquelle commence p. 462) et le _Privilge_.

Les pp. XXXIII-XXXIV sont imprimes sur un encart, sans feuillet
correspondant.

L'abb Franois Granet, diteur de ce recueil, l'a fait prcder d'une
prface dans laquelle il insiste sur l'intrt que prsentent les
moindres fragments de Corneille. Il a runi les traductions que le
grand tragique avait faites de plusieurs pomes latins du P. de la Rue
et de Santeul, les vers qu'il avait prsents au Roi dans plusieurs
circonstances, etc. Pour les productions de la jeunesse de Corneille,
il s'est montr plus rserv. En retranchant les morceaux d'une
galanterie licencieuse, dit-il, je n'ai fait que me conformer 
l'exemple de M. Corneille, qui a purg ses premieres comdies de tout
ce qui en pouvoit rappeler l'ide. L'diteur a fait entrer dans son
livre trois madrigaux extraits de _la Guirlande de Julie_; il a
rimprim plusieurs morceaux qui figuraient dans les ditions
originales des pices de thtre, mais qui avaient t laisss de ct
depuis; enfin il a reproduit quelques-uns des vers adresss par
Corneille aux auteurs de ses amis et mis par ceux-ci en tte de leurs
ouvrages.

A l'exemple de Fontenelle, Granet s'est efforc de retrouver les deux
livres de Stace traduits par Corneille, mais il n'a pas t plus
heureux que son devancier.

Le privilge, dat du 13 dcembre 1737, est accord pour six ans au
sieur.....

La prface est suivie de la _Dfense du grand Corneille_, par le Pre
Tournemine, jsuite.

Les pices qui composent le recueil sont au nombre de 96, en y
comprenant diverses pigrammes latines traduites par Corneille.

Le volume doit renfermer un carton qui n'est pas semblable dans tous
les exemplaires. Dans les uns, il contient seulement le _Sonnet sur la
Mort de Louis XIII_; dans les autres, il contient une autre rdaction
de la mme pice, suivie du _Placet au Roy, sur le retardement de sa
pension_. (Voy. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 88 sq.)

  175. OEUVRES DIVERSES DE PIERRE CORNEILLE. Nouvelle dition
    augmente. _A Amsterdam, chez Zacharie Chatelain_, 1740, in-12
    de LX pp. 1 f. blanc, 428 pp. et 4 ff.

Rimpression du recueil de l'abb Granet. L'diteur hollandais se
vante dans un avis _Au Lecteur_ de l'avoir notablement augment; mais,
en ralit, il n'y a pas ajout une seule pice de Corneille.

Les additions sont indiques  la table des matires par un
astrisque; elles comprennent:

1 _Dissertation sur les caractres de Corneille et de Racine_,
_contre le sentiment de la Bruyre_ (par Tafignon), pp. XXXI-LX;

2 _La Fable est un reste du paganisme dont les potes chrtiens
doivent s'abstenir dans leurs ouvrages_ (imitation en vers d'une pice
de Santeul; elle n'est pas de Corneille), pp. 209-212;

3 _In hc verba Sancti Augustini Deum alloquentis_: _Quis mihi dabit
acquiescere in te, etc._ (pigramme latine de Santeul, traduite par
Corneille; Granet n'avait pas reproduit le texte original), p. 372;

4 _Ad Santolium Victorinum de obitu Petri Cornelii_ (5 distiques
latins de Lonard Mathieu imprims dans les OEuvres de Santeul), p.
428.

Le titre du recueil porte un fleuron avec la devise: _Libertas ex
foedere et pace._ On lit au-dessous  _B. Picart del.--C. de Putter
fecit 1739_.

  176. DOCUMENT RELATIF A CORNEILLE, communiqu  l'Acadmie par M.
    Floquet. [_Rouen_, 1835], in-8 de 4 pp.

Extrait du _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
1835, in-8, pp. 240 sqq.

Le document publi par M. Floquet est la touchante lettre adresse par
Corneille  Colbert, en 1678, pour le prier de lui faire obtenir,
comme par le pass, une part dans les faveurs du roi. Cette lettre,
dont la Bibliothque nationale possde l'autographe original, a t
dcouverte par M. Lacabane dans la collection gnalogique de Chrin
de Barbimont.

  177. VERS INDITS DE P. CORNEILLE, publis par M. Faugre.
    _Paris, Typographie de F. Didot frres_, 1847, in-8 de 16 pp.

Extrait de la _Nouvelle Revue encyclopdique_, t. IIIe, pp. 466-478,
mars 1847.

M. Faugre a eu l'heureuse chance de retrouver,  la Bibliothque
Sainte-Genevive, une version des _Hymnes de Sainte-Genevive_, crite
en entier de la main de Corneille. Cette version, excute sans doute
entre 1660 et 1665,  la requte du P. Boulart, ou de quelque autre
gnovfain, ami du pote, a t runie, en 1855, par M. Lefvre aux
_OEuvres de Corneille_. (Voy. Marty-Laveaux, t. IXe, pp. 615 sqq.)

  178. LETTRES INDITES DE P. CORNEILLE. 1653-1656. Avec une
    introduction par M. Clestin Port. _Paris, Typographie de F.
    Didot frres_, 1852, in-8 de 15 pp.

Extrait de la _Bibliothque de l'cole de Chartes_, 3e srie, t.
IIIe, pp. 348 sqq.

Ces lettres sont au nombre de quatre; elles sont adresses au R. P**
Boulard, et dates de _Rouen, la veille de Pasques_ (30 mars) 1652, le
12 avril 1652, le 23 avril 1652 et le 10 juin 1656. Elles sont tires
d'un manuscrit de la Bibliothque Sainte-Genevive, intitul: _Recueil
de pices pour prouver que Thomas  Kempis est l'auteur de
l'Imitation_ (D. f. 11, in-fol.), et sont toutes relatives  la
traduction de l'_Imitation_.

  179. DEUX LETTRES INDITES DE P. CORNEILLE  Huyghens de
    Zuilychem, par douard Fournier. (Extrait de la _Revue des
    Provinces_ du 15 fvrier 1865.) _Paris, Imprimerie parisienne
    Dupray de la Maherie_, 1865, in-8 de 11 pp.

Ces deux lettres, dit M. Fournier, se trouvent au _British Museum_,
o nous en avons nous-mme pris copie, il y a deux ans, avec l'aide
de notre savant ami Francisque Michel. Elles y sont places dans les
_Additional Mss._, sous les nos 21,514, fol. 20, 21 et 22, 23. La
premire fut acquise, en 1824,  une vente dont le livret (_Catalogue
of a valuable Collection of Autograph Letters_, 1824, in-8), l'indique
 la p. 21. La seconde ne fut achete qu'en 1856 (_British Museum. A
Guide to the Autograph Letters_, 1862, in-8).

Les deux lettres sont dates du 6 mars 1649 et du 28 mai 1650.

Dans la premire, Corneille remercie son correspondant de l'envoi d'un
volume de posies latines, sans doute, les _Momenta desultoria,
Poematum Libri XIV_; il lui envoie en mme temps deux recueils de ses
ouvrages, qui n'ont rien de nouveau que l'impression, et y joint
quelques vers ambiques latins sur sa tragdie de _Mde_, tout en
s'excusant de cette eschappe en une langue qu'il y a trente ans
qu'il a oublie.

Dans la seconde, Corneille annonce  Zuilychem l'envoi d'une comdie
qu'il lui ddie, c'est--dire de _Don Sanche d'Aragon_. (Voy. no 60.)


II. OUVRAGES OU RECUEILS DIVERS CONTENANT DES PICES DE CORNEILLE EN
PROSE OU EN VERS.

  180. LIGDAMON || ET LIDIAS: || OV || LA RESSEMBLANCE. ||
    Tragi-Comedie. || Par Monsieur || de Scudery. || _A Paris, ||
    Chez Franois Targa, au premier || pilier de la grand'Salle du
    Palais, || deuant les Consultations._ || M.DC.XXXI [1631]. ||
    Auec Priuilege du Roy.--AVTRES || OEVVRES || DE || MONSIEVR ||
    DE SCVDERY. || _A Paris, || Chez Franois Targa, au premier ||
    pilier de la grand'Salle du Palais, || deuant les
    Consultations._ || M.DC.XXXI [1631]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-8 de 20 ff. et 264 pp., sign. A-R.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente
Ligdamon combattant dans une arne contre des lions, en prsence de
trois juges et de plusieurs autres personnages (ce frontispice porte
le titre de la pice, le nom et l'adresse de _Targa_, et deux marques
trs-curieuses de ce libraire);--titre imprim;--2 ff. pour l'a
ddicace  M. le duc de Montmorency;--1 p. pour un _Sonnet  luy
mesme_;--8 pp. pour un avis _A qui lit_;--12 pp. pour des hommages 
Scudry, signs: de Rotrou, Scarron, A. Hardy, Corneille, de la Crette
Bellenger, du Ryer, Guerente, Belleville, il Cavalier Grambosco, Dom
Ivan Florimond, de Chandeville-Sarcilly;--3 pp. pour le
_Privilge_;--3 ff. pour l'_Argument_; 1 f. pour l'erratum et les
_Acteurs_.

La tragi-comdie occupe les 133 premires pages du volume; on trouve
ensuite le second titre que nous avons reproduit ci-dessus, et la
pagination reprend de 137  264.

Le privilge, dat du 17 juillet 1631, est accord  _Targa_ pour dix
ans; l'achev d'imprimer est du 18 septembre 1631.

Le verso du 11e feuillet prlim. contient un quatrain adress par
Corneille  Scudry. Ce quatrain, signal dj par les frres Parfaict
(_Histoire du Thatre franois_, t. IVe, p. 443), puis insr par M.
Edouard Tricotel dans le _Bulletin du Bouquiniste_ (1er aot 1859), a
t ajout aux oeuvres de notre pote, par M. Marty-Laveaux (t. Xe, p.
57). Il est ainsi conu:

      Encor que Ligdamon en dpeignant Silvie
    Lui donne assez d'appas pour charmer l'Univers,
    Sa beaut toutefois dont la France est ravie
    Ne me toucheroit point sans celle de tes vers.

  181. LE TROMPEVR PVNY, OV L'HISTOIRE SEPTENTRIONALE,
    Tragi-Comedie par Monsieur de Scudery. _A Paris, Chez Pierre
    Billaine._ M.DC.XXXIII [1633]. In-8.

Nous n'avons pas vu cette dition mentionne au Catalogue Soleinne
sous le no 1070.

Au verso du 12e feuillet se trouve le madrigal suivant, sign
CORNEILLE:

        Ton Cleonte, par son trespas,
          Jette un puissant appas
              A la supercherie;
              Vu l'esclat infini
    Qu'il reoit de ta plume, apres sa tromperie;
    Chacun voudra tromper pour estre ainsi puny;
          Et quoy qu'il en perde la vie,
          On portera tousjours envie
          A l'heur qui suit son mauvais sort;
    Puis qu'il ne vivroit plus s'il ne fust ainsi mort.

  182. LE || TROMPEVR || PUNY. || OV L'HISTOIRE SEPTENTRIONALE. ||
    Tragi-Comedie || Par || Monsieur de Scudery. || _A Paris, ||
    Chez Antoine de Sommauille, au Palais, || dans la petite Salle
     l'Escu de France._ || M.DC.XXXV [1635]. || Auec
    Priuilege.--AVTRES ||OEVVRES || DE MONSIEVR || DE SCVDERY. In-8
    de 16 ff. et 168 pp., sign. A-L.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente deux
personnages assis, dont l'un crit, tandis que l'autre tient un
livre; un tableau, plac derrire eux, reproduit une autre scne de
la pice; enfin l'on aperoit dans le lointain,  travers une porte
ouverte, deux hommes qui se battent en duel; ce frontispice, sign de
_Michel Lasne_, porte le titre de la pice, l'adresse de _Sommaville_
et la date de 1635;--portrait de Scudry par _Michel Lasne_, autour
duquel on lit sa fameuse devise:

    Et Pote et Guerrier,
    Il aura du laurier;

--titre imprim;--7 pp. pour la ddicace A Madame de Combalet;--4
pp. pour la Prface par Monsieur de Chandeville, sur les OEuvres de
Monsieur de Scudery;--12 pp. occupes par divers hommages en vers,
signs: Du Ryer, Mairet, d'Inville, Boisrobert, Corneille, d'Autheuil,
Gurente, Mondory, G. de Coste, de S. Firmin;--3 pp. pour le
privilge.

La pice de Corneille occupe le recto du feuillet _[=e]iij_.

Le privilge, dat du 18 dcembre 1632, est accord  _Pierre
Billaine_, qui dclare en faire cession  _Sommaville_. L'achev
d'imprimer est du 4 janvier 1633.

La tragi-comdie s'arrte  la p. 111 (sign. A-G); elle est suivie de
28 ff. qui continuent la pagination de la pice de 113  168 et sont
signs H-L. Cette seconde partie, analogue  celle qui est jointe au
_Clitandre_ de Corneille (no 2), n'a qu'un faux-titre.

  183. LA || SOEVR || VALEVREVSE, || OV || L'AVEVGLE || AMANTE. ||
    Tragi-Comedie || Dedie  Monseigneur || le Duc de Vandosme. ||
    Par le Sr Mareschal. || _A Paris, || Chez Anthoine de
    Sommauille, dans la || Galerie du Palais,  l'Escu de France._
    || M.DC.XXXIIII [1634]. || Auec Priuilege du Roy. In-8 de 16
    ff. et 200 pp. (la dernire page est chiffr. par erreur 196).

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav de _Michel Lasne_,
reprsentant Mars qui tient un bouclier, sur lequel se dtache le
portrait du pote; aux pieds de Mars jouent deux Amours; au-dessus du
dieu une Renomme tient une couronne de lauriers et une trompette qui
porte le titre;--titre imprim;--5 pp. pour la ddicace;--7 pp.
contenant des hommages en vers, signs: de Scudry, Mairet, de Rotrou,
Corneille, du Ryer; 7 ff. pour l'_Argument_;--1 f. pour les _Acteurs_.

L'dition ne renferme ni privilge ni achev d'imprimer.

Au verso du 6e feuillet commence une pice en 20 vers, signe
CORNEILLE, dont voici les premiers vers:

      Rendez-vous, Amants et Guerriers,
    Craignez ses attraits et ses armes;
    Sa valeur, gale  ses charmes,
    Unit les myrthes aux lauriers...

Cette pice se termine au recto du 7e f. Elle a t recueillie pour la
premire fois par M. Edouard Fournier dans ses _Notes sur la vie de
Corneille_, qui prcdent _Corneille  la Butte Saint-Roch_, et
reproduite par M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 62 sq.).

M. de Soleinne possdait le manuscrit original de cette pice avec une
ddicace particulire au duc de Vendme (Catalogue Soleinne, no 1047);
les envois potiques  l'auteur ne devaient pas s'y trouver.

  184. EPINICIA || MVSARVM. || Eminentissimo || Cardinali || Duci
    || de Richelieu. || _Parisiis, || Apud Sebastianum Cramoisy
    Typographum || Regium, via Iacoba, sub Ciconiis._ M.DC.XXXIV
    [1634]. || Cum Priuilegio Regis. In-4 de 12 ff., 282 pp. et 1
    f., pour la _Table_.

Collation des feuillets prlim.: titre;--7 ff. pour l'ptre adresse
au cardinal de Richelieu, par Gomin;--4 ff. contenant une pice en
prose  la louange des _Epinicia_, un avis du libraire au lecteur, un
extrait du privilge et un portrait de Richelieu, non sign.

L'avis au lecteur est ainsi conu: _Typographus Lectori._ Ne mirare,
Lector, si nullam hc, nec rerum, nec temporum, nec personarum
servatam seriem vides: nam ut singula in manus nostras venere, ea
prlo subjecimus. Si qui sua hc desiderari querentur, sciant ea nos
effugisse, quibus tamen secunda editione, qu brevi locupletior
prodibit et accuratior, faciemus satis. Hoc te monitum volui. Vale et
fruere.

Le privilge, dat du 23 avril 1633, est accord  Boisrobert, qui en
a fait cession  _Cramoisy_; l'achev d'imprimer est du 14 aot 1634.

Ce recueil, reli d'ordinaire  la suite d'un recueil franais
intitul: _Les Sacrifices des Muses au grand Cardinal de Richelieu_ (
Paris, chez Sebastien Cramoisy, 1635, in-4), contient, pp. 248-251,
une pice compose de 43 distiques latins et intitule: _P. Cornelli
|| Rothomagensis, || ad illustrissimi || Francisci || Archiepiscopi ||
Normanni Primatis || invitationem, || qua gloriosissimum Regem, ||
Emimentissimumque Cardinalem-Ducem || versibus celebrare jussus est,
|| Excusatio._ Suivent les distiques qui commencent ainsi:

    Neustriac lux alma plag, quo nostra superbit
        Infula, et Aonii laurus opaca jugi,
    Heroum ad laudes, dignosque Marone triumphos
        Parce, precor, tenuem sollicitare chelyn...

En tudiant ce pome avec plus de soin que les prcdents diteurs, M.
Marty-Laveaux y a remarqu des allusions  la _Place Royale_, qui
lui ont permis de rectifier la date de cette pice et celle de la
_Galerie du Palais_. (Voy. ci-dessus, nos 5 et 7.)

Il existe dans le mme format, avec le mme privilge et le mme
achev d'imprimer, deux recueils destins  clbrer la gloire du Roi,
comme les prcdents ont pour but de publier les louanges du Cardinal:
_Palm Regi invictissimo Ludovico XIII. Regi Christianissimo, a
prcipuis nostri vi Poetis in Trophum erect_; Parisiis, apud
Sebastianum Cramoisy, 1634; et _Le Parnasse Royal, o les immortelles
Actions du tres-chrestien et tres-victorieux Monarque Louis XIII sont
publies par les plus celebres Esprits de ce temps_;  Paris, chez
Sebastien Cramoisy, 1635.

On ne trouve dans ces recueils en l'honneur du roi aucune pice de
Corneille. L'auteur du _Cid_ n'avait chant la gloire de Richelieu
qu' l'instigation de l'archevque de Rouen, Franois Harlay de
Champvalon, et l'on peut admettre que le prlat avait recommand au
pote de s'adresser plutt  Richelieu qu' Louis XIII. Les
pangyristes montrrent d'ailleurs peu d'empressement  chanter la
gloire du roi. La difficult qu'eut l'imprimeur  remplir son recueil
en retarda longtemps la publication, ainsi qu'il l'avoue lui-mme dans
l'avis au lecteur. Les vers adresss au cardinal eussent probablement
pu paratre plus tt, mais il et t peu convenable qu'ils parussent
avant les vers adresss au roi.

  185. HIPPOLYTE, || Tragedie. || Par de la Pineliere, Angeuin. ||
    _A Paris, || Chez Antoine de Sommauille, au Palais, || en la
    petite Salle,  l'Escu de France._ || M.DC.XXXV [1635]. || Auec
    Priuilege du Roy.--AVTRES || OEVVRES || POETIQVES || du mesme
    || Autheur. || M.DC.XXXV [1635]. In-8 de 20 ff. et 112 pp.,
    dont les deux dernires ne sont pas chiffr.

Collation des feuillets prlim.: titre;--3 ff. pour la ddicace A
Monsieur de Bautru, introducteur des Ambassadeurs;--6 ff. pour la
Prface sur l'Hippolyte de Monsieur de la Pineliere. Par le sieur de
Hautgalion;--4 ff. pour l'avis _Au Lecteur_;--6 ff. pour l'erratum,
les _Acteurs_ et les envois potiques de divers auteurs  la
Pinelire.

Les envois, au nombre de six, sont signs: Th. de la Rivire, Je
Bensserade, Corneille, le sieur de Buys, de Montereul, d'Alibray.

Les vers de Corneille occupent le verso du f. [=u] ij. Ils commencent
ainsi:

      Phedre, si ton chasseur auoit autant de charmes
    Qu'en donne  son visage un si docte pinceau,
    Ta passion fut juste et merite des larmes
    Pour plaindre le malheur qui le met au tombeau.

L'_Hippolyte_ s'arrte  la p. 98, aprs le 1er f. du cahier N, et les
_Autres OEuvres potiques_ occupent le reste du cahier N et le cahier
O. Ils se terminent par le mot _Fin_, aprs l'pigramme intitule:
_Sur une Courtisane devenue aveugle._

Les vers de Corneille, reproduits pour la premire fois au Catalogue
Soleinne (_Supplment au_ t. Ier, p. 201), ont t rimprims depuis
par M. Edouard Fournier (_Notes sur la vie de Corneille_, pp. XCVII
sq.) et par M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 73).

  186. LA GVIRLANDE DE IVLIE. Pour Mademoiselle de Ramboillet
    Iulie Lucine d'Angennes. _Escript par N. Jarry._ M.DC.XLI
    [1641]. In-fol.

Tous ceux qui s'occupent de livres connaissent, au moins de
rputation, le chef-d'oeuvre du calligraphe _Jarry_. Ce manuscrit,
excut pour le duc de Montausier, passa plus tard entre les mains de
Gaignat et du duc de la Vallire. Voici la description qu'en donne le
_Catalogue_ de cet illustre amateur (1re partie, t. IIe, no 3247):
Manuscrit prcieux sur vlin, unique dans son genre, et que rien ne
peut galer en beaut. M. Huet [_Huetiana_, Paris, 1722, in-12, p.
103] l'a appel le chef-d'oeuvre de la galanterie, et en a vant la
magnificence de l'excution. Ce fut le baron de Sainte-Maure, plus
connu sous le nom de duc de Montausier, qui en conut l'ide et en fit
la dpense. Il chargea le fameux _Robert_ de peindre les fleurs dont
il est enrichi, et _Nicolas Jarry_, dont le talent ne peut tre trop
clbr, d'crire les Madrigaux, que les hommes de lettres qui
frquentoient l'htel de Rambouillet s'empressrent de faire sur
chaque fleur,  la louange de celle pour qui ce livre tait destin.

Ces fleurs sont au nombre de 29; savoir: l'Amarante, l'Anmone,
l'Anglique, la Couronne Impriale, l'Eliotrope, la Flambe, la Fleur
d'Adonis, la Fleur de Grenade, la Fleur d'Orange, la Fleur de Thym,
l'Hyacinthe, le Jasmin, l'Immortelle blanche, l'Immortelle jaune, la
Jonquille, le Lis, le Mleagre, le Muguet, le Narcisse, l'OEillet, le
Pavot, la Pense, la Perceneige, la Rose, le Safran, le Souci, la
Tulipe, la Tulipe flamboyante et la Violette.

Ces Fleurs, runies d'abord sur une mme page et formant une
guirlande superbe au milieu de laquelle on lit: _La Guirlande de
Iulie_, se trouvent ensuite spares et peintes sur le recto de 29
feuillets, qui ne contient jamais qu'une seule fleur.

Les Madrigaux, dont chaque fleur est l'objet, sont suprieurement
crits en lettres rondes, chacun sparment sur un feuillet. On en
compte 61, parce qu'il y en a plusieurs sur une mme fleur. M. de
Montausier, lui-mme, est au nombre des Potes qui les ont faits. Le
plus beau, le plus connu et le plus souvent cit, est celui de
Desmarets, sur la Violette.

On voit sur le septime feuillet une belle miniature reprsentant
Zphyr dans un nuage, tenant dans sa main gauche la Guirlande de
Julie et, dans sa droite, une rose. Il parsme la terre de diverses
fleurs que son souffle fait clore de sa bouche.

Le duc de Montausier, en ordonnant l'excution de ce riche MS., le
destinoit  Julie-Lucine d'Angenes, Marquise de Rambouillet,  qui il
le prsenta en 1641. Il eut soin auparavant de faire relier
magnifiquement ce livre [en maroquin rouge, par _Le Gascon_], et
d'orner le dedans et le dehors de la couverture, du chiffre de cette
fille clbre, qu'il pousa quatre ans aprs, en 1645. Ce fut, sans
contredit, le plus beau prsent qu'il pt lui faire, et le plus
analogue  son got et  ses talents.

M. l'Abb Rive a donn une notice particulire trs-exacte et
trs-tendue de ce MS. [_Notices historiques et critiques de deux
Manuscrits, uniques et trs-prcieux, de la Bibliothque de M. le Duc
de la Vallire, dont l'un a pour titre: la Guirlande de Julie, et
l'autre, Recueil de fleurs et insectes, peints par Daniel Rabel, en
1624_; Paris, Didot l'an, 1779, in-4.]

Une autre notice crite par Gaignres et complte par De Bure se
trouve dans le _Supplment  la premire partie du Catalogue de M. le
duc de la Vallire_; elle a t reproduite par Didot jeune, Nodier et
M. Livet, en tte des ditions cites ci-aprs.

Six pices de la _Guirlande_: le _Lis_, la _Tulipe_, la _Hyacinthe_,
la _Fleur d'orange_, la _Fleur de Grenade_ et l'_Immortelle blanche_,
sont signes d'un C. dans le manuscrit. Le libraire _Charles de
Sercy_, qui a fait entrer la _Guirlande_ dans un recueil de posies
dont nous parlerons plus loin, a sign du nom entier de Corneille
trois de ces madrigaux: la _Tulipe_, la _Fleur d'orange_ et
l'_Immortelle blanche_, tandis qu'il n'a marqu les trois autres que
d'une simple initiale. Granet n'a reproduit dans ses _OEuvres
diverss_ de Corneille que les trois morceaux que lui attribuait
_Sercy_; mais M. Taschereau (_Vie de Corneille_, 2e d., pp. 107 sq.)
a, non sans raison, croyons-nous, revendiqu les six pices pour
l'auteur du _Cid_. Il est fort possible en effet que _Sercy_ ait donn
ses indications au hasard.

Gaignres et deux des diteurs de la _Guirlande de Julie_, Didot et
Nodier, ont fait honneur  Conrard des six madrigaux marqus d'un C.
M. Marty-Laveaux a cru prudent de suivre l'exemple de Granet.

Ce prcieux manuscrit fut vendu aprs la mort de la duchesse d'Uzs,
fille du duc de Montausier,  un particulier qui le paya quinze louis
et le revendit  Moreau, valet de chambre du duc de Bourgogne, lequel
en fit prsent  M. de Gaignres. Aprs la mort de Gaignres, le
volume passa entre les mains du chevalier de B***. L'abb de Rothelin
l'acheta  la vente de cet amateur, et en fit prsent,  son tour, 
Boze, dans le catalogue de qui nous le voyons mentionn. M. de Cotte
l'acquit des hritiers de M. de Boze et le cda plus tard  Gaignat.
Il fut donn pour 780 livres  la vente Gaignat, mais il atteignit le
prix de 14,510  la vente la Vallire, en dcembre 1783. Il fut acquis
par la duchesse de Chtillon, fille du duc de la Vallire,  la mort
de laquelle il passa chez Mme la duchesse d'Uzs, sa fille. Il
appartient aujourd'hui  M. le duc de Crussol, qui l'a reu de son
pre, M. le duc d'Uzs. Il a figur  l'exposition organise  Paris,
en 1874, au profit des Alsaciens-Lorrains.

M. Brunet (_Manuel du Libraire_, vo Jarry) parle d'un manuscrit qui
parat avoir t l'esquisse et le modle de _Jarry_. C'est un in-4 de
53 ff., excut sur papier en belles lettres btardes. Il a figur aux
ventes Crozat de Tugny en 1751 (no 1316 du Catalogue) et Courtanveaux,
en 1783 (no 1275 du Catalogue). M. P. Firmin-Didot jeune s'en est
alors rendu acqureur pour la somme modique de 3 fr. 75.

  187. LA GVIRLANDE DE IVLIE. Pour Mademoiselle de Ramboillet,
    Iulie-Lucine d'Angennes. _Escript par N. Jarry._ 1641. In-8.

L'auteur du _Huetiana_ dit que le duc de Montausier fit faire deux
exemplaires tout pareils de la _Guirlande de Julie_; c'est une erreur.
La copie fut galement excute par _Jarry_, mais elle est du format
in-8. Elle contient 40 feuillets crits en btarde. Elle ne renferme
que les Madrigaux seuls, sans aucune peinture. La couverture en est
orne du chiffre de Julie,  qui il fut offert par le duc de
Montausier, en mme temps que le MS. prcdent.--_Catalogue la
Vallire_, 1re partie, t. IIe, no 3248.

Ce volume vendu 406 fr. chez la Vallire, en 1783, fut revendu 622 fr.
chez d'Hangard; 250 fr. seulement chez Lefebvre, et 2,900 fr. chez de
Bure, en 1853; il appartient depuis lors  M. le marquis de
Sainte-Maure.

  188. LA GUIRLANDE DE JULIE. _A Paris, De l'Imprimerie de Didot
    jeune_, 1784. In-8.

dition publie d'aprs le manuscrit sur papier cit plus haut.

Renouard dit qu'elle a t tire  90 exemplaires; M. Brunet (vo
_Montausier_) dit, au contraire, qu'il en existe au moins 250
exemplaires.

_La Guirlande de Julie_ avait t dj imprime  la suite de la _Vie
de M. de Montausier, crite sur les Mmoires de la duchesse d'Uzs sa
fille_ (par Nicolas Petit, jsuite); Paris, 1729, 2 tomes en un vol.
in-12.

  189. LA GUIRLANDE DE JULIE, offerte  Mademoiselle de
    Rambouillet, Julie Lucie-Lucine d'Angnes, par le marquis de
    Montausier; orne de 30 gravures dessines et peintes par
    Madame Legendre. _A Paris, chez Mademoiselle Adle Prudhomme,
    rue des Marais, no 18; H. Nicolle et Plicier, [Imprimerie de
    Didot jeune], 1818._ In-8,

dition sur papier vlin double satin.

  190. LA GUIRLANDE DE JULIE, explique par de nouvelles
    annotations sur les madrigaux et sur les fleurs peintes qui la
    composent, par M. Amoreux, D. M. _Montpellier et Paris, Gabon
    et Ce, [Imprimerie de X. Jullien,  Montpellier], 1824._ In-18.

  191. LA GUIRLANDE DE JULIE, offerte  Mademoiselle de Rambouillet
    par M. de Montausier. _Paris, N. Delangle, diteur, rue du
    Battoir_, no XIX, M.DCCC.XXVI [1826]. Pet. in-12 de xj et CIV
    pp.

_Collection de Petits Classiques franois_, imprime  500
exemplaires, aux frais et par les soins de Charles Nodier et N.
Delangle, avec les caractres de Jules Didot an.

Nous avons dit que Nodier attribuait  Conrard les six madrigaux
signs d'un C dans l'original.

  192. PRCIEUX ET PRCIEUSES.--Caractres et Moeurs littraires au
    XVIIe sicle, par M. Ch.-L. Livet. _Paris, Libraire acadmique,
    Didier et Ce, 1859_, in-8 de 2 ff., XXXVI-442 pp. et 1 f. pour
    la _Table_.

L'ouvrage de M. Livet contient (pp. 393-442) une rimpression complte
de la _Guirlande de Julie_.

  193. LES || CHEVILLES || DE || Me ADAM || Menuisier || de Neuers.
    || _A Paris, || Chez Toussainct Quinet, || au Palais, sous la
    monte de la || Cour des Aydes._ || M.DC.XLIV [1644]. || Auec
    Priuilege du Roy. In-4 de 18 ff., 100 pp., 4 ff. et 315 pp.

Collation des feuillets prlim.: portrait de Me Adam, au-dessous
duquel on lit un sixain en son honneur et l'adresse de _Quinet_;
--titre;--12 ff. (pagins 5-28) pour l'_Epistre_;--4 ff. pour
la _Preface de Monsieur de Marolles, Abb de Ville-Loin_, et le
_Privilge_.

Les 100 pp. qui forment la premire partie contiennent des vers
franais, latins, grecs, italiens et espagnols adresss au pote par
plus de cinquante auteurs, et runis sous le titre d'_Hommage du
Parnasse_. Un sonnet sign de Corneille occupe la p. 11; en voici le
 premier quatrain:

      Le Dieu de Pythagore, et sa Metempsycose,
    Jettans l'ame d'Orphe en un Pote Franois,
    Par quel crime, dit-elle, ay-je offenc vos loix,
    Digne du triste sort que leur rigueur m'impose?

Les 4 ff. qui suivent l'_Hommage du Parnasse_ contiennent les _Noms
des Auteurs_ et la _Table des Pieces contenues aux Chevilles de
Maistre Adam_.

Le privilge, dat du 16 avril 1644, est accord pour dix ans  Adam
Billault, Maistre Menuisier de la ville de Nevers, qui dclare en
faire cession  _Toussaint Quinet_. L'achev d'imprimer est du 25 mai
1644. Dtail curieux: on trouve dans l'_Honneur du Parnasse_ deux
pices signes du libraire _Quinet_.

  194. LES EPISTRES || DV SIEVR || DE BOIS-ROBERT- || METEL, Abb
    de Chastillon. || Ddies a Monseigneur || l'Eminentissime
    Cardinal Mazarin. || _A Paris, || Chez Cardin Besongne, au
    Palais, au haut de la monte || de la Ste Chappelle, aux Roses
    vermeilles._ || M.DC.XLVII [1647]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-4 de 10 ff., 200 et 47 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre, avec la marque du libraire;--3
pp. pour la ddicace A Monseigneur l'Eminentissime Cardinal
Mazarin;--7 pp. pour les hommages potiques, signs: Menagius, de
Gombaut, Menard et Corneille;--4 ff. pour la _Prface_, par M.
Mascaron.

Le recueil se compose de deux parties, dont la premire compte 200
pp.; la seconde commence ensuite par un titre de dpart ainsi conu:
_Autres || OEuures || potiques || de Monsieur de Boisrobert_.

Au verso de la p. 47 se trouve l'_Extrait_ du privilge accord pour
dix ans  Boisrobert,  la date du 4 juin 1646; l'auteur dclare en
faire cession  _Cardin Besogne_. L'achev d'imprimer est du 21
juillet 1646.

La pice de Corneille occupe le recto du 6e f. prlim.; elle dbute
ainsi:

    Que tes entretiens sont charmants,
    Que leur douceur est infinie, etc.

  195. LES || TRIOMPHES || DE || LOVIS LE IVSTE || XIII. DV NOM, ||
    ROY DE FRANCE ET DE NAVARRE. || Contenans || les plus grandes
    Actions ou Sa Maiest s'est || trouue en personne,
    representes en Figures nigmatiques exposes par vn || Pome
    Heroque de Charles Beys, & accompagnes de vers Franois sous
    || chaque Figure, composez par P. de Corneille. || Auec les
    Portraits des Rois, Princes et Generaux d'Armees, || qui ont
    assist ou seruy ce Belliqueux Louis le Iuste Combattant; Et de
    leurs Deuises & || Expositions en forme d'Eloges, par Henry
    Estienne, Escuyer, Sieur des Fossez, Pote & || Interprete du
    Roy s Langues Grecque & Latine. || Ensemble le Plan des
    Villes, Sieges et Batailles, auec || vn Abreg de la Vie de ce
    Grand Monarque, par Ren Barry, Conseiller du Roy, & Hi- ||
    storiographe de sa Majest. || Le tout traduit en Latin par le
    R. P. Nicola, Docteur en Sorbonne de la Facult || de Paris, &
    premier Regent du grand Conuent des Iacobins. || Ouurage
    entrepris & finy par Iean Valdor, Liegeois, Calcographe du Roy.
    || Le tout par commandement de leurs Maiestez. || _A Paris, ||
    En l'Imprimerie Royale, Par Antoine Estienne, Premier Imprimeur
    || & Libraire ordinaire du Roy._ || M.DC.XLIX [1649]. || Auec
    Priuilege de Sa Maiest.--LVDOVICI IVSTI || TERTII DECIMI ||
    NVNCVPATI, GALLI SIMVL ET NAVARR || CHRISTIANISSIMI REGIS, ||
    TRIVMPHALIA MONVMENTA. || Quibus egregia maxime qu per seipsam
    tam Augusta || Maiestas facinora peregit, continentur;
    nigmaticis Iconibus ac figuris expressa, || quas Heroico
    Carmine Carolus Beys explicauit, & Gallicis quoque versibus ad
    || singulas figuras Iconasque affixis P. Cornelius seorsim
    exornauit. || Cum Iconibus etiam Regum, Principum,
    Strategorum,|| qui bellicoso illi Regi Ludouico Iusto pugnanti,
    vel obsequium, vel auxilium prstiterunt; Adectis || ad has
    eorum effigies ac stemmata, singulorum Symbolis & Elogiis per
    Henricum Stephanum Equitem || Fossarum Dominum, Grcarum
    Latinarumque literarum Interpretem, ac Potam Regium,
    explicatis. || Accessit et Vrbium, Obsidionum, ac Prliorum,
    tam Augusti || Monarch Regno gestorum, cum compendiari vit
    illius narratione, descriptio; quam historico || stylo Renatus
    Barry, Consiliarius & Historiographus Regius, delineauit ac
    expressit. || Omnia porr ex Gallico Idiomate in Latinum
    conuertit F. Ioannes Nicolai Sacr Theologi in Facultate ||
    Parisiensi Doctor, & apud Fratres Prdicatores in Conuentu S.
    Iacobi primarius Professor. || Opus, cur Ioannis Valdorii
    Leodiensis propalatum, susceptum, ac perfectum; || Accedente ad
    prfata omnia elaboranda Regio iussu. || _Luteti Parisiorum,
    || In Regi ips Typographi per Antonium Stephanum, Proto
    Typographum Regium, || & Christianissimi Regis Bibliocmum
    ordinarium._ || M.DC.XLIX [1649]. || Cum eiusdem
    Christianissim Majestatis Priuilegio. In-fol. de 33 ff., 87
    pp., 142 pp. et 2 ff., non chiffr.; 106 ff. chiffr., 6 ff. non
    chiffr. et 2 ff. chiffr. 109-110.

Collation des feuillets prlim.: titre franais; titre latin; 2 ff.
pour l'_Epistre_ de Valdor au Roi (l'un de ces feuillets est un encart
qui rpte la signature _aij_, dtail qui explique le nombre impair
des ff. prlim.);--2 ff. pour la traduction latine de l'_Epistre_, et
un morceau sign des Fossez (Estienne);--2 ff. pour l'_Epistre_ de
Valdor  la Reine;--5 ff. pour la traduction latine de cette
_Epistre_, une _Ode au Roy_, en vers franais et latins et une grande
figure;--13 ff. pour l'_Exposition des Devises qui sont pour la Reyne
Regente_, une _Ode  la Reyne_, en franais et en latin, ode qui est
accompagne d'un grand portrait; deux hommages potiques  Louis le
Juste en franais et en latin, signs du P. Le Moyne et de R. Rapin;
des hommages potiques  Valdor, sur son ouvrage, signs de Ferran, de
Beys, d'Isaac Habert, de G. Colletet, de Scudry, de Tristan
l'Hermite, de Furetire, de F. Cassandre, de Jean Nicola;--7 ff. pour
les prfaces en latin et en franais, pour les lettres du roi au P.
Nicola,  Estienne des Fossez,  Beys,  Bary et  Corneille, pour
une ode de Furetire _Au Roy, sur son portrait_ et pour le
_Privilege_.

La 1re partie renferme une planche de _S. della Bella_ et 20 planches
de _Valdor_ qui reprsentent les grandes actions du roi; chacune de
ces dernires est accompagne d'une inscription en vers due 
Corneille.

La 2e partie contient 25 portraits remarquablement gravs.

La 3e partie est entirement consacre  des plans topographiques,
gravs dans un format double de celui du livre; la collation en
prsente quelques irrgularits. Il semble que l'ouvrage dt contenir
six planches de plus qu'il n'en contient en ralit. Voici
l'indication de ces lacunes: La foliation saute de 10  13; de 26 
29; de 68  71; de 72  75; de 96  99; de 102  105. Aprs le f. 106
sont places 2 feuilles doubles (soit 4 ff.) signes d'une simple
toile et 2 ff. sans chiffre ni signature. Le volume se termine par 2
ff. chiffrs 109 et 110.

Le privilge, dat du 22 mai 1649, est accord  Valdor pour dix ans.
Sur ce graveur, qui fut nomm en 1651 agent du prince-vque de Lige
en France, et sur son ouvrage, on peut consulter le travail suivant:
_Le 3e Valdor, calcographe de Louis XIV_; Lige, imprimerie de L.
Grandmont-Donders, 1865, in-8 de 50 pp. avec un portrait lithographi.
(_Extrait du Bulletin de l'Institut archologique ligeois._)

M. Ambr. F. Didot possde l'exemplaire de ddicace reli en mar. r.,
aux armes d'Anne d'Autriche.

  196. LES LETTRES || DE SAINCT || BERNARD, || Premier Abb || de
    Clervaux, || Docteur de l'Eglise. || Traduites || Par le R. P.
    Dom Gabriel de Sainct Malachie, || Religieux Feuillent [_sic_]
    de l'Ordre de Cisteaux. || Ddies  Monseigneur le Mareschal
    de l'Hospital. || _A Paris, || Chez Gaspar Meturas, ru Sainct
    Iacque ||  la Trinit, prs les Maturins._ || M.DC.XLIX
    [1649.] || Auec Priuilege & Approbation. In-4 de 22 ff. (dont
    le premier est blanc) et 607 pp.--LETTRES || DE SAINCT ||
    BERNARD, || Traduites en Franois || Par le R. P. en Nostre
    Seigneur, Dom Gabriel de Saint || Malachie, Religieux de la
    Congregation de N. Dame || de [sic] Feillans, de l'Ordre de
    Cisteaux. || Seconde Partie. || _A Paris, || Chez George Iosse,
    rue Sainct Iacques, ||  la Couronne d'Espine._ || M.DC.LIV
    [1654]. || Auec Priuilege & Approbation. In-4 de 12 ff. et 644
    pp.

Dans l'exemplaire de ce livre que possde la Bibliothque nationale
(C. 2043), les feuillets prlim. du Ier sont ainsi composs:
1 f, blanc;--titre;--4 ff. pour l'_Epistre_;--2 ff. pour
l'_Avertissement_;--2 ff. pour des hommages potiques au traducteur,
signs de Gemmaris;--4 ff. pour un _Cantique de S. Bernard  la
louange de Jesus, traduit en Franois par Monsieur de Sales_ (ces 4
ff. qui portent une pagination et qui sont signs A, forment encart
dans le volume et ne se trouvent peut-tre pas dans tous les
exemplaires);--2 ff. pour des hommages potiques au traducteur,
signs: Corneille, de Sales, du Breton et pour l'_Extrait du
Privilge_;--6 ff. contenant la _Table_ et 1 figure.

Le privilge, dont la premire partie seule contient un extrait, est
dat du 14 mai 1648; il est accord pour dix ans  _G. Meturas_. On
trouve  la fin un achev d'imprimer du 23 aot 1649.

Le sonnet de Corneille est adress  saint Bernard; il commence ainsi:

      Du Cloistre et de la Cour precieuse clart,
    Mais du Cloistre sans tache, et d'une Cour sans crimes,
    Aussi ferme soustien des Ordres legitimes,
    Qu'implacable ennemy de la fausse equit...

  197. EPITAPHIVM IN DE SAN BENEDICTINA PARISIIS APPENDENDVM,
    Nicolaus Gulonius, mortalitatis maiorumque memor, piis illorum
    Manibus designabat. _Anno_ CI[C] DCL [1650]. In-fol. de 12 pp.

Ce recueil, que M. Marty-Laveaux a signal pour la premire fois, et
dont la Bibliothque nationale possde un exemplaire, contient les
pitaphes de neuf membres de la famille de Nicolas Goulu et la sienne
propre, sans parler d'un loge de Jean Goulu et d'un avis sur ses
ouvrages. Jean Goulu, savant bndictin, n en 1576, mort en 1629,
tait petit-fils par sa mre du clbre pote Jean Dorat. Corneille
composa en son honneur une pitaphe latine  laquelle Dom Pierre de
Saint Romuald fait allusion dans son _Trsor chronologique et
historique_ (Paris, 1647, in-fol., 3e partie, pp. 899 sq.). C'est
prcisment cette pitaphe, dont le texte authentique s'est retrouv
dans le volume cit plus haut. Voy. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 392 sqq.

  198. L'OVIDE || EN BELLE HVMEVR, || DE M. DASSOVCY. || Enrichi de
    toutes ses || figures burlesques. || _A Paris, || Chez Charles
    de Sercy, au Palais, en la || Galerie Dauphine,  la Bonne
    Foy._ || M.DC.L [1650]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6
    ff., 142 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant Ovide,
en costume grotesque, une couronne de lauriers sur la tte, et sa
plume sur l'oreille; il est assis dans un fauteuil, et le pote lui
prsente un portrait o il se reconnat; titre imprim; 4 ff. pour la
ddicace A Monseigneur le Comte de St Aignan, le sonnet de Corneille
 Dassoucy et deux envois potiques de Chavannes et de Tristan
l'Hermite.

La p. 1 est occupe par un madrigal de Bergerac; la p. 2 par une
figure singulire qui reprsente une lanterne tendant les bras pour
crer le monde.

Le volume contient 6 autres figures comptes dans la pagination.

Le privilge, dont un extrait occupe le recto du dernier feuillet, est
accord pour sept ans  Dassoucy,  la date du 18 fvrier 1650.
L'achev d'imprimer est du 25 fvrier 1650.

L'_Ovide en belle humeur_ a t rimprim  _Paris_ en 1653, in-4; en
1659 et 1664, pet. in-12; et  _Lyon_, 1658, in-12. Il en existe une
dition elzvirienne (_Suivant la copie imprime  Paris_, 1651, pet.
in-12 de 94 pp.) que M. Pieters (2e dition, p. 201) qualifie de rare
et chre.

  199. LES CHASTES || MARTIRS, || Tragedie || chrestienne || Par
    Mademoiselle Cosnard. || _A Paris, || Chez Nicolas et Iean de
    la Coste, au mont S. Hilaire  || l'Escu de Bretagne: Et en
    leur boutique  la petire_ [sic] _porte du Palais, || qui
    regarde le Quay des Augustins._ || M.DC.L [1650]. || Auec
    Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff. et 95 pp.

Collation des feuillets prlim.: un f. blanc ou un frontispice grav
(?); titre; 1 f. pour la ddicace A la Reyne Regente; 1 f pour deux
hommages potiques signs de Corneille et de M. de Saint-Nicolas,
matre des eaux et forts  Vire; 2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et
les _Acteurs_.

Nous empruntons cette description  M. Marty-Laveaux (_OEuvres de
Corneille_, t. Xe, p. 129), qui l'a donne d'aprs un exemplaire
appartenant  M. Lon de la Sicotire, d'Alenon, exemplaire qui
provient de la vente Soleinne (no 1249 du Catalogue). La Bibliothque
de l'Arsenal ne possde qu'un exemplaire incomplet, et, quant  la
Bibliothque nationale, nous n'y avons trouv qu'une contrefaon
intitule:

  LES CHASTES || MARTIRS, || Tragedie || chrestienne. || Par
  Mademoiselle Cosnard. || _Sur l'Imprim. || A Paris, || Chez
  Augustin Courb, dans la petite || Salle du Palais,  la Palme._
  || M.DC.LI [1651], In-12 de 3 ff. et 65 pp., soit en tout 36 ff.
  signs A-K.

Cette contrefaon, mal imprime, ne contient pas les hommages
potiques.

La Bibliothque nationale possde en outre une tragdie chrtienne de
Mlle Cosnard intitule: _Les Filles genereuses, ou le Triomphe de la
Pudicit_ (Ms. fran., no 25503).

  200. ILLVSTRISSIMO VIRO || POMPONIO || DE BELLIEVRE || Regi a
    Consiliis || et || Primo in Principe || Galliarum Senatu ||
    Prsidi || inaugurato || Panegyricus || in Colleg. Marchiano ||
    Parisiensis || Academi || dictus. || _Parisiis, || Apud
    Dionysium Langlum, || in monte D. Hilarij, sub Pelicano._ ||
    M.DC.LIII [1653]. In-4 de 32 pp. et 2 ff.

Au verso de l'avant-dernier f. (p. 34) se trouvent des vers de
Corneille A Monsieur de Loy, Professeur en l'Universit de Paris,
sur son Panegyrique de Monseigneur le Premier President de
Bellievre, vers qui commencent ainsi:

    Pourquoy s'toner que de Loy
    Russisse avec avantage...

  201. AIRS ||  quatre parties, || Du Sieur Dassoucy, || _A Paris,
    || Par Robert Ballard, seul Imprimeur du || Roy pour la
    Musique._ || Auec Priuilege de sa Majest. || Basse-Contre. ||
    1653. Trs-pet, in-8 obl. de 23 ff. chiffr. et 1 f. non
    chiffr., sign. A-C., titre encadr.

Au verso du titre commence la ddicace _A Son Altesse Royale Madame
la Duchesse de Savoye_, qui se dveloppe sur le feuillet suivant.
En voici le dbut:

Apres avoir respandu toutes mes larmes sur le Tombeau du deffunct
Roy mon auguste Protecteur, je creus apres l'eclypse de ce grand
Astre, qu'il n'y avoit plus de jour au monde, ny d'azile pour la
vertu; Dans cette funeste pense, je jug que ce n'estoit pas assez
de faire pleurer  mes tristes Airs la mort de celuy qui ne les
avoit pas dedaignez durant sa vie, si pour satisfaire  ma douleur,
je ne les condamnois  mourir: C'en estoit fait et mes Competiteurs
n'estoient pas marris que j'eusse enterr un talent qui leur
causoit de la jalousie; Mais depuis que (par l'honneur que j'ay
receu dans vostre Royal service) j'ay appris qu'il y avoit encore
un climat, une Cour, et une Reyne, ou plustost une divinit,
l'amour de toute la terre, et l'aymant de toutes les vertus, aupres
de qui le merite ne va jamais, sans y trouver sa gloire et sa
recompense; J'ay revoqu cet Arrest inhumain, etc.

Au recto du 3e f. se trouvent les vers suivants qui, avant M.
Marty-Laveaux, n'avaient jamais t runis aux oeuvres de
Corneille:

    POUR MONSIEUR DASSOUCY,

      _sur ses Airs_,

    Cet Autheur a quelque Genie,
    Ses Airs me semblent assez doux:
    Beaux Esprits, mais un peu jaloux,
    Divins enfants de l'harmonie,
    Ne vous en mettez en courroux,
    Apollon aussi bien que vous
    Ne les peut ouyr sans envie.

      CORNEILLE.

Les airs de Dassoucy sont au nombre de 19. Le 14e et le 15e
s'appliquent  deux passages de l'_Andromde_ de Corneille: _Vivez,
heureux Amants_, etc., et _Cieux, escoutez_. Voy. ci-dessus, no 54.

La seule partie de ce recueil que nous connaissions, la partie de
_Basse-Contre_, conserve  la Bibliothque nationale, est
malheureusement la moins intressante des quatre. Il serait bien
curieux de pouvoir reconstituer, en runissant les autres parties, un
fragment de la musique d'_Andromde_.

  202. RELATION || contenant || l'histoire || de || l'Academie ||
    Franoise. || _A Paris, || Chez Augustin Courb, au Palais, en
    la Salle des Merciers  la Palme_; [ou _Chez Pierre le Petit,
    Imprimeur || & Libraire ordinaire du Roy, ru S. || Iacques, 
    la Croix d'Or_]. || M.DC.LIII [1653]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-8 de 2 ff., dont le premier est blanc, 590 pp. et 3 ff. pour
    le _Privilge_.

Le privilge, dat du 14 novembre 1652, est accord pour dix ans 
Paul Pellisson Fontanier, qui dclare en faire cession  _Augustin
Courb_ et  _Pierre le Petit_.

Pellisson nous a conserv un quatrain et plusieurs fragments de
lettres de Corneille. Voy. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 86, 427-432.

La _Relation_ de Pellisson a t rimprime en 1671, 1672, 1700, 1729,
1730 et 1743. M. Livet en a donn une nouvelle dition, en y joignant
la continuation publie par l'abb d'Olivet. (_Paris, Didier, 1858_, 2
vol. in-8.)

  203. LA VIE || DE DAMOISELLE || ELIZABETH || RANQVET. || _A
    Paris, || Chez Charles Savreux, Libraire & Relieur || du
    Chapitre de l'Eglise de Paris, au || Parvis Nostre Dame, aux ||
    trois Vertus._ || M.DC.LV [1655]. || Auec Approbation &
    Privilege. In-12 de 7 ff. et 131 pp.

Collation des feuillets prlimin.: portrait d'lisabeth Ranquet, grav
par J. Frosne; on lit  l'entour: _Elizabeth Ranquet, age de 36 ans,
decede le 6 d'Avril 1654_; en bas sont ses armes et un quatrain; sur
les cts, son chiffre;--titre imprim avec la marque du libraire;--2
ff. pour l'_Avertissement_;--3 ff. pour l'_Approbation_ et trois
hommages potiques.

Les vers de Corneille occupent le verso du 5e f. et le recto du 6e.
Nous avons dit qu'ils se trouvent en tte de certains exemplaires de
l'dition originale d'_OEdipe_ (no 73).

Le privilge, dont un extrait se trouve au verso du dernier f., est
accord  _Charles Savreux_, pour sept ans,  la date du ... avril
1655 (le quantime est rest en blanc). L'achev d'imprimer est du 10
mai 1655.

  204. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. ||
    BENSSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || SARRASIN. ||
    DESMARETS.  || BERTAVD. || S. LAVRENT. || COLLETET. || LA
    MESNADIERE. || DE MONTEREVIL. || VIGNIER. || CHEVREAV. ||
    MALLEVILLE. || TRISTAN. || TESTV. || MAVCROY. || DE PRADE. ||
    GIRARD. || DE L'AGE. || Et plusieurs autres. || _A Paris, Chez
    Charles de Sercy, au Palais, dans la || Salle Dauphine,  la
    Bonne-Foy Couronne._ || M.DC.LIII [1653]. || Avec Priuilege du
    Roy. In-12 de 14 ff., 418 pp. et 1 f. pour les _Fautes 
    corriger_.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente un
rideau sur lequel est inscrit le titre du livre; au-dessus du rideau,
un masque grotesque accot de deux Amours qui tiennent une couronne de
laurier;--titre imprim qui porte la marque de _Sercy_;--1 f. pour la
ddicace A Monseigneur l'Abb de Saint-Germain Beaupr;--10 ff. pour
la _Table_;--1 f. pour le _Privilge_.

Premire dition de ce recueil, qui forma successivement un, deux,
trois, quatre et cinq volumes.

Cette premire partie contient quatre pices de Corneille, savoir:

    _La Posie  la Peinture_, p. 235;
    _Sonnet_: Demeurez en repos, etc., p. 399;
    _Sonnet_: Deux sonnets partagent la ville, p. 401;
    _Epigramme_: Amy veux tu savoir, etc., p. 402.

M. P. Lacroix attribue en outre  Corneille un sonnet sign d'un C 
la _Table_, mais anonyme dans le recueil: _Une Troupe servile_, etc.,
p. 304.

Le privilge, dat du 19 janvier 1653, est accord  _Sercy_ pour neuf
ans; l'achev d'imprimer est du 24 mars 1653.

  205. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. ||
    BENSSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || LA MESNARDIERE. ||
    SARRASIN. || DESMARETS. || BERTAVD. || DE MONTEREVIL. ||
    VIGNIER. || CHEVREAV. || MALLEVILLE. || PETIT. || LE BRET. ||
    DE PRADE. || MAVCROY. || Et de plusieurs autres. || Premiere
    Partie. || Seconde Edition, reueu, corrige, & augmente. [Et
    Seconde Partie]. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au
    Palais, dans la || Salle Dauphine,  la Bonne-Foy couronne._
    || M.DC.LIII [1653]. || Avec Privilege du Roy. 2 vol. in-12.

_Premiere Partie_: frontispice grav (le mme que ci-dessus);--titre
imprim;--1 f. pour la ddicace;--2 ff. pour un avis du
_Libraire au Lecteur_;--12 ff. pour la _Table_;--1 f. pour le
_Privilge_.--Ensemble: 17 ff. et 456 pp.

Ce volume contient les quatre pices de Corneille dj cites; il n'a
pas d'achev d'imprimer.

La _Seconde partie_ est nouvelle; en voici le titre:

  POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. || BOISROBERT.
  || SARRASIN. || DESMARETS. || L. DE LAFFEMAS. || BREBEVF. ||
  MALEVILLE. || DE MONTEREVIL. || PETIT. || COTIN. || VIGNIER. || LE
  BRET. || DE IVSSY. || DV PERIER. || Et de plusieurs autres. ||
  Seconde Partie. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais
  || dans la Salle Dauphine,  la Bonne-Foy || Couronne._ ||
  M.DC.LIII [1653]. || Auec Priuilege du Roy.

Collation: frontispice grav reprsentant un coeur form d'pis et de
lauriers; le titre est inscrit au milieu de cette couronne, et des
banderoles, qui se droulent  l'entour, portent les devises
suivantes: _L'Amour a ses lauriers comme il a ses guerriers;
l'embellis bien vn coeur_;--titre imprim;--1 f. pour l'avis du
_Libraire au Lecteur_;--13 ff. pour la _Table_;--1 f. pour le
_Privilge_;--1 f. blanc; ensemble: 18 ff. et 444 pp.

Beaucoup de pices qui composent ce second volume sont empruntes  la
_Guirlande de Julie_. Il y a dans le nombre trois pices signes de
Corneille:

    _La Tulippe._ Madrigal, p. 235.
    _La Fleur d'Orange._ Madrigal, p, 238.
    _L'Immortelle blanche._ Madrigal, p. 242.

L'achev d'imprimer est du 12 aot 1653.

  206. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. ||
    BENSSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || LA MESNARDIERE. ||
    SARRASIN. || DESMARETS. || BERTAVD. || DE MONTREVIL. || COTTIN.
    || VIGNIER. || CHEVREAV. || MALEVILLE. || VAVVERT. || PETIT. ||
    MAVCROY. || Et de plusieurs autres. || Premiere [Seconde]
    Partie. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, dans
    la || Salle Dauphine,  la Bonne-Foy couronne._ || M.DC.LIV
    [1654]. || Auec Priuilege du Roy. 2 vol. in-12.

_Premiere Partie_ (Troisime Edition, reueu, corrige, & ||
augmente): frontispice grav (le mme que ci-dessus);--titre
imprim;--1 f. pour la ddicace;--2 ff. pour l'avis du _Libraire au
Lecteur_;--12 ff. pour la _Table_:--1 f. pour le _Privilge_;
ensemble: 18 ff. et 456 pp.

Le contenu est le mme que celui de la seconde dition; il n'y a pas
d'achev d'imprimer.

_Seconde Partie_ (Seconde Edition, reueue, corrige, & || augmente):
18 ff. et 444 pp.

Mme collation que ci-dessus. L'achev d'imprimer est du 14 juillet
1654.

On doit joindre  ces deux volumes une _Troisiesme Partie_, que
_Sercy_ annonce en ces termes dans son avis _Au Lecteur_: La
reputation des Posies choisies vous est assez connue, les deux
premieres que je vous ai donnes ont est si bien receues, que pour
contenter le public, j'ay est oblig d'en renouveller et d'en
augmenter l'impression par plusieurs fois. Mais cela n'a pas suffit
(_sic_), il m'en est tant venu de tous costez que je n'ay peu me
deffendre de vous donner ceste troisiesme Partie. En voici la
description:

  POESIES || CHOISIES. || DE MESSIEVRS, || BENSSERADE. ||
  BOISROBERT. || SEGRAIS. || BERTAVLT. || DE MARIGNY. || DE LAFEMAS.
  || BOILEAV. || DE MONTEREVIL. || DE FRANCHEVILLE. || TESTV. ||
  PETIT. || LORET. || LE BRET. || BARDOV. || Et de plusieurs autres.
  || Troisiesme Partie. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au
  Palais, || dans la Salle Dauphine,  la Bonne-Foy || Couronne._
  || M.DC.LVI [1656]. || Auec Privilege du Roy. In-12 de 12 ff., 457
  pp. et 1 f. pour le _Privilge_.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav reprsentant un
cusson surmont d'un Amour qui tient une banderole; deux autres
Amours sont assis en bas sur un pidestal;--titre imprim;--1 f. pour
l'avis _Au Lecteur_;--9 ff. pour la _Table_.

L'achev d'imprimer pour la premire fois est du 6 fvrier 1656.

Ce volume ne contient aucune pice signe de Corneille.

  207. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. ||
    BENSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || LA MESNADIERE. ||
    SARRASIN. || DESMARETS. || BERTAVD. || DE MONTEREVIL. ||
    COTTIN. || VIGNIER. || CHEVREAV. || MALEVILLE. || VAVVERT. ||
    PETIT. || MAVCROY. || Et de plusieurs autres. || _A Paris, ||
    Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la || Salle Dauphine, 
    la Bonne-Foy couronne._ || M.DC.LVII [-M.DC.LVIII: 1657-1658].
    || Auec Priuilege du Roy. 4 vol. in-12.

_Premiere Partie_ (Quatrime Edition, reueu, corrige, & ||
augmente), 1657: frontispice grav (le mme que ci-dessus);--titre
imprim;--1 f. pour la ddicace;--2 ff. pour l'avis du _Libraire au
Lecteur_;--11 ff. pour la _Table_;--2 ff. pour le _Privilge_;
ensemble: 18 ff. et 456 pp.

Rappel de l'achev d'imprimer du 30 octobre 1653.

_Seconde Partie_, 1657: frontispice grav;--titre imprim, qui
contient 18 noms;--1 f. pour l'avis du _Libraire au Lecteur_,--13 ff.
pour la _Table_;--1 f. pour le _Privilge_;--1 f. blanc; ensemble: 18
ff. et 444 pp.

Rappel de l'achev d'imprimer du 14 juillet 1653.

_Troisiesme Partie_, 1658: frontispice grav;--titre imprim, qui
porte 14 noms;--1 f. pour l'avis _Au Lecteur_;--9 ff. pour la _Table_
et l'_Extrait du Privilge_; ensemble: 12 ff. et 454 pp.

L'achev d'imprimer est du 17 aot 1658.

Cette troisime partie contient, p. 365, un sonnet sign d'un C, qui
ne se trouve pas dans la premire dition:

    Que me sert qu'on m'coute avec tant de transport, etc.

M. P. Lacroix a pens que cette pice tait de Corneille, et M.
Marty-Laveaux (t. Xe, p. 19) a regard l'attribution comme
trs-vraisemblable, sans pourtant se croire autoris  joindre le
sonnet aux _OEuvres_ de notre pote.

Avant mme d'avoir rimprim la troisime partie, _Sercy_ joignit 
son recueil un nouveau volume dont voici le titre:

  POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || MALEVILLE. || MAYNARD. ||
  DE L'ESTOILLE. || DE RAMPALE. || COTIN. || DE MARIGNY. || BARDOV.
  || DE MONTEREVIL. || DE LIGNIERS. || LE CLERC. || DE LAFFEMAS. ||
  BOISSIERE. || LE VAVASSEVR. || Et plusieurs autres. || Quatriesme
  Partie. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, || dans
  la salle Dauphine,  la Bonne- || Foy Couronne._ || MDC.LVIII
  [1658]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 16 ff. et 455 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente un
d en pierre sur lequel reposent Apollon et Minerve; devant cette
pierre qui porte le titre, trois Amours jouent avec une pierre sur
laquelle se voient des armes graves;--titre imprim;--2 ff. pour la
ddicace A haut et puissant Seigneur, Messire Franois de
Rostaing;--11 ff. pour la _Table_ et le _Privilge_;--1 f. blanc.

L'achev d'imprimer est du 12 janvier 1658.

Cette partie ne contient aucune pice de Corneille.

Le succs du livre n'tant pas encore puis, _Sercy_ y ajouta un
dernier volume dont voici le titre:

  POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. || BOISROBERT.
  || DE MARIGNY. || DESMARESTS. || GOMBAVLT. || DE LA LANNE. || DE
  CERISY. || MAVCROIX. || DE MONTEREVIL. || DE LIGNIERES. || PETIT.
  || DE QVINCY. || MAISTRE ADAM. || BARDOV. || PORCHER. || Et
  plusieurs autres. || Cinquiesme Partie. || _A Paris, || Chez
  Charles de Sercy, au Palais, dans || la Salle Dauphine,  la
  Bonne-Foi couronne._ || M.DC.LX [1660]. || Auec Priuilge du Roy.
  In-12 de 18 ff. et 429 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente un
pote couronn de lauriers par la main d'une Muse; au-dessus du pote,
trois Amours tiennent dans les airs une couronne de fleurs qui sert de
cadre au titre (la planche est signe: _Heince in., Le Doyen
fecit_);--titre imprim;--2 ff. pour la ddicace A Monsieur de
Benserade;--11 ff. pour la _Table_;--2 ff. pour le _Privilge_;--1 f.
blanc.

On lit  la fin du _Privilge_: _Acheu d'imprimer pour la premiere
fois le 18. Aoust 1660_.

Ce volume contient 19 pices indiques  la Table avec le nom de
Corneille:

    Pages 73: _Jalousie._ N'aimez plus tant, Philis...
          75: _Bagatelle._ Quoy si-tost que j'en veux...
          77: _Stances._ J'ay veu la peste en raccourcy...
          78: _Sonnet._ Vous aimez que je me range...
          79: _Sur le dpart de M. la M. de B. A. T._
          82: _Pour une Dame qui representoit la Nuit. Madrigal._
          83: _Elegie._ Iris, je vay parler...
          87: _Sonnet._ Je vous estime, Iris...
          88: _Sonnet._ D'un accueil si flateur...
          89: _Stances._ Marquise, si mon visage...
          90: _Sonnet._ Usez moins avec moy...
          91: _Sonnet perdu au jeu._ Je cheris ma dfaite...
          92: _Chanson._ Vos beaux yeux sur...
          93: _Stances._ Caliste, lorsque je vous...
          94: _Madrigal._ Mes deux mains  l'envy...
          94: _Madrigal._ Je ne veux plus devoir...
          96: _Stances._ Que vous sert-il de me charmer...
          96: _Epigramme._ Qu'on te flatte, qu'on te baise...
          96: _Rondeau._ Je pense  vous...

  208. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. ||
    BENSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || LA MESNARDIERE. ||
    SARRASIN. || DESMARETS. || BERTAVD. || DE MONTEREVIL. ||
    COTTIN. || VIGNIER. || CHEVREAV. || MALEVILLE. || VAVVERT. ||
    PETIT. || MAVCROY. || Et de plusieurs autres. || _Imprimes 
    Roen & se vendent || A Paris, || Chez Charles de Sercy, au
    Palais, dans la || Salle Dauphine,  la Bonne-Foy couronne._
    || M.DC.LX [-M.DC.LXI: 1660-1661]. || Auec Priuilege du Roy. 5
    vol. in-12.

La collation de cette dition est la mme que celle de l'dition qui
prcde. Le premier volume porte un achev d'imprimer de 1660; les
autres, un achev d'imprimer du 23 fvrier 1661.

Cette rimpression, excute par _Laurens Maurry_, ne porte sur aucun
volume la mention de quatrime ou de cinquime dition.

Il existe encore une ou deux ditions postrieures. Nous avons vu des
volumes imprims  Paris, avec la date de 1662; M. Brunet en indique
avec la date de 1666.

  209. LES || HOMMES || ILLVSTRES || de Mr de Campion. || Tome
    Premier. || Premiere Partie. || _Imprim  Roen par L. Maurry
    || Pour || Augustin Courb, Marchand Libraire au Palais, ||
     Paris, en la petite Salle des Merciers,  la Palme._ ||
    M.DC.LVII [1657]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 15 ff. et
    711 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre;--9 ff. pour la ddicace A Son
Altesse Monseigneur Henry d'Orlans, Duc de Longueville, etc. et
l'avis _Au Lecteur_;--4 ff. contenant des hommages potiques signs:
le Parc Rousenay, Rault, le Veillard, Corneille, le _Privilge_ et la
table du t. Ier;--1 f. encart pour la table des _Hommes illustres de
la Seconde Partie du premier Tome_.

La premire partie du premier volume est la seule qui ait paru.

Le privilge, dat du 9 dcembre 1656, est accord pour sept ans 
Campion, qui dclare cder ses droits  _Augustin Courb_. L'achev
d'imprimer de la Ire partie est du 15 janvier 1657.

Notons, en passant, que Campion, qui donne dans son recueil une _Vie
du Cid_, n'y a fait aucune allusion  la tragdie de son illustre
compatriote.

La pice de Corneille a t reproduite pour la premire fois par M.
Lon de Duranville dans la _Revue de Rouen_, avril 1843, p. 222. Elle
a donn lieu  des articles insrs dans l'_Impartial de Rouen_ des 22
et 23 juin 1845.

  210. PETIT || RECVEIL || DE || POESIES || CHOISIES || Non encore
    Imprimes. || _A Amsterdam_ || M.DC.LX [1660]. In-12. de 62 pp.
    (y compris le titre) et 1 f. blanc.

Ce recueil, qui prsente l'aspect des contrefaons de librairie, a t
imprim dans une ville de province de France, malgr la rubrique
d'_Amsterdam_.

On trouve  la p. 47 la pice intitule: _Sur le dpart de
Mademoiselle la Marquise de C. A. B._ (Voy. ci-dessus no 147).

  211. RECVEIL || DES PLUS || BEAVX VERS, || qui ont est mis || en
    chant, || Auec le Nom des Autheurs tant des Airs || que des
    Paroles. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au || Palais,
    dans la Salle Dauphine,  la || Bonne-Foy Couronne._ ||
    M.DC.LXI [1661]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 16 ff. et
    286 pp.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav qui reprsente
Apollon au milieu des Muses; une des Muses dploie une draperie sur
laquelle est inscrit le titre du livre; la planche est signe _Le
Doyen fe_; on lit au bas l'adresse du libraire;--titre imprim;--3 ff.
pour la ddicace A Monsieur de Pelisson Fontanier;--10 ff. pour la
_Table_ et le _Privilge_;--1 f. blanc.

Le privilge, dat du 10 janvier 1661, est accord pour dix ans au
Sieur B. D. B. [de Bacilly?], qui dclare en faire cession  _Charles
de Sercy_; l'achev d'imprimer est du 18 juin 1661.

Ce recueil contient, p. 89, 6 vers intituls: _Air de Mr Lambert pour
la Reyne_, et signs: _M. de Corneille_.

  212. RECVEIL DES PLUS BEAUX VERS QUI ONT EST MIS EN CHANT, Avec
    le Nom des Autheurs. Seconde et Nouvelle Partie, dans laquelle
    sont compris les Airs de Versailles. _A Paris, Chez Monsieur
    Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique, et chez Pierre
    Bienfait._ M.DC.LXVIII [1668]. In-12.

Ce recueil, dont l'achev d'imprimer est du 5 juin 1668, contient (p.
257) un _Air de M. Blondel_, sur des paroles signes: M. DE CORNEILLE.
Ces paroles, qui ne sont composes que de six vers, sont adresses 
Iris, c'est--dire, selon toute vraisemblance,  Mlle du Parc.

  213. LES || DELICES || DE LA || POSIE || GALANTE, || Des plus
    Celebres Autheurs || de ce Temps. || Premiere [Seconde et
    Troisiesme] Partie. || _A Paris, || Chez Iean Ribou, au Palais,
    sur le || Grand Perron, deuant la S. Chapelle, ||  l'Image S.
    Louis._ || M.DC.LXVI [1666]. || Auec Priuilege du Roy. 3 vol.
    in-12.

_Premiere partie_: frontispice grav reprsentant un cippe sur lequel
est assis un Amour; autour de ce cippe, qui porte le titre du livre,
on voit six personnages allgoriques; en bas le nom du libraire et la
date;--titre imprim;--2 ff. pour l'ptre A Monseigneur le Duc de
Coeslin;--6 ff. pour la _Table_ et l'_Extrait du Privilge_; ensemble
10 ff. et 254 pp.

Ce volume, dont l'achev d'imprimer est du 12 juillet 1664, contient,
pp. 36-39, le _Remerciment au Roy_, sign P. CORNEILLE.

_Seconde Partie_: frontispice grav qui reprsente trois femmes
montrant ironiquement les _Dlices de la Posie galante_  deux hommes
qui se dtournent; ces trois femmes sont places autour d'une table
qui porte les oeuvres de Brbeuf, de Sarrazin et de Voiture; au bas de
la planche l'adresse du libraire et la date;--titre ainsi conu: LES
DELICES DE LA POSIE GALANTE. Seconde Partie. _A Paris. Chez Iean
Ribou, au Palais, vis  vis la Porte de l'Eglise de la Sainte
Chapelle,  l'Image Saint Louis._ M.DC.LXVII [1667]. Auec Priuilege du
Roy;--136 pp.

L'achev d'imprimer est du 24 mai 1667.

_Troisiesme Partie_ (le titre est dispos autrement que le prcdent):
2 ff. pour les titres (il n'y a pas de frontispice);--2 ff. pour la
ddicace A Monseigneur Messire Henry Louis Habert, Chevalier, Comte
de Mesny-Habert, etc. et pour l'_Extrait du Privilge_;--88 pp.

L'achev d'imprimer est du 7 avril 1667.

C'est ici la seconde dition des _Dlices de la Posie galante_; mais
cette dition est trs-diffrente de la premire. Il avait d'abord
paru deux parties de ce recueil dans la forme suivante:

  LES || DELICES || DE LA || POSIE || GALANTE, || Des plus celebres
  Autheurs || du Temps. || Dedies  Monsieur le Marquis || de
  Coislin. || _A Paris, || Chez Iean Ribou, au Palais, sur les
  degrez de || la Saincte Chapelle,  l'Image S. Louis._ ||
  M.DC.LXIII [1663], || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 13 ff.
  (frontispice grav qui porte la date de 1664; titre imprim, qui
  commence le cahier _[=a]_; 3 ff. pour l'ptre; 8 ff. pour la
  _Table_ et l'_Extrait du Privilge_) et 283 pp.

Ce volume, qui porte un achev d'imprimer du 25 septembre 1663, ne
contient aucune pice de Corneille, mais on y trouve plusieurs
morceaux qui ne figurent pas dans la rimpression, notamment le _Balet
de l'Inclination_, que _Ribou_ supprima plus tard pour insrer le
_Remerciment au Roy_.

Le succs de ce recueil, destin  remplacer la collection de _Sercy_,
dj vieille de dix ans, avait dtermin _Ribou_  lui donner une
suite dont voici le titre:

  LES || DELICES || DE LA POSIE || GALANTE, || Des plus Celebres
  Autheurs || de ce Temps. || Seconde Partie. || _A Paris, || Chez
  Iean Ribou, au Palais, sur le || Grand Perron, deuant la S.
  Chapelle, ||  l'Image S. Louis._ || M.DC.LXVI [1666]. || Auec
  Priuilege du Roy. In-12 de 2 ff., 265 pp. et 1 f. pour le
  _Privilge_.

Le volume est prcd du frontispice dj dcrit, qui porte la date
de 1664.

La date indique sur le titre est une faute d'impression vidente; il
faut lire M.DC.LXIV [1664].

L'achev d'imprimer est du 12 juillet 1664.

Le privilge rapport dans ces diffrents volumes est dat du 14
septembre 1663; il est accord  _Ribou_ pour cinq ans.

  214. ELOGIA || IVLII MAZARINI || CARDINALIS. || _Parisiis, ||
    Excudebat Antonius Vitr, Regis & Cleri Gallicani ||
    Typographus._ || M.DC.LXVI. [1666]. In-fol. de 6 ff., 240, 71,
    292 pp. et 1 f. pour la _Table des Auteurs_.

Collation des feuillets prlim.: frontispice grav, sign _gid.
Rousselet sculp._, 1666; ce frontispice reprsente la Renomme tenant
dans les airs le tombeau de Mazarin; au-dessous de la Renomme, une
femme drape crit l'histoire du cardinal dans un livre que porte un
gant dompt;--titre imprim;--4 ff. pour la ddicace latine de
Mnage.

Les trois paginations que nous avons indiques correspondent  trois
parties: une partie latine, une partie italienne, une partie
franaise.

Le _Remerciment_ de Corneille A Monseigneur l'Eminentissime Cardinal
Mazarini occupe les pp. 5-7 de la 3e partie. La 1re partie (pp.
51-53) en contient la traduction latine, signe en toutes lettres:
_Abrahamus Remius, Pota Regius_. Voy. ci-dessus, nos 32 et 146.

  215. LA || THEOLOGIE || DES SAINTS, || o sont representez || les
    Misteres & les Merueilles || de la Grace. || Par le R. P.
    Claude Delidel, || de la Compagnie de Iesus. || _A Paris, ||
    Chez Iean Henault, Libraire-Iur, || rue S. Iacques, 
    l'Ange-Gardien._ || M.DC.LXVIII [1668]. || Auec Approbation, &
    Priuilege du Roy. In-4 de 8 ff., 506 et 424 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre;--3 pp. pour la ddicace A
Monseigneur l'Eminentissime Cardinal de Retz;--3 pp. pour l'hommage
potique de Corneille  l'auteur;--3 ff. pour la _Table_ et
l'_Errata_;--1 f. pour la _Permission_, les _Approbations_ et le
_Privilge_.

Le privilge, dat du dernier jour de novembre 1666, est accord pour
cinq ans  _Jean Hnault_; l'achev d'imprimer est du 16 janvier 1668.

La pice de Corneille se compose de six strophes de dix vers
intitules: _Au R. P. Delidel, de la Compagnie de Jesus, sur son
Trait de la Thologie des Saints_. On lit  la fin: _Par son
tres-oblig Disciple_, PIERRE DE CORNEILLE. _Quod scribo, et placeo,
si placeo, omne tuum est._

  216. CAROLI DE LA RVE || E || SOCIETATE IESV, || IDYLLIA. ||
    _Rothomagi, || Typis Maurrianis, || In officina Richardi
    Lallemant, prope Collegium._ || M.DC.LXIX [1669]. In-12. de 88
    pp.

Ce recueil comprend les pices suivantes:

1 _Ad clarissimum virum P. Cornelium, tragicorum principem_, ptre
compose de 157 vers et date de Rouen, des calendes de juin 1669;

2 _Regi post Belgicam expeditionem an. M.DC.LXVII. Epinicium._

3 _Les Victoires du Roy en l'anne M.DC.LXVII. De la traduction de M.
Corneille._ Voy. no 151;

4 _Ann Austriac Regin Christianissim Epicedium_;

5o-9 Cinq Emblmes hroques dont le troisime est intitul: _Ad
clarissimum virum Petrum Cornelium in obitu Caroli filii_;

10-14 _Cinq Paraphrases horatian_;

15 Sonnet de Benserade sur l'embrasement de Londres;

16 Traduction latine, par le P. de la Rue;

17 _Au Roy sur la Conqueste de la Franche-Comt_ [par P. Corneille].
Voy. nos 153-155;

18 _Idem latine ab eodem authore P. Cornelio_;

190-21 Trois petites pices latines sur le mme sujet, par le P. de
la Rue et deux autres auteurs.

M. Ballin a donn la description de ce recueil, d'aprs un exemplaire
appartenant  M. Thomas, de Rouen (_Prcis analytique des Travaux de
l'Acadmie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen_, anne 1850,
in-8).

  217. CAROLI DE LA RVE E SOCIETATE IESV, IDYLLIA. _Parisiis_, 1670
    (?), in-12.

Cette seconde dition n'est cite nulle part, mais elle doit exister.

  218. CAROLI DE LA RUE || E || SOCIETATE JESU, IDYLLIA. || Tertia
    Editio auctior. || _Parisiis, || Apud Simonem Benard, via
    Jacob, ||  regione collegij Claromontani socie- || tatis
    Jesu._ || M.DC.LXXII [1672]. || Cum Priuilegio Regis. In-12 de
    108 pp. en tout.

Dans cette dition, les _Emblemata heroica_ sont au nombre de 7; il y
a de plus  la fin du volume trois odes religieuses, dont l'une en
franais et en latin.

La p. 108 contient un extrait du privilge accord pour cinq ans 
_Simon Benard_,  la date du 29 dcembre 1671. On lit  la fin: _Edito
perfecta est die 15. Ianuarij 1672_.

  219. CAROLI RUI || E SOCIETATE JESU || CARMINUM || LIBRI QUATUOR
    || Ad celsissimum Principem || Ferdinandum || Episcopum ||
    Monasteriensem et Paderborniensem. || _Luteti Parisiorum ||
    Apud Simonem Benard, vi Jacob ||  regione collegii
    Claromontani Soc. Jesu._ || M.DC.LXXX [1680]. || Cum Privilegio
    Regis. In-4 de 5 ff. et 283 pp.

Belle dition qui mriterait d'tre recherche aujourd'hui. Les
feuillets prlim. comprennent un grand frontispice grav par
_Edelinck_; le titre; un portrait de l'vque de Paderborn, peint par
_Michelin_ et grav par _Edelinck_; 2 ff. pour la ddicace et le
faux-titre.

Le privilge, dat du 14 dcembre 1679, cet accord pour vingt ans 
_S. Benard_.

  220. CAROLI RUI E SOCIETATE JESU CARMINUM LIBRI QUATUOR. Editio
    quinta. _Luteti Parisiorum, Apud Viduam Simonis Benard, via
    Jacob  regione Collegii Soc. Jesu._ M.DC.LXXXVIII [1688].
    Cum Privilegio Regis. In-12 de 233 pp.

Cette dition des oeuvres du P. de la Rue, sous le nom de _Carmina_,
se divise, comme la prcdente, en 4 livres; le premier porte le titre
de _dramaticus_, le second de _panegyricus_, le troisime de
_symbolicus_, le quatrime de _miscellaneus_. On y retrouve toutes les
pices cites plus haut.

Il en existe une rimpression publie  _Anvers_, en 1693, in-12.

  221. CAROLI RUI E SOCIETATE JESU CARMINUM LIBRI QUATUOR. Editio
    sexta. _Luteti Parisiorum_, 1754. In-12.

  222. LES FONTAINES || DE PARIS. _S. l. n. d._ [_Paris vers
    1670_], in-12 de 12 pp.

Ce petit recueil, dont nous (avons) vu un exemplaire  la Bibliothque
nationale (V. 2715 A.), n'a qu'un simple titre de dpart; il renferme
les vers de Santeul sur les fontaines de Paris, avec leurs traductions
par Corneille, du Prier et Charpentier, puis les ptres de Santeul 
Cl. Pelletier et  Henri Fourch.

Les deux pices traduites par Corneille sont l'inscription _Sur la
Pompe du Pont de Nostre Dame_, et l'inscription pour la _Fontaine des
Quatre Nations_. M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 243) dit qu'elles ont t
plusieurs fois imprimes en feuilles volantes in-4 et in-12,
ordinairement sans date. Nous n'avons pas rencontr d'autre dition
que celle-ci.

  223. OBSERVATIONS || DE MONSIEVR || MENAGE || SVR || LA LANGVE ||
    FRANOISE. || _A Paris, || Chez Claude Barbin, au Palais, ||
    sur le segond Perron de la Sainte || Chapelle._ || M.DC.LXXII
    [1672). || Avec Privilege du Roy. In-12 de 4 ff., 486 pp. et 21
    ff. pour la _Table_ et le _Privilge_.

Le privilge, dat du 10 mai 1671, est accord pour dix ans au sieur
Mnage qui dclare cder ses droits  _Claude Barbin_. L'achev
d'imprimer est du 7 avril 1672.

C'est dans les _Additions et Changemens_ qui terminent cet ouvrage,
pp. 462 et 465, que sont cits deux passages de la _Thbade_, de
Corneille. Les voici:

Pag. 119. Ajoutez [ propos de l'expression OU QUE]: Et dans sa
Thebade, page 68.

    _O qu'il jette la vue, il voit briller des armes._

Pag. 143. Ajoutez [ propos du mot SPHINX]... Et M. Corneille dans sa
Thebade, livre 2, page 65.

    _Dont autrefois le Sphinx, ce monstrueux oiseau,
    Avoit pour son repaire envahi le coupeau._

  224. A LA GLOIRE || DE LOUIS || LE GRAND || CONQVERANT || DE LA
    || HOLLANDE. Par Mrs Corneille, Montauban, || Quinault, &
    autres. || _A Paris, || Chez || Olivier de Varennes, au Palais,
    || en la Galerie des Prisonniers, au Vaze d'Or. || Et || Pierre
    Bienfaict, Libraire-Jur, en la Court || du Palais,  l'Image
    S. Pierre, prs Monseigneur || le Premier Prsident._ ||
    M.DC.LXXIl [1672]. || Avec Permission. In-4 de 12 pp.

Voici l'indication des pices contenues dans ce recueil:

    1 Una dies Lotharos, Burgundos Hebdomas una,
        Una domat Batavos Luna; quid annus erit?

et l'_Explication_ en 6 vers franais;

2 _Regi pro restituta apud Batavos Catholica fide_: 24 vers
hexamtres latins;

3 _Au Roy sur le restablissement de la Foy catholique en ses
Conquestes de Hollande_ (6 strophes de 4 vers de douze pieds),
traduction franaise du morceaux prcdent;

4 _Au Roy._ Sonnet, sign Montauban;

5 _Au Roy._ Sonnet, sign Quinault;

6 _Au Roy._ Sonnet, non sign;

7 _Au Roy sur la Conqueste de la Hollande._ Sonnet, sign C. B.;

8 _Au Roy._ Madrigal, sign D. M.

9 _Sur le Progrs des Conquestes du Roy._ Madrigaux, signs P. L. M.
P. E. P.;

10 _Sur la Naissance de Monsieur le Duc d'Anjou._ Madrigal, non
sign.

Chacune de ces dix pices occupe une page.

  225. LE || MERCVRE || GALANT, || Contenant tout ce qui s'est
    pass dans || les Armes du Roy, & dans les || Ruelles pendant
    l'anne 1673. avec || une douzaine d'Histoires nouvelles, || &
    grand nombre de Pieces Galantes, || tant en Prose qu'en Vers.
    || Tome VI. || _A Paris, || Chez Henry Loyson, au Palais, dans
    || la Salle Royale,  l'entre en montant par || le grand
    Escalier qui regarde la place Dauphine, aux Armes de France._
    || M.DC.LXXIV [1674]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 6 ff.,
    384 pp. et 2 ff., dont le dernier est blanc.

Aprs avoir reproduit plusieurs pices relatives  la prise de
Maestricht, Donneau de Vis ajoute (p. 37):

On me vient d'apporter encor un _Sonnet_ sur la Prise de Mastric, que
je croy, Madame, que vous serez bien aise d'avoir, puisqu'il est du
grand Corneille: Il a pl et  la Cour et  la Ville, et je ne doute
point que vostre Province ne soit du mesme sentiment. Suit le sonnet
_Sur la Prise de Mastric_.

  226. LE NOUVEAU || MERCURE || GALANT, || Contenant tout || ce qui
    s'est pass de curieux de- || puis le premier de Janvier, jus-
    || ques au dernier Mars 1677. || _A Paris, || Chez Claude
    Barbin, au Palais sur || le Second Perron de la S.
    Chapelle._ || M.DC.LXXVII [1677]. || Avec Privilege du Roy.
    In-12 de 4 ff. et 208 pp.

On trouve dans ce volume (p. 47) les vers adresss par Corneille au
roi, lors de la reprise de _Cinna_, de _Pompe_ et d'_Horace_:

    Est-il vray, grand Monarque, et puis-je me vanter,
    Que tu prennes plaisir  me ressusciter;

et, pp. 53 sq., le _Placet au Roy_:

          Plaise au Roy ne plus oublier
    Qu'il m'a depuis quatre ans promis un Benefice...

  227. LE NOUVEAU || MERCURE || GALANT. || Contenant les Nouvelles
    || du Mois de Juillet 1677. & plusieurs autres. || _A Paris, ||
    Chez Theodore Girard, au Palais, || dans la Grand'Salle, 
    l'Envie._ || M.DC.LXXVII [1677]. || Avec Priuilege du Roy.
    In-12 de 1 f., 285 pp. et 2 ff.

On lit dans ce volume, p. 164: Venons aux Vers que M. de Corneille
l'aisn a presentez au Roy sur ses Conquestes. Je pourrois me
dispenser de vous les envoyer, parce qu'ils sont imprimez; mais comme
ils ne le sont qu'en feuille volante, il est bon de vous donner lieu
de les conserver; et d'ailleurs si le mot de Parlie a embarrass
quelqu'une de vos Dames de Province, vous leur en ferez voir
l'explication dans le changement des deux Vers o ce mot estoit
employ. Suit la pice cite plus haut (no 169). Les vers 21 et 22:

    Ainsi quand le Soleil fait naistre un parlie,
    La splendeur qu'il lui prte  la sienne s'allie,

y sont ainsi modifis:

    Ainsi quand le Soleil sur un pais nuage,
    Pour se faire un second imprime son image.

  228. MERCURE || GALANT || Dedi  Monseigneur || le Dauphin. ||
    Mars 1679. || _A Paris. || Au Palais._ In-12 de 361 pp. et 1
    f., plus une planche de musique plie.

Ce volume contient, pp. 76-85, la pice intitule: _Au Roy sur la
paix_. (Voy. ci-dessus, no 171.)

  229. MERCURE || GALANT || Dedi  Monseigneur || le Dauphin. ||
    Mars 1680. || Seconde Partie. || Contenant les Crmonies du
    Ma- || riage de Monseigneur le Dauphin. || _A Paris. || Au
    Palais._ In-12 de 4 ff., 304 pp., plus une planche plie.

Ce volume, dont l'achev d'imprimer est du 2 avril 1680, ne contient
que des pices relatives au mariage du dauphin, qui avait t clbr
le 7 mars prcdent. On y trouve, pp. 261-271, les vers de Corneille
_A Monseigneur sur son mariage_ (no 173).

La planche plie est une grande gravure de _Coypel_, tire sur papier
jaune et rehausse d'or.

  230. RELATION DE L'ETAT || DV || CANAL ROYAL || DE ||
    COMMVNICATION || DES MERS || EN LANGVEDOC ||, Avec la
    Verification qui en a t faite par || Ordre de Sa Majest. ||
    _A Beziers, Par Henri Martel._ || M.DC.LXXXI [1681]. In-8 de 48
    pp.

On trouve dans ce volume, p. 37, l'pigramme de Corneille: _Sur la
jonction des Mers_. (Voy. nos 154 et 155.)

  231. JOAN. || BAPTIST || SANTOLII || VICTORINI || OPERA ||
    POTICA. || _Parisiis, || Apud Dionysium Thierry, vi Jacobe,
     || sub signo Urbis Luteti._ || M.DC.XCIV [1694]. Cum
    Privilegio Regis. In-12 de 10 ff. et 472 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 3 pp. pour la ddicace
_Hieronymo Peleterio_; 7 pp. pour la _Table_; 3 ff. pour l'avis _Ad
Lectorem_; 1 f. pour l'_Extrait du Privilge_.

On trouve dans ce recueil les pices suivantes:

_Sur la libralit du Roy touchant les Marchands de Paris_, p. 6;

Et la traduction de P. Corneille, Pome, p. 12;

_Sur le dpart du Roy pour l'Arme_, par P. Corneille. Traduct. Latine
par l'Auteur, p. 211;

_Sur la Conqueste de la Franche-Comt_, par P. Corneille. Traduct.
Latine par l'Auteur, p. 212;

_Pour la dfense des Fables dans la Posie_,  M. de Bellievre.
Elegie, p. 225;

Traduction de la mme piece par P. Corneille, p. 227;

_Inscriptions de toutes les Fontaines de Paris_, et leurs traductions
par P. Corneille et autres, p. 378;

Le privilge, dat du 1er fvrier 1694, est accord pour douze ans 
Santeul, qui en fait cession  _D. Thierry_.

  232. JOANNIS BAPTIST || SANTOLII || VICTORINI || OPERUM OMNIUM
    || EDITIO SECUNDA, || In qua reliqua opera nondum conjunctim
    edita || reperiuntur. || _Parisiis, || Apud Dionysium Thierry,
    vi Jacobe, || sub signo Urbis Luteti._ || M.DC.XCVIII
    [1698]. || Cum Privilegio Regis. 2 vol. in-12.

_Tomus Primus_: portrait; titre; 1 f. pour la ddicace _Hieronymo
Peletierio_; 3 ff. pour l'avis _Ad Lectorem_; 5 ff. pour la _Table_ et
l'_Extrait du Privilge_, 1 f. pagin 218-219, et sign _T ij_, qui
doit former carton dans le corps du texte; ensemble: 12 ff. et 500 pp.

_Tomus Secundus_: 3 ff. et 192 pp.

Dernire dition publie du vivant de l'auteur.

La 1re partie contient les pices de Corneille numres ci-dessus.

  233. JOANNIS BAPTIST SANTOLII VICTORINI Operum omnium Editio
    tertia. _Parisiis, Esprit Billot, Barbou_, 1729, 3 vol. in-12.

dition publie par Andr-Franois Billard; elle est plus complte que
les prcdentes.

On ne trouve aucune pice de Corneille dans le recueil intitul:
_OEuvres de feu Monsieur de Santeuil, chanoine rgulier de
Saint-Victor_, etc.; Paris, S. Benard, 1698, in-12.

  234. RECUEIL DES HARANGUES PRONONCES PAR MESSIEURS DE L'ACADEMIE
    FRANOISE, dans leurs receptions, et en d'autres occasions
    differentes, depuis l'establissement de l'Academie jusqu'
    prsent. _A Paris, Chez Jean-Baptiste Coignard_, 1698, in-4.

On trouve dans ce recueil, pp. 11-13, le discours prononc par
Corneille lors de sa rception  l'Acadmie franoise.

  235. RECUEIL DES HARANGUES PRONONCES PAR MESSIEURS DE L'ACADEMIE
    FRANOISE, dans leurs receptions, et en d'autres occasions
    diffrentes, depuis l'establissement de l'Academie jusqu'
    prsent. _A Paris, Chez Jean-Baptiste Coignard_, 1714, in-12.

  236. DIVERSITEZ CURIEUSES pour servir de rcration  l'esprit,
    [par l'abb Bordelon]. _A Paris, Chez U. Coustellier_;
    M.DC.LXXXXVIII [1698]; [ou _A Amsterdam, Chez Andr de
    Hoogenhuysen_, M.DC.XCIX [1699]. 7 vol. in-12.

On y trouve, t. IIe, pp. 1 sqq., les vers adresss _Au Roy_ par
Corneille, lors de la reprise de _Cinna_, de _Pompe_ et d'_Horace_.
(Voy. no 226).

  237. LES VRITABLES OEUVRES DE MONSIEUR DE SAINT EVREMOND,
    Publies sur les Manuscrits de l'Auteur [par Des Maizeaux]. _A
    Londres, Chez Jacob Tonson, Libraire,  Grais-Inn-Gate, Et se
    vendent chez les Libraires Franois, dans le Strand._ M.DCC.V
    [1705]. 2 vol. in-4.

On y trouve une lettre adresse par Corneille  Saint-Evremond, 
propos de _Sophonisbe_, avec la rponse de Saint-Evremond.

Pour les autres ditions des _OEuvres_ de Saint-Evremond, voy. Frre,
_Manuel du Bibliographe normand_, t. IIe, p. 495.

  238. MMOIRES DE LITTRATURE, par de S*** [Sallengre]. _La Haye_,
    1715-1717.--CONTINUATION DES MMOIRES DE LITTRATURE ET
    D'HISTOIRE [par le P. Desmolets, Goujet et autres]. _Paris_,
    1726-1731; ensemble 11 vol. in-12.

Ce recueil, pour lequel le libraire _Nyon fils_ fit faire de nouveaux
titres en 1749, contient (t. Xe, pp. 439-443), une _Lettre de M.
Pierre Corneille  M. d'Argenson, Conseiller du Roi en son Parlement
de Normandie, et Intendant de sa justice en Xaintonge_.

  239. LES NOUVEAUX AMUSEMENTS DU COEUR ET DE L'ESPRIT, Ouvrage
    periodique [publi par Philippe de Retot]. _A la Haye [Paris],
    Chez Zacharie Chatelain_, 1737-1745, 15 vol. in-12.

On trouve dans ce recueil (t. XIVe, p. 330) le _Sonnet sur la mort de
Louis XIII_:

    Sous ce marbre repose un Monarque Franois, etc.

L'abb Granet avait ajout cette pice aux _OEuvres diverses de
Corneille_ (no 174),  l'aide d'un carton, mais il en avait donn un
texte trs-diffrent. M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 87-91) a
soigneusement relev ces variantes; il a reproduit six textes divers
du mme sonnet, tant d'aprs les deux recueils imprims que nous
venons d'indiquer que d'aprs quatre recueils manuscrits.

  240. REMERCMENT fait par Corneille pour Jaqueline Pascal.

Jacqueline Pascal n'avait que treize ans, en 1640, lorsqu'elle composa
une pice de vers _Sur la Conception de la Vierge_, pice dont
Corneille lui avait fourni le sujet et qui remporta le prix de
l'Acadmie des Palinods de Rouen, au mois de dcembre de cette mme
anne. Corneille assistait  la distribution des rcompenses et
improvisa, au nom de la jeune fille, un _Remercment_ en 10 vers, qui
nous a t conserv dans le manuscrit des _Mmoires de Marguerite
Prier_ (Bibl. nat., fonds franais, no 12988). L'impromptu de
Corneille, signal d'abord par M. Sainte-Beuve (_Histoire de
Port-Royal_, 2e dit., t. IIe, p. 469), a t publi par M. Cousin
dans le _Bulletin du Bibliophile_, 17e srie, 1843-1844, p. 273, et
dans la _Bibliothque de l'Ecole des Chartes_, 1re srie, t. Ve, p.
330.

Il a t reproduit par M. Marty-Laveaux, t. Xe, p. 81.

On peut consulter  ce sujet la _Vie de Corneille_, de M. Taschereau,
2e dition, pp. 106 et 317, et les _Mmoires de l'Acadmie de Rouen_,
t. XXXVIe, p. 197, et t. Le, p. 293.

  241. SONNET INDIT DE CORNEILLE.

Ce sonnet, publi par M. Ludovic Lalanne dans l'_Athenum franais_ du
26 mars 1853, a t trouv par lui  la Bibliothque de l'Institut
(recueil msc. de Godefroy, portefeuille no 217). Il contient une
plainte adresse au roi,  propos des taxes dont on voulait frapper
les lettres de noblesse. MM. Lalanne et Taschereau avaient considr
cette pice comme postrieure  l'anne 1664; M. Marty-Laveaux a fort
bien dmontr qu'elle devait avoir t crite vers 1657. En voici les
premiers vers:

    La noblesse, grand Roy, manquoit  ma naissance;
    Ton Pere en a daign gratifier mes vers,
    Et mes vers annoblis ont couru l'univers
    Avecque plus de pompe et de magnificence.

  242. VERS INDITS DE P. CORNEILLE.

Lettre de M. P. Lacroix  M. E. Fournier, et Observations de M.
Fournier insres dans la _Revue des Provinces_, t. IIe (Paris, 1864,
in-8), pp. 476-486.

M. Lacroix a reproduit, en les attribuant  Corneille, deux sonnets
signs d'un C dans le recueil des _Posies choisies de Messieurs
Corneille, Benserade_, etc. (Voy. ci-dessus, nos 204, 207), et qui ne
sont peut-tre pas de lui (cf. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 254 sq.); il
a signal pour la premire fois le madrigal mis en musique par Blondel
(voy. no 212); enfin il a donn, comme de Corneille, une assez longue
pice extraite des manuscrits de Trallage. Ce dernier morceau, que Mme
de Maintenon prsenta, dit-on,  Louis XIV, aurait t, suivant M.
Lacroix, compos par Corneille en 1682. On doit avouer qu'il ne
rappelle gure la manire du pote; aussi M. Marty-Laveaux n'a-t-il
pas cru devoir le reproduire.

  243. ADDENDA AUX OEUVRES DES GRANDS CRIVAINS.

Sous ce titre, M. Paul Lacroix a publi, dans le _Bulletin du
Bouquiniste_, plusieurs lettres qui contiennent divers fragments de
Corneille, ou attribus  Corneille, qui n'avaient pas encore t
relevs. La 2e lettre (1863, pp. 467-470) contient le sonnet _A Saint
Bernard_ (voy. ci-dessus, no 196);--la 3e lettre (1863, pp. 499-502)
contient les vers _A Monsieur de Loy_ (no 200);--la 5e lettre (1863,
pp. 691-696) contient les pigrammes contre d'Aubignac, attribues 
Corneille par Tallemant des Raux (no 255);--la 6e lettre (1864, pp.
51-54) renferme une pigramme qui figure sous le nom de Corneille dans
la quatrime dition du recueil de _Sercy_ (voy. le no 207), mais qui
est en ralit de Saint-Amand (Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 357 sqq.), et
deux sonnets pour la tragdie de _Timocrate_, de Thomas Corneille, qui
sont probablement de Thomas Corneille lui-mme;--la 7e lettre (1864,
pp. 251-255) pose la question de savoir si le distique: _Una dies
Lotharos, Burgundos hebdomas una_, etc., et la traduction franaise
qui l'accompagne dans le recueil intitul: _A la gloire de Louis le
Grand, conqurant de la Hollande_ (voy. ci-dessus, no 224), doivent
tre attribus  Corneille; la 8e lettre (1864, pp. 555-561) revient
sur le recueil de _Sercy_ et sur l'un des quatrains contre d'Aubignac,
attribu par Tallemant  Corneille ou  quelque corneillien;--la 9e
lettre (1864, pp. 587-591) signale une _Ode sur la Paix et le Mariage_
(Paris, de Luyne, 1660, in-4), qui pourrait tre signe Corneille,
sans faire tort  l'auteur du _Cid_ et de _Cinna_, et reproduit deux
petites pices franaises signes Corneille, qui se trouvent dans les
ditions des oeuvres de Santeul (voy. ci-dessus, nos 158, 231-233). La
dernire de ces pices n'est qu'un passage lgrement remani de _Tite
et Brnice_.




VI.--OUVRAGES ATTRIBUS A CORNEILLE.


I. OUVRAGES PUBLIS SPARMENT.

  244. PARAPHRASE || DE LA DEVISE DE L'OBSERVATEVR.

Voici une reproduction aussi exacte que possible de cette pice qui
n'a pas encore t signale:

        PARAPHRASE

        DE LA DEVISE DE L'OBSERVATEVR

        ET POETE ET GVERRIER
        IL AVRA DV LAVRIER.

    Ou commentaire de ces mots, _Soit qu'il m'attaque en
    soldat maintenant qu'il est oblig de l'estre, soit
    qu'il m'attaque en escriuain_. _&c._ page 10. de la
    Lettre  l'Illustre Academie.

    _Dans le milieu d'vn camp, l'ass [sic] de commander;
    Sur la peau d'vn tambour o je vay m'accouder,
    Plus haut que les canons je fais sonner ma veine:
    A Paris quant je laisse eschapper quelque escrit,
    Mon liure des l'abord fait sauoir, a qui lit,
          Combien je suis grand Capitaine.
    Ainsi les nobles feux qu'allume la chaleur
          De la muse & de la valeur:
    Et dont a tous moments je pousse les fumes:
    Pour m'acqurir le nom de Pote, & guerrier;
    M'erigent en rimeur jusques dans les armes,
    Et me rendent vaillant jusques sur le papier._

    Dedidicit jam pac ducem. ~Lucanus, 1e, Phar.~

Nous sommes dispos  ranger la pice qui prcde parmi les oeuvres
diverses de Corneille. Outre qu'elle nous parat bien dans sa manire,
nous l'avons trouve  la suite du _Rondeau_ dans le prcieux recueil
de la bibliothque Sainte-Genevive (Y. 458, in-4o, Rs.). Elle est
imprime sur une feuille volante du format in-4, dont le verso est
blanc. Les caractres diffrent de ceux qui ont t employs pour la
composition du _Rondeau_, mais la disposition du texte est presque la
mme. On remarquera le vers latin qui termine l'pigramme; il est
emprunt  Lucain, l'auteur favori de Corneille.

Le P. Niceron et divers autres bibliographes ont attribu, sans aucune
raison,  Corneille plusieurs des pices publies dans la querelle du
_Cid_. Nous avons class parmi ses oeuvres diverses les trois pices
qui sont incontestablement de lui. On trouvera les autres dans notre
chapitre XIXe.

  245. LE PRESBYTERE D'HENOVVILLE. A Tircis. _A Roen, Chez Iean le
    Boullenger._ M.DC.XXXXII [1642]. In-12 de 12 pp.

Cette pice a t pour la premire fois attribue  Corneille par M.
Emm. Gaillard (_Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
1834, pp. 164-169); M. Brunet (_Manuel du libraire_, t. IIe, col. 286)
et M. douard Fournier (_Notes sur la vie de Corneille_, pp. LXXI sq.)
l'ont ajoute sans contestation aux oeuvres de notre pote, mais M.
Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 11-14) a soumis la question  un nouvel
examen. La raison qui avait dtermin M. Gaillard  considrer
Corneille comme l'auteur du _Presbytre d'Hnouville_, c'tait que le
pote aurait t souvent l'hte de l'abb Legendre, cur d'Hnouville;
or M. Gosselin (_Pierre Corneille (le pre) et sa maison de campagne_,
Rouen, 1864, in-8) a dmontr depuis que c'tait  Petit-Couronne que
la famille Corneille allait respirer l'air des champs. Ce dtail n'est
assurment pas dcisif; mais ce qui est plus significatif, c'est que
le _Presbytre d'Hnouville_ n'ait pas t imprim chez _Laurens
Maurry_. M. Marty-Laveaux a fait en outre remarquer, avec beaucoup
d'-propos, que le nom de _Tircis_ tait le nom sous lequel Corneille
s'tait mis en scne dans _Mlite_, et que les mots A Tircis
semblent indiquer que le pome ne fut pas compos par lui, mais lui
fut au contraire adress par un de ses amis.

Le seul exemplaire connu du _Presbytre d'Hnouville_ appartient  la
Bibliothque de Rouen (_Recueil de posies diverses_, O. 744).

  246. SYLLA, tragdie en cinq actes et en vers, prcde d'une
    Dissertation dans laquelle on cherche  prouver, par la
    tradition, par l'histoire, par des anecdotes particulires et
    par un examen du style et des caractres, que cette pice est
    du grand Corneille; publie d'aprs un manuscrit du
    dix-septime sicle dpos chez M. Tion de la Chaume, notaire
    de Paris, par M. C. Palmzeaux. _A Paris, Charon, Madame
    Masson, Barba, an XIII-1805._ In-8 de 2 ff., lvij et 95 pp.

Cette tragdie parut, pour la premire fois, dans la _Suite de la
Grammaire franoise_, du P. Buffier (_Paris, Nicolas le Clerc._ 1728,
in-12). Elle a t attribue par Barbier  Mallet de Brefud, mais le
vritable auteur est le P. Charles de la Rue. On consultera, sur
l'histoire de cette pice et sur les diffrentes ditions qui en ont
t publies, la _Bibliothque des crivains de la Compagnie de
Jsus_, par Augustin et Alos de Backer, t. Ier (Lige, 1853, grand
in-8), pp. 663 sq.

  247. L'OCCASION PERDUE RECOUVERTE, par Pierre Corneille. Nouvelle
    edition accompagne de notes et de commentaires, avec les
    sources et les imitations qui ont t faites de ce pome
    clbre, non recueilli dans les OEuvres de l'auteur. _Paris,
    Chez Jules Gay, diteur_, 1862. In-8 et in-12 de 96 pp. en
    tout.

dition tire  320 exemplaires, tous numrots et sur papier verg;
250 format petit in-12, et 70 format in-8.

MM. Gay pre et fils, qui se sont fait une clbrit peu enviable
comme diteurs de livres galants, n'ont pas craint de porter
atteinte  la mmoire de Corneille en rimprimant sous son nom cette
pice depuis longtemps oublie.

L'_Occasion perdue recouvre_ parut d'abord dans les _Posies
gaillardes, galantes et amoureuses de ce temps_; s. l. n. d. [Rouen,
vers 1655], pet. in-12 de 82 pp., et dans le _Nouveau Cabinet des
Muses, ou l'Eslite des plus belles Posies de ce temps_; Paris, veuve
Edme Ppingu, 1658, in-12; elle fut intercale aprs coup dans ce
dernier recueil, o elle occupa un cahier de 50 pp. imprim  part,
qui manque  la plupart des exemplaires. Elle reparut ensuite dans
l'_Elite des Posies hroques et gaillardes de ce temps_; s. l. n. d.
(vers 1660), in-12 de 94 pp.; dans les _Posies nouvelles et autres
OEuvres galantes du Sieur de C**_ [Cantenac]; _Paris, Thodore
Girard_, 1662, in-12; puis dans un certain nombre de rimpressions de
l'_Elite des posies hroques et gaillardes_ (Paris, imprim cette
anne [vers 1670, selon le catalogue Luzarche, no 2386]; s. l., 1683,
catalogue la Vallire, no 13506; s. l., 1689, catalogue Cigongne, no
945; s. l. [ la Sphre], 1695, pet. in 12); dans les _Posies
hroques et galantes_, s. d., 1687, in-12; enfin dans la _Nouvelle
Elite des Posies heroques et gaillardes de ce temps_; Utrecht, 1734
et 1737, in-12.

Il ne vint  l'esprit d'aucun contemporain d'attribuer l'_Occasion
perdue_  Corneille; le premier ouvrage o l'on trouve cette
attribution est le _Carpenteriana_, ou _Recueil des penses
historiques, critiques, morales et de bons mots de M. Charpentier, de
l'Acadmie franoise_ (Paris, J. Fr. Morisset, 1724, in-8), publi par
Boscheron. On lit dans ce recueil, p. 284:

M. Corneille l'an est auteur de la pice intitule: _L'Occasion
perdue et recouvre_. Cette pice tant parvenue jusqu' M. le
chancelier Sguier, il envoya chercher M. Corneille et lui dit que
cette pice, ayant port scandale dans le public et lui ayant acquis
la rputation d'un homme dbauch, il falloit qu'il lui fit connotre
que cela n'toit pas, en venant  confesse avec lui; il l'avertit du
jour. M. Corneille ne pouvant refuser cette satisfaction au
chancelier, il fut  confesse avec lui, au P. Paulin, petit pre de
Nazareth, en faveur duquel M. Sguier s'est rendu fondateur du couvent
de Nazareth. M. Corneille s'tant confess au rvrend pre d'avoir
fait des vers lubriques, il lui ordonna, par forme de pnitence, de
traduire en vers le premier livre de l'_Imitation de J.-C._, ce qu'il
fit. Ce premier livre fut trouv si beau, que M. Corneille m'a dit
qu'il avoit t rimprim jusqu' trente-deux fois. La Reine, aprs
l'avoir lu, pria M. Corneille de lui traduire le second; et nous
devons  une grave maladie dont il fut attaqu la traduction du
troisime livre, qu'il fit aprs s'en tre heureusement tir.

L'anne mme o avait lieu la publication du _Carpenteriana_, les
_Mmoires pour l'histoire des sciences et des beaux-arts_, publis 
Trvoux (dcembre 1724, pp. 2272-2276), rfutrent une anecdote
blessante pour la mmoire de Corneille. Ils s'attachrent  dmontrer
que l'_Occasion perdue recouverte_ n'tait pas de lui, mais de
Cantenac, et que, par consquent, l'auteur du _Cid_ n'avait pas eu 
faire pnitence de ce pome.

La question paraissait juge depuis longtemps, lorsque a paru la
rimpression de M. Gay. Les raisons allgues par lui pour attribuer 
Corneille une pice licencieuse n'ont pas trouv grce aux yeux du
parquet, qui a fait saisir les exemplaires de la rimpression rests
en magasin, en mme temps que d'autres productions du mme libraire.

M. Marty-Laveaux (t. VIIIe, pp. I-IX) s'est cru oblig de discuter 
son tour le tmoignage du _Carpenteriana_, dont il n'a rien laiss
subsister. Il a notamment relev dans l'_Occasion perdue et recouvre_
une locution gasconne qui n'et pas chapp  Corneille, et qui ne
peut avoir appartenu qu' Cantenac.

M. Viollet-le-Duc (Bibliothque potique, Paris, 1843, in-8, pp. 521
sq.) a fait une autre observation galement importante: c'est que le
premier fragment de l'_Imitation_ fut certainement publi avant les
vers dont Corneille aurait t oblig de faire pnitence. Le premier
recueil dans lequel l'_Occasion perdue_ ait t insre ne porte pas
de date, mais il est difficile d'admettre qu'il soit antrieur  1655.
Les diteurs de posies gaillardes n'ont pas d laisser un long
temps s'couler avant de reproduire un aussi friand morceau; aussi
croyons-nous que le recueil intitul: _Posies gaillardes, galantes et
amoureuses_ a d paratre sinon aprs, du moins fort peu de temps
avant le _Nouveau Cabinet des Muses_ de 1658.


II. RECUEILS CONTENANT DES PICES DE VERS ATTRIBUES A CORNEILLE.

  248. RECVEIL DE DIVERSES POESIES DES PLVS CELEBRES AVTHEVRS DE CE
    TEMPS. _A Paris, Chez Louis Chamhoudry, au Palais, vis  vis la
    S. Chapelle,  l'Image S. Louis._ M.DC.LII [1652]. Auec
    Priuilege du Roy. 2 part, in-12.

Ce recueil renferme une _pigramme de Monsieur de Corneille_, contre
un pote, mais l'attribution repose sur une erreur vidente, car
l'pigramme se retrouve dans la 3e partie des _OEuvres de Saint-Amand_
(Paris, 1649, in-4).

Le privilge, dat du 6 mars 1651, est accord pour dix ans  Jean
Conart, l'un de nos Maistres d'Hostel ordinaire, qui dclare en faire
cession  _Chamhoudry_.

En 1655, le mme libraire fit paratre une troisime partie qu'il
intitula: _Nouveau Recueil de Posies des plus celebres Autheurs du
Temps_, dont il existe une contrefaon excute en province, sous la
date de 1655.

  249. LES || MVSES || ILLVSTRES, || Par Franois Colletet, le
    Fils. || _Paris, || Pierre David & Louis Champ- || houdry._ ||
    1658. || Avec Privilege du Roy. In-8 de 8 ff. et 388 pp.

Les _Muses_ sont au nombre de quatre: la _Muse Srieuse_, la _Muse
Bachique_, la _Muse Amoureuse_ et la _Muse Burlesque_. Les feuillets
prliminaires contiennent la table et l'_Extrait du Privilge_.

Le privilge, dat du 8 avril 1658, est accord pour sept ans au sieur
Franois Colletet le fils, qui dclare en faire cession  _P. David_
et _Louis Chamhoudry_. L'achev d'imprimer est du 15 avril 1658.

On trouve dans ce recueil (pp. 148 et 149) les deux sonnets pour
_Timocrate_, que M. Marty-Laveaux a reproduits (t. Xe, pp. 360 sq.),
mais qu'il croit tre de Thomas Corneille.

  250. RECUEIL || DE QUELQUES || PIECES || NOUVELLES || ET
    GALANTES, || Tant en Prose qu'en Vers; || Dont les Titres se
    trouveront apres || la Preface. || _A Cologne, || Chez_
    _Pierre du Marteau._ || M.DC.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 4 ff.
    (dont le premier est blanc), 182 pp. et 1 f. blanc.

dition qui porte une sphre sur le titre.

La 32e pice du recueil, intitule: _Plainte de la France  Rome,
Elegie_ (pp. 168-173), est signe CORNEILLE. Elle est en ralit de
Flchier, sous le nom de qui elle parut d'abord dans une dition
probablement imprime par _Mabre-Cramoisy_ (_s. l. n. d._, in-4 de 4
ff.); elle avait t reproduite dans les _Dlices de la Posie
galante_ (voy. ci-dessus, no 213), et l'on ne s'explique gure comment
elle put tre rimprime sous le nom de Corneille.

  251. RECUEIL || DE QUELQUES || PIECES || NOUVELLES || ET
    GALANTES, || Tant en Prose qu'en Vers; || dont les Titres se
    trouveront apres || la Preface. || _A Cologne, || Chez Pierre
    du Marteau [Hollande,  la Sphere]._ || M.DC.LXIV [1664]. Pet.
    in-12 de 180 pp. en tout.

La pice attribue  Corneille y occupe les pp. 167-171.

  252. RECUEIL || DE QUELQUES || PIECES || NOUVELLES, || Tant en
    Prose qu'en Vers; || Dont les Titres se trouveront aprs la
    Preface. || Premiere [Seconde] Partie. || _A Cologne, || Chez
    Pierre du Marteau._ || M.DC.LXVII [1667]. 2 vol. pet. in-12.

dition qui porte une sphre sur le titre.

_Premiere Partie_: 180 pp., y compris 4 ff. prlim.

_Seconde Partie_: 4 ff. et 232 pp.

La 1re partie contient (pp. 167-171) la _Plainte de la France  Rome_.
_Elegie_, signe: CORNEILLE.

  253. LES PLAISIRS DE LA POESIE GALANTE, GAILLARDE ET AMOUREUSE.
    _S. l. n. d._ In-12.

Ce petit recueil, qui n'a d'autre titre qu'un frontispice grav,
contient (p. 20) une pigramme sur d'Aubignac signe CORNEILLE; aussi
M. Paul Lacroix l'a-t-il attribue  notre pote (_Bulletin du
Bouquiniste_, 1863, p. 696). M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 374) fait
observer que la mme pigramme se trouve dans les _Historiettes_ de
Tallemant des Raux, avec le nom de Cotin.

  254. LE NOUVEAU || MERCURE || GALANT. || Contenant les Nouvelles
    du mois de May 1677. || & plusieurs autres. || Tome III. ||_A
    Paris, || Au Palais, || dans la Salle Royale,  || l'Image S.
    Louis._ || M.DC.LXXVII [1677]. || Avec Privilege du Roy. In-12
    de 6 ff. et 363 pp.

On trouve dans ce volume (pp. 97-100) une jolie pice qui commence
ainsi:

    Je suis vieux, belle Iris, c'est un mal incurable...

Le rdacteur du _Mercure_ ne dit pas expressment qu'elle soit de
Corneille, mais il semble le donner  entendre: Que pensez-vous,
Madame, de cette galanterie? L'Autheur qui prtend que ses vieilles
annes luy ont acquis l'avantage d'aimer si commodement, et qui
s'explique d'une maniere si agreable, ne merite-t-il pas d'estre
particulierement consider de la Dame? Il est rare de pouvoir
conserver dans un ge aussi avanc que celuy qu'il se donne, le feu
d'esprit qu'il fait paraistre encore dans ces vers; et le vieux
Martian, que vous avez tant admir dans l'admirable _Pulchrie_ du
grand Corneille, n'auroit pas parl plus galamment, s'il avoit voulu
s'loigner du srieux. M. Marty-Laveaux regarde comme trs-probable
l'attribution de ces vers  Corneille.

  255. LES HISTORIETTES DE TALLEMANT DES RAUX. Troisime dition
    publie avec notes et claircissements historiques, par MM.
    Paulin Paris et de Monmerqu. _Paris, Techener_, 1853-1860, 9
    vol, in-8.

Tallemant rapporte (t. VIIe, pp. 250-255) diverses pices de vers
composes contre l'abb d'Aubignac. Trois de ces pices sont
attribues  Corneille, ou  quelque corneillien.

  256. NOUVEAU RECUEIL DES EPIGRAMMATISTES FRANOIS ANCIENS ET
    MODERNES, depuis Marot, par M. B. L. M. [A. A. Bruzen de la
    Martiniere]. _Amsterdam, Wetstein_, 1720, 2 vol. in-12.

Le t. Ier contient (pp. 104 sq.) un quatrain imit des vers de Lucain
sur l'invention de la peinture. Ce quatrain est donn comme tant
l'oeuvre de Corneille.

  257. ... ANA [ALLAINVALLIANA], OU BIGARRURES CALOTINES [par
    l'abb L.-J.-C. Soulas d'Allainval]. _A Paris, chez de
    Heuqueville_, 1732 et 1733, 4 vol. in-12.

On trouve dans le t. IVe (pp. 9 sq.) un quatrain imit de deux vers
d'Horace, que l'auteur attribue  Corneille.

  258. BIBLIOTHEQUE DE COUR, DE VILLE ET DE CAMPAGNE par Guyot de
    Pitaval. Nouvelle dition [refondue par l'abb Prau]. _A
    Paris, Chez Thodore le Gras_, 1746, 8 vol. in-12.

On y trouve (t. Ier, p. 241) un quatrain envoy par le grand
Corneille  un pote mdiocre.

Voy. sur le recueil de Pitaval, Qurard, _la France littraire_, t.
IIIe, p. 297.

  259. MANUEL DU VOYAGEUR A PARIS, OU PARIS ANCIEN ET MODERNE,
    contenant la description historique et gographique de cette
    capitale, de ses monuments, palais, difices publics, jardins,
    spectacles, etc. Par P. Villiers. Nouvelle dition, revue,
    corrige et considrablement augmente. _Paris, Delaunay_,
    1813, in-18.

On y trouve un quatrain adress au Christ de l'glise Saint-Roch,
que Villiers donne comme tant de Corneille. Cette petite pice parat
avoir t publie d'aprs une copie manuscrite qui se trouve au verso
d'un exemplaire de l'_Imitation de Jsus-Christ_ (dition de 1658,
in-4), appartenant  M. Socard, de Troyes. Rien ne prouve qu'elle soit
de Corneille.




VII.--DITIONS DES PICES DE THATRE DE CORNEILLE

PUBLIES DE SON VIVANT, MAIS SANS SA PARTICIPATION, EN FRANCE OU EN
HOLLANDE.


I

  260. MELITE, || OV || LES FAVSSES || LETTRES. || Piece Comique.
    || _A Paris, || Par Iaques de Loges,  l'Enseigne du || Mauuais
    Temps._ || M.DC.XXXIII [1633]. || Avec Permission. In-8 de 4
    ff. et 135 pp., caract. ital.

Collation des feuillets prlim.: titre;--1 f. pour la ddicace _A
Monsieur de Liancour_;--1 f. pour l'avis _Au Lecteur_;--1 f. pour
l'_Argument_.

Nous avons cherch longtemps cette dition souvent cite par les
bibliographes de Corneille. Elle a t plusieurs fois indique comme
tant du format in-12; mais, cette indication nous paraissant errone,
nous avons tenu  la dcrire sur l'original. Nous avons parcouru
toutes les bibliothques de Paris, sans pouvoir la rencontrer; nos
visites chez les amateurs n'ont pas t plus fructueuses; enfin, grce
 l'obligeant intermdiaire de M. E. de la Germonire, M. Lormier, de
Rouen, a bien voulu nous communiquer son exemplaire, celui mme qui a
figur  la vente Potier, en 1870. Nous avons pu constater que la
_Mlite_ de _J. de Loge_ n'est pas imprime dans le format in-12, mais
bien dans le format in-8 indiqu au catalogue. Nous nous sommes
galement convaincu que ce n'est pas une dition donne par Corneille,
mais bien une simple contrefaon qui reproduit le texte de l'dition
originale in-4. _Le Catalogue chronologique des Libraires et des
Libraires-Imprimeurs de Paris_, rdig par A.-M. Lottin, en 1789, ne
mentionne aucun libraire du nom de _de Loge_, et nous devons admettre
que le nom et l'enseigne bizarre dont il est accompagn sont purement
imaginaires. La _Mlite_, in-8, a d tre publie dans une ville de
province, vers 1634, c'est--dire aprs la publication de _La Veuve_;
elle est imprime dans le mme format que cette pice et en caractres
analogues, mais non identiques  ceux de _Franois Torga_. Ce qui
confirme notre hypothse, c'est que le volume ne contient pas de
privilge, mais la mention d'une simple permission, mention assez
ordinaire aux contrefaons.

Vendu 50 fr., mar. r. (_Chambolle-Duru_); Potier, 1870 (no 1226).

  261. MELITE, || OV || LES FAVSSES || LETTRES. || Piece Comique.
    || Par M. de Corneille. || _A Lyon, || Chez Claude la Riuiere,
    ru || Merciere,  la Science._ || M.DC.LIII [1653]. || Auec
    Permission. In-12 de 4 ff. et 88 pp., caract. ital.

Collation des feuillets prlim.: titre; 1 f. pour la ddicace; 1 f.
pour l'avis _Au Lecteur_; 1 f. pour l'_Argument_.

  262. MELITE, || Comedie. || Par le Sr P. Corneille. || _A Paris,
    || Chez Augustin Courb, || au Palais._ || Anno M.DC.LIV
    [1654]. Pet. in-12 de 88 pp. (y compris 3 ff. prlim.), sign.
    A-D.

Au titre, le fleuron aux palmes croises; au 2e f. au-dessus du titre
de dpart, le fleuron  la tte de buffle, avec les petites
excroissances sur les cornes.

Edition elzvirienne reste inconnue aux elzviriographes. M. Potier,
qui en possde un exemplaire, pense qu'elle a d tre imprime par
_Fr. Foppens_,  _Bruxelles_. Elle a t cite dans la _Description
bibliographique des livres composant la Librairie J. Techener_, 1858,
t. II, no 10,564, et dans le _Catalogue Soleil_ (janvier 1872), no
1308, sous la date de 1655.

Cette dition et la prcdente soulvent une question historique que
nous n'avons pu lucider. _La Riviere_ et _Foppens_ ont-ils t amens
 rimprimer _Mlite_, en 1655 et en 1654, par quelque reprise de
cette comdie? Ont-ils eu, au contraire, la pense de donner une
dition des _OEuvres_ de Corneille par pices spares, comme le fit
aprs eux _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_? C'est ce que nous ne nous
hasarderons pas  dcider.

  263. MELITE, || Comedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet.
    in-12 de 68 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. A-C.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, et qui fait
partie de son recueil de 1664. Le titre porte la devise: _Qurendo_.

On s'tonnera peut-tre de nous voir ranger sous la mme rubrique les
ditions donnes par les _Elzevier_ ou leurs continuateurs, et les
grossires contrefaons imprimes en France. Les unes ont conserv du
prix auprs des amateurs, tandis que les autres ont t tellement
ngliges qu'il est presque impossible d'en trouver des exemplaires.
Malgr la diffrence vnale qui existe entre les deux espces
d'ditions, nous croyons que, au point de vue littraire, notre
classification s'explique d'elle-mme. La valeur des livres sortis des
presses elzviriennes tient presque toujours  leur excution
matrielle et non  la puret des textes qu'ils nous fournissent. Les
_Elzevier_ (et ce que nous disons des _Elzevier_ s'applique galement
 _Wolfgang_) taient de trs-habiles marchands et des typographes
d'un got parfait, mais il ne faut pas leur attribuer d'autre mrite.
Leurs ditions taient correctes quand elles taient revues par un
savant; elles taient fautives, au contraire, quand les preuves
taient soumises  quelque prote ignorant. On sait depuis longtemps
(voy. Pieters, _Annales des Elzevier_, 2e dit.; Gand. 1858, in-8, pp.
xxxv sq.) que les _Elzevier_ n'ont employ que des caractres fondus
avec les poinons du graveur parisien _Jacques de Sanlecque_ et de son
fils, mais on serait dispos  leur faire du moins honneur de leur
papier de Hollande. A ce point de vue encore il semble qu'il faille
un peu rabattre des loges qui leur ont t prodigus jusqu'ici. M. H.
Lempertz a publi dans ses _Bilder-Hefte zur Geschichte des
Buchhandels und der mit demselben verwandten Knste und Gewerbe_
(Kln, 1854 et annes suiv., in-fol.) une curieuse lettre adresse
d'Amsterdam,  l'abb Mnage, par _Louis_ et _Daniel Elzevier_. Cette
lettre, date du 10 mai 1662, commence ainsi:

     Monsieur,

  Nous n'avons jusques  steure peu commencer a vos Poemes [_gidii
  Menagii Poemata. Quarta editio, auctior et emendatior_;
  Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1663, pet. in-12 de 4 ff. et
  327 pp., dont les deux dernires ne sont pas chiffres] a cause de
  la multitude des ouvrages qu'avons soubs la presse, d'autre part
  serions bien aise de l'imprimer sur du papier que Monsr _le Goux_
  nous doibt envoyer de Paris, qui est le plus beau qu'ayons jamais
  veu, de l'envoy duquel il ne nous a pas encore donn advis et  ce
  sujet nous luy escrivons presentement. Si neantmoins vous estes
  press pour cet ouvrage, nous le commencerons sur de bon papier
  qu'avons presentement: mais nous aimerions mieux de l'imprimer sur
  le papier dudit _le Goux_.

Le passage que nous venons de citer peut jusqu' un certain point
diminuer le mrite industriel des imprimeurs hollandais, mais il ne
peut qu'augmenter leur rputation commerciale, en montrant le soin
qu'ils mettaient  se procurer le meilleur papier sorti des fabriques
trangres. Ce qui leur appartient bien en propre, c'est l'lgance de
leur petit format, la nettet de leur impression, en un mot une
excution dont la perfection n'a jamais t surpasse.


II

  264. CLITANDRE, || Tragdie, || Par P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet.
    in-12 de 60 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. D-F.

Edition imprime  _Amsterdam_, par _Abraham Wolfgang_, et qui fait
partie de son recueil de 1664. Le titre porte la devise: _Qurendo_.


III

  265. LA || VEFVE || OV LE || TRAISTRE || TRAHY || Comedie. || _A
    Paris, || Chez Franois Targa, au premier || pilier de la
    grand'Salle du Palais deuant || la Chappelle, au Soleil d'or._
    || M.DC.XXXV [1635]. || Auec Priuilege du Roy. || _Iouxte la
    copie._ In-8 de 16 ff. et 144 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre; 3 pp. pour la ddicace;--4 pp.
pour l'avis _Au Lecteur_; 21 pp. pour les vers en l'honneur de
Corneille; 1 f. pour l'_Argument_ et les _Acteurs_.

Cette contrefaon, probablement imprime en Normandie, est une copie
assez exacte de l'dition originale. Le titre et le corps du texte ont
surtout une grande ressemblance. Nous avons cependant remarqu que
dans les pices  la louange de Corneille, on avait omis celle qui est
signe I. G. A. E. P.

Bibliothque de l'Institut (Q.562 Z.).

  266. LA VEFVE, || Comedie, || Par P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet.
    in-12 de 76 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. G-K.

dition publie  _Amsterdam_ par _Abraham Wolfgang_, avec la devise:
_Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664.


IV

  267. LA GALERIE || DU PALAIS, || Comedie, || Par || P. Corneille.
    || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV
    [1664]. Pet. in-12 de 76 pp. (non compris la fig. ni le titre),
    sign. L-O.

dition sortie des mmes presses que la prcdente. Elle fait partie
du recueil de 1664.


V

  268. LA || SVIVANTE, || Comedie. || par || P. Corneille. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV
    [1664]. Pet. in-12 de 67 pp. (non compris la fig. ni le titre),
    sign. P-R.

dition excute  _Amsterdam_, comme les prcdentes. Elle fait
partie du recueil de 1664.


VI

  269. LA PLACE || ROYALLE, || Comedie. || Par || P. Corneille. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris_, || CI[C].I[C]C.LXIV
    [1664]. Pet. in-12 de 59 pp. (non compris la fig. ni le titre),
    sign. S-V.

dition excute par _Wolfgang_  _Amsterdam_, avec la devise:
_Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664.


VII

  270. MEDEE || Tragedie. || Par le Sr Corneille. || _Sur
    l'imprim. || A Paris, || Chez Franois Targa, au || premier
    pillier de la grand'Salle || du Palais, deuant la Chapelle, ||
    au Soleil d'or._ || M.DC.XXXIX [1639]. || In-12 de 4 ff. et 96
    pp.

Contrefaon excute en France, probablement  Caen.

Au titre, un fleuron grossier qui reprsente une petite tte d'ange,
de chaque ct de laquelle se dveloppe une corne d'abondance
accompagne de rinceaux. Le mme fleuron se retrouve sur le titre de
plusieurs des contrefaons dcrites ci-aprs (nos 278, 305).

  271. MEDEE || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris_ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet.
    in-12 de 56 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. X-Z.

dition excute par _Abraham Wolfgang_  _Amsterdam_, avec la devise:
_Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664.


VIII

  272. L'ILLVSION, || Comedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant
    la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet.
    In-12 de 68 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. Aa-Cc.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_  _Amsterdam_, avec la devise:
_Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664.


IX

  273. LE || CID || Tragi-Comedie. || Nouvelle. || Par || Le Sieur
    Corneille. || _A Leyden, || Chez Guillaume Chrestien_, || 1638.
    Pet. in-12 de 4 ff., 76 pp. et 2 ff. blancs.

Collation des feuillets prlim.: titre avec la marque du libraire
reprsentant un plican aux pieds duquel on lit la devise suivante:
_Nil penna sed vsus_;--3 pp. pour la ddicace;--2 pp. pour un avis
_Aux Amateurs de la Langue Franoise_,--1 p. pour les _Acteurs_.

Le texte de cette dition est copi sur le texte de l'dition in-12 de
Paris. L'avis du libraire, dj reproduit par M. Marty-Laveaux, est
ainsi conu:

     AUX AMATEURS DE LA LANGUE FRANOISE.

     Messieurs,

  Le soin ou m'engage le desir que j'ay de satisfaire  vos
  curiosits (m'ayant fait dcouvrir cette excellente et ravissante
  piece, entre les nouveaux ouvrages de nos crivains) m'a port
  dans le dessein de la faire mettre souz la presse, pour vous en
  rendre participans. Je m'y suis de plus senti provoqu par le peu
  d'exemplaires qui s'en est trouv en ces pays, et qui sembloit
  tmoigner que la France ft jalouse, que cet oeuvre admirable
  tombt en la main des strangers. Sa lecture a charm l'oreille
  des Roys de telle sorte, que mmes dans les grands soins qui les
  environnent, il y en a qui l'ont fait reterer plusieurs fois;
  tant ils l'ont estime digne de leur audience. Aussi n'est-il
  point d'Eloge assez relev, qui ne soit au dessous de ses
  beauts, et ce n'est rien dire d'gal  ses graces, que d'asseurer
  qu'elles expriment toutes celles qui sont les plus rares en
  l'Elegance Franoise: qu'elles representent les traits les plus
  vifs et les plus beaux dont on puisse se servir pour expliquer la
  gloire des grandes actions d'une ame parfaitement genereuse; et
  bref que les lire, et les admirer sont presque une mesme chose. Il
  faudroit imaginer d'autres loanges, que celles que l'on est
  accoustum de donner aux ouvrages les plus accomplis, pour les
  attribuer a celuy-cy; les conceptions en sont si sublimes,
  qu'elles ont quelque chose de Divin, et qui va surpassant les
  efforts de la pense humaine: en fin son excellence est telle, que
  vous la comprendrez mieux en le lisant, que je ne vous la puis
  dcrire. Je n'y attache point d'argument, pour ce que l'Autheur
  n'y en a point fait, et que sa lecture surprendra vtre esprit
  avec bien plus de douceur et de plaisir, par la diversit de ses
  incidens inespers, que si elle estoit precede par une
  connoissance confuse du sujet telle que donneroit un argument, qui
  ne seroit qu'un abrg du contenu de toute la piece. Recevez la
  s'il vous plaist, et si elle vous apporte autant de satisfaction,
  que j'employe de zele  vous l'offrir, elle y trouvera une
  recompense assez convenable  ses mrites.

    J. P.

Vendu: 79 fr. mar. v. (_Duru_), Giraud, 1855 (no 1633);--75 fr., mme
exempl., Solar, 1860 (no 1693).

  274. LE || CID || Tragi-Comedie || nouvelle. || Par le Sieur
    Corneille. || _Iouxte la Copie Imprime. || A Paris_, ||
    CI[C].I[C]C.XXXVIII [1638]. Pet. in-8 de 95 pp. chiffr. (y
    compris les 3 ff. prl. non chiffr.), caract. ital.

Au titre, un fleuron avec la tte de Mduse.

Vritable Elzevier qui se distingue non-seulement par la tte de
Mduse que les Elzevier  cette poque employaient encore
exclusivement, mais aussi par les caractres qui sont ceux de
l'_Herodes Infanticida_ d'Heinsius, du mme format, qui porte leur
nom; par deux fleurons qu'ils employaient frquemment alors dans leurs
impressions in-8, et dont l'un se trouve dans l'dition de la mme
tragdie d'Heinsius, et l'autre dans les _Gemmul linguarum_ de 1637,
qui portent galement leur nom; enfin par les lettres grises qui se
trouvent au commencement des 1er, 2d et 3e actes; ce sont les mmes
que celles de ces actes dans l'dition qu'ils ont donne du _Cid_ en
1644, qui fait partie de l'_Illustre Thatre de Mons. Corneille_, et
dont l'origine elzvirienne n'est pas conteste. Pieters, _Annales de
l'Impr. des Elzevier_, 2e dit., pp. 189, sq.

  275. LE || CID || Tragi-Comedie. || _Iouxte la Copie imprime A
    Paris._ || M.DC.XL [1640]. _S. l._ In-8 de 87 pp., titre
    encadr, caract., ital.

Grossire contrefaon excute en France. Nous en avons vu un
exemplaire  la librairie Baer,  Paris.

  276. LE CID || Tragicomedie. || _Iouxte la copie imprime || A
    Paris, || Chez Franois Targa; || & Augustin Courb, || au
    Palais._ || M.DC.XXXXI [1641]. In-12 de 96 pp., y compris le
    titre.

Les mots _Iouxte la copie imprime_ sont habilement dissimuls dans
une espce de fleuron carr assez grossier.

Cette contrefaon est mal imprime et sur mauvais papier.

Vendu: 4 fr. v. m. Giraud, 1855 (no 1634).

Un exemplaire de cette pice, reli en v. marbr. par _Thompson_, est
cot 15 fr. dans la _Description bibliographique des livres composant
la Librairie J. Techener_ (Paris, 1858, 2 vol. in-8), t. IIe, no
10.543; il y est faussement indiqu comme une seconde dition donne
par Corneille.

  277. LE CID, Tragi-Comedie Par le Sieur Corneille. _Suivant la
    Copie imprime A Paris._ M.DC.XLI [1641]. Pet. in-12 de 87 pp.
    en tout.

dition imprime par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier  Leyde_; elle
porte une sphre sur le titre. Pieters, _Annales des Elzevier_, 2e
dit., p. 192.

  278. LE CID || Tragi-Comedie. || Par le Sr Corneille. || _Sur
    l'Imprim, || A Paris, || Chez Augustin Courb, Imprimeur || &
    Libraire de Monsieur Frere du Roy, dans || la petite Salle du
    Palais,  la Palme._ || M.DC.XLIIII [1644]. In-12 de 4 ff. et
    88 pp.

Contrefaon assez mal imprime, mais dont le papier est meilleur que
celui qu'on employait d'ordinaire en pareil cas. Les 4 ff. prlim.
sont imprims en lettres rondes, et contiennent le titre, la ddicace
et les noms des _Acteurs_; le reste du volume est en caractres
italiques.--Au titre le fleuron dcrit plus haut (no 270).

Le texte de la troisime des strophes du _Cid_, nous prouve, comme le
fait dj supposer la simple inspection du titre, que l'imprimeur a
suivi un exemplaire de l'dition in-4 de 1637 (no 9 A).

Bibliothques de M. Didot et de M. Lormier, de Rouen.

  279. LE || CID, || Tragi-Comedie || Par || Monsr Corneille. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || M.DC.XLIV [1644].
    Pet. in-12 de 87 pp. (y compris 3 ff. prlim., non chiffr.),
    sign. A-D.

dition imprime  _Leyde_, par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier_;
elle fait partie de l'_Illustre Thatre_ de 1644. Le texte est celui
des ditions in-12 de _Paris_.

Il existe sous la mme date et avec le mme titre deux ditions
trs-diffrentes. Celle qui est videmment la premire est orne au 2e
f., au-dessus de la ddicace _A Madame de Combalet_, du fleuron  la
sirne; dans l'dition B, on voit  la mme place le fleuron bien
connu  la tte de buffle. Au verso du 3e f. prlim., on lit dans A:
ACTEVRS et dans B: ACTEURS. Nous avons trouv des exemplaires de l'une
et de l'autre dition dans des recueils qui ont figur  la vente
Benzon, en 1875 (no 247 et 248 du Catalogue).

Le catalogue officinal de 1644 fait en outre mention d'une petite
dition du _Cid de Corneille_, in-24, qu'il cote 6 s. de Hollande, et
que jusqu'ici je n'ai encore rencontre ni vu citer que l. Pieters,
_Annales des Elzevier_, 2e dit., p. 192.

  280. LE CID, || Tragedie. || _Iouxte la copie imprime. || A
    Paris, || Chez Franois Targa, || & || Augustin Courb, || au
    Palais._ || M.DC.LI [1651]. In-12 de 10 (?) ff. prlim. et 120
    pp.

Collation des feuillets prlim.: titre, dont le milieu est occup par
une espce de fleuron dans lequel les mots _Iouxte la copie imprime_
sont habilement dissimuls;--2 ff. pour la ddicace;--1 f. blanc? (ce
feuillet manque  l'exemplaire que nous avons sous les yeux, et les 3
premiers ff. prlim. y sont placs les derniers, par une erreur
vidente);--6 ff. pour les extraits des auteurs espagnols et les noms
des _Acteurs_.

Cette contrefaon, mdiocrement imprime, fait partie du recueil de
1652, que nous dcrivons au chapitre VIIIe. Le texte en est assez peu
correct, comme on peut eu juger par la 3e strophe de _Rodrigue_ o les
deux dernires leons se trouvent confondues au point de produire un
vers faux:

      Pere, maistresse, honneur, amour,
    Impitoyable _loy_, _aymable_ tyrannie, etc.

  281. LE || CID || Tragi-Comedie. || Par Monsr Corneille. ||
    _Suiuant la Copie imprime || A Paris_, || CI[C].I[C]C.LI
    [1651]. Pet. in-12 de 63 pp. et 1 f. blanc, sign. A-D.

Rimpression elzvirienne excute  _Leyde_.

  282. LE CID, Tragi-Comedie. _Sur l'imprim  Caen._ M.DC.LIV
    [1654]. In-12.

_Bibliothque dramatique de Pont-de-Veyle_; Paris, 1847, in-8, no 838.

  283. LE CID, Tragi-Comedie. Par Monsr Corneille. _Suivant la
    Copie imprime A Paris._ CI[C].I[C]C.LVI [1656]. Pet. in-12.

dition elzvirienne, que M. Pieters n'a pas connue, et que notre ami
M. A. Willems, de Bruxelles, a bien voulu nous signaler.

  284. LE CID, || Tragedie. || Par le Sr Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet.
    in-12 de 68 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. A-C.

Jolie dition avec la devise: _Qurendo_ sur le titre. Elle a t
imprime par _Abraham Wolfgang_  _Amsterdam_ et fait partie du
recueil de 1664 (no 381).

  285. LE || CID, || Tragi-Comedie. || _Sur l'imprim  Caen._ ||
    M.DC.LXVI [1666]. In-12 de 3 ff. et 89 pp., dans une mme srie
    de signatures.

Grossire contrefaon, imprime en France.

  286. LE || CID. || Tragi-Comedie. || _A Lyon, || Chez
    Iean-Baptiste Deville, || ru Merciere,  la Science._ ||
    M.DC.LXXII [1672]. || Avec Permission. In-12 de 3 ff., 88 pp.
    et 1 f.

Les 3 ff. prlim., qui contiennent le titre, la ddicace et les noms
des _Acteurs_ commencent le cahier A, que compltent les premires pp.
chiffres absolument comme dans les ditions des _Elzevier_ (ainsi
s'explique leur nombre impair).

Voici un exemple des contrefaons autorises par les lieutenants du
Roi dans les provinces, personnages qui paraissent s'tre assez peu
proccups des ordonnances relatives  la librairie et aux privilges.
On lit au recto du dernier f.:

     Permission.

  Je n'empche pour le Roy qu'il soit permis  Jean-Baptiste
  Deville de faire imprimer _le Cid, Tragi-Comedie_, avec les
  deffences ordinaires  tous autres. A Lyon, ce 27. aoust 1672.

    VAGINAY.

  Soit fait suivant les Conclusions du Procureur du Roy, les jour
  et an cy-dessus

    Deseve.

Peut-tre ignorait-on dans les bureaux de M. de Vaginay, en 1672, que
le _Cid_ avait pour auteur Pierre Corneille et que les droits de
l'auteur taient formellement rservs en vertu des privilges du
Roi.

Nous avons cit plus haut (no 261) une dition de _Mlite_ publie par
le prdcesseur de _J.-B. Deville_.

  287. LE CID, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _A Caen, ||
    Imprim cette anne_ [_vers_ 1680]. In-12 de 72 pp., y compris
    le titre.

Cette dition, qui porte une sphre sur le titre, est attribue par M.
Marty-Laveaux aux _Elzevier_ de _Leyde_. Nous avons eu l'occasion de
la voir et nous pouvons affirmer qu'elle a t excute en France.

Catalogue Soleinne, no 1146.--Bibliothque de M. Daguin.

On jugera du texte de cette contrefaon par le passage suivant des
strophes du _Cid_:

      Pere, Matresse, honneur, amour,
    Illustre Grande [_sic_], agrable contrainte,
    Par qui de ma raison la lumiere est teinte,
    A mon aveuglement rendez un peu de jour, etc.

  288. LE CID, Tragedie. Par le Sr Corneille. _Suivant la Copie
    imprime  Paris._ M.DC.LXXXII [1682]. Pet. in-12.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_.

_Bibliothque dramatique_ de Pont-de-Veyle, 1847 (no 839).


X

  289. HORACE, Tragedie. Par le Sr Corneille. _Iouxte la Copie
    imprime A Paris, Chez Augustin Courb_, M.DC.XXXX [1640]. Pet.
    in-12.

_Description des livres composant la Librairie J. Techener_, 1858, t.
IIe, no 10.546.

  290. HORACE, || Tragedie, || Par || le Sieur Corneille. ||
    _Iouxte la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLI
    [1641]. Pet. in-12 de 4 ff. et 75 pp.

dition imprime par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier_  _Leyde_,
avec la sphre sur le titre. Elle fait partie de l'_Illustre Thatre_
de 1644 (no 378).

  291. HORACE || Tragedie. || _Sur l'imprim, || A Paris, || Chez
    Augustin Courb, Li- || braire & Imprimeur de Mon- || sieur
    Frere du Roy, dans la || petite Salle du Palais. ||  la
    Palme._ || M.DC.XLIIII [1644]. In-12 de 88 pp. (y compris le
    titre), sign. A-L, caract. ital.

Contrefaon imprime avec les mmes caractres que les nos 270 et 278.

  292. HORACE, || Tragedie, || Par || le Sieur Corneille. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLV
    [1645]. Pet. in-12 de 3 ff. et 65 pp., sign. A-C.

dition imprime  _Leyde_, par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier_,
avec la sphre sur le titre. Elle se trouve dans quelques recueils
factices que des amateurs peu dlicats se plaisent  regarder comme
des exemplaires de l'_Illustre Thatre_. Le titre gnral de ce
clbre recueil porte la date de 1644; on ne saurait donc y faire
entrer une pice imprime aprs cette date.

  293. HORACE || Tragedie. || Par || le Sieur Corneille. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLVII
    [1647]. Pet. in-12 de 3 ff. et 65 pp., sign. A-C.

dition publie  _Leyde_, par _Louis_ et _Bonaventure Elzevier_, avec
une sphre sur le titre.

  294. HORACE, || Tragedie. || _S. l. n. d._ [_vers_ 1652], in-12
    de 4 ff. et 100 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre, qui ne contient que deux
lignes places au milieu de la page;--3 ff. pour la ddicace et les
noms des _Acteurs_.

Contrefaon mdiocrement imprime qui fait partie du recueil de 1652.
(Voy. notre chapitre VIIIe, no 379.)

  295. HORACE, || Tragedie. || Par || le Sieur Corneille. || _A
    Leyde, || Chez Jean Sambix_ || CI[C].I[C]C.LIV [1654]. Pet.
    in-12 de 3 ff. et 65 pp., sign. A-C.

dition imprime par _Jean Elzevier_,  _Leyde_, pour _Jean Sambix_,
qui n'tait pas un libraire imaginaire comme on l'a cru quelquefois.

  296. HORACE || Tragedie || Par || P. Corneille. || _Suivant la_
    _Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet.
    in-12 de 64 pp. (non compris la fig. ni le titre), et 2 ff.
    blancs, sign. D-F.

dition, avec la devise: _Qurendo_, excute  _Amsterdam_ par
_Abraham Wolfgang_; elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

  297. HORACE, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXXXII [1682]. Pet.
    in-12 de 2 ff. pour la fig. et le titre, 64 pp. et 2 ff.
    blancs, sign. D-F.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_, avec la devise: _Qurendo_.


XI

  298. CINNA || OU || LA CLEMENCE || D'AUGUSTE. || _Suiuant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLIV [1644]. Pet.
    in-12 de 84 pp. (y compris 16 pp. prlim.), plus 1 f. blanc,
    sign. A-D.

dition imprime par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier_,  _Leyde_,
avec la sphre sur le titre, et qui fait partie de l'_Illustre
Thatre_ de 1644. Il est  remarquer que les pp. 71 et 72 sont
doubles, en sorte que la dernire page de texte devrait tre chiffre
86 au lieu de 84.

Cette dition est cote 6 s. de Hollande, au Catalogue officinal de
1644.

  299. CINNA || OU || LA CLEMENCE || D'AUGUSTE. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLVIII [1648]. Pet.
    in-12 de 72 pp. (y compris le titre), sign. A-C.

dition imprime par les _Elzevier_ de _Leyde_; elle porte la sphre
sur le titre. Elle ne contient pas l'extrait de Snque, et l'extrait
de Montaigne y est imprim en petits caractres.

  300. CINNA || Tragedie. || _S. l. n. d._ [1652], in-12 de 8 ff.
    et 103 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre qui ne contient que deux lignes
imprimes en gros caractres,  mi-page;--2 ff. pour la ddicace;--2
ff. pour l'extrait de Snque;--3 ff. pour la lettre de M. de Balzac
et les noms des _Acteurs_ (l'extrait de Montaigne ne s'y trouve pas).

Contrefaon mdiocrement imprime qui fait partie du recueil de 1652
dcrit au chapitre VIIIe (no 379).

  301. CINNA OU LA CLEMENCE D'AUGUSTE. _Suivant la Copie imprime A
    Paris._ CI[C].I[C]C.LVI [1656]. Pet. in-12.

Rimpression elzvirienne excute  _Leyde_.

Cat. Giraud, 1855 (no 1630).

  302. CINNA, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet.
    in-12 de 60 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. G-I.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
marque: _Qurendo_ sur le titre; elle fait partie du recueil de 1664
(no 381).

  303. CINNA, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXXXI [1681]. Pet.
    in-12 de 2 ff. pour la fig. et le titre, 60 pp. et 4 ff.
    blancs, sign. G-I.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_, avec la devise: _Qurendo_.


XII

  304. POLYEUCTE || MARTYR, || Tragedie. || de || Monsr Corneille.
    || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLIV
    [1644]. Pet. in-12 de 93 pp. (y compris 16 pp. prlim.), plus 1
    f. blanc, sign. A-D.

dition imprime par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier_,  _Leyde_,
avec la sphre sur le titre. Elle fait partie de l'_Illustre Thatre_
de 1644 (no 378).

  305. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie. || Par le Sr Corneille. ||
    _Sur l'imprim || A Paris, || Chez Antoine de Sommauille, ||
    en la Gallerie des Merciers,  l'Escu de || France, & Augustin
    Courb, || en la mesme Gallerie,  la Palme || Au Palais._ ||
    M.DC.XLV [1645]. In-12 de 7 ff. non chiffr. et 44 ff. chiffr.,
    sign. __, pour les 4 premiers ff. prlim. et A-M pour les 3
    autres ff. prlim. et le texte, caract. ital.

Les feuillets prlim. contiennent: 1 f. de titre;--2 ff. pour la
ddicace;--3 ff. pour l'extrait des auteurs;--1 f. pour les _Acteurs_.

Contrefaon sortant des mmes presses que la _Mde_ de 1639 (no 270),
le _Cid_ de 1644 (no 278) et l'_Horace_ de 1644 (no 291), avec le mme
fleuron sur le titre: une petite tte d'ange entoure de deux cornes
d'abondance et de rinceaux, le tout grossirement grav.

  306. POLYEUCTE MARTYR, Tragdie de Monsr Corneille. _Suivant la
    Copie imprime A Paris_ CI[C].I[C]C.XLVIII [1648]. Pet. in-12
    de 93 pp.

dition elzvirienne imprime  _Leyde_.

_Catalogue Techener_, 1858, t. IIe, no 10,559 (il y a par erreur 1678
au lieu de 1648).--Catalogue Milot, 1861.

  307. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie || chrestienne. || M.DC.LII
    [1652]. _S. l._, in-12 de 6 ff. et 108 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre, au verso duquel se trouvent
les noms des _Acteurs_;--5 ff. pour la ddicace et l'_Abreg du
martyre de S. Polyeucte_.

Contrefaon mdiocrement imprime, qui fait partie du recueil de 1652
dcrit au chapitre VIIIe (no 379).

  308. POLYEUCTE || MARTYR, || Tragedie. || De Monsr Corneille. ||
    _A Leyde, || Chez Jean Sambix._ || CI[C].I[C]C.LV [1655]. Pet.
    in-12 de 93 pp. (y compris 8 ff. prlim.) et 1 f. blanc, sign.
    A-D.

dition imprime par les _Elzevier_, de _Leyde_.

  309. POLYEUCTE MARTYR Tragedie de Monsr Corneille. _Suiuant la
    Copie imprime A Paris._ CI[C].I[C].LVI [1656]. Pet. in-12 de
    93 pp. (dont les 16 premires non chiffr.), et un f. blanc.

dition elzvirienne qui nous a t signale par M. A. Willems.

  310. POLYEUCTE || MARTYR, || Tragedie || chrestienne, || Par ||
    P. Corneille. || _Suivant la copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 68 pp. (non compris la
    fig. ni le titre), sign. K-M.

dition, avec la marque: _Qurendo_ sur le titre. Elle a t excute
 _Amsterdam_, par _Abraham Wolfgang_, et fait partie du recueil de
1664 (no 381).

  311. POLYEUCTE || MARTYR, || Tragedie || chrestienne, || Par P.
    Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXX [1670]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la fig. et le
    titre et 68 pp., sign. K-M.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_, avec la devise: _Qurendo_
sur le titre.

  312. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie. || A Troyes chez Nicolas
    Oudot, & se vendent ||  Paris, || Chez _la vefue N. Oudot, ||
    ru vieille Boucherie._ || M.DC.LXXX [1680]. Pet. in-12 de 8
    ff. non chiffr. et 80 pp.

Grossire rimpression. Nous citerons plus loin diverses ditions dues
au mme imprimeur.


XIII

  313. LA MORT || DE POMPE. || Tragedie. || _Suivant la Copie
    imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLIV [1644]. Pet. in-12 de
    82 pp. (y compris 10 pp. prlim.), plus un f. blanc, sign. A-D.

dition imprime par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier_,  _Leyde_,
avec la sphre sur le titre; elle fait partie de l'_Illustre Thatre_
de 1644 (no 378).

  314. LA MORT || DE || POMPEE || Tragedie. || _Suivant la Copie
    imprime, || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLVIII [1648]. Pet. in-i2
    de 82 pp. (y compris 5 ff. prlim.) et 1 f. blanc, sign. A-D.

Rimpression de l'dition prcdente.

  315. POMPE || Tragedie. || M.DC.LII [1652]. _S. l._, in-12 de 5
    ff., 107 pp. et 1 f. blanc.

Collation: titre, qui ne contient que 3 lignes imprimes en gros
caractres et un petit fleuron;--4 ff. pour la ddicace et les noms
des _Acteurs_. Les 5 ff. prlim. et les 14 premires pp. du texte
composent ensemble le cahier A.

Contrefaon mdiocrement imprime qui fait partie du recueil de 1652
dcrit au chapitre VIIIe (no 379). Elle prsente cela de remarquable
que les vers traduits ou imits des auteurs latins sont imprims en
italiques et que les passages des originaux sont cits en note au bas
des pages, comme dans les recueils de 1648, 1652 et 1655.

  316. POMPEE || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet.
    in-12 de 62 pp., et 1 f. blanc (non compris la fig. ni le
    titre), sign. N-P.

dition, avec la marque: _Qurendo_ sur le titre. Elle a t imprime
 _Amsterdam_, par _Abraham Wolfgang_, et fait partie du recueil de
1664 (no 381).

  317. POMPE, Tragedie, Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXI [1681]. Pet. in-12.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_.

_Bibliothque dramatique_ de Pont-de-Veyle, 1847, no 836.


XIV

  318. LE || MENTEVR, || Comedie. || _Suivant la Copie imprime ||
    A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLV [1645]. Pet. in-12 de 4 ff.
    prlim. non compris dans les sign., et 88 pp., sign. A-D.

dition imprime par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier_,  _Leyde_,
avec la sphre sur le titre. Elle se joint au recueil de 1644.

Cette dition est curieuse et doit tre recherche  cause des deux
pices de vers, l'une en latin et l'autre en franais, que Huyghens y
a ajoutes.

Ces deux pices, auxquelles Corneille lui-mme a fait allusion,
occupent le 3o f. prlim. et le recto du 4e. La pice latine commence
ainsi:

    _In Prstantissimi Pot Gallici_

    CORNELII,

    COMOEDIAM, qu inscribitur

    MENDAX.

    Gravi cothurno torvus, orchestr truci
    Dudum cruentus, Galli justus stupor
    Audivit et Vatum decus Cornelius.
    Laudem Pot num mereret Comici
    Pari nitore et eleganti, fuit
    Qui disputaret, et negarunt inscii;
    Et mos gerendus insciis semel fuit....

Voici le commencement des vers franais:

    A Monsieur Corneille

    Sur sa Comedie _le Menteur_.

    Et bien, ce beau Menteur, ceste piece fameuse,
    Qui estonne le Rhin et faict rougir la Meuse,
    Et le Tage et le P, et le Tibre Domain [sic],
    De n'avoir rien produit d'esgal  ceste main,
    A ce Plaute ren,  ce nouveau Terence,
    La trouve-on si loing ou de l'indifference
    Ou du juste mespris des savants d'aujourdhuy....

  319. LE || MENTEVR, || Comedie. || _Suivant la Copie imprime ||
    A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLVII [1647]. Pet. in-12 de 4 ff. et
    88 pp., sign.  et A-D.

Rimpression de l'dition prcdente.

  320. LE || MENTEVR, || Comedie. || _S. l. n. d._ [1652], in-12 de
    120 pp., y compris le titre (qui ne contient que trois lignes
    imprimes en gros caractres  mi-page) et 2 ff. pour la
    ddicace.

Contrefaon mdiocrement imprime, qui fait partie du recueil de 1652,
dcrit au chapitre VIIIe (no 379). Nous en avons trouv un second
exemplaire chez M. Ambroise Firmin Didot.

Vendu: 20 fr. mar. r. doubl de mar. v. (_Gruel_), Giraud, 1855 (no
1637).

  321. LE || MENTEUR, || Comedie, || Par || P. Corneille. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII
    [1663]. Pet. in-12 de 76 pp. (non compris la fig. ni le titre),
    sign. T-Y.

dition sortie des presses d'_Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec
la marque: _Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de
1664 (no 381).

  322. LE || MENTEUR. || Comedie, || Par || P. Corneille. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXXXII
    [1682]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 76
    pp., sign. T-X.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_, au _Qurendo_.


XV

  323. LA SVITE || DV || MENTEVR, || Comedie. || _Suivant la Copie
    imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLV [1645]. Pet. in-12 de
    95 pp. (y compris 4 ff. prlim.), sign. A-D.

dition imprime  _Leyde_, par _Abraham_ et _Bonaventure Elzevier_;
elle se joint  leur recueil de 1644 (no 378).

  324. LA SUITE || DU || MENTEUR, || Comedie. || _Suivant la Copie
    imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLVII [1647]. Pet. in-12
    de 95 pp. en tout, sign. A-D.

Rimpression de l'dition prcdente. Il en existe des exemplaires
avec la date de 1848.

  325. LA SVITE || DV || MENTEVR. || Comedie. || M.DC.LII [1652].
    _S. l._, in-12 de 8 ff. et 127 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre imprim en gros caractres;--7
ff. pour la ddicace. Les noms des _Acteurs_ sont placs au verso du
titre.

Contrefaon mdiocrement imprime, qui fait partie du recueil de 1652
dcrit au chapitre VIIIe (no 379).

  326. LA SUITE || DU || MENTEUR, || Comedie. || Par || P.
    Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 80 pp. (non compris la
    fig. ni le titre), sign. A-D.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
marque: _Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664
(no 381).

  327. LA SUITE || DU || MENTEUR, || Comedie. || Par || P.
    Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXXXI [1681]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et
    le titre, et 80 pp., sign. Z-Cc.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_, au _Qurendo_.


XVI

  328. RODOGVNE. || PRINCESSE || DES PARTHES. || Tragedie || _Sur
    l'Imprim. || A Paris, || Chez Augustin Courb, au || Palais,
    en la Gallerie des Mer- || ciers,  la Palme._ || M.DC.XLVII
    [1647]. In-12 de 80 pp. chiffr., y compris les ff. prlim.

Contrefaon grossire, excute probablement en Normandie; elle ne
porte ni privilge ni achev d'imprimer. La ddicace occupe les pp.
3-6; l'_Extrait_ d'_Appian Alexandrin_, les pp. 7-11; les noms des
_Acteurs_, la p. 12.

  329. RODOGUNE || PRINCESSE || DES || PARTHES. || Tragedie. || De
    Mr de Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.XLVII [1647]. Pet in-12 de 84 pp. en tout, sign.
    A-D.

dition imprime par _Abraham_ et _Bonaventure Elzevier_,  _Leyde_,
avec une sphre sur le titre.

  330. RODOGVNE || PRINCESSE || DES PARTHES. || Tragedie. ||
    M.DC.LII [1632]. _S. l._, in-12 de 6 ff., 118 pp. et 1 f.
    blanc.

Collation des feuillets prlim.: titre imprim en gros caractres,
au verso duquel se trouvent les noms des _Acteurs_;--2 ff. pour la
ddicace;--3 ff. pour l'extrait d'Appien.

Contrefaon mdiocrement imprime qui fait partie du recueil de 1652,
dcrit au chapitre VIIIe (no 379).

  331. RODOGVNE || PRINCESSE || DES || PARTHES. || Tragedie. || Par
    Mr de Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris_, ||
    CI[C].I[C]C.LII [1652]. Pet. in-12 de 84 pp., sign. A-D.

Rimpression de l'dition publie par les _Elzevier_ de _Leyde_.

  332. RODOGVNE || PRINCESSE || DES PARTHES. || Tragedie de Mr ||
    de Corneille. || _A Lyon, || Chez Claude la Riuiere, ru ||
    Merciere,  l'Enseigne de || la Science._ M.DC.LIII [1653].
    In-8 de 6 ff., 82 pp. et 1 f. blanc, caract. ital.

Collation des feuillets prlim.: titre;--2 ff. pour la ddicace (le
verso du second de ces feuillets est occup par un fleuron
reprsentant une Diane d'Ephse, avec les initiales E D P dans un
petit cartouche);--3 ff. pour les extraits des auteurs et les noms des
personnages.

Nous avons cit (no 261) une dition de _Mlite_ excute  Lyon par
_Cl. La Rivire_, et (no 286) une dition du _Cid_ publie dans la
mme ville chez _J.-B. Deville, rue Merciere,  la Science_, en 1672;
_Cl. La Rivire_ devait tre le prdcesseur de ce _Deville_, et c'est
sans doute lui qui avait fond le commerce de rimpressions plus ou
moins frauduleuses continu par _Deville_. On doit rendre  ces
libraires la justice qu'ils n'hsitaient pas  signer leurs
contrefaons, ce qui pouvait les exposer  une forte amende. Nous
avons vu que _Deville_ les faisait mme spcialement autoriser.

  333. RODOGUNE || PRINCESSE || DES || PARTHES, || Tragedie, || Par
    || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et
    le titre, 66 pp. et 1 f. blanc, sign. A-C.

dition avec la devise: _Qurendo_ sur le titre; elle a t imprime
par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, et fait partie du recueil de
1664 (no 381).

  334. RODOGUNE || PRINCESSE || DES || PARTHES, || Tragedie, || Par
    || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXXXII [1682]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure
    et le titre, 66 pp. et 1 f. blanc, sign. A-C.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_, au _Qurendo_.


XVII

  335. THEODORE || VIERGE || ET || MARTYRE, || Tragedie ||
    chrestienne. || _Iouxte la copie imprime ||  Roen, & se vend
    || A Paris, || Chez Augustin Courb, au Palais, || en la
    Galerie des Merciers, ||  la Palme._ || M.DC.XLVII [1647].
    In-12 de 5 ff., 129 pp. et 1 f. blanc.

Collation des feuillets prlim.: titre, avec une espce de fleuron,
dans lequel sont cachs les mots: _Iouxte la copie imprime_; 4 ff.
pour la ddicace et les noms des _Acteurs_.--Il n'y a bien que 5 ff.
prlim. et non pas 6; les 2 premiers ff. de la ddicace sont signs
_ij_ et _iij_, le 3e est sign __, en sorte qu'il n'y a pas de f.
_iij_. Les rclames indiquent qu'il n'y a pas de lacune dans le
texte.--Le feuillet blanc de la fin manque  l'exemplaire que nous
avons sous les yeux et nous ne l'indiquons que sous toutes rserves.

Cette contrefaon fait partie du recueil de 1652 (no 379).

  336. THEODORE || VIERGE ET MARTYRE. || Tragedie chrestienne. ||
    _Sur l'Imprim. || A Paris. || Chez Toussaint Quinet, au ||
    Palais sous la monte de la || Cour des Aydes._ || M.DC.XLIX
    [1649]. In-12 de 4 ff. et 91 pp., caract. ital.

Collation des feuillets prlim.: titre;--3 ff. pour la ddicace et les
_Acteurs_. Le cahier n'est pas sign. Le texte est sign A-M.

Contrefaon imprime avec les mmes caractres que la _Mde_ de 1639
(no 270), le _Cid_ de 1644 (no 278), l'_Horace_ de 1644 (no 291) et le
_Polyeucte_ de 1645 (no 305), bien que le titre porte un fleuron
diffrent.

  337. THEODORE || VIERGE ET MARTYRE, || Tragedie || chrestienne,
    || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A
    Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 68 pp. (non
    compris la fig. ni le titre), sign. Q-S.

dition avec la marque: _Qurendo_ sur le titre. Elle sort des presses
d'Abraham _Wolfgang_,  _Amsterdam_, et fait partie du recueil de 1664
(no 381).

  338. THEODORE || VIERGE ET MARTYRE, || Tragedie || chrestienne.
    || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A
    Paris._ || CI[C].I[C]C.LXXXII [1682]. Pet. in-12 de 2 ff. pour
    la fig. et le titre et 68 pp., sign. Q-S.

Rimpression de l'dition de Wolfgang, au _Qurendo_.


XVIII

  339. HERACLIVS || EMPEREUR || D'ORIENT, || Tragedie. || Par || le
    Sieur Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.XLVII [1647]. Pet. in-12 de 84 pp. en tout, sign.
    A-D.

dition imprime par _Abraham_ et _Bonaventure Elzevier_,  _Leyde_,
avec une sphre sur le titre. Il existe des exemplaires sous la date
de 1648.

  340. HERACLIVS || EMPEREVR || D'ORIENT. || Tragedie. || _Sur
    l'Imprim. || A Paris, || Chez Antoine de Sommauille || au
    Palais, en la gallerie des Mer- || ciers,  l'Escu de France._
    || M.DC.XLIX [1649]. || In-12 de 96 pp. (y compris le titre),
    et 2 ff. prlim., sign. A-M, caract. ital.

Contrefaon imprime avec les mmes caractres que la _Mde_ de 1639
(no 270), le _Cid_ de 1644 (no 278), l'_Horace_ de 1644 (no 291), le
_Polyeucte_ de 1645 (no 305) et la _Thodore_ de 1649 (no 336); elle
porte sur le titre le fleuron  la tte d'ange.

  341. HERACLIVS || EMPEREVR || D'ORIENT, || Tragedie. || M.DC.LII.
    [1652]. _S. l._, in-12 de 6 ff. et 119 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre;--2 ff. pour la ddicace;--3
ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et les noms des personnages.

Contrefaon mdiocrement imprime qui fait partie du recueil de 1652,
dcrit au chapitre VIIIe (no 379).

  342. HERACLIUS || EMPEREUR || D'ORIENT, || Tragdie, || Par || P.
    Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure
    et le titre, et 68 pp., sign. D-F.

dition avec la devise: _Qurendo_ sur le titre. Elle sort des presses
d'_Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, et fait partie du recueil de 1664
(no 381).

  343. HERACLIUS EMPEREUR D'ORIENT, tragedie, par P. Corneille.
    _Suivant la Copie imprime A Paris._ CI[C].I[C].LXXX [1680].
    Pet. in-12.

Rimpression de l'dition de Wolfgang. Catalogue Soleinne, t. Ier, no
1143.


XIX

  344. ANDROMEDE || Tragedie. || Represente auec || les Machines
    sur le Theatre || Royal de Bourbon. || _Sur l'imprim, || A
    Paris, || Chez Charles de Sercy, || au Palais, dans la Salle
    Dauphine, ||  la bonne Foy Couronne._ || M.DC.LI [1651].
    In-12 de 6 ff. et 96 pp. caract. ital.

Four rduire  6 le nombre des feuillets prlim., l'imprimeur de cette
contrefaon a d commencer la ddicace au verso mme du titre;
viennent ensuite l'_Argument_, les _Acteurs_ et la _Dcoration du
Prologue_.

Nous avons trouv cette pice  la suite d'un exemplaire des _OEuvres
de Corneille_, de 1652.

  345. ANDROMEDE, || Tragedie. || Represente auec les Machines ||
    sur le Theatre Royal || de Bourbon. || _Sur la copie imprime 
    Roen, || Chez Laurens Maurry, prez || le Palais. || Auec
    Priuilege du Roy._ || M.DC.LII [1652]. || _Se vendent A Paris,
    || Chez Charles de Sercy, au Palais, || dans la Salle Dauphine,
     la bonne || Foy Couronne._ In-12 de 7 ff. et 127 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre;--3 pp. pour la ddicace;--7
pp. pour l'_Argument_;--1 p. pour les _Acteurs_;--1 p. pour la
_Dcoration du Prologue_.

Les ff. prlim. et le texte sont compris dans une mme srie de
signatures.

Contrefaon mdiocrement imprime.

  346. ANDROMEDE, Tragedie par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ CI[C].I[C].LX [1660]. Pet. in-12.

dition elzvirienne inconnue des elzviriographes, et qui parait
avoir t imprime  _Leyde_ par _Jean Elzevier_.

Catalogue Potier, 1855 (no 2140); _ibid._, 1863 (no 2376).

  347. ANDROMEDE, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant
    la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663].
    Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 68 pp.,
    sign. G-I.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_  _Amsterdam_. Elle porte sur
le titre la devise: _Qurendo_ et fait partie du recueil de 1664 (no
381).

  348. ANDROMEDE, || Tragedie, || P. Corneille. [_sic_] || _Suivant
    la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXXXIII [1683].
    Pet. in-12 de 2 ff. pour la fig. et le titre, et 68 pp., sign.
    G-I.

Rimpression de l'dition d'_Abraham Wolfgang_, avec la devise:
_Qurendo_ sur le titre et la mme figure.


XX

  349. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie heroique. || _Iouxte la
    copie imprime ||  Roen, & se vend || A Paris, || Chez
    Augustin Courb, au || Palais, en la petite Salle des Mer-||
    ciers  la Palme._ || M.DC.L [1650]. || Auec permission de
    [_sic_] Superieurs. In-12 de 12 ff. et 118 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre (les mots _Iouxte la copie
imprime_ y sont dissimuls dans une espce de fleuron fort
grossier);--15 pp. pour la ddicace;--6 pp. pour l'_Argument_;--1 p.
pour les _Acteurs_.

Contrefaon mal imprime.

  350. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie || heroique. || _Suivant
    la Copie imprimee || A Paris._ || M.DC.L [1650]. Pet. in-12 de
    90 pp. (y compris le titre) et 3 ff. blancs, sign. A-D.

dition imprime par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier_  _Leyde_,
avec une sphre sur le titre.

Bibliothque de M. Didot.

  351. D. SANCHE D'ARRAGON, Comedie heroique. _Suivant la Copie
    imprime  Paris._ M.DC.LVI [1656]. Pet. in-12.

Rimpression de l'dition elzvirienne de 1650.

Catalogue Milot, 1861 (no 600).--Catalogue Potier, 1863 (no 2375)
(cot 40 fr., mar. bl., avec l'dition de _Nicomede_, 1652).

  352. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie || heroque, || Par || P.
    Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et
    le titre, et 68 pp., sign. K-M.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_  _Amsterdam_. Elle porte la
devise: _Qurendo_ sur le titre et fait partie du recueil de 1664 (no
381).


XXI

  353. NICOMEDE || Tragedie. || Par le Sr Corneille. || _Iouxte la
    copie imprime || A Roen, || Chez Laurens Maurry, pres le
    Palais._ || Auec Priuilege du Roy. || M.DC.LII [1652]. || _Et
    se vend A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la
    Salle || Dauphine,  la bonne Foy Couronne._ In-12 de 4 ff. et
    100 pp.

Collation des ff. prlim.: titre; 2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_; 1 f.
dont le recto est blanc et dont le verso est occup par les _Acteurs_.
Le cahier prlim. est sign _a_; le texte est sign A-I.

Contrefaon trs-grossirement imprime.

  354. NICOMEDE || Tragedie. || _Sur l'imprim, || A Paris, || Chez
    Charles de Sercy, || au Palais, dans la Salle Dauphine,  || 
    la bonne Foy Couronne._ || M.DC.LII [1652]. In-12 de 4 ff. et
    88 pp., caract. ital.

Nous avons trouv cette contrefaon et l'dition d'_Andromde_ cite
plus haut  la fin d'un exemplaire des _OEuvres de Corneille_, de
1652.

  355. NICOMEDE || Tragi-Comedie || M.DC.LII [1652]. In-12 de 6 ff.
    et 124 pp.

Collation des feuillets prlim.:--1 f. blanc (?);--1 f. pour le
titre;--2 ff. pour l'ptre  Madame ***;--2 ff. pour l'avis _Au
Lecteur_ et les _Acteurs_.

dition qui parat faire suite aux nos 280, 294, 300, 307, 315, 320,
325, 330, 335 et 341.

Bibliothque de M. Lormier de Rouen.

  356. NICOMEDE, || Tragedie. || Par le || Sieur Corneille. || _A
    Leyde, || Chez Jean Sambix._ || CI[C].I[C]C.LII [1652]. Pet.
    in-12 de 88 pp. en tout, sign. A-D.

dition imprime par _Bonaventure_ et _Abraham Elzevier_,  _Leyde_
avec une sphre sur le titre.

  357. NICOMEDE, || Tragdie. || Par || P. Corneille. || _Suivant
    la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663].
    Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 68 pp.,
    sign. N-P.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_  _Amsterdam_, avec la devise:
_Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

  358. NICOMEDE, Tragedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime  Paris._ CI[C].I[C]C.LXXX [1680]. Pet. in-12.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_.

Catalogue Soleinne, no 1143.


XXII

  359. PERTHARITE, || ROY || DES || LOMBARDS. || Tragedie, || Par
    || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et
    le titre, et 67 pp., sign. Q-S.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_  _Amsterdam_, avec la devise:
_Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).


XXIII

  360. OEDIPE, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _Suiuant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LX [1660]. Pet.
    in-12 de 5 ff., 72 pp. et 1 f., sign. A-D.

Contrefaon franaise.

  361. OEDIPE, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet.
    in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 68 pp., sign.
    T-X.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_. Elle porte la
devise: _Qurendo_ sur le titre et fait partie du recueil de 1664 (no
381).


XXIV

  362. LA || TOISON D'OR. || Tragedie. || Represente par la Troupe
    Royale du || Marests, chez Mr le Marquis de Sour- ||deac, en
    son Chasteau du Neuf-Bourg, || pour rjouissance publique du
    Mariage || du Roy, & de la Paix auec l'Espagne, || & en suite
    sur le Theatre Royal du || Marests. || _Sur l'imprim  Rouen,
    Et se vend || A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, || Libraire
    Iur, dans la Gallerie des || Merciers,  la Iustice._ ||
    M.DC.LXII [1662]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 5 ff. et
    98 pp., compris dans une mme srie de signatures.

Contrefaon dont le titre imite parfaitement celui de l'dition
originale; la diffrence du nombre de pages suffit d'ailleurs pour
empcher toute confusion.

  363. LA || TOISON D'OR, || Tragedie. || Represente par la Troupe
    Royale || du Marests, chez Mr le Marquis de || Sourdeac, en son
    Chasteau du Neuf || Bourg, pour rjoissance publique || du
    Mariage du Roy, & de la Paix || avec l'Espagne, & en suite sur
    le || Theatre Royal du Marests. || Par le || Sieur Corneille.
    || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C]. I[C]C.LXII
    [1662]. Pet. in-12 de 6 ff. prl. (y compris la figure et le
    titre), 85 pp. et 1 f. blanc, sign. A-D.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
devise: _Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664
(no 381).

  364. LA TOISON D'OR, Tragedie. _A Roen, Chez Jean-Baptiste
    Besongne, s. d._, in-12.

_Bibliothque dramatique de Pont-de-Veyle_; Paris, 1847, in-8, no 838.

  365. LA TOISON D'OR, || Tragedie. || Represente par la Troupe
    Royale || du Marets, chez Mr le Marquis de || Sourdeac, en son
    Chasteau du Neuf || bourg, pour rjoissance publique du ||
    Mariage du Roy, & de la Paix avec || l'Espagne, & en suite sur
    le Theatre || Royal du Marests. Par le || Sieur Corneille. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXXXIII
    [1683]. Pet. in-12 de 5 ff. prlim. (y compris la fig. et le
    titre), et 85 pp., sign. A-D.

Rimpression de l'dition d'_Abraham Wolfgang_, avec la devise
_Qurendo_ sur le titre et la mme figure.


XXV

  366. SERTORIUS, || Tragedie. || Par M. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || M.DC.LXII [1662]. In-12 de 84
    pp. (y compris le titre) et 5 ff. prlim.

dition imprime  _Amsterdam_, par Daniel _Elzevier_, avec une sphre
sur le titre.

  367. SERTORIUS, || Tragedie. || Par || P. Corneille. || S_uivant
    la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet.
    in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 67 pp., sign.
    Dd-Ff.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
devise: _Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664
(no 381).


XXVI

  368. SOPHONISBE, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet.
    in-12 compos d'une fig., 4 ff. prl. (y compris le titre) et
    64 pp., sign. A-C.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
devise: _Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664
(no 381).


XXVII

  369. OTHON, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la
    Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXV [1665]. Pet.
    in-12 de 3 ff. prl. (y compris la fig. et le titre), et 66
    pp., sign. A-C.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
marque: _Qurendo_ sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664
(no 381).

  370. OTHON, Tragedie, Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXI [1681]. Pet. in-12.

Rimpression de l'dition prcdente. _Bibliothque dramatique de
Pont-de-Veyle_, 1847, no 837.


XXVIII

  371. AGESILAS, || Tragedie. || En Vers libres rimez. || Par P.
    Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXVI [1666]. Pet. in-12 de 3 ff. prl. (y compris
    la figure et le titre), 76 pp. et 1 f. blanc, sign. A-D.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
devise: _Qurendo_ sur le titre. Elle s'ajoute au recueil de 1664.

  372. AGESILAS, || Tragedie. || En Vers libres rimez. || Par P.
    Corneille. || _Sur l'Imprim || A Paris, || Se vend 
    Amsterdam_, || M.DC.LVI [1666]. Pet. in-12 de 88 pp., sign.
    A-D.

Bibliothque de M. de la Gondie,  Versailles.


XXIX

  373. ATTILA || ROY || DES HUNS, || Tragedie, || Par P. Corneille.
    || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXVII
    [1667]. Pet. in-12 de 4 ff. prl. (y compris la figure et le
    titre) et 64 pp., sign. A-C.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
marque: _Qurendo_ sur le titre. Elle s'ajoute au recueil de 1664 (no
381).


XXX

  374. TITE || ET || BERENICE, || Comedie heroique, || Par P.
    Corneille. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXXI [1671]. Pet. in-12 de 71 pp. (y compris la
    figure, le titre et 1 f. prl.), sign. A-C.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_. Elle porte sur
le titre la devise: _Qurendo_, et la figure est signe de _Romain de
Hooghe_. Elle doit s'ajouter au recueil de 1664.

  375. TITE ET BERENICE, Comedie heroique, Par P. Corneille.
    _Suivant la Copie imprime A Paris._ CI[C].I[C]C.LXXX [1680].
    Pet. in-12.

Rimpression de l'dition de _Wolfgang_.

Catalogue Soleinne, t. Ier, no 1143.

XXXI

  376. PULCHERIE || Comedie || heroique, || Par P. Corneille. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXXIII
    [1673]. Pet. in-12 de 71 pp. (y compris la figure, le titre et
    1 f. prl.), sign. A-C.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
devise: _Qurendo_ sur le titre; elle se joint au recueil de 1664. La
figure est de _Romain de Hooghe_, dont on aperoit le monogramme sous
une draperie, au-dessus des mots: _Anno s. 1673._


XXXII

  377. SURENA || GENERAL || DES || PARTHES, || Tragedie. ||
    _Suivant la Copie imprime || A Paris._ || CI[C].I[C][C.LXXVI
    [1676]. Pet. in-12 de 71 pp. (y compris la figure, le titre et
    1 f. prl.), sign. A-C.

dition imprime par _Abraham Wolfgang_,  _Amsterdam_, avec la
devise: _Qurendo_ sur le titre. Elle se joint au recueil de 1664. La
figure est signe: _Harmaeus (?) P. de Brgge._




VIII.--DITIONS COLLECTIVES DU THATRE DE CORNEILLE

PUBLIES DE SON VIVANT, MAIS SANS SA PARTICIPATION, EN FRANCE ET EN
HOLLANDE.

  378. L'ILLVSTRE || THEATRE || DE || MONSR CORNEILLE. || _A
    Leyden._ || M.DC.XLIV [1644]. Pet. in-12.

Recueil factice de cinq pices imprimes sparment par _Bonaventure_
et _Abraham Elzevier_,  _Leyde_: _le Cid_, 1644 (no 279); _Horace_,
1641 (no 292); _Cinna_, 1644 (no 298); _Polyeucte_, 1644 (no 304), et
_la Mort de Pompe_, 1644 (no 313). Les cinq pices sont prcdes de
2 ff. pour le titre et la table.

Les recueils de pices elzviriennes avec le titre d'_Illustre
Thatre_ sont de la plus grande raret; nous n'en connaissons que cinq
exemplaires:

1 Celui de Sensier, Pixercourt, Buvignier, Clinchamp et Montesson,
qui mesure 128 mm.; cet exemplaire, achet 4,000 fr. par M. Bordes 
la vente Potier, en 1870, et cd par lui  M. Benzon, de Londres,
s'est revendu, en 1875, 6,600 fr. (soit avec la commission et les
frais 7,260 fr.); il appartient aujourd'hui  M. Eugne Paillet;

2 Celui de M. Bourdillon, de M. Pieters et de M. de la Villestreux,
qui fut achet au prix de 1,795 fr.,  la vente de ce dernier amateur,
par M. Caperon; il n'a que 123 mm.;

3 Celui de M. le comte de Lignerolles, qui provient d'une vente faite
 Bruxelles, en novembre 1863;

4 Celui de M. Huillard, qui fut achet 900 fr., en fvrier 1870, par
M. Ratier; il n'a que 121 mm., et le titre courant a t atteint en
plusieurs endroits par le couteau du relieur;

5 Celui du marquis de Coislin et de M. Pasquier, qui s'est vendu
1,000 fr., en 1875, avec deux autres petits recueils de pices
elzviriennes; il a 128 mm. de hauteur, mais le titre a subi un
remmargement, et les ditions d'_Horace_ et de _Pompe_ n'y sont que
de seconde date.

Un exemplaire, dont le titre avait t imit en impression moderne, a
figur, en janvier 1847,  une vente faite  Paris  la Salle
Silvestre; il a t revendu, en juillet 1848,  Londres, avec la
bibliothque de M. Benjamin Delessert.

Les 2 ff. prliminaires sont la partie la plus importante de ce
recueil, les pices spares n'tant pas elles-mmes d'une
trs-grande raret. Charles Nodier, qui ne pouvait se consoler de ne
pas l'avoir pas rencontr, a prtendu dans sa _Description raisonnes
d'une jolie collection de Livres_ (Paris, Techener, 1844, in-8, p.
292), que ce titre tait l'oeuvre d'un spculateur plus ou moins
postrieur  l'poque des _Elzevier_. C'est l une assertion qui ne
pouvait tromper Nodier lui-mme, car il est vident que le titre est
bien authentique.

La date de 1644 exige qu'aucune des pices comprises dans le volume ne
soit d'une anne antrieure.

Nous avons constat la raret de l'_Illustre Thatre_, mais nous
sommes loin de partager l'engouement que ce petit recueil inspire 
certains amateurs. Quelle que soit l'lgance de l'impression, nous ne
pouvons dissimuler que le texte en est peu correct; c'est,  nos yeux,
moins un livre qu'un objet de simple curiosit.

  379. LE THEATRE || FRANOIS || par le Sieur || Corneille, ||
    auquel sont || representes les principales || & meilleures
    Pieces || qu'il a faites. || M.DC.LII [1652]. _S. l._, 2 vol.
    in-12.

T. Ier (sans tomaison): titre; 1 f. pour la table des deux volumes;
cinq pices avec pagination particulire: _Le Cid_, _Horace_,
_Pompe_, _le Menteur_ et _La Suite du Menteur_. (Voy. les nos 280,
294, 315 et 320.)

T. IIe (pas de titre ni de feuillet prlim.): _Thodore_, _Polyeucte_,
_Cinna_, _Rodogune_ et _Hraclius_. (Voy. les nos 300, 307, 315, 335
et 341.)

Nous ne connaissons de cette dition qu'un seul exemplaire appartenant
 M. Benjamin Fillon, qui a bien voulu nous le communiquer. Le 1er
volume avait figur  la vente Potier, en 1870 (no 1223), o il avait
atteint le prix de 100 fr. Le 2e volume a t dcouvert plus tard par
la librairie Fontaine, qui l'a cd depuis  M. Fillon. Cette seconde
partie n'a pas de titre et ne semble pas en comporter un. Le titre de
la 1re partie, n'ayant pas de tomaison, peut tre considr comme un
titre gnral convenant  tout le recueil; la table qui suit ce titre
gnral contient l'indication des pices qui composent chaque partie,
et le tome second correspond bien  cette description. Ajoutons que le
titre de _Thodore_ qui prcde le second volume porte un nom de
libraire qui le distingue des autres titres particuliers du recueil.

Cette dition clandestine a d tre dtruite, car les exemplaires en
sont de la plus grande raret. C'est l, il faut le reconnatre, le
principal et mme l'unique mrite du livre. Les ditions elzviriennes
ont pour elles cette admirable excution qui sduira longtemps encore
les amateurs. Les contrefaons excutes dans les provinces de France
ne prsentent pas le mme genre d'intrt; elles sont le plus souvent
fort grossires. Il est nanmoins curieux encore d'en tudier le
texte. Peut-tre y dcouvrirait-on,  ct de fautes qu'on ne saurait
imputer  Corneille, des variantes prises dans des ditions originales
qui se sont perdues.

  380. LE || THEATRE || DE || CORNEILLE, || auquel se voyent les
    plus belles Pieces qu'il || a faites: sauoir: || Le Cid. || Le
    Cinna. || Le Polieucte. || Les Horaces. || La Mort de Pompee.
    || La Rodogune. || L'Heraclius, ou Mort || de Phocas. || Le
    Menteur. || La Suite du Menteur. || Le Don Sanche. _S. l. n.
    d._ [_vers_ 1655], pet. in-8.

Collation: 2 ff. prlim., 668 pp. pour les neuf premires pices, plus
10 ff. prlim. et 68 pp. pour _D. Sanche d'Aragon_; caractres
italiques.

Ce volume, imprim dans quelque ville de province, vers 1655 (la
premire dition de _D. Sanche_ tant de 1650), ne contient ni
privilge, ni nom de lieu ou de libraire. C'est une contrefaon que
les diteurs parisiens ont peut-tre fait saisir et qui est devenue
fort rare. Nous n'en connaissons que trois exemplaires: le premier,
incomplet du 1er f., a figur  la vente Chedeau, en 1865 (no 678 du
catalogue), o il n'a pas dpass le prix de 100 fr.; il se trouve
aujourd'hui  la Bibliothque nationale (Y 5510. Rs.); le second,
incomplet des derniers feuillets du _Menteur_, a t lgu par M.
Luzarche  la Bibliothque de l'Arsenal; le troisime, mieux conserv
que les prcdents, appartient  M. L. Potier.

  381. LE ||THEATRE || DE P. CORNEILLE, || Reveu & corrig, &
    augment || de diverses pieces nouvelles. || I. [II. III. et
    IV.] Partie. || _Suivant la Copie imprime || A Paris._ ||
    CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. 4 vol. pet. in-12.

Charmante dition excute  Amsterdam par _Abraham Wolfgang_, et
justement recherche, sinon pour le texte lui-mme, du moins pour la
beaut de l'impression et du papier et pour l'lgance des figures.
Cette dition a l'avantage de donner, non pas un choix, mais la suite
complte des pices de Corneille. Elle est devenue depuis quelques
annes, dit M. Brunet, un objet d'une trs-grande importance auprs
des bibliomanes franais, et il est fort difficile d'en trouver des
exemplaires complets. Voici la collation de chacun des volumes:

_I. Partie_: frontispice grav reprsentant le buste de Corneille
couronn par deux Renommes, avec ce titre: _Le Theatre de P.
Corneille_;--portrait de Corneille, sans nom de graveur;--titre avec
la devise: _Qurendo_;--5 ff. pour un avis de l'_Imprimeur au Lecteur_
(avis sign A. W.) et la table des pices de Pierre et de Thomas
Corneille;--1 f. blanc;--74 pp. pour le _Discours du Pome dramatique_
et les _Examens_, et 8 pices (de _Mlite_  l'_Illusion comique_).
Chaque pice, prcde d'une figure et d'un titre, a une pagination
distincte. On en trouvera la collation exacte sous les nos 263, 264,
266, 267, 268, 269, 271, 272.

_II. Partie_: frontispice grav reprsentant deux Amours, dont l'un
dploie un voile sur lequel on lit: _Le Theatre de P. Corneille_, et
l'autre grave des armes sur une pierre;--titre;--92 pp. contenant le
_Discours de la Tragdie_ et les _Examens_;--7 pices avec fig., titre
et pagination spare, du _Cid_  la _Suite du Menteur_ (Voy. les nos
284, 296, 302, 310, 316, 321, 326). Il doit se trouver 2 ff. blancs
aprs _Horace_.

_III. Partie_: frontispice grav, reprsentant la Vrit debout sur
une boule entoure de rois orientaux; cette figure tient une charpe
sur laquelle on lit: _Le Theatre de P. Corneille_;--1 f. pour le
titre;--68 pp. pour le _Dicours des trois Unitez_ et les trois
Examens;--1 f. blanc;--7 pices, prcdes chacune d'une figure et
d'un titre, avec pagination spare. Il doit se trouver un feuillet
blanc aprs _Rodogune_. (Voy. les nos 337, 333, 342, 347, 352, 357,
359.)

_IV. Partie_: 6 ff. prl. comprenant le frontispice grav, le titre et
l'_Avertissement de Sertorius_;--4 pices: _Sertorius_ (1664), _la
Toison d'or_ (1662), _Sophonisbe_ (1663), et _Othon_ (1665). Chaque
pice a une figure, un titre et une pagination spare. Il doit se
trouver l f. blanc aprs la _Toison d'or_. (Voy. les nos 361, 363,
367, 369.) Les signatures ne se suivent pas.

On forme une Ve Partie en runissant les pices publies par Wolfgang,
de 1666  1676: _Agesilas_ (no 371), _Attila_ (no 373), _Tite et
Brnice_ (no 374), _Pulchrie_ (no 376 et _Surena_ (no 377).

Les oeuvres de Th. Corneille font ncessairement partie de cette
dition, puisque la table s'en trouve dans le t. Ier des oeuvres de
son frre. En voici la description:

  LES || TRAGEDIES || ET || COMEDIES || DE || TH. CORNEILLE, ||
  Reveues et corriges, et augmentes || de diverses pieces
  nouvelles. || I. [II. III. IV. et V.] Partie. || _Suivant la copie
  imprime || A Paris._ || CI[C] I[C]C LXV [CI[C] I[C]C LXVIII:
  1665-1668]. 5 vol. pet. in-12.

_I. Partie_: 2 ff. pour le frontispice grav et le titre: _Les
Engagements du hazard_, 1662, 2 ff. et 80 pp., sign. A-D;--_le Feint
Astrologue_, 1663, 4 ff. et 87 pp., sign. A-D;--_D. Bertran de
Cigarral_, 1663, fig., 3 ff. et 90 pp., sign. A-D;--_l'Amour  la
mode_, 1663, 3 ff. et 90 pp., sign. A-D;--_le Berger extravagant_,
1663, 4 ff. et 87 pp., sign. A-D;--_le Charme de la Voix_, 1662, 1
fig., 3 ff. et 82 pp., sign. A-D.

_II. Partie_: 2 ff. pour le frontispice grav et le titre:
_Le Geolier de soy mesme_, 1662, 1 fig., 3 ff. et 78 pp., sign.
A-D;--_les Illustres Ennemis_, 1662, 1 fig., 3 ff. et 78 pp.,
sign. A-D;--_Brnice_, 1662, 1 fig., 4 ff. et 76 pp., sign.
A-D;--_Timocrate_, 1662, 1 fig., 5 ff. et 73 pp. sign. A-D;--_la Mort
de l'empereur Commode_, 1662, 1 fig., 1 f. et 70 pp., sign.
A-C;--_Darius_, 1662, 1 fig., 4 ff. et 73 pp. et 1 f. blanc sign. A-D.

_III. Partie_: 2 ff. pour le frontispice grav et le titre:
_Stilicon_, 1662, 1 fig., 4 ff. et 75 pp., sign. A-D;--_le Galand
doubl_, 1662, 1 fig., 1 f. et 82 pp., sign. A-D;--_Camma_, 1662, 1
fig., 4 ff., 74 pp. et 1 f. blanc, sign. A-D; _Maximian_, 1662, 1
fig., 4 ff., 74 pp. et 1 f. blanc sign. A.-D. Ces quatre pices sont
les seules qui soient mentionnes au verso du titre de la 3e partie;
mais Wolfgang continua son dition  mesure que Th. Corneille fit
paratre de nouvelles pices. Il convient d'ajouter  ce volume:
_Pyrrhus, roy d'Epire_, 1666, 2 ff., 79 pp. et 2 ff. blancs, sign.
A-D; _Perse et Demetrius_, 1666, 2 ff. et 68 pp., sign. A-C.

_IV. Partie_, 1676: 2 ff. pour le frontispice grav et le titre;
_Antiochus_, 1666, 4 ff. et 63 pp., sign. A-C;--_Laodice_, 1668, 3 ff.
et 62 pp., sign. A-C;--_le Baron d'Albikrac_, 1670, 106 pp. (y compr.
4 ff. prl.) et 1 f. blanc, sign. A-E;--_la Comtesse d'Orgueil_, 1671,
5 ff. et 105 pp., sign. A-C;--_Thodat_, 1673, 72 pp. (y compris 3 ff.
prl.), sign. A-C;--_la Mort d'Annibal_, 1673, 83 pp. (y compris 4 ff.
prl.), sign. A-D.

_V. Partie_, 1678: 2 ff. pour le titre et la table (il n'y a pas de
frontispice grav);--_Ariane_, 1674, 69 pp. (y compris la fig. et le
titre), plus 1 f. blanc, sign. A-C;--_Circ_, 1676, 124 pp. (y compris
la fig. et le titre), plus 2 ff. blancs, sign. A-F;--_La Mort
d'Achille_, 1676, 67 pp. (y compris la fig. et le titre), plus 2 ff.
blancs, sign. A-C;--_Don Cesar d'Avalos_, 1676, 96 pp. (y compris la
fig. et le titre), sign. A-D;--_L'Inconnu_, 1678, 115 pp. (y compris
la fig. et le titre), plus 2 ff. blancs, sign. D-H;--_Le Comte
d'Essex_, 1678, 69 pp. (y compris la fig. et le titre), plus 1 f.
blanc, sign. A-C.

Toutes les pices de Thomas Corneille sont, comme celles de Pierre
Corneille, prcdes d'une figure. Nous n'avons indiqu spcialement
les figures que lorsqu'elles sont tires sur des feuillets spars et
ne rentrent pas dans les signatures. Les feuillets prliminaires y
sont, au contraire, compris, lors mme qu'ils restent en dehors de la
pagination; c'est pourquoi ils sont souvent en nombre impair.

Vendu, avec les _Tragdies et Comdies_ de Th. Corneille, 660 fr.,
mar. bl. (_Simier_), prince d'Essling, 1846 (no 136);--400 fr., mme
exempl., Giraud, 1855 (no 1624);--710 fr., mme exempl., Solar, 1860
(no 1686);--2,400 fr., mar. br. (_Trautz-Bauzonnet_), Potier, 1870 (no
1224);--3,300 fr. mar. br. (_Trautz-Bauzonnet_), Fontaine, 1872 (no
2645);--1,200 fr., mar. r. (_Duru_), Fontaine, 1874 (no 567);--2,500
fr., mar. bl. (_Duru_), avec diverses pices ajoutes, Fontaine, 1874
(no 568);--4,500 fr., mar. r. doubl de mar. bl. (_Trautz-Bauzonnet_),
Quentin Bauchart, 1874 (_Mes Livres_, no 84);--1,750 fr. mar. r.,
doubl de mar. bl. (_Lortic_), Benzon, 1875 (no 250).




IX.--DITIONS DES OUVRAGES DE PIT DE CORNEILLE

PUBLIES DE SON VIVANT, MAIS SANS SA PARTICIPATION, EN FRANCE ET EN
HOLLANDE.


I

  382. L'IMITATION DE IESVS-CHRIST. Traduite en Vers Franois, par
    P. Corneille. _Sur l'imprim A Paris, Chez Charles de Sercy, au
    Palais, dans la Salle Dauphine,  la bonne Foy Couronne._
    M.DC.LI [1651]. In-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 534.

  383. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en Vers
    Franois, || Par Mr Corneille. || _Iouxte la copie imprime, ||
    A Roen, || Chez Laurens Maurry, prs le Palais._ 1652. || Auec
    Priuilege du Roy. || _Et se vendent A Paris, || Chez Charles de
    Sercy, au Palais, dans la || Salle Dauphine,  la bonne Foy
    Couronne._ Pet. in-8 de 3 ff. et 112 pp.

Collation: titre, avec les insignes de la Passion; les mots: _Iouxte
la copie imprime_ sont habilement dissimuls dans les ornements qui
entourent ce fleuron (le titre est imprim sur 1 f. spar, non
compris dans les signatures);--2 ff. pour l'avis _Au Leceur_ [_sic_]
et la premire page du texte latin.

Cette contrefaon, o le texte est imprim en regard de la traduction,
ne contient que les vingt premiers chapitres du Ier livre de
l'_Imitation_.

  384. L'IMITATION || DE || JESUS-CHRIST. || Traduite en Vers
    Franois || Par || P. Corneille. || _A Leyde, || Chez Jean
    Sambix._ || CI[C].I[C]C.LII [1652]. In-12 de 71 pp. en tout.

dition imprime par les _Elzevier_ de _Leyde_ et qui porte une
sphre sur le titre. M. Pieters (_loc. cit._, p. 202) constate
qu'elle est fort belle et excessivement rare. Comme la prcdente,
elle ne contient que les vingt premiers chapitres du livre Ier.

M. Brunet et M. Brard l'indiquent avec la date de 1653, sous laquelle
elle existe aussi (_Catal. Huillard_, 1870, no 78).

  385. L'IMITATION DE IESVS CHRIST, traduite en Vers Franois, par
    Pierre Corneille. _Sur l'imprim A Roen, & se vend  Paris_,
    M.DC.LIII [1653]. 2 vol. pet. in-12.

Catalogue d'une vente faite en mai 1875 par M. A. Claudin, no 13.

  386. L'IMITATION DE IESVS CHRIST, traduite en Vers Franois par
    P. Corneille. _Iouxte la Copie imprime A Paris_, M.DC.LIV
    [-M.DC.LV: 1654-1655]. 3 vol. in-12.

Les mots: _Iouxte la copie imprime_ ne se trouvent que sur les titres
des deux premires parties; ils sont dissimuls dans un fleuron. Cf.
nos 276 et 280.

Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 535.

  387. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST, || Traduite & Paraphrase
    en Vers Franois. || Par P. Corneille. || Volume premier
    [Second volume]. || _A Leyde, || Chez Iean Sambix._ ||
    M.DC.LVII [1657], || Avec Privilege & Approbation. 2 vol.
    in-12.

_Volume Premier_: titre avec la sphre;--6 ff. pour l'pistre _Au
Souverain Pontife_;--3 ff. pour l'avis _Au Lecteur_;--2 ff. pour
l'_Approbation des Docteurs_ et le commencement du texte latin et
franais;--263 pp., contenant les deux premiers livres.

_Second Volume_: 137 pp. pour le 3e livre (y compris le titre qui
porte la sphre);--407 pp. pour le 4e livre;--3 ff. blancs.

Dans cette dition, le texte latin est imprim en regard des vers de
Corneille. Malgr la mention faite sur le titre, on ne trouve nulle
part le texte du privilge.

La rubrique de _Leyde_ cache une contrefaon franaise. Les caractres
ne sont pas ceux de la Hollande, et l'on ne trouve nulle part, pas
mme dans les feuillets prlim., les rclames usites par les
imprimeurs hollandais.

  388. L'IMITATION || DE || JESUS-CHRIST. || Traduite & Paraphrase
    en Vers || Franois. || Par P. Corneille. || Edition nouuelle.
    || _A Bruxelles. || Chez Franois Foppens, Imprimeur || &
    Libraire, au S. Esprit._ || M. DC. LVII [1657]. || Avec
    Approbation des Docteurs, & Privilege du Roy. In-12 de 6 ff.
    non chiffr., 495 pp. et 4 ff. non chiffr., plus 4 fig.

Au recto du feuillet qui porte la 1re fig. se trouve l'extrait du
privilge accord  _Franois Foppens_ par Philippe IV, pour une dure
de dix ans,  la date du 24 dcembre 1653.

Les figures sont des rductions en contre-partie des figures de
l'dition de 1656 (no 128).

  389. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Mise en Vers ||
    Franois, || par || Pierre Corneille. || _A Francheford, ||
    Chez Nicollas Hulst,  l'Escu de France._ || M.DC.LVIII [1658].
    Pet. in-8 de 6 ff. et 160 pp. (pour les deux premiers livres),
    302 pp. et 1 f. blanc (pour les livres IIIe et IVe).

Les feuillets prlim. comprennent le titre, l'ptre _Au Souverain
Pontife Alexandre VII_, l'avis _Au Lecteur_ et l'_Approbation des
Docteurs_.

  390. L'IMITATION DE IESVS CHRIST, Traduite & Paraphrase en Vers
    Franois par P. Corneille. _A Leyde_, 1660, in-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 535; c'est
probablement une contrefaon franaise sous le nom de _Sambix_, comme
le no 387.

  391. L'IMITATION || DE || JESUS-CHRIST, || Traduite & Paraphrase
    en Vers || Franois. || Par P. Corneille. || _A Bruxelles, ||
    Chez Franois Foppens, Imprimeur & Li- || braire  l'enseigne
    du S. Esprit._ || M.DC.LXV [1665]. In-12 de 12 ff., 495 pp. et
    4 ff. pour la _Table_, plus 4 fig.

Rimpression, page pour page, de l'dition de 1657 (no 388).

  392. L'IMITATION DE JESUS-CHRIST, traduite et paraphrase en Vers
    Franois par P. Corneille. _A Lyon, Chez Jean-Baptiste Deville,
    ru Merciere,  la Science_, M.DC.LXXVI [1676]. In-12.

Voy. sur le libraire _Deville_ le no 286.

  393. L'IMITATION || DE || JESUS-CHRIST, || Traduite et
    Paraphrase || en Vers Franois || Par Pierre Corneille,
    Conseiller du Roy. || Edition nouvelle. || _A Bruxelles, ||
    Chez Franois Foppens, Imprimeur & || Libraire, au S. Esprit._
    || M.DC.LXXXIV [1684]. In-12 de 12 ff., 496 pp. et 4 ff. pour
    la _Table_, figg.

Collation des feuillets prlim.: titre imprim en rouge et en noir,
avec une taille-douce reprsentant la Vierge;--7 ff. pour la
ddicace;--3 ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et l'_Approbation_;--1 f.
pour le _Privilge_ donn  Foppens par Philippe IV (l'extrait n'est
pas dat), au verso duquel se trouve la figure du livre 1er.

Les figures qui prcdent chaque livre sont les mmes que dans les
ditions de _Foppens_ dj cites.


II

  394. LOUANGES || DE LA || SAINTE VIERGE. || Traduites &
    Paraphrases en Vers || Franois. || Par P. Corneille. || _Sur
    l'Imprim || A Paris, || Se vend  Lille._ M.DC.LXV [1665].
    In-12 de 3 ff. et 28 pp.

Collation des feuillets prlim.: titre rouge et noir avec une
taille-douce reprsentant la Vierge;--1 f. pour l'avis _Au
Lecteur_;--1 grande figure tire sur une feuille spare et
reprsentant la Vierge et l'Enfant-Jsus, avec cette inscription:
_Tota pulchra es Amica mea et macula non est in te._

dition sortie des presses de _Fr. Foppens_,  _Bruxelles_; nous en
avons vu un exemplaire chez M. L. Potier.




X.--DITIONS DES PICES DE THATRE DE CORNEILLE

PUBLIES DEPUIS SA MORT JUSQU'A NOS JOURS.


I

  395. MELITE, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie imprime
    A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

  396. MELITE, Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime, A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12 de 84 pp.
    (y compris 3 ff. prlim., dont le premier est blanc), sign.
    A-D.

dition hollandaise, avec rclame  chaque page. (Bibliothque
nationale.)


II

  397. CLITANDRE, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

  398. CLITANDRE, Tragedie [sic]. Par P. Corneille. _Suivant la
    Copie imprime, A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2
    ff. (dont le premier est blanc) et 56 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


III

  399. LA VEFVE, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

  400. LA VEFVE, Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime, A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff.
    (dont le premier est blanc), et 68 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


IV

  401. LA GALERIE DU PALAIS, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la
    Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

  402. LA GALERIE DU PALAIS, Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la
    Copie imprime. A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2
    ff. prlim. (dont le premier est blanc), et 68 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


V

  403. LA SUIVANTE, Comedie, par P. Corneille. _Jouxte la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 520.

  404. LA SUIVANTE, Comedie, par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff.
    prl. (dont le premier est blanc) et 67 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


VI

  405. LA PLACE ROYALLE, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la
    Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

  406. LA PLACE ROYALLE, Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la
    Copie imprime, A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12 de 2
    ff. prlim. (dont le premier est blanc) et 56 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


VII

  407. MEDE. Tragedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie imprime
    A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 523.

  408. MEDE, Tragedie, Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff.
    prlim. (dont le premier est blanc) et 56 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


VIII

  409. L'ILLUSION, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie
    imprime, A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

dition cite par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 523.

  410. L'ILLUSION. Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime, A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff.
    (dont le premier est blanc) et 68 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


IX

  411. LE CID, Tragedie par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime  Paris._ M.DC.LXXXVII [1687]. In-12.

_Bibliothque dramatique de Pont-de-Veyle_, 1847, no 836.

  412. LE CID, Tragedie par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime  Paris._ M.DC.LXXXXII [1692]. Pet. in-12.

dition hollandaise.

  413. LE CID, Tragedie de Mr. de Corneille. Nouvelle dition revue
    et corrige par Monsieur Roussaut. _Paris, 1747_, in-8 de 70
    pp.

Malgr la rubrique _Paris_, cette dition a t imprime en Danemark.
Elle fait partie du _Recueil de Pices choisies du Nouveau Thatre
franois et italien_; t. IIe, _Copenhague_, 1749, in-8.

  414. LE CID, Tragdie par P. Corneille. _Paris, 1764._ In-8.

dition publie par Lekain, qui en parle ainsi dans ses _Mmoires_:
Avant que M. de Voltaire et enrichi la littrature franaise de ses
Commentaires sur le thtre de P. Corneille; avant qu'il et trac les
rgles d'une potique ainsi mise en action, on tait  la Comdie dans
l'usage de supprimer la premire scne du _Cid_, dans laquelle le
spectateur s'instruit par la bouche mme de Chimne de son amour pour
Rodrigue, et de la passion de ce dernier pour la belle Castillane.

Cette scne n'existant plus, il tait impossible que ce mme
spectateur prt un intrt bien vif  la querelle suscite, un moment
aprs, entre les pres de ces deux amants, par le choix que le roi
vient de faire de l'un d'eux pour tre le gouverneur de son fils. Par
une suite de cette mme absurdit, qui a souvent rgl la conduite de
quelques innovateurs prsomptueux, ils avaient aussi supprim la
premire scne du quatrime acte de cette superbe tragdie, et je
remarque que cette scne tait d'autant plus ncessaire qu'elle
prpare d'une manire admirable tout ce que le spectateur doit
prouver de plus flatteur pour Rodrigue et d'intressant pour Chimne.
Selon le rcit qu'Elvire y fait  sa matresse du combat de Rodrigue
contre les Maures, les jours de ce hros sont  l'abri de tout danger
et par l'aveu du roi et par l'acclamation gnrale du peuple.

    Les Maures en fuyant ont emport son crime....
    Et la main de Rodrigue a fait tous ces miracles....,

dit Chimne.

Ainsi cette malheureuse amante, en applaudissant d'une voix faible et
languissante aux loges que la nation prodigue  son librateur, ne
peut encore s'empcher de poursuivre sa mort.

    Reprenons donc aussi ma colre offense,

dit-elle plus bas.

Cette situation intressante et terrible se trouve,  la vrit,
presque toujours la mme, dans le rle de Chimne; mais ce dfaut
tait invitable dans un sujet aussi simple, aussi peu compliqu que
celui du _Cid_, et que le grand Corneille a trait avec tant de gnie,
d'lvation et de pathtique.

M. de Voltaire a donc eu la plus grande raison de s'lever contre
l'ineptie de ceux qui avaient retranch l'exposition de cette tragdie
sans rflchir qu'ils en altraient la marche et l'intrt. C'est sur
la sagesse des rflexions de M. de Voltaire que je me suis dtermin 
faire rtablir ces deux scnes, non-seulement au thtre de Paris,
mais encore dans la nouvelle dition du _Cid_ que je me propose de
donner.

Elle servira de guide aux comdiens de province, qui saisissent avec
plus de facilit les fautes de leurs modles qu'ils n'ont d'aptitude
pour en saisir les traits caractristiques. (_Mmoires de Lekain,
prcds de Rflexions sur cet acteur et sur l'art thtral_, _par F.
Talma_; Paris, Ponthieu, 1825, in-8, pp. 13-16.)

Par une singulire inconsquence, on lit  la suite de cette
dissertation, destine  faire respecter le texte des anciens auteurs,
un chapitre intitul: _Rflexions grammaticales respectueusement
hasardes sur quelques endroits de la tragdie du Cid_, dans lequel
Lekain ne craint pas de proposer un certain nombre de leons de sa
faon, destines  remplacer des vers de Corneille qu'il trouve
faibles ou crits au mpris des rgles de la grammaire. Ces
substitutions sont pitoyables. Ceci prouve qu'un grand acteur peut
tre souvent un dtestable critique.

  415. LE CID, tragdie, par P. Corneille. _A Paris, Chez Fags,
    1801._ In-8.

  416. LE CID, tragdie en cinq actes et en vers de Pierre
    Corneille. _A Paris, chez Fages, [impr. Cussac], 1816._ In-8 de
    40 pp.

  417. LE CID, tragdie de P. Corneille, reprsente sur le Thtre
    de l'Htel de Bourgogne vers la fin de l'anne 1636. Nouvelle
    dition, conforme  la reprsentation. _A Paris, Chez Barba et
    chez Hubert, [imprim. Fain]. 1817._ In-8 de 56 pp.

  418. LE CID, tragdie en cinq actes et en vers, de Pierre
    Corneille, reprsente sur le Thtre-Franais en 1663. _A
    Paris, chez Fags, [impr. Everat], 1821._ In-12.

  419. LE CID, tragdie en cinq actes par P. Corneille, _Leipzig,
    Leo_, 1825. In-8. (4 gr.)

_Choix du Thtre franais  l'usage des coles_, t. IIe.

  420. LE CID, tragdie en 5 actes, par P. Corneille, 1636.
    _Berlin, Schlesinger, 1834._ Gr. in-8.

Nouvelle dition, 1841.

  421. LE CID, tragdie par Pierre Corneille. _Ulm_, 1636. Gr.
    in-12.

_Melpomene, eine Auswahl der vorzglichsten franzsischen Trauerspiele
in Versen, mit Anmerkungen von Georg Kissling._

  422. LE CID, tragdie en cinq actes de P. Corneille reprsente
    pour la premire fois sur le Thtre de l'Htel de Bourgogne en
    1636. _Paris, Marchand, [impr. Dondey-Dupr], 1839._ In-8.

  423. LE CID, tragdie par P. Corneille, dition classique.
    _Paris, Delalain, 1840._ In-18.

  424. LE CID, tragdie en cinq actes par P. Corneille. _Paris,
    Hachette, [impr. Panckoucke], 1841._ In-18.

  425. LE CID, tragdie en cinq actes par P. Corneille. _Paris,
    Locquin, 1841._ In-18.

  426. LE CID, tragdie par P. Corneille, _A Paris, chez Mme veuve
    Maire-Nyon, quai Conti_, n. 13, [_impr. de Vve Dondey-Dupr_],
    1841. In-18.

  427. LE CID, tragdie par P. Corneille, avec des notes et des
    commentaires par l'Acadmie Franaise, Voltaire, Laharpe, etc.
    _Paris, Dezobry et E. Magdeleine, [impr. Desrez], 1841._ In-18.

  428. LE CID, tragdie en cinq actes de P. Corneille. _A Paris,
    chez Prevot, rue Bourbon-Villeneuve, n. 61, [impr. Vassal],
    1842._ In-8.

  429. LE CID, tragdie par P. Corneille. dition classique avec
    notices littraires et remarques, par N.-A. Dubois, professeur
    de l'Universit, auteur de plusieurs ouvrages classiques.
    _Paris_, _J. Delalain, rue des Mathurins Saint-Jacques, 1842._
    In-12 (0 fr. 50).

  430. LE CID, tragdie en cinq actes, par P. Corneille. _Paris, L.
    Hachette, [impr. Panckoucke], 1843._ In-12 (0 fr. 35).

  431. LE CID, tragdie en cinq actes par Pierre Corneille. 2e
    dition. _Leipzig, H. Fritsche, 1846._ In-8 de 92 pp.

  432. LE CID, tragdie en cinq actes par Pierre Corneille. 3e
    dition. _Leipzig, H. Fritsche, 1847._ In-8 de 78 pp.

  433. LE CID, tragdie par P. Corneillle. _Bielefeld, 1847._
    In-32.

_Thtre franais_, publi par C. Schtz.

  434. LE CID, tragdie de P. Corneille, annote par Gruzez.
    _Paris, Hachette, [impr. Crapelet], 1848._ In-18 (0 fr. 60).

  435. CORNEILLE.--LE CID, annot par A. Dubois. _Paris, Delalain,
    1850._ In-12 (0 fr. 50).

_Nouvelle Bibliothque franaise des aspirants au baccalaurat s
lettres_, publie par M. mile Lefranc.

  436. LE CID, tragdie, par P. Corneille. _Paris, Gustave Barba,
    1851._ In-4 de 16 pp.  2 col.

_Panthon populaire illustr._

  437. LE CID, tragdie par Pierre Corneille. dition classique
    avec introduction et notes par M. A. Dubois, ancien professeur
    de l'Universit. _Paris, Delalain, 1852._ In-18.

  438. LE CID, tragdie, par P. Corneille. _Leipzig, 1854._ In-12.

_lite des Classiques franais._

  439. LE CID, tragdie, prcd de la vie de P. Corneille, avec
    commentaires, par O. Fiebig et St. Leportier. _Leipzig, 1854._
    In-12.

_Chefs-d'oeuvre des Classiques franais._

  440. LE CID, tragdie par P. Corneille. _Leipzig, 1855._ In-12.

_Bibliotek gediegener und interessanter franzsischen Werke._

  441. LE CID, tragdie par Pierre Corneille, accompagne de notes
    critiques et littraires par G. H. F. de Castres. _Leipzig,
    Wengler, 1857._ Gr. in-10 de 159 pp.

  442. LE CID, tragdie de Pierre Corneille. _Paris, imprimerie et
    librairie J. Delalain, 1859._ In-24 de 72 pp.

  443. LE CID, tragdie, par P. Corneille. dition classique avec
    introduction et notes, par M. A. Dubois, ancien professeur de
    l'Universit. _Paris, imprimerie et librairie J. Delalain,
    1859._ In-18 de 96 pp. (0 fr., 35).

  444. LE CID, tragdie en cinq actes; par P. Corneille, avec des
    notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre et Cie, [impr.
    Raon et Cie], 1861._ In-18 de 114 pp.

  445. LE CID, tragdie de P. Corneille, annote par E. Gruzez,
    _Paris, L. Hachette et Cie, [impr. Lahure], 1862._ In-18 de 131
    pp. (0 fr. 35.)

  446. LE CID, tragdie par Corneille. dition classique
    accompagne de notes et remarques littraires, grammaticales et
    historiques par M. A. Dubois. _Paris, J. Delalain, 1862._ In-12
    de XII-83 pp. (0 fr. 50).

  447. LE CID, tragdie par Corneille. dition classique avec
    introduction et notes, par M. A. Dubois. _Paris, Delalain,
    1863._ In-18 de VI et 81 pp.

  448. LE CID, tragdie par Corneille. Nouvelle dition, avec notes
    historiques, grammaticales et littraires, prcdes
    d'apprciations littraires et analytiques empruntes aux
    meilleurs critiques, par M. Jonette, professeur agrg. _Paris,
    Belin, [impr. de Belin  Saint-Cloud], 1863._ In-12 de 108 pp.

  449. LE CID, tragdie en cinq actes, par P. Corneille. dition
    classique avec notes historiques, grammaticales, littraires et
    analytiques, empruntes aux meilleurs critiques, par M. F.
    Jonette. _Paris, Belin, 1865._ In-8.

  450. LE CID, tragdie par P. Corneille. _Leipzig, 1865._ In-12.

_Collection d'auteurs franais._

  451. LE CID, tragdie; par Corneille. dition classique
    accompagne de notes et remarques littraires, grammaticales et
    historiques, par N.-A. Dubois _Paris, Jules Delalain et fils,
    1867._ In-12 de VIII et 87 pp. (0 fr. 50).

  452. LE CID, tragdie en cinq actes par P. Corneille avec des
    notes et des commentaires. _Paris et Lyon, Lecoffre et fils,
    [impr. Jacob  Orlans], 1867._ In-18 de 112 pp.

  453. LE CID, tragdie par P. Corneille. _Paris, Jules Delalain et
    fils, 1868._ In-18 de 72 pp. (0 fr. 30).

  454. LE CID, tragdie de Pierre Corneille annote par E. Gruzez,
    agrg de la Facult des lettres de Paris. _Paris, L. Hachette
    et Cie, [impr. Lahure], 1869._ In-18 de 131 pp.

  455. LE CID, tragdie par Corneille. _Paris, Delalain, 1870._
    In-18 de 72 pp. (0 fr. 30).

  456. LE CID, tragdie, par P. Corneille. dition classique, avec
    Notice littraire et Remarques, par N.-A. Dubois, _Paris, Jules
    Delalain et Cie, 1872._ In-18 de VIII et 108 pp.

  457. LE CID, tragdie en 5 actes par Corneille. _Altenburg, H.-A.
    Pierer, 1872._ In-8 de 94 pp.

_Collection d'auteurs franais._ Sammlung franzsischer Schriftsteller
fr den Schul- und Privatgebrauch, herausgegeben und mit Anmerkungen
versehen von Dr. G. van Muyden und Oberlehr. Ludw. Rudolph. 2. Serie,
no 1.

  458. LE CID, tragdie en cinq actes; par Corneille. Illustr par
    Pauquet. _Paris, Barba, [impr. Parent], 1872._ In-4 de 16 pp. 
    2 col.

  459. LE CID, tragdie en cinq actes; par Corneille. Avec notes et
    commentaires. Nouvelle dition publie par Ad. Rion. _A Paris,
    chez tous les libraires, [impr. Viville et Capiomont], 1874._
    In-12 de 63 pp.

_Les bons livres._

  460. LE CID, tragdie de P. Corneille annote par E. Gruzez.
    _Paris, Hachette, [impr. Lahure], 1874._ In-18 de 131 pp. (0
    fr. 40).

  461. LE CID, heroisk Drama af Pierre Corneille. Med Anmrkninger
    ved Chr. Sick. _Kjbenhavn, 1874._ In-8 de 2 ff. et 87 pp.

dition du texte original publie en Danemark, avec notes par Chr.
Sick.


X

  462. HORACE, Tragdie Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXXII [1692]. Pet. in-12.

dition hollandaise.

  463. LES HORACES, tragdie de P. Corneille. _A Paris, chez Fags,
    boulevart Saint-Martin, no 29, [impr. Froull], 1811._ In-8 de
    48 pp.

Tir  1,000 exemplaires.

Le titre de la pice est proprement _Horace_ et non _les Horaces_;
cependant Corneille emploie lui-mme cette forme dans l'avis _Au
Lecteur_ de _Sophonisbe_.

  464. LES HORACES, tragdie de P. Corneille; reprsente sur le
    thtre de l'htel de Bourgogne, par la troupe royale, au
    commencement de l'anne 1639. Nouvelle dition, conforme  la
    reprsentation. _A Paris, chez Barba, [impr. Fain], 1817._ In-8
    de 64 pp.

  465. LES HORACES, tragdie en cinq actes et en vers. Par Pierre
    Corneille, reprsente sur le Thtre-Franais en 1639. _Paris,
    Bezon, [impr. Coniam], 1825._ In-8.

  466. HORACE, tragdie de Corneille, reprsente pour la premire
    fois en 1639. Nouvelle dition conforme  la reprsentation.
    _Paris, Prvt, [impr. de Mme Poussin], 1839._ In-32.

  467. LES HORACES, tragdie en cinq actes de P. Corneille,
    reprsente pour la premire fois sur le thtre de l'htel de
    Bourgogne, par la troupe Royale, au commencement de l'anne
    1639. _Paris, Marchant [impr. Dondey-Dupr], 1840._ In-8.

  468. HORACE, tragdie en cinq actes de P. Corneille. dition
    classique. _Paris, Locquin, 1841._ In-18.

  469. HORACE, tragdie en cinq actes de P. Corneille. _Paris, L.
    Hachette [impr. Panckoucke], 1841._ In-18.

  470. HORACE, tragdie en cinq actes par P. Corneille, dition
    classique avec notice littraire et remarques par N.-A. Dubois.
    _Paris, Delalain, 1841._ In-18.

  471. HORACE, tragdie de P. Corneille, avec des commentaires et
    des notes par Voltaire, Laharpe, _Paris, Dezobry et E.
    Magdeleine, [impr. Desrez], 1841._ In-18.

  472. HORACE, tragdie en cinq actes et en vers, par P. Corneille.
    _Berlin, Schlesinger'sche Buchhandlung, 1842._ Gr. in-8 de 52
    pp. (15 gr.)

_Rpertoire du Thtre franais,  Berlin_, 2e srie, no 15 A.

  473. HORACE, tragdie en cinq actes; par P. Corneille. _Paris,
    Hachette, [impr. Panckoucke], 1843._ In-18 (0 fr. 25).

  474. HORACE, tragdie en cinq actes de Pierre Corneille,
    1639.--_Paris, Piaud, [impr. Baudouin], 1844._ In-18.

  475. HORACE, tragdie en cinq actes par Pierre Corneille. dition
    revue  l'usage des coles. _Leipsic, H. Fritsche_, 1846,
    In-8.

_Choix du Thtre franais  l'usage des coles._

  476. HORACE, tragdie de P. Corneille, annote par M. Gruzez.
    _Paris, Hachette, 1848._ In-18.

  477. LES HORACES, tragdie, en cinq actes de P. Corneille,
    reprsente pour la premire fois sur le thtre de l'htel de
    Bourgogne par la troupe royale en 1639. _Paris, Michel Lvy
    frres, [impr. Arbieu  Poissy], 1850._ In-18.

  478. HORACE, tragdie, par P. Corneille. _Paris, Gustave Barba._
    In-4 de 16 pp.  2 col.

_Panthon populaire illustr._

  479. HORACE, tragdie par Pierre Corneille, dition classique
    avec introduction et notes par N.-A. Dubois, ancien professeur
    de l'Universit. _Paris, Delalain, 1852._ In-18.

  480. HORACE, tragdie en cinq actes, par P. Corneille. Avec des
    notes et des commentaires. _Paris, J. Lecoffre, [impr. F.
    Didot], 1853._ In-18.

  481. HORACE, tragdie en cinq actes, par P. Corneille, avec des
    Notes et des Commentaires. _Paris, Lecoffre, 1853._ In-18.

  482. HORACE, tragdie par P. Corneille. _Leipzig, 1855._ In-8.

_Chefs-d'oeuvre des Classiques franais, avec commentaires par O.
Fiebig et St. Leportier._

  483. Horace, tragdie en cinq actes par Pierre Corneille. Edition
    revue  l'usage des coles, avec l'Extrait de Tite-Live.
    _Leipsic, H. Fritsche, 1855._ In-8 de 76 pp.

_Choix du thtre franais,  l'usage des coles._ Nouvelle dition.

  484. HORACE, tragdie en cinq actes, de P. Corneille. dition
    classique. _Paris, Ve Maire-Nyon, [impr. Morris], 1856._ In-18.

  485. HORACE, tragdie par Pierre Corneille dition classique avec
    introduction et notes par N.-A. Dubois, ancien professeur.
    _Paris, Delalain, 1856._ In-18.

  486. HORACE, tragdie, par P. Corneille. dition classique avec
    introduction et notes par N.-A. Dubois, ancien professeur.
    _Paris, Delalain, 1861._ In-18 de VIII et 78 pp. (0. fr. 35).

  487. HORACE, tragdie de Corneille. _Paris, Delalain, 1861._
    In-18 de 62 pp. (0 fr. 30).

  488. HORACE, eine Tragdie von P. Corneille in trilogiseher
    Composition herausgegeben von Dr Hermann Doergens. _Kln und
    Neuss, Schwamm, 1861._ Gr. in-8.

Texte franais avec introduction et appendice en allemand.

  489. HORACE, tragdie en cinq actes; par P. Corneille; avec des
    notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre et Cie, [impr.
    Raon], 1862._ In-18 de 98 pages.

  490. HORACE, tragdie par Corneille. dition classique
    accompagne de remarques littraires, grammaticales et
    historiques, par A. Dubois, ancien professeur, _Paris,
    Delalain, 1863._ In-12 de VIII et 75 pp. (0 fr. 50).

  491. HORACE, tragdie de Pierre Corneille. dition classique avec
    introduction et notes par N.-A. Dubois. _Paris, Jules Delalain
    et fils, 1867._ In-18 de VIII et 78 pp. (0 fr. 60).

  492. HORACE, tragdie par Corneille. dition classique
    accompagne de remarques littraires, grammaticales et
    historiques, par N.-A. Dubois. _Paris, Jules Delalain et fils,
    1867._ In-12 de XII et 72 pp. (0 fr. 50).

  493. HORACE, tragdie de P. Corneille annote par E. Gruzez.
    _Paris, L. Hachette, [impr. Bourdier], 1868._ In-18 de 103 pp.
    (0 fr. 40).

  494. HORACE, tragdie par Corneille. _Paris, Jules Delalain et
    fils, 1869._ In-18 de 63 pp. (0 fr. 30).

  495. HORACE, tragdie de P. Corneille. _Paris, Delalain, 1869._
    In-18 de 66 pp. (0 fr. 30).

  496. HORACE, tragdie de P. Corneille, annote par E. Gruzez.
    _Paris, Hachette, [impr. Bourdier et Cie], 1869._ In-18 de 103
    pp. (0 fr. 40).

  497. HORACE, tragdie par P. Corneille. dition classique avec
    introduction et notes par N.-A. Dubois. _Paris, Delalain,
    1870._ In-18 de VIII et 78 pp. (0 fr. 35.)

  498. HORACE, tragdie de P. Corneille. _Paris, Jules Delalain et
    fils, 1873._ In-18 de 64 pp. (0 fr. 30).

  499. HORACE, tragdie en cinq actes par Corneille, avec notes et
    commentaires par Ad. Rion. _A Paris, chez tous les libraires,
    [impr. Lahure], 1874._ In-16 de 63 pp.

_Les bons livres._

  500. HORACE, tragdie en cinq actes par Corneille, avec des notes
    et des commentaires. _Paris, Lecoffre, [impr. Aureau et Cie 
    Lagny], 1874._ In-18 de 100 pp.

  501. HORACE, tragdie de P. Corneille, annote par E. Gruzez.
    _Paris, Hachette [impr. Viville et Capiomont], 1874._ In-18 de
    103 pp. (0 fr. 60).


  XI

  502. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, Tragedie, Par P. Corneille.
    _Suivant la Copie imprime A Paris_, M.DC.LXXXX [1690]. In-12.

dition hollandaise.

  503. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie, par P. Corneille.
    _A Paris, par la Compagnie des libraires, 1786._ In-8.

  504. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie de P. Corneille.
    _Paris, Froull, 1811._ In-8 de 48 pp.

Tir  1000 exemplaires.

  505. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie en cinq actes et
    en vers de P. Corneille (1639). _A Paris, chez Fags, [impr.
    Cussac], 1816._ In-8 de 48 pp.

  506. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie de P. Corneille
    (1639). Nouvelle dition, conforme  la reprsentation. _A
    Paris, chez Barba et chez Hubert, [impr. Fain], 1817._ In-8 de
    60 pp.

  507. CINNA, tragdie par P. Corneille. _Paris, Achille Desange,
    rue Jacob, no 5, [impr. Fournier], 1826._ In-32.

_Rpertoire populaire du Thtre-Franais._

  508. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie en cinq actes et
    en vers de P. Corneille reprsente sur le Thtre-Franais en
    1639. _A Paris, chez Bezon, boulevard Saint-Martin, no 29,
    [impr. Daumont  Versailles], 1826._ In-8.

  509. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie en cinq actes et
    en vers de Corneille. _Paris et Strasbourg, Levrault, [impr.
    Levrault  Strasbourg], 1827._ In-18 (0 fr. 50).

  510. CINNA, tragdie en 5 actes par P. Corneille. _Berlin,
    Schlesinger, 1837._ Gr. in-8.

_Rpertoire du Thtre-Franais,  Berlin._

  511. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie en cinq actes de
    Corneille reprsente pour la premire fois sur le Thtre de
    l'Htel de Bourgogne en 1639. _Paris, Dondey-Dupr, 1839._
    In-8.

  512. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie de P. Corneille
    avec des commentaires. _Paris, Dezobry et Magdeleine, rue des
    Maons Sorbonne, no 1, [impr. Desrez  Batignolles], 1841._
    In-18.

  513. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie en cinq actes par
    P. Corneille. _Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1841._
    In-18.

  514. CINNA, tragdie en cinq actes, de P. Corneille. dition
    classique. _Paris, Locquin, rue Notre-Dame-des-Victoires, no
    16, 1841._ In-18.

  515. CINNA, tragdie, par P. Corneille. dition classique, avec
    notes et remarques, par A. Mottet. _Paris, Delalain_, 1841._
    In-18.

  516. CINNA, tragdie en cinq actes et en vers de Pierre
    Corneille. _Paris, Piaud, rue Beauregard, 30, [impr. Baudouin],
    1844._ In-18.

  517. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie en cinq actes, par
    P. Corneille. _Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1847._
    In-18.

  518. CINNA, tragdie par Pierre Corneille. dition classique,
    avec introduction et notes par A. Mottet, de l'ancienne cole
    normale. _Paris, Delalain, 1852._ In-18.

  519. HORACE, tragdie par P. Corneille. _Bielefeld, C. Schtz,
    1852._ In-32.

_Thtre franais_, publi par C. Schtz.

  520. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie en cinq actes, par
    P. Corneille, avec des notes et commentaires. _Paris, J.
    Lecoffre, [impr. F. Didot], 1853._ In-18.

  521. CINNA, tragdie en cinq actes de P. Corneille. dition
    classique. _Paris, Ve Maire-Nyon, [impr. Morris], 1856._ In-18.

  522. CINNA, tragdie par P. Corneille. dition classique avec
    introduction et notes par A. Mottet. _Paris, Delalain, 1857._
    In-18 de 90 pp.

  523. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie en cinq actes, par
    P. Corneille, avec des notes et des commentaires. _Paris,
    Lecoffre, [impr. Raon], 1859._ In-18 de 95 pp.

  524. CINNA, tragdie de Pierre Corneille. _Paris, Delalain,
    1859._ In-24 de 69 pp. (0 fr. 30).

  525. CINNA, tragdie par Corneille. Edition classique accompagne
    de notes et remarques littraires, grammaticales et
    historiques, par A. Mottet. _Paris, Delalain, 1859._ In-12 de
    80 pp.

  526. CINNA, tragdie, par P. Corneille. dition classique, avec
    introduction et notes par N.-A. Dubois, ancien professeur.
    _Paris, J. Delalain, 1861._ In-18 de VIII et 78 pp. (0 fr.
    35).

  527. CINNA, tragdie, par P. Corneille. dition classique avec
    introduction et notes par A. Mottet de l'ancienne cole
    normale. _Paris, Delalain, 1861._ In-18 de 62 pp. (0 fr. 35).

  528. CINNA, tragdie par P. Corneille, avec les variantes de la
    premire dition et des notes explicatives par A.-G. Lunden.
    _Stolp, 1861._ In-12.

_Anthologie de la littrature franaise  l'usage des classes
suprieures._

  529. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie de P. Corneille,
    annote par M. Gruzez, professeur agrg  la Facult des
    lettres de Paris. _Paris, L. Hachette et Cie, [impr. Lahure],
    1862._ In-18 de 96 pp.

Quoique portant la date de 1862, cette dition a t publie en 1861.

  530. CINNA, tragdie par P. Corneille. dition classique avec
    introduction et notes par A. Mottet. _Paris, Delalain, 1863._
    In-18, de VIII et 80 pp.

  531. CINNA, tragdie, par P. Corneille. _Leipzig, 1865._ In-12.

_Chefs-d'oeuvre des Classiques franais, avec commentaires, par O.
Fiebig et St. Leportier._

  532. CINNA, tragdie par P. Corneille. dition classique avec
    introduction et notes par A. Mottet. _Paris, Jules Delalain et
    fils, 1867._ In-18 de VIII et 80 pp. (0 fr. 35).

  533. CINNA, tragdie de Corneille. dition classique accompagne
    de notes et remarques littraires, grammaticales et
    historiques, par A. Mottet. _Paris, Jules Delalain et fils,
    1867._ In-12 de VIII et 66 pp. (0 fr. 50).

  534. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie par Pierre
    Corneille. _Paris, Jules Delalain et fils, 1868._ In-18 de 62
    pp. (0 fr. 35).

  535. CINNA, tragdie, par P. Corneille.

_Clarendon Press Series. French Classics. A Selection of Plays by
Corneille, Moliere and Racine, edited with English Notes by Gustave
Masson B. A. Univ. Gallic._ (Oxford, at the Clarendon Press, 1868,
in-12), t. Ier.

  536. CINNA, tragdie, par Corneille. _Paris, Jules Delalain et
    fils, 1869._ In-18 de 64 pp. (0 fr. 30).

  537. CINNA, tragdie, par Corneille. dition classique
    accompagne de notes et remarques littraires, grammaticales
    et historiques, par A. Mottet. _Paris, Delalain, 1869._ In-12
    de VI-66 pp. (0 fr. 50).

  538. CINNA, OU LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie en cinq actes, par
    P. Corneille. Avec des notes et des commentaires. _Paris,
    Lecoffre, [impr. Varigault,  Lagny], 1869._ In-18 de 95 pp.


XII

  539. POLYEUCTE MARTYR, tragdie par P. Corneille. _Suivant la
    copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXXII [1692]. Pet. in-12.

dition hollandaise.

  540. POLYEUCTE MARTYR, tragdie par P. Corneille. _Suivant la
    Copie imprime A Paris._ M.DCC.III [1703]. In-12.

dition hollandaise. _Bibliothque dramatique de Pont-de-Veyle_, 1847,
no 837.

  541. POLYEUCTE MARTYR, tragdie, par P. Corneille. _A Paris, aux
    dpens de la Compagnie, 1764._ In-8.

  542. POLYEUCTE MARTYR, tragdie, par P. Corneille. _A Genve,
    Chez Pellet et fils, 1767._ In-8.

  543. TRAIT DE L'ARRANGEMENT DES MOTS, traduit du grec de Denys
    d'Halicarnasse, avec des Rflexions sur la Langue Franoise,
    compare avec la Langue Grecque; et la tragdie de Polyeucte,
    de P. Corneille, avec des Remarques; par l'Abb Batteux, des
    Acadmies Franoise et des Belles-Lettres, pour servir de suite
     ses Principes de Littrature. _A Paris, Chez Nyon l'an et
    Fils, 1788._ In-12.

La tragdie de Corneille occupe les pp. 329  424.

  544. THTRE CLASSIQUE, ou Esther, Athalie, Polyeucte et le
    Misanthrope comments par F. Roger. _Paris, Migneret_, 1807.
    In-8.

  545. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne de P. Corneille,
    reprsente sur le thtre de l'htel de Bourgogne, par la
    troupe royale, en 1640. Nouvelle dition, conforme  la
    reprsentation. _A Paris, chez Barba, [impr. Fain], 1818._ In-8
    de 68 pp. (1 fr. 50).

  546. LA RELIGION, pome en quatre chants, par L. Racine. dition
    suivie d'Esther et d'Athalie par J. Racine pre, et de
    Polyeucte par Corneille. _Paris, A. Delalain, 1819._ In-18 (1
    fr. 25).

Autres ditions du mme recueil: _Lyon, Perisse frres, et Paris,
Mquignon junior_, 1824, in-12;--_Paris, Maire-Nyon_, 1828, in-18 (1
fr. 80);--_Paris, madame Dabo-Butschert_, 1828, in-18 (1 fr.
50);--_Paris, Lecoffre, 1854_, in-18, etc.

  547. THATRE CLASSIQUE, contenant Esther et Athalie, par Racine
    pre; Polyeucte, par P. Corneille, et Mrope, par Voltaire.
    Nouvelle dition. _Paris, Delalain, 1821._ In-18.

  548. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne en cinq actes, de P.
    Corneille. _Paris, imprimerie de Guiraudet, 1822._ In-18.

  549. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne en cinq actes, de P.
    Corneille. _Paris et Strasbourg, Levrault, 1822._ In-18.

  550. THATRE CLASSIQUE contenant Esther, Athalie, Polyeucte et
    Mrope. Ouvrage adopt par le Conseil royal de l'Instruction
    publique. Seconde dition. _Paris, Aumont et veuve Nyon, 1822._
    In-18.

  551. POLYEUCTE MARTYR, tragdie en cinq actes, par Pierre
    Corneille. Nouvelle dition revue et corrige avec soin.
    _Paris, Auguste Delalain, 1825._ In-18.

  552. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne en cinq actes, par P.
    Corneille. _Paris, A. Desauges, rue Jacob, no 5, et Baudouin
    frres, [impr. Fournier], 1826._ In-32.

  553. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne en cinq actes de P.
    Corneille. _Paris et Strasbourg, Levrault, 1828._ In-18.

C'est l'dition de 1822 avec un nouveau titre.

  554. THATRE CLASSIQUE, contenant Athalie et Esther par Racine,
    Polyeucte par Corneille, le Mysanthrope [_sic_] par Molire.
    Ouvrage approuv par l'Universit. _Paris, Aug. Delalain,
    1831._ In-18.

Chaque pice est pagine  part.

  555. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par P. Corneille.
    _Paris, Locquin, 1841._ In-18.

  556. POLYEUCTE, tragdie, par P. Corneille. dition classique,
    avec des notes par M. Naudin. _Paris, Delalain, 1841._ In-18.

  557. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par P. Corneille.
    _Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1841._ In-18.

  558. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par P. Corneille,
    avec des commentaires et des notes par Voltaire et Laharpe.
    _Paris, Dezobry et Magdeleine, [impr. Desrez], 1841._ In-18.

  559. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne en cinq actes, par P.
    Corneille, reprsente pour la premire fois  Paris sur le
    Thtre de l'Htel de Bourgogne par la troupe Royale en 1640.
    _Paris, Marchant, [impr. Dondey-Dupr], 1844._ In-8.

Fait partie du _Magasin thtral_.

  560. THATRE CLASSIQUE. _A Lyon et  Paris, chez Perisse, [impr.
    Perisse,  Lyon], 1844_. In-18.

Ce volume contient _Esther_, _Athalie_ et _Polyeucte_.

  561. POLYEUCTE, tragdie, par P. Corneille. _Berlin, Schlesinger,
    1844._ Gr. in-8.

_Rpertoire du Thtre franais  Berlin_, 2e srie, no 40.

  562. POLYEUCTE, tragdie en cinq actes et en vers, par P.
    Corneille. _Paris, Berlandier, rue Chilpric, no 4, [impr.
    Huizelin,  Nancy], 1846._ In-8.

  563. POLYEUCTE, MARTYR, tragdie chrtienne, par P. Corneille,
    avec le commentaire de Voltaire, un choix de notes de divers
    auteurs, et un commentaire nouveau par M. Walras (acte Ier).
    _Caen, Hardel_, 1847. In-8.

  564. POLYEUCTE, tragdie par P. Corneille. dition classique avec
    notice et remarques par A. Naudin. _Paris, Delalain, 1847._
    In-8.

  565. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par P. Corneille.
    _Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1847._ In-18.

  566. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne par Pierre Corneille,
    avec des notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre, [impr. F.
    Didot], 1848._ In-18.

  567. POLYEUCTE MARTYR, tragdie de P. Corneille, annote par M.
    Gruzez. _Paris, Hachette, [impr. Crapelet], 1848_. In-18.

  568. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne en cinq actes de P.
    Corneille; reprsente pour la premire fois sur le Thtre de
    l'Htel de Bourgogne, en 1640. _Paris, Michel Lvy frres,
    [impr. Arbieu,  Poissy], 1850._ In-18 angl.

  569. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par Pierre Corneille.
    _Paris, J. Lecoffre, [impr. F. Didot], 1850._ In-18.

  570. POLYEUCTE, tragdie, par Corneille. dition classique avec
    notice et remarques, par A. Naudin. _Paris, Delalain, 1852._
    In-18 de 90 pp. (0 fr. 40).

  571. POLYEUCTE, tragdie, par P. Corneille. _Paris, Delalain,
    1852._ In-18 de 84 pp. (0 fr. 30).

  572. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par P. Corneille.
    Avec des notes et des commentaires. _Paris, J. Lecoffre, [impr.
    F. Didot], 1853._ In-18.

  573. POLYEUCTE, tragdie, par P. Corneille. _Bielefeld, 1853._
    In-32.

_Thtre franais_, publi par C. Schtz.

  574. POLYEUCTE, tragdie, par P. Corneille. dition classique,
    avec notice et remarques, par A. Naudin. _Paris, J. Delalain,
    1855._ In-18. (0 fr. 40).

  575. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par Pierre Corneille,
    avec des notes et des commentaires. _Paris, J. Lecoffre et Cie,
    [impr. Raon], 1857._ In-18 de 87 pp.

  576. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par P. Corneille.
    _Paris, Hachette, [impr. Bourdier et Cie], 1858._ In-18 de 72
    pp.

  577. POLYEUCTE, tragdie, par Corneille. dition classique
    accompagne de remarques littraires, grammaticales et
    historiques; par E. Lefranc, ancien professeur au Collge
    Rollin. _Paris, Delalain, 1858._ In-12 de 84 pp. (0 fr. 50).

  578. POLYEUCTE, tragdie de P. Corneille. _Paris, imprimerie et
    librairie J. Delalain, 1859._ In-24 de 72 pp.

  579. POLYEUCTE, tragdie, par P. Corneille. dition classique,
    avec notes et remarques, par A. Naudin. _Paris, imprimerie et
    librairie J. Delalain, 1859._ In-18 de 90 pp. (0 fr. 35).

  580. POLYEUCTE, tragdie de P. Corneille, annote par E. Gruzez.
    _Paris, Hachette, [impr. Lahure], 1862._ In-18 de 108 pp. (0
    fr. 40).

  581. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par Pierre Corneille,
    avec des notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre, [impr.
    Raon], 1862._ In-18 de 87 pp.

  582. POLYEUCTE, tragdie, par P. Corneille. dition classique
    avec notice et remarques par A. Naudin. _Paris, Delalain,
    1863._ In-18 de VI et 81 pp.

  583. POLYEUCTE, tragdie, par P. Corneille. dition classique
    accompagne de remarques littraires, grammaticales et
    historiques, par E. Lefranc, ancien professeur au collge
    Rollin. _Paris, Delalain, 1863._ In-12 de XII et 72 pp. (0 fr.
    50).

  584. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par Pierre Corneille,
    avec des notes et des commentaires. _Paris, J. Lecoffre, [impr.
    Raon et Cie], 1864._ In-18 de 87 pp.

  585. POLYEUCTE, tragdie, par P. Corneille. dition classique
    avec introduction et notes, par A. Naudin. _Paris, Jules
    Delalain et fils, 1867._ In-18 de VI et 81 pp. (0 fr. 35).

  586. POLYEUCTE, tragdie, par Corneille. dition classique
    accompagne de notes et remarques littraires, grammaticales et
    historiques, par E. Lefranc. _Paris, Jules Delalain et fils,
    1867._ In-12 de XII et 72 pp. (0 fr. 50).

  587. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne, par P. Corneille,
    avec l'examen de l'auteur, les variantes et un choix de notes
    de tous les commentateurs. _Paris, Delagrave et Cie, [impr. de
    Claye], 1867._ In-18 de 100 pp.

_Thtre classique._

  588. POLYEUCTE, tragdie, de Corneille. dition classique avec
    introduction et notes, par A. Naudin. _Paris, Jules Delalain et
    fils, 1868._ In-18 de VI et 81 pp.

  589. POLYEUCTE MARTYR, tragdie, par Pierre Corneille, avec des
    notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre et fils, [impr.
    Parent], 1869._ In-18 de 87 pp.

  590. POLYEUCTE, tragdie, par Corneille. _Paris, Jules Delalain
    et fils, 1872._ In-18 de 72 pp. (0 fr. 30).


XIII

  591. POMPE, Tragdie, par P. Corneille. _Suivant la copie
    imprime  Paris_, M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12.

dition hollandaise.


XIV

  592. LE MENTEUR, Comdie, par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXXI [1691]. In-12 de 72 pp.

dition hollandaise, avec une sphre sur le titre.

  593. LE MENTEUR, comdie, par P. Corneille. Nouvelle dition
    conforme  la reprsentation. _Toulouse, Devers, 1815._ In-8.

  594. LE MENTEUR, comdie, par P. Corneille.

_Clarendon Press Series. French Classics. A Selection of Plays by
Corneille, Moliere and Racine, edited with English Notes by Gustave
Masson, B. A. Univ. Gall._ (Oxford, at the Clarendon Press, 1868,
in-12), t. IIe.


XV

  595. LA SUITE DU MENTEUR, Comdie, par P. Corneille. _Suivant la
    Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12.

dition hollandaise.


XVI

  596. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES, Tragdie, par P. Corneille.
    _Suivant la Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXX. [1690]. Pet.
    in-12 de 68 pp. (y compris un f. blanc et le titre), et 2 ff.
    blancs, sign. A-C.

dition hollandaise, avec une sphre sur le titre.

  597. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES. Tragdie, par Mr. P.
    Corneille. _Se vend  Copenhague chez J. P. Chevalier._ In-8 de
    86 pp.

Fait partie du _Recueil de Pices choisies du nouveau Thatre Franois
et Italien_; t. IIIe. Copenhague, 1749, in-8.

  598. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES, Tragdie de P. Corneille.
    Nouvelle dition. _A Cologne, Chez Pierre Marteau, imprimeur
    libraire, 1757._ In-8, de 67 pp.

dition hollandaise.

  599. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES. Tragdie de Pierre
    Corneille. _Au Nord._ M.DCC.LX [1760]. In-4 de 3 ff. prlim. (y
    compris une figure) et 80 pp., texte encadr.

La figure reprsente Rodogune montrant  Antiochus Cloptre qui vient
de boire la coupe empoisonne (acte Ve, scne IVe); elle prononce ces
vers:

                    Seigneur voyez ces yeux
    Dj tous gars, troubles, et furieux;

(c'est ainsi qu'ils sont crits au bas de la planche). Cette citation
est prcde des mentions suivantes: _F. Boucher, inv. et delin.
1759._--_Grav  l'eau-forte par Mme de Pompadour.--Retouch par C. N.
Cochin._ Les retouches ont d tre nombreuses, car la gravure est
trs-fine et d'un trs-joli effet.

On lit dans le _Catalogue des livres de la bibliothque de feu Madame
la Marquise de Pompadour, dame du Palais de la Reine_ (Paris,
Hrissant, 1765, in-8, no 890): Cette dition a t faite sous les
yeux de Madame de Pompadour, dans son appartement  Versailles, pour
lui donner une connoissance de l'imprimerie. On a joint  cet
exemplaire une estampe grave par elle-mme sur un dessein de M.
Boucher.

Cette pice faisait partie d'un lot considrable de pices de
Corneille runies sous le mme numro, et qui avaient sans doute fait
partie du cabinet de M. de Beauchamp, auteur des _Recherches sur les
thtres de France._ Mme de Pompadour avait acquis cette collection en
bloc. Son exemplaire de _Rodogune_ tait reli en mar. orn de riches
compartiments. Il fut dtach du lot (qui fut adjug 15 livres 1 sol)
et atteignit le prix de 30 livres 5 sols. Il fut revendu 70 livres en
1775, chez Delaleu.

L'exemplaire de la Bibliothque nationale, auquel manque du reste la
figure, porte la note manuscrite suivante: Cette tragdie de P.
Corneille m'a t envoye par Madame la Marquise de Pompadour, qui a
pris la peine de l'imprimer elle-mme, Elle m'a fait l'honneur de me
dire qu'on n'en avait tir que vingt exemplaires. Ce 17 dcembre 1761.
CAPPERONNIER.

Nous croyons que le tirage aura dpass le nombre indiqu au Catalogue
Pompadour, car nous avons trouv des exemplaires dans toutes les
bibliothques publiques de Paris, et chez plusieurs amateurs.

  600. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES, tragdie, de P. Corneille,
    reprsente sur le thtre de l'htel de Bourgogne en 1644.
    Nouvelle dition conforme  la reprsentation. _A Paris, chez
    Barba, [impr. Fain], 1818._ In-8 de 64 pp. (1 fr. 50).

  601. RODOGUNE, tragdie, par P. Corneille. _Berlin, Schlesinger,
    1842._ Gr. in-8 (15 gros.).

_Rpertoire du Thtre franais  Berlin_, 2e srie no 5.

  602. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES, tragdie de P. Corneille,
    annote par M. Gruzez. _Paris, Hachette, 1849._ In-18.

  603. RODOGUNE, tragdie en cinq actes par Corneille, avec notes
    et commentaires. Nouvelle dition, publie par Ad. Rion. _A
    Paris, chez tous les libraires, [impr. Lahure], 1874._ In-16 de
    63 pp.

_Les bons livres._


XVII

  604. THEODORE, Tragdie chrestienne, Par P. Corneille. _Suivant
    la Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12 de
    91 pp.

dition hollandaise, avec une sphre sur le titre.


XVIII

  605. HERACLIUS, EMPEREUR D'ORIENT, Tragdie, Par P. Corneille.
    _Suivant la Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet.
    in-12 de 2 ff. prlim. (dont le premier est blanc) et 68 pp.,
    sign. A-C.

dition hollandaise.


XIX

  606. ANDROMEDE, Tragdie, Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXXII [1692]. Pet. in-12.

dition hollandaise.


XX

  607. D. SANCHE D'ARRAGON, Comedie heroque. Par P. Corneille.
    _Suivant la Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXX [1690]. Pet.
    in-12 de 69 pp. (y compris le titre), et 1 f. blanc, sign. A-C.

dition hollandaise, avec une sphre sur le titre. (Bibliothque
nationale.)


XXI

  608. NICOMDE, Tragedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff.
    prl. (dont le premier est blanc), et 68 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)

  609. NICOMDE, tragdie de P. Corneille, reprsente sur le
    Thtre de l'Htel de Bourgogne par la troupe royale en 1652.
    Nouvelle dition conforme  la Reprsentation. _Paris, Barba,
    [impr. Fain], 1819._ In-8 (1 fr. 50).

  610. NICOMDE, tragdie de P. Corneille, annote par M. Gruzez.
    _Paris, L. Hachette, 1840._ In-18.

  611. NICOMDE, tragdie par Corneille. Nouvelle dition avec le
    commentaire de Voltaire et un commentaire nouveau par M. J.
    Naudet. _Paris, Dezobry, Magdeleine et Cie, [impr. Hennuyer,
    aux Batignolles], 1845._ In-18.

  612. NICOMDE, tragdie de Pierre Corneille, annote par M.
    Gruzez. _Paris, L. Hachette et Cie, [impr. Crapelet], 1849._
    In-18.


XXII

  613. PERTHARITE, ROY DES LOMBARDS. Tragedie par P. Corneille.
    _Suivant la Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXX [1690]. Pet.
    in-12 de 2 ff. prlim. (dont le 1er est blanc) et 67 pp., sign.
    A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


XXIII

  614. OEDIPE, Tragedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime, A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12 de 2 ff.
    prl. (dont le premier est blanc) et 68 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


XXIV

  615. LA TOISON D'OR, Tragdie par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12.

dition hollandaise.

Cette mme dition est cite dans la _Bibliothque dramatique de
Pont-de-Veyle_ (no 837), avec la date de 1692.


XXV

  616. SERTORIUS, Tragdie. Par M. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXX [1690]. Pet. in-12 de 69 pp. (y
    compris 3 ff. prlim.) et 1 f. blanc, sign. A-C.

dition imprime en Hollande, avec une sphre sur le titre.
(Bibliothque nationale.)


XXVI

  617. SOPHONISBE, Tragedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12 de 5 ff.
    prlim. (dont le premier est blanc) et 762 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


XXVII

  618. OTHON, Tragedie, par T. [sic] Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 3 ff.
    prl. (dont le premier est blanc) et 66 pp., sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


XXVIII

  619. AGESILAS, Tragedie, En Vers libres rimez. Par P. Corneille.
    _Suivant la Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXX [1690]. Pet.
    in-12 de 2 ff. prlim. (dont le premier est blanc) et 68 pp.,
    sign. A-C.

dition hollandaise. (Bibliothque nationale.)


XXIX

  620. ATTILA, Tragedie, par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime A Paris._ M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12.

dition hollandaise.


XXX

  621. TITE ET BRENICE, Comedie heroque, par P. Corneille.
    _Suivant la Copie imprime A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet.
    in-12.

dition hollandaise.


XXXI

  622. PULCHERIE, Comedie hroque, par P. Corneille. _Suivant la
    Copie imprime  Paris._ M.DC.LXXXX [1690]. Pet. in-12.

dition hollandaise.


XXXII

  623. SURENA, Tragdie, par P. Corneille. _Suivant la Copie
    imprime  Paris._ M.DC.LXXXX [1690]. Pet. in-12.

dition hollandaise.




XI.--DITIONS DES OEUVRES DE CORNEILLE

PUBLIES DEPUIS SA MORT JUSQU'A NOS JOURS.


I.--OEUVRES COMPLTES.

  624. LE THATRE DE PIERRE CORNEILLE. Reveu & corrig, & augment
    de diverses pieces nouvelles. _Suivant la Copie imprime A
    Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. 4 vol. in-12.

_I. Partie_: 1 f. de titre; 68 pp. prlim. et 8 pices (nos 396, 398,
400, 402, 404, 406, 408, 410).--_II. Partie_: 1 f.; 89 pp. prlim.; 1
f. blanc et 8 pices (nos 411 ou 412, 462, 502, 539, 591, 592, 595,
604).--_III. Partie_: 1 f. blanc; 1 f. de titre; 69 pp. prlim.; 1 f.
blanc et 8 pices (nos 596, 605, 606, 607, 608, 613, 614, 615).--_IV.
Partie_: 1 f. de titre; ? pp. prlim. et 8 pices (nos 616-623).

Ce recueil, qui parat avoir t mis en vente  _Amsterdam_, contient
souvent, au lieu de telle ou telle des pices spares que nous
indiquons, des pices imprimes antrieurement par _Wolfgang_. La date
des titres gnraux, plus ancienne que celle de la plupart des titres
particuliers, semble justifier l'existence de volumes ainsi composs
de parties disparates; on remarquera cependant que toutes les pices
du t. 1er portent 1688 ou 1689, ce qui nous fait croire que l'dition
avait t entreprise sous cette date. Les volumes suivants n'ayant pas
t immdiatement achevs, on s'explique que les libraires hollandais
en aient fait imprimer les feuillets prliminaires, et les aient
provisoirement composs de toutes les pices dtaches qui leur
restaient en magasin.

On joint  cette dition:

LES TRAGEDIES ET COMEDIES DE TH. CORNEILLE. Reveues & corriges, &
augmentes de diverses pieces nouvelles. _Suivant la Copie imprime A
Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. 5 vol. in-12.

  625. LE THATRE DE P. CORNEILLE. Reveu & corrig par l'Auteur. I.
    [II. III. IV. et V.] Partie. _A Paris, Chez Guillaume de Luyne,
    Libraire Jur, au Palais, dans la Salle des Merciers, sous la
    monte de la Cour des Aydes,  la Justice_; [ou _Chez Pierre
    Trabouillet au Palais, en la Gallerie des Prisonniers, 
    l'Image S. Hubert &  la Fortune proche le Greffe des Eaux et
    Forests_, ou _Chez Augustin Besoigne, dans la Grand' Salle du
    Palais, vis--vis la Cour des Aydes, aux Rozes vermeilles_].
    M.DC.LXXXXII [1692]. Avec Privilege du Roy. 5 vol. in-12.

_I. Partie_: lx pp. pour le titre, l'avis _Au Lecteur_ et le _Discours
du pome dramatique_; 2 ff. pour un avis du _Libraire au Lecteur_; 1
f. pour le titre et les _Acteurs de Mlite_; 560 pp. et 2 ff. pour le
privilge. Ce volume contient 7 pices de _Mlite_  l'_Illusion_, 
l'exception de _Mde_, qui est dans le tome second.

_II. Partie_: lviij pp. pour le titre et le _Discours de la tragdie_;
1 f. pour le titre de _Mde_ et 563 pp. Ce volume contient _Mde_ et
six pices du _Cid_  la _Suite du Menteur_.

_III. Partie_: xxxvj pp. pour le titre et le _Discours des trois
Unitez_; 1 f. pour le titre de _Pompe_ et 504 pp., contenant six
pices de _Pompe_  _D. Sanche_.

_IV. Partie_: 504 pp. en tout, contenant six pices de _Nicomde_ 
_Sophonisbe_.

_V. Partie_: 473 pp. (y compris le titre), et 1 f. blanc.

Le privilge, dat du 25 mai 1691, porte ce qui suit: Nostre bien Am
_Guillaume de Luyne_ Marchand Libraire et Imprimeur de nostre bonne
Ville de Paris, Nous a fait remontrer que le sieur Thomas Corneille de
l'Acadmie Franoise, auroit reveu et corrig les Pices de Thatre
par luy composes, comme aussi celles du feu Sieur Pierre Corneille
son Frere, dans l'impression desquelles contenant en tout neuf petites
(_sic_) Volumes [dition de 1682], il s'estoit gliss beaucoup de
fautes, tellement qu'estant  present dans leur perfection, et le
dernier Privilge que ledit Exposant auroit obtenu de Nous estant
prest d'expirer, il Nous auroit tres-humblement fait supplier de luy
vouloir accorder encore un Privilege pour la rimpression desdites
Pieces de Thatre.... _G. de Luyne_ devient concessionnaire du
privilge pour dix ans et dclare y associer ses confrres _Pierre
Trabouillet_ et _Augustin Besoigne_.

Le privilge est donn _in extenso_  la fin du tome Ier et, par
extrait,  la fin du tome Ve. Il se termine par un achev d'imprimer
du 31 dcembre 1691.

Thomas Corneille, ayant entrepris la rvision des oeuvres de son
frre, doit tre l'auteur de l'avis du _Libraire au Lecteur_, qui
termine les feuillets prlim. du premier volume et dans lequel sont
releves diverses fautes commises dans l'dition de 1682.

On joint  cette dition:

LE THEATRE DE T. CORNEILLE. Reveu & corrig par l'Auteur. _A Paris
Chez Guillaume de Luyne..._; [ou _Chez Pierre Trabouillet_...; ou
_Chez Augustin Besoigne_...]. M.DC.LXXXXII [1692]. 5 vol. in-12.

  626. LE THATRE DE P. CORNEILLE, rev et corrig par l'Autheur.
    _A Lyon, 1698._ 5 vol. in-12.

  627. LE THATRE DE PIERRE CORNEILLE, avec l'Examen de chaque
    Piece fait par luy-mme. Nouvelle Edition augmente des Pieces
    de Critique qui ont t faites au sujet des Tragdies & des
    Comdies de M. Corneille. _A Paris, 1700._ 5 vol. in-12.

_Catalogue de la Bibliothque du Chasteau de Rambouillet, 1726, p.
149._

  628. LE THEATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition reve,
    augmente des Pieces dont l'Avis au Lecteur fait mention, &
    enrichie de tailles-douces. _A Amsterdam, Chez Henry Desbordes,
    dans le Kalver-Straat, 1701._ Avec Privilege des Etats de Holl.
    & Westfr. 5 vol. pet. in-12, portr., front. grav., figg.

_I. Partie_: titre avec la sphre; portr. de Corneille; frontispice
grav; XLVIII pp. pour le _Privilge_, l'_Avis du Libraire au
Lecteur_, l'_loge de Corneille_ et le _Discours sur le Pome
dramatique_; 452 pp. Il y a en outre une figure avant chaque pice:
en tout 7.--_II. Partie_: titre; XLVIII pp. pour le _Discours de la
Tragdie_ (les pp. XXXIX  XLVIII sont imprimes en caractres plus
petits que les prcdentes); 416 pp. et 5 figg. (_Mde_, qui aurait
d tre place dans le 1er vol., avant l'_Illusion comique_, est
place dans le 2e, aprs le _Cid_, comme dans l'dition donne par Th.
Corneille).--_III. Partie_: titre; XXIII et 487 pp., plus 7
figg.--_IV. Partie_: titre; 479 pp. et 7 figg.--_V. Partie_: titre;
382 pp. et 1 f. blanc, plus 6 figg.

Cette dition est moins bien imprime que celle des _Elzevier_, mais
le libraire se flatte d'avoir obtenu une grande correction.

Il reproduit, comme tant son oeuvre personnelle, l'avis du _Libraire
au Lecteur_, plac en tte de l'dition de 1692.

Les additions faites  cette dition comprennent: 1o L'_loge de P.
Corneille_, extrait des _Nouvelles de la Rpublique des Lettres_; 2o
les _Sentiments de l'Acadmie Franoise sur la Tragdie du Cid_; 3o
les _Observations_ de Scudry sur le _Cid_; 4o le _Discours de
Corneille  l'Acadmie Franoise_.

On doit joindre  cette dition:

LE THEATRE DE T. CORNEILLE. Nouvelle Edition rev, augmente des
Pices dont l'Avis au Lecteur fait mention, & enrichie de
tailles-douces. _A Amsterdam, Chez Henry Desbordes, dans le
Kalver-Straat_, 1701, Avec Privilege des Etats de Holl. & Westf. 5
vol. in-12, dont voici la collation:

_I. Partie_: titre; 558 pp.; 1 f. blanc et 7 figg.--_II. Partie_:
titre; 556 pp. et 8 figg.--_III. Partie_: 1 titre; 413 pp.; 1 f. blanc
et 6 figg.--_IV. Partie_: titre; 426 pp.; 1 f. blanc et 6 figg.--_V.
Partie_: titre, 416 pp. et 5 figg.

  629. Le THATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition revue, corrige
    et augmente. _A Paris, Chez la Veuve de Pierre Trabouillet;
    [ou Chez Guillaume Cavelier], 1706._ 5 vol. in-12.

dition publie par Thomas Corneille. On y joint ses _Pomes
dramatiques_ en 5 vol. in-12.

Un exempl. rel. en mar. v., dent., doubl de mar. r., par _Boyet_, aux
armes de Me de Chamillart, 4,100 fr. Brunet.

  630. LE THEATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition reve, corrige
    & augmente. _A Paris, Chez Pierre Ribou; [ou Chez Guillaume
    Cavelier; ou Chez H. Charpentier], 1714._ 5 vol. in-12, figg.

  631. LE THATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition reve, corrige
    & augmente. _A Paris, Chez M. Bordelet_; [ou _Chez H.
    Charpentier_], 1722 [ou 1723]. 5 vol. in-12.

  632. LE THATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition rev, corrige
    & augmente. Enrichie de Figures en Taille-douce. _A Amsterdam,
    Chez L'Honor & Chatelain, 1723._ Avec Privilege des tats de
    Holl. & Westf. 5 vol. pet. in-12, portr. et fig. avant chaque
    pice.

T. Ier: Portr., titre et 462 pp., plus 7 figg.

Ce volume contient un avis au lecteur, divers loges de Corneille
extraits de la _Rpublique des Lettres_, _des Hommes illustres de
Perrault_, et du _Dictionnaire historique de Morri_. Viennent
ensuite les trois discours sur l'art dramatique et 7 pices.

T. II: titre et 432 pp., plus 5 figg.

T. III: titre et 487 pp., plus 7 figg.

T. IV: titre et 492 pp., plus 9 figg.

T. V: titre, 412 pp. et 1 f. de privilge, plus 4 figg.

Le privilge est dat du 18 juillet 1700.

On joint  cette dition:

LE THATRE DE T. CORNEILLE. Nouvelle dition, reve, corrige &
augmente. Enrichie de Figures en Taille-douce. _A Amsterdam, chez
Zacharie Chatelain, 1733._ Avec Privilege des Etats de Holl. & Westf.
5 vol. pet. in-12, portr. et fig. avant chaque pice.

  633. PROJET d'une nouvelle dition des OEuvres de Pierre
    Corneille de l'Acadmie Franoise en 8 volumes in-4o, avec des
    figures de B. Picart.

Ce prospectus a t publi dans la _Bibliothque Franoise, ou
Histoire littraire de la France_ (Amsterdam, H. du Sauzet, in-8), t.
XVe, 1731, pp. 180-187. L'dition annonce n'a pas t publie.

  634. LE THATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition. _A Paris, Chez
    David l'an, Quai des Augustins,  la Providence & au Roi
    David_; [ou _Chez Guillaume Cavelier..._; ou _Chez Henry
    Charpentier..._; ou _Chez Charles Osmont..._; ou _Chez la Veuve
    de Pierre Ribou..._; ou _Chez Christophe David fils..._].
    [_Imprimerie de C. Robustel_]. M.DCC.XXXVIII [1738]. Auec
    Approbation & privilge du Roi. 5 vol. en 6 part. in-12.

T. Ier: 5 ff. (y compris un portrait de Corneille), xcvj et 456
pp.--La _Suivante_, qui terminait primitivement ce volume (pp.
457-548), a t reporte aprs coup  la fin de la 2e partie du t. Ve,
l'dition n'ayant pu tre acheve en 5 volumes et le libraire ayant
voulu donner une mme paisseur aux 6 tomes. Un _Avis aux Relieurs_,
qui occupe le 4e f. prlim. du tome Ier, fait connatre ce changement.

T. IIe: 2 ff. et 526 pp.

T. IIIe: 2 ff. et 525 pp.

T. IVe: 2 ff. et 609 pp.

T. Ve, 1re partie: 2 ff. et 444 pp.

T. Ve, 2e partie: 2 ff. et 299 pp. continuant la pagination jusqu'
743; 33 pp. pour les _OEuvres diverses_; 1 f. blanc; 92 pp. (pagines
de 457  548) pour la _Suivante_; 2 ff. pour le privilge.

dition publie par Franois-Antoine Jolly, censeur royal.

Un _Avertissement_, plac en tte du premier volume, donne pour la
premire fois des renseignements sur l'poque de la reprsentation et
de l'impression de chaque pice. Jolly a pu recueillir,  ce sujet, un
certain nombre de faits curieux, qui s'taient conservs jusqu' lui
par la tradition; aussi les diteurs modernes ont-ils consult ses
remarques avec profit.

Le privilge, dat du 26 juillet 1720, est accord  _Michel-tienne
David_ pour vingt ans; il concerne un grand nombre d'ouvrages divers.
David dclare y associer, en ce qui regarde les OEuvres de Messieurs
Pierre et Thomas Corneille, _Guillaume Cavelier_ pre, pour un
cinquime; _Henry Charpentier_, pour un cinquime; _Charles Osmont_,
pour un cinquime; la _Veuve de Pierre Ribou_ et _Christophe David_
fils, chacun pour un dixime.

Voil un trait curieux du bon plaisir royal. Il suffisait d'un
privilge pour donner  un libraire le droit exclusif de publier les
ouvrages de tous nos grands crivains: Corneille, Racine, etc., etc.
Les autres libraires,  moins de renoncer  leur commerce, taient
forcs de subir la loi de celui que le roi s'tait plu  distinguer et
nous voyons qu'ils devaient se contenter d'une minime part. Ils
avaient, du reste, la facult de cder  d'autres l'intrt qu'ils
avaient chrement achet; aussi, pour cette seule dition de 1738,
avons-nous trouv encore des exemplaires au nom de _Nion pre_, _Quai
de Conti  sainte Monique_; de _Leclerc_, _Quai des Augustins  la
Toison d'or_, et de _Gandouin_, _Quai des Augustins  la belle Image_,
de _Martin_, etc. Cette numration n'est probablement pas limitative.

Vendu: 290 fr., mar. v. ancien, comp. en mosaque, Double, 1863 (no
172).

On joint  cette dition:

LE THEATRE DE T. CORNEILLE, avec des Commentaires. _A Paris_, _Chez
David l'an_, etc. M.DCC.XXXVIII [1738]. 5 vol. in-12.

  635. LE THATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition revue, corrige
    et augmente de ses OEuvres diverses; enrichie de figures en
    taille-douce. _A Amsterdam, Chez Zacharie Chatelain, 1740._ 6
    vol. pet. in-12, portr. par _B. Picart_, figg.

dition faite sur celle de 1682. Elle contient en outre des notices
par Fr.-Ant. Jolly Le t. VIe est consacr aux _OEuvres diverses_ de
Corneille (no 175).

On joint  cette dition:

LE THATRE DE T. CORNEILLE. Nouvelle dition revue, corrige et
augmente. _A Amsterdam, Chez Zacharie Chatelain, 1740._ 5 vol. pet.
in-12. portr.

L'exemplaire de Mme de Pompadour, en papier fort, reli en mar. r.,
s'est vendu 31 livres en 1765 (_Cat. Pompadour_, no 891).

  636. LE THATRE DE P. CORNEILLE [publi par Fr.-Antoine Jolly,
    censeur royal]. _Paris, David pre, 1747._ 6 vol. in-12.

Rimpression de l'dition de 1738. Le t. VIe porte le titre d'_OEuvres
diverses_ et n'est que la reproduction du volume publi par l'abb
Gravet en 1738 (no 174).

On joint  ces 6 volumes:

LE THATRE DE THOMAS CORNEILLE. _Paris, David pre, 1748._ 5 vol.
in-12.

Il existe des exemplaires en grand papier. Celui de Mme de Pompadour,
reli en mar. r., s'est vendu 41 livres en 1765 (_Cat. Pompadour_, no
392).

  637. THATRE DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE. _Leipsic, 1754._

11 vol. in-12.

  638. LE THATRE DE P. CORNEILLE. _A Paris, Chez David pre,
    1755._

7 vol. in-12, portr.

  639. OEUVRES DE P. CORNEILLE. _A Paris, Chez G. Martin_...; [ou
    _Chez Desprez_...; ou _Chez Bauche_...; ou _Chez L. H. Gurin
    et L. F. de la Tour_...], 1758. 10 vol. in-12.

  640. THATRE DE PIERRE CORNEILLE, avec des Commentaires, &c. &c.
    &c. [par Voltaire. Genve], M.DCC.LXIV [1764]. 12 vol. in-8,
    figg. (de 50  60 fr.)

Tome Ier: 4 ff., 454 pp. et 1 f. pour la _Table_, plus 3 figg,: 1
front. grav et 2 figg. pour _Mde et le Cid_.--T. IIe: 2 ff., 1 f.
d'_Errata_ et 413 pp., plus 2 figg. pour _Horace_ et _Cinna_.--T.
IIIe: 2 ff., 1 f. d'_Errata_ et 510 pp., plus 3 figg. pour _Polyeucte,
Pompe_ et _le Menteur_.--T. IVe: 2 ff., 1 f. d'_Errata_, 482 pp. et 1
f. pour la _Table_, plus 3 figg. pour la _Suite du Menteur, Thodore_
et _Rodogune_.--T. Ve: 2 ff., 429 pp. et 1 f., plus 2 figg. pour
_Hraclius_ et _Don Sanche_.--T. VIe: 2 ff., 1 f. d'_Errata_, 442 pp.
et 3 figg. pour _Andromde, Nicomde_ et _Pertharite_.--T. VIIe: 2 ff.
et 467 pp., plus 3 figg. pour _OEdipe, la Toison d'or_ et
_Sertorius_.--T. VIIIe: 2 ff., 1 f. d'_Errata_ et 388 pp., plus 3
figg. pour _Sophonisbe, Othon_ et _Agsilas_.--T. IXe: 2 ff., 1 f.
d'_Errata_, 443 pp. et 3 figg. pour _Attila, Tite et Brnice_ et
_Surna_.--T. Xe: 2 ff., 1 f. d'_Errata_, 495 pp. et 4 figg. pour
_Pulchrie, Ariane, le Comte d'Essex_ et _Mlite_.--T. XIe: 2 ff., 500
pp. et 4 figg. pour _Clitandre, la Veuve, la Galerie du Palais_ et _la
Suivante_.--T. XIIe: 2 ff., 1 f. d'_Errata_, 355 pp., 47 pp. pour la
_Liste des Souscripteurs_ et 2 figg. pour _la Place Royale_ et
_l'Illusion_.

Toutes les figures sont l'oeuvre de _Gravelot_, sauf le frontispice,
dessin par _Plater_.

Les gravures du _Cid_, de _Pompe_, du _Menteur_, de _Thodore_,
d'_Hraclius_, de _Don Sanche_, _Nicomde_, _OEdipe_, _Sertorius_,
_Othon_, _Agsilas_, _Pulchrie_, du _Comte d'Essex_, de _Mlite,
Clitandre_, de _la Veuve_, _la Galerie du Palais_, _la Suivante_ et
_la Place Royale_ sont signes de _N. Le Mire_; celles de _Mde_,
_Horace_, _Andromde_, _la Toison d'or_ et l'_Illusion_ sont de _J.-J.
Flipart_; celles de _Cinna_ et de _Polyeucte_ sont de _Lempereur_;
celles de _la Suite du Menteur_ et d'_Attila_ sont de _C. Buquoy_;
celles de _Rodogune_, _Pertharite_ et _Sophonisbe_ sont de _Longueil_;
celles de _Tite et Brnice_ et de _Surna_ sont d'_A_. _Radiguet_;
celle d'_Ariane_ est de _B.-L. Prvost_. Le frontispice, dat de 1762,
est du graveur _Watelet_.

Nous dirons plus loin, dans notre chapitre XVIe (voy. _Ode et Lettres
 Monsieur de Voltaire en faveur de la famille du grand Corneille_),
par suite de quelle circonstance Voltaire se fit le protecteur de Mlle
Corneille. Ce fut  son profit qu'il entreprit de publier une dition
du thtre de Corneille, accompagne d'un commentaire. Cet ouvrage,
qui est une des belles-actions de la vie de Voltaire, n'ajouta rien 
sa rputation d'crivain. Form  l'cole de Racine, le commentateur
se laissa entraner  blmer sans mnagement chez son devancier tout
ce qui n'tait plus du got raffin du xviiie sicle. On est souvent
surpris, en lisant ses remarques, des querelles mesquines qu'il fait
au pote, dont il admirait pourtant le gnie avec la plus entire
sincrit.

L'annonce des _Commentaires_ de Voltaire et la publication qui en fut
faite avec le _Thtre de Corneille_ et sparment, donnrent lieu aux
crits suivants:

_a._ LETTRE DE M. DE VOLTAIRE, DE L'ACADMIE FRANAISE, A M. L'ABB
D'OLIVET, chancelier de la mme Acadmie [date de Ferney, 20 aot
1761], _S. l._, in-12 de 15 pp.

  Rimprime dans le t. IIIe des _Nouveaux Mlanges
  philosophiques_, 1765.

_b._ RPONSE DE M. DE VOLTAIRE A M. LE DUC DE BOUILLON, qui lui avait
crit une lettre en vers, au sujet de l'dition qu'il fait faire des
OEuvres de Corneille, au profit de Mademoiselle Corneille. _S. l.
[1761]._ In-12 de 7 pp.

_c._ LETTRE  M. de Voltaire sur une dition de Corneille.

  _Anne littraire_, 1764, t. IIIe, p. 97.

_d._ LETTRE sur la nouvelle dition de Corneille, par M. de Voltaire.
_A Amsterdam, M.DCC.LXIV [1764]._ In-8 de 22 pp. et 1 f. blanc.

  Le titre de dpart porte: _Lettre au sujet des Commentaires
  sur les Tragdies de Corneille._

  loge anonyme de l'dition publie par Voltaire. L'auteur
  s'attache  combattre les critiques dont elle tait l'objet: Je
  connais le Public, dit-il. Si un homme ignor s'avisait de
  commenter Corneille ou Racine, on ne pourrait jamais le croire
  capable d'une tche aussi difficile, et l'on condamnerait son
  ouvrage avant mme de l'avoir l; et lorsqu'un homme, qui s'est
  exerc avec clat dans la carrire de ces deux grands Potes,
  entreprend cet examen, les remarques qu'il est oblig de faire ne
  sont, dit-on, que pour rabaisser celui qu'il commente. Le premier,
  en critiquant, passe pour ignorant; le second pour envieux. C'est
  ainsi qu'un auteur marche toujours entre deux prcipices. Tout en
  avouant ses prfrences pour Racine, le critique trouve que
  Voltaire ne pouvait rendre hommage mieux qu'il ne l'a fait au
  gnie de Corneille.

_e._ RFLEXIONS SUR LA NOUVELLE DITION DE CORNEILLE, PAR M. DE
VOLTAIRE, ou Rponse  la Lettre apologtique de cet ouvrage.
_Amsterdam, 1764._ In-8 de 23 pp.

_f._ COMMENTAIRES SUR LE THATRE DE PIERRE CORNEILLE, par M. de
Voltaire.

  Longue et intressante critique publie dans la _Bibliothque des
  Sciences et des Beaux-Arts_, pour les mois de juillet, aot et
  septembre 1765, t. XXIVe (La Haye, P. Gosse, 1765, pet. in-8).

_g._ CRITIQUE POSTHUME d'un Ouvrage de M. de Voltaire. _A Londres_
[_Paris_], M.DCC.LXXII [1772]. In-8 de 3 ff. et 25 pp., dans une mme
srie de signatures (les pp. 11-25 sont chiffres par erreur 13-27).

  Critique assez faible des _Commentaires_ de Voltaire sur
  Corneille. Elle est donne comme la reproduction d'un manuscrit
  trouv parmi les papiers d'un homme de lettres de province qui
  vient de mourir. Le libraire dit, dans son _Avertissement_, que
  du reste, on sera difi du ton honnte et modr de l'auteur, qui
  avait assurment beau champ pour mortifier M. de Voltaire, et lui
  rendre les pithtes qu'il prodigue lui-mme si volontiers.

_h._ RACINE A M. DE VOLTAIRE, des Champs-lyses [par Dorat].

  Cette pice fut imprime ou du moins lance manuscrite dans le
  public en 1764,  l'occasion des _OEuvres de Corneille_ avec
  commentaires, donnes par Voltaire (voir les _Mmoires secrets_,
  29 avril 1764). Depuis elle a t imprime dans les _Pices
  chappes aux seize premiers volumes de l'Almanach des Muses_
  [recueillies par Sautreau]; Paris, [1781], in-12, et dans les
  _OEuvres de Dorat._ TASCHEREAU.

  _i._ CRITIQUE POSTHUME D'UN OUVRAGE DE M. DE VOLTAIRE, [par
  l'abb Champion de Nilon]. _Londres, 1772._ In-8 de 27 pp.

_j._ CINQUIME LETTRE A M. DE VOLTAIRE, o l'on examine ses
Commentaires sur Corneille; par M. Clment. _A La Haye; et se trouve 
Paris, chez Moutard_, M.DCC.LXXIV [1774]. In-8 de 237 pp.

_k._ SIXIME LETTRE A M. DE VOLTAIRE, o l'on continue d'examiner ses
Commentaires sur Corneille; par M. Clment. _A La Haye; et se trouve 
Paris, chez Moutard_, M.DCC.LXXIV [1774]. In-8 de 360 pp.

  Ces deux lettres sont remplies de violentes invectives contre
  Voltaire. Les critiques de Clment perdent toute valeur par la
  forme dans laquelle elles sont prsentes.

_l._ SENTIMENT D'UN ACADMICIEN DE LYON [par Voltaire].

  _Mercure_ de dcembre 1774.--Rponse aux deux lettres de Clment.

  641. THATRE DE P. CORNEILLE avec des Commentaires et autres
    Morceaux intressans. _S. l._, 12 vol. in-8.

Contrefaon de l'dition publie par Voltaire  Genve.

  642. THATRE DE P. CORNEILLE, avec des Commentaires, &c., &c.,
    &c. M.DCC.LXV [1765]. _S. l. [Genve]_, 12 vol. in-8, figg.

Seconde dition donne par Voltaire, avec les mmes figures.

  643. THATRE DE P. CORNEILLE, avec des Commentaires, et autres
    Morceaux intressans. Nouvelle Edition augmente. _Geneve,
    [Berlin, Rottmann]_, M.DCC.LXXIV [1774]. 8 vol. in-4.

Rimpression, avec quelques changements, de l'dition publie par
Voltaire en 1764. Elle contient les mmes gravures, auxquelles on a
ajout un encadrement, en raison du format.--Voltaire, piqu des
critiques dont ses _Commentaires_ avaient t l'objet, accentua dans
un certain nombre de passages le blme qu'il avait port contre
Corneille.

  644. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec le Commentaire de Voltaire sur
    les Pices de thtre et des Observations critiques sur ce
    Commentaire, par le citoyen Palissot. dition complte, ddie
    au Premier Consul de la Rpublique Franaise. _Paris, de
    l'Imprimerie de P. Didot l'an an IX [1801]._ 12 vol. in-8.

Le t. XIIe contient les _OEuvres de Th. Corneille_.

dition publie par H. Duveyrier.

Il y a des exemplaires de cette dition en grand papier.

Voy. sur cette dition un article de Flix Nogaret insr dans la
_Dcade philosophique_, an IX, 4e trimestre, pp. 550-554.

Pris  partie par le _Journal de Paris_,  cause des critiques qu'il
avait diriges contre l'dition de Voltaire, Palissot rpondit  ces
attaques par une lettre justificative qui a t reproduite dans ses
_OEuvres_ (Paris, Lopold Collin, 1809, t. VIe, pp. 389-397).

  645. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec les Commentaires de Voltaire
    [et CHEFS-D'OEUVRE DE THOMAS CORNEILLE]. _A Paris, chez
    Antoine-Augustin Renouard, libraire, rue Saint-Andr-des-Arcs_,
    no 55, [_impr. Crapelet_], 1817. 12 vol. in-8, figg.

Cette dition contient deux portraits, plus 23 gravures d'aprs Moreau
et une d'aprs Prudhon. Les dessins originaux faisaient partie de la
bibliothque de M. Renouard (voy. _Catalogue de la bibliothque d'un
amateur_, Paris, 1819, t. IIIe, p. 62), et ont figur  sa vente o
ils ont t adjugs au prix de 580 fr. (no 1517 du Catalogue); ils
appartiennent aujourd'hui  M. le baron James E. de Rothschild.

Le prix de publication, qui tait pour les souscripteurs de 96 fr., a
t port  108 fr. aprs la clture de la souscription. Il a t tir
25 exemplaires en grand papier avec figures avant la lettre, dont le
prix a t de 188 fr. pour les souscripteurs et de 208 fr. pour les
non-souscripteurs. Sur ces 100 exemplaires en grand papier, 25 ont
t publis avec les eaux-fortes des figures; ils ont cot 40 fr. de
plus.

  646. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec le Commentaire de Voltaire et
    les Jugements de Laharpe. _Paris, chez Janet et Cotelle, [impr.
    P. Didot l'an], 1821._ 12 vol. in-8.

Le prix de publication a t pour les premiers souscripteurs de 4 fr.
50 c. par volume sur papier des Vosges, de 6 fr. sur papier fin
d'Annonay, et de 6 fr. sur papier vlin.

Ce prix a t augment de 1 fr. par volume  partir du quatrime mois
de la souscription.

  647. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec les notes de tous les
    commentateurs. _Paris, Chez Lefvre, rue de l'peron_, n 6,
    [_impr. Jules Didot an  Paris_], 1824 [-1825]. 12 vol.
    in-12.

_Collection des Classiques franois._

dition publie par M. Parelle, d'aprs le texte de 1682. On y trouve
d'assez nombreuses variantes et plusieurs morceaux qui n'avaient pas
encore t runis aux oeuvres de Corneille.

Il y a des exemplaires en grand papier vlin.

  648. OEUVRES DE P. CORNEILLE avec le Commentaire de Voltaire et
    les Jugements de Laharpe. _Paris, Ladrange, [impr. J. Didot],
    1827._ 12 vol. in-8.

Mme dition que le n 646, avec de nouveaux titres.

  649. OEUVRES COMPLTES DE P. CORNEILLE, avec les Commentaires de
    Voltaire, Palissot, La Harpe, et CHEFS-D'OEUVRE DE TH.
    CORNEILLE. _A Rouen, au bureau du Journal de Rouen, rue St-Lo,
    n 7, [impr. Brire  Rouen], 1829._ In-8.

Prospectus en tte duquel on lit: dition unique cre pour les
habitants de Rouen et de la Seine-Infrieure. On ne recevra pas
au-del de 1,500 souscripteurs, et les souscriptions sont ouvertes
seulement pour les habitants du dpartement de la Seine-Infrieure. La
souscription sera ferme le 1er fvrier 1830. L'dition aura 12
volumes in-8, qui paratront de mois en mois  partir du 1er mars.
Prix de chaque volume: 2 fr. 25.

Nous ne croyons pas que cette dition ait jamais t entreprise.

  650. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec commentaires, notes, remarques
    et jugements littraires. _Paris, Ledoyen_, [_impr. Goujon 
    Saint-Germain-en-Laye], 1830 [-1831]._ 12 vol. in-8.

Le t. XIIe contient les _Chefs-d'oeuvre de Th. Corneille_.

  651. OEUVRES COMPLTES DE P. CORNEILLE SUIVIES DES OEUVRES
    CHOISIES DE TH. CORNEILLE, avec les notes de tous les
    commentateurs. _Paris, chez Lefvre, rue de l'peron n 6,
    [impr. verat], 1834._ 2 vol. gr. in-8,  2 col., portr. (22
    fr.)

Un second tirage, fait sur les mmes clichs, porte la date de 1837.

  652. OEUVRES COMPLTES DE P. CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES
    CHOISIES DE TH. CORNEILLE, avec les notes de tous les
    commentateurs. _Paris, chez Lefvre, [impr. verat], 1838
    [-1839]._ 4 vol. in-12.

  653. OEUVRES COMPLTES DE P. CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES
    CHOISIES DE TH. CORNEILLE, avec les notes de tous les
    commentateurs. _Paris, F. Didot et chez Lefvre, 1839._ 2 vol.
    gr. in-8, . 2 col., portr. de P. Corneille.

Nouveau tirage de l'dition de 1834 (no 651).

  654. OEUVRES DES DEUX CORNEILLE (PIERRE ET THOMAS). dition
    variorum collationne sur les meilleurs textes. Prcdes de la
    Vie de Pierre Corneille rdige d'aprs des documents anciens
    et nouveaux, avec les variantes et les corrections de Pierre
    Corneille, ses Ddicaces, ses Avertissements et ses Examens,
    ses trois Discours sur la tragdie; accompagnes de notices
    historiques et littraires sur chaque pice des deux Corneille,
    ainsi que de notes historiques, philologiques et littraires,
    formant le rsum des travaux de Voltaire, du pre Brumoy, de
    l'abb Batteux, Palissot, Victorin Fabre, Ginguen, l'empereur
    Napolon, Guizot, Saint-Marc Girardin, Sainte-Beuve, Nisard,
    Taschereau; par Charles Louandre. _Paris, Charpentier, libraire
    diteur, 28, quai de l'cole_; [ou _Chez Mme Ve Dondey-Dupr_],
    1853. 2 vol. in-12.

Tome Ier: 2 ff. prlim.; XLVIII-622 pp. et 1 f. pour la _Table_.--Tome
IIe: 2 ff. prlim. et 528 pp.

On a suivi pour cette dition le texte adopt par M. Renouard en 1817.

Il existe de nouveaux tirages sur clichs, avec le nom de
_Charpentier_ et les dates de 1860 et 1865.

  655. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec les notes de tous les
    commentateurs. _Paris, F. Didot et chez l'diteur, Lefvre, rue
    Hautefeuille, 18, 1854 [-1855]._ 12 vol. in-8 (84 fr.)

_Collection des classiques franais du XVIIe sicle, publie par M.
Lefvre._

Cette dition, plus complte que les prcdentes, tait la meilleure
qui existt avant celle qu'a publie M. Marty-Laveaux. On y a fait
entrer plusieurs pices qui n'avaient pas encore t runies aux
oeuvres de Corneille, quelques-unes mmes, comme le _Presbytre
d'Hnouville_, qui ne sont peut-tre pas de lui. La notice de
Fontenelle, qui ouvre le 1er volume, est suivie d'une seconde notice
sur Corneille, due  M. Gaillard, de l'Acadmie de Rouen. Lefvre a
suivi le texte de l'dition de 1682, non sans l'avoir quelquefois
abandonn, soit par inadvertance, soit de propos dlibr. Il a
reproduit en entier les ouvrages de pit de Corneille, en les
accompagnant du texte latin.

Il a t tir 20 exemplaires sur papier verg de Hollande.

  656. OEUVRES COMPLTES DE PIERRE CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES
    CHOISIES DE TH. CORNEILLE. _Paris, L. Hachette et Cie, [impr.
    Lahure], 1857._ 5 vol. in-18 (20 fr.).

Il existe un second tirage dat de 1862 (no 661).

  657. OEUVRES COMPLTES DE J. RACINE ET DE P. ET T. CORNEILLE.
    Nouvelle dition. _Paris, Gennequin, [impr. Gaittet et Cie],
    1857._ In-8 de 453 pp.  2 col., portr.

  658. OEUVRES COMPLTES DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition, revue
    et annote par M. Taschereau. _Paris, Chez P. Jannet, 1857._ 2
    vol. in-12.

T. Ier: XXXIX-495 pp.--T. IIe: 534 pp. et 1 f.

Ces deux volumes, qui contiennent 13 pices de Corneille, depuis
_Mlite_ jusqu' _Pompe_, sont les seuls qui aient paru d'une dition
qui devait tre plus complte qu'aucune des ditions antrieures. Ils
sont prcds d'une bibliographie des ditions des _OEuvres_ de
Corneille publies de son vivant. M. Taschereau a pris pour point de
dpart de son travail le recueil de 1682, en conservant avec soin
l'orthographe introduite par le pote  partir de 1664. Un
avertissement de l'diteur la fait rapidement connatre au lecteur.

Il est trs-regrettable que cette dition, interrompue par les
mauvaises affaires de Jannet, n'ait pas t continue.

Nous pouvons dire que M. Taschereau tait aid dans son travail de
rvision par M. Marty-Laveaux, qui prludait ainsi  la belle dition
qu'il a donne depuis sous son nom.

  659. OEUVRES COMPLTES DE PIERRE CORNEILLE ET OEUVRES CHOISIES DE
    THOMAS CORNEILLE, prcdes de la vie de P. Corneille par
    Fontenelle, et contenant les notes de Voltaire, La Harpe,
    Marmontel, Palissot, Saint-vremont, etc. _Paris, Firmin Didot
    frres, fils et Cie, 1860._ 2 vol. gr. in-8 a 2 col., portr. de
    P. Corneille (20 fr.).

Reproduction de l'dition de 1834 (no 650), tire sur les mmes
clichs, avec un nouveau titre. Il en existe plusieurs tirages sous
des dates diffrentes.

  660. OEUVRES COMPLTE DE P. CORNEILLE. _Paris, N. Chaix et Cie,
    1864._ 7 vol. in-8.

_Bibliothque universelle des familles_, publie par Napolon Chaix.

  661. OEUVRES COMPLTES DE PIERRE CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES
    CHOISIES DE THOMAS CORNEILLE. dition Lahure. _Paris, L.
    Hachette et Cie, [impr. Lahure]_, 1862 [-1866]. 5 vol. in-18
    jsus (14 fr.).

  662. OEUVRES DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition revue sur les plus
    anciennes impressions et les autographes, et augmente de
    morceaux indits, de variantes, de notices, de notes, d'un
    lexique des mots et locutions remarquables, d'un portrait, d'un
    facsimile, etc., par M. Ch. Marty-Laveaux. _Paris, Librairie de
    L. Hachette et Cie, [impr. Lahure], 1862 [-1868]._ 12 vol.
    in-8, et un album gr. in-8, titres rouges et noirs.

_Les Grands crivains de la France._ Nouvelles ditions publies sous
la direction de M. Ad. Rgnier, membre de l'Institut.

Tome Ier: 4 ff., CXVI et 502 pp.--Tome IIe: 4 ff. et 530 pp. (les pp.
437-438, 443-444 doivent tre remplaces par des cartons signs d'un
astrisque).--T. IIIe: 4 ff. et 572 pp.--T. IVe: 4 ff., 514 pp. et 1
f.--T. Ve: 4 ff. et 596 pp.--T. VIe: 4 ff. et 660 pp.--T. VIIe: 4 ff.,
538 pp. et 1 f.--T. VIIIe: 4 ff., XXIII et 695 pp.--T. IXe: 4 ff. et
643 pp.--T. Xe: 4 ff. et 583 pp.--T. XIe: 4 ff., XCV et 488 pp.--T.
XIIe: 4 ff. et 572 pp.--_Album_: 2 ff. pour les titres; 2 ff. et 1 pl.
chromolithogr. pour les _Armoiries de P. Corneille_; 2 ff. et 1 pl.
sur cuivre pour le _Portrait_ dessin par _Sandoz_, d'aprs _Lebrun_,
grav par _Pannier_, termin par _Leguay_; 8 ff. et 3 figg. sur bois
pour les _Vues d'habitation_; 12 ff. et 5 figg. sur bois pour les
_Thtres, Dcorations, Costumes_; 6 ff. et 2 pl. (dont une double),
pour les _Fac-simile d'autographes_.

Les tomes XIe et XIIe portent un titre particulier ainsi conu:
_Lexique de la langue de P. Corneille, avec une Introduction
grammaticale par M. Ch. Marty-Laveaux; ouvrage qui a remport le prix
au concours de 1859  l'Acadmie franaise._

Nous avons dj dit tout le bien que nous pensons de cette dition
qu'on peut appeler dfinitive. M. Marty-Laveaux, savant aussi
consciencieux que modeste, n'a pargn ni le temps ni la peine pour
nous donner une oeuvre vraiment digne de la critique moderne. Son
travail peut tre propos comme un modle  tous ceux qui voudront
publier les oeuvres de nos auteurs classiques. Le seul regret que nous
ayons  exprimer, c'est que, pour se conformer au plan gnral adopt
par M. Rgnier pour la collection des _Grands crivains_, l'diteur
ait t oblig de sacrifier l'orthographe de Corneille.

  663. OEUVRES COMPLTES DE P. CORNEILLE. _Paris, Henri Plon,
    diteur, 8, rue Garancire. Brire bibliophile._ M.DCCC.LXV
    [1865-1869]. 12 vol. in-32, pap. vl., portr.

T. Ier: faux-titre qui porte ces mots: _Classiques
franois._--_Collection du Prince Imprial, ddie  Son Altesse
Impriale avec l'autorisation de l'Empereur_ (cette mention se
retrouve sur les faux-titres et sur la couverture imprime de chaque
volume); portr. de Corneille en taille-douce, imprim par _Chardon
an_ sur papier fort; titre; LXXXVIII pp. pour la _Notice sur Pierre
Corneille_ par Jules Janin, et 479 pp., dont les 39 premires
contiennent la _Vie de Corneille_ par Fontenelle et diverses autres
pices.--T. IIe: 2 ff., 461 pp. et 1 f. pour la _Table_.--T. IIIe: 2
ff., 424 pp., 1 f. pour la _Table_ et 1 f. blanc.--T. IVe: 2 ff., 362
pp. et 1 f. pour la _Table_.--T. Ve: 2 ff., 510 pp. et 1 f. pour la
_Table_.--T. VIe: 2 ff., 465 pp. et 1 f. pour la _Table_.--T. VIIe: 2
ff. et 467 pp.--T. VIIIe: 2 ff., 400 pp., 1 f. pour la _Table_ et 1 f.
blanc.--T. IXe: 2 ff., 521 pp. et 1 f. pour la _Table_.--T. Xe: 2
ff., 542 pp. et 1 f. blanc.--T. XIe: 2 ff., 466 pp. et 1 f. blanc.--T.
XIIe: 2 ff., IV pp. d'_Avertissement_, 449 pp. et 1 f. blanc.

dition portative et bien imprime. Le texte est assez correct
jusqu'au tome XIe. Pour les onze premiers volumes, M. Brire,
_bibliophile_, s'est born  reproduire le texte donn par M.
Marty-Laveaux, et c'est assurment ce qu'il pouvait faire de mieux. Il
est regrettable qu'il n'ait pas reconnu lui-mme, ainsi qu'il aurait
d le faire, les obligations qu'il a eues envers le savant auteur du
_Lexique de Corneille_. Il a voulu prsenter son travail d'abrviateur
comme une oeuvre originale; il n'a pas craint pour y parvenir de
publier tous ses volumes sous le millsime de 1865, pour faire croire
aux lecteurs, quelques annes aprs, que les derniers volumes de sa
publication avaient paru avant ceux de M. Marty-Laveaux, mais il a
trahi lui-mme son inexprience dans le dernier volume. Le tome Xe de
la _Collection des Grands crivains de la France_ ayant tard 
paratre, M. Brire, qui ne pouvait attendre indfiniment qu'il ft
publi, a commenc par rimprimer les oeuvres diverses de Corneille
telles qu'elles avaient t donnes par M. Lefvre en 1852; puis,
ayant sous les yeux le volume que M. Marty-Laveaux s'tait enfin
dcid  laisser paratre, il y a puis  pleines mains pour
constituer une seconde partie. Nous n'aurions pas  parler de ces
emprunts si M. Brire, au lieu de les avouer, n'avait crit la phrase
suivante: La seconde partie se compose _en entier_ de nos
_dcouvertes personnelles_. Le lecteur jugera de l'intrt de ces
pices que nous nous flicitons d'avoir _tires de l'oubli_, dans
lequel elles sont restes durant prs de deux sicles. Or les
dcouvertes de M. Brire se bornent  s'tre procur, l'un des
premiers, un exemplaire du tome Xe de la grande dition de M.
Marty-Laveaux; il n'a fait que reproduire les pices qui y sont
contenues, mais sans ordre, sans mthode et surtout sans indiquer les
sources. Il est surprenant qu'un diteur qui a su faire de semblables
dcouvertes n'ait pas su en tirer un meilleur parti.

  664. OEUVRES DE P. CORNEILLE: Thtre complet; prcdes de la
    vie de l'auteur par Fontenelle, et suivi d'un Dictionnaire
    donnant l'explication des mots qui ont vieilli. Nouvelle
    dition, imprime d'aprs celle de 1682, orne du portrait en
    pied colori du principal personnage des pices les plus
    remarquables. Dessins de M. Geffroy, socitaire de la
    Comdie-Franaise, gravure de MM. Colin et Wolf. _Paris,
    Laplace et Cie, [impr. Bourdier, Capiomont et Cie], 1868._ Gr.
    in-8 de 583 pp. (18 fr.).

  665. OEUVRES COMPLTES DE P. CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES
    CHOISIES DE TH. CORNEILLE. _Paris, Hachette, [impr. Toinon et
    Cie  Saint-Germain], 1871 [-1874]._ 7 vol. in-18 (8 fr. 75).

_Les principaux crivains franais._

  666. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE. Thtre complet. Nouvelle
    dition imprime d'aprs celle de 1682, orne de portraits en
    pied coloris; dessins de M. Geffroy socitaire de la
    Comdie-Franaise. _Paris, Laplace, Sanchez et Cie, [impr.
    Crt fils,  Corbeil], 1873._ 3 vol. in-18 jsus.


II.--OEUVRES CHOISIES.

  667. LES CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DE P. CORNEILLE. Savoir, Le Cid,
    Horace, Cinna, Polyeucte, Pompe, Rodogune. Avec le jugement
    des Savans  la suite de chaque pice. _A Oxford, Chez Jacques
    Fletcher, 1738._ 2 vol. in-12.

dition publie par J.-G. Dupr, dont la signature se trouve au bas de
la ddicace  la duchesse de Bedford.

  668. LES CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DE P. CORNEILLE. Savoir, Le Cid,
    Horace, Cinna, Polyeucte, Pompe, Rodogune. Avec le Jugement
    des Savans  la suite de chaque pice. Nouvelle dition. _A
    Oxford, Chez Jacques Fletcher_, M.DCC.XLVI [1746]. In-8 de 3
    ff. prl. (y compris le titre imprim sur un f. spar) et 414
    pp.

Le titre porte une petite gravure en taille-douce reprsentant un
btiment d'Oxford et signe _Cole Oxon sc._ Les feuillets prlim.
contiennent la ddicace de M. J.-G. Dupr et un _Avis au Lecteur_.

Vendu: 142 fr., mar. citr. (_Derome_), exempl. en grand papier,
Renouard, 1854 (no 1519);--41 fr., mar. r. (_Bradel_), exemplaire en
grand papier, Giraud, 1855 (no 1627).

  669. LES CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DRAMATIQUES DE Mrs CORNEILLE,
    avec le jugement des Savans  la fin de chaque pice. _Oxford.
    S. n. et s. d. [vers 1750]._ 2 vol. in-8.

Rimpression des ditions prcdentes avec l'addition de deux pices
de Th. Corneille.

Il existe des exemplaires tirs dans le format in-4.

  670. LES CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DRAMATIQUES DE Mrs CORNEILLE,
    avec le Jugement des Savans  la suite de chaque pice.
    Nouvelle dition. _A Oxfort_, 1770. 3 vol. in-8.

Les _Jugemens des Savans_ ont t augments de divers extraits du
_Commentaire de Voltaire_.

  671. LES CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE.
    Nouvelle dition augmente des Notes et Commentaires de M. de
    Voltaire. _A Paris, par la Compagnie des libraires associs,
    1771._ 3 vol. in-12.

  672. LES CHEFS-D'OEUVRE DRAMATIQUES DE MESSIEURS CORNEILLE, avec
    le jugement des savans  la suite de chaque pice. _A Rouen,
    chez Machuel, 1780._ 3 vol. in-12.

  673. RECUEIL DES MEILLEURES PICES DRAMATIQUES FAITES EN FRANCE
    DEPUIS ROTROU JUSQUA NOS JOURS, OU LE THATRE FRANOIS [publi
    par Delisle de Salles]. _Lyon, Joseph Sulpice Grabit,
    1780-1781._ 8 vol. in-8.

Cette collection, reste inacheve, est prcde de l'_Histoire de la
Tragdie_ [par l'diteur] et de l'_Histoire du Thatre franois,
depuis son origine jusqu' Rotrou_, par Fontenelle. Elle contient des
pices de Rotrou, Mairet, du Ryer, Tristan l'Hermite, Corneille, etc.

  674. THATRE CHOISI DE P. CORNEILLE. _A Paris, de l'imprimerie de
    Didot an, 1783._ 2 vol. In-4.

  675. CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DRAMATIQUES DE P. ET T. CORNEILLE,
    avec le Jugement des Savans  la suite de chaque pice.
    _Oxford, 1783._ 3 vol. in-12.

  676. LES CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE.
    Nouvelle dition augmente des Notes et Commentaires de M. de
    Voltaire. _A Paris, par la Compagnie des libraires associs,
    1785._ 3 vol. in-12.

  677. CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DE P. CORNEILLE. _Paris, 1785._ 4
    vol. in-18.

_Petite Bibliothque des Thtres_.

  678. CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DE P. CORNEILLE. _A Londres_,
    M.DCC.LXXXVI [1786]. 3 vol. in-24.

dition publie par _Cazin_.

  679. CHEF-D'OEUVRES DE P. CORNEILLE. _Berlin, Maurer, 1792-1793._
    6 vol. in-12.

_Collection d'auteurs classiques franais_, t. XI  XIII (chaque
volume tant double).

  680. THATRE DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE.
    _Francfort-sur-le-Mein, H. Bechtold. S. d._, 2 vol. in-16.

_Bibliothque des classiques franais_, livres CLXXV et CLXXVI.

  681. CHEF-D'OEUVRES DE P. CORNEILLE. dition strotype. _A
    Paris, chez Didot l'an et chez Firmin Didot, an VIII._ 3 vol.
    in-18.

T. Ier: 256 pp.--T. IIe: 318 pp.--T. IIIe: 315 pp.--On joint  cette
dition les _Chefs-d'oeuvre de T. Corneille_ en un vol, in-18 de 243
pp.

  682. CHEF-D'OEUVRES [_sic_] DE P. ET TH. CORNEILLE. _A Paris,
    chez Deterville et Debray, [impr. Didot jeune]_, an IX-1800. 4
    vol. in-18, sur papier carr fin d'Angoulme.

  683. CHEFS-D'OEUVRE DE P. ET TH. CORNEILLE, avec les Remarques de
    Voltaire. _Paris, Strotype d'Herhan, 1805._ 5 vol. in-12.

  684. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _A Paris, chez H. Nicolle,
    et chez A. Belin, [impr. Belin], 1812._ 4 vol. in-18 (6 fr.).

Les mmes libraires ont publi, sous la mme date, les _Chefs-d'oeuvre
de Th. Corneille_, in-18.

  685. CHEFS-D'OEUVRE DE P. [ET DE TH.] CORNEILLE. dition
    strotype d'aprs le procd de Firmin Didot. _Paris, P.
    Didot, et F. Didot, 1813._ In-18 (4 fr.).

Tir  1,600 exemplaires.

  686. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Menard et Raimond;
    Versailles, chez Lebel, 1813._ 3 vol. in-12.

_Rpertoire gnral du Thtre-Franais_, tomes I-III.

  687. LES CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, P. Didot l'an,
    1814._ 3 vol. in-8.

_Collection des meilleurs Ouvrages de la Langue franaise, ddie aux
amateurs de l'art typographique._ Tomes XIII, XIV et XV.

Prix: 13 fr. 50;--papier fin: 22 fr. 50;--papier vlin: 45 fr.

  688. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec les Commentaires de
    Voltaire et des Observations critiques sur ces Commentaires.
    Par M. Lepan. Seule dition o l'on trouve le vritable texte
    de Corneille et les changemens adopts par la Comdie
    franaise; faite par souscription au profit de Mlle J. M.
    Corneille. _Paris, Cordier, 1817._ 5 vol. in-8 (30 fr.).

Ces trois volumes ont t tirs galement dans le format in-12 sur
papier plus commun (prix: 20 fr.).

Cette dition n'tant pas puise en 1826, l'diteur dut en rajeunir
les titres. Voy. le no 701.

  689. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec les Commentaires de
    Voltaire. _Paris, H. Nicolle, [impr. Egron], 1818._ 5 vol.
    in-12.

_Rpertoire gnral du Thtre franais, compos des tragdies, des
comdies et drames des auteurs du premier et du second ordre rests au
Thtre franais_, tomes I-V.

  690. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Dabo et Tremblay,
    [impr. Tremblay  Senlis], 1819._ 4 vol. in-18 (6 fr.).

  691. THATRE FRANAIS: RPERTOIRE COMPLET. P. CORNEILLE. dition
    Touquet. _A Paris, chez l'diteur, rue de la Huchette, no 18,
    [impr. Belin], 1821-1822._ 4 vol., pet. in-12.

  692. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Dabo, [impr.
    Tremblay], 1821._ 4 vol. in-18.

_Rpertoire gnral du Thtre Franais, compos des tragdies,
comdies et drames des auteurs du premier et du second ordre_, tomes
I-IV.

  693. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Mnard et Desenne,
    [impr. Chaigneau], 1822_. 4 vol. in-18 ou in-12, figg.

_Bibliothque franaise_, 56e et 57e livraisons.

Les figures se composent d'un portrait de Corneille et de 12 figg.,
d'aprs Devria, pour _le Cid_, _Horace_, _Cinna_, _Polyeucte_, _la
Mort de Pompe_, _le Menteur_, _Rodogune_, _Hraclius_, _Don Sanche_,
_Sertorius_, _Nicomde_ et _Psych_.

Les livraisons de cette collection, composes chacune de 2 volumes,
ont t mises en vente au prix de 4 fr., format in-18, et de 5 fr.,
format in-12, pour les souscripteurs. Les non-souscripteurs ont pay 1
fr. de plus par volume. Les exemplaires en papier vlin ont t pays
le double de ce prix.

  694. OEUVRES CHOISIES DE P. CORNEILLE. _Paris, Lheureux, [impr.
    F. Didot], 1822 [-1823]._ 4 vol. in-8.

On joint  cette dition les _Chefs-d'oeuvre de T. Corneille_ qui
forment un 5e volume.

Prix de chaque volume: papier ordinaire, 5 fr.; papier d'Annonay, 7
fr.; papier vlin satin, 11 fr.

  695. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Saintin, [impr.
    Crapelet], 1823._ 3 vol. in-32 (5 fr.).

  696. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, L. de Bure, [impr.
    Firmin Didot], 1824._ 4 vol. In-32, portr.

_Classiques franais, ou Bibliothque portative de l'Amateur._

T. I: 2 ff. prlim. et portrait; _Vie de P. Corneille par Fontenelle_,
pp. (I)-XXV; _Trois Discours concernant l'art dramatique_, pp.
(XXVII)-CLXXIII; Table des onze pices considres comme
chefs-d'oeuvre, avec leur date, p. (CLXXV): _Le Cid_. _Horace_, pp.
(1)-230; 1 f. de _Table_.--T. II: 2 ff. prlim.; _Cinna_, _Polyeucte_,
_le Menteur_, pp. (l)-335.--T. III: 2 ff. prlim.; _Pompe_,
_Rodogune_, _Hraclius_, pp. (1)-330; 1 f. de _Table_.--T. IV: 2 ff.
prlim.; _Don Sanche_, _Nicomde_, _Sertorius_. pp. (l)-333; 1 f. de
_Table_.

Jolie dition bien imprime; on y joint les _Chefs-d'oeuvre de T.
Corneille_, in-12 de 2 ff. prlim. et 347 pp., contenant: _Ariane_,
_le Comte d'Essex_, _le Festin de pierre_.

  697. CHEFS-D'OEUVRE DRAMATIQUES DE P. CORNEILLE. _Paris,
    Ladrange, Guibert, Lheureux et Verdire, [impr. J. Didot
    l'an], 1824._ 4 vol. in-18.

_Rpertoire du Thtre-Franais_, tomes I-IV.

  698. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec les observations des
    anciens commentateurs et de nouvelles remarques. Par MM. Ch.
    Nodier et P. Lepeintre. _Paris, chez Mme Dabo Butschert,
    [impr. F. Didot], 1824, [-1825]._ 2 vol. in-8.

_Bibliothque dramatique, ou Rpertoire universel du
Thtre-Franois._ Premire srie, tomes I et II.

Prix du volume: papier ordinaire, 8 fr. 50; grand raisin vlin, 20 fr.

Le tome Ier contient un portrait de Corneille et un fac-simile de son
criture.

  699. CHOIX DES TRAGDIES DE CORNEILLE, suivi de notes, prcd
    d'un essai sur les progrs de la littrature dramatique, par
    Ventouillac. _Londres, 1824._ 2 vol. in-12.

  700. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE, avec les Examens de
    Voltaire et de Laharpe, prcds de sa Vie par Fontenelle et de
    son loge par Gaillard. _Paris, Sautelet. [impr. Pinard], 1825
    [-1826]._ 2 vol. in-8.

Un 3e volume contient les _Chefs-d'oeuvre de Thomas Corneille_.

  701. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE, avec ses Prfaces, les
    Examens qu'il a faits sur ses pices et ses trois Discours sur
    le pome dramatique; accompagns des Commentaires de Voltaire,
    etc. Seule dition o se trouve l'indication des changemens
    adopts par la Comdie Franaise. _Paris, chez l'diteur [M.
    Lepan], Cour du commerce, [impr. Tilliard], 1826._ 5 vol.
    in-12.

dition de 1817, avec un nouveau titre. Voy. le no 688.

  702. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE, avec les notes
    de tous les commentateurs. _Paris, Charles Bchet, quai des
    Augustin no 57, [impr. Fournier], 1827._ In-8.

  703. OEUVRES DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE. Nouvelle dition.
    _Paris, Baudouin frres, rue de Vaugirard, no 17, [impr.
    Rignoux], 1827._ 2 vol. in-24.

_Collection du Rpertoire du Thtre-Franais._

  704. OEUVRES DE P. CORNEILLE. _Paris, Dufour et compagnie, rue du
    Paon no 1, [impr. J. Didot an], 1827._ 4 vol. in-48.

_Collection des Classiques en miniature._

  705. CHEFS-D'OEUVRE DE CORNEILLE, suivis de notes et prcds
    d'une notice sur la vie et les ouvrages de l'auteur, par L. T.
    Ventouillac. _Londres, S. Low, 1827._ 2 vol. in-18.

_Choix des Classiques franais._

  706. OEUVRES CHOISIES DE P. CORNEILLE. _Paris, Emler frres,
    [impr. Fournier], 1829._ 4 vol. in-8.

  707. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE. _Paris, Lecointe, quai
    des Augustins no 49, [impr. Lachevardire]_, 1830, 4 vol.
    in-18.

_Nouvelle bibliothque des Classiques franais._

  708. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Hiard, rue
    Saint-Jacques no 156, [impr. Marchand-Dubreuil], 1831._ 4 vol.
    in-18.

_Bibliothque des Amis des lettres_, livr. 98-101.

  709. OEUVRES CHOISIES DE P. CORNEILLE. _Paris, Treuttel et Wrtz,
    [impr. Herhan], 1831._ 4 vol. in-8.

_Nouvelle Bibliothque classique._

  710. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, revus sur les dernires
    ditions originales, prcds de l'loge de P. Corneille, par
    Victorin Fabre, et augments de l'analyse et du choix des
    meilleurs morceaux extraits des Posies, des Psaumes et de la
    traduction de l'Imitation de Jsus-Christ, par M. H. Le Corney.
    _Paris, Pourrat frres, rue des Petits Augustins, no 5, [impr.
    Rignoux], 1832._ 5 vol. in-8.

  711. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, revus sur les dernires
    ditions originales et prcds d'une notice sur sa vie et ses
    ouvrages. _Paris, Roger, rue de Seine no 10, [impr. Rignoux].
    1834-1835._ 69 livraisons in-8.

Cette publication avait t annonce comme devant tre complte en 45
ou 50 livraisons, au prix de 25 c.

  712. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Poussielgue, 1836._
    4 vol. in-32.

  713. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Pougin, quai des
    Augustins, no 49, [impr. Leboyer,  Lagny], 1837._ 4 vol.
    in-18.

  714. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE, prcds d'une
    notice par Fontenelle, enrichis de prfaces et notes par
    Voltaire. _Paris, Desbleds, rue des Grands-Augustins, no 26,
    [impr. Saintin], 1838._ 5 vol. in-18.

  715. CHEFS-D'[OE]UVRE DRAMATIQUES DE P. CORNEILLE, SUIVIS DES
    [OE]UVRES CHOISIES DE TH. CORNEILLE. _Paris, Lefevre, [impr.
    Everat], 1839._ In-12 (3 fr. 50).

  716. CHEFS-D'OEUVRE DE P. ET TH. CORNEILLE. _Paris, Locquin, rue
    Notre-Dame des Victoires, no 16, 1842._ 5 vol. in-12 (2 fr.).

  717. THATRE DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE, avec notes et
    commentaires. _Paris, F. Didot, 1842._ 2 vol. in-12 (6 fr.).

  718. THATRE CLASSIQUE; contenant le Cid, Horace, Cinna,
    Polyeucte de P. Corneille, le Misanthrope de Molire,
    Britannicus, Esther, Athalie de J. Racine, avec les prfaces
    des auteurs, les examens de Corneille, les variantes, le texte
    des imitations et un choix de notes de tous les commentateurs.
    _Paris, Dezobry et Magdeleine, [impr. Hennuyer aux
    Batignolles], 1844._ In-18.

  719. OEUVRES DE P. ET TH. CORNEILLE, prcdes de la Vie de
    Pierre Corneille par Fontanelle et des Discours sur la posie
    dramatique. Nouvelle dition. _Paris, Furne, rue Saint-Andr
    des Arts, no 55, [impr. Fournier], 1844._ In-8.

Ce recueil contient 17 pices et quelques posies.

  720. CHEFS-D'OEUVRE DRAMATIQUES DE P. CORNEILLE, avec les notes
    de tous les commentateurs. Troisime dition. _Paris, Lefvre,
    [impr. Lacrampe], 1844-1845._ 3 vol. in-18.

  721. THATRE CLASSIQUE, contenant le Cid, Horace, Cinna,
    Polyeucte de P. Corneille; le Misanthrope de Molire;
    Britannicus, Esther, Athalie de Racine. _Paris, Dezobry et
    Magdeleine, [impr. Hennuyer], 1845._ In-18.

  722. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec notes et commentaires.
    _Paris, F. Didot, rue Jacob, 56, 1846._ In-16, portr.

  723. BIBLIOTHQUE FRANAISE DU BACCALAURAT S-LETTRES,  l'usage
    des aspirants. Potes dramatiques. Tome I. Corneille: Le Cid,
    Polyeucte. Racine: Britannicus. _Paris, Boulet, rue Basse du
    Rempart, 64, [impr. Dondey-Dupr], 1846._ In-18.

  724. OEUVRES DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE. Nouvelle dition. _A
    Paris, chez Mme veuve Desbleds, rue des Grands Augustins,
    [impr. Giroux,  Saint-Denis du Port], 1846._ In-18.

La couverture porte: _Collection europenne_ et le nom du libraire
_Bchet_.

  725. OEUVRES DE J. RACINE ET DE P. ET T. CORNEILLE. Nouvelle
    dition. _A Paris, chez Lecou, rue du Bouloi, 10, [impr.
    Bailly], 1847._ Gr. in-8,  2 colonnes.

Cette dition,  laquelle on a substitu un titre au nom d'_Eugne
Victor et Penaud frres_, _rue du Faubourg-Montmartre_, 10, a t
donne en prime _gratis_ aux deux mille premiers souscripteurs des
publications de ces diteurs.

  726. THATRE CHOISI DE CORNEILLE, avec une notice biographique et
    littraire et des notes par M. Gruzez. _Paris, Hachette,
    [impr. Crapelet], 1848._ In-12.

  727. THATRE CLASSIQUE, contenant le Cid, Cinna, Polyeucte, de P.
    Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mrope,
    de Voltaire; le Misanthrope, de Molire, avec les prfaces des
    auteurs, les examens de Corneille, les variantes, les
    principales imitations et un choix de notes. Nouvelle dition
    revue sur les meilleurs textes par un professeur de l'acadmie
    de Paris. _Paris, L. Hachette, [impr. Panckoucke], 1848._ In-12
    (2 fr. 50).

  728. OEUVRES DE J. RACINE ET DE P. ET T. CORNEILLE. Nouvelle
    dition. _Paris, Penaud frres_, 1851. In-8 (12 fr. 50).

dition publie par _Lecou_ en 1847 (no 725),  laquelle on a mis un
nouveau titre.

  729. CINNA, POLYEUCTE, LE MENTEUR, POMPE, RODOGUNE, HRACLIUS,
    NICOMDE, DON SANCHE, SERTORIUS, par P. Corneille. _Paris,
    Barba, [impr. Plon], 1852._ In-4,  2 col.

_Panthon populaire illustr._ Chaque pice a une pagination spare.

  730. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec une histoire abrge du
    Thtre-Franais, une biographie de l'auteur et un choix de
    notes de divers commentateurs; par M. D. Sauci. Nouvelle
    dition. _Tours, A Mame, 1853._ In-8.

_Bibliothque de la jeunesse chrtienne._

  731. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, prcdes d'une notice sur sa
    vie et ses ouvrages, par Fontenelle. _Paris, Furne, [impr.
    Claye], 1853._ In-8 de 2 ff., XII-758 pp. et 1 f.; portr. et
    figg. (7 fr.).

_Nouvelle Collection de classiques franais, comprenant les
chefs-d'oeuvre littraires du XVIIe sicle._

Ce choix contient 11 pices prcdes chacune d'une figure d'aprs
_Bayalos_.

  732. THATRE CLASSIQUE, contenant le Cid, Horace, Cinna,
    Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J.
    Racine; Mrope, de Voltaire; le Misanthrope, de Molire; avec
    les prfaces des auteurs, les examens de Corneille, les
    variantes et les principales imitations, et annot par Ad.
    Regnier. _Paris, L. Hachette, [impr. Lahure], 1853._ In-12.

  733. OEUVRES DE P. CORNEILLE, prcdes d'une notice sur sa vie
    et ses ouvrages, par Julien Lemer. _Paris, Ad. Delahays, [impr.
    Raon], 1855._ 2 vol. in-18 (6 fr.).

dition publie en 1854.

  734. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, prcdes d'une notice sur sa
    vie et ses ouvrages, par Fontenelle. _Paris, Furne, [impr.
    Claye], 1857._ Gr. in-8, figg.

Rimpression sur clichs excute en 1856. Voy. le no 731.

  735. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, prcdes d'une notice sur sa
    vie et ses ouvrages, par Julien Lemer. _Paris, Delahays, [impr.
    Raon], 1857._ 2 vol. in-18.

_Bibliothque d'un homme de got_.--Rimpression sur clichs. Voy. le
no 733.

  736. THATRE CHOISI DE CORNEILLE. dition classique, prcde
    d'une notice littraire, par F. Estienne [_Lon Feugre_].
    _Paris, Jules Delalain, 1857._ In-24 de 456 pp. (1 fr. 75).

  737. OEUVRES DE P. ET TH. CORNEILLE, prcdes de la vie de
    Pierre Corneille, par Fontenelle et des discours sur la posie
    dramatique. Nouvelle dition illustre de douze gravures sur
    acier. _Paris, Garnier frres, [impr. Raon], 1857._ Gr. in-8 
    2 col. (12 fr. 50).

  738. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec une histoire abrge du
    Thtre-Franais, une biographie de l'auteur et un choix de
    notes de divers commentateurs; par D. Sauci, agrg de
    l'universit, professeur de rhtorique au lyce de Tours.
    _Tours, Mame et Cie, 1858._ In-8 de 383 pp. et 4 figg.

_Bibliothque de la jeunesse chrtienne._--Rimpression sur clichs.
Voy. le no 730.

  739. THATRE DE CORNEILLE. Nouvelle dition. _Paris, Garnier
    frres, [impr. Raon, 1858]._ In-18 jsus de 507 pp.

  740. CHEFS-D'OEUVRE DE CORNEILLE, avec une histoire abrge du
    Thtre-Franais, une biographie de l'auteur et un choix de
    notes de divers commentateurs; par M. D. Sauci, professeur de
    rhtorique. Nouvelle dition. _Tours, imprimerie et librairie
    Mame et Cie, 1860._ In-8 de 383 pp. et 4 figg.

_Bibliothque de la jeunesse chrtienne._--Rimpression sur clichs.
Voy. le no 730.

  741. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, prcdes d'une notice sur sa
    vie et ses ouvrages, par Fontenelle. _Paris, Furne et Cie,
    [impr. Claye], 1861._ In-8, portr. et figg. (7 fr.).

_Nouvelle collection des classiques franais._--Rimpression sur
clichs. Voy. le no 731.

  742. OEUVRES DE P. ET TH. CORNEILLE, prcdes de la vie de P.
    Corneille, par Fontenelle, et des discours sur la posie
    dramatique. Nouvelle dition illustre de douze gravures sur
    acier. _Paris, Garnier, [impr. Raon], 1861._ Gr. in-8 de 535
    pp.  2 col. (12 fr. 50).

Rimpression faite sur clichs. Voy. le no 737.

  743. OEUVRES CHOISIS DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition, revue.
    _Paris, Vermot, [impr. Raon], 1863._ In-8 de 250 pp.

  744. CHEFS-D'OEUVRE DE CORNEILLE, avec une histoire abrge du
    Thtre-Franais, une biographie de l'auteur et un choix de
    notes de divers commentateurs; par D. Sauci, professeur
    agrg. Nouvelle dition. _Tours, Mame et Cie, 1863._ In-8 de
    383 pp. et 4 figg.

_Bibliothque de la jeunesse chrtienne._--Rimpression sur clichs.
Voy. le no 730.

  745. CHEFS D'OEUVRE DE CORNEILLE. Le Cid, Cinna, Horace,
    Polyeucte, le Menteur. _Paris, Hachette, [impr. Lahure], 1865._
    In-18 jsus de VII-339 pp.

  746. CHEFS D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, prcds de la vie de Pierre
    Corneille, par Fontenelle. _Paris, Ducrocq, [impr. Moulin, 
    Saint-Denis], 1865._ In-8 de 440 pp. (3 fr. 50).

_Bibliothque des Lyces et Collges._

  747. THATRE CHOISI DE CORNEILLE, avec une notice biographique et
    littraire et des notes, par E. Gruzez. _Paris, Hachette,
    [impr. Lahure], 1865._ In-12 de LXXXVIII et 525 pp. (2 fr. 50).

  748. THATRE DE CORNEILLE. Nouvelle dition collationne sur la
    dernire dition publie du vivant de l'auteur. _Paris,
    Garnier, [impr. Lain], 1865._ In-18 de 507 pp.

Rimpression sur clichs. Voy. le no 739.

  749. OEUVRES DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE, prcdes de la Vie
    de Pierre Corneille, par Fontenelle, et des Discours sur la
    posie dramatique. Nouvelle dition illustre de 12 gravures
    sur acier. _Paris, Garnier frres, [impr. Raon], 1865._ Gr.
    in-8,  2 col. (12 fr. 50).

Rimpression faite sur clichs. Voy. le no 737.

  750. OEUVRES CHOISIES DE PIERRE CORNEILLE. Nouvelle dition.
    _Paris, Vermot et Cie, [impr. Divry et Cie], 1867._ In-8 de IV
    et 220 pp., portr.

Rimpression faite sur clichs. Voy. le no 743.

  751. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE. _Paris, Marpon, [impr.
    Dubuisson], 1867._ 2 vol. in-32 (0 fr. 50).

_Bibliothque nationale._

T. Ier: _Le Cid, Horace_ (191 pp.).--T. IIe: _Cinna, Polyeucte_ (177
pp.).

  752. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec une histoire abrge du
    Thtre-Franais, une biographie de l'auteur et un choix de
    notes de divers commentateurs, par D. Sauci, professeur de
    rhtorique. Nouvelle dition. _Tours, Mame et fils, 1867._ In-8
    de 383 pp. et 4 figg.

_Bibliothque de la jeunesse chrtienne._--Rimpression sur clichs.
Voy. le no 730.

  753. OEUVRES CHOISIES DE CORNEILLE. Nouvelle dition revue.
    _Paris, Vermot, [impr. Blot], 1868._ In-8 de IV et 220 pp.,
    portr.

Rimpression faite sur clichs. Voy. le no 743.

  754. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE. Le Cid, Horace, Cinna,
    Polyeucte, le Menteur. _Paris, Hachette, [impr. Toinon et Cie,
     Saint-Germain], 1868._ In-18 jsus de VII et 339 pp.

Rimpression faite sur clichs. Voy. le no 745.

  755. THATRE DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE, avec notes et
    commentaires. _Paris, librairie de Firmin Didot frres, fils et
    Cie, 1868._ 2 vol. in-12, portr. (6 fr.).

T. Ier: 2 ff., portr., 560 pp. et 2 ff. blancs.--T. IIe: 2 ff. et 552
pp.

Cette dition strotype contient 12 pices de P. Corneille, plus le
_Comte d'Essex_ et _le Festin de pierre_ de Th. Corneille. Le portrait
est une gravure sur bois fort grossire.

  756. OEUVRES CHOUSIES DE CORNEILLE. Nouvelle dition revue.
    _Paris, A. Rigaud, [impr. Rochette], 1869._ In-8, portr.

dition imprime sur les clichs de _Vermot_ (no 743).

  757. THATRE CHOISI DE CORNEILLE. dition classique prcde
    d'une notice littraire, par F. Estienne [L. Feugre]. _Paris,
    Jules Delalain, 1870._ In-18 de XV et 416 pp. (1 fr 75).

  758. THATRE DE CORNEILLE. Nouvelle dition, collationne sur la
    dernire dition publie du vivant de l'auteur. _Paris, Garnier
    frres, [impr. Lain], 1870._ Gr. in-18 de 507 pp. (3 fr.)

dition tire sur clichs. Voy. le no 737.

  759. CHEFS D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec une histoire abrge du
    Thtre-Franais, une biographie de l'auteur et un choix de
    notes de divers commentateurs; par M. D. Sauci, professeur de
    rhtorique au lyce de Tours. Nouvelle dition. _Tours, Mame et
    Cie_, 1870. In-8 de 383 pp. et 4 figg.

_Bibliothque de la jeunesse chrtienne._--Rimpression sur clichs.
Voy. le no 730.

  760. THATRE CHOISI DE CORNEILLE, avec une notice biographique et
    littraire et des notes, par E. Gruzez. _Paris, Hachette,
    [impr. Lahure], 1872._ In-18 jsus de LXXXVIII et 525 pp. (2
    fr. 50.)

Rimpression sur clichs. Voy. le no 747.

  761. OEUVRES CHOISIES DE P. CORNEILLE. Nouvelle dition, revue.
    _Paris, Rigaud, [impr. Martinet], 1873_. In-8 de IV et 220 pp.

dition tire sur clichs (voy. les nos 743 et 756). Un autre tirage
porte la date de 1874.

  762. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, prcds d'une notice sur
    l'auteur. Nouvelle dition. _Limoges, E. Ardant, 1874._
    Corneille In-8 de 232 pp., figg.

  763. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, prcdes d'une notice sur sa
    vie et ses oeuvres, par Fontenelle. _Paris, Furne, Jouvet et
    Ce, 1875._ In-8.

Rimpression excute sur les clichs de _Furne_ (no 731). La
couverture imprime porte seule la date.




XII.--DITIONS DES OUVRAGES DE PIT DE CORNEILLE

PUBLIES DEPUIS SA MORT JUSQU'A NOS JOURS.


I

  764. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en Vers
    Franois, par P. Corneille. _A Lyon, 1693._ In-12.

  765. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en Vers
    Franois par P. Corneille, Conseiller du Roi. dition nouvelle
    Retouche par l'Auteur avant sa mort. _A Brusselle, Chez
    Franois Foppens, au S. Esprit._ M.DCC.IV [1704]. In-12 de
    xxiij pp. prlim. (y compris une 1re fig., tire  part et ne
    faisant pas partie du premier cahier), 1 f. pour la figure du
    premier livre, 440 pp. et 4 ff. pour la _Table_, avec 5 figg.
    en tout.

Titre rouge et noir. Les figures qui prcdent chaque livre ne
rentrent pas dans la pagination.

Au verso du dernier feuillet se trouve un extrait du privilge donn
par Philippe IV  _Foppens_, le 24 dcembre 1663, avec mention de son
renouvellement le 11 octobre 1690, et cette autre mention: Le 20.
Octobre 1703, ce Privilege a encore t renouvell pour neuf ans sous
le Regne du Roi Philippe V.

  766. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en Vers
    Franois par P. Corneille. _A Paris, Chez David; [ou Chez
    Charpentier; ou Chez Osmont]._ M.DCC.XV [1715], In-12.

  767. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en vers
    Franois. Par P. Corneille, Conseiller du Roy. dition
    nouvelle, Retouche par l'Auteur avant sa mort. _A Bruxelles,
    Chez Franois Foppens, Libraire._ M.DCC.XV [1715]. Avec
    Privilege de Sa Majest. In-12 de xxiij pp. (y compris la 1re
    fig. qui ne fait pas partie des cahiers prlim.), 1 f.
    contenant la fig. pour le 1er livre, 440 pp., 4 ff. pour la
    _Table_ et l'_Extrait du Privilege_, avec 5 figg. en tout.

Titre rouge et noir.

L'exemplaire de cette dition que nous avons vu  la bibliothque de
l'Arsenal contient, avant les feuillets de _Table_, un cahier de 4
ff., pagin de 1  8 et sign d'un astrisque, o se trouvent des
_Traductions nouvelles de quelques Psaumes_ et une _Paraphrase
nouvelle de l'Oraison dominicale_.

  768. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en Vers
    Franois, par P. Corneille. _A Nancy, Chez Abel Denys Cusson,
    1745._ In-4.

L'diteur a plac  la suite de l'_Imitation_ la plus grande partie
des oeuvres spirituelles de Corneille, ses traductions de l'_Office de
la Vierge_, des _Sept Psaumes de la Pnitence_, des _Vpres du
Dimanche_, des _Hymnes du Brviaire romain_ et des _Louanges de la
Sainte-Vierge_, mais il a retranch les _Instructions chrestiennes_
tires de l'Imitation et les _Prires chrestiennes_. Il s'est en outre
permis un grand nombre de changements, sur la foi d'un exemplaire, que
le hasard lui avait fourni. Cet exemplaire portait des corrections
manuscrites qu'il croyait pouvoir attribuer  Corneille lui-mme.

  769. IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en Vers
    Franois. Par Mr Pierre Corneille, de l'Acadmie Franoise. _A
    Bruxelles, Chez Franois Foppens, Libraire._ M.DCC.L [1750].
    In-12 de 12 ff., 440 pp. et 4 ff. pour la _Table_.

dition imprime en France, probablement  Paris. Titre rouge et noir.
Il en existe des exemplaires avec la date de 1751.

  770. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en Vers
    Franois, par Pierre Corneille, Conseiller du Roy. dition
    nouvelle, Retouche par l'Auteur avant sa mort. _A Paris, Chez
    David_...; [ou _Chez la Veuve Gandouin, Quai des Augustins_; ou
    _Chez la Veuve Brocas & Aumont, rue Saint-Jacques;--impr. de
    Lebreton, imprimeur ordinaire du Roi_]. M.DCC.LI [1751]. Avec
    Approbation et Privilege du Roy. In-12 de 12 ff., 545 pp. et 3
    ff. pour la _Table_, plus 5 figg. de _Pocquet_.

Le privilge, dont nous trouvons le texte dans les feuillets prlim.,
est accord pour dix ans  _Michel-tienne David_,  la date du 13
novembre 1744. C'est un privilge gnral analogue  celui que nous
avons dj signal (no 634).

Les figures sont copies sur celles de l'dition de 1656, in-4.

  771. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite en vers, par P.
    Corneille. _A Paris, Chez David, 1799._ In-12.

  772. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite en vers par P.
    Corneille. _Berne, Socit typographique, 1800._ In-12.

L'_Imitation_ fut en outre rimprime dans les _OEuvres de Corneille_
publies en 1802, par Palissot (no 644); en 1817, par Renouard (no
645); en 1821, par Janet et Cotelle (no 646); en 1824, par Lefvre (no
647).

  773. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST. Texte latin suivi de la
    traduction de P. Corneille. Paris, _Imprimerie impriale,
    1855._ Gr. in-fol., figg.

En 1640, l'Imprimerie royale inaugurait sa fondation par une dition
de l'_Imitation_ commande par Richelieu. En 1855, le mme
tablissement voulut,  l'occasion de l'Exposition universelle,
produire une oeuvre typographique monumentale, en publiant une autre
dition du mme ouvrage, dans laquelle l'ornementation unirait la
richesse des dtails  la svrit du style. L'dition de 1640 est
sans doute un beau livre, mais celle de 1855 est unique sous le
rapport typographique: elle prsente, en effet, une nouvelle phase des
impressions en or et en couleurs. Ici, ce ne sont plus des
encadrements se rptant  chaque page, mais des ttes de livres ou de
chapitres, et des lettres ornes conservant la mme physionomie, tout
en offrant une constante diversit.

Les ornements du texte, imprims en or et en couleurs, comprennent un
faux-titre gnral, un titre avec figures en miniature, quatre
faux-titres, quatre ttes de livre, cent dix ttes de chapitre,
soixante petites vignettes, trois cents lettres ornes et
cinquante-six culs-de-lampe.

A l'impression, les faux-titres, les ttes de livre et les ttes de
chapitre ont donn lieu  sept tirages; chacune des autres pages 
six, l'encadrement du titre  huit, et les huit petites miniatures 
vingt-quatre. Ces miniatures avaient offert  la dcomposition trente
teintes diffrentes.

Ainsi s'exprime le rdacteur de la _Bibliographie de la France_ au
sujet de ce volume d au faste imprial. Nous sommes loin, quant 
nous, de partager son admiration pour cet ouvrage somptueux. Tout en
admirant la perfection des procds mcaniques employs aujourd'hui,
nous trouvons que la dcoration du volume ne s'harmonise pas avec
l'impression du texte. Nous ne comprenons pas, du reste, que l'on
veuille appliquer la chromolithographie  la dcoration des livres.
Excellente pour reproduire des antiquits, des objets d'art, des
dessins d'toffe, etc., elle nous parat impuissante  reproduire les
enluminures des vieux manuscrits. Les couleurs sont sans relief, l'or
sans clat, le dessin sans vigueur; l'ensemble est lourd et cotonneux;
aussi les amateurs srieux ont-ils toujours repouss ce genre
d'images.

Le volume sorti des presses de l'Imprimerie impriale n'a t tir
qu' 103 exemplaires numrots, dont 73 ont t donns en cadeau par
Napolon III. Nous n'essayerons pas de calculer ce que chaque
exemplaire a cot; il est probable que les prix auxquels
l'_Imitation_ se vend aujourd'hui ne reprsentent que les frais de
publication. Un exemplaire reli en mar. r., doubl de vl. blanc, est
cependant cot 3,000 fr. (Catalogue Fontaine, 1875).

  774. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en vers
    franais par P. Corneille. Nouvelle dition, accompagne du
    texte, collationne sur les ditions originales et augmente de
    toutes les variantes, de lettres de Corneille et d'une prface
    nouvelle, par Alex. de Saint-Albin. _Paris, J. Lecoffre, [impr.
    Raon], 1856._ In-18.

  775. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en vers
    franais par P. Corneille. _A Paris, chez Techener, place du
    Louvre, 20, [impr. Didot], 1856._ In-8.

Tirage  part des _OEuvres compltes de P. Corneille_, dition de 1855
(voy. le no 655) avec le texte latin et les lettres de Corneille au P.
Boulart.

  776. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en vers
    franois par P. Corneille. _Paris, J. Gay, 1862._ In-12.

  777. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase en vers
    franais par P. Corneille. Nouvelle dition revue sur les plus
    anciennes impressions par M. Ch. Marty-Laveaux. _Paris,
    Librairie de L. Hachette et Cie, [impr. Lahure], 1862._ In-8.

Tirage  part  un seul exemplaire du t. VIIIe des _OEuvres de P.
Corneille_ publies par M. Marty-Laveaux. Cet exemplaire a t offert
par les diteurs  M. l'abb Delaunay, ancien cur de Saint-tienne du
Mont, qui avait coopr  la publication du volume.

  778. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, traduite et paraphrase par P.
    Corneille. _Paris, Librairie L. Hachette et Cie, 1867._ In-16.


II

  779. HEURES CONTENANT L'OFFICE DE LA VIERGE, LES SEPT PSEAUMES
    PENITENTIAUX, LES VESPRES & COMPLIES DU DIMANCHE. Le tout
    traduit en Franois, tant en Vers qu'en Prose, avec tous les
    Hymnes du Brviaire Romain, mis aussi en Vers Franois, Et des
    Instructions et Prieres Chrestiennes, tires du Livre de
    l'Imitation de Jsus-Christ. Par P. Corneille. _A Paris, Chez
    Claude Blageart, Court-Neuve du Palais, au Dauphin_. M.DC.LXXXV
    [1685]. Avec Approbation, & Privilege du Roy. In-12 de 8 ff.,
    528 pp. et 2 ff.

Collation des feuillets prlim.: titre;--1 f. d'_Errata_;--5 pp. pour
l'ptre _A la Reine_;--5 pp. de Prires pour le Roi, la Reine et le
Dauphin;--1 f. pour les _Approbations_.

Le privilge occupe les deux derniers feuillets. Il se termine par un
rappel de la cession faite par Corneille  _Jolly_, _de Luyne_ et
_Billaine_, et de l'achev d'imprimer du 15. jour de Janvier mil six
cens septante.

  780. HEURES CONTENANT L'OFFICE DE LA VIERGE, LES SEPT PSEAUMES
    PENITENTIAUX, LES VESPRES & COMPLIES DU DIMANCHE. Le tout
    traduit en Franois, tant en Vers qu'en Prose, avec tous les
    hymnes du Brviaire Romain, mis aussi en Vers Franois, Et des
    Instructions et Prieres Chrestiennes, tires du Livre de
    l'Imitation de Jsus-Christ. Par P. Corneille. _A Paris, Chez
    Jean Guignard._ M.DC.LXXXXVIII [1698]. In-12.




XIII.--EXTRAITS DES OUVRAGES DE CORNEILLE.


  I.--EXTRAITS DES OUVRAGES DE CORNEILLE EN GNRAL.

  781. LA FLEUR DES CHANSONS AMOUREUSES DE CE TEMPS. _A Rouen, chez
    Adrien de Launay. S. d. [vers 1640]_, in-12.

On y trouve, p. 7, la chanson:

    Si je perds bien des maistresses,
    J'en fais encor plus souvent....

  782. NOVVEAU RECVEIL || de || Chansons || et Airs de Covr|| pour
    se diuertir agreablement. || _A Paris || Chez Marin Lech, au
    pre- || mier Pillier de la grand'Salle du || Palais au Soleil
    d'Or._ || 1656. || Auec Permission. In-12 de 163 pp., y compris
    le titre.

Ce recueil, trs-incorrectement imprim, mais rare et curieux,
contient, pp. 51 sq., l'_Air chant aux grandes Machines d'Andromede 
la gloire de nostre Monarque_, fragment extrait de l'_Andromde_ de
Corneille, vers 75-89.

  783. RECUEIL || DE POESIES || CHRESTIENNES || ET || DIVERSES. ||
    Dedi  Monseigneur le Prince || de Conty. || Par M. de la
    Fontaine. || _A Paris, || Chez Pierre le Petit, Imprimeur &
    Libr. || ordinaire du Roy, rue saint Jacques ||  la Croix
    d'or._ || M.DC.LXXI [1671]. || Avec Privilege de Sa Majest. 3
    vol. in-12.

[_Tome I._]: frontispice grav reprsentant un autel sur lequel
s'appuient deux grandes figures: la Religion et la Charit; un
cartouche plac au centre porte ces mots: _Poesies chrestiennes_; en
bas l'adresse de _P. le Petit_;--titre imprim;--1 f. pour l'_Epistre_
A Monseigneur le Prince de Conty;--8 ff. pour la _Prface_ et
l'_Avertissement_;--1 f. pour le _Privilge_;--5 ff. pour la _Table_;
ensemble 17 ff. et 418 pp.

_Tome II._: frontispice grav reprsentant un cartouche surmont d'une
lyre et soutenu par Apollon et par la Renomme; on lit au centre:
_Poesies diverses_, et, en bas, l'adresse du libraire;--titre
imprim;--5 ff. pour la _Table_;--424 pp.;--4 ff. pour l'_Extrait des
endroits changez dans les Ouvrages de M. de Malherbe_ et le
_Privilge_.

_Tome III._: frontispice grav reprsentant un cartouche dans lequel
on lit: _Poesies Diverses_; en bas l'adresse de _P. le Petit_ et la
date de 1663, qui montre que la planche avait servi pour une
publication antrieure;--titre imprim;--3 ff. pour la _Table_ et 368
pp.

Le privilge, dat du 20 janvier 1669, porte ce qui suit: Nostre cher
et bien am _Pierre le Petit_ nostre Imprimeur ordinaire, nous a fait
remonstrer qu'il luy a est mis entre les mains par Lucile Helie de
Breves, un livre intitul _Recueil de Poesies Chrestiennes et
Diverses_, etc.,  ces causes desirant favorablement traiter
l'Exposant, considerant qu'il a plus de droit qu'aucun autre Libraire
d'imprimer ledit Recueil, d'autant que la plus grande partie des
pieces dont il est compos ont dj est imprimes par luy avec nostre
permission; et que les autres pieces que l'Auteur a tires de divers
ouvrages pour perfectionner ledit Recueil, sont en si petit nombre
qu'elles ne peuvent faire aucun tort aux Livres dont elles sont
prises, puis qu'il l'a fait de concert avec les Auteurs vivans; et que
les pieces qui s'y rencontrent des Auteurs qui sont morts ne
prejudicient  personne, la pluspart des Privileges des Livres dont
elles sont tires estant expirez: Et de plus qu'il y a quantit de
pieces nouvelles qui n'ont point encore veu le jour, lesquelles font
une des principales parties dudit Recueil... Le privilge est en
consquence accord pour sept ans  _P. le Petit_. On lit  la fin:
_Achev d'imprimer pour la premiere fois le vingtime jour de Decembre
1670._

On voit, par l'extrait qui prcde, que La Fontaine n'eut d'autre part
 la publication de ce recueil que la prface et la ddicace qu'il y
ajouta.

Les extraits de Corneille sont contenus dans le t. IIIe; en voici la
liste:

                                                                Pages.


  _Remerciment  M. le Cardinal Mazarin_                              87

  _Remercment present au Roy_                                       89

  _La Posie  la Peinture_. En faveur de l'Acadmie des Peintres
  illustres                                                           93

  _Traduction de l'Epigramme latine de M. de Montmor_                 96

  _Excuse  Ariste_                                                   97

  _Endroits choisis de ses pieces de theatre._

  Conqueste de la Toison d'Or                                        100

  _Le Cid._ Chimene fait le recit de la mort de son pere             101

  _Horace._ Apostrophe de Sabine  Rome                              102

  Entretien d'Horace et de Curiace nommez pour se battre             103

  Adieu de Curiace au vieil Horace                                   105

  Douleur du vieil Horace sur le faux bruit de la fuite de
    son fils                                                     _ibid._

  _Cinna._ Peinture du Triumvirat. Cinna fait le rcit de sa
    conjuration.                                                     107

  Auguste veut se dmettre de l'Empire                               109

  Entretien d'Auguste et de Cinna, tir de Seneque                   110

  _Polyeucte._ Songe de Pauline                                      113

  Entretien de Polyeucte et de Nearque                               114

  Entretien de Polyeucte avec sa femme                               116

  Belle peinture des premiers Chrestiens                             121

  _Pompe._ Teste de Pompe presente  Cesar                    _ibid._

  _Heraclius._ Misere des Tyrans                                     122

  Plainte de Phocas qui ne peut reconnoistre son fils            _ibid._

  _Nicomede._ Les trop grands services sont des reproches            123


  784. RECUEIL || DE POSIES || CHRTIENNES || ET || DIVERSES. ||
    Dedi  Monseigneur le Prince || de Conty. || Par M. de la
    Fontaine. || A _Paris, || Chez Jean Couterot, rue S. Jacques,
    ||  l'Image Saint Pierre._ || M.DC.LXXIX [1679]. || Avec
    Privilege de Sa Majest. 3 vol. in-12.

[_Tome I._]: frontispice grav, 16 ff. et 424 pp.--On lit  la fin:
_Permis d'imprimer. Fait ce 20. Dcembre 1678._ DE LA REYNIE.

_Tome II._: frontispice grav; 6 ff.; 424 pp. et 4 ff.

_Tome III._: frontispice grav; 4 ff. et 368 pp.

Cette dition est la mme que la prcdente, dont elle ne se distingue
que par un dtail. Les titres ont t refaits, et l'on a ajout au t.
Ier 6 pp. cotes 419-424, qui contiennent des _Stances chrtiennes_ de
l'abb Testu sur divers passages de l'criture sainte et des Pres.

  785. RECUEIL || DE POSIES || CHRTIENNES || ET || DIVERSES. ||
    Dedi  Monseigneur le Prince || de Conty. || Par M. de la
    Fontaine. || _A Paris, || Chez Jean Couterot, rue S. Jacques,
    ||  l'Image saint Pierre._ || M.DC.LXXXII [1682]. || Avec
    Privilege de Sa Majest. 3 vol. in-12.

Ces trois volumes ne se distinguent des prcdents que par le
rajeunissement du titre. Les feuillets complmentaires du t. Ier sont
en tout semblables  ceux que nous avons dcrits sous le no 784.

  786. CHOIX DE POESIES MORALES ET CHRTIENNES DES POETES DE NOS
    JOURS, ddi  Monseigneur le Duc d'Orlans, Premier Prince du
    sang [par Claude Le Fort de la Morinire]. _A Paris, Chez
    Bruassin, 1740._ 3 vol. in-8.

Les extraits de Corneille remplissent la moiti du livre cinquime,
pp. 214-244.

  787. ESPRIT DU GRAND CORNEILLE, extrait de ses oeuvres
    dramatiques, ddi  M. de Voltaire, [par Charlier]. _Bouillon,
    1773._ 2 vol. in-8.

  788. LEONS FRANAISES DE LITTRATURE ET DE MORALE, ou RECUEIL EN
    PROSE ET EN VERS DES PLUS BEAUX MORCEAUX DE NOTRE LANGUE, par
    MM. Nol et Delaplace. Vingt-septime dition. _Paris, Mme
    veuve Lenormant, 1847._ 2 vol. in-8.

Ce recueil, dont la premire dition avait paru en 1802, contient
divers morceaux de Corneille.

  789. LA MORALE DES POTES, ou PENSES EXTRAITES DES PLUS CLBRES
    POTES LATINS ET FRANAIS, par Moustalon. _Paris, Lebel et
    Gaitelle, 1809._ In-12.

Il y a des additions dans la 3e dition de cet ouvrage (_Paris,
Boulland_, 1823, 2 vol. in-12, fig.).

  790. MORCEAUX CHOISIS de Corneille, Molire, La Fontaine,
    Quinault, Boileau, Deshoulires, Racine, Regnard, Jean-Baptiste
    Rousseau, Crbillon, Racine le fils, Voltaire, Gresset,
    Saint-Lambert, Delille; par P.-J. Chateau, professeur de
    belles-lettres, auteur du _Trait de la Prosodie italienne_. _A
    Paris, chez l'diteur, rue du Cherche-Midi, no 40, [impr.
    Gratiot], 1814._ In-12.

  791. LE MIROIR DU COEUR HUMAIN, OU L'ABEILLE DRAMATIQUE. Recueil
    d'observations et de penses ingnieuses, morales et amusantes,
    tires des Auteurs dramatiques franais et formant une suite de
    prceptes pour se conduire dans la socit, runies en forme de
    dictionnaire, sous les mots qui leur sont propres; par E.-M.-J.
    Lepan. _A Paris, chez Cordier, Belin-Leprieur, Janet pre,
    1815._ In-12 de XII et 204 pp.

L'auteur a mis P. Corneille  contribution pour les mots: _Abus_,
_allgresse_, _amans_, _ami_, _amour_, _amour-propre_, _avenir_,
_bienfaits_, _biens_, _comdie_, _confiance_, etc.

  792. L'ESPRIT DU GRAND CORNEILLE, ou Extrait raisonn de ceux des
    ouvrages de P. Corneille qui ne font pas partie du recueil de
    ses chefs-d'oeuvre dramatique, pour servir de supplment  ce
    recueil et au commentaire de Voltaire; par M. le comte Franois
    de Neufchteau, l'un des quarante de l'Acadmie franaise, etc.
    _Paris, Pierre Didot, 1819._ In-8.

  793. Le Citateur dramatique, ou Choix de maximes, sentences,
    axiomes, apophthegmes et proverbes, en vers, contenus dans tout
    le Rpertoire du Thtre-Franais, recueillis par Lonard
    Gallois. _Paris, Barba, 1822._ In-18.

Cette compilation a eu plusieurs ditions; la dernire (_Paris,
Ledoyen_, 1829, 2 vol. in-18) est considrablement augmente.

  794. CHEFS-D'OEUVRE DRAMATIQUES FRANAIS, ou Cours de lectures
    dramatiques franaises, fait  Londres, au commencement de
    l'anne 1830, accompagn du discours d'ouverture, de celui de
    clture, et de notices littraires sur les auteurs des pices
    contenues dans ce recueil; par C.-J. Dupont, professeur de
    langue franaise. _Paris, Delaunay, 1831._ 2 vol. in-12.

  795. MORCEAUX CHOISIS DES CLASSIQUES FRANAIS,  l'usage des
    classes suprieures. Chefs-d'oeuvre des prosateurs et des
    potes du xviie et du xviiie sicles, recueillis et annots par
    M. Lon Feugre. Ouvrage spcialement destin aux classes de
    rhtorique, de seconde et de troisime des lyces et collges.
    2e dition. 2e partie. Chefs-d'oeuvre de posie. _Paris,
    Delalain, 1853._ In-12 (3 fr. 50).

Cet ouvrage a t frquemment rimprim depuis sur les mmes clichs.

  796. CHEFS-D'OEUVRE DES CLASSIQUES FRANAIS du xviie sicle, ou
    Extraits de nos meilleurs crivains en prose, avec des notices
    et des explications par MM. Aurlien de Courson et Vallery
    Radot, conservateur et bibliothcaire  la Bibliothque
    impriale du Louvre. Classes suprieures. _Paris, Plon, 1852._
    In-12.

  797. LA FRANCE LITTRAIRE. Morceaux choisis de littrature
    franaise ancienne et moderne; recueillis et publis par L.
    Herrig et G.-F. Burguy. _Brunsvic, Georges Westermann, 1856._
    In-8 de XI et 697 pp., impr.  2 col.

Ce volume contient, pp. 179-203, les quatre premiers actes d'_Horace_,
et des fragments du _Cid_ et de _Cinna_, reproduits avec l'orthographe
usite dans l'dition de 1682.

  798. POSIES. Lectures choisies. Racine, Corneille, Lebrun, La
    Fontaine, Delille, Lamartine, Soumet, Guiraud, Le Bailly, etc.
    3e dition revue et augmente par Ad. Rion. _A Paris, rue
    Hautefeuille, et chez tous les libraires, 1856._ Gr. in-16.

Ce petit recueil a eu depuis 1856 de nombreux tirages.

  799. UURVAL UR FRANSKA LITTERATUREN, till dess vnners och den
    studerande ungdomens tjents, efter tidsfljd utarbetadt af
    fverst-Ljtnant F. N. Staaf, f. d. lrare vid Kongl.
    Krigs-Akademien, Officer af Franska Universitetet. Fjerde
    upplagan. _Stockholm, E. T. Bergegren, 1873._ 6 vol. in-8.

Ce vaste recueil, dont la premire dition est de 1859, n'a pas moins
de 3,520 pp. Les clichs excuts  Paris ont servi  la publication
d'une dition destine  la France et qui porte le titre suivant: _La
Littrature franaise, depuis la formation de la langue jusqu' nos
jours_; Paris, Didier, 1865, 1869, 1870 et 1874, 6 vol. in-8. Le t.
Ier contient des extraits de Corneille.

  800. LES POTES FRANAIS. Recueil des chefs-d'oeuvre de la Posie
    franaise depuis les origines jusqu' nos jours, avec une
    notice littraire sur chaque pote, par MM. Charles
    Asselineau--Hippolyte Babou--Charles Baudelaire--Thodore de
    Banville--Philoxne Boyer--Charles d'Hricault--douard
    Fournier--Thophile Gautier--Jules Janin--Louis Moland--A. de
    Montaiglon--Lon de Wailly, etc. Prcd d'une Introduction par
    M. Sainte-Beuve de l'Acadmie franaise. Publi sous la
    direction de M. Eugne Crpet. _Paris, Gide, 1861-1862._ 4 vol.
    gr. in-8.

Le tome IIe de ce recueil contient, pp. 576-588, une notice sur
Corneille par M. Eugne Nol, un extrait de l'_Imitation_ (livre IIIe,
ch. IIe); les stances _Au Roi_, _sur Cinna_, _Pompe_, _Horace_,
_Sertorius_, _OEdipe_, _Rodogune_, _qu'il a fait reprsenter 
Versailles en 1676_; les stances: _Marquise, si mon visage A quelques
traits un peu vieux_, etc.; enfin les _Stances de don Rodrigue_.

  801. MANUEL DE LA LITTRATURE FRANAISE des XVIIe, XVIIIe et XIXe
    sicles, par C. Ploetz, docteur en philosophie, ancien premier
    professeur au Collge franais de Berlin. Seconde dition,
    revue et augmente. _Berlin, F.-A. Herbig, 1867._ In-8.

Ce recueil contient, pp. 1-54, des fragments du _Cid_, d'_Horace_, de
_Cinna_ et de _Polyeucte_.

  802. EXTRAITS DES CLASSIQUES FRANAIS. Dix-septime, dix-huitime
    et dix-neuvime sicles. Accompagns de notes et notices par
    Gustave Merlet, professeur de rhtorique au Lyce Descartes. A
    l'usage de tous les tablissements d'instruction. Deuxime
    Partie: Posie. _Paris, Librairie classique de Ch. Fouraut et
    fils, 1871._ In-12, de 2 ff., VIII et 576 pp.

Les extraits de Corneille occupent les pp. 48-79 de ce volume.

Nous arrtons ici cette numration, bien qu'il ft facile de citer
des centaines de chrestomathies franaises, dans lesquelles se
trouvent des fragments de Corneille.


II.--EXTRAITS PARTICULIERS DE L'IMITATION DE JSUS-CHRIST.

  803. LE CHEMIN DU SALUT; dvotion des mes sincres et
    pnitentes, par P. Corneille, et selon la Bible. Ddi aux
    Franais rgnrs. _A Paris, l'an IX de la Rpublique, et en
    commission  Berne, chez la Socit typographic_ [sic], [_de
    l'Imprimerie des citoyens Hignou et Comp._]. In-32.

Les 148 premires pages de ce volume sont des extraits des quatre
premiers livres de l'_Imitation_ de Corneille. On remarque  et l
d'assez singulires variantes, dont quelques-unes sont simplement des
fautes d'impression, d'autres des changements faits  dessein, pour
corriger, amliorer. Ainsi,  la page 6, au vers 75 du livre I, un
paysan stupide a t remplac par un simple paysan;  la page 10,
au vers 191 du mme livre:

    Plus lors sa connaissance est diffuse et certaine,

On a substitu _majeure_  _diffuse_. MARTY-LAVEAUX, tome XIIe, p.
536.

  804. NOUVELLES HEURES A L'USAGE DES ENFANTS, depuis l'ge de cinq
    ans jusqu' douze; contenant: 1 des Prires pour le premier
    ge; 2 des Prires pour l'ge de sept ou huit ans, et des
    Mditations chrtiennes  la porte de cet ge; 3 l'Ordinaire
    de la sainte Messe, Vpres et Complies et les Litanies de
    Saints; 4 un Examen de conscience pour l'Enfance; 5 des
    Prires pour la Confession et la premire Communion; 6 sept
    Mditations pour la semaine sainte; un petit Recueil de vers,
    tirs de la traduction de l'_Imitation de Jsus-Christ_, par P.
    Corneille, etc. _Paris, chez Maradan, 1801._ In-18 de 248 pp.

  805. EXTRAITS DE L'IMITATION, mise en vers par P. Corneille.
    Seconde dition. _A Paris, chez Fabre, libraire, palais du
    Tribunat, galerie de Bois, no 220_; _Gagnard, rue Mazarine, no
    1604, Ventose, an_ XI [1802]. In-8 de 2 ff., 34 pp. et 1 f.
    blanc.

On trouve  la fin le nom de l'diteur, J.-F. Sobry.

  806. IMITATION DE JSUS-CHRIST, ouvrage immortel de Thomas de
    Kempis, en vers et en prose; la partie potique du grand Pierre
    Corneille; et suivie de quelques autres morceaux choisis.
    _Lyon, [Lausanne, de l'imprimerie des cit. Hignou et
    Compagnie], 1802._ Pet. in-12 de 576 pp.

Les passages tirs de Corneille remplissent les 148 premires pages,
sous le nom de _Chemin du Salut_.

Cet ouvrage, dit Barbier (_Dissertation sur soixante traductions
franaises de l'Imitation_, p. 111), est rdig dans les principes du
protestantisme; il est une des preuves que l'glise protestante a dans
son sein des mystiques, comme l'glise catholique.

  807. LA MORALE DES FAMILLES CATHOLIQUES, par Pierre Corneille:
    fragmens offerts de sa traduction de l'Imitation de
    Jsus-Christ. Publi par M. Ch. de Chantal. _Paris, Perisse,
    rue du Pot-de-fer, no 8, et Debcourt, [impr. de Pillet an],
    1843._ In-18 (0 fr. 75).

Ddi  M. Onsime Leroy.

  808. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST. Nouvelle dition, avec des
    rflexions, des pratiques nouvelles et des extraits de la
    traduction de Pierre Corneille, par M. l'abb L. Bautain,
    vicaire gnral de Paris, etc. _Paris, Furne, [impr. de
    Benard], 1852._ Gr. in-8, figg. (12 fr. 50).

L'ouvrage, orn de 6 gravures et de 125 sujets gravs sur bois et
imprims dans le texte, a paru aussi en 25 livraisons  50 c.

  809. L'IMITATION DE JSUS-CHRIST. Nouvelle dition, avec des
    rflexions, des pratiques nouvelles et des extraits de la
    traduction de Pierre Corneille; par M. l'abb L. Bautain,
    vicaire gnral de Paris, Promoteur du Diocse, Membre du
    Conseil acadmique, Suprieur de la Maison de Juilly, Docteur
    en thologie, en mdecine et s-lettres, etc., etc. _Paris,
    Furne, [impr. J. Claye], 1855._ In-18 de XVI et 524 pp., front.
    grav. et figg.

Les figures, au nombre de 5, sont graves d'aprs Overbeck et Chazal.




XIV.--PICES DE CORNEILLE REMANIES OU RETOUCHES

PAR DIVERS AUTEURS.

  810. MES RCRATIONS DRAMATIQUES [par Tronchin, de Genve].
    _Genve, Bonnant, 1779-1784._ 5 vol. in-8.

Les quatre premiers volumes furent rimprims en 1780, sous le titre
dvelopp de: _Mes Rcrations dramatiques, ou Choix des principales
tragdies du grand Corneille, auxquelles on s'est permis de faire des
retranchements, en supprimant ou raccourcissant quelques scnes, et
substituant des expressions modernes  celles qui ont vieilli_;
_prcd de quatre tragdies nouvelles de l'diteur_; Paris, Moutard,
1780, in-8.

_Le Cid_ est rduit de 600 vers; sur ceux qui restent, 480 ont t
retouchs ou remplacs.

_Cinna_ est abrg de 406 vers et prsente 435 retouches, etc.

  811. SIX TRAGDIES DE PIERRE CORNEILLE, retouches pour le
    thtre. _Paris_, an X-1802. In-8.

Cette retouche, vritable profanation, est l'oeuvre de Louis Delisle,
ancien conseiller au parlement de Provence, et d'Audibert de
Marseille; ces deux auteurs, qui n'ont pas eu le courage de signer
leur oeuvre, ont arrang, ou plutt massacr: _Sertorius_, _Nicomde_,
_La Mort de Pompe_, _Polyeucte_, _Les Horaces_ (rduits en 2 actes),
_Rodogune_. L'diteur fut, dit-on, _Maradan_, qui, lui non plus, n'osa
mettre son nom sur le titre.

Une _dition plus correcte_, publie la mme anne, contient une
septime pice: _Hraclius._

  812. CORNEILLE AU DIX-NEUVIME SICLE, OU OEUVRES DE PIERRE
    CORNEILLE, REMISES A LA SCNE, par F. Brunot, membre de
    plusieurs socits savantes, en 1804. Avec des changements
    ncessits par ceux de la langue et d'aprs les commentaires de
    Voltaire, et les remarques de M. Palissot sur ces commentaires.
    Msc. in-4 de 244 ff.

Bibliothque nationale (Msc. fran., no 15078).

Les pices remanies par Brunot sont les suivantes: _Sophonisbe_,
_Pulchrie_, _Nicomde_ et _Horace_. Voici,  titre d'exemple, comment
il a modifi le fameux vers du vieil Horace:

                            Qu'il mourt,
    Ou que sa propre main alors te secourt.

  813. OEUVRES CHOISIES DE CORNEILLE. dition pure [_sic_].
    _Paris, Lehuby, rue de Seine, [impr. Duvergier], 1845._ In-12.

Cette dition fait partie de la _Bibliothque littraire de la
jeunesse_, et contient 20 dessins.

  814. OEUVRES CHOISIES DE CORNEILLE. dition pure, illustre de
    vingt dessins de M. Clestin Nanteuil, gravs par MM. Brevire,
    Trichon, etc. _Paris, Lehuby, [impr. H. F. Didot, au Mesnil,
    Eure], 1859._ Gr. in-8 de 511 pp.

VIII

  815. L'ILLUSION COMIQUE, arrange par M. douard Thierry.

M. douard Thierry a fait reprsenter sur le Thtre-Franais, le 6
juin 1861, un arrangement de cette pice, qu'il a justifi lui-mme de
la manire suivante (_Moniteur universel_ du 3 juin 1861):

N'y et-il dans l'_Illusion_ que ce cri d'orgueil, ou plutt ce cri
de bonheur jet par Corneille  l'heure o son gnie se rveille et
prend possession de lui-mme, il me semble que la pice valait la
peine d'tre reprise au moins une fois, et pour l'anniversaire de la
naissance du grand anctre. Je l'ai cru et je le crois encore, puisque
la reprsentation aura lieu jeudi prochain. Malgr cette opinion
favorable, M. Thierry a pens que certaines scnes de l'_Illusion_ ne
pouvaient plus supporter la reprsentation, et les a remplaces par
des fragments de _Don Sanche_.

IX

  816. LE CID, tragdie de P. Corneille, arrange par J.-B.
    Rousseau(?).

Un anonyme, que l'on a cru tre J.-B. Rousseau, fit reprsenter le
_Cid_ en 1728, en supprimant le rle de l'Infante et quelques vers
qu'il jugeait inutiles  l'action. Ces changements furent ds lors
admis par la Comdie-Franaise, et, malgr le respect d  Corneille,
le public a paru donner raison  Rousseau. Son arrangement a t
reproduit dans le recueil suivant:

PICES DRAMATIQUES choisies et restitues, par Monsieur *** [J.-B.
Rousseau?]. _Amsterdam, Franois Changuion, 1736._ In-12, titre grav.

Ce recueil contient: _Le Cid_, par P. Corneille; _Don Japhet
d'Armnie_, par Scarron; _Marianne_, par Tristan l'Hermite; _Le
Florentin_, par Champmesl (et La Fontaine).

L'auteur de cette restitution a supprim, dans le _Cid_, les trois
rles de l'Infante, de Lonor et du Page. Il a d, pour oprer ce
retranchement, faire de nombreuses coupures dans les autres rles,
faire disparatre notamment tous les passages dans lesquels Chimne
s'adresse  l'Infante. Il a intercal, au deuxime acte, en tte de la
scne entre don Fernand, don Arias et don Sanche, les deux vers
suivants:

    Quoi! me braver encore aprs ce qu'il a fait!
    Par la rbellion couronner son forfait!

Les deux vers que prononce l'Infante au commencement de la dernire
scne de la pice:

    Sche tes pleurs, Chimne, et reois sans tristesse
    Ce gnreux vainqueur des mains de ta princesse.

sont remplacs par les deux vers suivants, mis dans la bouche de don
Fernand:

    Approche-toi, Rodrigue, et toi, reois, ma fille,
    De la main de ton roi, l'appui de la Castille.

Ces vers sont imprims entre guillemets dans l'dition que nous
citons. Jusqu' ces dernires annes, ainsi que nous l'avons dj dit
(voy. ci-dessus, no 10), ils ont t fidlement rcits dans toutes
les reprsentations donnes au Thtre-Franais.

  817. RFLEXIONS GRAMMATICALES RESPECTUEUSEMENT HASARDES SUR
    QUELQUES ENDROITS DE LA TRAGDIE DU CID, par Lekain.

_Mmoires de Lekain, prcds de Rflexions sur cet acteur et sur
l'art thtral_, par F. Talma; Paris, Ponthieu, 1825, in-8, pp. 40-46.

Lekain s'est propos dans ces _Rflexions_ de corriger quelques
fautes grammaticales chappes  Corneille et de remdier au manque
de liaison que la suppression du rle de l'Infante produisait entre
les scnes. Voici, par exemple, les vers qu'il intercale  la fin de
la scne IIe de l'acte IVe, pour motiver la scne de Chimne:

    ELVIRE.

        Madame, c'est assez d'teindre votre flamme;
    Rodrigue est trop puni, s'il n'est plus dans votre me.

    CHIMNE.

    S'il n'est plus dans mon me!... Ah! ciel! tu peux penser
    Que jamais....

    ELVIRE.

                    Il vient.

    CHIMNE.

                              Dieux! fuyons sans balancer.

Les autres corrections de Lekain sont malheureusement de la mme
force.

  818. Le Cid, tragdie en cinq actes, de Pierre Corneille, change
    sur les observations de l'Acadmie franaise. _Lausanne, 1780._
    In-8.

XIII

  819. LE MENTEUR, comdie en cinq actes, nouvellement mise en vers
    libres, par M. Coll, Lecteur de S. A. S. Monseigneur le Duc
    d'Orlans, premier Prince du sang. Prix 30 sols. _A Paris, Chez
    P. Fr. Gueffier, au bas de la rue de la Harpe,  la Libert._
    M.DCC.LXX [1770]. Avec Approbation, & Privilge du Roi. In-8 de
    96 pp.

Dans une _Prface_, Coll expose les raisons qui l'ont dtermin 
entreprendre cet ouvrage. Voici  quoi elles se rduisent. C'est,
dit-il,  tenter d'tre encore utile au thtre, dans un ge assez
avanc, pour n'y pouvoir plus rien donner de neuf de moi-mme; c'est,
en rajeunissant d'anciennes bonnes comdies,  tcher de mriter, pour
tout fruit de mes peines, le peu de gloire que l'on peut en retirer;
et qui, peut-tre encore, sera refuse  un travail aussi ingrat.

XIV

  820. LA SUITE DU MENTEUR, comdie de Pierre Corneille, retouche
    et rduite en quatre actes; avec un Prologue; par Andrieux, de
    l'Institut national, Reprsente sur le Thtre de la rue de
    Louvois, pour la premire fois, le 26 germinal de l'an II. Prix
    1 fr. 50. _A Paris, Chez Madame Masson, diteur de Pices de
    Thtre, rue de l'chelle, no 558, au coin de celle
    Saint-Honor. Et au Bureau de la Dcade philosophique, rue de
    Grenelle-Saint-Germain, en face de la rue des Saints-Pres, no
    321. Imprimerie de Chaignieau an._ An XI-1803. In-8 de 88 pp.

Voltaire constate que la _Suite du Menteur_ fut assez mal accueillie,
et il ajoute: Serait-il permis de dire qu'avec quelques changements
elle ferait au thtre plus d'effet que le _Menteur_ lui-mme?
Andrieux releva ces paroles et voulut essayer les changements
conseills par Voltaire. Il mit la pice en quatre actes et la fit
reprsenter, sous cette forme nouvelle, le 26 germinal an XI (16 avril
1803), au thtre Louvois. Le prologue mettait en scne: le directeur
du thtre (_Picard_), l'auteur de la pice (_Barbier_), Dorante
(_Devigny_), Cliton (_Picard jeune_), Clandre (_Dorsan_), Philiste
(_Barbier_), Jasmin (_Picard_), le Prvt de la marchausse
(_Bosset_), Mlisse (_Mlle Delille_) et Lise (_Mlle Molire_).
L'arrangement eut assez de succs, mais ne contenta pas encore
l'auteur, qui remit la comdie en cinq actes et la donna sur le
thtre de l'Odon (alors thtre de l'Impratrice), le 29 octobre
1808.

  821. LA SUITE DU MENTEUR. Comdie en cinq actes, en vers, de P.
    Corneille, avec des changements et additions considrables, et
    un Prologue, par F. G. J. S. Andrieux. _Paris, Barba, 1810._
    In-8.

Cet arrangement se trouve dans les _OEuvres de
Franois-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux_ (Paris, Nepveu, 1818-1823,
4 vol. in-8).

XX

  822. DON SANCHE D'ARAGON. Comdie hroque de P. Corneille, mise
    en trois actes par Mgalbe, reprsente ainsi rduite pour la
    premire fois au Thtre-Franais, le 15 avril 1833. _Paris,
    Barba, Hautecoeur, Martinet, [impr. Moessard], 1833._ In-8.


M. Magnin (_Revue des Deux-Mondes_ du 1er mars 1844) a rendu compte
assez favorablement de cette rduction due  M. Planat. Le nouveau
_Don Sanche_ ne compte plus que 1,056 vers, savoir: 427 vers de
Corneille sans changement; 102 vers altrs; 527 vers, soit
prcisment la moiti, composs de toute pice par M. Planat.


  823. DON SANCHE D'ARAGON. Comdie hroque de P. Corneille, mise
    en trois actes par P. Planat. Reprsente ainsi rduite pour
    la premire fois au Ththre-Franais, le 15 avril 1833.
    Seconde dition. _Paris, Tresse, Palais-Royal, [impr.
    Moessard], 1844._ In-8.

dition publie  l'occasion de la reprise de la pice le 17 fvrier
1844. _Mlle Rachel_ remplaa _Mlle Rose Dupuis_, dans le rle
d'Isabelle, mais elle y produisit si peu d'effet que la pice ne fut
donne que cinq fois.

XXII

  824. OBSERVATIONS SUR LA TRAGDIE DE NICOMDE, par Lekain.

_Mmoires de Lekain_; Paris, Ponthieu, 1825, in-8, pp. 46-101.

Les changements proposs par Lekain pour _Nicomde_ ne valent gure
mieux que ceux qu'il avait introduits dans le _Cid_ (voy. le no 817).
Ils prouvent, comme dit Andrieux, que l'art de Lekain tait de jouer
la tragdie, de rciter les vers, et non de les composer.

  825. CHANGEMENT PROPOS POUR LA TRAGDIE DE NICOMDE, de P.
    CORNEILLE, par Andrieux.

Cet arrangement, imprim d'abord  la suite '_Anaximandre, ou le
Sacrifice aux Grces, comdie en un acte_ [par Andrieux]. Paris,
Lopold Collin, 1805, in-8, a t reproduit dans les _OEuvres de
Franois-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux_ (Paris, Nepveu, 1818-1823,
4 vol. in-8).

Andrieux raconte, dans un avant-propos, que l'ide de ces changements
lui vint dans une conversation qu'il eut un soir avec Talma. Il lui
parla du chagrin qu'on prouvait quelquefois, aux reprsentations de
certaines tragdies de Corneille, lorsque, auprs des plus sublimes
beauts, on trouvait des disparates fcheuses, des expressions
vieillies ou triviales, qui faisaient murmurer ou sourire l'auditoire.
Nous dsirions tous deux, ajoute-t-il, qu'il y et moyen de faire
cesser cette espce de scandale.

Andrieux entreprit donc de remanier _Nicomde_, ce qui lui et t
impossible s'il se ft propos de faire des vers cornliens, mais il
ne s'agissait que de supprimer des longueurs, d'ter des trivialits,
de polir des vers incorrects. Il voulut faire ce travail moins pour
le public que pour Corneille, sans rien sacrifier de l'nergie de
l'original, et l'on peut dire que si l'on pouvait accepter le principe
des changements, ceux qu'il propose seraient parfois assez heureux;
mais aujourd'hui l'on comprend autrement la critique littraire et
l'on tend de plus en plus  respecter le texte des classiques, mme
dans les endroits les plus faibles.

Les changements d'Andrieux furent adopts au Thtre-Franais en 1804
et en 1805; ils ont compltement russi, dit l'auteur; ils sont
inscrits sur l'exemplaire de la comdie et paraissent adopts pour
toujours. Nous croyons que cette esprance ne s'est pas ralise, et
que, lors de la reprise de _Nicomde_ par M. Beauvallet, le 6 juin
1861, les acteurs s'en sont tenus au texte de Corneille.




XV.--TRADUCTIONS OU IMITATIONS DES OUVRAGES DE CORNEILLE EN DIVERSES
LANGUES.


I. Traductions en latin.

XI

  826. LA CLMENCE D'AUGUSTE, tragdie, 1715.

Traduction latine de _Cinna_, reprsente au Collge de Navarre, 17
aot 1715, avec un pilogue en vers franais.

XII

  827. LE COMBAT DE L'AMOUR DIVIN ET DE L'AMOUR PROFANE, ballet,
    1680.

Traduction abrge de _Polyeucte_, reprsente au Collge d'Harcourt,
le 8 aot 1680. Nous n'avons pas retrouv l'dition qui est cite au
Catalogue Soleinne (t. IIIe, no 3646), en mme temps que la pice qui
prcde. Le titre latin doit tre: _Duellum Amoris divini et profani._

XXXIV

  828. GRATIARVM ACTIO || Eminentissimo Cardinali || Iulio
    Mazarino, || ex Gallico Pomate || Cornelij. _Absque nota
    [Parisiis, 1643]._ In-4 de 2 ff. pagins de 24 lignes  la page
    pleine, sign. A, caract. ital.


Voy. les nos 32 et 146.

Outre cette pice, traduite par Abraham Remi, nous avons cit (no 158)
quelques vers de Corneille traduits par Santeul. Le pote lui-mme
avait traduit en latin ses vers _Au Roy sur la Conqueste de la
Franche-Comt_ (nos 153-155).


II. Traductions en italien.

  829. TRAGEDIE DI PIER CORNELIO, tradotte in versi Italiani [da
    Giuseppe Baretti], con l'originale a fronte. Opera divisa in
    quattro Tomi. _In Venezia, presso Giuseppe Bartella, nel
    negozio Hertz, 1747-48._ 4 vol. in-4.

Cette traduction est ddie au duc de Savoie Victor-Amde, qui fut
plus tard roi de Sardaigne. Les trois premiers volumes contiennent
chacun une prface, sous forme de lettre, dans laquelle Baretti s'est
propos de dmontrer que les compositions thtrales doivent s'crire
en vers. Quant au jugement port sur son oeuvre par les crivains du
temps, ils sont contradictoires; les _Novelle letterarie_ de Florence
en font l'loge; Charles Gozzi la trouve lgante; Ugoni, au
contraire, l'appelle una cattivissima cosa. Baretti lui-mme, dans
une lettre au docteur Bicetti, du 2 mai 1750, la trouve plutt
mauvaise que bonne, avouant qu'il avait besoin d'argent quand il
l'entreprit, et qu'il a bcl en quelques mois une besogne qui aurait
exig plusieurs annes pour tre bien faite.

On trouve divers fragments des pices de Corneille dans l'ouvrage
suivant: _Delle migliori tragedie greche e francesi Traduzioni ed
Analisi comparativi di Pietro Napoli Signorelli_; Milano, al Genio,
1804, 2 vol. in-4.

II

  830. CLITANDRO, Tragedia [_sic_] di Pietro Cornelio. _In Venezia,
    per il Lovisa, 1747._ In-12.


Traduction en prose.

XI

  831. CID. Tragicomedia tradotta dall' idioma Francese nell'
    Italiano [dal Dott. Andrea Valfr di Bora, Accademico Involto
    di Torino, ed Apatista di Firenze]. _In Carmagnola, 1656._
    In-8.

Nous regrettons de ne connatre cette traduction que par le titre.
Peut-tre conviendrait-il de citer ensuite: _Il Duello d'Amore et di
Fortuna, tragicomedia di Giacomo Brunozzi, Canonico di Pistoja_ (in
Bologna, 1670, in-12). Le titre de cette pice semble indiquer une
imitation du _Cid_.

  832. AMORE, ET HONORE. || Tragedia || Portata dal Francese || da
    || Ferecida Elbeni Cremete, || L'Eccitato || Fra gli Academici
    Faticosi || di Milano, || dedicata || All'Illustriss., &
    Ecclentissimo || Prencipe || D. Antonio Teodoro || Trivultio,
    || Prencipe del Sacro Romano Impero, di || Misoco, e della
    Valle di Misolcina; || Marchese di Malleo, e di Pici- || leone;
    Conte di Meltio, || e Gorgonzola; || Signore di Codogno, del
    Palasio, Prata, || Terrauerde &c. Baron Libero || di Retegno
    Imperiale; || Grande di Spagna, Caualier del Tosone; ||
    Generale delle Militie nello Stato, e || Capitan della Guardia
    di S. E. || il Prencipe di Ligne Go- || uernatore di Milano. ||
    _In Milano, per Gioseffo Marelli._ 1675. Pet. in-12 de 79 pp.,
    1 f. pour l'_Imprimatur_ et 1 f. blanc.

L'auteur dclare, dans un avis au lecteur, qu'il n'est pas le
vritable auteur de cette tragdie, qu'il s'est content de l'arranger
au got du jour. Essa  parto d'un Ingegno Francese; M dubitando, se
al comparire in Italia in questi Tempi sospetti potesse essere ben
accolto, l'h travestito in fretta alla peggio, che  quanto dire alla
moda. Le rle de l'Infante et celui de D. Arrias ont t supprims;
Chimne s'appelle Ismenia, Elvire porte le nom de Linda; en dehors de
ces changements et des coupures qu'entrane la suppression de deux
rles, la traduction, crite en prose, est gnralement littrale. La
pice forme trois actes composs de la manire suivante: le Ier acte
comprend l'acte Ier de l'original (moins la scne IIe) et les deux
premires scnes du second acte; le second acte est form des scnes
VIe, VIIe et VIIIe du second acte et de l'acte IIIe en entier; le IIIe
acte comprend le IVe acte, moins la scne IIe, et le Ve acte, moins
les scnes IIe et IIIe.

M. Anatole de Montaiglon a bien voulu nous communiquer un exemplaire
de cette traduction, qui doit tre fort rare.

  833. AMORE ET HONORE, Tragedia portata dal Francese da Ferecida
    Elbeni Cremete, l'Eccitato fr gli Academici Faticosi di
    Milano. _Bologna, 1679, per il Longhi._ In-12.

Rimpression de la traduction prcdente.

  834. IL CID, Tragi-comedia di M. Pietro Cornelio, Trasportata dal
    Francese, E rappresentata da' Signori Cavalieri del Collegio
    Clementino Nelle loro Vacanze di Carnevale dell' Anno M.D.CCI.
    Dedicata All' Illustrissima, & Eccellentissima Signora, La
    Signra. D. Olimpia Pamfilii Colonna Gran Contestabilessa del
    Regno di Napoli. _In Roma_, M.DCC.I [1701]. _Nella Stamperia di
    Luca Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana._ Con licenza
    de' Superiori. Pet. in-12 de 6 ff. et 155 pp., avec la marque
    de l'imprimeur au verso de la dernire page.

Dans sa ddicace  la princesse Pamfili-Colonna, ddicace date du 26
janvier 1701, Chracas dit que la tragdie du _Cid_, emprunte par la
France  l'Espagne et par l'Italie  la France, n'a jamais obtenu un
succs plus grand que sur le thtre du Collge Clmentin, dove lo
spirito, e brio di quei nobilissimi Cavalieri, con traduzione loro
propria, l'h fatta spiccare con tal risalto, che meritava il Mondo
intiero, non che la sola Roma a sentirla .

La liste des acteurs qui suit la ddicace et l'argument est des plus
curieuses. Voici la distribution de la pice, lors des reprsentations
de 1701

    Le Roi: D. Gio: Vizzaroni, de Porto S. Maria;
    L'Infante: l'abb Nicol Severoli, de Faenza;
    D. Digue: le comte Giuseppe Bianchetti Gambalonga, de Bologne;
    D. Rodrigue: l'abb Domenico Passionei, de Fossombrone;
    D. Gomes: Nicol Spinola, de Gnes;
    Chimne: Francesco Antonio Berardi, de Cagli;
    D. Sanche: le commandeur Antonio dal Pozzo, de Rome;
    Elvire: D. Ambrogio Spinola, duc de San-Pietro;
    Lonore: Costantino Serra, de Gnes;
    D. Alonse: le comte Giacomo Ariberti;
    D. Arias: D. Lorenzo Marziani, prince de Fornari, de Messine, etc.

Pour donner des rles  d'autres personnages de distinction, le
traducteur a introduit des ballets hroques, dans lesquels on voit
figurer: le comte Emmanuel d'Este, de Milan; D. Francesco et D.
Aniello Muscetola, princes de Leporano, de Naples; le duc Gerolamo
Gravina, duc de Croyglias, de Palerme, et une foule d'autres grands
seigneurs. Les comparses eux-mmes comptent dans leurs rangs des
princes et des ducs.

La traduction est en prose. Le traducteur, qui, d'aprs Melzi, est le
P. D. Filippo Merelli, de Somasca, n'a pas hsit  faire de
nombreuses suppressions  l'original, afin de gagner du temps pour les
ballets.

  835. L'AMANTE INIMICA, OVERO IL RODRIGO GRAN CIDD DELLE SPAGNE,
    Opera Tragicomica di Pietro Cornelio, Tradotta dal Francese, &
    accomodata per le Scene alla maniera Italiana. _In Bologna,
    1669. Per il Longhi._ Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de
    89 pp. et 3 ff. blancs.

Traduction en prose assez fidle, bien qu'elle soit parfois abrge.
Le style ne manque ni de vivacit, ni de prcision, par exemple dans
la scne du comte et de D. Digue;

  _Il conte_: Al fine otteneste il posto.--_D. Diego_: M'h onorato
  Sua Maest.--_Co._ Possedete il grado d'Aio di quest'Infante.--_D.
  Die._ Come premio di mia leal servit.--_Co._ Come dono d'una
  cieca fortuna.--_D. Die._ F giustitia.--_Co._ F capriccio.--_ D.
  Die._ Hebbe il Re a' miei passati servigi riguardo.--_Co._
  Riguard egli pi alla propria inclinazione che al dovere.--_D.
  Die._ Non s'ingannano i R.--_Co._ Non sono forsi Huomini?...

Il existe une autre dition de la mme traduction, galement publie 
_Bologne_ par _Longhi_, mais qui ne porte pas de date.

  836. L'AMANTE NEMICA, OVVERO IL CID DELLE SPAGNE, Tragedia di
    Pietro Cornelio.

Rimpression contenue dans le tome IIIe des _Opere varie trasportate
del Francese e recitate in Bologna_; Bologna, Lelio della Volpe, 1724,
in-12.

  837. HONORE CONTRO AMORE, Tragedia ricavata da soggetto
    Spagnuolo, vestito alla Francese, e tradotta in Italiano per G.
    A. Z. D. O. _Bologna, per il Longhi, 1691._ In-8.

Traduction du _Cid_ par Giovanni Andrea Zanotti, detto Ottavio. Voy.
Melzi, _Dizionario di Opere anonime e pseudonime di Scrittori
italiani_; Milano, 1848, 3. vol. gr. in-8, t. IIe, p. 9.

  838. IL CID, Tragedia di Pietro Cornelio, recitata da' Signori
    Cavalieri del Collegio Clementino nelle Vacanze del carnovale
    dell'Anno 1722. Dedicata all' E[~m]o e R[~m]o
    Principe il sig. Card. di S. Susanna, Gioseffo Pereira de la
    Cerda, consigliere di stato della Real Maest di Portogallo,
    ecc., ecc. _In Roma_, M.DCC.XXII [1722]. _Nella stamperia del
    Chracas, presso S. Marco al Corso._ In-12.

Rimpression de la traduction prcdente, avec de nouveaux intermdes
o paraissent des Turcs, des Amricains, des cavaliers et dames de
Castille, etc. On y trouve galement les noms des personnages qui ont
figur dans les ballets.

  839. IL CID, Tragicomedia di messer Pietro Cornelio, trasportata
    dal Francese. _Roma, 1732._ In-12.

Rimpression de la traduction de Merelli.


  840. IL RODRIGO, Tragedia dell' Abate Antonio Landi Fiorentino.
    _Firenze, 1765, Stamperia imperiale._ Pet. in-4, avec un
    frontispice, qui contient deux beaux portraits.

L'auteur dit qu'il ne prtend pas avoir mieux fait que Corneille, mais
que sa tragdie n'est pas une traduction. Ce n'en est pas moins une
imitation.

  841. IL CID, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta [in versi] da
    Giuseppe Greatti [Giuseppe Baretti?].

_Teatro applaudito_, t. XXIXe; Venezia, 1798, in-8.

  842. TENTATIVO SUI TRE PRIMI TRAGICI FRANCESI del conte Cesare di
    Castelbarco. _Milano, Boniardi Pogliani, 1844._ Gr. in-8.

Traduction en vers du _Cid_, d'_Andromaque_ et de _Zare_.

  843. LE CID, tragdie en cinq actes de Pierre Corneille.
    Traduction italienne de Giulio Carcano. _Paris, Michel Lvy
    frres, et Librairie nouvelle, [impr. Loignon et Cie, 
    Clichy], 1866._ Gr. in-8 de 38 pp.  2 col.

_Rpertoire de M. Ern. Rossi._

X

  844. AMOR DELLA PATRIA SOPRA TUTTI GLI AMORI, O' VERO L'ORATIO.,
    Tragicomedia tradotta dal Francese di Pietro Cornelio. _In
    Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1700]_, in-12.

Traduction d'_Horace_ en prose.

  845. L'ORAZIO, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta in versi
    Toscani, [_circa 1720_]. Msc. in-4 de 255 pp., texte fran. et
    ital.

Bibliothque nationale (Msc. it., no 1388).

  846. ORAZIO, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dall' abate
    Placido Bordoni.

_Teatro applaudito_, t. LIIe; Venezia, 1800, in-8.

XI

  847. IL CINNA Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal
    Francese, et accomodata ail' uso delle Scene d'Italia. _In
    Bologna, per il Longhi._ Con licenza de' Superiori. _S. a.
    [circa 1700]_, pet. in-12 de 102 pp. (y compris le titre), 1 f.
    pour l'approbation et 2 ff. blancs.

Traduction en prose, prcde d'un court argument historique.

  848. IL CINNA, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal prevosto
    Giovannardi, Modanese. _Venezia, Pietro Bassaglia. S. a._,
    in-12.

XII

  849. POLIUTO, Tragedia Cristiana di M. Pietro Cornelio
    Trasportata Dall' Idioma Francese, E recitata da' Signori
    Cavalieri del Clementino Nelle Vacanze del Carnevale dell' Anno
    M.DCC.I. Dedicata da Luca Antonio Chracas a' medesimi
    Cavalieri. _In Roma_, M.DCC.I [1701]. _Nella Stamperia di Luca
    Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana._ Con Licenza de'
    Superiori. Pet. in-12 de 8 ff., 150 pp. et 1 f. pour la marque
    de l'imprimeur.

Cette pice fut imprime en mme temps que la traduction du _Cid_
cite plus haut (no 834). La ddicace porte de mme la date du 26
janvier 1701. Les acteurs ne furent pas moins distingus. D. Salvatore
Caputo, marquis della Petrella, joua _Flix_; Alessandro Gardoni joua
_Polyeucte_; le marquis Manfredo Trecchi, _Pauline_; Francesco
Passionei de Fossombrone, _Svre_; Giuseppe Pelicano de Reggio,
_Narque_; le comte Emmanuel d'Este, _Albin_, etc. Quatre ballets,
imagins par le traducteur, donnrent de la varit au spectacle; on
n'y vit galement figurer que des gentilshommes, en particulier ceux
qui avaient rempli les premiers rles dans le _Cid_.

La traduction, fort abrge, est en prose. Melzi l'attribue au P. D.
Filippo Merelli, de Somasca.

Il y avait eu avant Corneille une tragdie italienne sur le mme
sujet: _Polieto, tragedia sacra, di Girolamo Bartolommei, Fiorentino_;
in Roma per Francesco Cavalli, 1632, in-12; in Firenze, nella
stamperia di Pietro Nesti, 1655, in-4.

  850. POLIEUTO, Tragedia cristiana di M. Pietro Cornelio,
    trasportata dall' idioma Francese. _Bologna, per il Longhi._
    _S. a._ [_circa 1705_], in-12.

  Rimpression de la traduction de Filippo Merelli.

  851. POLIERTO, Tragedia di Pietro Cornelio.

Traduction en prose insre dans le t. Ve des _Opere varie tradotte e
recitate in Bologna_ (Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12); nous
croyons que c'est celle de Merelli.

  852. IL POLIEUTO MARTIRE, Tragedia sacra tradotta dal Francese di
    Pietro Cornelio. _In Venezia, per Domenico Lovisa, 1702._
    In-12.

Traduction en cinq actes et en prose, qui ne doit pas tre confondue
avec celle de Merelli.

  853. POLIUTO, Tragedia cristiana di P. Cornelio, Traduzione dal
    Francese in versi. _Bologna, Pisarri, 1741._ In-8.

Traduction dont l'auteur ne s'est fait connatre que dans l'dition
suivante.

  854. POLIEUTO, Tragedia di Pietro Cornelio tradotta [in versi]
    dal P. D. Bonifacio Collina. _In Bologna, per il Volpe, 1743._
    In-8.

  855. POLYEUCTE, tragdie en cinq actes, de Corneille, traduite en
    vers italiens par Joseph Montanelli, reprsente au
    Thtre-Italien  Paris par la Compagnie dramatique de Mme
    Ristori, le 27 avril 1859. _Paris, Michel Lvy frres, [impr.
    Thunot et Cie], 1859._ Gr. in-8 de 38 pp.  2 col.

XIV

  856. IL BUGIARDO, Commedia di tre atti in prosa, rappresentata
    per la prima volta in Mantova la primavera dell' anno 1750.

Nous suivons l'exemple de Voltaire en faisant figurer la comdie de
Goldoni parmi les imitations des pices de Corneille; mais, comme l'a
dj fait remarquer M. Marty-Laveaux (t. IVe, pp. 272 sq.), nous
avouerons qu'elle n'a que des rapports loigns avec le _Menteur_. _Il
Bugiardo_ a t imprim dans les _Commedie di Carlo Goldoni_ (Firenze,
1753, in-8, t. Ier; Pesaro, 1753, in-12, t. Ier; Venezia, 1753, in-8,
t. IVe; Bologna, 1753, in-8, t. IVe, etc.) et traduite par M. Aignan
dans les _Chefs-d'oeuvre des Thtres trangers_ (Paris, Ladvocat, 25
vol. in-8).

XVI

  857. RODOGUNA PRINCIPESSA DE' PARTI, Tragedia del Cornelio,
    portata dal Francese in Italiano dal Conte Gio. Orsi, [_circa
    1720_].

Traduction en prose conserve  la Bibliothque nationale. (Msc.
ital., no 1387.)

  858. LA RODOGONA, Tragedia tradotta dal Francese di Pietro
    Cornelio, e recitata da' Signori Cavalieri del Collegio
    Clementino nelle vacanze del Carnevale nell' anno 1702. _In
    Roma, nella stamperia di Gianfrancesco Chracas, 1702._ In-12.

Traduction en prose attribue par Melzi au P. D. Filippo Merelli.

  859. RODOGUNA, Tragedia di Pietro Cornelio tradotta dal Francese.
    _In Bologna._ M.DCII [1702]. _Nella Stamperia del Longhi._ Con
    licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 132 pp.

Rimpression de la traduction de Merelli, prcde de l'_Ombra di
Nicanoro_, _Prologo per Musica_. Cette mme traduction a t encore
reproduite dans le t. IVe des _Opere varie tradotte e recitate in
Bologna_ (Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12).

  860. RODOGUNA, Tragedia di Pietro Cornelio. _In Venezia, per il
    Paoli_, 1715. In-12.

Traduction en prose.

  861. RODOGUNA, PRINCIPESSA DE' PARTI, Tragedia trasportata dal
    Francese di Pietro Corneille sopra la Scena Italiana, dedicata
    all' Alt. Sereniss. del Signor Principe Enrico Lantgravio
    d'Assia Darmstat, &c., &c., &c., e recitata da' Sereniss. suoi
    Nipoti con alcune Dame, e Cavalieri per proprio divertimento
    nel Teatrino di Corte, nel Carnevale dell' anno 1722. _In
    Mantova, per Alberto Pazzoni, 1722._ In-12.

Traduction en prose.

XVIII

  862. L'ERACLIO, IMPERATORE D'ORIENTE, Tragedia di Pietro
    Cornelio, tradotta dal Francese et accomodata per le scene alla
    maniera Italiana. _In Bologna, per Pier Maria Monti, 1691._
    In-12.

Traduction en prose, dont la ddicace est signe G. A. Z. D. O.,
c'est--dire, d'aprs Allacci et Melzi, Gio. Andrea Zanotti, detto
Ottavio.

  863. ERACLIO, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta e
    rappresentata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino in
    Roma nel carnevale dell' anno 1699. _Roma, per il Chracas,
    1699._ In-12.

Traduction libre en prose attribue par Melzi au P. D. Filippo
Merelli, de Somasca. L'auteur italien a fait,  sa guise, un grand
nombre de coupures et d'additions.

  864. ERACLIO, Tragedia di M. Pietro Cornelio, tradotta, e
    rappresentata da' Sig.ri Cavalieri del Collegio Clementino in
    Roma, nel Carnevale dell' Anno 1699. _In Bologna, nella
    Stamperia del Longhi, 1701._ Con licenza de' Superiori. Pet.
    in-12 de 138 pp. et 3 ff. blancs.

Rimpression de la traduction de Merelli. M. Marty-Laveaux la confond
avec celle de Zanotti.

XX

  865. LA VREA NOBILTA, tolta dalla Commedia eroica del famoso
    autor Francese Pietro Cornelio, da lui intitolata D. Sancio.
    _Bologna, stamperia di Longhi. S. a. [circa 1710]_, in-12.

Traduction de Don Sanche en prose. Elle a t reproduite dans le t.
IVe des _Opere varie tradotte e recitate in Bologna_; Bologna, Lelio
della Volpe, 1725, in-12.

XXII

  866. NICOMEDE, Tragedia di Mons Cornelio, trasportata dall'
    idioma Francese dal signor Girolamo Gigli. _Roma, 1701._ In-12.

Traduction en prose.

XXIII

  867. EDIPO, Tragedia di Pietro Cornelio. _In Bologna, per il
    Longhi. S. a. [circa 1700]_, in-12.

Traduction en prose.

XXVI

  868. LA SOFONISBA, Tragedia tradotta dal Francese di Mons.
    Corneille, da L. P. _In Ferrara e in Bologna, per il Longhi,
    1715._ In-12.

  869. LA SOFONISBA, Tragedia tradotta dal Francese di Mons.
    Corneille. _In Bologna, per Lelio Volpe, 1724._ In-12.

Il existe une pice italienne antrieure  cette traduction, et dont
l'auteur a peut-tre imit la tragdie de Corneille: _Sofonisba, opera
tragicomica rappresentata in Roma nel Collegio Clementino l'anno_ 1681
(in Roma, per il Bussotti, 1681, in-12). Un peu plus tard, le
Napolitain Saverio Pansuti fit paratre une nouvelle _Sofonisba_ (in
Napoli, per Domenico Antonio, e Niccol Parrino), 1725, in-8).

XXVII

  870. OTTONE, Tragedia di Pietro Cornelio, trasportata dall'
    idioma Francese. _In Venezia, per Domenico Lovisa, 1720._
    In-12.

Traduction en prose.

XXVIII

  871. AGESILAO, Tragedia del famoso autor Francese Pietro
    Cornelio. _In Bologna, stamperia di Longhi, S. a. [circa
    1710]_, in-12.

XXIX

  872. ATTILA, RE DEGLI UNNI, Tragedia del famoso autor Francese
    Pietro Cornelio. _Bologna, stamperia di Longhi, s. a. [circa
    1710]_, in-12.

Traduction en prose.

XXX

  873. TITO E BERENICE, Opera heroicomica di Pietro Cornelio,
    tradotta dal Francese. _Bologna, stamperia di Longhi. S. a.
    [circa 1710]_, in-12.

Traduction en prose.

XXXI

  874. LA PULCHERIA, Opera di Pietro Cornelio, tradotta dal
    Francese ed accomodata all' uso delle Scene d'Italia. _In
    Bologna, nella stamperia del Longhi, 1704._ In-12.

Traduction en prose.

XXXII

  875. SURENA, GENERALE DE' PARTI, Opera tragica di Pietro
    Cornelio. _In Bologna, nella stamperia del Longhi, 1719._
    In-12.

Traduction en prose.


III. Traductions en espagnol.

IX

  876. EL HONRADOR DE SU PADRE, comedia en tres actos en verso, por
    D. Juan Bautista Diamante.

Imitation du _Cid_, imprime dans le recueil intitul: _Comedias
nuevas escogidas de los mejores ingenios de Espaa_; onzena Parte;
Madrid, 1658, in-4, ou Madrid, Gregorio Rodriguez, 1659, in-4 (voy.
_Catlogo de la Biblioteca de Salv_, Valencia, 1872, 2 vol. in-8, t.
Ier, p. 403). Elle a t rimprime dans le _Tesoro del Teatro
espaol, desde su origen (ao de 1356), hasta nuestros das; arreglado
y dividido en cuatro partes, por D. Eugenio de Ochoa_; Paris, imprenta
de Casimir y Crapelet, 1808, 5 vol. in-8, t. Ve.

Nous avons dit plus haut (n 9) que Voltaire avait cru retrouver dans
la pice de Diamante le vritable original du _Cid_; il est dmontr
aujourd'hui que c'est une simple traduction. Nous citerons dans les
chapitres qui suivent plusieurs opuscules relatifs  cette question.

  877. DON RODRIGO DE VIVAR, Tragedia en tres actos, escrita en
    variedad de metros.

Traduction libre, qui existe en manuscrit dans les archives du Teatro
del Principe  Madrid, sans nom de traducteur, mais avec permission de
reprsenter donne en 1781.

  878. EL CID, tragedia de P. Corneille, refundida por D. T. G. S.
    [Don Tomas Garcia Suelto], y representata por la primera vez en
    el Teatro de Los Canos del Peral, el dia 25 de Agosto de 1803.
    _Madrid, 1805._ In-8.

  879. CID RODRIGO DE VIVAR, Drama en tres actos y en verso
    original, de don Manuel Fernandez y Gonzalez. Representado con
    gran xito en el Teatro de Novedades el dia 18 de diciembre de
    1853. _Madrid, libreria de la V.  hijos de Cuesta_,
    [_imprenta de C. Gonzalez], 1858._ Gr. in-8 de 102 pp.

_La Espaa dramtica._

Imitation du _Cid_ en trois actes et en vers.

  880. CID RODRIGO DE VIVAR, Drama en tres actos y en verso,
    original, de don Manuel Fernandez y Gonzales. Refundido por el
    autor. _Madrid, libreria de la V.  hijos de Cuesta, [imprenta
    de T. Fortanet], 1862._ Gr. in-8 de 102 pp.

_La Espaa dramtica._

Nous croyons que les auteurs des quatre pices suivantes se sont
galement inspirs du _Cid_:

LAS MOCEDADES DEL CID, drama refundido por D. Alberto E. Rossi.
Refonte de la tragdie de Guillen de Castro.

HONOR Y AMOR, drama en cinco actos por Iza Zamcola.

DON RODRIGO, drama original en versos de A. F. de la Serna.

PARA HERIDAS LS DEL HONOR,  EL DESAGRAVIO DEL CID, drama original en
versos de D. Rafael Galvez Amandi.

X

  881. HORACIO, tragedia en cuatro actos, habindose suprimido el
    quinto, por Corneille. Original francs con la traduccion
    literal espaola, preparada expresamente para Mr. Rafael Flix,
    director de la Comp. francesa de Mlle Rachel. _Nueva-York,
    imprenta de Baker y Goodwin, 1855._ In-4 de 28 pp.

La couverture imprime porte: _Unica Edicion autorizada de las
representaciones de Mlle Rachel en francs y espaol, que contiene la
copia original francesa, con la traduccion literal espaola por Jules
Mantgus._

XI

  882. CINNA, Tragedia de P.Cornelio, traducida del idioma Frances
    en Castellano. _Madrid, 1713._ In-8.

D. Augustin de Montiano y Luyando, dans son _Discurso sobre las
tragedias espaolas_ (Madrid, 1750, p. 66), attribue la traduction 
Don Francisco Pizarro de Aragon, marquis de San Juan. L'exemplaire
dcrit par Salv (_Catlogo_, t. Ier, n 1198) porte sur la garde une
note manuscrite qui confirme cette attribution.

Le titre est suivi d'une approbation du Dr Don Juan de Ferreras, cur
de l'glise paroissiale de Saint-Andr de Madrid, qui a trouv la
traduction faite con tanta alma, que si pudiera ser verisimil la
Metempsichosis de los antiguos errados Philosophos, se pudiera creer,
que la del Autor, y del Traductor era la misma.

La traduction est en vers de diffrentes mesures, suivant l'usage
adopt sur le thtre espagnol.


  883. CINNA. Tragedia de P. Cornellio, traducida del idioma
    Frances en Castellano. _S. l. n. d. [Madrid, Fernando Monge,
    1731]._ In-8 de 4 ff. et 134 pp.

Rimpression de l'dition prcdente. La licence du Conseil, date du
4 juillet 1731, nous fait connatre le nom du libraire.

  884. EL PAULINO, Tragedia nueva a la moda Francesa con todo el
    rigor de el arte, en imitacion del Cina de Pedro Cornelio,
    compuesta por don Thomas de Aorbe y Corregel, Capellan del
    Real Monasterio de la Encarnacion de Esta Corte. Con licencia.
    _En Madrid. Ao de_ M.DCC.XL [1740]. In-4 de 43 pp.

La permission d'imprimer est date du 13 avril 1740.

Montiano (_Dircurso primero sobre las tragedias espaolas_, 1750) a
cru devoir mettre le public en garde contre cette imitation, de peur
qu'on n'attribut  Corneille les faiblesses du traducteur.

  885. CINNA, tragedia de P. Corneille, traducida de D. Manuel
    Garcia Verdugo.

Traduction indite cite par M. Marty-Laveaux, d'aprs une
communication de M. Hartzenbusch.

XII

  886. LA MAYOR GLORIA DE UN HEROE ES SER CONSTANTE EN LA FE, O EL
    HEROE VERDADERO, Comedia heroica de F. R. [Fermin del Rey].
    _Barcelona, 20 de Febrero 1785._

Imitation en trois actes de _Polyeucte_, qui n'a pas t imprime. Il
en existe une copie manuscrite  la Bibliothque nationale de Madrid,
et une autre dans les archives du Teatro del Principe de la mme
ville. Le lieu de la scne est chang ainsi que les noms des
personnages.

  887. POLIEUCTO, tragedia en cinco actos, por Corneille. Copia
    original francesa, con la traduccion literal espaola, por
    Jules Mantgus, preparada expresamente para Mr. Rafael Flix,
    director de la Comp. francesa de Mlle Rachel. _Nueva-York,
    imprenta de Baker y Goodwin, 1855._ In-4 de 48 pp.  2 col.

  888. POLIEUCTO, tragedia cristiana en cinco actos, por Corneille,
    traducida al Castellano por D. Manuel Garcia Verdugo.

Traduction indite cite par M. Marty-Laveaux, d'aprs une
communication de M. Hartzenbusch.

XIII

  889. EL EMBUSTERO ENGAADO, comedia en dos actos, escrita por L.
    A. J. M. [Luis Antonio Jos Monein.] _S. l. n. d. [Madrid]._
    In-4 de 24 pp.  2 col.

Imitation du _Menteur_.

XVI

  890. RODOGUNA, Tragedia en cinco actos, escrita en romance en
    decasilabo.

Traduction libre, sans nom de traducteur, qui se trouve en manuscrit,
dans les archives du Teatro del Principe, avec permission de
reprsenter accorde en 1777.

  891. RODOGUNA, tragedia en cinco actos por Corneille, traducida
    en castellano por D. Manuel Garcia Verdugo.

Traduction indite cite par M. Marty-Laveaux, d'aprs M.
Hartzenbusch.


VI. Traductions en portugais.

IX

  892. O CID, Tragedia de P. Corneille. _Lisboa, na typographia
    Rollandiana, 1787_, com licena da Real Meza da Commisso Geral
    sobre o Exame, e Censura dos Livros. Pet. in-8 carr de 92 pp.
    et 2 ff. contenant un extrait du catalogue de _Franois
    Rolland_.

On lit en tte du titre: _Theatro estrangeiro._ Numero I.

Traduction en vers attribue  Antonio Jos de Paula (_Diccionario
bibliographico portuguez, estudos de Innocencio Francisco da Silva_;
Lisboa, 1858-70, 9 vol. in-8, t. VIIIe, p. 209); elle est prcde
d'un avis de l'diteur qui fait l'loge du thtre en gnral, et
rappelle que les peuples les plus catholiques ne l'ont jamais
condamn. Le libraire s'est propos de publier un recueil des
meilleurs pices franaises et italiennes comme en possdent la
plupart des nations cultives de l'Europe.

  893. AFFRONTA CASTIGADA, OU O SUBERBO PUNIDO, tragedia por
    Nicolau Luis. _Lisboa, na Officina de Antonio Gomes, 1794._
    In-4 de 40 pp.

Traduction du _Cid_ en vers.

Nicolau Luis, appel quelquefois da Silva, vivait dans la seconde
moiti du dix-huitime sicle, mais on ne sait rien de sa vie; il a
traduit ou imit plus de deux cents comdies ou tragdies, en vitant
le plus souvent de nommer les auteurs originaux.

  894. O CID, tragedia de Corneille.

_Theatro de Manuel de Figueiredo_; Lisboa, na Imprensa Regia,
1804-1815, 14 vol. in-8, t. VIIIe.

  895. D. RODRIGO, drama original em cinco actos e em prosa, por D.
    Antonio Firmino da Silva Campos e Mello. _Lisboa, na
    typographia de Antonio Jos da Rocha, 1842._ Gr. in-8 de 96 pp.

Imitation du _Cid_.

  896. D. RUY CID DE BIVAR, tragedia em cinco actos, de P.
    Corneille, traduzida por ***, revista e emendada por J. M.
    Pereira da Silva. _Rio de Janeiro, na Typographia imperial e
    constitucional de Junius Villeneuve e Ca, 1843._ Gr. in-4 de 20
    pp.

_Archiva Theatral_, IIIa serie.

M. Jean Manuel Pereira da Silva, n  Rio, en 1817, est un des hommes
les plus distingus du Brsil. Il est correspondant de l'Institut de
France.

En dehors des traductions que nous avons cites, M. I. Fr. da Silva
(_Diccionario bibliographico portuguez_, t. VIIIe, p. 209) dit qu'il
possde une traduction manuscrite du Cid signe des initiales J. A. M.

XI

  897. CINNA, OU A CLEMENCIA DE AUGUSTO, tragedia de Corneille.

_Theatro de Manuel de Figueiredo_; Lisboa, na Imprensa Regia,
1804-1815, 14 vol. in-8, t. VIIIe.

  898. CINNA, OU A CLEMENCIA DE AUGUSTO, tragedia de P. Corneille,
    traducida por Antonio Jos de Araujo.

Traduction indite cite par M. I. Fr. da Silva (_Diccionario
bibliographico portuguez_, t. VIIIe, p. 421).

XVIII

  899. HERACLIO RECONHECIDO, tragedia por Nicolau Luis. _Lisboa, na
    Officina de Jos de Aquino Bulhes, 1783._ In-4 de 40 pp.

Imitation en vers.


V. Traduction en roumain.

XVIII

  900. Erale, nmoarat al rasartului, tragedia n 5 acte de
    Korneil, si tradusa din frantozeste de I. Roset. Bucuresti, n
    tipografia lui Ediad,] 1831. In-8 de 122 pp.

Traduction trs-faible, dont le style est tout  fait primitif.

On a lieu d'tre surpris que les Roumains n'aient pas cherch  faire
passer dans leur langue d'autres pices de Corneille. Le pote Georges
Sion,  qui nous exprimions rcemment notre tonnement  ce sujet,
nous a rpondu que ses compatriotes, dont un grand nombre ont tudi
nos classiques dans nos coles, ne se sentaient pas encore en tat
d'en faire des traductions qui ne fissent pas trop perdre 
l'original. Les pices de Voltaire ont t juges plus faciles, et
plusieurs ont t traduites avec succs; M. Sion lui-mme a donn
d'lgantes versions du _Misanthrope_ et de _Phdre_, mais,  part
quelques fragments du _Cid_ et de _Cinna_, qu'il a mis en vers
roumains pour les lves du conservatoire de Bucarest, il n'a pas
abord le thtre de Corneille.


VI. Traductions en anglais.

I

  901. MELITE, a Comedy translated from the French of P. Corneille.
    _London, printed for and sold by T. Bell, no 26 Bell yard,
    Temple Bar, and G. Burnet, Strand_, M.DCC.LXXVI [1776]. In-8,
    fig.

XI

  902. THE CID, a Tragi-Comedy out of French made English, and
    acted before Their Majesties at Court, and on the Cockpit stage
    in Drury-Lane, by the Servants to both Their Majesties.
    _London, 1637._ Pet. in-12.

Traduction en vers par J. Rutter, dont le nom est au bas de l'ptre
ddicatoire adresse  Edouard, comte de Dorset, lord-chambellan. Le
mme auteur fit paratre, en 1640, une traduction de la _Vraie Suite
du Cid_, de l'abb Desfontaines, qu'il intitula: _The Second Part of
The Cid._

Malgr l'empressement mis par un pote anglais  traduire le _Cid_,
l'anne mme de sa publication, le temprament britannique ne parat
pas s'tre accommod aux passions toutes mridionales du hros
espagnol. Pepys raconte qu'il assista, le 1er dcembre 1662,  la
reprsentation du _Cid_, au Cokpit, et que la pice, bonne pour la
lecture, lui parut  la scne une fort sotte chose (a most dull
thing). _Diary and Correspondence of Samuel Pepys_; the sixth
Edition; London, 1858, 4 vol. in-12.

  903. THE CID, || a || Tragicomedy, || out of French made ||
    English: || And acted before their Majesties || at Court, and
    on the Cock-pit || Stage in Drury-lane, by the || servants to
    both their || Majesties. || The Second Edition Corrected and
    Amended. || _London, || Printed by W. Wilson for Humphrey_ ||
    _Moseley, at the Signe of the Princes Armes_ || _in St. Pauls
    Church-Yard._ || 1650. In-12 de 42 ff. non chiff., dont les
    trois derniers sont occups par le catalogue du libraire.

Rimpression de la traduction prcdente.

  904. THE CID, OR THE HEROICK DAUGHTER, a Tragedy in verse,
    translated from the French of P. Corneille, by John Ozell.
    _London, 1714._ In-12.

  905. XIMENA, OR THE HEROICK DAUGHTER, a Tragedy by Colley Cibber,
    adapted for theatrical representation as performed at the
    Theatre Royal in Covent Garden, regulated from the Prompt
    Book. _London, printed for the Proprietors under the direction
    of John Bell, British Library, Strand, 1792._ In-8 de 78 ff.,
    avec 2 fig. sur acier.

Simple imitation du _Cid_, dans laquelle l'auteur s'est propos
d'viter une partie des fautes que le got franais avait, prtend-il,
fait commettre  Corneille.

Cette pice, imprime sparment, a t runie au _Bell's British
Theatre_, t. XVe (London, 1797, in-8): elle a t galement reproduite
dans les oeuvres de Colley Cibber, dont la meilleure dition est celle
de _Londres_, 1777, 5 vol. in-12, avec portr.

  906. THE CID, a Tragedy in five Acts by a Gentleman formerly a
    Captain in the Army. _London, printed by A. Young, 18 Vere
    Street, and sold by M. Faulder, 42, Bond-Street, 1802._ Price
    two shillings and six pence. In-8 de 63 pp.

X

  907. HORATIUS, a Roman Tragedy, by Sir William Lower. _London,
    1656._ In-4.

  908. HORACE, a Tragedy, by Mrs. Kath. Phillips. _London, 1667._
    In-fol.

Cette traduction de l'incomparable Orinda, a t rimprime, avec
_Pompe_,  la suite du recueil de ses oeuvres: _Poems by the most
deservedly admired Mrs. Katherine Philips, the Matchless Orinda, to
which is added Monsieur Corneille's Pompey and Horace, Tragedies, with
several other Translations out of French_; London, printed by N. T.
for Henry Herringman, at the sign of the Blue Anchor, in the Lower
Walk of the New Exchange, 1678, in-fol.

  909. HORACE, a French Tragedy of Monsieur Corneille englished by
    Charles Cotton, Esq. _London, printed for Henry Browne, at the
    Gun, at the West End of St. Pauls, 1671._ In-4 de 4 ff. et 75
    pp.

En face du titre, une gravure de W. Dolle, reprsentant le combat des
Horaces.

Charles Cotton, n en 1630  Beresford Hall, dans le comt de
Stafford, mort  Westminster en 1687, est surtout connu par ses
traductions du franais. Il traduisit, entre autres ouvrages, le
_Virgile travesti_ de Scarron (_Scarronides, or Virgil Travestie_).
Une seule de ses traductions a eu un succs durable: celle des
_Essais_ de Montaigne (1693), qu'on a rimprime avec corrections en
1759.

Cotton a pris de grandes liberts avec la tragdie de Corneille; il y
a ajout des choeurs de sa composition.

  910. HORACE, a French Tragedy of Monsieur Corneille, englished by
    Charles Cotton. _London, 1677._ In-4, front. grav.

Seconde dition de la traduction prcdente.

XI

  911. CINNA'S CONSPIRACY, a Tragedy in verse, translated from the
    French of P. Corneille by Colley Cibber. _London, 1713._ In-4.

XII

  912. POLYEVCTES, OR THE MARTYR, a Tragedy by Sir William Lower.
    _London, 1655._ In-4.

XIII

  913. POMPEY, a Tragedy, translated from Monsieur Corneille, by
    Mrs. Catherine Philips, the Fifth Act translated by Sir John
    Denham. _London, 1663._ In-4.

Cette traduction, entreprise  la demande du comte d'Orrery, a t
reproduite  la suite d'_Horace_, dans le recueil dj cit des
oeuvres de Catherine Philips (voy. le no 908).

_Pompe_ russit en Angleterre, sans avoir pourtant le succs
qu'obtint plus tard _Hraclius_. Pepys raconte qu'il fit en voyage la
lecture de cette tragdie, a play translated from th French by
several noble persons, among others, my Lord Buckhurst, that to me is
but a _mean play_, and the words and sense not very extraordinary.
Pepys's, _Diary and Correspondence_, the sixth Ed.; London, 1858, 4
vol. in-12; t. IIe, p. 400 (23 juin 1666). La traduction  laquelle
Pepys fait allusion est probablement la suivante:

  914. _Pompey_, a Tragedy acted with great applause. _London,
    printed for John Crooke, at the sign of the Ship, in St Pauls
    Church Yard, 1663._ In-4 de 3 ff. et 62 pp.

On y a ajout un prologue crit par le comte de Roscomon pour le
thtre de Dublin, et un pilogue par sir Edward Deering.

  915. POMPEY THE GREAT, a Tragedy [translated from the French of
    Corneille by Edmund Waller]. _London, 1664._ In-4.

Waller fut aid dans son oeuvre par le comte de Dorset et Middlesex,
sir C. Sedley et Sidney Godolphin.

Une lettre de Saint-vremond, adresse  Corneille en 1666,  propos
de _Sophonisbe_, et reproduite par M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 499
sq.), nous donne de curieux dtails sur l'accueil fait par les Anglais
aux oeuvres de Corneille et en particulier sur Waller: Je vous puis
rpondre, dit Saint-vremond, que jamais rputation n'a t si bien
tablie que la vtre en Angleterre et en Hollande. Les Anglois, assez
bien disposs naturellement  estimer ce qui leur appartient,
renoncent  cette opinion souvent bien fonde, et croient faire
honneur  leur Ben Johnson de le nommer le Corneille de l'Angleterre.
M. Waller, un des plus beaux esprits du sicle, attend toujours vos
pices nouvelles, et ne manque pas d'en traduire un acte ou deux actes
en vers anglois pour sa satisfaction particulire. Vous tes le seul
de notre nation dont les sentiments ayent l'avantage de toucher les
siens. Il demeure d'accord qu'on parle et qu'on crit bien en France;
il n'y a que vous, dit-il, de tous les Franois, qui sache penser. M.
Vossius, le plus grand admirateur de la Grce, qui ne sauroit
souffrir la moindre comparaison des Latins aux Grecs, vous prfre 
Sophocle et  Euripide.

XIV

  916. THE MISTAKEN BEAUTY, OR THE LYAR, a Comedy, acted by Their
    Majesties Servants at the Royal Theatre. _London, printed for
    Simon Neale at the three Pigeons in Bedford-street in Covent
    Garden, over again the New Exchange._ M.DC.LXXXV [1685]. In-4
    de 2 ff. et 52 pp.

_La Beaut trompe_, simple traduction du _Menteur_, bien qu'elle ne
porte pas le nom de Corneille.

  917. THE LYING LOVER: OR, THE LADIES FRIENDSHIP. A Comedy. By Sir
    Richard Steele. Hc nosse salus est adolescentulis. Ter.
    _London_, M.DCC.XI [1711]. In-8.

Seconde imitation du _Menteur_, due au clbre humoriste Steele.
Celui-ci n'a eu garde de prononcer le nom de Corneille et, pour
dguiser son emprunt, a donn des noms anglais  tous les personnages.
Gronte est devenu le vieux _Bookwit_; Dorante, le jeune _Bookwit_;
Alcippe, _Lovemore_; Philiste, _Frederick_; Cliton, _Latine_; Clarice,
_Penelope_; Lucrce, _Victoria_; Isabelle, _Lettice_, etc. Du reste,
Steele a respect les cinq actes de l'original, et, malgr les
changements de dcors et les couplets qu'il a cru devoir introduire,
il a gnralement suivi l'ordre des scnes de Corneille; mais dans
l'excution son humeur s'est donn libre carrire. Il descend
parfois jusqu' la farce de trteaux. Voici,  titre d'exemple,
comment il a travesti le commencement de la scne IIIe du deuxime
acte:

  _Lovemore._ Ah! Penelope! inconstant! sickle Penelope! _Penelope._
  But, Lettice, you don't tell me what the gentleman said; now
  there's no body here you may speak-- _Love._ Now there's no body
  there's no body here?--Then I am a thing, an ustensil--I am no
  body, I have no essence that I am sensible of--I think 'twill be
  so soon--This ingrate,--this perjur'd! _Pen._ Tell me, I say,
  how the match happened to break off. _Love._ This is downright
  abuse--What! don't you see me, madam? _Lett._ He had the folly,
  upon her being commonly civil to him, to talk of directing her
  affairs before his time: in the first place, he thought it but
  necessary her maid, her faithful servant Mrs. Betty, should be
  remov'd. _Love._ Her faithful servant Mrs. Betty! Her betrayer,
  her whisperer, Mrs. Lettice--Madam, wou'd you but hear me--I will
  be heard. _Pen._ Pr'y thee step, Lettice, and see what noise is
  that without. _Love._ The noise is here, madam; 'tis I that make
  what you call noise--'Tis I that claim aloud my right, and speak
  to all the world the wrongs I suffer. _Pen._ Cooling herbs well
  steep'd--a good anodyne at night made of juice of hellebore, with
  very thin diet, may be of use in these cases (_Both looking at him
  as disturb'd_). _Love._ Cases!--What cases? I shall downright
  run mad with this damn'd usage. Am I a jest? _Lett._ A jest!--no
  faith, this is far from a merry madness--Ha! ha! ha! _Love_.
  Harky'e Lettice--I'll downright box you--Hold your tongue, gipsy.
  _Lett._ Dear madam, save me--go you to him-- _Pen._ Let him
  take you--Bless me--how he stares,--take her. _Lett._ Take her.
  _Pen._ Take lier (_Running round each other_). _Love._ Very
  fine--No, madam, your gallant, your spark last night; your fine
  dancer, entertainer, shall take you..., etc., etc.

  918. THE LYING LOVER: OR, THE LADIES FRIENDSHIP. A Comedy. By Sir
    Richard Steele. Hc nsse salus est adolescentulis. Ter. The
    seventh Edition. _London: Printed for T. Lownds, T. Caslon,
    and W. Nicoll._ M.DCC.LXIV [1714]. In-12 de 71 pp., y compris
    une fig.

L'existence de cette 7e dition suffit pour attester le succs qu'eut
la farce de Steele.

  919. THE LYAR. A Comedy in three Acts. As it is Performed at the
    Theatre in the Hay-Market. By Samuel Foote, Esq. _London:
    Printed for P. Vaillant, J. Rivington, and S. Bladon in
    Paternoster-Row._ M.DCC.LXXVI [1776]. (Price One Shilling and
    sixpence.) In-8 de 70 pp. et 1 f.

Foote, qui tait en mme temps acteur et pote dramatique, profita de
ses voyages en France pour emprunter  nos auteurs comiques divers
sujets dont il vita de faire connatre les originaux: _le Menteur_
est du nombre. La pice de Corneille a t rduite en trois actes; les
personnages ont reu des noms anglais: _Sir James Elliot_ (Alcippe);
_Old Wilding_, the Father, (Gronte); _Young Wilding_ (Dorante); _Miss
Grantam_ (Clarice); _Miss Godfrey_ (Lucrce); _Kitty_ (Isabelle).
Cliton, qui est rest Franais, a pris le nom de _Papillon_; quant 
Philiste, son rle a t fondu avec celui d'Alcippe. Les premiers mots
de la comdie nous reportent au _Menteur_:

  _Young Wilding_. And I am now, Papillion, perfectly equipped. =
  _Papillion_. Personne mieux. Nobody better. _Y. Wild_. My
  figure? _Pap_. Fait  peindre. _Y. Wild_. My air. _Pap.
  Libre_. _Y. Wild_. My address? _Pap_. Parisiene (_sic_). _Y.
  Wild_. My hat sits easily under my arm; not like the draggled tail
  of my tatter'd academical habit. _Pap_. Ah, bein (_sic_) autre
  chose. _Y. Wild_. Why then, adieu, Alma Mater, and bien venu[=e],
  la ville de Londre; fare well to the schools, and welcome the
  theatres; presidents, proctors, short commons with long graces,
  must now give place to plays, bagnios, long tavern-bills with no
  graces at all, etc., etc.

XVI

  920. RODOGUNE, OR THE RIVAL BROTHERS, a Tragedy, done from the
    French of Mons. Corneille. Humbly inscribed to the Right
    Honourable Philip Earl of Chestersfield. _London, printed for
    the Authors._ M.DCC.LXV [1765]. In-8 de III et 81 pp.

Le traducteur, S. Aspinwall, dit, dans la prface qu'il a signe, que
c'est en raison du succs qu'a obtenu la traduction de l'_Andromaque_
de Racine donne par Mrs. Philips, sous le titre de _The distressed
Mother_, qu'il a entrepris cette traduction. Il dit avec assez peu de
modestie que ses amis l'ont assur que sa _Rodogune_ tait suprieure
 l'original, et il ajoute ingnument: I will impute it merely to our
language being more nervous than the French, and to the translators
being unconfined by the felters of Rhyme in which the original is
written.

XVIII

  921. HERACLIUS, EMPEROUR OF THE EAST, a Tragedy written in French
    by M. de Corneille, englished by Lodowick Carlell. _London,
    1644._ In-4.

_Hraclius_ est peut-tre, de toutes les pices de Corneille, celle
qui eut le plus grand succs en Angleterre, si l'on en juge, du
moins, par ce qu'en dit Samuel Pepys. Celui-ci raconte,  la date du 8
mars 1663-64, qu'il vit reprsenter la tragdie nouvellement traduite.
La pice produisit sur lui une vive impression; il fut en particulier
trs-frapp de la scne o l'empereur d'Orient parait environn de
tout le peuple en habits romains. Cette scne est, dit-il, au-dessus
de tout ce que j'ai jamais vu reprsenter sur aucun thtre (above all
I ever saw at any of the theatres).

Le 4 fvrier 1666-67, Pepys revit _Hraclius_ au Duke's Playhouse,
excellente pice, qui lui causa un plaisir extraordinaire. Il y
avait grande compagnie, Mrs. Stewart, trs-belle avec de grandes
boucles, Lord et Lady Rochester, Lord John Butler, fils du Duc
d'Ormond, etc.

Voy. _Diary and Correspondence of Samuel Pepys_, _loc. cit._

L'diteur de ce recueil croit que la traduction vue par Pepys n'tait
pas celle de Carlell, qui, dit-on, ne fut jamais reprsente.

XXI

  922. NICOMEDE, a Tragi-Comedy translated out of the French of
    Monsieur Corneille by John Dancer, as it was acted at the
    Theatre Royal in Dublin, together with an Exact Catalogue of
    all the English Stage Plays printed till this present year
    1671. Licensed Dec. 16. 1670. Roger L'Estrange. _London,
    printed for Francis Kirkman and are to be sold at his shop in
    Thames Street, over against the Custom House, 1671._ In-4 de 2
    ff. et 56 pp., plus 16 pp. pour le catalogue.

Ddi au Right. Hon. Thomas Earl of Offroy.


VII. Traductions en nerlandais.

  923. ONDERZOEK over de Nederduitsche Tooneelpozy. _Amsterdam, A.
    Schoonenburg, 1724._ Pet. in-8, avec front, grav de J. Goeree.

Ces _Recherches sur la posie dramatique hollandaise_ renferment la
traduction des trois discours de Corneille sur l'Art dramatique.

VIII

  924. [DE WAARSCHYNELYKE TOVERY, Blyspel. Uit het Fransch van den
    Heer P. Corneille. _Te Amsterdam, 1684._ Pet. in-8?]

_La Magie vraisemblable_, traduction en vers de l'_Illusion comique_,
par Simon Van der Cruyssen.

Nous n'avons pas vu cette dition, dont la date nous est fournie par
le texte du privilge qui accompagne l'dition suivante.

  925. DE WAARSCHYNELYKE TOVERY, Blyspel. Uit het Fransch van den
    Heer P. Corneille, _Te Amsterdam, by d'Erfg: van J. Lescailje,
    op den Middeldam, naast de Vischmarkt, 1691._ Met Privilegie.
    Pet. in-8 de 72 pp.

Au titre un joli fleuron de _S. Fokke_, reprsentant une ruche pose
sur une console, devant un difice aux deux extrmits duquel sont
places des statues de Melpomne et de Thalie, et qui est surmont des
armes d'Amsterdam.

Privilge du 19 septembre 1684, renouvel la 18 janvier 1691.

Comme le traducteur du _Menteur_, celui de l'_Illusion_ a transport
le lieu de la scne en Hollande, et a baptis  la hollandaise les
personnages et les rles dont il est parl dans la pice. Par malheur,
il n'a pas rflchi que ce changement de lieu tendait  dtruire toute
illusion ds les premiers mots qui se dbitent au lever du rideau. Il
est question d'une _grotte obscure_; or, tout crdule que soit le
Pridamant hollandais, on aurait pu difficilement lui faire croire que
son pays possdt une vritable grotte, les rochers tant chose
inconnue en Hollande. Un autre changement apport  la pice, c'est
qu'au magicien, le traducteur, pour des raisons qu'il n'explique pas,
a substitu une magicienne. La traduction, au reste, n'est pas
mauvaise, et bien que Van der Cruyssen ne ft qu'un versificateur
mdiocre, le dialogue, chez lui, ne manque pas de facilit. VAN
LENNEP.

  926. DE WAARSCHYNELYKE TOVERY, Blyspel. Uit het Fransch van den
    Heer P. Corneille. _TAmsteldam, by David Ruarus,
    Boeckverkooper_, 1729. Met Privilegie. Pet. in-8 de 74 pp. et 1
    f. blanc.

Privilge du 27 mai 1728.

Rimpression de la traduction de Van der Cruyssen, excute par ordre
des rgents; elle semble attester le succs de la pice. Cependant
nous ne la retrouvons pas au rpertoire  partir de 1774, anne o fut
inaugur le thtre actuel.

Le thtre d'Amsterdam, fond en 1617 par une des nombreuses chambres
de rhtorique de cette ville, avait t vendu en 1621 aux maisons
d'orphelins et d'infirmes, et entirement rebti en 1637 par l'ordre
des rgents de ces tablissements. Ce furent ces rgents qui, pendant
prs de deux sicles, dirigrent le thtre, l'excdant des recettes
tant vers par eux dans la caisse des hospices confis  leurs soins.
Comme ils taient nomms par les magistrats, le thtre pouvait tre
considr comme une institution publique manant de l'autorit. V. L.

IX

  927. DE CID. Bly-Eyndend Treurspel. In Franse vaersen gestelt
    door d'Heer Corneille. Nu in Nederlandse Rijmen vertaald.
    _TAmsterdam, by Dominicus van der Stichel. Voor Abraham de
    Wees, Boeckverkooper, op den Middel-dam, in't Nieuwe Testament.
    Anno 1641._ In-4 de 32 ff. non chiffr., sign. A-H.

Traduction du _Cid_ en vers par Van Heemskerck. Cette dition,
imprime  son insu, a chapp aux recherches de Van Lennep. Elle est
prcde, suivant un usage cher aux auteurs hollandais, d'un argument
en prose, dont Van Lennep nous donne ainsi la traduction d'aprs la
rimpression de 1662:

  Sommaire de la tragi-comdie espagnole nomme _Le Cid_.

L'Infante de Castille est amoureuse de Don Rodrigue, jeune et
vaillant cavalier; mais, le sachant trop au-dessous d'elle, elle
favorise une inclination mutuelle entre lui et Chimne, fille du comte
de Gormas, inclination qu'approuvent les parents des deux jeunes gens.
Le pre de Don Rodrigue va demander au comte la main de Chimne pour
son fils; mais comme il vient d'obtenir la charge de gouverneur de
l'Infant, qu'avait brigue le comte, il trouve celui-ci plus dispos 
lui chercher querelle qu' couter ses propositions: des paroles on en
vient aux injures, et le comte,  la fin, s'emporte au point de donner
un soufflet  Don Digue, le pre de Rodrigue. Le vieillard tire
l'pe; mais, dsarm par son adversaire, il se tourne vers son fils
et l'excite  venger son injure. Don Rodrigue se rend  cet appel, non
sans avoir soutenu un violent combat intrieur; il provoque le comte
et le tue. Chimne accourt demander justice au roi du meurtrier de son
pre; Don Digue, de son ct, rclame la grce de son fils.
L'Infante, qui n'a pu encore matriser l'amour qu'elle prouve pour
Don Rodrigue, tire des vnements qui ont eu lieu un augure favorable
 ses dsirs et, dans un dialogue mouvant avec sa nourrice, Lonor,
elle fait part  celle-ci des combats qui se livrent dans son coeur.
Le roi, avant de prononcer sa sentence, veut prendre l'avis de son
conseil et fait reconduire Chimne chez elle par Don Sanche, rival de
Don Rodrigue. Don Sanche saisit cette occasion pour exciter la colre
de Chimne contre Don Rodrigue, et lui offre son bras pour la venger.
Chimne, revenue chez elle, clate en plaintes douloureuses et se
lamente devant Elvire, sa demoiselle d'honneur, du sort cruel qui la
force  demander la mort de celui qu'elle adore. Don Rodrigue parat
inopinment devant elle, prt  lui livrer sa tte, afin qu'elle venge
sur lui la mort de son pre; elle refuse son offre, sous le prtexte
adroit qu'un trpas volontaire ne pourrait satisfaire  sa vengeance,
et qu'elle veut qu'il meure par la sentence de ses juges. En sortant
de chez elle, Rodrigue rencontre son pre, qui le cherchait pour lui
annoncer que les Maures ont fait une descente sur la cte et que toute
la ville est en moi. Il lui dit, en outre, que cinq cents jeunes
gentilshommes de ses amis sont venus lui offrir leurs bras pour venger
l'affront qu'il a reu du comte et se trouvent en ce moment chez lui;
il engage son fils  se mettre  la tte de cette bande vaillante et 
aller combattre les Maures, afin de reconqurir par ce moyen la faveur
du roi et celle de sa matresse. Don Rodrigue, en effet, vole au
combat, dfait les Maures et fait prisonniers deux de leurs chefs,
qu'il envoie vers le roi. A la suite de cet exploit, il obtient le nom
de _Cid_ (mot arabe qui signifie Seigneur) et sa grce. Chimne, sur
ces entrefaites, vient ritrer son accusation et exiger la punition
de Don Rodrigue. Voyant le roi incliner vers la clmence, elle demande
que, selon les anciennes coutumes du pays, un champ clos soit ordonn.
Le roi consent  sa demande,  condition qu'elle pousera le
vainqueur. Don Sanche s'offre  elle comme son champion et est
accept. Don Rodrigue dsarme son adversaire et lui laisse la vie,
mais  charge d'aller se jeter aux pieds de Chimne et de lui faire
part de l'issue combat. A la vue de Don Sanche qui se prsente devant
elle, l'pe nue et teinte de sang (_sic_), Chimne perdue se figure
qu'il a tu Don Rodrigue, et, n'coutant que sa passion, elle
l'empche de prendre la parole. Se prsentant de nouveau devant le
roi, elle avoue sa tendresse pour Don Rodrigue, et demande
l'autorisation de se librer envers Don Sanche en lui faisant don de
tous ses biens, et de se retirer dans un clotre afin d'y passer les
jours qui lui restent  pleurer son pre et son amant. Enfin la vrit
se fait jour, l'Infante elle-mme amne Don Rodrigue vers Chimne,
qui, vaincue par les sollicitations du roi, consent  l'accepter pour
poux, mais demande que son mariage soit diffr jusqu' la fin de son
deuil. Le roi lui accorde ce dlai et ordonne qu'en attendant, Don
Rodrigue,  la tte de l'arme, partira pour la Barbarie, afin de
combattre les Maures dans leur propre pays. Don Rodrigue se rend  cet
ordre avec joie, et, modrant son ardeur amoureuse en faveur de
l'heureux avenir qui l'attend, il se fie  son roi et au bon vouloir
de sa matresse.

Pendant les deux derniers sicles la proprit littraire tait chose
inconnue en Hollande, et les spculateurs ne se gnaient nullement
pour diter les oeuvres des auteurs en vogue, dont ils avaient su se
procurer des copies. Il serait presque impossible d'numrer les vers
de Vondel, imprims sans son aveu. Le grand pote, dans un distique
mis en tte d'un de ces pomes, parle de ces publications
frauduleuses, moins pour se plaindre du larcin que pour prmunir le
public contre les fautes nombreuses qui s'y trouvaient, et contre les
mchants vers qu'on y avait insrs sous son nom.

Outre le moyen employ par Vondel pour djouer ces procds
malhonntes, les auteurs en avaient deux autres: l'un, qui tait le
plus gnralement en usage, c'tait de faire ce que fit le traducteur
du _Cid_, et de donner au public une dition authentique de leur
ouvrage; l'autre, d'engager un libraire  obtenir des tats de la
province le privilge de la publication. S'agissait-il d'une pice de
thtre et obtenait-elle les honneurs de la reprsentation sur la
scne d'Amsterdam, c'tait aux rgents des hospices que la privilge
tait accord, et ceux-ci,  leur tour, confraient  tel ou tel
libraire le droit de publication. Quoi qu'il en arrivt, l'auteur ne
tirait presque jamais le plus minime profit de son oeuvre,  moins
qu'il ne la ddit  un Mcne assez gnreux pour lui donner quelque
gratification. V. L.

  928. DE CID, bly-eyndend Treurspel. Mitsgaders het gantsche leven
    en bedrijf van den selven Cid. _T'Amsterdam, by Nicolaes van
    Ravesteyn, 1641._ In-12 de 176 pp.

Rimpression de la traduction de Van Heemskerck publie par lui-mme.
Elle porte la date de 1641 et nous ne pouvons dire avec certitude
qu'elle ait paru avant l'dition dcrite ci-aprs (no 929). Du reste
les deux ditions d'_Amsterdam_ et de _Hoorn_ contiennent exactement
les mmes pices prliminaires.

  929. DE VERDUYTSTE CID. Bly- Eyndend Treur- Spel. Midtsgaders het
    gantsche leven en bedrijf van den selven Cid. Opt' nieuws daer
    by ghevoeght. _Tot Hoorn. Ghedruckt voor Barent Adriaens
    Berentsma. Anno 1641._ Pet. in-8 de 154 pp.

Rimpression de la pice de Van Heemskerck.

Elle est prcde d'un avis au lecteur, dont Van Lennep nous a donn
la traduction d'aprs une dition de 1662 en tout semblable 
celle-ci:

_L'Imprimeur au Lecteur._

Lecteur bnvole, ce _Cid_, qui,  ce que nous assure le traducteur,
a beaucoup perdu de ses grces dans la traduction, n'avait pas appris
 parler hollandais pour briller sur la scne, moins encore pour
ennuyer les yeux et les oreilles du public par la voie de la presse,
mais uniquement afin de se faire connatre  quelques rares amis et
patrons du traducteur; puis d'tre mis de ct et enfoui dans la
poussire d'une Bibliothque bien close. Mais une copie en ayant t
soustraite au Propritaire et imprime  son insu et contre son dsir,
et cela avec tant d'incorrections qu'il en a honte, je lui ai fait
sentir que puisqu'il ne pouvait empcher la publication de son _Cid_,
autant valait le publier tel qu'il l'avait crit; et j'espre par l
avoir rendu service  la jeunesse studieuse.

L'avis au lecteur est suivi de tmoignages de la valeur du _Cid_ dans
sa propre langue qui contiennent en franais ce qui suit:

Les comdiens de Son Altesse [le duc Ferdinand de Nassau] parlent
ainsi en leurs affiches:

Le grand _Cid_, qui a port sa renomme par tout le monde et qui a
eslev le Sieur Corneille, son Autheur,  un degr si haut que les
autres de sa profession n'y peuvent atteindre, vous sera reprsent.
Nous esprons que vous confirmerez le jugement qu'en a fait toute la
Cour, et que dans l'embellissement que nous y apporterons vous
avouerez que nous sommes curieux de rechercher vostre contentement.

Un autre, qui l'a fait imprimer  Leyden en l'anne 1638, luy a donn
des Louanges encore bien plus grandes, l'appellant: une excellente et
ravissante pice, dont la lecture a charm l'oreille des Rois, Et une
oeuvre admirable qui n'a point d'loge assez relev qui ne soit
au-dessous de ses beautez. Que ce n'est rien dire d'gal  ses graces,
que d'asseurer qu'elles expriment toutes celles qui sont les plus
rares en l'lgance Franoise; qu'elles reprsentent les traits les
plus vifs et les plus beaux dont on se puisse servir pour expliquer la
gloire des grandes actions d'une me parfaitement gnreuse, et que
les lire et les admirer sont presque une mesme chose.

Nous avons reproduit nous-mme en entier l'avis du libraire de Leyde,
sous le no 273.

Aprs ces prliminaires, vient une prface du traducteur lui-mme
ainsi conue:

Si jamais oeuvre de petite dimension [boeckxken] a reu dans sa
propre langue un accueil favorable, ou si jamais pice dramatique a
t chaleureusement reue au thtre, c'est bien le _Cid_, qui n'a pas
procur moins de gloire que de profit  son auteur, le Sieur
Corneille. A la demande de ceux dont la prire tait un ordre pour
moi, j'en avais, il y a dj quelques annes, traduit le premier acte
en notre langue, afin de voir jusqu' quel point on pourrait rendre en
hollandais les gentillesses franaises, et mon ardeur, que la beaut
de ce chef-d'oeuvre excitait,  mesure que je travaillais, a fait le
reste. Et comme on arrive chemin faisant o l'on ne croyait point
aller, je me suis trouv transport peu  peu de la scne des fictions
sur celle des vnements vritables, et j'ai rassembl dans les
mmoires espagnols toute la vie et les exploits du fameux Cid; ce que
j'ai fait d'autant plus volontiers, que j'ai cru trouver un coeur
hollandais dans une poitrine espagnole, c'est--dire un dfenseur
inbranlable de la libert de sa patrie et un adversaire redoutable de
toute domination trangre, domination que le Cid rpudie avec des
paroles dignes d'tre prononces par un Hollandais libre, contre la
soif de dominer qui possde les Espagnols d'aujourd'hui, et d'autant
plus remarquables qu'elles ont t mises dans la bouche du Cid par la
plume d'un jsuite espagnol (violent entre les violents). N'ayant pu
empcher, lecteur quitable, que ces choses frivoles ne vinssent entre
vos mains, je n'ai pas voulu du moins vous laisser ignorer ces
particularits. VENIAM PRO LAUDE.

Tous les crivains hollandais avaient ainsi leur devise, dont bien
souvent ils signaient leurs ouvrages, au lieu d'y mettre leur nom.
_Veniam pro laude_ tait celle de J. Van Heemskerck. V. L.

Le volume se termine par la Vie du Cid (_Het Leven van Don Rodrigo
Diaz de Bivar toe-genaemt de Cid_), laquelle est prcde d'un titre
spar et remplit les pp. 99  154.

  930. DE VERDUYTSTE || CID, || Bly-Eyndend || Treur-Spel. ||
    Gespeelt op d'Amsterdamsche Schouburg. || _T'Amsterdam,
    Gedruckt by Tymen Houthaeck, || voor Dirck Cornelisz.
    Houthaeck, Boeckverkoper op de Nieuwe-zijds || Kolck, in 't
    Bourgoens Kruys. Anno 1650._ In-4 de 30 ff. non chiff.

Au titre, un fleuron sign des lettres C V S, en monogramme, et
reprsentant une fontaine avec la devise: _eeuwigh_ (ternellement).

Rimpression de la traduction de J. Van Heemskerck. Elle contient
l'avis de l'imprimeur au lecteur, les deux pices franaises cites
plus haut, la prface du traducteur et l'argument.

  931. DE VERDUYTSTE CID. Bly-Eyndend Treurspel. _T'Amsterdam,
    gedruckt by Broer Jansz Bouman. Anno 1662._ Pet. in-8.

Au titre, un joli fleuron reprsentant le roi de Castille assis sur
son trne et jugeant le procs du Cid et de Chimne.

Rimpression de la traduction de J. Van Heemskerck, avec l'argument
reproduit ci-dessus (no 927), mais sans les autres pices
prliminaires.

932. DE CID. Bly-Eyndend Treurspel. In Franse Vaersen gestelt door
d'Heer Corneille. Nu in Nederlandse Rijmen vertaald. _Amsterdam, by
Michiel de Groot, 1662._ In-8.

Rimpression de la traduction de Van Heemskerck, ainsi que les sept
ditions suivantes.

  933. DE VERDUYTSTE CID. Bly-Eyndend Treur-Spel. _Amsterdam,
    1668._ In-8.

  934. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille.
    _Amsterdam, 1670._ In-8.

  935. DE VERDUYTSTE CID. Bly- Eyndend Treur-Spel. _Amsterdam,
    1683._ Pet. in-8.

  936. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille.
    Vertoond op de Amsteldamsche Schouwburg. Den laatsten Druk. _Te
    Amsterdam, by d'Erfgen: van J. Lescailje, op den Middeldam,
    naast de Vischmarkt, 1697._ Pet. in-8 de 64 pp.

Cette dition, suprieure aux prcdentes au point de vue
typographique, leur est infrieure quant au texte, qui fourmille de
fautes. On n'y trouve aucune des pices qui prcdent les premires
ditions. Le titre porte un fleuron avec la devise: _Laboranter._
V. L.

  937. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille.
    _T'Amsteldam, by David Ruarus, Boekverkooper, 1732._ Met
    Privilegie. Pet. in-8.

Le titre est orn d'une des nombreuses vignettes qui,  cette poque,
distinguaient les pices de thtre, que les rgents des hospices
avaient obtenu le privilge de faire jouer et imprimer. Celle dont
nous parlons est due au burin de l'excellent graveur _Punt_, qui en
mme temps tait le premier acteur tragique du thtre d'Amsterdam.
Dans un cartel de style rococo, surmont des armes de la ville, et
entour d'abeilles et de fleurs, on voit une niche, prs de laquelle
se tiennent d'un ct deux orphelins, de l'autre un vieillard infirme;
au fond le Parnasse avec Apollon et Pgase; en bas, ce distique de
Vondel:

    De Byen storten hier het elste dat sij leezen,
    Om d'ouden stok te von en d'ouderlooze weezen.

c'est--dire: Les abeilles rpandent ici ce qu'elles ont butin de
plus exquis, pour en nourrir le vieillard et l'orphelin.

Cette dition reproduit exactement celle de 1697. Elle contient en
outre la copie du privilge accord aux rgents, et le droit
d'impression concd par ceux-ci  _David Ruarus_. V. L.

  938. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille.
    _Te Amsteldam, by Isaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper,
    1736._ Met Privilegie. In-8.

Cette dition se trouve dans le recueil des oeuvres dramatiques de J.
Van Heemskerck; elle ne contient que la tragdie, mais le texte est
bien plus correct que celui des prcdentes impressions.

Le libraire _Duim_ tait, comme _Punt_, acteur, et partageait avec
lui la faveur du public. V. L.

  939. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille.
    Zo als het zelve op den Amsteldamschen Schowburg word vertoond.
    _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekverkooper op den hoek van den
    Voorburg-Wal en Stilsteeg, 1760._ Met Privilegie. Pet. in-8 de
    63 pp. en tout.

Cette rimpression ne commence qu' la scne entre le comte et D.
Digue. Le rle de l'Infante est supprim.

Il est presque certain que les ditions signales par nous [Van
Lennep en indique en tout neuf] ne sont pas les seules qu'ait eues la
traduction du _Cid_ entre les annes 1640 et 1760; mais elles
suffisent pour prouver deux choses: l'une que la renomme du _Cid_ et
de son auteur s'est tablie en Hollande bien plus tt que partout
ailleurs  l'tranger; l'autre, que le public n'a cess de lire et
d'applaudir au thtre le chef-d'oeuvre de Corneille, bien qu'il et
perdu de ses grces par la traduction, ainsi que l'en avait
charitablement averti l'imprimeur de l'dition de 1641. Jacob Van
Heemskerck, en effet, quoiqu'il ne manqut pas de talent et qu'on ait
mme de lui un livre charmant en prose sous le titre de l'_Arcadie
hollandaise_, n'tait qu'un versificateur mdiocre, et l'on ne
saurait croire, en lisant ses vers, qu'ils fussent d'une poque o
Vondel et d'autres avaient dj publi tant de chefs-d'oeuvre de style
et de diction. C'est donc bien au mrite intrinsque de la pice et au
jeu des acteurs qu'il faut attribuer le succs dont jouissait encore,
dans la dernire moiti du sicle dernier, l'oeuvre informe de Van
Heemskerck; et l'on ne saurait autrement expliquer le courage dont
faisait preuve l'diteur de 1760, en reproduisant une traduction, dans
laquelle quelques rares passages assez bien rendus ne rachetaient pas
tant d'expressions basses, prosaques ou tombes en dsutude. Aussi
le public commena-t-il  s'en lasser; et bientt l'apparition d'une
traduction nouvelle fit enfouir celle de Van Heemskerck dans la
poussire d'une bibliothque bien close. V. L.

  940. _Den Cid_, blyendigh Treur-Spel. In't frans uyt-ghegheven
    door den on-verghelijckelijcken Corneille, ende nu vertaelt uyt
    den eersten druck. _Tot Duynkercke, ghedruckt by Antonius van
    Ursel: Boeck-vercooper, woonende bij de groote Kercke, in S.
    Ursula, 1694._ In-8 de 3 ff. et 62 pp.

Cette traduction, dont on ne connat plus qu'un seul exemplaire, et
qui n'a pas t cite par Van Lennep, est l'oeuvre de Michel de Swaen,
pote flamand n  Dunkerque. Elle est ddie au pote lui-mme par le
libraire _Van Ursel_, qui affirme l'avoir mise sous presse  l'insu de
l'auteur.

Au moment o la ville de Dunkerque passa sous la domination de Louis
XIV, elle possdait une _chambre de rhtorique_ des plus florissantes.
C'est l que de Swaen se fit connatre. Outre son pome sur la vie et
la mort de Jsus-Christ, et sa traduction du _Cid_, il traduisit
l'_Andronic_ de Campistron, et composa lui-mme une tragdie
intitule: _l'Abdication de Charles-Quint_. On admire dans ses
traductions un style facile et potique; son drame original est un des
plus rguliers qu'ait produits le thtre hollandais au dix-septime
sicle.

Voy. sur de Swaen le _Belgisch Museum_ de J.-F. Willems, t. IXe, Gand,
1845, pp. 392 sqq.

  941. DE CID. Treurspel. Van den Heere P. Corneille. Verrykt met
    leerzame aanteekeningen door den Heere de Voltaire, enz. Het
    Fransch gevolgd door J. Nomsz. _Te Amsteldam, by David
    Klippink, Boekverkooper, 1771._ Pet. in-8.

Traduction en vers par J. Nomsz.

Au titre, une vignette reprsentant le Bon Got personnifi sous la
forme d'un petit gnie, qui tient d'une main une pique et une couronne
de lauriers. Le gnie tend le pied sur un autre petit gnie qui tient
en mains un masque et un serpent. Cette seconde figure reprsente la
Critique anonyme.

A ct d'une colonne sur laquelle s'appuie le bon gnie, l'on voit
une lyre et plusieurs livres, dont quelques-uns portent les titres de
diverses pices de thtre crites ou traduites par Nomsz.

Le volume contient une prface, dont voici la traduction: J'aurais
une belle occasion maintenant de rgaler  leur aise les amateurs de
libelles. Aprs avoir trait Corneille de misrable rimailleur,
j'aurais pu me moquer de sa figure, de sa tournure, de sa manire de
parler et d'agir, de son costume, de ses moeurs; j'aurais mme pu
dcocher quelques traits contre sa famille et son extraction; mais
pour ne point scandaliser les lecteurs bien levs, les seuls auxquels
il faille tcher de plaire, je ne relverai aucune des spirituelles
insolences qui, lors de la publication de sa tragdie, furent jetes 
la tte de Corneille. Je renvoie le lecteur, pour peu qu'il comprenne
le franais,  ce que dit  ce sujet monsieur de Voltaire dans la
prface qu'il a mise en tte de la dernire dition de Corneille. On
voit, y est-il dit, par cet chantillon de plus de cent brochures
faites contre Corneille, qu'il y avait, alors comme aujourd'hui, un
certain nombre d'hommes que le mrite d'autrui rend si furieux, qu'ils
ne connaissent plus ni raison ni biensance. C'est une espce de rage
qui attaque les petits auteurs, et surtout ceux qui n'ont point eu
d'ducation.

Il est dmontr d'ailleurs, dans cette prface, que le _Cid_ a t
dnigr par des gens qui taient mcontents et qui, par l,
s'attachaient plus  l'attaquer qu' l'clairer: chose trop commune
dans le monde littraire.

Quant  ma traduction du _Cid_, je sens qu'elle n'est nullement
exempte de fautes, mais je me flatte qu'elle pourra mieux servir 
faire juger du gnie du grand Corneille que celle dont on se sert au
thtre d'Amsterdam. Je n'ai rien chang dans les parties principales
de la pice; mais j'ai supprim le rle de l'Infante, qui me
paraissait un hors-d'oeuvre, et qui, selon le tmoignage de monsieur
de Voltaire, est dsapprouv  bon droit en France. Si mon travail
peut tre utile aux jeunes auteurs, j'aurai atteint mon but et je
verrai ma peine suffisamment rcompense.

Les lecteurs de la traduction faite par Nomsz confirmrent en gnral
le jugement que lui-mme en avait port dans sa prface. Auteur
dramatique d'une fertilit prodigieuse et traducteur correct (il a
traduit plusieurs pices de Racine et autres tragiques franais),
Nomsz faisait de bons vers et s'entendait surtout, en traduisant, 
conserver dans les passages les plus applaudis la tournure et l'effet
de l'original. Grce  sa traduction, le _Cid_ a fait longtemps encore
les dlices du public hollandais. Malheureusement, depuis quelques
annes, le got de la tragdie classique et, par suite, l'art mme de
la dclamation, se sont perdus en Hollande, et la prose, qui jusqu'
la fin du sicle dernier, tait bannie de la scne, a fini par y
dtrner les vers. V. L.

  942. DE CID, Treurspel. Van den Heere P. Corneille. Verrykt met
    leerzame aanteekeningen, door den Heere de Voltaire, enz. Het
    Fransch gevolgd, door J. Nomsz. _Te Amsteldam, by Izaak Duim,
    op den Cingel, tusschen de Warmoesgracht en Drie- Koningstraat,
    1772._ Met Privilegie. In-12 de 4 ff. et 71 pp.

Rimpression de la traduction de J. Nomsz.

Privilge dat du 8 novembre 1757, renouvel le 2 fvrier 1772.

X

  943. J. J. Z. D. W. D. J. HORACE, Treurspel. Tant molis erat
    Romanam condere gentem! _T'Amsterdam, gedruckt by Gillis
    Joosten, voor Adam, Karelsz, in 't Vreeden Jaer, 1648._ Pet.
    in-8.

Au titre, les armes de la ville d'Amsterdam.

Les initiales J. J. Z. D. W. D. J. doivent tre interprtes: _Jan
Jans Zoon De Witt, Doctor Juris, c'est--dire_: _Jean de Witt, fils de
Jean, docteur en droit._ Si dans les ditions qui parurent aprs
l'anne 1679, on ne mit plus sur le titre que les lettres J[an] D[e]
W[itt], c'est que probablement les diteurs jugrent qu'elles
suffisaient pour indiquer un nom aussi connu que celui du feu
Grand-Pensionnaire, car ce n'est pas  un moindre personnage qu'
l'homme qui, pendant vingt ans, gouverna la Hollande avec une autorit
despotique, que l'on doit cette premire traduction d'Horace. Tout
grave et austre que les historiens nous le dpeignent, Jean de Witt,
dans sa jeunesse, avait sacrifi aux muses, et notamment dans l'anne
1648 il tait membre d'une socit artistique et littraire. Sa
traduction, faite sur l'dition franaise originale, a le mrite
d'tre fidle, et les vers sont meilleurs que ceux de la traduction du
_Cid_ de Van Heemskerck. Il est heureux cependant que le
Grand-Pensionnaire ait laiss d'autres titres  l'estime de la
postrit que cette oeuvre de jeunesse.

La pice est prcde d'un sonnet dont voici la traduction:

Arion mettait en mouvement les poissons; Amphion les rochers et les
pierres; Orphe les forts et les torrents; mais toi, auteur tragique,
tu fais accourir vers toi les hommes et leur arraches un jugement
qu'approuve le bon got.

Qui peut voir sans compassion le deuil de Sabine, les larmes
sanglantes de Camille? Qui peut voir succomber ces vaillants jeunes
gens, se dvouant pour la patrie, sans pleurer sur leur tombe?

Si les temps antiques revenaient, tu charmerais mme ces dompteurs de
brutes par les accords que ta muse t'inspire.

O vous tous, potes tragiques, pardonnez-moi si je me trompe; mais
cette tragdie-ci tue les vtres, et son auteur a l'avantage sur vous
tous: car en lui revit l'esprit de Peppias [_sic_]. V. L.

  944. J. J. Z. D. W. D. J. HORACE, Treurspel. Tant molis erat
    Romanam condere gentem. _T'Amsterdam, Gedruckt by Gillis
    Ioosten, voor Adam Karelsz, in't Vreeden Jaer, 1649._ Pet.
    in-8.

Cette dition est date, comme la prcdente, de l'anne de la
paix,  cause du trait de Westphalie. Elle contient de plus une
ddicace dont voici la traduction:

    _A Mademoiselle Sarah Van Lennep_.

    Mademoiselle,

Parmi ceux qui, en reproduisant sur la scne les passions de ce
monde, ont obtenu un succs universel, le sieur Cornelj [_sic_] ne
figure point au dernier rang; mais comme entre les plus beaux diamants
il y a toujours  choisir, ainsi la tragdie d'_Horace_ peut tre
remarque comme la plus belle perle entre les bijoux que l'auteur a
offerts au public et comme disputant le prix au glorieux _Cid_, dont
la splendeur, si clatante qu'elle soit, ne saurait offusquer la
lumire dont brille son _Horace_. Quant  cette pice, tout loge,
quelque grand qu'il ft, serait au-dessous de son mrite. Ce jugement
serait celui de tout le monde, si tout le monde tait aussi bon
connaisseur que Votre Seigneurie; cependant le traducteur confesse
qu'il ne fait que bgayer en hollandais ce qui lui a t dict en un
franais si mlodieux. Mais je sais que Votre Seigneurie fera comme
font ceux qui se connaissent en peinture: leur montre-t-on un tableau
bien ordonn et excut  larges traits, ils ne s'offenseront point de
ce que parmi tant de ligures, de paysages, de btiments, se trouve ici
une jambe, l un tronc d'arbre, autre part une pierre d'une couleur un
peu terne. Votre Seigneurie usera d'un jugement trop fin pour
s'arrter  des fautes qui,  dire vrai, ne doivent point tre
rputes telles; elle saura que jamais en France pice ne fut plus
chaleureusement applaudie ni plus hautement estime qu'_Horace_. Tout
prsent doit possder quelque valeur intrinsque, qui le rende digne
de celui qui le reoit; j'ose assurer Votre Seigneurie que le cadeau
que je lui offre recle je ne sais quoi de sympathique  Votre
Seigneurie; ce que j'ai pu dcouvrir lorsque j'ai eu l'honneur
d'entendre quelques rflexions que lui suggrait une lecture qui lui
tait faite par un de mes amis. C'est par suite de cette circonstance
que j'ose prendre la hardiesse de ddier la traduction de cette
tragdie  Votre Seigneurie. J'espre qu'elle ne regardera pas aux
fautes occasionnes tant par la prcipitation avec laquelle
l'imprimeur a travaill, que par l'absence du traducteur, et je
demeurerai, en attendant,

    Mademoiselle,
    Le moindre de vos serviteurs,

    ADAM KARELSZ.

Van Lennep ajoute les notes suivantes,  propos de l'auteur de la
ddicace et de la personne  qui elle tait adresse:

_Adam Karelsz_ signifie littralement Adam, fils de Charles. Au
dix-septime sicle, et plus tard encore, dans les Pays-Bas, les noms
de famille taient rares, et les personnes, en gnral, ne se
distinguaient entre elles qu'en ajoutant  leur nom de baptme celui
de leur pre. Souvent aussi on y joignait un sobriquet. Ainsi l'Adam
Karelsz dont il est question ici, signait parfois _Adam Karelsz Van
Zjermesz_, et c'est ce nom de _Zjermesz_ surtout qu'il a rendu clbre
par son talent comme acteur, profession qu'il cumulait avec celle de
libraire. Il crivit aussi quelques tragdies qu'on trouve encore
mentionnes sur le catalogue des pices qui formaient en 1682 le
rpertoire du thtre d'Amsterdam.

Sarah Van Halmael, marie en 1625  Warner Van Lennep, ce dernier
issu d'une famille noble de la Gueldre, s'tait tablie  Amsterdam
peu avant son mariage. De son fils an descend en droite ligne
l'auteur de cette notice: du pun la branche des Van Lennep tablis
en Grce et dans l'Asie Mineure.

  945. _J. D. W. Horace en Curace_ [_sic_], Treurspel. Tant molis
    erat Romanam condere gentem. Vertoont op d'Amsterdamsche
    Schouburg. Den tweeden Druk op nieuw overzien. _T'Amsterdam, by
    Jacob Lescalje, 1679._ Trs-pet, in-8.

Cette dition, loin de rpondre  son titre, qui la reprsente comme
_corrige_, fourmille de fautes typographiques, qui ne se trouvent pas
dans la premire. Elle ne contient ni le sonnet, ni la ddicace, mais
renferme par contre un argument en vers, dont voici la traduction:

L'amour de la patrie et celui de la gloire font mpriser les prires
d'une pouse, d'une soeur, d'une amante; elles poussent Horace  se
dvouer pour Rome et  combattre le fianc de sa soeur, frre de sa
femme. Curiace meurt de la main de l'poux de sa soeur, du frre de sa
matresse. Camille, outre de douleur et de dsespoir, maudit son
frre, le meurtrier de son amant. Horace met fin  ses plaintes en la
poignardant. Sabine, dsole, pleure les malheurs d'Albe et ses trois
frres morts de la main de son poux. K. L.

Ces initiales K. L. sont celles de: _Katharina Lescaille ou
Lescalje_, fille du libraire de ce nom, ne en 1649, morte en 1711.
Nous aurons occasion de reparler d'elle. V. L.

  946. J. D. W. HORACE EN CURACE [_sic_], Treurspel. Tant molis
    erat Romanam condere gentem. Vertoont op d'Amsterdamsche
    Schouburg. Den tweeden Druk op nieuw overzien. _T'Amsterdam,
    by Michiel de Groot, 1680._ Trs-pet. in-8.

Contrefaon de l'dition prcdente.

  947. J. D. W. HORACE EN CURACE [_sic_]. Tant molis erat Romanam
    condere gentem. Vertoont op d'Amsterdamsche Schouburg. _Te
    Amsterdam, by de Erfgenamen van J. Lescailje, 1699._ Met
    Privilegie. Pet. in-8.

Cette dition est plus correcte que les rimpressions dcrites
ci-dessus. Le correcteur a consult une dition franaise postrieure
 l'anne 1656, car il a supprim les douze vers prononcs par Julie 
la fin de la pice, ainsi que l'avait fait Corneille  partir de cette
date. Le sonnet de Catherine Lescailje n'a pas non plus t
reproduit. V. L.

  948. J. D. W. HORACE EN CURACE [_sic_]. Tant molis erat Romanam
    condere gentem. Vertoont op d'Amsterdamsche Schouburg. _Te
    Amsterdam, by Gisbert de Groot, 1670._ Pet. in-8.

Contrefaon de l'dition prcdente, qui ne contient naturellement pas
de privilge. La date de 1670 est sans doute une faute d'impression
pour 1700.

  949. HORACE, Treurspel. Het Fransche van den Heer P. Corneille
    nagevolgt. _Tot Leyden, by Hendrik Mulhovius, Boekverkoper,
    1709._ Pet. in-8.

Traduction en vers par Jean Schrder.

Au titre, un fleuron reprsentant Melpomne et Thalie qui s'appuient
des deux cts sur un cadre, autour duquel se lit la devise de
Schrder: _Suum cuique vitium est._ Dans le cadre se trouve une lyre
claire par le soleil levant. La pice est prcde d'une pitre
ddicatoire dont voici la traduction:

Au trs-noble Seigneur Pierre de Leyden, Seigneur de Vlardingue,
ancien Bourgmestre et Conseiller de la ville de Leyde, Granad-Heemraad
de la Rhinlande et des pays de Putten, Dput au noble et puissant
Collge de l'Amiraut d'Amsterdam, etc., etc., etc.

   Trs-noble Seigneur,

  Connaissant ce que je dois  Vtre Seignrie pour les faveurs
  nombreuses reues tant de Vtre Seignrie que de ses illustres
  anctres, je me sens press pour peu que j'en sois capable, de
  prouver ma reconnaissance  Vtre Seignrie, priant Vtre Seignrie
  d'excuser la libert que je prends en lui demandant d'abriter cet
  _Horace_ que je soumets  sa perspicacit contre les flches des
  plucheurs de lettres, la suppliant de bien vouloir tenir pour
  certain que je ne m'imagine pas tre assez matre de la cadence et
  de la diction pour revtir ce hardi dfenseur et librateur de sa
  patrie d'un meilleur habit que d'autres ont essay de le faire
  avant moi; mais, ne voulant pas perdre inutilement mes heures de
  loisir, j'ai tch, non de braver mes devanciers, mais de suivre
  la trace de leur lumire; et je jugerai n'avoir pas eu raison de
  me plaindre de mon travail si j'ai l'honneur de voir que mon
  tranger travesti ne dplat pas  Vtre Seignrie. Dans cette
  attente, et flatt de cet espoir, je proteste que je suis et
  demeurerai,

    Trs-noble Seigneur,
       de Vtre Seignrie,
    le trs-humble et trs-oblig serviteur,
       JOHANNES SCHRDER. V. L.

  950. DEN ROMS-MOEDIGEN HORATIUS, VERWINNAER DER ALBAENEN,
    blyeyndig Treurspel, in-rym-gestelt door Joannes Franciscus
    Cammaert, naems-letterkeer Musen-ciertac of Minnaars-cas. _Tot
    Brussel, by G. Jacobs, boeck-drucker tegen de Baerdbrugge, in
    de Druckerye, 1751._ In-8 de 4 ff. et 52 pp.

Cette misrable traduction d'_Horace_ est l'oeuvre du Bruxellois
Jean-Franois Cammaert, le plus fcond des dramaturges flamands. Soit
calcul, soit navet, le nom de Corneille est pass compltement sous
silence. Pourtant,  part la platitude et l'incorrection du langage
qui lui appartiennent en propre, l'auteur ne peut revendiquer pour sa
part d'invention que d'avoir remplac _Julie_, confidente de Sabine et
de Camille, par _Jules_, prince romain, confident de Sabine. On voit
par les pices liminaires que cet _Horace_ a t reprsent 
Bruxelles, sur la scne de l'Opra, le 30 octobre 1747. A. WILLEMS.

  951. HORATIUS, Treurspel. Het Fransche van den Heere P. Corneille
    op nieuws gevolgd. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekverkooper,
    1753._ Met Privilegie. Pet. in-8.

Traduction en vers par J. Van Stamhorst.

Le titre est orn d'un cartouche surmont des armes de la ville,
autour desquelles on voit des abeilles et des fleurs; ce cartouche
renferme une femme assise (probablement la ville d'Amsterdam) qui a
deux ailes au front, une lyre  la main et sur ses genoux un manteau
parsem d'toiles. A sa droite se tiennent un vieillard et deux
orphelins, fouillant une ruche;  sa gauche, des livres de thtre, un
cygne au bord de l'eau, Pgase sur le Pinde, faisant jaillir
l'Hippocrne; derrire, la Renomme sonnant de la trompette;  ses
pieds un enfant nu, jouant avec des attributs scniques.

Cette dition est prcde du privilge et d'un avis, dont voici la
traduction:

  _Avis._

  J'ai peu de chose  dire au lecteur bnvole  propos de cette
  nouvelle imitation du grand _Horace_ de Corneille. Qu'on ne
  cherche le motif de ce travail ni dans un sentiment de jalousie
  envers ceux qui m'ont devanc, ni dans le prsomptueux espoir de
  faire mieux qu'eux. Je ne parlerai mme pas de leurs traductions.
  Je dirai seulement que, depuis longtemps dj, on avait jug celle
  dont le privilge appartient au thtre, peu faite pour plaire
  encore  un public qui n'aime pas les longueurs. Ce motif m'avait
  engag, il y a dj longtemps,  entreprendre une nouvelle
  traduction d'une tragdie aussi remplie de beaux sentiments que de
  discours levs; et mon ardeur, je l'avoue, tait si grande, que
  j'ai trop peu considr les difficults du travail et la faiblesse
  de mes moyens. Plus tard, convaincu de la hardiesse de mon
  entreprise, j'ai gard ma traduction sous clef pendant plusieurs
  annes sans vouloir la montrer  personne. J'aurais mieux fait,
  sans doute, de persvrer dans cette faon d'agir; mais enfin le
  dsir de voir la pice reparatre sur la scne l'a emport sur ma
  rpugnance  offrir au public une version si peu digne de
  l'original.

  Je me suis restreint au nombre de vers que compte la pice de
  Corneille, et par l ma traduction en aura une centaine de moins
  que les prcdentes; j'ai de plus tch de rendre, autant que
  possible, la pense de mon illustre devancier. Je n'ai pas fait de
  changement notable dans la pice, except dans la dernire scne
  du troisime acte, o le vieil Horace, aprs s'tre plaint
  amrement de la fuite de son fils,  la demande qu'on lui adresse,
  de ce qu'il et voulu que son fils et fait contre trois, donne
  cette courte et fire rponse que Boileau, dans la prface de sa
  traduction de Longin, cite comme un exemple du vrai sublime:

    Qu'il mourt!

mais en y ajoutant:

    Ou qu'un beau dsespoir alors le secourt.

  Les grands matres de l'art ayant jug d'un commun accord que ce
  vers affaiblissait la force des deux mots qui prcdent, et qui,
  dans leur brivet, renferment un monde d'ides, j'ai pris la
  libert de laisser ce vers de ct; ce que j'ai fait d'autant plus
  volontiers aprs avoir lu une dissertation sur la tragdie par le
  clbre auteur du _Tlmaque_, laquelle se trouve dans les
  _Rflexions historiques et critiques sur les diffrens Thtres de
  l'Europe_, imprime  Amsterdam en 1740 aux frais de la Compagnie,
  et o ce vers est attribu  l'exigence de la rime.

  La traduction de Van Stamhorst fut reprsente pour la dernire
  fois au thtre d'Amsterdam en 1782.

  Quoique meilleure que les deux autres, elle est cependant faible
   bien des points de vue, et c'est par cette raison peut-tre
  qu'_Horace_ ne put se soutenir sur la scne hollandaise aussi
  longtemps que le _Cid_ et _Cinna_, qui eurent de meilleurs
  interprtes. La pice disparut du rpertoire ds le commencement
  du sicle actuel. V. L.

  952. HORATIUS, Treurspel. Het Fransche van den Heere P. Corneille
    op nieuws gevolgd. _Te Amsteldam, by Izaak Duim,
    Boekverkooper, 1768._ Met Privilegie. Pet. in-8.

Rimpression de l'dition prcdente. Les fautes typographiques y
sont corriges, mais le fleuron que nous avons dcrit a fait place 
une vignette des plus vulgaires. V. L.

XI

  953. GEBOD DER LIEFDE, ONS DOOR CHRISTUS GEGEVEN, te veel door de
    Christen verzuymt, door Cezar Octavianus romsch Keizer, en
    algoden dienaer gepleegt aen die hem moorden wilden:
    (Meester-stuk van den grooten Corneille.) In't Nederduyts
    vertaelt, en door de veerthien vereenigde Redenryke Gilden op
    het Tooneel van't Konst-genoodschap der Jong van Zinnen,
    schuylende onder de Bescherminge der Edele Maget ende
    Bloedgetuyge Barbara, binnen de Stad Belle vertoont, volgens
    Lotinge op de navolgende dagen van Herft-maend 1774. _Tot Ipre,
    By F. T. Walwein_. In-8 de 58 pp. et 1 f.

Traduction en vers de _Cinna_ par de Swaen. Cette traduction, qui doit
tre contemporaine de celle du _Cid_ (no 940), a t reprsente en
1774 sur le thtre de Bailleul.

  954. [CINNA, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille.
    _Te Amsterdam, 1677._ Pet. in-8?]

Traduction en vers par Andr Pels.

Nous n'avons pas vu cette dition, dont la date nous est indique par
le privilge de la suivante.

  955. CINNA, Treurspl. Uit het Fransch van den Heer Corneille.
    _Te Amsterdam, by Albert Magnus, op de Nieuwen Dyk, in den
    Atlas, 1683._ Mt Privilgie. Pet. in-8 de 4 ff. prl. et 63
    pp.

Seconde dition de la traduction de Pels. Le titre porte un fleuron
reprsentant un jeune homme qui escalade un rocher; on lit, autour de
cette vignette, les mots: _Nil volentibus arduum_, devise d'une
socit littraire.

Le privilge, dat du 25 mars 1677, porte renouvellement du 20 mai
1683.

La socit _Nil volentibus arduum_, dont Pels fut un des membres les
plus actifs, avait t fonde en 1668 par ce qu'on peut appeler la
jeune Hollande d'alors. Ses membres s'taient, ds l'abord, rigs en
arbitres du got et s'vertuaient  acqurir de l'influence sur le
public, en lui donnant soit des traits sur la potique ou des
ouvrages de critique, soit des oeuvres dramatiques pour la plupart
traduites du franais. Par malheur ils traduisirent, sans nul
discernement, tout ce qui se produisait  Paris: les pices de
Quinaut, de Pradon et consorts, comme celles de Corneille et de
Racine. Il leur suffisait qu'une pice ft crite en franais, et
d'aprs _les rgles_, pour qu'elle leur part propre il servir de
modle. Par l, l'influence qu'ils exercrent fut fatale  la
littrature hollandaise, qui, au lieu de suivre la route qu'avaient
fraye Vondel et ses contemporains, et de conserver un cachet
original, se fit traner  la remorque de la littrature franaise et
n'en devint qu'une ple copie. La rivalit qui existait entre la
socit _Nil volentibus_ et celle qui avait pour devise: _In magnis
voluisse sat est_, aurait pu avoir de bons rsultats si cette rivalit
avait port sur le principe mme de la littrature, au lieu de se
manifester par des querelles sur de mesquines questions de forme. V.
L.

  956. CINNA, OF GOEDERTIERENHEID VAN AUGUSTUS, Treurspel. _Te
    Amsterdam, gedrukt voor het Kunstgenootschap, en te bekomen by
    de Erven van J. Lescailje._ Met Privilegie, 1707. Pet. in-8.

Troisime dition de la traduction de Pels. Van Lennep n'a pas vu les
ditions antrieures, mais il en a souponn l'existence.

  957. CINNA, OF GOEDERTIERENHEID VAN AUGUSTUS. Treurspl. De
    tweede Druk, mrkelyk verbterd. _Te Amsterdam, Gedrukt voor
    het Kunstgenootschap, n te bekomen by de Erven van J.
    Lescailje._ Met Privilegie. 1716. Pet. in-8 de 6 ff. et 67 pp.

Les feuillets prlim. contiennent 1 fig. signe _Erlinger_, au bas de
laquelle se trouve le titre de la tragdie; 1 f. de titre; 1 f. pour
le privilge et 3 ff. pour une ddicace  Grard de Papenbroek, et les
noms des personnages. La figure reprsente les conjurs se jetant aux
pieds d'Auguste.

Nouvelle dition corrige de la traduction de Pels. C'est la quatrime
et non la seconde, comme l'indique le titre.

Grard de Papenbroek, dont la ddicace fait un pompeux loge, avait
t chevin de la ville d'Amsterdam; il se fit connatre par la
protection qu'il accorda aux savants et aux artistes. Il enrichit de
ses dons le consistoire de l'glise rforme et l'athne de la
ville. V. L.

  958. CINNA, Treurspel. Uit het Fransch van de Heer Corneille. _Te
    Amsterdam, by Pieter Rotterdam, Boekverkooper, op de Vygendam,
    1720._ Pet. in-8 de 70 pp.

Cinquime dition de la traduction prcdente.

Le privilge, accord  _Albert Magnus_,  la date du 19 octobre 1713,
et cd  Pierre Rotterdam le 18 septembre 1714, est relatif aux
oeuvres d'Andr Pels.

  959. CINNA, OF GOEDERTIERENHEID VAN AUGUSTUS. Treurspl. _Te
    Amsteldam, by Isaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper,
    bezuiden het Stadhuis._ Met Privilegie, 1736. Pet. in-8 de 6
    ff. et 67 pp., fig.

Les 6 feuillets prlim. comprennent la figure, le titre, un privilge
dat du 27 mai 1728, la ddicace  Grard de Papenbroek, et les noms
des acteurs.

Sixime dition de la traduction de Pels; elle n'est pas cite par Van
Lennep.

  960. CINNA, Treurspel. (Na Corneille.) Door Mr Wm Bilderdijk. _Te
    Amsterdam, bij Immerzeel en Comp._ M.DCCC.IX [1809]. In-8 de 11
    ff. prl. (y compris le titre grav) et 102 pp.

Cette pice forme la premire partie du t. IIIe des tragdies
(_Treurspelen_) de Bilderdijk. Elle est prcde d'une ptre
ddicatoire au roi Louis et d'un avant-propos.

Guillaume Bilderdijk, n le 7 septembre 1756, mort le 18 dcembre
1831, a t le plus illustre pote que la Hollande ait produit depuis
Vondel. Pour l'imagination, il a eu parmi ses compatriotes peu de
rivaux; pour la facilit, il n'a pas eu son pareil. Il a trait tous
les genres avec un rare bonheur. Dans ses oeuvres potiques (dont le
libraire _Kruseman_ a donn en 1856-59 une nouvelle dition en 16
volumes), on ne sait ce qu'on doit le plus admirer, la beaut des
images et de la diction, ou l'immense savoir du pote, qui montre
toujours qu'il connat  fond la matire qu'il traite. Bilderdijk, en
effet, tait non-seulement un littrateur rudit, mais un
jurisconsulte distingu, familier avec la plupart des langues de
l'Europe, avec le latin, le grec, l'hbreu et divers autres idiomes
orientaux; distingu par de profondes connaissances en mdecine, il
dessinait et gravait lui-mme les vignettes qui ornaient ses ouvrages.
Outre ses posies, il a publi divers travaux historiques et
linguistiques, un trait de perspective, etc.

Dans sa ddicace, Bilderdijk se plaint en vers magnifiques de la
faiblesse de son talent qui l'empchera de faire sentir les beauts de
l'original, et plus encore de ce que le sicle actuel ne produit plus
de grands hommes comme Corneille; mais il se dit soutenu par l'espoir
que, sous les auspices d'un roi, protecteur des belles-lettres, la
terre batave verra natre une poque fertile en gnies, comme le
sicle d'Auguste.

Dans la prface, il raconte, en premier lieu, comment le roi, pntr
de la dcadence du thtre, et dsirant relever le got de la nation
pour la posie dramatique, avait exig de lui une traduction nouvelle
de la pice de Corneille. Le public, poursuit-il, jugera s'il a rempli
la tche qui lui tait donne et s'il s'est pntr de l'esprit de son
devancier. Il doit cependant appeler l'attention du lecteur sur un ou
deux points que, pour bien apprcier Corneille, l'on ne saurait
ngliger. A l'poque o crivait Corneille, dit-il, cette dlicatesse
de sentiments, cette puret d'expression, cette lgance raffine, en
un mot, qui depuis caractrise les crivains franais, tait encore
dans l'enfance. Corneille tait noble, sublime, parfois divin, et quel
vrai pote peut manquer de l'tre? mais il l'tait par lui-mme et
parce qu'il tait pntr de l'esprit (plus que de la manire de dire)
des anciens. Il ne pouvait cependant se soustraire  l'influence d'un
sicle qui tait au-dessous de lui et qu'il avait encore  relever. Il
s'ensuit que parfois, s'accommodant au style oratoire de son poque,
il se sert d'images moins bien places dans la bouche des personnages
qu'il fait parler, ou peu en harmonie avec la matire qu'il traite.

Par la mme raison, il approche parfois un peu trop, si ce n'est du
style, au moins du ton de la comdie. Je cite comme un exemple du
premier de ces dfauts le passage o milie, qui, d'aprs ce
qu'exigent les rgles de la biensance actuelle, devrait conserver
dans toutes ses paroles cette rserve de jeune fille qui n'est que la
pudeur porte au plus haut degr, o milie, dis-je, s'attribue, pour
ainsi dire, des enfants:

    Enfants imptueux de mon ressentiment,
    Que ma douleur sduite embrasse aveuglment.

De mme Auguste se sert d'une expression impropre, quand il dit:

    Je vois trop que vos coeurs n'ont point pour moi de fard.

Les lecteurs sagaces trouveront aisment chez Corneille de ces fautes
dont Racine est presque toujours exempt, et nous n'en accusons pas le
grand pote, mais l'tat de la posie  l'poque o il vivait; elles
ne dparent pas ses lauriers, mais ne doivent point tre donnes aux
commenants comme des exemples  suivre.

Je citerai, parmi les passages o Corneille s'carte du ton de la
tragdie, les rponses d'Euphorbe  Maxime (act. IIIe, scne Ire), et
celle de Maxime  Cinna, dont la tournure est absolument celle de la
comdie; les vers suivants, par exemple:

    C'est ce qu' dire vrai je vois fort difficile.
    L'artifice pourtant vous y peut tre utile;
    Il en faut trouver un qui la puisse abuser;
    Et du reste le temps en pourra disposer....
    Vous pourriez m'opposer tant et de tels obstacles,
    Que pour les surmonter il faudrait des miracles;
    J'espre toutefois qu' force d'y rver, etc.

sont de la comdie toute pure. Aprs avoir dit quelques mots du
mrite de la pice de Corneille, Bilderdijk continue ainsi:

Lorsque Voltaire attaqua le monologue d'milie qui commence la pice,
le qualifia de long et d'inutile, et ne l'attribua qu' la
complaisance du pote envers les acteurs dsireux de briller dans un
long discours, il trouva de nombreux chos. Il n'a pas tout  fait
tort peut-tre dans les raisons qu'il avance, mais il oublie ce que la
tragdie tait du temps de Corneille; il oublie que c'est grce  lui,
et grce  Racine aprs lui, que la dclamation d'apparat du thtre
latin fit place  des expressions partant du coeur et  un got se
modelant sur celui des Grecs. En condamnant les monologues, Voltaire
oublie que la tragdie ne doit pas uniquement reprsenter l'action qui
en forme le noeud, mais aussi les ressorts dont elle rsulte, et pour
ainsi dire sa conception dans le coeur humain. Les personnages ne
doivent pas seulement agir et parler, mais sentir, penser et souffrir;
et quelquefois le spectateur, pour trouver dans la pice des
enseignements et une nourriture pour son coeur, doit apprendre 
connatre celui qui parat en scne, non par un dialogue, o malgr
toute la confiance qu'il accorde  son interlocuteur, quelque
rticence est ncessaire ou probable, mais tel qu'il parle lorsqu'il
se montre comme il est, lorsqu'il prfre lire dans son propre coeur.
Pour faire voir que le monologue d'milie est loin d'tre inutile, il
suffit de remarquer qu'aussitt qu'on le supprime, la conversation
d'milie avec sa confidente parat sous un tout autre jour, et que son
caractre prend quelque chose d'odieux, ce qui n'a pas lieu lorsque
son monologue nous a appris  connatre ses vrais sentiments. C'est ce
monologue qui nous montre, qu'en suivant l'impulsion de ce qu'elle
croit son devoir, elle agit en dpit d'elle-mme; que lorsqu'elle
donne  Flavie des rponses aussi positives, aussi acerbes, aussi peu
conformes  son sexe, elle a refoul dans son coeur tout sentiment
plus doux: c'est ce monologue qui nous prpare  entendre avec
indulgence ce qui, sans cela, exciterait chez nous la rpugnance et
l'indignation. On aime  voir un esprit altier chez une princesse que
son ge, sa position et une longue habitude de la domination ont
leve au-dessus de son sexe, et chez laquelle le doute timide d'une
jeune fille serait dplac; mais le front virginal qui ne rougit pas,
le jeune coeur qui ne tremble pas  l'ide d'un assassinat, la jeune
fille qui ne doit pas mille fois s'enhardir et se cuirasser avant de
se rsoudre et de soutenir sa rsolution mme contre la plus lgre
objection, nous fait horreur. Il serait mme  dsirer que
l'hsitation d'milie n'et pas t attribue uniquement aux craintes
qu'elle ressent pour son amant, et qu'une secrte reconnaissance pour
les bienfaits d'Auguste, mme quelque aversion pour l'action elle-mme
qu'elle contemple, y eussent quelque part. Mais le gnie de Corneille
se plaisait  crer des caractres audacieux et gigantesques, et il
faut bien entrer dans le monde o il vit quand on veut sentir ses
beauts.

Mais non-seulement le monologue tait ncessaire: il est amen tout
naturellement. Qu'y a-t-il de plus naturel, en effet, au moment o
l'on va prendre une rsolution suprme contre laquelle le coeur se
dbat, que ce besoin de s'occuper  chaque instant de soi-mme, de
considrer sous toutes ses faces le projet qu'on va former, tantt de
reculer d'effroi, pour se forger l'instant d'aprs des prtextes
plausibles de se prcipiter  corps perdu dans l'excution? C'est
ainsi qu' coup sr on doit se reprsenter la situation d'un
conspirateur, mme alors que les considrations personnelles de
reconnaissance et de relation intime ne subsistent pas.

On a cependant, dans les derniers temps, supprim ce monologue  la
reprsentation. On a agi de mme avec la prophtie de Livie au
cinquime acte, qui manque mme dans la traduction de _Nil
Volentibus_. Personne,  ce qu'il parat, n'a senti que par cette
omission le spectateur ne peut tre satisfait qu' demi. Malheureux
aristarques, vous voulez toujours en savoir plus que le pote, sans
songer que lorsqu'il s'abandonne au torrent imptueux de ses
sensations profondes, il arrive toujours  bon port comme y arrive
toute chose qui suit l'impulsion que la nature lui imprime! La pice,
dites-vous, n'est-elle donc pas finie, lorsque la conjuration a
avort, lorsque et Cinna, et milie, et Maxime sont sauvs?--Non, mes
amis, elle n'est pas finie. Car ce n'est pas le sort de Cinna,
d'milie, qui tient notre me en suspens: c'est celui d'Auguste.
Auguste prira-t-il ou rgnera-t-il en paix? Voil le problme qui
nous est soumis, et qui n'est pas rsolu. On prvoit dj vers le
commencement, on est sr ds le commencement du quatrime acte que la
conjuration de Cinna ne russira pas; mais ce qu'on ne sait pas et ce
que nous tenons  savoir, c'est si l'homme, qui captive de plus en
plus notre coeur et qui va chapper  la onzime tentative
d'assassinat, n'aura plus rien  craindre d'entreprises pareilles.
Plus la bont dont il fait preuve en pardonnant  ses assassins est
touchante, plus il montre de noblesse dans la manire dont il
pardonne, plus nous formons le voeu que cette bont lui soit  la fin
salutaire. Que le conseil de Livie ne te soit pas fatal! Ce voeu, le
pote l'a pressenti, il l'a lu dans le coeur du spectateur, et il a eu
soin d'y rpondre. Oui, Livie, dont les conseils ont gouvern, ont
guid, ont convaincu Auguste; Livie  laquelle il doit cette grandeur
d'me qui nous ravit; Livie, dont les avis paraissaient emprunts  la
divinit; Livie est mue par une inspiration prophtique, et elle
annonce  son poux la fin de ses terreurs et de son incertitude, un
rgne dsormais calme et prospre sur un peuple qui l'adore. Y a-t-il
quelque me assez froide pour vouloir se passer de cette prophtie, je
ne lui envie pas sa tideur, mais, pour moi, j'admire le pote de ce
que, dans les vingt-quatre vers dont elle est compose, il a su donner
 sa tragdie une perfection qui, sans cela, lui aurait manqu.
J'exige seulement qu'Auguste, dans la joie que lui cause la
perspective qui lui est ouverte, rende grces de son bonheur  celle
dont les conseils l'y ont conduit. Corneille a-t-il pu ngliger de lui
faire exprimer sa gratitude envers Livie? ou bien devons-nous la lire
dans ce vers:

    Ainsi toujours les dieux daignent nous inspirer.

Je le voudrais, pour l'honneur du pote. Quoi qu'il en soit, j'ai mis
dans sa bouche ce que sentait mon coeur, et celui qui trouve oiseux
les quatre vers que j'y ai consacrs, est libre de les supprimer.

La traduction de Bilderdijk, bien suprieure  celle de Pels, a
remplac celle-ci au thtre, o elle jouira de la faveur publique
toutes les fois qu'elle trouvera de bons interprtes. V. L.

  961. CINNA, Treurspel. (Na Corneille.) Door Mr Wm Bilderdijk. _Te
    Leyden, by L. Herdingk en Zoon._ M.DCCC.XXIV [1824]. In-12 de
    68 pp. et 1 f.

La traduction de Bilderdijk a t, en outre, rimprime en 1852, dans
le _Klassiek Pantheon_, no 47, in-16.

XII

  962. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR, Treurspel. Uit het Fransch
    van den Heer P. Korneille nagevolgt, door Frans Ryk.
    _T'Amsterdam, by de wed: van Gysbert de Groot, op den
    Nieuwendyk, 1696._ Pet. in-8 de 64 pp. en tout.

Traduction de _Polyeucte_, par Franois Ryk. Elle est prcde d'une
longue ptre en vers d'A. Bogaert, rimailleur du temps.

  963. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR, Treurspel. Uit het Fransch
    van den Heer P. Korneille nagevolgt, door Frans Ryk.
    _T'Amsteldam, By de Wed: van Gijsbert de Groot,
    Boekverkoopster, op den Nieuwendyk, tusschen de twee Haarlemmer
    Sluizen, in de Groote Bybel, 1707._ Pet. in-8 de 71 pp.

Simple rimpression de la traduction de Ryk.

  964. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR. Treurspel. Uit het Fransch
    van den Heer P. Korneille nagevolgt, door Frans Ryk. _Te
    Amterdam, by de Erven van J. Lescailje en Dirk Rank, 1724._
    Pet. in-8.

Le titre est orn d'une vignette reprsentant la ruche d'abeilles
oblige, etc. Outre l'ptre de Bogaert, on trouve dans cette dition
un avis des diteurs, qui avouent qu'en rimprimant cette tragdie,
ils vont sur les brises d'un confrre, chose qu'en gnral,
disent-ils, ils ne se permettent pas. Les raisons qui les ont ports 
agir de la sorte sont,  ce qu'ils prtendent, 1 le dsir de publier
une dition plus correcte que les deux prdents; 2 l'assurance que
leur a donne le traducteur que, n'ayant jamais reu un sou pour son
travail, son droit sur son oeuvre tait rest intact. V. L.

  965. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR, Treurspel. Het Fransch van
    den Heer P. Corneille nagevolgt, door Frans Ryk. _Te Amsteldam,
    by Izaak Duim, op den Cingel, tusschen de Warmoesgragt en de
    Drie-Kooningstraat. S. d. [vers 1750]._ In-8 de 4 ff. dont le
    premier est blanc, 68 pp. et 2 ff. blancs.

Rimpression publie par la socit _Melioribus non Pluribus_; elle
est prcde de l'ptre de Bogaert  Ryk, mais ne contient pas de
privilge.

Cette dition, qui ne porte pas de date, est une reproduction exacte
de l'dition de 1724. Elle n'en diffre que par le fleuron du titre.
La ruche est remplace par l'agneau dans les flammes, accompagn de la
devise: _Perseveranter._ V. L.

  966. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR, Treurspel. Het Fransch van
    den Heer P. Corneille nagevolgt, door Frans Ryk. _Te Amsteldam,
    by Izaak Duim, 1754._ Pet. in-8 de 4 ff. et 68 pp.

Reproduction exacte des ditions prcdentes. Elle est orne
d'une nouvelle vignette trs-belle d'excution, compose par le
graveur _S. Fokke_, et qui reprsente Apollon sur le Parnasse,
entour des Muses. Apollon envoie Melpomne  la rencontre d'un
pote, qu'elle couronne de lauriers.

Le fait seul que la traduction de Ryk, toute faible qu'elle ft,
eut jusqu' cinq ditions, prouve en faveur du succs que la
tragdie obtint prs du public d'Amsterdam. On ne la voit
cependant plus figurer sur l'affiche depuis l'anne 1774. V. L.

XIII

  967. DE DOOD VAN POMPEJUS, Treurspel. Uit het Fransch van den
    Heer Corneille. _'t Amsterdam, by de Erfgenamen van Jacob
    Lescailje, 1684._ Met Privilegie. Pet. in-8.

Traduction en vers de _La Mort de Pompe_, par Bidloo.

Le titre est orn d'un fleuron reprsentant une ruche entoure
d'abeilles; la ruche est place dans un cercle form par deux branches
de laurier et surmont des armes d'Amsterdam. Sous la ruche on lit la
devise de l'ancienne chambre de rhtorique _Yver_ (Zle): _In Liefd'
bloejende_ (Fleurissant en amour). En tte de la traduction se trouve
le privilge donn aux rgents.

Le droit d'imprimer accord aux hritiers Lescaille porte la date du
6 dcembre 1684. Au mois d'aot 1685 parut une critique de la
traduction sous le titre suivant:

DICHTKUNDIG ONDERZOEK OP HET VERTAALD TREURSPEL POMPEJUS, door het
Konstgenootschap In Magnis voluisse sat est. _T' Amsterdam, by Aart
Dirksz Oossaan, Boekverkooper, 1685._ Pet. in-8.

Au titre se lit la devise de la socit, crite sur une banderole
qu'un aigle volant vers le soleil tient dans son bec.

La socit _In magnis voiuisse sat est_ tait une des socits
hollandaises qui, au XVIIe et surtout au XVIIIe sicle, s'occupaient
de travaux littraires. Elle fut tablie en 1682; c'est du moins de
cette anne que date le privilge que lui accordrent les tats pour
la publication de ses oeuvres. Bon nombre de ses membres travaillrent
 l'opuscule dont il s'agit, lequel ne contient pas moins de six
pices de vers (pigrammes et satires)  l'adresse du traducteur,
suivies d'un examen critique, qui compte vingt pages. Toutes ces
pices tendent  prouver que l'auteur de la traduction n'entend ni le
franais, ni les rgles de la syntaxe, ni celles de la prosodie.

Le traducteur mrite en gnral les reproches qui lui sont adresss;
cependant l'animosit des membres de la socit parat devoir tre
principalement attribue  une critique amre que lui-mme aurait
faite d'une traduction de _Cinna_, publie par l'un d'entre eux.
L'esprit de camaraderie qui rgnait parmi ces messieurs devait
naturellement les exciter  tirer vengeance d'un pareil affront. Nous
ignorons si le traducteur de _Pompe_ leur rpondit; s'il le fit, il
eut soin de garder l'anonyme, en quoi il fit preuve de tact.

L'anecdote suivante est cite comme une des preuves nombreuses de cet
esprit de camaraderie dont nous parlons. A la fin de la reprsentation
de certaine pice nouvelle, un des spectateurs, se tournant vers une
de ses connaissances, lui demande ce qu'il pense de la tragdie qu'ils
viennent de voir. Vous concevez, rpond l'autre, que je ne puis en
faire l'loge, l'auteur n'tant pas membre de notre socit. V. L.

  968. DE DOOD VAN POMPEJUS, Treurspel.

_Govard Bidloos Tooneelpozy_; Leiden, J. A. Langerak, 1719, in-4, pp.
333-448.

  969. [POMPEJUS, Treurspel. Het Fransche van den Heere P.
    Corneille op nieuws gevolgd, onder de Zinspreuk Le Tems est un
    grand matre. _Amsterdam, 1728._ Pet. in-8?]

Traduction en vers par Charles Sbille.

Nous n'avons pas vu cette dition, qui n'est pas cite par Van Lennep,
mais dont la date nous est fournie par le privilge de l'dition
suivante.

  970. POMPEJUS, Treurspel. Het Fransche van den Heere P. Corneille
    op nieuws gevolgd, onder de Zinspreuk Le Tems est un grand
    matre. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en
    Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1737._ Met Privilegie.
    In-8 de 4 ff., 60 pp. et 2 ff. pour le privilge.

Seconde dition de la traduction de Sbille. Le privilge, dat du 27
mai 1728, est renouvel  la date du 16 aot 1737.

Il existe deux sortes d'exemplaires de cette dition. Les uns ont t
tirs dans le format pet. in-8, en usage  Amsterdam pour les pices
de thtre; les autres, au contraire, ont t imprims dans le format
gr. in-8, et runis  deux autres pices galement traduites par
Sbille: _la Mort de Csar_, de Voltaire, et _le Joueur_, de Regnard.

Le titre des deux espces d'exemplaires est orn d'un beau fleuron de
_S. Fokke_, o la ruche oblige est pose sur une console qui se
dtache d'un petit difice. Cet difice, sur les deux cts duquel
sont places des statues de Melpomne et de Thalie, est surmont des
armes d'Amsterdam. La ruche est entoure de livres et d'abeilles, et
prs d'elles se tiennent, comme de coutume, un vieillard infirme et
deux orphelins; au fond, le cheval ail.

La tragdie est prcde d'un avis, dont nous traduisons la partie
essentielle.

_Avis._

On ne m'accusera pas de vanit si j'ai essay de donner une nouvelle
traduction en vers de cette oeuvre d'un auteur franais (considr par
moi comme le premier entre tous), la prcdente n'ayant pu satisfaire
le public. Le peu de succs qu'elle a eu doit tre attribu, selon
moi,  la prcipitation avec laquelle le traducteur s'est acquitt de
sa tche. Peut-tre, en y mettant plus de soin et plus de temps,
et-il crit de meilleurs vers: mais il parat avoir agi avec une hte
dplorable.

Quant  la mthode que j'ai suivie, je n'en dirai que ceci: On a
toujours critiqu, et avec raison, les quatre premiers vers de
_Pompe_. Je les ai, je crois, dlivrs de l'amphigouri qu'on y
remarquait. De l mme manire, malgr ma haute estime pour l'auteur
franais, j'ai a et l chang ou bien entirement retranch quelques
passages; j'ai mme os glisser dans la tragdie quelques vers de ma
composition, quatre surtout que j'ai mis dans la bouche de Cornlie
(acte IIIe, scne IVe).

La dfinition que fait Ptolme de la dfaite du grand Pompe 
Pharsale a aussi donn sujet  bien des observations qui me paraissent
justes; mais elle est si belle, que je n'ai pas voulu la laisser de
ct, tout en reconnaissant que je suis rest bien au-dessous de mon
modle.

Un auteur, quelque grand qu'il soit, n'est qu'un homme, et par l
sujet  faillir.

J'ai t souvent surpris en entendant des traducteurs rpondre  ceux
qui leur signalaient des fautes qu'ils avaient commises: Je l'ai
trouv ainsi dans l'original. Mauvaise excuse vraiment, surtout dans
la bouche de ceux qui traduisent des vers; car les remplissages, les
mauvaises locutions et les rimes forces abondent chez les potes
franais tout comme chez les ntres, etc.

La traduction de Sbille, incomparablement meilleure que l'autre,
figurait encore au rpertoire du thtre d'Amsterdam au commencement
de ce sicle. Il y a cependant plus de cent ans qu'on ne l'a
reprsente. V. L.

XIV

  971. DE LOOGHENAAR, Blyspel.

_Lodewjk Meyers Tooneelpozy_; t'Amsterdam, by Jacob Lescaille, 1658,
in-4.

Traduction en vers du _Menteur_, par Louis Meyer, pote assez estim
du XVIIe sicle. Elle est prcde d'une ptre ddicatoire dont voici
la traduction:

  A Madame, Madame Anne de Hoorn, pouse du noble et trs-vnrable
  seigneur Messire Corneille de Hooswyck, seigneur de Hooswyck,
  Diemerbrock et Papekop, Bourgmestre et Conseiller de la ville
  d'Amsterdam.

  Madame, un tranger ose se jeter  vos pieds pour implorer votre
  protection, tout indigne qu'il se reconnaisse d'obtenir cette haute
  faveur. C'est un _Menteur_, n en Espagne, et qui, ayant travers
  la France, a l'intention de voir aussi les Pays-Bas. A son arrive
   Paris, il a t accueilli si favorablement que, non-seulement il
  n'a pas regrett d'avoir quitt sa patrie et d'avoir appris une
  langue autre que la sienne propre, mais que l'audace lui est venue
  de s'embarquer pour la Hollande, o, tout en parlant franais, il a
  su charmer tous les gens de got par son esprit; ce succs lui a
  donn le courage de plier sa langue  parler aussi notre idiome. Il
  y a prs de six ans qu'il l'a appris par mes soins, et l'exprience
  lui ayant dmontr que lors de sa venue en France il avait bien
  fait d'changer ses moeurs et son nom espagnols contre ceux de la
  France, il a suivi le conseil que je lui ai donn d'lire domicile
   la Haye, de prendre un nom hollandais et de conformer sa faon de
  parler et d'agir  celle qui est en vogue chez nous, afin d'tre
  par l mieux reu de nos concitoyens. Et maintenant, sur le point
  de quitter le foyer de son prcepteur, il n'ose se hasarder en
  plein air, s'il ne lui est permis de s'abriter sous les ailes de
  Votre Seigneurie, laquelle, connaissant  fond la langue franaise,
  saura saisir le sens de ses paroles, lorsque, par ci, par l, il
  lui chappera quelque solcisme. Le jugement sagace de Votre
  Seigneurie, qui mesure aux bonnes choses les loges qui leur sont
  dus et qui ne se laisse point sduire par les mauvaises, toutes
  fardes qu'elles soient, saura discerner les endroits o il
  s'carte de l'esprit et de la gentillesse franaise et ceux o il a
  su en approcher. Et quoiqu'il tire son plus grand lustre d'un vice
  ha de tout le monde et qui le rend indigne de toute faveur, il
  s'est pourtant mis dans la tte qu'il suffisait de s'orner de
  l'clat de votre nom pour obtenir l'estime des Hollandais. Quant 
  moi, tout en reconnaissant la tmrit d'une conduite aussi
  arrogante, je ne regrette pas de la lui avoir inspire. Si votre
  bienveillance pour les Muses et pour ceux qui les cultivent daigne
  consentir  lui offrir l'asile qu'il rclame, il ne saurait s'y
  rfugier qu'en prsentant en mme temps  Votre Seigneurie
  l'hommage de mon profond respect, et qu'en me fournissant
  l'occasion de remercier Votre Seigneurie des nombreuses faveurs
  qu'elle accorde  nos Muses scniques en leur faisant l'honneur de
  sa prsence, et de lui tmoigner la vive reconnaissance que je
  ressens pour les bonts dont Elle m'a combl, et dont jamais la
  mmoire ne prira dans mon coeur. J'aurais bien aim tmoigner ma
  gratitude en offrant  Votre Seigneurie un sujet noble auquel ma
  Muse espre donner le jour; mais, comme son fruit n'est point
  encore  terme, et que je me flatte que l'oeuvre  laquelle deux
  esprits aussi minents que Lopez de Vega et Corneille ont
  travaill, n'aura pas t tout  fait gte par la traduction, je
  n'ai pas voulu attendre plus longtemps pour vous faire connatre
  l'ardeur de mon coeur reconnaissant, esprant que Votre Seigneurie
  daignera jeter un regard de bont sur ce que je me permets de lui
  offrir, et me permettra de me nommer,

    Madame,
      de Votre Seigneurie,
        le trs-humble, trs-oblig et trs-dvou serviteur,

    L. MEYER.

Anne de Hoorn appartenait  une famille patricienne d'Amsterdam, qui
compte encore aujourd'hui plusieurs rejetons. C'tait une femme d'un
haut mrite, trs-verse dans les littratures nationale et trangre.
Elle protgeait les gens de lettres, surtout Vondel, qui, dans des
temps malheureux, fut tir par elle de l'indigence.

La ddicace est suivie d'un couplet adress _aux Lecteurs_, et dont
voici le sens:

Tout homme qui aime  entendre mentir avec esprit et tromper pre,
matresses, amis et valets, doit faire connaissance avec ce
Menteur-ci; mais qu'il se garde d'en suivre l'exemple,  moins qu'il
ne soit certain d'tre n sous la mme plante. V. L.

  972. DE LOOGENAAR, Blyspel. De lastste druk. _T'Amsterdam, by de
    Erfgenamen van J. Lescailje en D. Rank, 1721._ Pet. in-8.

dition revue et corrige, dans laquelle tous les personnages portent
d'autres noms que dans la premire dition. Il est presque certain
qu'elle avait t prcde d'une autre dition spare; mais nous
n'avons pu la dcouvrir.

L'ptre ddicatoire nous a dj appris que le traducteur a
transport la scne de Paris  la Haye, et en gnral il a adapt avec
assez de bonheur les situations et le dialogue au nouveau cadre qu'il
a choisi. Les vers de Meyer, sans tre des meilleurs, coulent avec
assez de facilit, et, si la traduction n'est pas assez bonne pour
satisfaire le lecteur qui connat l'original, elle n'est pas assez
mauvaise pour nuire  l'effet que la pice a pu produire sur la scne.

Aprs l'inauguration du nouveau thtre d'Amsterdam, en 1774, le
_Menteur_ ne parut plus sur l'affiche. V. L.

Les vers de Huygens, dont nous avons parl ci-dessus, attestent en
mme temps que cette traduction le succs que le _Menteur_ eut en
Hollande. Voy. le no 318.

XVI

  973. RODOGUNE, PRINSESSE DER PARTHEN. Uit het Fransch van den
    Heer Corneille. _Te Amsterdam, by Aart Dirksz Oossaan,
    Boekverkooper op den Dam, op de hoek van de Beurs-straat,
    1687._ Met Privilegie. In-12 de 4 ff. prl. et 80 pp.

Traduction en vers par Franois Ryk.

Le titre est orn du fleuron de la Socit littraire _In Magnis
voluisse sat est_ (voy. le no 966).

La tragdie est prcde d'une ptre ddicatoire et du texte du
privilge accord  la Socit le 16 octobre 1687. Voici la traduction
de l'pitre:

A Madame Jacoba Victoria Bartolotti Van den Heuvel, pouse du
trs-honorable seigneur Koonraad Van Beuringen, ancien bourgmestre et
conseiller de la ville d'Amsterdam.

Madame, parmi les pices de thtre composes par la sieur Corneille,
cet excellent auteur franais, celle de _Rodogune, Princesse des
Parthes_, n'est pas considre par lui comme la moins bonne, soit par
rapport aux incidents qui en forment le noeud, soit par rapport au
tumulte des passions qui y sont dveloppes. L'amour, l'ambition, la
soif de la vengeance, l'affection inaltrable que se portent deux
frres rivaux, jointe  une tendresse respectueuse pour une mre
dnature, s'y montrent tour  tour, et sont propres non-seulement 
exciter une attention soutenue chez le spectateur, mais  faire vibrer
les cordes les plus sensibles de son me; et c'est surtout  mouvoir
que, suivant les connaisseurs, doit tendre la tragdie. On voit ici le
crime puni de sa propre main, tandis que l'amour et la vertu, aprs
avoir couru les plus grands dangers, finissent par triompher.

La Muse franaise prend plaisir ici  marier aux cyprs funbres le
myrte cher aux amants, et toutes ces raisons, jointes  la majest et
 l'excellence du style dans lequel la pice est crite, ont engag
notre Socit  l'offrir au thtre dans notre langue.

Comme Votre Seigneurie, depuis sa plus tendre jeunesse, a montr un
got singulier pour la posie et le beau langage, nous avons os lui
ddier cette traduction, dans l'espoir que, dans sa bont, elle ne la
ddaignerait pas, mais voudrait bien l'accepter avec l'hommage
respectueux de ceux qui se tiendront ternellement obligs  Votre
Seigneurie, et se disent,

    Madame,
      de Votre Seigneurie,
       les trs-humbles serviteurs.

    Sous la devise:
    IN MAGNIS VOLUISSE SAT EST.

Frans ou Franois Rijk tait un des membres les plus zls de la
Socit _In Magnis voluisse_. Il traduisit diffrentes pices de
Corneille, de Racine et d'autres potes franais. Quoique, parmi les
traductions qu'il a faites, celle de _Rodogune_ ne soit pas la
meilleure, la pice obtint cependant beaucoup de succs au thtre, et
ce fut surtout lorsque, dans les dernires annes du XVIIIe sicle et
dans les premires du XIXe, Mme _Wattier_ fut charge du rle de
Cloptre, que le public s'y porta avec enthousiasme. Aprs la
retraite de cette tragdienne, la pice disparut du rpertoire.

Koenraad ou Conrad Van Beuningen, mari de Jacqueline-Victoire
Bartolotti Van Heuvel, avait t le bras droit du Grand Pensionnaire
de Witt, et charg par lui des ngociations les plus dlicates aux
cours de Danemark, de France et d'Angleterre. Aprs la mort de de
Witt, il continua de servir l'tat dans divers postes minents,
jusqu'au jour o des symptmes d'alination mentale se dcouvrirent
chez lui et forcrent les magistrats  confier  sa femme la gestion
de ses biens. Il mourut en 1693. Mme Van Beuningen, durant le sjour
qu'elle fit  Paris de 1660  1666, avait probablement appris 
connatre et  apprcier les pices de Corneille, et ce fut cette
circonstance surtout qui engagea la Socit _In Magnis voluisse_  lui
ddier la traduction de _Rodogune_. V. L.

Sur _Mme Wattier_, Van Lennep ajoute la note suivante:

_Mme Wattier_, connue galement sous le nom de _Ziesenis_, qui tait
celui de l'architecte distingu qu'elle avait pous, dbuta en 1780
au thtre d'Amsterdam comme jeune premire, dans la tragdie, la
comdie et l'opra-comique. Le 11 novembre 1793, elle remplaa la
premire tragdienne dans le rle de Cloptre et obtint un immense
succs. Sa rputation, depuis ce temps, ne fit que grandir, et ceux
qui l'ont connue s'accordent  dire que, si dans son art elle a pu
avoir des rivales, aucune d'elles ne l'a surpasse. Elle unissait  un
port majestueux une beaut antique, des yeux tincelants de passion,
une voix galement propre  charmer et  faire frmir de terreur ceux
qui l'coutaient. Un vieil amateur nous racontait un jour qu'il avait
jou dans _Rodogune_ avec Mme Wattier sur un thtre de socit.
Lorsque, nous disait-il, elle nous adressait ces mots: _Mes
enfants, prenez place_, c'tait bien le diable si vous aviez pu rester
debout. Napolon, l'ayant vu jouer, la nomma sur-le-champ socitaire
de la Comdie franaise, titre qu'elle conserva jusqu' la fin de
1818. Invite par l'impratrice Josphine  la Malmaison, elle y joua,
avec Talma, deux scnes d'_Hamlet_, lui en franais, elle en
hollandais.

  974. RODOGUNE, PRINSESSE DER PARTHEN. Uit het Fransch van den
    Heer Corneille. _Te Amsteldam, by de Erven van J. Lescailje en
    Dirk Rank, op de Beurssluis, 1721._ Met Privilegie. Pet. in-8
    de 4 ff. et 80 pp.

Cette dition est absolument calque sur la prcdente. Le titre porte
le mme fleuron que le no 936.

  975. RODOGUNE, PRINSESSE DER PARTHEN. Uit het Fransch van den
    Heer Corneille. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en
    Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1744._ Met Privilegie.
    Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.

Troisime dition, reste inconnue  Van Lennep. La Bibliothque
nationale en possde un exemplaire.

XVII

  976. THEODORE, MAEGT EN MARTELARES, Treurspel. Uit het Fransch
    van den Heere P. Corneille. Labor excitat artem. _Te Rotterdam,
    by Joh. van Doesburg, Boekverkooper, 1715._ Pet. in-8 de 7 ff.,
    82 pp. et 1 f. blanc.

Traduction en vers par le libraire Jean Van Doesburg; on la dit fort
recommandable.

Les feuillets prliminaires comprennent un trs-mdiocre frontispice
grav par _Bleyswyk_ (frontispice qui est grav sur un feuillet
spar); le titre imprim; 2 ff. pour une ddicace en vers 
Dominique Roosmale, ancien chevin de la Schielande, amateur de la
posie, ddicace signe: JOH. VAN DOESBURG; 3 ff. pour un _Avis au
lecteur_ et les noms des personnages.

Le traducteur avoue dans sa prface que la tragdie de _Thodore_ n'a
pas russi  Paris, mais il attribue le peu de succs de cette pice
moins  son manque de mrite qu' la prudence excessive des
spectateurs franais, et cite  l'appui de ce qu'il avance l'opinion
que l'abb d'Aubignac a mise sur cette mme tragdie.

L'espoir du traducteur que le public hollandais aurait le got moins
difficile que celui de Paris ne s'est point ralis. Peut-tre mme
n'a-t-il jamais t mis  l'preuve. La pice ne paraissant pas sur le
rpertoire d'Amsterdam, on peut tre  peu prs sr qu'elle n'a pas
t reprsente ailleurs. V. L.

XVIII

  977. CLAVDII DE GRIEKS HERAKLIVS, Treur-Spel met op-dragt aen
    Syne Doorluchticheyt Leopoldus Wilhelmus, Aertz-Hertog van
    Oosten-Rijk, Hertog van Bourgoignien, Gouverneur General van
    de Neder-Landen. _Tot Brussel, by Claudius de Griek, boekverkooper,
    1650._ In-4 de 4 ff. et 55 pp. (dont la dernire est chiffre
    par erreur 43).

Le pote Claude de Griek exerait la profession de libraire 
Bruxelles, sa ville natale. Son _Hraclius_ est une version presque
littrale de celui de Corneille, qui avait t publi trois ans
auparavant; mais l'auteur parat ne pas s'en douter. Ni sur le
titre, ni dans l'ptre ddicatoire  l'archiduc Lopold-Guillaume,
il ne prononce le nom de Corneille. A. W.

  978. HERAKLIUS, Treurspel. _T'Amsteldam, by d'Erven van Albert
    Magnus, op de Nieuwendyk, in den Atlas, 1695._ Pet. in-8 de 4
    ff. et 80 pp.

Traduction en vers par Franois Ryk.

La vignette sur le titre reprsente Melpomne assise, tenant une
lyre sur le genou droit et une ruche sur la genou gauche. A ses
pieds sont des attributs de thtre; derrire elle, un personnage
allgorique branlant d'un air furibond un poignard et une torche;
plus bas, un satyre tenant les armes d'Amsterdam; au fond, un
amphithtre, et, plus loin encore, le Parnasse avec Pgase. Au
bas, la devise _Yver in liefd' bloeiende_ (zle fleurissant en
amour). V. L.

Ryk ne prononce pas plus le nom de Corneille que son devancier,
mais il avoue du moins, dans une ddicace en vers qu'il adresse 
Laurent Baak, que la pice n'est pas originale. J'espre, dit-il,
que vous ne trouverez pas mauvais que je vous fasse hommage de ce
byzantin franais costum  la hollandaise. A. W.

Laurent Baak tait issu d'une famille de riches ngociants, tous
aimant et pour la plupart cultivant les belles-lettres. La maison
de son grand-pre, appel Laurent comme lui, servait de point de
runion  Hooft, Vondel et autres beaux esprits du temps. Le
Laurent Baak dont il est question ici se distingua aussi comme
auteur. V. L.

  979. HERAKLIUS, Treurspel. _T'Amsterdam, by Izaak Duim, 1737._
    Pet. in-12.

Reproduction de l'dition de 1695, mais avec un nouveau fleuron.

Le succs d'_Hraclius_ fut moindre que celui de quelques autres
pices de Corneille. Il fut reprsent, pour la dernire fois, sur le
thtre d'Amsterdam en 1782. V. L.

  980. HERAKLIUS. Treurspel. _Te Amsteldam, by Izaak Duim,
    Boekverkooper op den hoek van den Voorburgwal en Stilsteeg,
    1762._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.

Au titre, le fleuron dcrit sous le no 737.

XIX

  981. ANDROMEDA. Treurspel. Verciet met Zang, Dans, Konst- en
    Vliegwerken. _T'Amsterdam, by Kornelis Sweerts, 1699._ Pet. in-8,
    front. grav.

Traduction en vers par Franois Ryk. Elle est prcde d'une ddicace
 Jo'nas Witsen, bailli d'Amsterdam. Le pote y raconte que la famille
de Witsen a produit nombre de Perses qui ont sauv la patrie du
dragon ennemi venu pour la dvorer. V. L.

  982. ANDROMEDA. Treurspel. Verciert met Zang, Dans, Konst- en
    Vliegwerken. _T'Amsterdam, by H. vande Gaete, 1715._ Pet. in-8
    de 4 ff. et 54 pp.

Rimpression reste inconnue  Van Lennep. Le frontispice est sign de
_Schynvoet_.

  983. ANDROMEDA, Treurspel. Verciert met Zang, Dans Konst- en
    Vliegwerken. _T'Amsterdam, by David Ruarus Boekverkooper,
    1730._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 64 pp., front. grav de
    _Schynvoet_.

  984. ANDROMEDA. Treurspel. Verciert met Zang, Dans, Konst- en
    Vliegwerken. _Amsterdam, by Izaak Duim, 1739._ Met Privilegie.
    Pet. in-8.

Chacune de ces ditions est orne d'une gravure diffrente, toutes
reprsentant Andromde attache au rocher et Perse combattant la
monstre. Ce fait, que la pice fut rimprime jusqu' trois fois dans
l'espace de quarante ans, tend  prouver qu'elle plaisait au public,
attir sans doute par le spectacle qu'on y dployait. On ne cessa de
la donner chaque anne jusqu'en 1789. Aprs cette poque, on ne la
retrouve plus sur l'affiche. V. L.

XXI

  985. [NICOMEDES, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P.
    Corneille gerymd door Kataryne Lescailje. _Amsteldam, 1684._
    Pet. in-8?]

Nous avons dj cit le nom de Catherine Lescailje, ne en 1649, morte
en 1711 (voy. le no 945).

Ds sa plus tendre jeunesse, elle avait compos des posies, et
Vondel, dans des vers qu'il lui avait adresss, l'avait qualifie de
moderne Sapho. Quoiqu'il y ait beaucoup  rabattre de cette
qualification, Mlle Lescailje mrite d'tre place au rang, sinon des
grands potes, au moins des meilleurs versificateurs de son temps.
Aprs la mort de son pre, elle dirigea la maison de librairie connue
sous le nom des hritiers Lescailje, au commencement seule, plus tard
conjointement avec _Thierry Rank_, qui avait pous la fille d'une de
ses soeurs. Elle-mme ne voulut jamais se marier, probablement de
crainte que le mari qu'elle aurait pris ne compromit le crdit et la
prosprit de la maison qu'elle dirigeait avec tant de succs. V. L.

Nous n'avons pas vu l'dition de 1684, que Van Lennep n'indique pas.
Nous en rtablissons la date d'aprs le privilge de l'dition
suivante.

  986. NICOMEDES, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P.
    Corneille gerymd door Kataryne Lescailje. _Te Amsteldam, by de
    Erfg: J: Lescailje, op de Middeldam, op de hoek van de
    Vischmarkt, 1692._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 3 ff. et 68 pp.

Au titre, un fleuron avec la devise: _Perseveranter._

Les ff. prlim. contiennent un front. grav dans le genre de _Romain
de Hooghe_, un titre imprim et 1 f. pour le privilge.

Le privilge est dat du 19 septembre 1684 et renouvel le 31 mars
1692.

  987. NICOMEDES, Treurspel. Uit het Fransch van den Heere P.
    Corneille, door Kataryne Lescailje. _T'Amsteldam, by Izaak
    Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, by
    den Dam, 1734._ Met Privilegie. Pet. in-12 de 72 pp. chiffr.

La traduction de Catherine Lescailje a t en outre rimprime dans le
recueil de ses posies (_De Dichten van Katharyne Lescailje_,
Amsterdam, by de Erfg. van J. Lescailje, 1731, 3 vol. in-4, t. IIIe,
pp. 401-484). Elle est encore porte, en 1782, au catalogue des pices
joues sur le thtre d'Amsterdam, bien qu'elle ft ds lors
abandonne.

XXII

  988. PERTHARITUS, KONING DER LOMBARDEN. Treurspel, gevolgd naar
    het Fransche van den Heer P. Corneille. _Te Amsteldam, by de
    Erfgenamen van J. Lescailje en Dirk Rank, 1723._ Met
    Privilegie. Pet. in-8.

Traduction en vers, par Sybrand Feitama.

  989. PERTHARITUS, KONING DER LOMBARDEN. Treurspel, gevolgd naar
    het Fransche van den Heere P. Corneille. Nooit te voren
    gedrukt.

_Tooneelpoezy van S. F[eitama] onder de Zinspreuk: Studio fovetur
ingenium_; te Amsteldam, by P. Visser en A. Slaats, 1735, 2 vol. in-4,
t. Ier, pp. 275-354.

On ne s'explique gure cette mention: _Nooit te voren gedrukt_
(imprim pour la premire fois).

  990. PERTHARITUS, KONING DER LOMBARDEN. Treurspel. Naar het
    Fransche van den Heer P. Corneille gevolgd, onder de Zinspreuk:
    Studio fovetur ingenium. Verbeterd in dezen tweeden druk. _Te
    Amsterdam, by Izaak Duim, Boekverkooper, op den hoek van den
    Voorburgwal en Stilsteeg, 1756._ Met Privilegie. In-8 de 4 ff.
    et 67 pp., front. grav.

dition revue et corrige.

  991. PERTHARITUS, KONING DER LOMBARDEN, Treurspel. Naar het
    Fransche gevolgd, onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium.
    _Amsterdam, 1773._ In-8.

Les ff. prlim. comprennent un trs-beau frontispice, dessin par
_Buys_ et grav par _Vinkeles_.

Quoique la traduction de Feitama soit une des meilleures qu'il ait
crites, elle n'a pas reparu au thtre aprs l'anne 1774. V. L.

XXIII

  992. EDIPUS, Treurspel. Dit het Fransch van P. Corneille.
    _T'Amsterdam, by de Erfgen: van J. Lescailje en Dirk Rank, op
    de Beurssluis, 1720._ Met Privilegie. Pet. in-8. de 11 ff. et
    96 pp.

Les ff. prlim. contiennent un beau frontispice de _J. Goeree_; le
titre porte l'agneau au milieu des flammes, avec la devise:
_Perseveranter._

Traduction en vers, par Balthasar Huydecoper.

Cet auteur, n en 1699, mort en 1778, appartenait  une famille
patricienne d'Amsterdam, dont plusieurs membres remplirent des postes
minents dans la rpublique. Lui-mme fut chevin dans sa ville natale
et bailli de l'le de Texel. Il crivit quelques tragdies, dont deux
surtout, _Achille_ et _Arsace_, obtinrent un succs mrit. Il publia,
en outre, plusieurs ouvrages de critique et de linguistique, dans
lesquels il fit preuve d'un got sr et d'une profonde rudition, et
qu'aiment encore  consulter les Hollandais qui veulent apprendre 
bien crire leur langue.

La traduction est prcde d'une ptre ddicatoire en vers, adresse
au fameux professeur P. Burman,  Leide, ptre dont nous essayons de
donner ici la traduction:

Le roi OEdipe, cet exemple de toutes les infortunes humaines, ce
prince le plus malheureux qu'ait vu l'antiquit, reparat sur la
scne, non dans un habit nouveau, ni versant des pleurs que je lui
fais rpandre, ni tel qu'il a paru pour la seconde fois  la cour de
France, applaudi par tous; mais tel que Corneille l'a fait briller,
toile resplendissante, illuminant de ses rayons l'Hlicon franais,
tel enfin qu'il se montra aux spectateurs mus jusqu'aux larmes de ses
malheurs. Celui-l est digne du supplice de Marsyas, qui, prsumant
trop de ses forces, ose disputer au grand pote de la France la
couronne qui lui appartient. Tel le soleil lorsqu'en plein midi il
rjouit et vivifie les champs qu'il claire, tel autrefois apparut
Corneille. Un autre [Voltaire] arrive, ple lune  minuit, et veut se
mesurer avec lui: c'est Diane qui osa dfier son frre. Mais le soleil
fend-il les nuages et se montre-t-il dans sa splendeur, on voit
aussitt plir le disque de la lune. De mme Corneille relvera la
tte, lorsque tout le monde aura vu fltrir et s'user par le temps et
la rouille le clinquant qui l'aveugle aujourd'hui. Mais, sachant ce
qui arrive  d'autres, je dois prvoir, etc.

La prface est bien crite, mais elle est trop longue pour la
reproduire ici.

Huydecoper nous apprend pourquoi l'_OEdipe_ de Corneille n'avait
point jusque-l trouv de traducteur; ou plutt, dans un dialogue
amusant, il en fait donner la raison par certain aristarque qui
prtend que la pice est la plus belle que son auteur ait crite, et
par l ne saurait tre rendue en hollandais, que la Socit littraire
_Nil volentibus_, qui a tout traduit, n'a pas os s'y frotter, etc.,
jugement, comme on peut le croire, peu encourageant pour Huydecoper,
qui venait d'achever sa traduction, et qui, malgr cela, ne laissa pas
de la faire reprsenter. Le reste de la prface est consacr  la
dissection de l'_OEdipe_ de Voltaire, dont il fait une critique amre
et gnralement assez juste; il avertit le lecteur qu'il s'est permis
de fondre en six lignes ce que dit Thse dans la Ve scne du IIIe
acte, depuis les mots:

    L'me est donc toute esclave, etc.

jusqu'au vers qui se termine par:

    Et puis nous laisser faire.

Ce morceau sur le libre arbitre, qui, d'aprs ce qu'en disent les
commentateurs de Corneille, contribua beaucoup au succs de la pice,
aurait choqu les rigides calvinistes de la Hollande et empch
peut-tre la reprsentation.

La critique de la pice de Voltaire dont nous avons parl ne resta
pas sans rponse. Ds le mois de mai de 1720, Huydecoper fut l'objet
de vives attaques dans une revue mensuelle de Hollande. Il fut pris 
partie aussi bien  cause de sa traduction qu' cause du jugement
port par lui sur les deux tragdies d'_OEdipe_. Il n'tait pas homme
 se laisser rduire au silence, et, dans le courant de la mme anne,
il fit paratre une rponse intitule: _Corneille verdedigd_ (voy.
notre chap. XIXe). Malgr tous les arguments qu'il put faire valoir,
la tragdie de Voltaire supplanta sur la scne hollandaise celle de
Corneille. _OEdipe_ figurait encore au rpertoire dans la premire
moiti de ce sicle. V. L.

  993. EDIPUS, Treurspel. Uit het Fransch van P. Corneille. _Te
    Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper,
    bezuiden het Stadhuis_, 1735. Met Privilegie. Pet. in-8 de 10
    ff. et 96 pp.

Rimpression textuelle de l'dition de 1720.

XXV

  994. [SERTORIUS, Treurspel. Gevolgt naar het Fransche van den
    Heere P. Corneille. _Te Amsteldam_, 1714. Pet. in-8?]

Traduction en vers, par Jean Haverkamp.

Nous n'avons pas vu l'dition de 1714, qui n'a pas non plus t cite
par Van Lennep. Nous la rtablissons  sa date d'aprs le privilge de
l'dition suivante.

  995. SERTORIUS, Treurspel; Gevolgt naar het Fransche van den
    _Heere P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erven van J. Lescailje
    en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1722._ Met Privilegie. In-12 de
    5 ff. prl. et 72 pp., fig.

Seconde dition de la traduction de Havercamp; elle est prcde d'une
ddicace  Georges Bruyn, seigneur de Hardenbroek, rgent des
hospices, directeur du commerce du Levant, etc., etc.

Le privilge est dat du 23 mai 1714, avec renouvellement du 1er
juillet 1728.

La figure, que nous avons compte parmi les ff. prl., est tire 
part; elle porte ce titre: _Sertorius_: _Treurspel_.

  996. SERTORIUS, Treurspel. Uit het Frans van den Heere P.
    Corneille, door T. A. _Te Amsterdam, by Hendrik Bosch, 1722._
    Pet. in-8.

Nouvelle traduction en vers, par T. Arendsz.

Le titre est orn d'un joli fleuron, reprsentant un jeune garon
sous un arbre auquel sont suspendus divers instruments de musique. On
lit au bas la devise: _Kies voorzigtig_ (fais un choix prudent). La
ddicace en vers, adresse au sieur Adriaan Lever, porte la signature
de Bosch, l'diteur. Une notice qui suit la pice contient une
traduction de l'_Examen_ publi par Corneille lui-mme; il y est dit,
en outre, que la traduction que Thomas Arendsz en avait faite existait
depuis longtemps en manuscrit, et qu'on la revit et corrigea avant de
la livrer  l'impression. La publication du travail de Haverkamp fut
sans doute cause qu'on jugea  propos de publier aussi celui
d'Arendsz. Sans cela ce serait un fait assez curieux que ces deux
traductions du mme ouvrage paraissant simultanment, et cela
longtemps aprs l'original. Quant aux traductions, toutes deux ont
leur mrite, et l'on pourrait dire que les beaux esprits s'y sont
rencontrs; car maintes fois on remarque des vers exactement
semblables chez l'un et chez l'autre traducteur. V. L.

XXVII

  997. OTHO, MET DE DOOD VAN GALBA, KEIZER VAN ROMEN, Treurspel.
    Naar het Fransch van den Heer P. Corneille. _Te Amsteldam, by
    de Erfgenamen van J. Lescailje, 1695._ Met Privilegie. Pet.
    in-8.

Traduction en vers d'_Othon_, par S. van der Cruyssen.

Au titre, la marque des hritiers de _Lescailje_, avec la devise:
_Laboranter_.

La traduction est prcde au privilge et d'une ddicace  Madame
Anna-lisabeth Hinloopen, pouse du sieur Joan Ewruyn Glimmen signe:
SIMON VAN DER CRUYSSEN,

La traduction est faible, et, comme elle ne fut pas rimprime, il
est  prsumer que la pice ne russit pas au thtre.

Mme Hinloopen,  qui la pice est ddie, descendait d'une famille
patricienne d'Amsterdam; elle tait rgente des hospices, dont son
mari tait rgent. V. L.

  998. OTHO, Treurspel door Jacob Zeeus. _Te Delf, gedrukt by
    Reinier Boitet, 1721._ Met Privilegie. Pet. in-8.

Seconde traduction en vers, par J. Zeeus. Elle est prcde de six
vers en l'honneur de l'auteur, dont voici la traduction:

    _Sur la tragdie d'Othon._

Melpomne, accoutume  parler un langage pur, donna ce joyau 
Zeeus, qui le traduisit en excellent hollandais, comme elle s'y tait
attendue. Elle a donn son approbation  cet ouvrage, et, comme elle
estime l'art au-dessus de l'or, elle appelle du geste _Othon_ sur la
scne et en bannit les mauvaises pices. J. VAN HOVEN.

Malgr l'enthousiasme avec lequel Van Hoven saluait cette traduction,
elle ne put obtenir les honneurs de la reprsentation. V. L.

XXIX

  999. ATTILA, KONING DER HUNNEN. Treurspel. Gevolgt naar het
    Fransche van den Heer P. Corneille. _Te Amsterdam, by de
    Erfgen: van Jakob Lescailje, op de Middeldam, op de hoek van de
    Vischmart, 1685._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 2 ff. et 64 pp.

Traduction d'_Attila_ en vers rims, par M. Elias. Le privilge, dat
du 19 septembre 1684, est accord aux rgents du thtre d'Amsterdam,
qui dclarent en faire cession aux successeurs de _Jacques Lescailje_.

Le titre est orn d'un fleuron qui reprsente une grande ruche
entoure d'abeilles, mais sans l'accompagnement des vieillards ni des
orphelins. Au fond, le Parnasse dont Pgase occupe le sommet, et au
pied duquel on voit Apollon et les Muses. Le tout est entour de deux
branches d'glantier, surmontes des armes d'Amsterdam, autour
desquelles s'enlace une banderole avec la devise de la chambre de
rhtorique: _In Liefde Bloeiende._ V. L.

  1000. [ATTILA, KONING DER HUNNEN. Treurspel. Gevolgt na het
    Fransche van den Heer P. Corneille. _Amsteldam, 1728._ Pet.
    in-8?]

Seconde dition de la mme traduction. Elle n'est pas indique par Van
Lennep, mais nous en donnons la date d'aprs le privilge de l'dition
suivante.

  1001. ATTILA, KONING DER HUNNEN. Treurspel. Gevolgt na het
    Fransche van den Heer P. Corneille. _Te Amsteldam, by Izaak_
    _Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis,
    1743._ Met Privilegie. In-8 de 71 pp.

Troisime dition de la traduction d'Elias.

Le privilge, dat du 27 mai 1728, porte renouvellement du 18 octobre
1743.

On a lieu de s'tonner qu'une traduction tout au plus passable
d'_Attila_ ait pu avoir plusieurs ditions. Quoiqu'elle soit encore
mentionne sur le catalogue des pices qui composaient le rpertoire
courant en 1782, il parat qu' cette poque elle tait abandonne
dj depuis longtemps. V. L.

XXX

  1002. [TITUS VESPASIANUS; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche
    van den Heere P. Corneille. _Te Amsteldam, 1714._ Met
    Privilegie. Pet. in-8?]

Traduction en vers de _Tite et Brnice_, par S. Feitama.

Cette premire dition est reste inconnue  Van Lennep, mais la date
nous en est fournie par le privilge de l'dition suivante.

  1003. TITUS VESPASIANUS; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van
    den Heere P. Corneille. _Te Amsteldam, by de Erfgen: van J.
    Lescailje, en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1722._ Met
    Privilegie. In-12 de 4 ff. prl. et 62 pp.

Rimpression de la traduction de Feitama; elle est prcde d'une
ddicace  Philippe Serrurier.

L'auteur dit qu'il a chang le titre de la pice de Corneille pour
qu'elle ne ft pas confondue avec la _Brnice_ de Racine.

Le privilge, dat du 23 mai 1714, porte renouvellement du 6 fvrier
1722.

  1004. TITUS VESPASIANUS, Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van
    den Heere P. Corneille. Merkelyk verbeterd. Nooit te voren
    alzoo gedrukt.

Cette dition corrige se trouve dans les OEuvres dramatiques de
l'auteur _(Tooneelpoezy van S. F[eitama] onder de Zinspreuk: Studio
fovetur ingenium_;te Amsteldam, by P. Visser en A. Slaats
boekverkoopers, 1735, 2 vol. in-4, t. IIe, pp. 229-308).

Feitama, dont nous avons dj cit une traduction de _Pertharite_,
tait un pote estim, surtout un bon versificateur. On a de lui,
outre plusieurs pices originales, bon nombre de traductions, une,
entre autres, de _la Henriade_, et une autre, en vers, du
_Tlmaque_, V. L.

XXXII

  1005. SURENA, VELDHEER DER PARTHEN; Treurspel. _Te Amsteldam, by
    Izaak Duim, boekverkooper; bezuiden het Stadhuis, 1738._ Met
    Privilegie. In-8 de 5 ff. et 64 pp.

Traductions en vers par Franois Ryk.

Les ff. prlim. comprennent 1 front. grav par _Punt_, le titre, le
privilge et une ddicace.

XXXIII

  1006. THOMAS VAN KEMPENS NAAVOLGING VAN JESUS CHRISTUS, naar de
    Fransche Uitbreiding van P. Corneille. In Nederduitsche
    dichmaat gebracht. _Te Amsterdam, gedrukt voor het
    Kunstgenootschap en te bekomen by de Erven van J. Lescaille,
    1707._ Met Privilegie. In-8 de 8 ff. (y compris un front.
    grav) et 151 pp.

Traduction des deux premiers livres de la _Paraphrase de l'Imitation
de Jsus-Christ_, publie par la Socit littraire _Nil volentibus
arduum_.

  1007. THOMAS VAN KEMPENS NAAVOLGING VAN JESUS CHRISTUS, naar de
    Fransche Uitbreiding van P. Corneille. De tweede druk op nieuws
    in rym vertaald en veel verbeterd. _Amsterdam, by de Erven van
    J. Lescaille, 1716._ Met Privilegie. In-8 de 6 ff. et 115 pp.,
    front. grav par _J. Luyken_.

Seconde dition, revue et corrige, de la mme traduction.

  1008. THOMAS A KEMPIS NAVOLGING CHRISTI in gedicht naer P.
    Corneille. _Gouda, 1710._ In-8.

  1009. TH. VAN KEMPENS NAVOLGING VAN JESUS CHRISTUS, meest gevolgt
    naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. _Te Rotterdam,
    by Jan Daniel Beman, 1730._ In-8 de 10 ff., 262 pp. et 2 ff. de
    table.

Traduction du troisime livre de la _Paraphrase de l'Imitation_,
publie par la Socit _Natura et Arte_.


VIII. Traductions en allemand.

  1010. [f]Erstlinge von Tragdien, Helden-Reimen und andern
    Tichteryen, von Tobias Fleischer.[f] _S. l._, 1666. In-8.

On trouve dans ce recueil des traductions de _Polyeucte_ et de
_Cinna_.

  1011. [f]=P. Corneille's Schauspiele.= Bearbeitet von J. J. Kummer.
    =Gotha=, 1779-1781.[f] 2 vol. in-12.

T. Ier: _Der Cid._--T. IIe: _Die Horazier._

Ces deux pices font partie de la collection intitule: _Theater der
Auslnder._

  1012. [f]=Peter Corneille's= Meisterwerke metrisch bersetzt [von Carl
    von Hnlein]. =Berlin, Ferd. Dmmler=, 1811-1817.[f] 2 vol. in-8,
    avec 8 figg. (2 thal.)

Ire partie, 1811: _Der Cid, Cinna._

IIe partie, 1817: _Horatius, oder der Kampf der Horatier und
Curiatier, Pompejus Tod._

  1013. [f]Auswahl aus =Corneille's Dramatischen Werken=. Frei
    bearbeitet von J. J. Kummer. =Gotha und Leipzig, Reichenbach.=
    1832.[f] 2 vol. in-18 (8 gr.)

T. Ier: _Der Cid._--T. IIe: _Die Horazier._

Ces deux pices ont reparu quelques annes plus tard dans la
collection intitule: _Classisches Theater_ (Gotha und Leipzig,
in-18).

  1014. [f]=Die Sinnreiche=[f] || TRAGI-COMOEDIA || [f]=genannt=[f] ||
    [f]CID, || ist || ein Streit der Ehre und Liebe. || verdeutscht ||
    vom || Georg Greflinger || Regenspurgern, || Kays. Notar. ||
    =Hamburg, || Gedruckt bey Georg Papen, || In Verlegung Johann
    Naumans|| Buchh. vor S. Joh. Kirchen. || Im Jahr= 1650.[f] Pet.
    in-8 de 42 ff. non chiff., plus un front. grav.

Le frontispice reprsente Rodrigue agenouill devant Chimne, prs du
cadavre du comte de Gormas. Chimne cherche  percer d'une pe la
poitrine du Cid, mais un Amour dtourne le coup. On lit au-dessus de
la planche: CID, || =Verdeutscht vom Georg Greflinger || Regenspurg.
Kayserl.= _Not_; et en bas: _Bey Johann Nauman Buchhandlern || in
Hamburg || Bart. Iselburg fe: Hamb._

Au titre se voit une marque qui reprsente la boule du monde surmonte
d'un cavalier dont le cheval porte des ailes. La tte du personnage se
perd dans les nuages, o l'on aperoit le chiffre du Christ. La terre
porte aussi le monogramme du Christ et de la Vierge, et sur une
banderole, qui se dveloppe  l'entour, on lit la devise: _Superata
Tellus_ (il faudrait vraisemblablement _Tellure_) _sidera domat_.

Au verso du titre, se trouve une ddicace dont voici la traduction
littrale:

Aux trs-excellentes et trs-nobles demoiselles, Mademoiselle
lonore Edwige et Mademoiselle Anne Dorothe, duchesses de Schleswig,
Holstein, Stormarn et Dithmarschen, comtesses d'Oldenbourg et de
Delmenhorst, etc., ses trs-gracieuses demoiselles, l'diteur Jean
Naumann, libraire  Hambourg, ddie respectueusement cette pice.

La ddicace est suivie d'un quatrain des plus mdiocres. Vient ensuite
un _Avis au Lecteur_ dont voici la traduction:

Cette tragdie qui finit dans la joie, autrement dit cette
tragi-comdie appele _le Cid_, n'est qu'un combat entre l'honneur et
l'amour. Les Franais et les Hollandais sont d'avis qu'aucune pice
n'a encore dpass l'invention de celle-ci. L'auteur, qui est
Franais, s'appelle Cornelius. Ses paroles sont brves, mais pleines
de sens; il est douteux qu'un Allemand puisse rendre ses vers aussi
brivement sans les massacrer. Je n'en reproduis que l'ombre; c'est
dans le franais qu'on peut voir le tableau original. Si quelqu'un
veut en avoir plus ample connaissance, qu'il s'y reporte; mon tableau
s'effacera volontiers, car il n'a pas t compos pour briller, mais
pour m'exercer  l'tude des langues. On y trouvera un grand travail.
Il m'a fallu beaucoup de peine pour reproduire l'ombre, je ne parle
pas du tableau. J'espre d'ailleurs que personne ne me reprochera, 
moi, le plus humble de ceux qui se sont enivrs aux fontaines de
Castalie, d'avoir traduit en allemand semblable ouvrage. Je suis
Allemand, c'est--dire libre; j'ai la libert de m'exercer dans ma
langue et dans celle des autres, tout comme le plus savant, pourvu que
je me borne  crire des choses honorables et qui ne fassent tort 
personne. J'ai conserv la forme versifie,  l'exemple des Franais
et des Hollandais; je n'ai rien dit de plus ni de moins, m'attachant
cependant plus au sens qu'aux mots. Chaque langue a ses expressions
qui lui sont propres; on doit chercher  les remplacer le mieux
possible. Si cette pice te plat, tu peux en attendre trois autres:
_la Fcheuse Contrainte_ (_der beklgliche Zwang_), _Laure_ (_die
Laura_) et _Andronic et Aron_. Si ces pices te plaisent  leur tour,
accorde-moi tes bonnes grces, sinon j'aurai du moins le profit de
m'tre de la sorte initi  la langue franaise. Porte-toi bien et
prends tout en bonne part.

    Je suis ton dvou serviteur,

    G. G. R. K. N. [Georges Greflinger,
    notaire imprial  Ratisbonne].

    Hambourg, le 1er aot 1650.

Les ff. prliminaires comprennent encore un long argument.

Si le style de Greflinger n'est pas sans faiblesse, on ne peut lui
contester un vrai mrite. On trouve dans sa traduction nombre de vers
bien frapps. Bien que l'expression n'ait pas, en gnral, la
concision du modle, il est remarquable qu'il ait russi  rendre _le
Cid_ vers pour vers; il a mme imit la forme et le mtre des stances
de Rodrigue.

  1015. [f]=Die Sinnreiche=[f] TRAGI-COMOEDIA [f]=genannt=[f] CID,
    [f]ist ein Streit der Ehre und Liebe. Verdeutscht von Georg
    Greflinger, Regenspurgern Kays. Notar. Hamburg, in =Verlegung
    Georg Wolf Buchh. in S. Joh. Kirchen, im Jahr= 1679.[f] In-8
    de 37 ff. non chiff., plus un front. grav.

Rimpression de la traduction de Greflinger.

  1016. [f]=Deutscher Schaubhne= erster Theil, auff welcher in dreyen
    sinnreichen Schau-Spielen, die wunderbare Wrfung keuscher
    Liebe und der Ehren vorgestellet wird. 1. Der Cid. 2. Der
    Chimene Trauer-Jahr. 3. Der Geist des Graffen von Gormas oder
    der Todt des Cid. Aus dem Franz. bersetzt durch Isaac Clauz
    aus Straburg. =Straburg.= 1655.[f] In-8.

Nous n'avons pas eu ce recueil sous les yeux et ne pouvons en donner
une description complte.

La seconde pice est, croyons-nous, la _Suite et le Mariage du Cid_,
de Chevreau (_Paris, 1638_); la troisime est l'_Ombre du comte de
Gormas et la Mort du Cid_, de Chillac (_Paris, 1639_).

  1017. [f]=Der Cid=, Trauerspiel. Aus dem Frantzsischen ins
    Hochdeutsche bersetzt und dem Durchl. Frsten und Herrn Anthon
    Ulrichen, Herzogen zu Braunschweig und Lneburg, unterhnigst
    zugeeignet, von Gottfried Langen. =Braunschweig= 1699.[f] In-8.

  1018. [f]=Der Cid=, Tragdie in fnf Aufzgen. Aus dem Franzsischen
    von U. L. Gust. S. Kleffel. =Rostock, Stiller=, 1779.[f] In-8 (9
    gr.)

Kayser indique cette traduction avec la date de 1807. Faut-il voir
dans cette indication une erreur de chiffre ou supposer une seconde
dition?

  1019. [f]=Der Cid=, Tragdie in fnf Aufzgen von Corneille.
    Uebersetzt von Ant. Niemeyer. =Kthen=, 1810.[f] In-8.

  1020. [f]=Der Cid.= Trauerspiel in fnf Acten nach Peter Corneille.
    Von Graf K. Chr. E. Benzel-Sternau. =Gotha, Becker=, 1811.[f] Gr.
    in-8 (16 gr.).

  1021. [f]=Der Cid=, ein Trauerspiel in fnf Aufzgen, nach P.
    Corneille. Von Matth. Collin.[f]

Cette traduction a t publie dans le t. Ier des _OEuvres
dramatiques_ de Collin. (_Math. Collin's Dramatische Werke_; Pesth,
Hartleben, 1817, 4 vol. in-12.)

  1022. [f]=Der Cid=, Schauspiel in fnf Akten nach Corneille.--=Der
    Wahrsager=, Schauspiel in zwey Abtheilungen nach Poinsinet.
    =Brandenburg, Wiesike=, 1820.[f] In-8.

  1023. [f]=Der Cid=, romantisches Trauerspiel zum Theil nach spanischen
    Romanzen. Von E. =Ortlep. Leipzig, Lehnhold=[f]. 1828. In-8.

Imitation partielle de la tragdie de Corneille.

  1024. [f]=Der Cid=, ein Trauerspiel in fnf Aufzgen, aus dem
    Franzsichen des Herrn Corneille bersetzet.[f]

Traduction en vers insre dans: _Die deutsche Schau-Bhne nach den
Regeln und Exempeln der Alten; ans Licht gestellt von Joh. Christoph
Gottscheden_, Ire part. (Leipzig, 1742, in-8), pp. 329-406.

  1025. [f]=Uebersetzung des Cid= von Corneille (Act.[f] I-III.),
    [f]mit einem Nachwort von O. Kallsen, Dr. phil.[f]

Cette traduction est insre dans le _Programm des kn_.
_Gymnasiums zu Meldorf am Ende des Schuljahres_ 1856; Meldorf,
1836, in-4 de 38 pp.

Meldorf, petite ville du Holstein, appartenait alors au Danemark.

  1026. [f]=Der Cid=, Tragdie von P. Corneille. Uebersetzt von dem
    Oberlehrer Carl Franke.[f]

Cette traduction est insre dans la publication suivante:

_Programm womit zu der fur Sonnabend und Montag, den 15. und 17.
August im kniglichen katholischen Gymnasium zu Sagan bestimmten
ffentlichen Prfung, Redebung, Entlassung der Abiturienten und
Versetzung der Schler aller Klassen ergebenst einladet Dr. Floegel,
Director, Ritter des rothen Adlerordens 4. Classe._ Sagan,
Schnellpressendruck von P. H. Raabe und Sohn, 1868. In-4 de 40 pp.  2
col. (pp. 3-27).

Elle est en vers non rims et serre le texte autant que possible.
L'auteur n'a voulu, dit-il, que fournir aux lves de la classe
suprieure l'occasion de parcourir de nouveau une pice qu'ils avaient
dj tudie avec lui dans le courant de l'anne scolaire.

  1027. [f]=Der Cid=, Trauerspiel in 5 Aufzgen von P. Corneille.
    Uebersetzt von Malvine Grfin Waltzan. =Leipzig, Ph. Reclam
    jun.=, 1873.[f] Gr. in-16 de 59 pp.

_Universal Bibliothek_, no 487.

X

  1028. [f]=Des Herrn=[f] T. (_sic_) CORNEILLE [f]=Horatz, oder
    gerechtfertigter Schwester-Mord=, Trauer-Spiel aus seinem
    Franzsischen ins Teutsche gesetzt. In Verlegung[f] _Johannis
    Cundisii_, [f]=Buchhndlers in Grlitz. Leipzig, gerdruckt bey
    Christian Michael=, 1662.[f] In-8.

Traduction d'_Horace_, par D. E. Heidenreich.

  1029. [f]=Die Horazier=, ein Trauerspiel in fnf Aufzgen, aus dem
    Franzsichen des Herrn Peter Corneille bersetzet von Friedr.
    Erdmann Freyh. von Glaubitz, Kaiserl. und
    Reichs-Cammergerichtsassessoren.[f]

Traduction en vers insre dans: _Die Deutsche Schau-Bhne nach den
Regeln und Exempeln der Alten_; _ans Licht gestellt von Joh. Christoph
Gottscheden_, Ire part. (Leipzig, 1742, in-8), pp. 1-78.

  1030. [f]=Die Horazier=, Trauerspiel. Von Georg Behrmann. =Hamburg=,
    1752.[f] In-8.

Imitation d'Horace.

  1031. [f]=Die Horatier=, Trauerspiel in 5 Aufzgen nach P. Corneille.
    =Quedlinburg=, 1811.[f] Gr. in-8.

  1032. [f]=Horace=. Eine Tragdie von P. Corneille. Herausgegeben von
    Herm. Drgens. =Kln und Neu, Schwan'sche Verlagshandlung=,
    1861.[f] Gr. in-8 de XXVIII et 64 pp. (10 gr.)

XI

  1033. [f]=Cinna, oder die Gtigkeit Augusti=, ein Trauerspiel des
    Corneille.[f]

Irdische Flora_, 1702, in-8, pp. 95 sqq.

  1034. [f]=Cinna, oder die Gtigkeit des Augustus.= Trauerspiel aus dem
    Franzsischen bersetzt. =Wien=, 1750.[f] In-8.

Une premire traduction de _Cinna_ fut publie en 1655, en mme temps
que la traduction de _Polyeucte_ (voy. le no 1010).

XII

  1035. POLYEUCTUS || [f]oder|| =Christlicher Mrtyrer= || Meist aus
    dem Franzsischen || des H.[f] Corneille [f]ins Deutsche || gebracht
    || Mit sich darzu fgenden neuen Erfin- || dungen vermehret ||
    und || vor weniger Zeit || In Gegenwart und Versamlung || hoher
    Hupter || E. Hochlbl. Universitt und || E. Ed. E. Hochweisen
    Raths || zu Leipzig || durch || Ein ffentliches Trauer-Spiel
    || Nach anderer dergleichen Auffhrung auff gesche- || henes
    instndiges Ansuchen || Einer Studierenden Gesellschaft ||
    vorgestellt || von= Christophoro Kormarten, Lips. || =Leipzig und
    Hall in Sachsen, || In Fickischen Buchlden anzutreffen= 1679.[f]
    In-8 de 8 ff (dont le 2e et le 3e sont blancs) et 221 pp.

Imitation de _Polyeucte_ en prose par Christophe Kormart. Elle est
ddie  neuf professeurs ou ngociants de Leipzig et de Hambourg,
protecteurs du traducteur. La ddicace est suivie d'un avis au
lecteur, dans lequel Kormart dclare que, malgr tous les mrites de
Corneille, il s'est permis d'introduire a et l quelques changements.

Kormart a voulu arranger la pice de Corneille d'aprs le got
allemand. A ct de scnes empruntes mot pour mot  l'original, il a
introduit des scnes nouvelles dans lesquelles il met en action les
faits qu'un simple rcit rvle au spectateur dans la tragdie
franaise. Il n'est plus question de l'unit de lieu; la scne change
sans cesse; l'alexandrin est transform en simple prose. Si les
personnages ont conserv l'tiquette en usage  cette poque, s'ils se
parlent encore  la troisime personne du singulier, ils sont
cependant devenus plus solides et plus vivants. Le tide confident et
conseiller Narque, par exemple, a fait place  un Africain, plein
de la foi la plus ardente, qu'une amiti enthousiaste unit 
Polyeucte. Les principales figures de Corneille ont reu une marque
plbienne; elles sont devenues infiniment plus communes, mais aussi
plus puissantes. Voy. Devrient, _Geschichte der deutschen
Schauspielkunst_, t. Ier (Leipzig, 1848, in-8), pp. 234-241.

  1036. [f]=H. Corneille Polyeuctus=, oder[f] TRAGOEDIA [f]=vom
    christlichen Martyrer Polyeuctus=, aus Frantzischen [_sic_]
    geteutscht und und mit neuen Erfindungen anstndiglich vermehrt
    von C. R. L. Hall, =in Verlegung Johann Fickens S. Witbe=
    1673.[f] Pet. in-8 de 6 ff. prl. non chiff. et 221 pp.

  1037. [f]=Polyeuctes=, ein Mrtyrer. Christliches Trauerspiel. Aus dem
    Frantzsischen des[f] P. Corneille [f]bersetzt von Catharina Salome
    Linckin, gebohrner Feltzin. =Straburg=, 1727.[f] Pet. in-8.

Traduction en vers.

  1038. [f]=Polyeuctes, christlicher Mrtyrer.= Trauerspiel. Leipzig=[f],
    1733. In-8.

  1039. [f]=Polyeuctes=, christliches Trauerspiel. =Wien=, 1750.[f] In-8.

  1040. POLYEUCTE MARTYR, tragdie chrtienne. [f]=Oder Der Mrtyrer
    Polyeuctes=, welcher in der achten Verfolgung deren Christen
    unter dem Kayser Decio enthauptet worden, in einem christlichen
    poetischen Trauer-Spiel vorgestellet von P. Corneille,
    Frantzisch und Deutsch.[f]

Traduction en vers rims accompagne du texte original en regard. Elle
est insre dans un recueil qui n'a pas de titre gnral et commence
par la pice suivante:

GABINIE, tragdie chrtienne, =oder die unter der letzteren zehenden
schweresten Haupt-Verfolgung Kaysers Diocletiani standhaffte Christin
Gabinie, in einem christlichen poetischen Trauer-Spiel vorgestellt von
P. B. [Palaprat und Brueys]. Frantzisch und Deutsch. Franckfurth und
Leipzig, verlegt Gottlieb Siegert, Buchhndl. in Hirschberg, 1734.=
In-8 de 8 ff. prl. et 351 pp. avec 2 figg.

_Polyeucte_ occupe les pp. 160  351 de ce volume. Le texte est
prcd d'une figure. Le but du traducteur a t simplement de
prsenter au lecteur des pices difiantes.

XIV, XV

  1041. [f]=Der Lgner=, Lustspiel in zwei Theilen von Corneille ins
    Deutsche bersetzt. =Quedlinburg=, 1762.[f] Gr. in 8 (6 gr.)

Traduction du _Menteur_ et de la _suite du Menteur_, par J. A.
Tiessen.

  1042. [f]=Der Lgner=, Lustspiel in fnf Aufzgen. Aus dem
    Franzsischen von P. Corneille. =Wien, Wallishauer=, 1807.[f] In-8
    (8 gr.)

XVI

  1043. RODOGUNE [f]=Prinzessin aus Parthien=, Trauer-Spiel aus des
    Corneille Franzsischen bersetzet durch F. E. Bressand.
    =Wolffenbttel, gedruckt bey Caspar Johann Bimarckt=, 1691.[f]
    In-8.

Traduction en vers.

  1044. [f]=Rodogne, Prinzessin der Parthen=, ein Trauerspiel in fnf
    Aufzgen, aus dem Franzsischen von P. Corneille. =Leipzig,
    Barth=, 1769.[f] In-8 (4 gr.)

  1045. [f]=Rodogne=, Trauerspiel in fnf Aufzgen nach Corneille, von
    A. Bode. =Berlin und Leipzig=, 1803.[f] In-8 (10 gr.)

  1046. =Rodugune, Parthische Prinzessin.= Trauerspiel von P.
    Corneille. Deutsch von H. Heller. =Leipzig, Ph. Reclam jun.=,
    1874.[f] Gr. in-16 de 61 pp.

_Universal-Bibliothek_, no 528 (2 gr.).

XXV

  1047. SARTORIUS, [f]in einem Schau-Spiel, bey hchsterfreulicher
    Begehung des Gebuhrts-Tages der durchlauchtigsten Frstin und
    Frauen, Frauen Elisabetha Juliana, Hertzogin zu Braunschweigk
    und Lneburk, gebohrne Hertzogin zu Schlewig und Holstein,
    etc., etc., von einigen Theils Dero hochfrstl. Durchl. Frstl.
    hoch-Grfl. und Adelichen Persohnen, auff dem neuen Theatro zu
    Saltzthal vohrgestllet, im Jahr 1694.[f] _S. l._, in-8.

L'auteur, F.-E. Bressand, reconnat dans sa prface que sa pice n'est
qu'une traduction. Il rapporte, du reste, qu'il a traduit encore
d'autres tragdies franaises: _Rodogune_, _Athalie_, _Hermngilde_,
etc.


IX. Traductions en danois.

IX

  1048. [f]=Dansk Oversettelse= af dend tredie Scena i dend tredie Act
    af Mr. Corneilles franske= Tragoedie, =som kaldis Cid. Gioort=
    =for tidsfordrivs skyld af Fr. D'Anholt, som i 19 aar haver
    opholdet sig i Danmark.[f] (A la dernire page:) [f]=Trykt i Paris=
    1696.==[f] Pet. in-4 de 8 pp.

Traduction de la troisime scne du troisime acte du _Cid_ par Fr.
d'Anholt (Frdric Rostgaard).

  1049. [f]=Dansk Oversettelse= af dend tredie Scena i dend tredie Act
    af Mr. Corneilles franske[f] Tragoedie, [f]=som kaldis Cid=, Gioort for
    tidsfordrivs skyld af Fr. D'Anholt. =Pariis=, 1696.[f] (A la
    dernire page:) [f]Paris, 1696.[f] Pet. in-4 de 8 pp.

Cette traduction est la mme que la prcdente, mais l'impression
offre quelques variantes.

XII

  1050. [f]=Polieuctes Martyr.= Tragedie udi fem Acter. Oversat paa
    Danske Vers af det Franske Sprog efter Herr Pt. Corneilles
    Original. Til det Kongl. Danske Theaters Brug. =Kibenhavn=,
    1763.[f] In-8 de 96 pp.

Traduction de _Polyeucte_,  l'usage du Thtre royal danois.
L'auteur est Vilhelm Bornemann.


X.--Traductions en sudois

IX

  1051. LE CID. [f]=Eller Then om Heder tflande Krleken.= Sorge-Spel
    Uti Fem Afhandlingar. Frfattat p Franzska af then widt
    bermde[f] Pierre Corneille, [f]Och P Swensk vers fwersatt 1739,
    Af[f] Gabriel Boding. [f]Frestlt p then Kongl. Skdeplatzen i[f]
    Stockholm. [f]Frsta gngen then 23 Sept. 1740.[f] _Stockholm_,
    [f]=Tryckt uti Kongl. Tryckeriet.=[f] In-4 de 72 pp. (1 daler. 16 re).

Traduction reprsente pour la premire fois sur le Thtre du Jeu de
paume (_Bollhus_),  Stockholm le 23 septembre 1740; reprise sur le
Thtre de la Houblonnire (_Humlegrden_), le 25 aot 1777.

Gabriel Boding, n on 1714, mort en 1790, tait arpenteur dans le
gouvernement de Stockholm. Outre le _Cid_, il a fait paratre, en
1741, une traduction des _Fourberies de Scapin_, de Molire.

  1052. CID, tragedi i 5 akter af Pierre Corneille. Fritt fversatt
    af P. Westerstrand. _Stockholm, Horbergska Botryckeriet, 1843._
    In-8 de 76 pp. et 1 f. d'errata.

Traduction en vers. Elle avait paru ds l'anne 1839 dans les
_Metriska fversttningar af P. Westerstrand_, mais l'auteur lui fit
subir plusieurs changements dans l'intervalle.

X

  1053. [f]=Horace=, Sorge-Spel i fem Afhandlingar af P. Corneille,
    fwersatt af J. Berghult.[f]

Traduction reprsente sur le thtre du Jeu de paume,  Stockholm, en
1741.

On doit  l'auteur, Berghult, deux autres traductions du franais: _le
Grondeur_ (_Tvrviggen_), de Brueys et Palaprat, et _l'Impromptu de
garnison_ (_Den illfnige Friaren_).

XIV

  1054. [f]=En Bttrad Will-Hierna, Och en Trogen Wnskap=, Frstld uti
    en Af Engelskan fwersatt= Comoedia =Som wardt fwersnd Till
    Herr Cantzeli-Rdet[f] Baron Eric Wrangel [f]Af En frwarande wn.
    hr 1721. =Stockholm, Tryckt uti=[f] _A. Holms_ [f]=Tryckerij=,
    1723.[f] In-8 de 3 ff. et 113 pp.

Traduction du _Lying Lover_, de Steele. On a vu ci-dessus (no 917) que
cette pice est imite du _Menteur_. L'auteur de la prsente
traduction est le comte Charles Gyllenborg, prsident de la
chancellerie sudoise, n en 1679, mort en 1746, qui fit reprsenter
en 1737 une imitation du _Franais  Londres_, de Boissy (_Den Svenska
sprtthken_), et, en 1745, une traduction de l'_Andromaque_, de
Racine. L'diteur, le baron Eric Wrangel, n en 1686, mort en 1765,
fit reprsenter sous son nom,  Stockholm, deux tragdies en vers,
_Frken Snhvit_ (_Mlle Blanche comme neige_) (1737), et _Torilla_
(1738).

  1055. EN BTTRAD VILLHJERNA, OCH EN TROGEN VNSKAP. Frestld uti
    en af Engelskan fversatt comoedia, som vardt fversnd till
    Eric Wrangel. _Upsala, tryckt hos P. Hanselli_, 1861. In-8 de
    124 pp.

Rimpression de la traduction prcdente. C'est un tirage  part  25
exemplaires du recueil intitul: _Samlade Vitterhetsarbeten af Jacob
och Anders Wollimhaus samt Olof och Carl Gyllenborg_; Upsala, 1863,
in-8, pp. 243-366.

  1056. [f]=Baron Sorgfri eller en frbttrad Will-Hierna=[f],
    Comoedia [f]i fem Akter efter Steele, fritt fwersatt af C.
    Gyllenborg[f].

Texte revu de la traduction de C. Gyllenborg, reprsent au Thtre du
Jeu de paume (_Bollhus_),  Stockholm, le 11 fvrier 1745.


XI. Traductions en russe.

IX

  1057. [Cyrillique: Cid, tragediya v' 5 deystviyah'. Sochineniye
    Korneliya; perevod' frantsuzskago belymi stihami. Sanktpeterburg'],
    1779 In-8 (50 kop.)

Traduction du _Cid_ en vers blancs.

  1058. [Cyrillique: Cid, tragediya v' 5 deystviyah' v' stihami.
    Sochineniye P. Korneliya; perevod' frantsuzskago Pavel'
    Kat[i)]enn. Sanktpeterburh',] 1822. In-8.

Traduction du _Cid_, par Paul Katjenin.

XI

  1059. [Cyrillique: Cinna, ili Avgustovo Miloserdie, tragediya
    v' 5 deystviyah'. Sochineniye P. Korneliya; perevod' s'
    frantsuzskago belymi stikhamii. Sanktpeterburh'], 1779. In-8
    (50 kop.)

Traduction de _Cinna_ en vers blancs.

XII

  1060. [Cyrillique: Polievkt' muchenik', tragediya khristianskaja
    Petra Korneliya perevod' s' frantsuzsk stihov' v'
    russkiye N. X.]

Traduction de _Polyeucte_, reprsente sur le thtre de la cour de
Russie, au mois de janvier 1759. Il en existe une copie manuscrite 
la Bibliothque nationale (Msc. slaves, no 41).

XIII

  1061. [Cyrillique: Smert' Pompeyeva, tragediya v' 5 deystviyah'.
    Sochineniye P. Korneliya; perevod' s' frantsuzskago belymi
    stikhamii. Sanktpeterburh',] 1779. In-8 (50 kop.)

Traduction de _la Mort de Pompe_ en vers blancs.

XVI

  1062. [Cyrillique: Rogoduna, tragediya v' 5 deystviyakh'.
    Sochineniye Korneliya; perevod' s' frantsuzskago prozoyu.
    Moskva, v' T. Kompanija tipografi[vs]eskaja], 1788. In-8 (40 kop.).

Traduction de _Rodogune_, en prose.


XII. Traductions en serbe.

X

  1063. [Cyrillique serbe: Horacije. Tragedija u 5 chinova od
    Petra Kornelja. S francuskog prevyeo Nikola Marinovi[c]. U
    Byeogradu, u Dra[vz]avna [vS]tamparija], 1871. In-16 de 4 ff.,
    102 pp. et 1 f. blanc.

Traduction d'_Horace_ en vers, par Nicolas Marinovi[c], ddie au
major Michel Anastasijevi[c], le clbre patriote  qui Belgrade
doit la fondation de son universit. Le traducteur, fils de l'ancien
prsident du ministre serbe, a fait toutes ses tudes  Paris, et sa
parfaite connaissance de la langue franaise lui a permis de suivre le
texte original avec une grande fidlit.


XIII. Traductions en polonais.

IX

  1064. CYD RODRYG, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez And.
    Morsztyna. _Supra[s]l_, 1752. In-8.

Traduction du _Cid_, par Andr Morsztyn.

  1065. CYD, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez L.
    Osi[n]skiego. _Warszawa_, 1861. In-8.

Traduction du _Cid_, par Louis Osi[n]ski. M. Estreicher
(_Bibliografia polska_, t. Ier, p. 370) la cite dans sa liste des
ouvrages dramatiques, mais ne la mentionne pas, t. IIe, p. 432, au mot
_Kornel_. On en trouve un extrait dans les oeuvres d'Ignace Krasicki
(_Dzieta poetyckie Ignacego Krasickiego_; W Warszawie, 1803, 10 vol.
in-8, t. IIIe, pp. 364-368).

X

  1066. HORACYUSZE, tragedya P. Kornela, przek[~l]adania L.
    Osi[n]skiego. _Warszawa, 1802._ In-8.

Traduction d'_Horace_, par L. Osi[n]ski. On en trouve un extrait dans
l'dition des oeuvres de Krasicki cite plus haut, t. IIIe, p. 368-373.

  1067. HORACYUSZE, tragedya P. Kornela, przek[[~l]adania L.
    Osi[n]skiego. _Warszawa, 1861._ In-8.

XI

  1068. CYNNA ALBO [~L]ASKAWO[S][C] AUGUSTA, tragedya P. Kornela
    z francuzkiego przek[~l]adania Ks. Franc. Godlewskiego. _Wilno,
    Zawadzki, 1807._ In-8.

Franois-Xavier Godlewski, n en 1769, mort en 1838, a publi 4
volumes de sermons et des traductions de _Cinna_, de Corneille, et de
la _Thbade_, de Racine.

  1069. CYNNA, CZYLI [~L]ASKAWO[S][C] AUGUSTA, tragedya w 5
    aktach z P. Kornela przez L. Osi[n]skiego. _Warszawa, 1861._
    In-8.

M. Estreicher, t. Ier, p. 370, cite la traduction de _Cinna_, par
Osi[n]ski, comme ayant t publie  Varsovie en 1861, mais, plus
loin (t. IIe, p. 432), il en parle comme d'un manuscrit existant  la
bibliothque de l'Universit de Cracovie.

XII

  1070. POLIEUKT, tragedya chrze[s]cia[n]ska P. Kornela
    przek[~l]adania W. Niemojowskiego. _S. l. n. d._ [1819]. In-8.

Traduction de W. Niemojowski.

  1071. POLLIEUKT MECZENNIK, tragedya chrze[s]cia[n]ska w 5
    aktach, t[~l]maczona z francuzkiego z dzie[~l] P. Kornela
    przez Stanislawa Laskowicza. _Wilno, A. Marcinowski, 1836._
    In-8 de 92 pp.

Stanislas Laskowicz ne s'est fait connatre que par sa traduction de
_Polyeucte_ et des traductions de Voltaire.

XIII

  1072. [S]MIER[C] POMPEJUSZA, tragedya w 5 aktach z P. Kornela
    przez W[~l]. Miniewskiego.

M. Estreicher cite cette traduction de _la Mort de Pompe_, t. Ier, p.
370; nous ne savons o elle a t publie.

XIV

  1073. [~L]GARZ, komedya P. Kornela, na[s]ladowania z Lopego
    Wegi, przek[~l]adania Leona Moszy[n]skiego. _S. l. n. d._
    [vers 1775]. In-8.

Traduction du _Menteur_, par le clbre Ignace Krasicki, sous le
pseudonyme de Lon Moszy[n]ski.

  1074. [~L]GARZ, komedya P. Kornela, na[s]ladowania z Lopego Wegi
    przek[~l]adania Leona Moszy[n]skiego. _Warszawa, 1780._ In-8.

Rimpression de la traduction de Krasicki. Il en existe une autre
dition spare (_Warszawa_, 1832, in-8).

XVIII

  1075. HERAKLIUSZ, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez
    Aleksandrowicza. _Lww, 1749._ In-8.

Traduction d'_Hraclius_, par Aleksandrowicz.

XXVII

  1076. OTTON, tragedya w 5 aktach P. Kornela, przek[~l]adania St.
    Konarskiego. _Warszawa, 1744._ In-8.

Stanislas Konarski, n en 1700, mort en 1773, appartenait  l'ordre
des Piaristes. Il a compos divers traits de grammaire et de
rhtorique.

Les autres littratures slaves ne possdent aucune traduction de
Corneille.


XII.--Traductions en grec.

IX

  1077. [Grec: HO Xid. Tragdia eis praxeis pente hypo Korneliou.
    Metaphrastheisa kai ekdotheisa hypo Panag T. Reilandou,
    phoitetou ts nomiks. En Athnais], 1868. In-8 de VIII et 72
    pp.

Traduction du _Cid_, par Pana G. Weiland.

XI

  1078. [Grec: Poimata Iakbon Rhisou Rhagkab periechonta
    metaphrasin trin gallikn tragdin meta tou prtotupou
    keimenou, kai alla diaphora. En Athnais], 1836. 2 vol. in-12.

Le t. 1er contient _Cinna_, de Corneille, et _Phdre_, de Racine. Le
t. IIe contient _Zare_, de Voltaire, et diverses autres pices.

La traduction de _Cinna_ est en vers _politiques_ rims, de quinze
syllabes.


XV.--Traductions en armnien.

XII

  1079. POLYEUCTE MARTYR ARMNIEN, tragdie de Pierre Corneille.
    _Venise, typographie des Mekhitaristes_, 1858.--[Armnien:
    Polktos vkay Hayeren voghbergutyuny P. Gorrneyi targmanutyun
    H. G. V. H. Vntik i tpayani Mkhitareany.] 1858. Gr. in-12
    de 157 pp. y compris les ff. prlim., avec un portrait
    lithographie de Corneille sur papier fort (2 fr. 50).

Traduction en vers rims armniens par le R. P. Georges Hurmuz,
docteur en thologie, archevque de Stoussik'. I; en existe des
exemplaires avec le texte armnien seul.

  1080. [Armnien: Tatron arevelean. Polktos vkay Hayeren
    voghbergutyuny i Hing ararutss, Targm, S. Hekimean
    K. polis] 186?.

Thtre oriental. Polyeucte, martyr armnien, tragdie en cinq actes,
trad. par Z. Hekimtan. _Constantinople_, 186?.


XIV. Traductions en magyar.

IX

  1081. CID Corneille Pterbl. Magyartva Greguss goston ltal.
    _Szarvas, Rthy Lipt sajtja, 1847._ Pet. in-8 de 2 ff. et 92
    pp.

_Le Cid_, traduit par Auguste Greguss.

Greguss, n  Eperjes le 27 avril 1825, est un des potes les plus
estims de la Hongrie actuelle. Il est aujourd'hui professeur
d'esthtique  l'Universit de Budapest.

  1082. CID. Tragdia t felvonsban. Fordtotta Greguss goston.
    Kiadja a Kisfaludy-Trsasg. _Budapest, az Athenaeum tulajdona,
    1873._ Pet. in-8 de 99 pp.

Seconde dition de la traduction de Greguss publie par la Socit
Kisfaludy.

X

  1083. A' HORATZIUSOK S KURIATZIUSOK, Szomorjtk versekben s
    t rszben Zechenter Antal, a' f-hadi-tantsnak tisztje ltal.
    Pulchrumque mori succurrit in armis. Virg. _Posonyban, Landerer
    Mihly' kltsgvel, s betivel, 1781._ Pet. in-8 de 86 pp.

_Horace_, traduit par Antoine Zechenter.

Zechenter, n  Bude, vers 1750, tait attach au conseil de guerre
aulique. Il a traduit _Mithridate_, de Racine, et divers ouvrages de
Voltaire, de Goethe, etc.




XVI.--OPRAS ET BALLETS

TIRS DES PICES DE CORNEILLE.


VII

  1084. MEDE, Tragdie. En Musique, Reprsente par l'Acadmie
    Royale de Musique. _On la vend,  Paris, A l'Entre de la Porte
    de l'Academie Royale de Musique, Au Palais Royal, rue
    Saint-Honor. Imprime aux dpens de ladite Academie. Par
    Christophe Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique._
    M.DC.XCIII [1693]. Avec Privilge du Roy. In-4 de 79 pp. en
    tout.

Collation: titre, avec les armes royales;--_Prologue_, o figurent
_la Victoire_, _Bellonne_ et _la Gloire_;--_Acteurs de la
Tragdie_;--_Mde, tragdie._

L'opra de _Mde_ fut tir par Thomas Corneille de la tragdie de son
frre. Charpentier crivit la musique; mais ce compositeur, connu par
ses chansons  boire, n'obtint qu'un mdiocre succs quand il voulut
aborder le thtre. La premire reprsentation eut lieu le 4 dcembre
1693. Le rle de Cron fut chant par _Dun_, celui de Jason par
_Dumesny_; MMlles _Moreau_ et _Le Rochois_ interprtrent ceux de
Cruse et de Mde.

Il n'est pas impossible que les pices de Corneille antrieures 
_Mde_ aient galement fourni matire  quelques opras. Nous
citerons, par exemple,  cause de l'analogie des titres, un livret
italien de l'abb Francesco Silvani intitul: _Il Tradimento tradito_,
ou _Tradimento traditor di se stesso_. Ce livret, dont Albinoni, en
1709, et Lotti, en 1711, crivirent successivement la musique, est
peut-tre une imitation de _la Veuve_ ou _le Traitre trahi_, mais nous
n'avons pu vrifier le fait.

  1085. MEDE ET JASON, Tragedie, Reprsente pour la premiere fois
    par l'Academie Royale de Musique, Le Lundy vingt-quatrime
    Avril 1713. _A Paris, Chez Christophe Ballard, seul Imprimeur
    du Roy pour la Musique, rue S. Jean de Beauvais, au
    Mont-Parnasse._ M.DCC.XIII [1713], Avec Privilge de Sa
    Majest. Le Prix est de trente sols. In-4 de 67 pp. en tout.

Au verso de la p. 67, se trouve le privilge gnral accord pour dix
ans au sieur Guyenet, concessionnaire de l'opra,  la date du 22 juin
1709, avec mention de la cession faite par Guyenet  _Ballard_.

L'abb Pellegrin, sous le pseudonyme de la Roque, crivit ce nouveau
livret, dont la musique fut composs par Salomon, membre de la musique
du roi. Les rles furent ainsi distribus:

_Mlle Journet_, Mde; _Cochereau_, Jason; _Thvenard_, Cron; _Mme
Pestel_, Cruse; _Mlle Dun_, Nrine; _Dun_, Arcas; _Mlle Antier_,
Clone, etc.

Un prologue allgorique, o l'on voyait Apollon rassurer l'Europe et
prdire  la France le retour de la victoire, eut particulirement le
don de plaire au vieux roi.

La partition de Salomon n'tait, du reste, pas sans mrite, bien qu'il
abordt pour la premire fois la scne  l'ge de cinquante-deux ans.
Les nombreuses reprises de son oeuvre attestent qu'elle obtint un
succs durable.

  1086. MEDE ET JASON, Tragedie. Represente pour la premire fois
    par l'Academie Royale de Musique, Le Lundy vingt-quatrime
    Avril 1713. Et remise au Thatre le dix-septime Octobre 1713,
    avec plusieurs augmentations. Le prix est de trente sols. _A
    Paris, Chez Pierre Ribou, Quai des Augustins,  la descente du
    Pont-Neuf_,  l'Image Saint Lois. M.DCC.XIII [1713]. Avec
    Approbation & Privilege du Roy. In-4 de 55 pp. en tout.

Reprise de l'opra de Pellegrin et Salomon.

La distribution ne fut pas change,  l'exception du rle de _Cruse_
o _Mlle Poussin_ remplaa _Mme Pestel_.

Le verso de la p. 55 du livret est occup par le privilge donn aux
sieurs Besnier, Chomat, Duchesne et de La Val de S. Pont,
cessionnaires des droits de Francini et Dumont  l'exploitation de
l'opra. Ce privilge, accord pour dix-neuf ans, est dat du 20 aot
1713; cession en est faite  _Ribou_ par trait du 22 aot 1713.

A la fin du livret se trouvent 2 ff. contenant le _Catalogue des
Livres nouveaux qui se vendent  Paris, chez Pierre Ribou_. On y voit
figurer les oeuvres de Molire, Racine, la Fontaine, et, en
particulier, les oeuvres de MM. Corneille, 10 vol. in-12, cots 25
livres.

  1087. MEDE ET JASON, Tragedie, remise au Theatre Le premier May
    1727. Le prix est de 40. sols. _A Paris, Chez la Veuve de
    Pierre Ribou, seul Libraire de l'Acadmie Royale de Musique;
    Quai des Augustins,  la descente du Pont-Neuf,  l'Image S,
    Lois._ M.DCC.XXVII [1727]. Avec Approbation et Privilege du
    Roi. In-4 de XII et 55 pp.

Livret imprim pour la seconde reprise de cet opra.

Les rles furent distribus de la manire suivante:

_Mlle Antier_, Mde; _Tribou_, Jason; _Thvenard_, Cron; _Mlle
Plissier_, Cruse; _Mlle Minier_, Nrine; _Dun_, Arcas; _Mlle
Souris_, Clone.

Le 28 mai 1727, on reprsenta, sur le Thtre-Italien, une parodie de
_Mde et Jason_, due  Riccoboni fils et  Romagnesi.

  1088. MEDE ET JASON, Tragedie. Reprsente pour la premiere
    fois, par l'Acadmie Royale de Musique, Le vingt-quatrime jour
    d'Avril 1713. Reprise le premier de May 1727. Remise au Thetre
    le Jeudy 22. Novembre 1746. _De l'Imprimerie de
    Jean-Baptiste-Christophe Ballard, Seul Imprimeur du Roy, & de
    l'Acadmie Royale de Musique._ M.DCC.XXXVI [1736]. Avec
    Privilege du Roy. Le Prix est de XXX. Sols. In-4 de 65 pp. en
    tout.

Livret imprim pour une troisime reprise de _Mede et Jason_.

Au verso de la dernire page, est reproduit le privilge gnral
accord pour vingt-neuf ans  Louis-Armand-Eugne Thuret,
concessionnaire de l'opra,  la date du 12 novembre 1734, et cd par
lui  _Ballard_.

Distribution des rles: _Mlle Antier_, Mde; _Tribou_, Jason;
_Chass_, Cron; _Mlle Pellicier_, Cruse; _Mlle Julye_, Nrine,
_Dun_, Arcas; _Mlle Monville_, Clone.

Le 13 dcembre 1736, une nouvelle parodie fut reprsente sur le
Thtre-Italien.

  1089. MEDE ET JASON, Tragedie, reprsente par l'Acadmie Royale
    de Musique, pour la premiere fois. Le vingt-quatrime jour
    d'Avril 1713. Reprise le premier de May 1727. Et le vingt-deux
    Novembre 1736. Remise au Thtre le Jeudi 20 Fvrier 1749. Prix
    XXX sols. _Aux depens de l'Academie. On trouvera les Livres de
    Paroles  la Salle de l'Opera &  l'Academie Royale de Musique,
    rue S. Nicaise. [De l'Imprimerie de la Veuve Delormel, & Fils,
    Imprimeur de l'Acadmie Royale de Musique, rue du Foin 
    Sainte-Genevive, &  la Colombe Royale.]_ M.D.C.C.XLIX [1749].
    Avec Approbation et Privilege du Roi. In-4 de 63 pp.

Rimpression en tout conforme aux prcdentes, comme l'atteste
l'Approbation signe _Demoncrif_.

Le privilge est le privilge gnral accord  Thuret, entrepreneur
de l'opra, le 12 novembre 1734.

Distribution des rles: _Jliot_, Jason; _Albert_, Arcas; _Mlle Fel_,
Cruse; _Mlle Coupe_, Clone; _De Chasl_, Cron; _Mlle Chevalier_,
Mde; _Mlle Jacquet_, Nrine.

  1090. MEDEA E GIASONE, Dramma per musica, rappresentato sul
    Teatro Sant' Angiolo in Venezia. _Venezia, 1726._ In-8.

L'auteur de ce livret, Giovanni Palazzi, se servit, croyons-nous, du
pome de Pellegrin. La musique fut crite par Francesco Brusa.

  1091. MDE, ballet tragi-pantomime [en trois parties], De
    l'Invention et de la Composition de M. Noverre, Matre des
    Ballets de l'Acadmie Royale de Musique. Reprsent sur le
    Thatre de l'Acadmie-Royale de Musique, Le Dimanche 30 Janvier
    1780. Prix XII sols. _A Paris, Chez P. de Lormel, Imprimeur de
    ladite Acadmie, rue du Foin S. Iacques,  Sainte Genevive_,
    M.DCC.LXXX [1780]. Avec Approbation & Permission. In-8 de 19
    pp.

C'est en 1762, dit Noverre, que je composai et fis excuter  la Cour
de Wurtemberg le Ballet de Mde; des talents, en tout genre, que le
got et la magnificence du Srnissime Duc, avoit fix [_sic_]  son
service, ceux de M. Vestris, qui sont au-dessus de mes loges,
embellirent cette production par les charmes de l'excution la plus
brillante. MM. Servandony et Colomba furent chargs des dcorations;
M. Bocquet le fut du costume, et M. Rodolph composa la musique.

Noverre remercie ensuite Vestris d'avoir donn le ballet de _Mde_ 
_Varsovie_,  _Vienne_ et enfin  _Paris_, en disant qui en tait
l'auteur. Il mrite ainsi, ajoute-t-il, ma reconnaissance, et il
auroit augment ce sentiment, si, encourag par le succs, il eut
galement remis mes ballets _d'Armide_, des _Danades_, de _Psich_,
d'_Alceste_, d'_Orphe_, d'_Hercule_, etc. Il en faisoit  Stutcart le
plus bel ornement; en travaillant  sa rputation, il et ciment la
mienne.....

Noverre, qui tient tant  tre nomm, se garde bien de dire qu'il
s'est born  raconter brivement et de la manire la plus plate la
pice de Corneille.

Le ballet de Noverre, dont Granier avait, dit-on, crit la musique,
avait d tre imprim  _Stuttgart_ en 1762. La premire
reprsentation  Paris ayant eu lieu le 31 dcembre 1775, il est
probable qu'un livret fut galement publi  cette date. Il fut dans,
en 1775, par les deux _Vestris, Dauberval, Gardel an, MMlles Allard
et Guimard_. En 1780, _Mlle Allard_ fut remplace par _Mlle
Heinel_. On vit alors figurer _MMlles Thodore, Le Breton,
Bigottini, Olivier, Auguste_, etc.

  1092. MDE, tragdie lyrique en trois actes et en vers, paroles
    d'Hoffmann, musique de Cherubini, reprsente sur le Thtre
    Feydeau le 23 ventse an V (13 mars 1797). _Paris, an V._ In-8.

Le journal _Le Censeur_ avait insr le jugement suivant sur cet
ouvrage: La musique, qui est de Cherubini, est souvent mlodieuse et
quelquefois mle, mais on y a trouv des rminiscences et des
imitations de la manire de Mhul. Dans un beau mouvement
d'enthousiasme, Mhul lui rpondit: O _Censeur_, tu ne connais pas ce
grand artiste. Mais moi qui le connais et qui l'admire, parce que je
le connais bien, je dis et je prouverai  toute l'Europe que
l'inimitable auteur de _Dmophon_, de _Lodoska_, d'_Elisa_ et de
_Mde_, n'a jamais eu besoin d'imiter pour tre tour  tour lgant
ou sensible, gracieux ou tragique, pour tre enfin ce Cherubini, que
quelques personnes pourront bien accuser d'tre imitateur, mais
qu'elles ne manqueront pas d'imiter _malheureusement_  la premire
occasion. Cet artiste, justement clbre, peut bien trouver un
_Censeur_ qui l'attaque, mais il aura pour dfenseurs tous ceux qui
l'admirent, c'est--dire tous ceux qui sont faits pour sentir et
apprcier les grands talents. MHUL. Je demandais un jour  un des
rares spectateurs vivants de l'opra de _Mde_, au successeur de
Cherubini, ce qu'il pensait de cet ouvrage: C'est de la musique bien
faite, me rpondit M. Auber. Clment et Larousse, _Dictionnaire
lyrique, ou Histoire des Opras_; Paris, [1869], in-8, p. 447.

Le succs de l'opra de _Mde_ donna naissance aux parodies
suivantes:

LA SORCIRE, parodie en un acte et en vaudevilles de Mde. Par B.
Sewrin. Reprsente pour la premire fois  Paris, sur le Thtre de
la Cit-Varits, le 27 mars 1797 (vieux style), 7 Germinal de l'an
V.--On peut rendre hommage aux talents sans exclure la parodie. Bbe,
scne dernire. Prix, 15 sous. _A Paris. Se trouve au Thtre et chez
tous les marchands de de_ (sic) _nouveauts, [Imprimerie de Jamain,
rue Montmartre, no 124]_, 1797. In-8 de 23 pp. en tout.

Les personnages de cette parodie sont: _M. Bridon_, bailli; _Thyrce_,
sa fille; _Faussette_, amie de Thyrce; _Fiston_, poux de Thyrce;
_Bbe_, premire femme de Fiston; _Alix_, servante de Bbe; deux
enfans. La scne se passe dans un village. Au lever du rideau,
_Thyrce_ et _Faussette_ causent ensemble au milieu d'un choeur de
villageoises. _Faussette_ chante  son amie des couplets sur l'air de
Marlborough.

BBE ET JARGON, rapsodie en un acte, en prose, mle de couplets,
imite de l'opra Mde. Reprsente  Paris, sur le thtre de
Mademoiselle Montansier, au Palais-Royal, le 7 Germinal (28 mars 1797,
style franais); Par MM. Villiers et Capelle. Prix 15 sous. _Se
trouve, Au Thtre de Mademoiselle Montansier; et chez les Auteurs,
rue de Chartres, no 340, [De l'Imprimerie de la grande rue Taranne,
no 35, ancien Htel de Marsan]._ In-8 de 32 pp. en tout.

Les personnages sont: _Bbe_; _Jargon_; _Crayon_, beau-pre futur de
Jargon; _Triche_, fille de Crayon; _Mimi_, suivante de Bbe; un
Garon peintre; les deux enfants de Bbe; plusieurs Peintres de
l'atelier de Jargon.

Ici vient se placer, dans l'ordre chronologique, un opra de _Mde_
que nous indiquons sous toute rserve, n'ayant pas t  mme de
vrifier si le librettiste s'tait inspir de Corneille.

MEDEA IN CORINTO, dramma tragico in due atti.--MDE A CORINTHE,
tragdie lyrique en deux actes [musique de Mayer]. Reprsente, pour
la premire fois,  Paris, sur le Thtre royal Italien, Salle de
Louvois, le 12 [lis. le 14] Janvier 1823. Prix: 1 fr. 50 c. _Paris, Au
Thtre royal italien, et chez Roullet, libraire de l'Acadmie royale
de Musique, rue des Bons-Enfans, no 26. De l'Imprimerie de Hocquet,
rue du Faub. Montmartre, 1823._ In-8 de 48 pp.

Texte italien, avec traduction franaise en regard. Les pages sont
chiffres de deux en deux, en sorte qu'il n'y a que 24 pp. doubles.

L'opra de Mayer avait t jou pour la premire fois  Venise en
1812.

  1093. MEDE ET JASON, tragdie lyrique en trois actes, paroles de
    Milcent, musique de Granges de Fontanelle, reprsente 
    l'Acadmie impriale de musique le 10 aot 1813. _Paris, 1813._
    In-4 de 2 ff., xvj et 44 pp.

Milcent ne s'est gure servi de la _Mde_, ni de la _Toison d'or_, de
Corneille, qu'il parat avoir peu connues; il dit, dans la
_Dissertation_ qui prcde son pome, que Corneille fit _trois_ drames
sur ce sujet, sans avoir soin de nous indiquer quel est le troisime.
Dans cette mme dissertation, Milcent raisonne longuement sur la Mde
qu'ont reprsente les potes modernes, et ses rflexions ne manquent
pas d'une certaine justesse: Si Mde est toute puissante, dit-il, si
les lmens sont soumis  sa baguette, toute vraisemblance cesse, il
n'y a plus d'illusion, et la pice ne peut exister, car l'action doit
ncessairement commencer par o elle finit. Du moment o Mde est
certaine que Jason pouse Crse, elle doit, d'un coup de sa baguette,
anantir sa rivale, son infidle poux et le palais de Cron. Il est
contraire  la raison que cette Mde, si _indomptable_, si _jalouse_
et si _puissante_, se borne, pendant toute l'action,  vomir des
imprcations et des menaces contre Cron et sa fille, et  faire
d'inutiles reproches  Jason; comment se peut-il qu'elle n'entreprenne
rien pour empcher le mariage qu'elle craint, et ne pense  faire
usage de son pouvoir magique que lorsqu'il est devenu inutile?...

Appuy sur ces considrations, ajoute Milcent, et clair par
Voltaire qui, dans son commentaire sur la _Mde_ de Corneille, a le
premier entrevu la ncessit de la rendre intressante, j'ai pens
qu'il fallait peindre cette Princesse telle que l'histoire nous la
reprsente: faire voir Jason sous un jour plus favorable qu'on n'a
fait jusqu' prsent, et le rendre digne du violent amour qu'il avait
inspir  son pouse.

L'auteur du pome a suivi plus particulirement Euripide et la
tragdie anglaise de Glower, traduite en franais par Saint-Amand.

Aux opras que nous venons de citer, nous pourrions en ajouter un
grand nombre d'autres, par exemple: _Mde_, opra dont Lenglet avait
crit la musique vers 1805, et qui est rest indit; _Medea_, opra
italien, musique de Celli, reprsent  Palerme en 1838; _Medea_,
reprsente  Palerme en 1844, avec la musique de J. Pacini, etc.;
mais nous n'oserions pas dire que les livrets de ces pices offrent
quelque rapport avec la tragdie de Corneille.

IX

  1094. AMOR E DOVER. Dramma recitato nel Teatro di S. Gio.
    Crisostomo di Venezia, l'anno 1697. [Poesia di Domenico David,
    Veneziano; musica di Carlo Francesco Pollarolo, Bresciano]. _In
    Venezia, per il Niccolini, 1697._ In-12.

Nous croyons que cet opra est tir de la traduction italienne du
_Cid_. Voy. no 832.

  1095. RODRIGO, Dramma per musica; poesia di   ?; musica
    di Giorgio Federico Haendel.

Cet opra fut compos par Haendel en 1708,  la demande du prince de
Toscane, frre du grand-duc Jean-Gaston de Mdicis. La reprsentation
eut lieu  la cour au mois d'octobre de la mme anne.

Plusieurs opras, reprsents en Italie  la fin du XVIIe sicle, sous
le titre de _Roderico_, sont probablement aussi tirs du _Cid_; on en
trouvera la liste dans la _Drammaturgia di Lione Alacci_; Venezia,
1755, in-4, col. 672 sq.

  1096. IL GRAN CID, Dramma per musica rappresentato nel Teatro di
    Livorno nel Carnevale dell' anno 1715, consecrato all' Alt.
    Reale della Sereniss. Violante Gran Principessa di Toscana.
    [Poesia di Logildo Mereo, P. A., cio: Gio. Giacomo
    Alborghetti, Bergamasco; musica di Giambattista Stck.] _In
    Massa, per Pellegrino Frediani, 1715._ In-8.

  1097. CID, Dramma rappresentato in Firenze nel Teatro di Via
    della Pergola il Carnevale dell' anno 1737, sotto la protezione
    dell' Alt. Reale del Sereniss. Gio. Gastone I. Grand Duca di
    Toscana. _In Firenze, da Anton Maria Albizzini, 1737._ In-8.

Rimpression avec changements du pome d'Alborghetti, auquel tait
adapt une musique nouvelle.

  1098. ONORE VINCE AMORE, Dramma per musica da rappresentarsi nel
    Teatro de' Fiorentini in Napoli. _Napoli, 1736._ In-12.

Cet opra, dont Leo avait crit la musique, parat tre un arrangement
du _Cid_.

  1099. IL CID, Dramma per musica da rappresentarsi nel Teatro di
    S. Sebastiano il Carnevale dell' anno 1741; dedicato a Sua
    Eccellenza il Signore Carlo Francesco, Libero Barone di
    Wachtendonck, cavaliere, ecc., ecc. _In Lucca_, M.DCC.XLI
    [1741]. Pet. in-12.

  1100. IL GRAN CID, Dramma per musica; poesia di .. ?;
    musica de L. Piccini.

Ftis n'indique pas la date de cet opra, qui fut reprsent  Naples
vers 1765. Nous ignorons si le livret a t imprim.

  1101. IL GRAN CID, Dramma per musica; poesia di .. ?;
    musica di Antonio Maria Gasparo Sacchini.

Cet ouvrage, pour lequel on dut imprimer un livret italien, fut
reprsent  Rome en 1764. Il fut transport en franais sous le titre
suivant:

  1102. CHIMENE OU LE CID, Tragdie en trois actes, [paroles de
    Guillard, musique de Sacchini, ballet de Gardel], reprsente
    devant Leurs Majests  Fontainebleau. _Paris, de l'imprimerie
    de Ballard, 1783._ In-8.

L'auteur du livret n'eut pas  se mettre en frais d'imagination pour
tailler un opra dans le chef-d'oeuvre de Corneille. Le musicien avait
une tche plus difficile, et il s'en est acquitt avec un mrite
apprci des contemporains, et qu'on a trop tt oubli. L'air _Je vois
dans mon amant l'assassin de mon pre_, l'allegro _Combats pour
soustraire Chimne_, doivent tre signals aux amateurs de la musique
pathtique et des compositions d'une belle facture. Il y a dans cet
ouvrage, comme dans tous les ouvrages de Sacchini, dans _OEdipe,
Renaud_ et _Dardanus_, une sensibilit noble, vraie et exempte de
l'affterie commune  cette poque. Au point de vue du style, la
puret de forme en rend l'audition trs-agrable. Quoique Sacchini ft
principalement un compositeur dramatique, et qu'il crivt mieux pour
la voix que pour l'orchestre, ses ouvertures sont bien traites. Celle
de _Chimne_ offre des effets semblables  ceux qu'on remarque dans
l'ouverture de la _Caravane_, opra-comique jou la mme anne 
Paris. Mais il est probable que Grtry a t l'imitateur involontaire
de Sacchini, car il tait assez riche de son propre fonds pour ne rien
emprunter  personne. _Chimne_, en effet, avait t dj joue 
Rome en 1762, puis  Londres, en 1778, sous le titre d'_Il gran Cid_.
Mais autant l'ouverture de _Chimne_ est instrumente avec correction,
de manire  tirer du quatuor une sonorit pleine et harmonieuse,
autant celle de la _Caravane_ offre des dtails pauvres et un maigre
accompagnement. Clment et Larousse, _loc. cit._, p. 163.

L'opra franais de Sacchini fut reprsent pour la premire fois sur
le thtre de la cour,  Fontainebleau, le 18 novembre 1783. Le rle
de Chimne fut chant par _Mme Saint-Huberti_; les autres rles furent
tenus par _Lays_ (le roi), _Lan_ (Rodrigue), _Chron_ (don Digue),
_Rousseau_ (don Sanche).

  1103. CHIMENE OU LE CID, Tragdie lyrique en trois actes,
    reprsente devant Leurs Majests le mardy 18 Novembre 1783 et
    pour la premiere fois sur le Thatre de l'Acadmie Royale de
    Musique le lundi 9 fvrier 1784, mise en musique par M.
    Sacchini. _A Paris, chez Le Duc, s. d._ [1784]. In-fol. de 1 f.
    et 274 pp.

Partition complte pour orchestre, avec les paroles.

  1104. CHIMENE, grosse Oper in drei Akten. Frei nach dem
    Franzsischen von Carl Wagner. _Darmstadt, 1821._ In-8.

Traduction allemande adapte  la musique de Sacchini.

  1105. IL GRAN CID. Dramma per musica; poesia di....?;
    musica di G. Paisiello.

Opra reprsent  Florence en 1776. Nous ignorons si le livret a t
imprim.

  1106. CHIMENE ET RODRIGUE, OU LE CID, Opra en trois actes, par
    M. de Rochefort, de l'Acadmie royale des Inscriptions et
    Belles-Lettres. _Paris, Lambert et Baudouin, 1783._ In-8.

Cet opra n'a pas t reprsent. Nous ne savons mme pas par qui la
partition devait tre crite.

  1107. RODRIGO DI VALENZA, dramma per musica; poesia di    ?;
    musica de F. Orlandi.

Cet opra fut jou en Italie en 1814. Generali le fit reprsenter 
Milan en 1817, avec une musique nouvelle de sa composition.

  1108. RODRIGO, dramma per musica; poesia di....?; musica di
    Antonio Sapienza.

Reprsent sur le thtre San Carlo,  Naples, en 1823.

  1109. RODRIGO E CHIMENE, dramma per musica in tre atti; poesia
    di....?; musica di G. G. Aiblinger.

Reprsent sur le thtre de la Scala,  Milan, vers 1824.

  1110. IL CID, dramma per musica in tre atti; poesia di Jacopo
    Ferreti; musica di Luigi Savi.

Reprsent  Parme le 22 janvier 1834.

  1111. DER CID, grosse Oper von    ?; Musik von Neeb.

Reprsent  Francfort vers 1857.

  1112. DON RODRIGO, drama lrico en tres actos, subdividido en
    cinco cuadros, que obtuvo el accesit en el certmen literario
    abierto por la real Academia espaola en 12 de Diciembre de
    1857. Su autor D. Antonio Arnao. _Madrid, Imprenta Nacional,
    1859._ In-4 de 72 pp.

  1113. DER CID, romantische Oper. Worte und Musik von P.
    Cornelius.

Reprsent  Weimar en juin 1865.

  1114. LE CID, opra en quatre actes; paroles de Louis Gallet;
    musique de Georges Bizet.

Cet opra est la dernire oeuvre du regrett Bizet, si prmaturment
enlev  l'art musical franais. Peut-tre le directeur de notre
grande scne lyrique se dcidera-t-il un jour  produire cette oeuvre
posthume.

X

  1115. ORAZIO CURIAZIO, Dramma per musica rappresentato in Venezia
    nel Teatro di S. Samuele nella Fiera dell' Ascensione l'anno
    1746. _In Venezia, 1746._ In-12.

La musique de cet opra tait de Fernand Bertoni, de Sal.

  1116. GLI ORAZI E CURIAZI, Dramma per musica in tre atti.
    _Venezia, 1794._ In-8.

Le livret de cet opra clbre fut tir de Corneille par Ant.-Simon
Sografi; la musique fut crite par Cimarosa.

Une dition de la partition avec paroles parut  Venise en 1797.

  1117. GLI ORAZI E CURIAZI. Dramma per musica in tre atti.--LES
    HORACES ET LES CURIACES. Drame en musique en trois actes.
    Reprsent sur le thtre des Tuileries, devant Sa Majest
    Impriale et Royale, le 18 janvier 1810. _Paris_, [_Fain,
    Imprimeur des Thtres de la Cour, rue Sainte-Hyacinthe, no
    25_], 1810. In-8 de 4 ff. et 84 pp.

Texte italien de Sografi, avec traduction franaise en regard; la
pagination est la mme pour les deux textes, en sorte qu'elle va de 1
 41 au lieu d'aller de 1  82.

  1118. GLI ORAZI E CURIAZI, dramma per musica in tre atti.--LES
    HORACES ET LES CURIACES, tragdie lyrique en trois actes.
    Reprsente, pour la premire fois,  Paris, sur le Thtre de
    l'Impratrice, le 10 juin 1813. Prix: 1 fr. 50 c. _Paris, au
    Thtre de l'Impratrice. De l'Imprimerie de Hocquet, rue du
    Faubourg-Montmartre, no 4, 1813._ In-8 de 52 pp.

Texte italien de Sografi, avec traduction franaise en regard;
pagination double de 1  27.

Une dition des paroles italiennes parut  _Padoue_ en 1814.

  1119. GLI ORAZI ET CURIAZI, dramma per musica in tre atti.--LES
    HORACES ET LES CURIACES, tragdie lyrique en trois actes,
    Reprsente, pour la premire fois,  Paris, sur le Thtre
    Royal Italien, salle Favart, le 8 novembre 1815. _Paris, Au
    Thtre Royal Italien. De l'Imprimerie de Hocquet, rue du
    Faubourg-Montmartre, no 4, 1815._ In-8 de 56 pp.

Texte et traduction franaise; pagination double de 1  27.

  1120. GLI ORAZI E CURIAZI, dramma per musica in tre atti.--LES
    HORACES ET LES CURIACES, tragdie lyrique en trois actes,
    Reprsente, pour la premire fois,  Paris, sur le Thtre
    Royal Italien, Salle de Louvois, le 14 aot 1823. Prix: 1 fr.
    50 c. _Paris, au Thtre Royal Italien, Et chez Roullet,
    libraire de l'Acadmie royale de musique, rue Villedot [sic],
    no 9. De l'Imprimerie de Hocquet, rue du Faub. Montmartre,
    1823._ In-8 de 56 pp.

Texte italien et traduction franaise en regard; pagination double de
1  27.

  1121. [Cyrillique: Horatsiy y Kuriatsiy, opera v' d'[vy]stviyakh' v'
    st[vy]khakh', s' khoramy, baletamy y srazheniyamy. Perevod'
    s' ytalitsyskaho Aleksandrom' Shellerom. Sanktpeterburh'.]
    1815. In-8.

Traduction russe du livret de Sografi, par Alexandre Scheller.

Des ditions italiennes parurent encore  _Londres_ (1829),  _Venise_
(1830), etc., etc.

  1122. LES HORACES, ballet tragique [en cinq parties], de la
    composition de Mr. Noverre, reprsent, pour la premire fois,
    par l'Acadmie Royale de Musique, le mardi 21 Janvier 1777.
    Prix: XVIII. sols. _A Paris, ches Delormel, Imprimeur de ladite
    Acadmie, rue du Foin. On trouvera des Exemplaires de ce
    Programme  la Salle de l'Opra._ M.DCC.LXXVII [1777]. Avec
    Approbation et Privilege du Roi. In-8 de 36 pp. en tout.

La musique de ce ballet tait de Starzer, qui composa beaucoup de
musique de danse et la plupart des ballets que Noverre fit jouer 
Vienne.

Quant au livret, Noverre en parle dans sa prface avec le srieux
imperturbable qui caractrise les danseurs. Le sujet des _Horaces_,
dit-il, le plus riche peut-tre qu'offre l'histoire de la danse en
action, est bien fait pour dployer et mettre en jeu tous les ressorts
de la pantomime..... On se plaindra peut-tre que je n'ai pas saisi
les beauts de Corneille; je rpondrai pour ma justification que les
beauts d'un art sont souvent inapplicables  un autre; si je me suis
tromp dans le choix des moyens que j'ai risqus pour le succs de mon
ouvrage, je dirai que ce n'est qu'en franchissant les barrires des
prjugs qu'on peut atteindre le vol rapide du gnie. Si j'ai pris
quelques licences, c'est que je m'y suis trouv forc; les artistes
doivent recourir  tous les moyens qui peuvent embellir leurs
productions. Par exemple, ces tres grands et sublimes, que la fonte
ou le ciseau transmet  la postrit, paratront, pour la plupart, 
ses yeux, sous un vtement diffrent de celui o ils ont vcu, et par
une suite de l'enthousiasme qu'inspire aux artistes les vertus et le
got des Grecs et des Romains: le costume de ces nations est devenu
pour eux (si j'ose m'exprimer ainsi) cosmopolite...

Ce ballet tait dans par les deux _Gardel_, _Vestris_, _Lger_,
_Barr_, _Favre_, _Abraham_, _Le Doux_, _Mlles Heinel_, _Guimard_,
_Lafond_, etc.

  1123. LES HORACES, tragdie-lyrique en trois actes, mle
    d'intermdes, reprsente devant Leurs Majests,  Versailles,
    le 2 Dcembre 1786, et, pour la premire fois, sur le Thatre
    de l'Acadmie Royale de Musique, le jeudi 7 Dcembre de la mme
    anne. Prix XXX sols. _A Paris, De l'Imprimerie de P. de
    Lormel, Imprimeur de ladite Acadmie, rue du Foin
    Saint-Jacques,  l'Image Sainte-Genevive. On trouvera des
    Exemplaires  la Salle de l'Opra._ M.DCC.LXXXVI [1786]. Avec
    Approbation et Privilege du Roi. In-4 de 52 pp. en tout.

Guillard avait crit le pome de cet opra, dont Scalieri avait
compos la musique. Le librettiste fait lui-mme connatre dans sa
prface les changements apports par lui  la tragdie de Corneille.
Il a supprim, suivant l'avis donn par le pote lui-mme dans son
_Examen_, la mort de Camille qui fait une action double par le second
pril o tombe Horace aprs tre sorti du premier. Il a retranch de
mme le rle de _Sabine_, et justifie encore ce retranchement par
l'avis de Corneille lui-mme: _Sabine_, dit en effet le pote, ne
sert pas davantage  l'action que l'_Infante_  celle du _Cid_, et ne
fait que se laisser toucher diversement, comme elle,  la diversit
des vnements.

Guillard se dfend ensuite contre les critiques adresses aux auteurs
de livrets qui empruntent leurs sujets au thtre classique. Le cri
gnral qui s'est lev depuis peu contre cet usage, parot d'autant
plus tonnant, d'autant moins conforme  la vritable opinion du
public, qu'il est de fait que les plus beaux ouvrages, les plus
suivis depuis la Rvolution, sont parfaitement dans ce cas. On ne me
dmentira pas quand je placerai  la tte les deux trs-belles
tragdies lyriques d'_Iphignie en Aulide et Didon_.

_Les Horaces_ furent chants par _Chron, Lays, Lainez, MMlles St
Huberti et Gavaudan cadette; Mlle Bigottini_ figura parmi les
marcheuses. Le succs ne rpondit pas  l'attente des auteurs.

  1124. GLI ORAZI E CURIAZI, Dramma per musica; poesia di    ?;
    musica di Nic. Antonio Zingarelli.

Opra reprsent  Turin en 1794.

  1125. LES HORACES. Tragdie-Lyrique, en trois actes, [pome de
    Guillard, musique de Porta]; Remise au Thatre des Arts, le 12
    Vendmiaire an 9 de la Rpublique franaise [10 octobre 1800].
    Prix: 1 fr. 25 c. _A Paris, Chez Ballard, Imprimeur du Thatre
    des Arts, rue des Mathurins-Jacques, no_ 328. An IX de la
    Rpublique [1800]. In-8 de 2 ff,, vij pp., 2 ff. pour les
    _Acteurs et Actrices_, 38 pp., 1 f. blanc et 2 ff. contenant
    une _Note essentielle  joindre au pome_.

Cet ouvrage, dit Guillard dans son _Avertissement_, n'est plus, 
proprement parler, le mme qui fut donn au thtre de l'Opra en
1786, et dont le clbre Scalieri avait fait la musique. La
suppression des intermdes, qui formoient deux petits actes dnus de
mouvement et d'intrt, donne plus de rapidit  la marche du pome.
J'ai chang entirement le troisime acte, qui toit en rcit, et que
j'ai cru convenable de mettre en action.

Cette reprise fut interprte par _Adrien_ (le vieil Horace), _Lain_
(Curiace), _Lays_ (le jeune Horace), _Mlle Maillard_ (Camille).

C'est pendant la reprsentation de cet opra que le premier consul
devait tre assassin. Le moment fix pour l'excution du complot
tait celui o devaient retentir les premires mesures du choeur du
serment, au second acte. La police, prvenue  temps, fit arrter les
soixante conjurs, sans que le public qui remplissait la salle pt se
douter de ce qui s'y passait.

Le 23 vendmiaire an IX (15 octobre 1800), on joua, sur le thtre des
Troubadours, une parodie intitule: _Les Voraces et les Coriaces_.
Nous ne pensons pas que cette pice ait t imprime. Elle n'est du
moins pas cite au Catalogue Soleinne.

  1126. LES HORACES, tragdie-lyrique en trois actes [en vers
    libres], par H. Montol-Srigny. _Paris, Fags_, an IX |1801].
    In-8.

Cette pice ne fut point reprsente.

  1127. ORAZI E CURIAZI, tragedia lirica in tre atti di Salvatore
    Cammarano, musica di Mercadante. _Vienna, 1830._ In-8.

Le livret italien fut rimprim  _Londres_ en 1846,  _Venise_ en
1817, et dans plusieurs autres villes.

XI

  1128. LA CLEMENZA DI AUGUSTO, Melodramma rappresentato in Roma
    l'anno 1696 nel Teatro di Torre di Nona. _In Roma, 1696._
    In-12.

L'auteur est Sigismond Capeci, de Rome.

  1129. CLEMENZA DI AUGUSTO, Poemetto drammatico nel giorno del
    gloriosissimo Nome della Sac. Ces. R. M. di Leopoldo Imperadore
    de' Romani sempre Augusto, per comando della S. C. R. M. dell'
    Imperadrice Eleonora Maddalena Teresa, l'anno 1702. _In Vienna,
    per gli Eredi Cosmeroviani, 1702._ In-4.

Ce livret est d'Antoine Bernardoni, de Bologne. Joseph Fux en avait
crit la musique.

  1130. CINNA, Dramma lirico di Leopoldo de' Villati; musica di C.
    H. Craun.

Reprsent  Berlin en 1748.

  1131. CINNA, Dramma lirico di    ?; musica di Ferdinando
    Paer.

Reprsent  Parme en 1797.

  1132. CINNA. Dramma lirico di    ?; musica di Bonifazio
    Asioli.

Reprsent  Milan en 1801.

XII

  1133. POLIUTO, tragedia lirica di Salvatore Cammarano; musica di
    Donizetti.

Le sujet de _Polyeucte_ avait t indiqu  Donizetti par le clbre
chanteur Adolphe Nourrit, qui se proposait de crer le rle pathtique
du martyr chrtien. Au mois de mars 1838, Nourrit avait sign un
engagement avec le directeur du thtre Saint-Charles,  Naples; c'est
l que devait tre joue la nouvelle partition. Le chanteur, qui
abordait pour la premire fois la scne italienne, croyait pouvoir
compter sur un grand succs. Ce qui me rassure tout  fait,
crivait-il  Mme Aucoc, sa soeur,  la date du 1er mai 1838, c'est le
dbut dans un opra nouveau, o je n'aurai de comparaison  subir avec
personne, un opra crit pour moi par Donizetti, qui a le talent de
mettre bien en relief les qualits de ses chanteurs et de cacher leurs
dfauts; et puis, par-dessus tout, le sujet de cet opra, qui me
plat, que j'ai choisi et auquel j'ai foi. L'effet de mon rle
reposera sur l'exaltation du sentiment religieux, combattu un instant
par la passion humaine, mais finissant par triompher. Toutes les fois
que j'ai eu cette corde  faire vibrer, j'ai su trouver des accents
sympathiques, et plus que jamais aujourd'hui je crois  l'effet de la
musique religieuse.

Donizetti donna tous ses soins  la composition de la musique qu'il
crivit autant pour la France que pour l'Italie; mais, au moment des
rptitions, la censure napolitaine ne voulut pas permettre la
reprsentation. Le roi ne veut pas, crivait Nourrt, le 16 aot, 
M. Duverger, que la religion chrtienne soit mise en scne, soit en
bien, soit en mal... Je n'ai pas besoin de te dire tout ce que me
donne  penser cette prohibition de notre _Polyeucte_: l-dessus nos
ides doivent tre les mmes, comme elles l'ont t sur Rome. Il faut
me dpcher bien vite, bien vite, de gagner un peu de rputation dans
ce pays, et revenir en France juste au moment o l'on voudra sortir de
ce gchis dans lequel tombent tous les jours davantage les affaires de
l'art thtral. Un jour que je serai moins press, nous causerons plus
 l'aise de tout cela. En attendant, nous avons chang les
personnages, le lieu de la scne et la religion de notre martyr
chrtien, et nous en avons fait un _Gubre_, sans rien changer ni aux
situations du drame, ni aux sentiments. Dieu veuille que cette
transmutation suffise aux susceptibilits de la censure royale.
L'ouvrage y perdra, sans doute; mais j'espre, s'il est adopt ainsi,
que le public ne voudra voir que des chrtiens.

La censure napolitaine, inepte comme toutes les censures, qui
croiraient manquer  leur rle si elles ne suscitaient  l'art et aux
artistes les plus misrables tracasseries, rejeta les _Gubres_ comme
elle avait condamn _Polyeucte_. Nourrit en conut un violent chagrin,
dont on trouve la trace dans toutes les lettres qu'il crivit depuis.
Il voulut dbuter dans _la Muette_, dans _Guillaume Tell_, dans _les
Huguenots_, dans _Lucrezia Borgia_, mais aucune de ces pices ne
trouva grce devant les autorits royales. Il dut se contenter de
rles mdiocres dans des opras plus mdiocres encore: _Il Giuramento_
et _Elena da Feltre_. Il crut s'apercevoir alors que ses tudes
italiennes, loin de lui avoir profit, avaient nui  sa voix; il en
eut un tel dsespoir qu'il en devint presque fou. Dans un accs de
fivre chaude, il se jeta par la fentre et se tua (7 mars 1839). Voy.
_Adolphe Nourrit, sa vie, son talent, son caractre, sa
correspondance_, par L. Quicherat; _Paris, Hachette_, 1867, 3 vol.
in-8.

  1134. LES MARTYRS, opra en quatre actes, Paroles traduites par
    M. Eugne Scribe, Musique de M. Donizetti, Divertissement de M.
    Corali. Reprsent pour la premire fois sur le Thtre de
    l'Acadmie Royale de Musique, Le [ ] avril 1840. Prix: 1 franc.
    _Paris, Schonenberger_ [sic], _diteur de musique,
    commissionnaire, boulevard Poissonnire_, 10; _Ch. Tresse,
    successeur de J.-N. Barba, Libraire, Palais-Royal, galerie de
    Chartres_, 2 _et_ 3; _Marchant, Boulevard Saint-Martin_, 12,
    1840. Gr. in-8 de 27 pp.  2 col., plus 2 ff. pour le catalogue
    musical de Schnenberger.

Corneille traduit en opra! dit Scribe dans l'_Avertissement_, quelle
impit littraire!

Les _messieurs_ qui, de nos jours, ont affich le plus de mpris pour
nos grands auteurs classiques vont, comme tous les faux dvots, crier
le plus haut  la profanation.

Deux mots de rponse:

J'ai fait pour une tragdie de Corneille ce que nos pres avaient
fait pour une tragdie de Racine: l'_Iphignie en Aulide_, traduite en
opra, a fait connatre  la France une des plus belles partitions de
l'immortel Gluck.

Ensuite, et s'il est vrai, comme l'attestent nos plus illustres
compositeurs, que la musique veuille avant tout des passions et des
effets dramatiques, et que l'opra le meilleur soit celui qui prsente
le plus de belles situations, on concevra sans peine que tous les
ouvrages de Corneille doivent offrir, comme ils offrent en effet, de
magnifiques sujets d'opra!

J'aurais voulu respecter et conserver intacts tous les vers de
_Polyeucte_, mais la musique a des exigences auxquelles on doit se
soumettre; de plus, il a fallu traduire les principaux morceaux, airs,
duos, trios et finales, d'aprs la partition dj faite du _Poliutto_,
compos pour le thtre de Saint-Charles, et dfendu avant sa
reprsentation par la censure de Naples.

Si je me suis permis de supprimer les quatre confidents ou
confidentes de Corneille, c'est que l'opra doit mettre en action ce
que la tragdie met en rcit. Je n'ai hasard, du reste, d'autres
changements que ceux qui avaient t conseills et indiqus avant moi,
par Laharpe et par Andrieux.

Quant au rle du pre et du gouverneur Flix, j'ai suivi l'ide
donne par Voltaire, qui dsirait qu' ce caractre pusillanime et peu
digne de la tragdie, on substitut celui d'un zl dfenseur des
divinits du paganisme; fanatique en sa croyance comme Polyeucte dans
la sienne.

La partition franaise des _Martyrs_ est plus importante que celle de
_Poliuto_.

Donizetti y ajouta l'ouverture, presque tout le premier acte, 
l'exception de la cavatine de Pauline, les airs de ballet, le morceau
d'ensemble qui termine le deuxime acte, l'air de basse au troisime
acte et le trio du quatrime acte.

Plusieurs morceaux de _Poliuto_ ne se retrouvent pas dans _les
Martyrs_: la _prire_ intercale dans la cavatine du tnor, la
cabalette de la cavatine du baryton, l'air du tnor et une courte
scne de Pauline (dans le grand duo), telles sont les pages italiennes
qui ne figurent point dans l'opra franais, dont le troisime acte
est d'un matre.

Interprtes: _Duprez_ (Polyeucte), _Derivis_ (Flix), _Massol_
(Svre), _Serda_ (Callisthne), _Wartel_ (Narque), Mme _Dorus-Gras_
(Pauline).

L'ouverture des _Martyrs_, dont l'allgro a le tort de rappeler celui
de la _Vestale_, est coupe vers le milieu par un choeur lointain et
mystrieux. Meyerbeer s'en est souvenu en crivant l'ouverture du
_Pardon de Plormel_. CHOUQUET.

  1135. PAOLINA E POLIUTO, opera in quattro atti. Nuova versione
    dal francese di C. Bassi. _Milano_, [1840?]. In-8.

Traduction italienne du livret de Scribe.

  1136. POLIUTO, tragedia lirica in tre atti di Salvatore
    Cammarano; musica di Donizetti. _Parigi, Michel Levy Fratelli,
    editori, 1859._--POLYEUCTE, tragdie lyrique en trois actes, de
    Salvator Cammarano. Musique de Donizetti. Reprsent pour la
    premire fois,  Paris, le 14 avril 1859. _Paris, Michel Lvy
    frres, libraires-diteurs, 1859._ In-8 de 51 pp.

Texte italien, avec traduction franaise en regard.

  1137. POLIUTO, OU OS MARTYRES, tragedia lyrica em quatro actos de
    Salvador Cammarano, para ser representada com a musica de
    Donizetti no Theatro provisorio. _Rio de Janeiro, Typographia
    Dous de Dezembro de P. Brito, 1852._ In-8 de 63 pp.

Traduction portugaise de Luis Vincente de Simoni.

  1138. [Cyrillique: Poliyevkt', Lybretto opery Donytsetty v' 3-kh'
    deystviyah'. Sanktpeterburh'], 1870. In-8.

Traduction russe du livret de _Poliuto_.

  1139. [Cyrillique: Tsolivkt'. Lybretto opery v' 3-kh' aktakh'.
    Moskva], 1872. In-8.

  1140. POLIUTO, opera tragiczna w 3 aktach; rzecz Salv. Cammarana,
    muzyka K. Donizettego. (Tres[c] zebrana w krtko[s]ci).
    _Warszava, w drukarni J. Ungra. S. d._, in-12 de 28 pp.

Traduction polonaise du livret de _Poliuto_.

Ds que l'oeuvre de Donizetti eut t reprsente  Paris, elle fit le
tour de l'Italie et chaque thtre en fit imprimer le livret. Il
serait peu intressant de rechercher ces diverses ditions.

  1141. POLYEUCTE, opra en cinq actes; paroles de    ?; musique de
    Charles Gounod.

Cette partition,  laquelle l'auteur de _Faust_ travaille depuis
longtemps, n'a pas encore vu le jour.

XVI

  1142. RODOGUNA, Dramma per musica dell' Abate Andrea Minelli,
    Veneziano. _In Milano, nella Stampa di Carlo Giuseppe Quinto,
    1703._ In-12.

XVIII

  1143. ERACLIO, Melodramma recitato nel Teatro de' SS. Gio. e
    Paolo di Venezia l'anno 1671; [poesia del Co. Niccol Beregani,
    Patrizio Veneto; musica di Don Pietr' Andrea Ziani, Veneziano,
    Canonico Lateranese]. _In Venezia, per Francesco Niccolini,
    1071._ In-12.

Repris en 1692 sur le Thtre Malvezzi,  Bologne.

  1144. L'ERACLIO, Dramma per musica; poesia di    ?; musica
    di G. A. Bernabei.

Reprsent  Vienne en 1690.

  1145. ERACLIO, Dramma rappresentato in Roma l'anno 1712; [poesia
    di Pier' Antonio Bernardoni, Bolognese; musica dell' Atto I
    d'Incerto Autore, dell' Atto IIo di Francesco Gasparini,
    Romano, e dell' Atto III di Carlo Pollaroli, Bresciano]. _In
    Roma, a spese di Antonio de' Rossi, 1712._ In-8.

  1146. HERAKLIUS, dramatische Oper von ?; Musik von Reinhardt
    Keiser.

Reprsent  Hambourg en 1712.

XIX

  1147. PERSE, || Tragedie || Represente || Par l'Academie Royale
    || de Musique. || Le dix-septime [dans d'autres exemplaires:
    le dix-huitime] Avril 1682. || _On la vend || A Paris, || A
    l'Entre de la Porte de l'Academie Royale de Musique, || au
    Palais Royal, rue Saint-Honor. || Imprime aux despens de
    ladite Academie. || Par Christophe Ballard, seul Imprimeur du
    || Roy pour la Musique_, || M.DC.LXXXII [1682]. || Avec
    Privilege de Sa Majest. In-4 de 7 ff., 62 pp. et 1 f.

Collation des ff. prlim.; front. grav tir sur un f. spar et
reprsentant la scne de Perse et du monstre; le dcor a une grande
analogie avec celui du 3e acte d'_Andromde_, mais Perse n'est pas
mont sur Pgase. (Ce frontispice est sign: _Brin in._ et _Doliuar
fe_.);--titre imprim avec les armes royales;--4 ff. pour le
_Prologue_;--1 f. pour les _Acteurs de la Tragdie_.

Le f. de la fin est occup par le privilge gnral donn  Lully,
pour trente ans,  la date du 20 septembre 1672.

Quinault, en crivant pour Lully le livret, a suivi presque pas  pas
l'_Andromde_ de Corneille, mais il a d supprimer plusieurs pices et
abrger beaucoup son modle, l'opra devant tre entirement chant.
Il a introduit un personnage nouveau, _Mrope, soeur de Cassiope_,
qui, rivale d'_Andromde_, finit par favoriser les desseins de Perse.
Les apparitions clestes sont plus nombreuses encore dans la pice de
Quinault que dans la pice de Corneille. L'opra se termine, comme la
tragdie, par une brillante apothose.

Avant que Quinault arranget pour l'opra la tragdie de Corneille, le
sujet d'_Andromde_ avait t de nouveau trait en Italie et en
Allemagne. On peut citer notamment les pices suivantes, dont les
auteurs eurent peut-tre sous les yeux l'ouvrage franais: _Il Perseo,
Dramma [di Aurelio Aurelj, Veneziano: musica di Andrea Mattioli],
rappresentato nel Teatro de' SS. Gio. e. Paolo di Venezia, l'anno_
1665 (in Venezia, per Francesco Niccolini, 1665, in-12);--_Perseo,
Dramma musicale [di Aurelio Amalteo, di Uderzo], nel giorno natalizio
della Sacra Cesar. Real Maest dell' Imperatrice Margherita_ (in
Vienna d'Austria, per Matteo Cosmerovio, 1669, in-8);--_Andromedes
und Persaeus, dramatische Oper von J. Wolfgang Frank_ (Hamburg, 1679).

  1148. PERSE, Tragedie, represente par l'Academie Royale de
    Musique. Pour la premiere fois le dix-septime Avril 1682. Et
    remise au Theatre le neuf Fvrier 1703. _A Paris, Chez
    Christophe Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique, rue
    S. Jean de Beauvais, au Mont-Parnasse._ M.DCC.III [1703]. Avec
    Privilege de Sa Majest. Le Prix est de trente sols. In-4 de
    XVI-62 pp. et 1 f. bl.

  1149. PERSE, Tragedie, reprsente pour la premire fois par
    l'Academie Royale de Musique. Le dix-septime Avril 1682. Et
    remise au Thatre le Jeudy vingt Novembre 1710. _A Paris, Chez
    Christophe Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique, rue
    S. Jean de Beauvais, au Mont Parnasse._ M.DCCX [1710]. Avec
    Privilege de Sa Majest. Le prix est de trente sols. In-4 de 75
    pp. en tout.

Au verso de la p. 75, se trouve le privilge gnral accord pour dix
ans au sieur Guyenet, concessionnaire de l'Opra,  la date du 22 juin
1709, avec mention de la cession faite par Guyenet  _Ballard_, pour
l'impression des livrets et de la musique.

Distribution des rles lors de cette reprise: _Hardouin_, Cphe;
_Mlle Milon_, Cassiope; _Mme Pestel_, Mrope; _Mlle Journet_,
Andromde; _Thvenard_, Phine; _Cochereau_, Perse; _Gudon_,
Mercure, etc.

  1150. PERSE, Tragedie, represente par l'Academie Royale de
    Musique, le 17. Avril 1682, et ensuite  Versailles au mois de
    Juin; Remise au Theatre le Dimanche 8. Novembre 1722. _A Paris,
    Chez la veuve de Pierre Ribou, sur le Quai des Augustins,  la
    descente du Pont-Neuf,  l'Image Saint-Louis._ M.DCC.XXII
    [1722]. Avec Privilege du Roi. In-4 de xvj et 67 pp.

Au verso de la p. 67, le privilge gnral accord pour dix-neuf ans 
Besnier, Chomat, Duchesne et de la Val de Saint-Pont,  la date du 10
aot 1713, et cd par eux  _Ribou_.

Distribution des rles lors de cette reprise: _Dubourg_, Cphe; _Mlle
C. Antier_, Cassiope; _Mlle L. Antier_, Mrope; _Mlle Tulou_,
Andromde; _Thvenard_, Phine; _Muraire_, Perse; _Tribou_, Mercure.

Aprs Quinault et Lulli, le sujet de _Perse_ et d'_Andromde_ a t
repris si souvent par les compositeurs d'opras qu'il ne nous a pas
t possible de constater les emprunts qui ont pu tre faits 
Corneille. Nous nous bornerons  indiquer sommairement les opras qui,
par leur titre, se rapprochent de l'_Andromde_ franaise:

ANDROMEDA, Dramma per musica; [poesia di P. Pariati, musica di
Marcantonio Ziani], rappresentato nel giorno natalizio della Sacra
Cesareo-Real Maest dell' Imperatore Carlo VI. _Vienna, 1714._

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia ...?; musica di
Leonardo Leo. _Napoli, 1742._

ANDROMDE, Drame en musique [en trois actes et en vers libres
italiens]. Musique d'Ignace Fiorillo. _Cassel, Estienne, 1761._ In-8.

dition italienne, avec traduction franaise en prose.

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di
Paisiello. _Milano_, 1770.

ANDROMDE, Ballet hroque et Pantomime, de la composition de M.
Granger, musique de M. Raubach, dcorations de M. Gradizzi, costumes
du sieur Gnard. _Saint-Ptersbourg, de l'imprimerie de l'Acadmie
impriale des sciences_, 1772. In-8 de 18 pp.

PERSEO, Dramma per musica di ...?; musica di M. Gasp. Sacchini.
_Londra_, 1774.

ANDROMEDA, grosse Oper von ...?; Musik von Joh. Fried.
Reichhardt. _Berlin_, 1778.

PERSE, Tragdie lyrique par Quinault [rduite par Marmontel]; musique
de Filidor. _Paris, 1780._

PERSAEUS UND ANDROMEDA, grosse Oper von Baumgrtner. 1780.

ANDROMEDA E PERSEO, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di J. M.
von Haydn. 1780.

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di Pietro
Persicchini. _Varsovia_, 1782?

ANDROMEDA E PERSEO, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di
Marescalchi. _Roma, 1784._

PERSAEUS UND ANDROMEDA, grosse Oper von ...?; Musik von Druzechy.
_Pest_, 1787?

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di Vittorio Trento.
_Napoli_, 1792 (?) e 1805.

ANDROMEDA, grosse Oper von ...?; Musik von Jos. Elm. Naumann.
1795?

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia di G. Bertati; musica di Nic.
Antonio Zingarelli.

Cet opra, non cit par Ftis, a t jou en Italie vers 1800.

ANDROMEDA, liryczna tragedya L. Osi[n]skiego; musyka Jos. Elsnera.
_Warzawa, 1807._

Osi[n]ski a d s'inspirer de Corneille, d'autant plus qu' la mme
poque il traduisit le _Cid, Horace_ et _Cinna_ (voy. les nos
1065-1069).

  1151. PERSE ET ANDROMDE, ballet-pantomime en trois actes, par
    M. Gardel, matre des ballets de Sa Majest impriale et
    royale; musique arrange et compose par M. Mhul. Reprsent,
    pour la premire fois, sur le Thtre de l'Acadmie Impriale
    de Musique, le 8 Juin 1810. Prix: 75 centimes. _A Paris, Chez
    Bacot, Libraire, au Palais-Royal, Galerie de bois, no_ 252,
    _ct du Jardin_. 1810. _De l'Imprimerie d'A. gron, Imprimeur
    du Tribunal de commerce_. In-8 de 32 pp. en tout.

Le sujet de _Perse et Andromde_, dit Gardel, avec ce srieux
imperturbable que nous avons admir chez Noverre, a t trait par des
auteurs avec lesquels je dois trembler d'tre mis en comparaison. Je
le dois craindre d'autant plus que l'on trouvera sans doute dans mon
ouvrage des fautes qu'ils ont su habilement viter...

Ce nouveau ballet fut dans par _Vestris_, _Milon_, _Albert_,
_Montjoie_ et _Galais_, _Mmes Gardel_, _Chevigny_, _Vict. Saulnier_.

XXI

  1152. NICOMEDE IN BITINIA, Dramma rappresentato nel Teatro di S.
    Mos di Venezia, l'anno 1677; [poesia del Dott. Gio. Matteo
    Giannini, Veneziano; musica del Cav. Carlo Grossi, Veneziano].
    _In Venezia, per Francesco Niccolini, 1677._ In-12.

Rimprim la mme anne, chez le mme libraire, avec quelques
changements et l'addition d'un prologue.

XXII

  1153. PERTARIDO, RE DE' LONGOBARDI, Dramma per musica; [poesia
    di    ?; musica di Giuseppe Boniventi.] _Venezia, 1727._
    In-8.

  1154. PERTHARITE, KOENIG DER LOMBARDEN, grosse Oper von    ?;
    Musik von Hoszisky. _Rheinsberg, 1783._

XXIII

  1155. EDIPPO, Dramma per musica di Domenico Lalli.

Cet opra, dont le livret fut tir plutt de Voltaire que de
Corneille, fut reprsent  Munich le 22 octobre 1729. Les ballets
taient de Dubreuil, les dcors de Nicolas Stuber, les costumes de
Deschamps. La musique tait probablement de Torri.

Voy. _Geschichte der Oper am Hofe zu Mnchen, nach archivalischen
Quellen bearbeitet von Fr. M. Rudhardt_; Freising, Franz Datterer,
1865, in-8, t. Ier. pp. 116 sqq.

Un opra allemand de G. Gebel, intitul, _Oedipus_, qui fut reprsent
 Rudolstadt en 1751, ne prsente sans doute pas de rapports avec la
pice de Corneille.

  1156. OEDIPE A COLONNE. Opra en trois actes [paroles de
    Guillard, musique de Sacchini], ddi  la Reine, reprsent
    devant Leurs Majests  Versailles, le 4 janvier 1786. Et pour
    la premire fois, sur le Thatre de l'Acadmie Royale de
    Musique, le Mardi 30 Janvier 1787. Prix XXX sols. _A Paris, De
    l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Acadmie, rue
    du Foin Saint-Jacques,  l'Image de Sainte-Gnevieve. On
    trouvera des Exemplaires  la Salle de l'Opra._ M.DCC.LXXXVII
    [1787]. Avec Approbation, et Privilge du Roi. In-4 de VIII et
    48 pp.

Guillard s'est inspir  la fois de l'_OEdipe_ de Sophocle, de celui
de Corneille et de celui de Voltaire.

La musique de Sacchini est son chef-d'oeuvre, et pourtant ce grand
artiste ne parvint pas  triompher des cabales qui s'levaient contre
lui; il mourut le 7 octobre 1786, avant que son ouvrage et t
reprsent.

  1157. EDIPUS TE KOLONE, zangspel vry naar het fransch van
    Guillard, muzyk van Sacchini, door Pieter Johannes Uylenbroek.
    _Amsteldam, P. J. Uylenbroek, 1705._ In-8 de 2 ff., 42 pp. et 1 f.

Traduction nerlandaise du livret de Guillard.

Nic. Zingarelli fit encore reprsenter,  Venise, en 1799, un opra
intitul: _Edipo a Colonna._

XXIV

  1158. LA CONQUISTA DEL VELLO D'ORO, Festa teatrale di Nice.
    Minato; musica di Antonio Draghi. _Vienna, Crist. Cosmerov,
    1678._ In-12.

Cet opra, dont l'auteur n'eut peut-tre pas recours  la tragdie de
Corneille, fut reprsent pour les fianailles de la reine de Pologne
lonore avec le duo Charles de Lorraine.

La musique des ballets fut crite par Jean H. Schmelzer.

Il existe une dition allemande du livret publie la mme anne chez
le mme libraire.

  1159. JASON, OU LA TOISON D'OR. Tragedie, reprsente par
    l'Academie Royalle de Musique. _On la vend, A Paris, A l'Entre
    de la Porte de l'Academie Royalle de Musique, au Palais Royal,
    rue Saint Honor. Imprime aux dpens de ladite Academie. Par
    Christophe Ballard, seul imprimeur du Roy pour la Musique._
    M.DC.XCVI [1696]. Avec Privilege de Sa Majest. In-4 de 4 ff.,
    80 pp. et 1 f.

Cet opra, dont J.-B. Rousseau avait crit le livret et Colasse la
musique, fut reprsent le 17 janvier 1696.

Jean-Baptiste Rousseau ne se faisait pas d'illusions sur ses tragdies
lyriques: Elles sont ma honte, disait-il; je ne savais pas encore mon
mtier quand je me suis adonn  ce pitoyable genre d'crire.

J.-B. Pescetti fit reprsenter  Londres en 1737 un opra du _Vello
d'oro_; Scolari en donna un autre  Venise, sous le mme titre, en
1749.

  1160. LA TOISON D'OR. Tragdie-Lyrique, en trois actes, [paroles
    de Desriaux, musique de Vogel], reprsente, pour la premiere
    fois  Paris, sur le Thatre de l'Acadmie-Royale de Musique,
    le Mardi 29 aot 1786. Prix XXX sols. _A Paris, De l'Imprimerie
    de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Acadmie, rue du Foin
    Saint-Jacques,  l'Image de Sainte Genevieve. On trouvera des
    Exemplaires  la Salle de l'Opra._ M.DCC.LXXXVI [1786]. Avec
    Approbation et Privilege du Roi. In-4 de 8 et 46 pp.

Cet opra fut chant par _Las_ (Jason), _Moreay_ (Arcas), _Mlles
Maillard_ (Mde), _Gavaudan cadette_ (Calciope), _Dozon_, cette
vachre devenue cantatrice, grce aux leons de Gossec (Hypsiphile),
etc. Il fut remani aussitt aprs la premire reprsentation.

  1161. MDE A COLCHOS, OU LA TOISON D'OR, Tragdie-Lyrique en
    trois actes [paroles de Desriaux, musique de Vogel],
    reprsente, pour la premire fois sur le Thatre de
    l'Academie-Royale de Musique, le Mardi 27 Septembre 1786. Sit
    Medea ferox invictaque; flebilis Ino. Hor. Art. Poe. _A Paris,
    De l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Acadmie,
    rue du foin Saint-Jacques,  l'Image de Sainte-Gnevieve. On
    trouvera des Exemplaires  la Salle de l'Opra._ M.DCC.LXXXVI
    [1786]. Avec Approbation, et Privilege du Roi. In-4 de VIII et
    49 pp.

Remaniement de l'opra prcdent. _Mlles Gavaudan_ et _Dozon_ cdrent
leurs rles  _Mlle Audinot_ et  _Mme Chron_; _Martin_ remplaa
_Moreau_.

XXVI

  1162. LA SOFONISBA, Dramma dell' Ab. Francesco Silvani [musica di
    Antonio Caldara, Veneziano], recitato nel Teatro di S. Gio.
    Crisostomo di Venezia l'anno 1708. _In Venezia, per Marino
    Rossetti, 1708._ In-12.

Il est probable que Silvani suivit plutt la _Sofonisba_ du Trissin
que celle de Corneille. Son livret fut reprsent  Naples l'anne
suivante avec une musique nouvelle de Leo.

Ce n'est sans doute pas  Corneille que Zanetti emprunta son livret de
_Sofonisba_, dont la musique fut tour  tour crite par Jomelli
(Venise, 1746), Traetta (Parme, 1761), Buroni (Venise, 1764), Agnesi
(Naples, 1771), Paer (Bologne, 1796) et Federici (Turin, 1805). Le
mme sujet a t trait, en outre, en Allemagne, par Gebel
(Rudolstadt, 1753), Neefe (1782), et en Italie, par Vento (vers 1760)
et Petrali (Milan, 1844).

XXVII

  1163. OTTONE AMANTE, AMOR E SDEGNO, Dramma per musica; poesia di
    Michel Angelo Boccardi; musica di M. Tavelli.

Cet opra, reprsent  Venise en 1726, avait t prcd de
l'_Ottone_, de Pollaroli (Udine, 1696) et de celui de Haendel
(Londres, 1722), mais nous ne croyons pas que ces pices fussent
tires de Corneille. Nous en dirons autant de l'_Ottone_, de Gennaro
d'Alessandro (Venise, 1740).

XXVIII

  1164. AGESILAO, Dramma per musica; poesia di    ? ; musica
    di Gaetano Andreozzi.

Opra reprsent sur le thtre San Benedetto,  Venise, pendant le
carnaval de 1788. Le sujet, tir de Corneille, a t singulirement
altr.

  1165. AGESILAO, Dramma per musica; poesia di    ? ; musica
    di Gio Domenico Perotti.

Reprsent  Rome en 1789.

XXIX

  1166. ATTILA. Dramma recitato nel Teatro de' SS. Gio. e Paolo di
    Venezia, l'anno 1672. [Poesia di Matteo Noris, Veneziano;
    musica di D. Pietr'Andrea Ziani, Veneziano, Canonico
    Lateranese.] _In Venezia, per Francesco Niccolini, 1672._
    In-12.

Repris en 1678 sur le thtre Formagliari,  Bologne.

  1167. ATTILA, grosse Oper von    ? ; Musik von Joh.
    Wolfgang Franck.

Reprsent  Hambourg en 1682.

  1168. ATTILA, Dramma per musica; poesia di    ?; musica del
    Persiano.

Reprsent  Parme en 1727.

  1169. ATTILA, Dramma in musica recitato nel Regio Ducale Teatro
    di Milano. _Milano, Malatesta, s. d. [1797?]._ In-12.

L'auteur de ce livret est, d'aprs Melzi, Ascanio Lonati, de Milan; la
musique tait, croyons-nous, de Farinelli.

  1170. ATTILA, tragedia lirica in tre atti di Temistocle Solera;
    musica di Giuseppe Verdi. _Venezia, 1846._ In-8.

  1171. ATTILA, opra en trois actes, en vers libres, traduit de
    l'italien de Solera, sur la musique de Verdi, par M. Joos;
    reprsent  sur le Thtre royal de la Monnaie  Bruxelles, au
    mois de dcembre 1850.

Cette traduction n'a pas t imprime.

  1172. ATTILA. Dramma lirico in un prologo e tre atti da
    rappresentarsi nel gran teatro del Liceo filarmonico-drammatico
    barcellonese di S. M. Dona Isabella Seconda, nel l'autunno del
    1850. _Barcelona, imprenta de T. Gorchs; Madrid, libreria de
    Cuesta, 1850._ Gr. in-8 de 56 pp.

Texte italien, avec traduction espagnole.

    1173. ATTILA, dramma lyrico em um prologo e tres actos, poesia
    de Themistocles Solera, musica de Jos Verdi, que vai representar-se
    no theatro provisorio. _Rio de Janeiro, Typographia.
    Dous de Dezembro de P. Brito, 1853._ In-8 de 59 pp.

Traduction portugaise de Luis Vicente de Simoni.

XXX

  1174. TITO E BERENICE, Dramma per musica, [poesia di Carlo
    Sigismondo Capece, Romano, musica di Antonio Caldara,
    Veneziano]; rappresentato nella Sala de' Signori Capranica in
    Roma nel Carnevale dell' anno 1714. _In Roma, per il Bernab,
    1714._ In-12.

Nous nous bornons  mentionner ici l'opra de Caldara. Il existe, sur
_Brnice_, une foule d'opras, plutt inspirs par la pice de Racine
que par celle de Corneille. On en trouvera la liste dans notre
_Bibliographie Racinienne._

M. Gastinel a fait jouer au thtre des Bouffes-Parisiens, le 11 mai
1860, une oprette intitule _Titus et Brnice_, pour laquelle M.
Edouard Fournier avait crit un livret, sans emprunter  Corneille
autre chose que le titre.




XVII.--HISTOIRE DE CORNEILLE ET DE SA FAMILLE.


I.--BIOGRAPHIE DE CORNEILLE.

  1175. VIE DE CORNEILLE, par Fontenelle.

Ce discours a paru pour la premire fois, sous le titre d'_loge_,
dans les _Nouvelles de la Rpublique des lettres_ de janvier 1685; il
a t insr ensuite dans l'_Histoire de l'Acadmie Franoise_, donne
en 1729 par l'abb d'Olivet. A partir de 1742, il a t rimprim sous
le titre de _Vie de Corneille_ dans toutes les ditions des oeuvres de
Fontenelle et dans la plupart de celles des _OEuvres_ de Corneille.

  1176. PIERRE CORNEILLE, par Thomas Corneille.

Th. Corneille a parl de son illustre frre dans son _Dictionnaire
gographique_,  l'article _Rouen_. Bien que la notice qu'il lui ait
consacre soit trs-succincte, nous ne pouvions manquer de la faire
figurer dans ce travail.

  1177. VIE DE PIERRE CORNEILLE, Msc. du XVIIe sicle, 46 pp. in-4.

Ce manuscrit,  la suite duquel sont les parallles faits au XVIIe
sicle entre Corneille et Racine, figure, sous le no 144, dans le
_Catalogue de la belle Collection de lettres autographes composant le
cabinet de feu M. R. Merlin_ (Paris, J. Charavay, octobre 1871, in-8).

  1178. NOTICE SUR LA VIE ET LES OUVRAGES DE P. CORNEILLE.

_Mmoires pour servir  l'histoire des hommes illustres dans la
Rpublique des lettres_ [par le P. Niceron], t. VIe, pp. 349-383; t.
XVe, pp. 88-93.

  1179. PIERRE CORNEILLE, par l'abb Goujet.

  Voy. _Bibliothque franoise, ou Histoire de la littrature
    franoise_ par M. l'abb Goujet, t. XVIIIe (_Paris_, _H.-L.
    Gurin et L.-F. Delatour_, _P.-G. Le Mercier_, 1756, in-12), pp.
    140-164.

Les grands dictionnaires critiques du XVIIIe sicle, tels que le
_Dictionnaire historique_, de Bayle, l'_Encyclopdie_, etc.,
contiennent tous des articles sur Corneille; nous croyons inutile d'en
donner une numration,  cause du peu de dveloppement de ces notices
qui ne contiennent aucun fait nouveau.

  1180. VIE DE PIERRE CORBEILLE, par M. Guizot.

Cet ouvrage, publi d'abord dans les _Potes franais du sicle de
Louis XIV_, par M. F. Guizot [et madame Guizot, ne de Meulan]; Paris,
Schoel, 1813, in-8, t. Ier (et unique), a t rimprim avec additions
en 1852 (_Paris, Didier_, 1852, in-8).

  1181. HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M.
    Jules Taschereau. _Paris, Alexandre Mesnier, 1829._ In-8 de VII
    et 418 pp.

Cette excellente histoire, digne pendant de la _Vie de Molire_, a
laiss peu de recherches  faire aux biographes de Corneille. M.
Taschereau a runi sur le pote, sa famille et chacun de ses ouvrages,
les renseignements les plus exacts et les plus circonstancis. Il y a
joint une srie de notes et de pices justificatives du plus haut
intrt. Il a donn, pp. 379  399, une premire bibliographie des
crits relatifs  Corneille et des ditions annotes de ses _OEeuvres
choisies_ ou _compltes_.

  1182. RFLEXIONS SUR UN PASSAGE DE L'HISTOIRE DE LA VIE ET DES
    OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. J. Taschereau; par M. A.
    Floquet. [_Rouen, 1830_]. In-8 de 7 pp.

Extrait du _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
1830, pp. 413 sqq.

  1183. CORNEILLE (Pierre). Von F. Jacobs.

_Allgemeine Encyclopdie der Wissenschaften und Knste_, herausgegeben
von J. S. Ersch und J. G. Gruber, t. XIXe (Leipzig, 1829, in-4), pp.
311-317.

  1184. PIERRE CORNEILLE, par M. Villenave. _Paris, 1835._ In-8 de
    8 pp.  2 col.

Extrait de l'_Encyclopdie des Gens du monde_, t. VIIe, 1re part, pp.
7 sqq.

  1185. CORNEILLE (Pierre).

Extrait de l'_Univers pittoresque_ (_Dictionnaire encyclopdique de
l'Histoire de France_, par M. Ph. Le Bas), t. VIe, 7e livr.; Paris,
Didot, 1841, in-8, pp. 100-108.

  1186. VIE DE PIERRE CORNEILLE, par Gustave Levavasseur. _Paris,
    Debcourt, 1843._ In-12 de 472 pp.

  1187. NOTICE SUR P. CORNEILLE, par E. Charton.

_Encyclopdie nouvelle publie sous la direction de Pierre Leroux_;
Paris, Ch. Gosselin, 1843, in-8, t. IVe, pp. 50-52.

  1188. PIERRE CORNEILLE, par P.-F. Tissot, de l'Acadmie
    Franaise.

_Les Normands illustres_ (Paris, Dutertre, 1845, gr. in-8), livr. 6 et
7 (24 pp.).

  1189. NOTICE SUR P. CORNEILLE, par P.-F. Tissot.

_Potes normands, publis sous la direction de L.-H. Baratte_; Paris,
1846, gr. in-8.--Rimpression de la notice prcdente.

  1190. VIE DE PIERRE CORNEILLE, par Gustave Levavasseur. Seconde
    dition. _Paris, Dentu, 1847._ In-12.

Voy. le no 1186.--On a ajout  cette dition une eau-forte de _J.
B[uisson]_.

  1191. PIERRE CORNEILLE, par J. Fleury.

_Encyclopdie du dix-neuvime sicle_, t. VIIIe (Paris, 1850, gr.
in-8), pp. 772-777.

  1192. PIERRE CORNEILLE, par Victorin Fabre.

_Biographie universelle_ (_Michaud_) _ancienne et moderne_; _nouvelle
dition_ (Paris, chez Madame C. Desplaces, gr. in-8), t. IXe, pp,
223-232.

  1193. VIE DE CORNEILLE. _Paris, Barba, [impr. Plon], 1852._ In-4
     2 col.

_Panthon populaire illustr._

  1194. CORNEILLE ET SON TEMPS, tude littraire par M. Guizot.
    Nouvelle dition. _Paris, Didier, 1852._ In-8 de 2 ff., xv et
    476 pp.

M. Guizot a ajout  ce volume une prface, dans laquelle il rend
compte des modifications qu'il y a introduites. J'y ai beaucoup
chang, dit-il; j'tais tent d'y changer bien davantage. Voy. le no
1180.

  1195. CORNEILLE AND HIS TIMES. By M. Guizot. Translated from the
    French. _London, Richard Bentley, 1852._ Gr. in-8.

  1196. HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M.
    J. Taschereau. Seconde dition, augmente. _Paris, chez P.
    Jannet, 1855._ In-16 de VIII et 440 pp.

En acceptant la tche de publier une dition des OEuvres de Corneille
dans la _Bibliothque elzvirienne_, M. Taschereau a fait rimprimer
son _Histoire_, qu'il a trs-notablement augmente. La partie
bibliographique (pp. 389-420) a reu en particulier de nombreuses
additions. Nous avons eu dj l'occasion de constater les emprunts
faits par nous  cet excellent guide.

  1197. PIERRE CORNEILLE, par Gustave Brunet.

_Nouvelle Biographie gnrale, publie par MM. Firmin Didot frres,
sous la direction de M. le Dr Hoefer_; t. XIe (Paris, 1865, in-8),
col. 848-867.

  1198. PIERRE CORNEILLE, par J.-P.-G. Viennet, de l'Acadmie
    Franaise.

_Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, par une socit de
savants et de gens de lettres, sous la direction de M. W. Duckett_; t.
VIe (Paris, Firmin Didot frres, fils et Cie, 1868, gr. in-8). pp.
526-531.

  1199. NOTES SUR LA VIE DE CORNEILLE, par douard Fournier.

Ces notes sont places en tte de _Corneille  la Butte Saint-Roch,
comdie en un acte, en vers_, par douard Fournier, pp. i-clvj (voy.
notre chap. XXIe).

L'auteur n'a pas eu l'ide d'crire une vie de Corneille, mais
d'ajouter seulement quelques notes aux renseignements recueillis par
ses biographes antrieurs. Il a runi quelques pices qui avaient
chapp jusqu'alors aux diteurs de Corneille, ou qui taient tout au
moins peu connues (voy. les nos 180, 183, 185, 198), Il attribue, en
outre, au pote six strophes qui auraient t composes en 1633 pour
l'_Acadmie des Palinods_, mais cette attribution n'est accompagne
d'aucune preuve.

On trouve, dans les notes de M. Fournier, quelques dtails curieux sur
la vie littraire de Corneille et sur les maisons qu'il habita
successivement  Paris.

  1200. PIERRE CORNEILLE, SES OEUVRES, SA VIE INTIME, par C.
    Gunot. _Lille, 1863._ In-12 de 143 pp. (0 fr. 75).


II.--DOCUMENTS BIOGRAPHIQUES DIVERS.--NOTICES RELATIVES A DES FAITS
PARTICULIERS DE LA VIE DE CORNEILLE ET AUX MAISONS QU'IL A HABITES.

  1201. LETTRE DE GABRIEL FEYDEL, relative  Pierre Corneille.

_Journal de Paris_, 1788, p. 102.

M. Paul Lacroix a bien voulu nous signaler cette notice, o il est
pour la premire fois question d'une lettre anonyme trouve  Rouen
dans des papiers de famille, lettre qui nous montre Corneille faisant
rapetasser ses vieux souliers.

  1202. LA MAISON DE CORNEILLE, par M. de Jouy.

Fait partie de l'_Hermite en province_, t. VIIe (Paris, Pillet, 1824,
in-8), pp. 214 sqq.

  1203. DISSERTATION SUR LA DATE DE LA NAISSANCE DU GRAND CORNEILLE
    [signe  la fin: P[ierre-Alexis] Corneille]. [_Rouen, F.
    Baudry, Imprimeur du Roi, rue des Carmes_, no 20, 1826]. In-8
    de 4 pp., avec un simple titre de dpart.

Corneille fut baptis le 9 juin 1606. On trouve dans les registres de
la paroisse de Saint-Sauveur,  Rouen, la mention suivante: Le
neuvime jour de juin 1606, Pierre, fils de Mr Pierre Corneille, a t
baptis; le parrain, Monsieur Pierre Lepezant, secrtaire du Roi, et
Barbe Houel. L'ordonnance de 1539 prescrivait de joindre  la mention
du baptme la date exacte du jour de la naissance; aussi divers
biographes ont-ils cru que le futur auteur du _Cid_ avait d tre
baptis le jour mme de sa naissance. La Socit d'mulation de Rouen,
voulant tenir chaque anne une sance gnrale en l'honneur de
Corneille, choisit le 9 juin et non le 6. Lorsque des doutes
s'levrent  ce sujet, elle chargea une commission d'tudier la
question. Le rapport de M. P.-A. Corneille conclut en ces termes:
Aprs cet expos, votre commission pense que toutes les probabilits
font prsumer que Pierre Corneille est n le 6 juin 1606; mais ces
probabilits, quelque confiance qu'on y attache, donnent-elles une
conviction intime? D'ailleurs la naissance lgale  cette poque est
celle des actes de baptme. Or l'acte de baptme porte la date du 9
juin; et quoique votre commission soit au fond persuade que la
naissance relle est du 6 juin, nanmoins elle ne pense pas que les
motifs noncs ci-dessus soient suffisants pour vous proposer quelques
changements dans vos usages, ni pour vous engager  en provoquer
auprs de l'administration, dans les inscriptions qui peuvent se
trouver dans notre ville et qui portent la seule date appuye sur un
acte authentique.

  1204. RAPPORT SUR LA DATE DE LA NAISSANCE DE PIERRE CORNEILLE, lu
     l'Acadmie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de
    Rouen, par M. Houl. _Rouen, Imprimerie de Nictas Priaux
    jeune, rue de la Vicomt, no 55, 1828._ In-8 de 12 pp.
    inexactement chiffres de 2  14.

M. Houl a recommenc, au nom de la Socit royale de Rouen, l'tude
dj faite par M. P.-A. Corneille. S'appuyant sur la notice insre
dans le _Mercure galant_ d'octobre 1684 et sur un passage du
_Dictionnaire gographique_ de Thomas Corneille (vo _Rouen_), il
conclut que le pote a d natre certainement le 6 juin, et propose,
en consquence,  la Socit d'adresser copie de sa dcision 
l'autorit administrative, pour que l'erreur qui subsiste, notamment
sur le marbre de la maison de Corneille, soit incessamment rectifie
dans le cas o l'autorit partagerait la conviction de l'Acadmie.

  1205. RAPPORT SUR LE JOUR DE LA NAISSANCE DE PIERRE CORNEILLE ET
    SUR LA MAISON O IL EST N, lu  la sance publique de la
    Socit libre d'mulation de Rouen le 6 juin 1828 par M. Pre
    Axis Corneille professeur d'histoire au Collge Royal. _Rouen,
    F. Baudry, imprimeur du Roi, Avril 1829._ In-8 de 24 pp.

Dans ce nouveau rapport, M. P.-A. Corneille se prononce dfinitivement
en faveur du 6 juin, comme l'avait fait M. Houl.

En tte du rapport se trouve une figure sur cuivre, reprsentant les
maisons contigus o naquirent Pierre et Thomas Corneille.

Cette brochure se vendait 1 fr. 50, au profit de la souscription pour
le monument  lever  Pierre Corneille.

  1206. NOTICE SUR LA MAISON ET LA GNALOGIE DE CORNEILLE,
    prsente  l'Acadmie de Rouen, dans sa sance du 29 mars
    1833, par A.-G. Ballin. _Rouen, N. Priaux, mai 1833._ Gr. in-8
    de 8 pp., figg.

Extrait de la _Revue de Rouen_ du 10 mai 1833, avec quelques
additions.

La brochure contient 3 tableaux et 2 gravures reprsentant l'tat
ancien et l'tat actuel des maisons de Pierre et de Thomas Corneille.

Le titre annonce que cet opuscule n'a t tir qu' 60 exemplaires; M.
Ballin lui-mme (_Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de
Rouen_, 1848, p. 286), nous apprend que le tirage a t de 75
exemplaires.

  1207. NOUVEAUX DTAILS SUR PIERRE CORNEILLE, recueillis dans
    l'anne o Rouen lve une statue  ce grand pote; par M. Emel
    Gaillard. [_Rouen, 1834_]. In-8 de 6 pp.

Extrait du _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
1834, in-8, p. 164 sqq.

  1208. ROLE POLITIQUE DE PIERRE CORNEILLE, PENDANT LA FRONDE.
    Document communiqu  l'Acadmie de Rouen par M. Floquet, dans
    la sance du 18 novembre 1836. [_Paris, Imprimerie de H.
    Fournier et comp., rue de Seine, 14]._ In-8 de 8 pp.

Extrait de la _Revue rtrospective_ (no de dcembre 1836), avec un
simple titre de dpart.

En compulsant les registres du Parlement de Normandie, M. Floquet y a
trouv le texte d'une lettre de cachet date de Rouen, le 17 fvrier
1650, et par laquelle le sieur Bauldry, procureur gnral des tats de
Normandie, est destitu, et sa charge confre au sieur de
Corneille. Cette nomination faite, ainsi qu'il est dit expressment,
sur l'avis de la reine rgente, qui avait ouvertement protg l'auteur
du _Cid_, devait faire songer  Pierre Corneille, mais ce n'tait l
qu'une supposition qui s'est trouve confirme par un passage de
l'_Apologie particulire pour M. le duc de Longueville_ (Amsterdam,
1650, in-4 de 136 pp.), o il est longuement parl de la destitution
de Bauldry. On lui a donn un successeur, y est-il dit, qui sait
fort bien faire des vers pour le thatre [_Le sieur Corneille_, _pote
fameux pour le thatre_, porte une manchette marginale], mais qu'on
dit estre assez malhabile pour manier de grandes affaires.

  1209. NOTE BIOGRAPHIQUE SUR PIERRE CORNEILLE, par M. A. Deville.
    [_Rouen, 1840_]. In-8 de 8 pp.

Extrait du _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
184, pp. 1860 et 276, avec un fac-simile de l'criture de Corneille.

  1210. FRAGMENT D'TUDE SUR LA VIEILLESSE DE CORNEILLE, lu  la
    Socit des Sciences morales de Seine-et-Oise. [par V.
    Lanbinet]. _Versailles, Imprimerie de Montalant-Bougleux,
    1852._ In-8.

Le nom de l'auteur se trouve  la fin.

  1211. PARTICULARITS DE LA VIE JUDICIAIRE DE PIERRE CORNEILLE,
    rvles par des documents nouveaux; par E. Gosselin,
    greffier-archiviste  la Cour Impriale de Rouen. _Rouen,
    Imprimerie de E. Cagniard, 1865._ In-8 de 15 pp.

Extrait de la _Revue de Normandie_, juillet 1865.

M. Gosselin a runi dans ce travail quelques renseignements sur les
fonctions d'avocat du Roi aux siges de l'Amiraut, fonctions que
Corneille eut  exercer en mme temps que celles d'avocat gnral  la
Table de marbre de Rouen.

  1212. UN PISODE DE LA JEUNESSE DE PIERRE CORNEILLE, par E.
    Gosselin, greffier-archiviste  la Cour impriale de Rouen.
    _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1865._ In-8 de 12 pp.

Extrait de la _Revue de Normandie_, t. VIIe, 1867, pp. 478-487.

M. Gosselin s'est propos d'tablir dans cet article que la vritable
Mlite tait une demoiselle Catherine Hue, qui devint depuis Mme du
Pont. Il admet l'authenticit de l'anecdote raconte par Fontenelle,
mais avec cette diffrence fondamentale que Corneille, loin de
supplanter un ami, aurait t supplant par un rival.

  1213. LA MAISON DE CAMPAGNE DU GRAND CORNEILLE AU PETIT-COURONNE
    ACHETE ET CLASSE COMME MONUMENT HISTORIQUE, par M. l'abb A.
    Tougard.

Extrait de la _Revue de Normandie_, t. VIIIe, 1868. pp. 506-511.

La maison du Petit-Couronne, sur laquelle M. Gosselin avait le premier
attir l'attention (voy. le no 1231), fut acquise au prix de 12,000
fr. par le dpartement de la Seine-Infrieure (dlibration du conseil
gnral du 28 aot 1868). Cette maison avait t vendue, le 27
dcembre 1686, par le fils du pote, Pierre Corneille, escuyer, sieur
de Danville, capitaine de cavalerie, demeurant  Paris, rue
Neuve-des-Petits-Champs, paroisse Saint-Roch, et en cette ville de
Rouen, chez M. de Fontenelle, advocat en la Cour, rue Ganterie,
paroisse Saint-Laurent.

  1214. CORNEILLE.--SES RELATIONS AVEC LA FAMILLE PASCAL ET SA
    MAISON DE PETIT-COURONNE.

_Magasin pittoresque_, octobre 1869, pp. 322 sq.

Cet article, o l'auteur a mis  profit le travail de M. Gosselin (no
1231), fait partie d'une srie intitule: _Promenades d'un Rouennais._

  1215. NOUVEAUX DOCUMENTS INDITS SUR LE PATRIMOINE DE P.
    CORNEILLE, publis par M. l'abb A. Tougard. _Rouen, Imprimerie
    de Cagniard, 1869._ Gr. in-8 de 12 pp.

Extrait de la _Revue de Normandie_, t. VIIIe, 1868, pp. 624-635.

Nous voyons, par les documents retrouvs par M. E. Gosselin et publis
par M. Tougard, que les biens de la famille Corneille s'accroissent
de plusieurs acquisitions importantes pendant la vie du pre de notre
pote, ce qui tmoigne de l'opulence qui y rgnait alors; mais
qu'aprs la mort de Corneille, le pre, on ne signale plus que des
ventes faites par le grand pote, preuve vidente de la gne o il se
trouve, lui et les siens.

  1216. UN DOCUMENT FAMEUX SUR PIERRE CORNEILLE.

L'_Amateur d'autographes_, IXe anne (_Paris_, 1871, in-8), pp. 218
sqq.

M. P. Dumont soumet  M. Charavay et aux amateurs d'autographes la
prtendue lettre de Corneille, insre par M. Em. Gaillard dans le
_Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_ (1834, p. 167).
Il ne croit pas  l'authenticit de ce document et rclame des
renseignements sur sa provenance aux personnes qui seraient en tat
d'en fournir.

  1217. AVEU DES BIENS TENUS DU ROI,  cause de sa chtellenie et
    vicomte d'Andely, par Pierre et Thomas Corneille, pour servir 
    la confection du nouveau terrier du domaine du Roi (13 dcembre
    1681).

Ce document, retrouv par M. de Beaurepaire, a t insr par lui dans
la _Revue des socits savantes des dpartements_; Ve srie, t. VIIIe
(Paris, 1874, in-8), pp. 529-534.

Cet acte, et les notes trs-courtes et trs-prcises qui
l'accompagnent, dit M. Marty-Laveaux, dans un prambule ajout  cette
communication, peuvent fournir un assez grand nombre de renseignements
utiles. L'endroit habit par Corneille, dans les derniers temps de sa
vie, s'y trouve fort exactement prcis. M. Taschereau avait constat,
 l'aide d'une procuration du mois d'aot 1675, que, contrairement 
l'opinion gnralement reue, Pierre Corneille tait log,  cette
poque, rue de Clry, paroisse Saint-Eustache, et qu'il n'tait pas
encore venu s'tablir rue d'Argenteuil; j'avais montr,  l'aide d'une
_Liste de Messieurs de l'Acadmie Franoise_, pour 1676, qu'il n'avait
pas cess, jusqu'au commencement de cette anne, de demeurer au mme
endroit; mais l'acte que vient de nous communiquer M. de Beaurepaire
prolonge singulirement le sjour de Pierre Corneille dans la rue de
Clry, et nous prouve qu'il l'habitait encore  la fin de 1681,
c'est--dire moins de trois ans avant son dcs. Il nous apprend, en
outre, un fait beaucoup plus intressant, c'est qu' Paris, rue de
Clry, comme  Rouen, rue de la Pie, conformment  une douce et
touchante habitude, les deux Corneille demeuraient ensemble.


III.--NOTICES SUR LES PORTRAITS DE CORNEILLE.

  1218. RFLEXIONS SUR LE TABLEAU DEMAND PAR L'ACADMIE A M.
    COURT. Lu  l'Acadmie royale des Sciences, Belles-Lettres et
    Arts de Rouen par M. Hellis. D.-M., en la sance du 9 mars
    1831. _Rouen, imprim chez Nictas Priaux, rue de la Vicomte,
    no 55, 1831._ In-8 de 7 pp. plus une gravure au trait
    reprsentant le sujet du tableau, et une _Indication des
    personnages_ qui occupe un f. autographi, en face de la
    gravure.

Extrait du _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie_, anne 1831.

Le sujet du tableau demand par l'Acadmie  M. Court, tait Corneille
accueilli au thtre par le grand Cond, aprs une reprsentation de
_Cinna_. Cette toile orne aujourd'hui une des salles de l'Acadmie de
Rouen.

  1219. PORTRAIT DE CORNEILLE, par Gigoux.

Ce portrait, dont le _Magasin pittoresque_ a donn, en 1835, une
gravure sur bois assez grossire, doit tre une copie du portrait de
_Lebrun_.

  1220. DCOUVERTE DU PORTRAIT DE P. CORNEILLE, PEINT PAR CH. LE
    BRUN. Recherches historiques et critiques  ce sujet, par M.
    Hellis. _A Rouen, chez Le Brument;  Paris, chez Hocd, 1848._
    In-8 de 2 ff., 50 pp. et 1 f. blanc, plus 4 figg.

En tte de cette brochure se trouve le portrait de Corneille, d'aprs
_Lebrun_, grav sur acier par _Rville_; entre les pp. 4 et 5 se place
un second portrait grav au trait, d'aprs _Paillet_ (1663), par _Aug.
Lebrun_; entre les pp. 8 et 9 se trouve un troisime portrait, grav
au trait par le mme, d'aprs _Sicre_ (1683); enfin, entre les pp. 10
et 11 est plac un portrait de Th. Corneille, grav au trait par
_Lebrun_, d'aprs _Jouvenet_ (1700).


IV.--PICES RELATIVES AU MONUMENT DE CORNEILLE A ROUEN.

  1221. RAPPORT SUR LE MONUMENT A LEVER A PIERRE CORNEILLE, lu 
    la Socit libre d'mulation de Rouen, le 15 avril 1829, par M.
    A. Deville. _Rouen, Baudry, 1829._ In-8.

  1222. PROPOSITION lue dans une sance particulire de l'Acadmie
    des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, [par Duputel],
    _Rouen, 1830._ In-8.

Cette proposition est relative  la souscription ouverte pour
l'rection d'une statue  Corneille.

  1223. STATUE DE P. CORNEILLE. _Rouen, imp. de N. Priaux._
    In-fol. plano.

Au bas de la statue, qui occupe environ la moiti de la page, sont
trois colonnes, dont la premire contient la description de la statue,
les deux autres des couplets.

  1224. NOTICE SUR LA STATUE DE P. CORNEILLE, et Liste des
    souscripteurs qui ont concouru  l'rection de ce monument.
    _Rouen, F. Baudry, 1834._ In-8 de 90 pp. et 1 f., fig.

En tte de la _Notice_ se trouve un portrait de Corneille, grav
d'aprs la statue par _M. E.-H. Langlois_ et tir sur papier de Chine.
Le dernier feuillet ne contient que l'adresse de l'imprimeur.

Cet opuscule, d  M. Deville, n'a t tir qu' six exemplaires.

  1225. INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, par M. Ch.
    Richard.

 _Revue de Rouen_, 1834, 2e semestre, pp. 249-266.

  1226. DISCOURS PRONONC A L'OCCASION DE L'INAUGURATION DE LA
    STATUE DE PIERRE CORNEILLE A ROUEN, le 19 octobre 1834, par M.
    Lafon, des Franais, ancien Professeur de l'cole spciale de
    dclamation au Conservatoire, membre de plusieurs Acadmies de
    Paris et Rouen; suivi du Discours sur la mort de Talma, par le
    mme auteur. _Paris, Chez Paccard, libraire, rue
    Neuve-de-Luxembourg, no_ 3; _Barba, Galerie du
    Thtre-Franais, Palais-Royal, 1834._ In-8 de 32 pp., y
    compris les deux titres.

Cette brochure est prcde d'un avis de l'diteur, J.-E. Paccard, qui
rappelle les ftes clbres  Rouen en l'honneur de Corneille.

Parmi les discours qui ont t entendus dans cette solennit, on a
surtout remarqu, avec une vive satisfaction, celui prononc par M.
Lafon, digne et loquent interprte du Thtre-Franais. Ce discours
mritait d'tre conserv; pour arriver  cet heureux rsultat, il
fallait un diteur. Il s'en est prsent un qui a su, dans toute
l'acception du mot, faire violence  l'auteur, et obtenir de lui qu'il
ne laisserait pas ensevelir dans l'oubli les nergiques et nobles
penses de cette improvisation chaleureuse, vraiment inspire par le
got le plus pur et par la reconnaissance de succs obtenus au
thtre.

Il parat qu'il n'a pas fallu faire une moindre violence  M. Lafon
pour le dcider  publier son discours en l'honneur de Talma.

  1227. PRCIS HISTORIQUE SUR LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, rige
     Rouen, par souscription, en 1834; par M. A. Deville. Publi
    par les soins de la Socit libre d'mulation de Rouen. _Rouen,
    F. Baudry_, 1838. In-8 de 212 pp., figg.

Ce volume est orn de 4 gravures et de 3 planches qui contiennent
diverses signatures en fac-simile.

  1228. NOTE SUR L'EMPLACEMENT DE LA STATUE DE CORNEILLE, par M.
    Lon de Duranville.

_Revue de Rouen_, fvrier 1842, p. 136.

  1229. COMPTE RENDU DES HOMMAGES DCERNS SPCIALEMENT PAR LA
    VILLE DE ROUEN AUX CLBRITS NORMANDES, NOTAMMENT EN CE QUI
    CONCERNE PIERRE CORNEILLE, par M. A. Deville. [_Rouen_, In-8 de
    4 pp.

Extrait de l'_Annuaire normand pour_ 1843, pp. 619 sqq.


V.--NOTICES SUR LA FAMILLE DE CORNEILLE ET SUR SES DESCENDANTS.

  1230. LETTRES DE NOBLESSE ACCORDES AU PRE DU GRAND CORNEILLE.
    Lecture faite  l'Acadmie de Rouen, par M. Floquet. [_Rouen,
    1837]._ In-8 de 7 pp.

Extrait du _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
1837, pp. 155 sqq.

  1231. PIERRE CORNEILLE (LE PRE), MAITRE DES EAUX ET FORTS, ET
    SA MAISON DE CAMPAGNE, par E. Gosselin, greffier-archiviste.
    (Extrait de la Revue de la Normandie des 31 mai et 30 juin
    1864.) _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard_, 1864. Gr. in-8 de 4
    ff. et 43 pp., figg.

Les ff. prliminaires contiennent 2 lithographies reprsentant la
maison de campagne de Pierre Corneille au Petit-Couronne, prs Rouen,
et les armoiries de P. Corneille.

  1232. THOMAS CORNEILLE, par P.-F. Tissot, de l'Acadmie
    franaise.

_Les Normands illustres_ (Paris, Dutertre, 1845), 7e livr., gr. in-8
de 8 pp.

Presque toutes les publications qui contiennent une notice sur Pierre
Corneille en contiennent une galement sur son frre.

  1233. AD PETRUM CORNELIUM IN OBITU CAROLI FILII, CARMEN a Carolo
    de La Rue. S. I. Parisiis, 1666. In-4.

Cette pice touchante, reproduite dans les oeuvres latines du P. de La
Rue (voy. les nos 216-221), a t rimprime par MM. Taschereau et
Marty-Laveaux.

L'dition spare est cite dans la _Bibliothque des crivains de la
Compagnie de Jsus_, par le R. P. de Backer, 1re dit., t. Ier, p.
659.

Le fils que le pote perdit en 1667 tait Charles Corneille, g de
quatorze ans, et filleul, dit-on, du P. de La Rue. C'tait un enfant
des mieux dous.

  1234. LETTRE A M*** [L'ABB TRUBLET] SUR LE GRAND CORNEILLE, OU
    SA GNALOGIE EST TABLIE ET SES HRITIERS SONT DSIGNS. _S.
    l._, in-12.

Cette lettre, date du 25 aot 1757, est extraite du _Conservateur_ de
novembre 1757. Elle fut publie  l'occasion du procs de J.-F.
Corneille contre les lgataires de Fontenelle, par Dreux du Radier,
l'avocat du sieur Corneille.

  1235. MMOIRE pour le Sr. Jean-Franois Corneille,
    Joachim-Alexandre et Dlle Marie Corneille sa femme, et Dlle
    Marie-Franoise Corneille, Ve 1 de Ren Maigret, 2 de
    Sbastien Habert, seuls et uniques hritiers de Bernard le
    Bouvier de Fontenelle; contre le Sr Jean-Louis de Lampriere et
    autres se disant lgataires universels dudit feu de Fontenelle
    [Par Dreux du Radier, avocat]. _A Paris, chez Gissey, 1758._
    In-4 de 32 pp.

On a, dans ce mmoire, la gnalogie de P. et Th. Corneille, leurs
alliances avec M. de Fontenelle, et les prtentions du demandeur  la
succession du dernier. Il ne lui fut adjug qu'une somme de 2,600 fr.
Dans la suite, on se disputa le titre de son bienfaiteur. BARBIER.

  1236. Reprsentation de Rodogune, au profit d'un neveu du grand
    Corneille.

L'_Anne littraire_, 1760, t. IIe, pp. 198-216. Lettre date du 20
mars.

Le bnficiaire tait Jean-Franois Corneille, pauvre vannier
d'vreux, petit-fils de Pierre Corneille, avocat au parlement de
Rouen, et cousin du pote. C'tait le mme personnage que Dreux du
Radier, induit sans doute en erreur par la confusion des noms, avait
prsent comme un petit-fils du grand Corneille. La recette faite par
la Comdie-Franaise fut d'environ 6,000 livres. Une seconde
reprsentation fut donne au profit du mme personnage le 16 fvrier
1778.

  1237. ODE ET LETTRES A MONSIEUR DE VOLTAIRE EN FAVEUR DE LA
    FAMILLE DU GRAND CORNEILLE; Par Monsieur Le Brun, avec la
    Rponse de M. de Voltaire. _A Genve, Et se trouve  Paris,
    Chez Duchesne, rue S. Jacques, au Temple du Got._ M.DCC.LX
    [1760]. In-8 de 32 pp.

Cette pice a t rimprime  la suite de la _Wasprie, ou l'Ami Wasp,
revu et corrig_ par Le Brun (Berne, 1761, in-12), sous le titre de
l'_Ombre du grand Corneille_.

Le Brun, secrtaire des commandements du prince de Conti, le mme
qu'on appela depuis le Pindarique, pour le distinguer de son
homonyme, s'intressa vivement  Mlle Corneille, fille de
Jean-Franois, dont nous avons parl  l'article prcdent, et ne crut
pouvoir faire plus pour elle que de la recommander  Voltaire, avec
qui il avait eu des relations dans sa jeunesse. Ce fut le sujet de
l'_Ode_ qu'il lui adressa. Le succs de sa dmarche fut complet. En
livrant ses vers au public, Le Brun les fait prcder d'une nouvelle
lettre  Voltaire:

C'est au gnie, dit-il,  protger une race illustre par le gnie. A
ce titre, je ne vois que Monsieur de Voltaire en Europe de qui un
homme du nom de Corneille puisse, sans s'avilir, attendre les
bienfaits; ces loges, que vous avez tant de fois prodigus  sa
mmoire, et que la patrie entire lui doit, me rpondent de ce que
vous ferez pour un de ses neveux. L'ide que m'inspire ce nom divin
est si haute que, selon moi, il n'y a point mme de rois qui ne
s'honorassent beaucoup de prodiguer des secours en sa faveur. Vous
seul, Monsieur, agirez en gal avec ce grand homme.

Le Brun joint  son _Ode_ la rponse que Voltaire lui avait adresse.
Cette rponse tait ainsi conue:

    Au chteau de Ferney, pays de Gex,
    par Genve, 5 novembre 1760.

Je vous ferais, Monsieur, attendre ma rponse quatre mois au moins,
si je prtendais la faire en aussi beaux vers que les vtres. Il faut
me borner  vous dire en prose combien j'aime votre Ode et votre
proposition. Il convient assez qu'un vieux soldat du grand Corneille
tche d'tre utile  la petite-fille de son gnral. Quand on btit
des chteaux et des glises, et qu'on a des parents pauvres 
soutenir, il ne reste gure de quoi faire ce qu'on voudrait pour une
personne qui ne doit tre secourue que par les plus grands du royaume.

Je suis vieux, j'ai une nice qui aime tous les arts et qui russit
dans quelques-uns; si la personne dont vous me parlez, et que vous
connaissez sans doute, voulait accepter auprs de ma nice l'ducation
la plus honnte, elle en aurait soin comme de sa fille; je chercherais
 lui servir de pre. Le sien n'aurait absolument rien  dpenser pour
elle. On lui payerait son voyage jusqu' Lyon. Elle serait adresse 
Lyon  Monsieur Tronchin, qui lui fournirait une voiture jusqu' mon
chteau, ou bien une femme irait la prendre dans mon quipage. Si cela
convient, je suis  ses ordres, et j'espre avoir  vous remercier
jusqu'au dernier jour de ma vie de m'avoir procur l'honneur de faire
ce que devait faire M. de Fontenelle. Une partie de l'ducation de
cette demoiselle serait de nous voir jouer quelquefois les pices de
son grand-pre, et nous lui ferions broder les sujets de _Cinna_ et du
Cid.

J'ai l'honneur d'tre, avec toute l'estime et tous les sentiments que
je vous dois,

    Monsieur,
      Votre trs-humble et trs-obissant serviteur,
        VOLTAIRE.

Au reu de cette lettre, Le Brun remercia Voltaire par quelques mots
dats du 12 novembre 1760: Vous gotez ce bonheur si mconnu, si pur,
de faire des heureux. Je m'attendais  votre rponse; elle n'tonnera
que l'envie. J'ai couru la lire  Mademoiselle Corneille; elle en a
vers des larmes de joie; elle vous appelle dj son bienfaicteur et
son pre. Elle promet  vos bonts,  celles de Madame votre nice,
une ternelle reconnaissance, et je n'ai point de termes pour vous
exprimer celle d'une famille que vous soulagez.

Nous n'avons pas besoin de rappeler ici tout ce que Voltaire fit pour
Mlle Corneille. Il lui constitua tout d'abord une rente de 1,500
livres, entreprit  son profit l'dition des OEuvres de Corneille
(voy. le no 640) qui ne rapporta pas moins de 52,000 livres, enfin il
la maria  M. Dupuits, riche propritaire des environs de Ferney, qui
devint plus tard officier gnral.

  1238. LA PETITE-NICE D'ESCHYLE, histoire athnienne traduite
    d'un manuscrit grec, intitul [Grec: Ech ts tn Epistmonn
    anechdotou historias Echlogai]: Fragments de
    l'histoire-anecdote des gens de lettres [par de Neuville]. _S.
    l._, 1761. In-8.

  1239. VOLTAIRE ET LA SOCIT FRANAISE AU XVIIIe SICLE. VOLTAIRE
    AUX DLICES, par M. G. Desnoiresterres. _Paris, Didier, 1873._
    In-8 de 513 pp.

Ce volume, qui est le t. VIe des tudes consacres  Voltaire par M.
Desnoiresterres, est en grande partie occup par le rcit de l'arrive
et du sjour de Mlle Corneille  Ferney.

  1240. VISITE DE CLAUDE-TIENNE CORNEILLE A FERNEY.

Lettre de Voltaire  M. d'Argental du 9 mars 1763.

Claude-tienne Corneille, fils de Pierre-Alexis et par consquent
arrire-petit-fils du pote, vint implorer l'assistance de Voltaire 
Ferney. Voltaire ne put faire pour lui ce qu'il avait fait pour Mme
Dupuits, mais ne le congdia qu'avec de l'argent comptant.

  1241. NOTE SUR LE PORTRAIT DE MARIE-ANGLIQUE CORNEILLE, meunire
     Tilly, prs de Vernon. _Journal de Paris_, 1787, p. 868.

_Journal de Paris_, 1787, p. 868.

M. Taschereau croit que cette meunire descendait d'un des cousins du
pote.

  1242. MMOIRE DE MALESHERBES SUR LA DESCENDANCE DE CORNEILLE.

_Revue rtrospective_, 2e srie, t. VIIIe, pp. 113 sqq.

Ce mmoire, rdig en faveur de Mlle Jeanne-Marie Corneille, fille de
Claude-tienne Corneille, est accompagn d'une lettre d'envoi date du
8 septembre 1792. M. Taschereau l'a fait suivre d'une correspondance
de Collin d'Harleville avec la Comdie-Franaise et le Directoire,
relativement  la mme personne. La protge de Malesherbes obtint une
petite pension de Louis XVI et plus tard une autre de la
Comdie-Franaise.

  1243. LA CITOYENNE CORNEILLE D'ANGLY, arrire-petite-fille du
    grand Corneille.

Article de Legouv, insr dans les _Veilles des Muses, ou Recueil
priodique des ouvrages en vers et en prose lus dans les sances du
Lyce des trangers_, an VI [1798], no X, vendmiaire, pp. 68-79.

En rvlant au public l'existence de cette femme qui languit dans la
misre, Legouv a reproduit l'ode adresse par Le Brun  Voltaire au
sujet de Mlle Corneille.

Mme Corneille d'Angly tait une fille de Mme Dupuits, marie en 1786
au baron d'Angly. Dj, sur la proposition de M.-J. Chnier, la
Convention lui avait accord, le 14 nivse an III, un secours de 3,000
livres. En 1811, elle obtint une pension de 300 fr.

  1244. DROITS D'AUTEUR CDS PAR ANDRIEUX AUX HRITIRES DE
    CORNEILLE.

_Courrier des Spectacles_, 23 avril 1803.

Andrieux cda la moiti de ses droits d'auteur, tant  Paris que dans
les dpartements, pour son remaniement de _la Suite du Menteur_ (voy.
le no 820),  deux personnes de la famille du grand Corneille: l'une,
Marie Corneille, devenue Mme Dupuits, la mme que Voltaire avait
marie en 1763 avec le produit de son Commentaire; l'autre, Mlle
Jeanne-Marie Corneille, fille de Pierre-Alexis et descendante directe
de l'illustre pote.

  1245. LETTRE DE Mlle CORNEILLE A M. A. DE S. P.

M. A. de S. P. avait propos, dans une lettre publie par le _Courrier
des Spectacles_ du 17 octobre 1805, l'institution d'une fte annuelle
en faveur de Corneille. Le poste, disait-il, compte encore en France
des hritiers de son nom. Avec quel plaisir on les y verrait runis,
tenant dans leurs mains les couronnes destines  orner le front de
leur illustre aeul. Cette fte serait encore celle des potes de
notre sicle qui se sont illustrs dans l'art dramatique, et dont les
ouvrages soutiennent honorablement la gloire de la scne franaise.

Mlle Corneille rpondit  l'auteur du projet par la lettre suivante:

  Je ne saurais vous dire, Monsieur, avec quels sentiments
  d'attendrissement j'ai lu l'article de votre journal, o l'on
  propose l'institution d'une fte annuelle  la mmoire du grand
  Corneille, mon bisaeul. Cette pense ne saurait avoir t conue
  que par une me leve et gnreuse. Et qui peut mieux mriter le
  souvenir de toutes les personnes sensibles  la gloire des arts,
  que l'illustre auteur de _Cinna_? Dira-t-on qu'il s'est enrichi du
  produit de ses ouvrages? Non. Tout entier  la gloire, il a
  nglig les faveurs de la fortune. L'tat o il est mort tait
  voisin de l'indigence: un grand nom est tout ce qui reste  ses
  descendants. Ses vritables hritiers sont les nations qui lisent
  ses chefs-d'oeuvre et les acteurs qui les reprsentent. Oui,
  Monsieur, j'espre que la proposition faite dans votre journal ne
  sera pas perdue pour le Thtre-Franais, et que nous verrons
  clbrer  Paris une fte digne du pre de la tragdie franaise.
  Vous avez la bont, Monsieur, de rappeler au souvenir public la
  famille de ce grand pote, et de former le voeu de la voir
  assister  la fte que vous proposez. De quelle douce satisfaction
  ne seraient pas pntrs les deux tendres neveux dont l'ducation
  occupe toutes mes penses et tous mes soins! Quelle noble
  mulation n'allumerait pas dans leur jeune coeur la pompe d'un
  pareil spectacle! Pour moi, je ne saurais trop remercier celui qui
  en a donn l'ide; et si ma lettre ne vous parat pas trop
  au-dessous de son sujet, daignez l'insrer dans votre journal,
  afin qu'il sache que ma reconnaissance gale la grandeur de son
  projet.

  J'ai l'honneur d'tre, etc.

    CORNEILLE.

  (_Courrier des Spectacles_, 21 octobre 1805.)

L'auteur de cette lettre eut  s'occuper, non pas seulement de deux,
mais de douze neveux rests orphelins. Elle obtint des bourses pour
les fils dans les lyces de l'tat et parvint  nourrir les filles.
L'opra donna, en 1816, une reprsentation en sa faveur.

  1246. NOTE SUR LES DESCENDANTS DE CORNEILLE, par M. le baron de
    Stassart. _Bruxelles, Hayez, 1851._ In-8.

Extrait des _Bulletins de l'Acadmie royale de Belgique_ (t. XVIIIe).
Cette note a t reproduite dans les _OEuvres compltes de Corneille_;
Paris, Didot, 1855, gr. in-8, pp. 350 sqq.




XVIII.--DISCOURS, LOGES, CRITIQUES, PARALLLES RELATIFS A CORNEILLE.


I.--LOGES DE CORNEILLE.--CONSIDRATIONS GNRALES SUR SES OUVRAGES ET
SON INFLUENCE LITTRAIRE.

  1247. LETTRES DE MADAME DE SVIGN, DE SA FAMILLE ET DE SES AMIS,
    recueillies et annotes par M. Monmerqu, membre de l'Institut.
    Nouvelle dition [publie sous la direction de M. Adolphe
    Rgnier]. _Paris, L. Hachette et Cie, 1862._ 14 vol. in-8.

Mme de Svign parle si souvent de Corneille que ses _Lettres_
devaient ncessairement figurer dans notre _Bibliographie_. La table
de l'excellente dition de M. Rgnier contient un relev dtaill de
tous les passages relatifs  Corneille.

  1248. LOGE DU GRAND CORNEILLE. A M. l'abb des Viviers, aumnier
    du Roi, chanoine de Constance, protonotaire du Saint-Sige.
    [Par de La Fvrerie.]

_Extraordinaire du Mercure_, avril 1685, pp. 253-285.

  1249. DISCOURS prononcez  l'Acadmie Franoise le 2 Janvier
    1685. _A Paris, de l'Imprimerie de Pierre le Petit, Premier
    Imprimeur du Roy & de l'Acadmie Franoise, rue Saint-Jacques 
    la Croix d'or._ M.DC.LXXXV [1685]. Avec Privilge de Sa
    Majest. In-4 de 37 pp. et 1 f. blanc.

Ce recueil contient le _Discours de M. [Thomas] de Corneille_ (pp.
7-16), le _Remerciement de Bergeret_ (17-26) et le clbre discours de
Racine en l'honneur de Corneille (pp. 27-37). Ce beau pangyrique a
t reproduit dans toutes les ditions des _OEuvres_ de Racine.

  1250. PIERRE CORNEILLE, par Charles Perrault.

_Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce sicle_;
Paris, 1696-1700, 2 vol. gr. in-fol., t. Ier, pp. 77-78 (avec un
portrait de Corneille grav par _Lubin_), et la Haye, 1736, in-12, pp.
162-167.

  1251. LOGE DE CORNEILLE, par Saint-vremond.

Nous avons dj cit une lettre de Corneille qui nous a t conserve
par Saint-vremond (no 237). Voici la liste des passages de cet
crivain relatifs  Corneille; nous citons l'dition de _Londres_,
1711, 4 vol. in-12:

CORNEILLE est habile  soutenir le caractre des Femmes illustres, II,
p. 284; il fait parler les Hros avec toute sorte de biensance, II,
p. 285; son loge, III, pp. 51-52; admirable lorsqu'il fait parler un
Grec ou un Romain, ne se distingue plus des hommes ordinaires
lorsqu'il s'exprime pour lui-mme, III, p. 57; il a outr le Caractre
de Titus, III, p. 125; pourquoi il vint  dplaire  la multitude,
III, p. 130; suprieur aux Anciens dans ses Tragdies, III, p. 173; en
quoi il a particulirement excell; court risque de perdre sa
Rputation  la Reprsentation d'une de ses meilleures Pices, IV, p.
202; combien il a excell dans la Tragdie, V, p. 247; a surpass tous
les Anciens, V, p. 255.

  1252. DFENSE DU GRAND CORNEILLE CONTRE LE COMMENTATEUR DES
    OEUVRES DE M. BOILEAU-DESPRAUX [Brossette], par le Pre
    Tournemine.

Imprime dans les _Mmoires_ de Trvoux, mai 1717; rimprime, en
1738, sous le seul titre de _Dfense du grand Corneille_, dans les
_OEuvres diverses de P. Corneille_ (voy. le no 174).

  1253. LE CARDINAL DE RICHELIEU ET LE GRAND CORNEILLE, dialogue
    des morts, par Vauvenargues.

Ouvrage posthume, publi dans le _Supplment aux OEuvres compltes de
Vauvenargues_; Paris, Belin, 1820, in-8.

  1254. DIALOGUES OF THE DEAD, [by George, Lord Lyttelton]. _London,
    1760._ In-8.

Le _Dialogue_ XIVe entre Boileau et Pope contient un bel loge de
Corneille.

  1255. COMMENTAIRES SUR LE THATRE DE PIERRE CORNEILLE, et autres
    morceaux intressans, [par Voltaire]. _S. l_., 1764. 3 vol.
    in-12.

dition spare des notes et commentaires ajouts par Voltaire 
l'dition des _OEuvres de Corneille_ publie par lui en 1764 (voy. le
no 640). Elle parat avoir t faite sans sa participation.

  1256. COMMENTAIRES SUR LE THATRE DE PIERRE CORNEILLE, et autres
    morceaux intressans, par M. de Voltaire. _Amsterdam et
    Leipsic, 1765._ In-12 de 478 et 208 pp.

Rimpression spare des _Commentaires_ de Voltaire, avec quelques
additions.

  1257. COMMENTAIRES SUR CORNEILLE, par Voltaire [avec Prface par
    Beuchot]. _Paris, Didot, 1851._ In-18.

  1258. LOGE DE PIERRE CORNEILLE, qui, au jugement de l'Acadmie
    des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remport le
    prix d'loquence donn, en 1768, par Mgr le Duc de Harcourt,
    Gouverneur de Normandie, & Protecteur de l'Acadmie. Par M.
    Gaillard, de l'Acadmie royale des Inscriptions et
    Belles-Lettres et Censeur Royal. _A Rouen, Chez t. Vinc.
    Machuel, Imprimeur-Libraire de l'Acadmie, rue Saint-Lo.
    vis--vis le Palais. Et  Paris chez Saillant, rue S. Jean de
    Beauvais, 1768._ In-8 de 2 ff. et 52 pp., texte encadr.

Rimprim dans le t. Ier des _Mlanges acadmiques, potiques,
littraires, philologiques, critiques et historiques_ de Gaillard;
Paris, Agasse, 1806.

C'est dans sa sance du 5 aot 1765 que l'Acadmie de Rouen mit au
concours l'loge de Corneille. Gabriel-Henri Gaillard, qui remporta le
prix, tait n en 1726  Hotel, ou Ostel, en Laonnois; il fut membre
de l'Acadmie des Inscriptions (1760) et de l'Acadmie Franaise
(1771).

  1259. LOGE DE P. CORNEILLE, qui, au jugement de l'Acadmie des
    Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remport
    l'accessit du prix d'loquence donn, en 1768, par Monseigneur
    le Duc de Harcourt, gouverneur de Normandie et protecteur de
    l'Acadmie, par M*** [P.-Sylvain Bailly]. _Rouen, Machuel, et
    Paris, Saillant, 1768._ In-8.

Rimprim depuis avec quelques changements dans les _loges de Charles
V, de Molire, de Corneille, de l'abb de La Caille et de Leibnitz,
avec des notes_; Berlin et Paris, Delalain, 1770, in-8; et dans les
_Discours et Mmoires_, par l'auteur de l'_Histoire de l'Astronomie_;
Paris, Debure l'an, 1790. 2 vol. in-8.

  1260. LOGE DE CORNEILLE. Pice qui a concouru au prix de
    l'Acadmie de Rouen en 1768, Par M. l'abb de Langeac.--Sperare
    nefas sit vatibus ultra (Vida).--_A Paris, Chez Le Jay,
    Libraire, quai de Gvres, au Grand Corneille_, M.DCC.LXVIII
    [1768]. In-8 de 42 pp. et 1 f. blanc.

Le titre porte la marque du libraire _Le Jay_, reprsentant un
portrait de Corneille, entour du vers fameux de l'_Excuse  Ariste_:

    Je ne dois qu' moi seul toute ma renomme.

  1261. LOGE DE P. CORNEILLE, par M. L*** de L*** [l'abb de la
    Serre].

_Nouveaux Discours acadmiques_; Nmes, Gaude, 1768, in 12.

  1262. LOGE DE P. CORNEILLE, qui a concouru  l'Acadmie de
    Rouen, en 1768, par M. Bitaub. _Berlin, G.-J. Decker, 1769._
    In-8.

  1263. LOGE DE CORNEILLE, avec des notes. _Paris, Delalain,
    1770._ In-8.

  1264. DISCOURS ABRG sur le grand Corneille.

Publi dans l'_Almanach littraire_, ou _trennes d'Apollon_; Paris,
veuve Duchesne, 1777, in-12, pp. 1-38.

  1265. PORTRAIT DE CORNEILLE, par Dorat.

Ce portrait a t insr dans les _Mlanges littraires, ou Journal
des Dames, ddi  la Reine_, par M. Dorat, t. Ve, 1778, in-12, 3e
cahier, pp. 385 sqq. Il a t reproduit dans le _Coup d'oeil sur la
littrature_, ou _Collection de diffrens ouvrages tant en prose qu'en
vers, en deux parties_; Amsterdam, et se trouve  Paris, chez P.-F.
Gueffier, 1780, 2 vol. in-8.

  1266. LOGE DE PIERRE CORNEILLE, par Lesuire, 1781.

Mentionn dans le _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de
Rouen_, t. Ve (1781-1793), p. 28.

  1267. _Ides sur Corneille_, par M. Grimod de La Reynire.

 Se trouvent dans _Peu de chose, hommage  l'Acadmie de Lyon_;
 Neufchtel et Paris, 1788, in-8.

  1268. CORNEILLE, par La Harpe.

_Lyce, ou Cours de littrature ancienne et moderne_; Paris, Agasse,
1799-1805, 19 vol. in-8, etc. Voy., dans la dernire dition (Paris,
Didier et Lefvre, 1834, 2 vol. gr. in-8  2 col.), le t. Ier, pp.
467-500.

  1269. ELOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours qui a remport le prix
    d'loquence dcern par la Classe de la langue et de la
    littrature franaises de l'Institut, dans sa sance du 6 avril
    1808; par Mrie J.-J. Victorin Fabre. _Paris, Baudouin, 1808._
    In-8 de 100 pp.

  1270. ELOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours qui a remport le prix
    d'loquence dcern par la Classe de la langue et de la
    littrature franaises de l'Institut; par Mrie J.-J. Victorin
    Fabre. Seconde dition, suivie de notes revues et augmentes.
    _Paris, Baudouin, 1808._ In-8.

M. Dussault a consacr  cet _loge_ un compte-rendu reproduit dans
ses _Annales littraires, ou Choix chronologique des principaux
articles de littrature insrs par M. Dussault, dans le Journal des
Dbats, depuis_ 1800 _jusqu'_ 1817 (Paris, Maradan, 1818, 4 vol.
in-8), t. IIIe, pp. 84-90.

  1271. ELOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours qui a obtenu l'Accessit
    au jugement de la Classe de la langue et de la littrature
    franaises; par L.-S. Auger. _A Paris, chez Xhrouet,
    Deterville, Petit, 1808._ In-8 de 2 ff. et 56 pp.

  1272. LOGE DE PIERRE CORNEILLE, qui a obtenu la premire mention
    honorable au jugement de la Classe de la littrature et de la
    langue franaises; par Ren de Chazet. _Paris, Le Normant,
    1808._ In-8.

  1273. LOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours qui a concouru pour le
    prix d'loquence propos  la Classe de la langue et de la
    littrature franaises de l'Institut; par M. G. D. L. B***
    [Gudin de la Brenellerie]. _Paris, Patris, 1808._ In-8.

  1274. LOGE DE CORNEILLE, par M. A. J. [Jay]. _Paris, Lopold
    Collin, juillet, 1808._ In-8.

  1275. loge de Pierre Corneille, par un jeune Franais [Jules
    Porthmann]. _Paris, Martinet, 1808._ In-8.

  1276. LOGE DE CORNEILLE [par de Montyon]. _Londres, de
    l'imprimerie de P. da Ponte_ [_s. d., mais vers 1808]._ In-8 de
    2 ff. et 43 pp., sans f. de titre.

Il parat, dit une Note _de l'diteur_ place  la premire page,
que, par des considrations trangres  la littrature, cet loge de
Corneille n'a point t admis au concours ouvert par l'Institut
national. La comparaison de cet ouvrage avec ceux qui ont obtenu le
suffrage de l'Institut national peut faire connatre lequel l'a mieux
mrit.

  1277. LE PRONONC, OU LA PRMINENCE POTIQUE DU GRAND CORNEILLE,
    par F. L. Darrangon. _A Paris, Chez Hne, impr.-libr., rue et
    en face l'glise St.-Severin, no 6; Delaunay, librairie au
    Palais royal, Galerie de Bois; Dabris, Palais du Tribunat._
    M.D.CCC.VIII [1808]. In-8 de 1 f. pour le faux-titre et 29 pp.

  1278. LE JOURNAL DE L'EMPIRE, L'INSTITUT ET L'LOGE DE CORNEILLE,
    TRAITS TOUS TROIS COMME ILS LE MRITENT. Premire Lettre au
    public impartial, par J. de Rochelines. _Paris, Imprimerie de
    Brasseur an, 1808._ In-8.

Cette lettre n'a pas eu la suite annonce.

  1279. LOGE DE P. CORNEILLE, propos pour prix d'loquence en
    1808; par F. A. Guinaud. _Paris, Le Normant, 1822._ In-8.

  1280. CORNEILLE. Von August von Schlegel.

_Vorlesungen ber dramatische Kunst und Literatur_ (Heidelberg, 1809,
2 vol. in-8, et 1817, 3 vol. in-8).

_Cours de littrature dramatique_, traduit en franais par Mme Necker
de Saussure Paris, 1814, 3 vol. in-8).

  1281. DISCOURS qui a obtenu une mdaille d'or de 300 fr.  la
    sance de la Socit d'mulation de Rouen du 2 juin 1813, sur
    cette question: Quelle a t l'influence du grand Corneille sur
    la littrature franaise et sur le caractre national; par M.
    A. Thorel de Saint-Martin. _Rouen, Baudry_, 1813. In-8 de 44
    pp.

  1282. CORNEILLE. Von Friedrich von Schlegel.

Voy. _Geschichte der alten und neuen Literatur_ (Wien, 1815, 2 vol.
in-8) _Histoire de la Littrature ancienne et moderne_, traduite de
l'allemand par Duckett (Paris, 1829, 2 vol. in-8).

  1283. CORNEILLE. By Henry Hallam.

Voy. _Introduction to the Literature of Europe_, fourth Edition
(London, 1854, 3 vol. in-8), t. IIIe, pp. 68-75.

Cet ouvrage parut pour la premire fois en 1827; il en existe une
traduction franaise.

  1284. CORNEILLE, par M. P. A., de Rouen.

_Revue de Rouen_, 1834, 2e semestre, pp. 277-283.

  1285. RFLEXIONS SUR ROUEN ET SUR CORNEILLE, par M. Mary-Lafon.

_Prcis des travaux de l'Acadmie de Rouen_, 1835, pp. 106 sqq.

  1286. CORNEILLE, par M. Sainte-Beuve.

_Portraits littraires_ (Paris, 1844, 2 vol. in-12), t. Ier.

M. Sainte-Beuve a, en outre, longuement parl de Corneille dans son
_Histoire de Port-Royal_, t. Ier, et dans ses _Nouveaux Lundis_, t.
VIIe (Paris, 1867, in-12).

  1287. DISCOURS SUR P. CORNEILLE, prononc  la Facult des
    Lettres, par M. Saint-Marc Girardin.

_Journal des Dbats_, 10 janvier 1852.

  1288. CORNEILLE, par M. Gruzez.

_Histoire de la Littrature franaise, du moyen ge aux temps modernes_
(Paris, 1852, in-8), pp. 278-294.

  1289. CORNEILLE, par Dsir Nisard.

_Histoire de la Littrature franaise_, t. IIe, 2e dit. (Paris, 1854,
in-8), pp. 107-166.

  1290. FACULT DES LETTRES. COURS DE POSIE FRANAISE (12 dcembre
    1861). M. Charles Caboche charg de la supplance de M.
    Saint-Marc Girardin. P_aris, Imprimerie de P.-A. Bourdier et
    Cie, 1862._ In-8 de 30 pp. et 1 f. blanc.

Leon d'ouverture sur Corneille.

  1291. CORNEILLE ET SES CONTEMPORAINS, discours prononc 
    l'ouverture du cours de posie franaise, le 17 dcembre 1863,
    par M. Saint-Ren Taillandier, Professeur de littrature
    franaise  la Facult des lettres de Montpellier, charg de
    suppler M. Saint-Marc Girardin. _Paris, librairie
    Germer-Baillire, 1864._ In-8 de 28 pp., y compris le titre.

  1292. TUDE SUR CORNEILLE, par Alexis Doinat. _Paris, 1867._
    In-8.

On lit au verso du faux-titre: Cette tude ne se trouve pas dans le
commerce de la librairie.

  1293. LE GNIE NORMAND DANS LES LETTRES ET DANS LES ARTS.
    MALHERBE ET CORNEILLE. Discours prononc devant la Socit
    libre d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de l'Eure
    (section de Bernay), par Albert de Broglie, de l'Acadmie
    Franaise. _Paris, Douniol, 1869._ In-8 de 21 pp.

Extrait du _Correspondant._

  1294. LE GNIE DE CORNEILLE, par D. Bancel. Runion publique du
    Chtelet. _Paris, Degorge-Cadot, [impr. Rochette], 1869._ Gr.
    in-18 de v et 28 pp. (50 cent.)

_Bibliothque librale._

M. Bancel, entran par les proccupations du moment, a fait moins une
confrence littraire qu'un discours politique.

  1295. ROZHLED VE DRAMAT[E] FRANCOUSKM. Podv Franti[s]ek
    Zkrejs. Corneille.

tudes sur le drame franais, insres par M. Fr. Zkrejs dans
l'_Osv[)e]ta, listy pro rozhled v um[)e]ni, v[)e]d[)e] a politice_,
ro[`c]nk II (v Praze, 1872, in-8), pp. 734-747; 830-840.

Les deux articles relatifs  Corneille contiennent des analyses et des
extraits de ses principales pices.

  1296. LA TRAGDIE EN FRANCE. Tragiques et Tragdiens, par Jean
    Morel.

_Revue de France_, 3e anne, t. Ve (Paris, 1873, in-8), pp. 507-533.

Cet article, crit  propos de la reprise solennelle du _Cid_ faite
par le Thtre-Franais, en 1872, est spcialement consacr 
Corneille.

  1297. DISCOURS [SUR P. CORNEILLE], prononc par M. Ligneau,
    Professeur de Sixime,  la distribution des prix aux lves du
    Lyce Corneille, le 6 aot 1873. [_Paris, 1873_]. In-8 de 16
    pp.

Extrait du palmars du Lyce Corneille.

  1298. DISCOURS prononc [ la distribution des prix du Lyce
    Corneille], par M. Caboche, inspecteur gnral de l'Universit.
    [_Paris_, 1873]. In-8 de 6 pp. et 1 f. blanc.

Extrait du palmars du lyce Corneille; les 3 ff. de texte sont
pagins de 18  22.

Ce discours de circonstance est une rponse au prcdent.


II.--PARTICULARITS DE LA VIE LITTRAIRE DE CORNEILLE. SA LANGUE ET
SES THORIES LITTRAIRES; SA BIBLIOGRAPHIE.

  1299. LETTRE SUR LES VERS IRRGULIERS; dtails sur Corneille,
    Molire, etc.

Voy. cette lettre dans le _Recueil de pices curieuses_ (Amsterdam,
Adrian Moetjens, 1694, in-12), t. IIIe, p. 330.

  1300. DISSERTATION SUR QUELQUES PASSAGES DE SNQUE ET DE
    CORNEILLE, lue  la sance publique de la Socit littraire
    d'Arras, le 14 avril 1764, par M. Denis. _Arras, 1764._ In-12.

  1301. RICHELIEU ET LES CINQ AUTEURS, scnes historiques par B. G.

Imprimes dans la _Gironde, Revue de Bordeaux_, t. Ier (1833, in-4),
pp. 180 sqq.

  1302. CORNEILLE, IMITATEUR DES ESPAGNOLS, par Adolphe de
    Puibusque.

_Histoire compare des littratures espagnole et franaise_ (Paris,
1843, 2 vol. in-8), t. IIe, pp. 84-161.

  1303. L'HOTEL DE RAMBOUILLET ET CORNEILLE, par M. Henri Martin.

_Revue indpendante_ du 25 juin 1845.

  1304. ANECDOTES LITTRAIRES SUR PIERRE CORNEILLE, OU EXAMEN DE
    QUELQUES PLAGIATS QUI LUI SONT GNRALEMENT IMPUTS PAR SES
    DIVERS COMMENTATEURS FRANAIS, EN PARTICULIER PAR VOLTAIRE; par
    M. Viguier, inspecteur gnral de l'Universit. _Rouen, de
    l'Imprimerie de A. Pron, 1846._ In-8 de 69 pp. et 1 f. pour la
    table.

Mmoire lu  l'Acadmie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen,
sances des 22 et 29 mai 1846.

Extrait de la _Revue de Rouen et de la Normandie_, 1846.

  1305. P. CORNEILLE DANS SES RAPPORTS AVEC LE DRAME ESPAGNOL, par
    Philarte Chasles.

_tudes sur l'Espagne et sur les influences de la littrature
espagnole en France et en Italie_ (Paris, Amyot, 1847, in-12), pp.
447-461.

  1306. RENSEIGNEMENTS RELATIFS A PIERRE CORNEILLE, principalement
    en ce qui concerne l'Acadmie de Rouen; par M. A.-G. Ballin,
    archiviste. Lecture faite  la sance du 1er aot 1848.

Extrait du _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
1848, pp. 261-294.

L'auteur de ce travail a relev sur les registres de l'Acadmie toutes
les sances qui ont t consacres en tout ou en partie  Pierre
Corneille. A la suite de cette notice, se trouve un _Catalogue par
ordre chronologique de divers opuscules concernant Pierre Corneille,
la plupart composs par des Rouennais et publis  Rouen_; _complment
 la Bibliographie place  la suite de l'Histoire de sa vie, par M.
Jules Taschereau_.

  1307. NOTES RELATIVES A CORNEILLE, lues  l'Acadmie des
    Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, par M. Ballin. _S.
    l. n. d._ In-8 de 5 pp. et 1 f. blanc.

Extrait du _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
1850.

Cette communication comprend seulement la description d'un exemplaire
de l'_Imitation_ appartenant  M. Thomas, de Rouen, et du recueil de
vers latins du P. de la Rue, dans lequel est rimprim le sonnet: _Au
Roy, sur la Conqueste de la Franche-Comt_ (voy. le no 216).

  1308. ESSAI SUR LES THORIES DRAMATIQUES DE CORNEILLE, D'APRS
    SES DISCOURS ET SES EXAMENS. Thse prsente  la Facult des
    lettres de Paris, par J.-A. Lisle, bachelier s-sciences,
    licenci s-lettres et en droit. _Paris, A. Durand, [impr. W.
    Remquet et C<ie], 1852._ In-8 de 126 pp. et 1 f.

Cette thse est ddie  M. A. Bixio, ancien reprsentant du peuple.

  1309. MOLIRE MUSICIEN; notes sur les OEuvres de cet illustre
    matre, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault,
    Regnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-vremond, du
    Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau,
    Beaumarchais, etc.; o se mlent des considrations sur
    l'harmonie de la langue franaise; par Castil-Blaze. _Paris,
    Castil-Blaze, rue Buffault, 9, 1852._ 2 vol. in-8.

L'auteur parle en particulier du _Menteur_ (t. Ier, pp. 36-44).

  1310. NOTE SUR UN EXEMPLAIRE DU THATRE DE CORNEILLE, AVEC ENVOI
    D'AUTEUR AUX JSUITES, par M. A. de Bougy.

_Athenum franais_ du 22 dcembre 1855, p. 1114.

L'exemplaire dont il est ici question appartient  la Bibliothque de
l'Universit; il porte la ddicace suivante qui jette un jour prcieux
sur les relations de Corneille avec ses anciens matres:

        Patribus Societatis Jesu
    Colendissimis prceptoribus suis
        Grati animi pignus.
        D. D. Petrus Corneille.

Ces quatre lignes sont suivies de ces vers emprunts  Juvnal:

    Dii, majorum umbris tenuem, et sine pondere terram,
    Qui prceptorem sancti voluere parentis
    Esse loco.

  1311. LES COMMENCEMENTS DE P. CORNEILLE, par A. Hatzfeld.
    _Grenoble, Imprimerie de Prudhomme, 1857._ In-8.

  1312. DES PRINCIPES DE CORNEILLE SUR L'ART DRAMATIQUE. Thse de
    doctorat, prsente  la Facult des lettres de Dijon, par B.
    Duparay. _Lyon, Vingtrinier_, 1857. In-8.

  1313. LA VRIT CHEZ CORNEILLE, dmontre par l'analyse de ses
    principaux personnages, par Alexandre Lecoeur. _Paris, L.
    Hachette, 1860._ In-18.

  1314. DE LA LANGUE DE CORNEILLE, par Ch. Marty-Laveaux.--Il est
    constant qu'il y a des prceptes puisqu'il y a un art, mais il
    n'est pas constant quels ils sont. (Corneille. _Discours de
    l'utilit et des parties du pome dramatique._) Extrait de la
    Bibliothque de l'cole des Chartes (5e srie, t. II). _Paris,
    Librairie de L. Hachette et Cie, rue Pierre-Sarrazin, 14,
    [Imprimerie de Ad. Lain et J. Havard], 1861._ In-8 de 2 ff. et
    48 pp.

Ce mmoire est l'introduction d'un vaste glossaire de Corneille,
auquel l'Acadmie franaise a dcern un prix de 3,000 francs dans sa
sance du 25 aot 1859. M. Marty-Laveaux a publi le glossaire  la
fin de sa grande dition des _OEuvres_ de Corneille; l'introduction,
qui ne rentrait pas dans le cadre de cette dition, est un morceau
trs-intressant, qui peut y tre joint.

  1315. LE GRAND CORNEILLE HISTORIEN, par Ernest Desjardins.
    _Paris, Didier et Cie, 1861._ In-8 de 2 ff. et 352 pp.

Runion d'articles publis en feuilleton dans le _Moniteur universel_
de 1860.

J'ai voulu montrer, dit l'auteur, que Corneille est aussi grand
historien que grand pote. Pour soutenir cette thse, M. Desjardins
examine successivement les treize pices de Corneille relatives 
l'histoire romaine, depuis _Horace_ jusqu' _Attila_ (il passe sous
silence _Pulchrie_). Il montre que ces pices forment un vaste
tableau de l'histoire de Rome, depuis son origine jusqu' l'invasion
des Barbares, et que, par une remarquable intuition, le pote a saisi
l'esprit des Romains et de leurs institutions avec autant de vrit
que l'ont pu faire les grands historiens modernes, aids des plus
rcentes dcouvertes.

Voy. sur cet ouvrage les articles critiques insrs dans le _Figaro_
du 30 juin 1861 (par M. Jouvin); dans la _Revue des Deux-Mondes_ du 15
juillet 1861 (par M. E. Lataye); dans la Correspondance littraire, 5e
anne (1860-1861), pp. 436-439 (par M. G. Vattier); dans le _Journal
gnral de l'instruction publique_ du 4 janvier 1862; dans le _Journal
des Dbats_ du 23 avril 1862 (par M. Louis Passy), dans le
_Constitutionnel_ du 27 fvrier 1862 (par M. Sainte-Beuve).

  1316. LE GRAND CORNEILLE HISTORIEN, par Ernest Desjardins.
    Deuxime dition. _Paris, Didier et Cie, 1861._ In-12 de 8 ff.
    et 352 pp.

  Mme dition que la prcdente, tire dans un format plus petit.

  1317. UN MOT D'HORACE CIT PAR CORNEILLE.

Un lecteur de la _Correspondance littraire_ demande, par la voie de
ce journal, la source  laquelle Corneille a puis une citation
attribue par lui  Horace dans l'avis _Au Lecteur_ qui prcde
l'dition des _OEuvres_ donnes en 1648: Je dirois la mesme chose de
la liaison des scenes, si j'osois la nommer une rgle, mais, comme je
n'en voy rien dans Aristote, que nostre Horace n'en dit que ce petit
mot: _neu quid_ HIET, dont la signification peut estre douteuse.....
(_Correspondance littraire_, 6e anne, 1861-1862, p. 116). M. Dbner
rpond (_ibid._, pp. 146 sq.) que l'auteur du _Cid_ a certainement
voulu citer ces vers biens connus:

        _Neu quid_ medios intercinat actus
    Quod _non_ proposito conducat et _haereat apte_,

mais que sa mmoire l'aura tromp.

  1318. LEXIQUE COMPAR DE LA LANGUE DE CORNEILLE ET DE LA LANGUE
    DU XVIIe SICLE EN GNRAL, par M. Frdric Godefroy, auteur de
    l'Histoire de la littrature franaise, depuis le XVIe sicle
    jusqu' nos jours. Couronn par l'Acadmie franaise, en 1859
    et en 1861. _Paris, Librairie acadmique Didier et Cie, 1862._
    2 vol. in-8.

T. Ier: faux-titre et titre;--ddicace  Mme Godefroy mre;--IV pp.
pour la _Prface_;--CXXIII pp. pour l'_Introduction_;--404 pp.

T. IIe: 2 ff. pour les titres, 464 pp., 1 f. d'_Errata et Addenda_ et
1 f. blanc.

  1319. CORNEILLE PRCIEUX, par V. G.

_Le Chasseur bibliographique_, no 11 (Paris, nov. 1862, in-8), pp.
8-10.

  1320. CORNEILLE, POTE COMIQUE, par M. Paul Vavasseur; discours
    de rception prononc  la sance publique de l'Acadmie des
    Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen. _Rouen, Imprimerie
    de Boissel, 1864._ In-8.

  1321. DE LA RIME, D'APRS BOILEAU ET RACINE, AVEC DES SUPPLMENTS
    RELATIFS A CORNEILLE ET A MOLIRE, par H. Billet, chef
    d'institution. _Noyon, D. Andrieux, 1864._ In-8 de 74 pp.

  1322. NOTE SUR PIERRE CORNEILLE CONSIDR A TORT COMME L'AUTEUR
    DU POME L'OCCASION PERDUE RECOUVERTE; lue  l'Acadmie des
    Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen par douard Frre.
    _Rouen, Imprimerie de H. Boissel, successeur de A. Pron,
    1854._ In-8 de 19 pp.

Tir  50 exemplaires.

Extrait du _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
1862-1863, sance du 5 dcembre 1862.

  1323. CORNEILLE, SHAKESPEARE ET GOETHE. tude sur l'influence
    anglo-germanique en France au XIXe sicle, par William Reymond.
    Avec une lettre-prface de M. de Sainte-Beuve [_sic_]. _Berlin,
    Lderitz, 1864._ In-8.

  1324. CORNEILLE ET GUILLEN DE CASTRO.

_Littrature et Philosophie, par mile Ferrire_ (Paris, Marpon, 1865,
in-12), pp. 215-304.

M. Ferrire entreprend de montrer, pices en main, que Guillen de
Castro, dans la _Jeunesse du Cid_, ne le cde point  Corneille, au
triple point de vue des personnages, du dialogue et de la conduite de
la pice; et qu'il a dploy plus d'invention, en un mot, de gnie,
dans la conception premire du drame.

  1325. UNE SANCE DE L'ACADMIE DES PALINODS EN 1640. Discours
    prononc, le 7 aot 1867, dans la sance solennelle de
    l'Acadmie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Rouen, par
    douard Frre, prsident. Suivi des Posies Palinodiques de
    Jacqueline Pascal, de Pierre, Antoine et Thomas Corneille.
    _Rouen, Auguste Le Brument, et Paris, Tardieu, 1867._ In-8 de 2
    ff., 49 pp. et 1 f. pour la _Table_.

Tir  125 exemplaires, sur papier verg.

L'Acadmie des Palinods tait une confrrie qui se runissait  Rouen
le 8 dcembre de chaque anne pour clbrer l'Immacule Conception de
la Vierge. Elle avait t fonde vers la fin du XVe sicle et avait
reu du pape Lon X des privilges spciaux. Les trois frres
Corneille composrent successivement des vers pour les Palinods. Nous
avons dj parl d'une pice attribue  Pierre Corneille par M.
douard Fournier (_Notes sur Corneille_, p. VII), pice qui aurait t
lue par le pote au concours de 1633 (voy. no 1199). Il est possible
que ce fragment soit authentique, mais personne n'a pu dire d'o il a
t tir, et M. Fournier lui-mme n'a pu fournir aucun renseignement 
ce sujet. En 1640, Jacqueline Pascal remporta le prix pour des
strophes composes sous l'inspiration de l'auteur du _Cid_, et
Corneille improvisa pour elle un remercment. Antoine Corneille, son
second frre, n en 1611, chanoine rgulier de Saint-Augustin, puis
sous-prieur au Prieur du Mont-aux-Malades, obtint des prix en 1636,
1638, 1639 et 1641; enfin Thomas fut couronn en 1641.

M. douard Frre a runi  la suite de son discours les vers composs
par les trois Corneille pour la confrrie rouennaise.

  1326. _La Gloire des armes chez Corneille_, par E. de la Barre
    Duparcq. _Orlans, 1868._ In-8 de 13 pp.

  Tir  200 exemplaires.

  1327. CORNEILLE ET L'ACTEUR MONDORY, par M. F. Bouquet,
    professeur au Lyce Imprial et  l'cole suprieure des
    sciences et des lettres de Rouen. _Rouen, Imprimerie de E.
    Cagniard, 1869._ In-8 de 27 pp.

Extrait de la _Revue de Normandie_ (fvrier-mars 1869), t. IXe, pp.
185-113; 145-161.

  1328. CORNEILLE HISTORIEN.

Article de M. A. Thinot dans le _Constitutionnel_ du lundi 2 aot
1869.

  1329. CORNEILLE ALS LUSTSPIELDICHTER. Von E. Schmidt.

_Archiv fr das Studium der neuern Sprachen_, t. Le (Braunschweig,
1873, in-8).


III.--DISCOURS, CRITIQUES ET PARALLLES RELATIFS A CORNEILLE ET A
RACINE.

  1330. PARALLLE DE CORNEILLE ET DE RACINE, par M. de Longepierre.

Ce _Parallle_, insr d'abord dans les _Jugements des Savants_, de
Baillet (1686), a t rimprim dans le _Recueil_ cit ci-aprs (no
1336).

  1331. ENTRETIEN SUR LES TRAGEDIES DE CE TEMPS [par l'abb de
    Villiers]. _A Paris, chez Michalet, 1675._ In-12.

Pice relative  Corneille et  Racine. Elle est rimprime dans le
_Recueil_ cit plus loin (no 1336).

  1332. PARALLLE DE M. CORNEILLE ET DE M. RACINE, par M.
    Fontenelle, [1693]. 1 f.

_Ce Parallle_ a t souvent rimprim. Le plus ancien recueil o nous
l'ayons trouv, dit M. Taschereau, est le volume intitul: _Voyage de
MM. de Bachaumont et de La Chapelle, avec un mlange de pices
fugitives tires du cabinet de M. de Saint-vremont_ (Utrecht, Galma,
1697, in-12).

  1333. DISSERTATION SUR LES CARACTRES DE CORNEILLE ET DE RACINE,
    CONTRE LE JUGEMENT DE LA BRUYRE, par M. Tafignon. _Paris,
    1705._ In-12.

Rimprime dans le _Recueil_ cit plus loin (no 1336), et dans les
_OEuvres diverses_ de P. Corneille, dition d'Amsterdam, 1740, in-12
(no 175), pp. XXXI-LX.

Le jugement de La Bruyre se trouve dans le premier chapitre des
_Caractres_.

  1334. DISSERTATION SUR LES PICES DE CORNEILLE ET DE RACINE.

Imprime dans le _Mercure_ d'octobre 1717, pp. 35-59.

  1335. DISPUTE LITTRAIRE SUR LES OEUVRES DE CORNEILLE ET DE
    RACINE. A M. de ***.

_Imprime dans les Amusements du coeur et de l'esprit_ (Paris, Didot,
1736, in-12), t. IIe, pp. 291-314.

  1336. RECUEIL DE DISSERTATIONS SUR PLUSIEURS TRAGDIES DE
    CORNEILLE ET DE RACINE, avec des Rflexions pour & contre la
    Critique des Ouvrages d'esprit, & des Jugemens sur ces
    Dissertations. _A Paris, Chez Gissey, rue de la vieille
    Boucherie; Bordelet, rue Saint-Jacques, [de l'Imprimerie de
    Gissey]_, M.DCC.XL [1740]. Avec Approbation & Privilge du Roi.
    2 vol. in-12.

T. Ier: 2 ff. pour le titre et la _Table_ du 1er vol.; 1 f. pour la
_Table_ du 2e vol.; cxxvj et 373 pp.; 1 f. qui ne contient que le mot
_Privilge_ en rclame; 2 ff. pour le _Privilge_ et 1 f. blanc.

T. IIe: 1 f. de titre et 414 pp.

Le privilge, dat du 9 septembre 1739, est accord pour six ans 
_Henry-Simon-Pierre Gissey_.

Ce recueil, publi par l'abb Granet, contient:

1 _Prface_ de Granet, t. Ier, pp. I-CXXIV;

2 _Entretien sur les Tragdies de ce temps, par M. l'abb de
Villiers_; Paris, 1675, in-12: t. Ier, pp. 1-46;

3 _Parallle de Corneille et de Racine, par M. de Longepierre_, dans
les _Jugemens des Savans_ de Baillet, 1686: t. Ier, pp. 47-69;

4 _Dissertation sur les Caractres de Corneille et de Racine contre
le Jugement de La Bruyre, par M. Tafignon_; Paris, 1705, in-12: t.
Ier, pp. 70-98;

5 _Le Jugement du Cid, compos par un Bourgeois de Paris, Marguillier
de sa paroisse_; Paris, 1637, in-8: t. Ier. pp. 99-113;

6 _Lettre de M. l'abb de Boisrobert  M. Mairet_: t. Ier, pp.
114-117;

7 _Critique de la Sophonisbe de Corneille, tire de la troisime
Partie des Nouvelles Nouvelles, par M. Dauneau de Vis_; Paris, 1663,
in-12: t. Ier, pp. 118-133;

8 _Dissertation concernant le Pome dramatique, en forme de Remarques
sur la Tragdie de M. Corneille, intitule Sophonisbe, par l'abb
d'Aubignac_; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 134-153;

9 _Dfense de la Sophonisbe de M. Corneille, par M. Dauneau de Vis_;
Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 154-194;

10 _Lettre sur les Remarques qu'on a faites sur la Sophonisbe de M.
Corneille_; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 195-212;

11 _Seconde Dissertation concernant le Pome dramatique, en forme de
Remarques sur la Tragdie de M. Corneille, intitule Sertorius, par
l'abb d'Aubignac_; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 213-292;

12 _Dfense du Sertorius de M. Corneille, par M. Dauneau de Vis_;
Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 293-373;

13 _Troisime Dissertation concernant le Pome dramatique, en forme
de Remarques sur la Tragdie de M. Corneille, intitule l'OEdipe, par
l'abb d'Aubignac_; Paris, 1663, in-12: t. IIe, pp. 1-69;

14 _Dissertation sur la Tragdie de Racine, intitule Alexandre, 
Madame Dourneau; par M. de Saint-vremond_; dans les _OEuvres de
Saint-vremond_, Amsterdam, 1726, in-16: t. IIe, pp. 70-84;

15 _La Folle Querelle, ou la Critique d'Andromaque, Comdie de M. de
Subligny_; Paris, 1668, in-12: t. IIe, pp. 85-187;

16 _La Critique de la Brnice de Racine, par l'abb de Villars_;
Paris, 1671, in-12: t. IIe, pp. 188-207;

17 _La Critique de la Brnice de Corneille, par le mme_; Paris,
1671, in-12: t. IIe, pp. 208-222;

18 _Rponse  la Critique de la Brnice de Racine, par Subligny_;
Paris, 1671: t. IIe, pp. 223-254;

19 _Tite et Titus, ou les Brnices, Comdie en trois actes_;
Utrecht, 1673, in-12: t. IIe, pp. 255-312;

20 _Remarques sur l'Iphignie de Racine_; Paris, 1675, in-12: t. IIe,
pp. 313-350;

21 _Dissertation sur les Tragdies de Phdre et Hippolyte, par
Subligny_; Paris, 1677, in-12: t. IIe, pp. 351-414.

L'abb Granet dit, dans sa Prface, qu'il a form le dessein de donner
une histoire critique des principales disputes leves en France,
depuis le commencement du XVIIe sicle, en matire d'loquence, de
posie, d'histoire et de tout ce qui a rapport aux belles-lettres. Ce
dessein m'a oblig, ajoute-t-il, de rassembler une infinit de petits
crits qui sont devenus fort rares, et dont une partie a form les
deux volumes que je publie, parce qu'ils m'ont paru renfermer des
dtails curieux, concernant le Thtre-Franois, et retracer en partie
le progrs du got en fait de Posie dramatique.

Il n'en est point des critiques des pices de Thtre comme des
critiques de la plupart des autres ouvrages. Un homme de lettres
examine dans son cabinet un livre nouveau; il en dmle tous les
rapports, les beauts et les dfauts; ce n'est,  proprement parler,
que l'ouvrage de son esprit; mais une pice de thtre qui a t
reprsente plusieurs fois essuye la critique du parterre et du
public; cette critique vole de bouche en bouche, et l'auteur qui, dans
un crit imprim, s'rige en censeur de la pice, ne manque pas de
profiter de ces observations; ainsi il est en partie l'cho du public,
dont il atteste le got aux sicles  venir.

Des personnes zles pour la gloire de Corneille et de Racine,
opposeront peut-tre qu'un pareil Recueil ne sauroit tre honorable 
leur mmoire, et qu'il vaudroit mieux laisser prir de pareils crits.
Mais, outre que dans quelques-uns ils sont dfendus, il y en a
d'autres o leurs beauts et leurs dfauts sont quitablement pess.
Je ne vois pas que des ouvrages faits contre ces deux grands Potes
puissent jamais nuire  leur rputation; ils ne servent qu' faire
connotre la manire dont on a apprci leurs productions, auxquelles
je conviens qu'en bien des choses on a dans la suite rendu plus de
justice, parce que le got s'est pur et que l'intelligence des
beauts dramatiques est devenue plus lumineuse.

  1337. LETTRE SUR CORNEILLE ET SUR RACINE, par M. l'abb Simon
    [Louis-Benot]. _S. l._, 1758. In-12.

  1338. PARALLLE DES TROIS PRINCIPAUX POTES TRAGIQUES FRANOIS,
    CORNEILLE, RACINE ET CRBILLON, prcd d'un abrg de leurs
    vies et d'un catalogue raisonn de leurs ouvrages, avec
    plusieurs Extraits des Observations faites par les meilleurs
    juges sur le caractre particulier de chacun d'eux... [par
    Fontanelle, Vauvenargues, Gaillard, etc., etc.] _Paris,
    Saillant, 1765._ In-12.

  1339. DISSERTATION SUR CORNEILLE ET RACINE, suivie d'une ptre
    en vers [par Durosoi]. _Londres et Paris, Lacombe, 1773._ In-8.

  1340. OBSERVATIONS SUR RACINE ET INCIDEMMENT SUR CORNEILLE.

_Mlanges acadmiques_, de Gaillard, t. IIIe, pp. 320-402.

  1341. SUR CORNEILLE ET RACINE.

Fragment en prose insr sans nom d'auteur dans _les Quatre Saisons du
Parnasse_, publies par Fayolle; 2e anne, Printemps (Paris, Mondelet,
1806, in-12), pp. 229-234.

  1342. CORNEILLE, RACINE ET LEUR POQUE, par M. Auguste de
    Lavallery.

  _Essor, prludes philosophiques et littraires_, t. Ier, 2e livr.
  (Paris, 20 septembre 1833, in-8), pp. 33-42.

  1343. CORNEILLE, RACINE ET MOLIRE. Deux cours sur la posie
    dramatique franaise au XVIIe sicle par Eugne Rambert, ancien
    professeur  l'Acadmie de Lausanne, professeur  l'cole
    polytechnique fdrale de Zurich. _Lausanne, A. Delafontaine,
    Libraire-diteur, 1861._ In-8 de 516 pp. et 1 f. d'_Errata_.

  1344. CORNEILLE ET RACINE ONT-ILS FAIT PARLER L'ANTIQUIT?

Littrature et Philosophie par mile Ferrire (Paris, Marpon, 1865,
in-12), pp. 31-58.

M. Ferrire prend a et l quelques vers de Corneille et de Racine,
qui expriment des sentiments tout modernes, et se hte de conclure que
ni l'un ni l'autre n'ont su faire parler l'antiquit. Mais les vers
que cite M. Ferrire sont tous emprunts  des scnes d'amour,
c'est--dire aux scnes o les auteurs n'ont pas voulu s'carter du
got raffin de leur sicle; il serait facile de leur en opposer
d'autres, tels que les discours politiques de _Cinna_, de _Nicomde_
et de _Britannicus_. La conclusion du critique est donc fausse, en ce
qu'elle est trop absolue.

  1345. OBSERVATIONES GRAMMATICAE ET LEXICOLOGICAE DE LINGUA
    CORNELIANA ET RACINIANA.--REMARQUES GRAMMATICALES ET
    LEXICOLOGIQUES SUR LA LANGUE DE CORNEILLE ET CELLE DE RACINE.
    Dissertatio philologica quam die VII mensis decembris A.
    MDCCCLXXI publice defendet Petrus Aretz Rhenanus. _Bonnae,
    formis I. F. Carthausii._ In-8 de 46 pp. et 1 f.




XIX.--DISSERTATIONS, CRITIQUES, PICES DE THATRE ET PARODIES RELATIVES
AUX OUVRAGES SPARS DE CORNEILLE.


I

  1346. MLITE, OU LA PREMIRE PICE DE CORNEILLE, nouvelle
    historique, par Dumersan.

Le _Monde Dramatique_, t. Ive, pp. 337 sqq., no Du 6 Juin 1837.

Cette nouvelle a t mise par l'auteur en un acte et en vers, et
reprsente sous cette forme sur le thtre des arts  rouen le 29
juin 1837. Voy. le no 1570.

VII

  1347. PARALLLE DES BEAUTS DE CORNEILLE AVEC CELLES DE PLUSIEURS
    SCNES DE LA MDE DE SNQUE.

Lu  la sance de la Socit libre d'mulation de Rouen du 16 juin
1804.

VIII

  1348. DCORATION DE L'ILLUSION COMIQUE.

La Bibliothque nationale possde (msc. fran., no 24330) un manuscrit
intitul: Mmoire de plusieurs dcorations qui serue [sic] aux pieces
contenus [sic] en ce present Liure commance per Laurent mahelot Et
continu par michel Laurent En lannee 1673. In-fol.

Ce manuscrit, dont les deux auteurs taient fort ignorants, contient
la description suivante, accompagne d'un grand dessin. En dpit du
titre, il ne peut tre question ici que de l'_Illusion comique_:

  _La Mlite_ de M. de Corneille.

  Au milieu il faut un Palais bien orn. A un cost du thetre [
  droite] un autre pour un Magicien, au-dessus d'une montaigne; de
  l'autre cost du theatre un parc. Au premier acte, une Nuict, une
  Lune qui marche, des rossignols, un Miroir enchant; Vne baguette
  pour le Magicien, des Carquans ou Menottes, des trompettes, des
  Cornets de Papier, un chapeau de ciprez pour le Magicien.

Le continuateur du manuscrit, plus ignorant encore que le premier, n'a
pas t en tat d'esquisser mme un dessin grossier. Il s'est born 
nous donner une liste des pices qui composaient le rpertoire courant
de 1673  1685, avec l'indication sommaire des dcorations et des
accessoires requis pour la reprsentation. Les pices de Corneille qui
figurent dans cette liste sont: _le Cid_, _Horace_, _Cinna_,
_Polyeucte_, _Rodogune_, _Hraclius_, _Andromde_, _Don Sanche_,
_OEdipe_, _Sertorius_, _Othon_ et _Surna_.

Voici un spcimen des indications recueillies par le machiniste:

    _Rodogune._

  Theatre est une salle de palais au second acte il faut un
  fauteuille [sic] et deux tabourest [sic] au cinquiesme acte trois
  fauteuille Et un tabourest une coupe d'or.

L'indication d'_Andromde_, pice en machine Jouee en 1682 Et
recommancee [sic] le 22 janvier 1683 montre que le thtre auquel
appartenait Michel Laurent tait le thtre du faubourg Saint-Germain.

Les dernires indications fournies par le machiniste ont t
recueillies par M. E. Despois (_le Thtre franais sous Louis XIV_;
Paris, 1874, in-12, pp. 410-415), mais l'auteur de cet excellent
travail n'a pas eu l'ide d'y faire figurer le dcor de l'_Illusion
comique_.

IX

  1349. L'AVTEVR || DV VRAI CID || ESPAGNOL, || A ||SON TRADVCTEVR
    || FRANOIS. || Sur vne Lettre en vers qu'il a fait
    Imprimer,||intitule, Excuse  Ariste, O, aprs cent ||
    traicts de vanit, il dit de soy-mesme, ||Ie ne dois qu' moy
    seul toute ma renomme. [_Paris, 1637_]. In-8 de 2 ff., caract.
    ital.

Ce pamphlet, attribu par Corneille  Mairet, parat avoir t le
premier factum dirig contre le _Cid_, aprs l'imprudente _Excuse 
Ariste_ (voy. le no 141); il se compose de six strophes de six vers
signes: _Don Baltazar de la Verdad._ Voici les deux premires
strophes:

  _L'Espagnol._

      Je parle  toy vanteur, dont l'audace acheve,
    S'est depuis quelques jours dans le Ciel esleve,
    Au mespris de la terre, et de ses habitans,
    A toy dont l'insolence en tes escrits seme
    Et bien digne du fast des plus foux Capitans,
    Soustient que ton merite a fait ta renomme.
      Les noms de deux ou trois, dont tu veux faire acroire,
    Qu'en les traittant d'esgaux tu les combles de gloire
    Dans l'Espagne, et plus outre avoient dja couru,
    Mais de ton froid esprit qui se paist de fume,
    Rien certes dans Madrid n'avoit jamais paru,
    Et le _Cid_ seulement y fait ta renomme.

  1350. OBSERVATIONS || SVR || LE CID. || _A Paris. || Aux despens
    de l'Autheur_ || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 2 ff., dont le
    premier est blanc, et 96 pp.

Premire dition de la clbre critique de Scudry; elle se reconnat
aux _Fautes d'Impression_ indiques au verso du titre:

    Page 12, ligne 3: _euenemeut_, lisez _euenement_.
    Page 14, ligne 8: _ses_, lisez _ces_.
    Page 14, ligne 11: _Sopocle_, lisez _Sophocle_.
    Page 44, ligne 6: _Mone_, lisez _Monsieur_.

Dans certains exemplaires, on a retourn le f. blanc et l'on a encart
entre ce f. et le f. de titre l'dition de l'_Excuse  Ariste_,
dcrite ci-dessus (no 142).

  1351. OBSERVATIONS || SVR || LE CID. || Ensemble l'excuse 
    Ariste & || le Rondeau. || _A Paris, || Au_ [sic] _despens de
    l'Autheur_. || M.DC.XXXVII, [1637]. In-8 de 4 ff. et 96 pp.

Collation des feuillets prliminaires: titre avec un fleuron compos
de rinceaux dans le milieu desquels se trouve une tte coiffe de
plumes; 3 ff. pour l'_Excuse  Ariste_ et le _Rondeau_.

Cette dition se distingue facilement de la prcdente, mme si elle
est incomplte des feuillets prliminaires, parce que les fautes
d'impression y ont t corriges.

  1352. OBSERVATIONS || SVR || LE CID. || Ensemble l'excuse 
    Ariste & || le Rondeau. || _A Paris. || Au_ [sic] _despens de
    l'Auteur_. || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 4 ff., 94 pp. et 1 f.
    blanc.

Collation des feuillets prliminaires: titre;--5 pp. pour l'_Excuse 
Ariste_;--1 p. pour le _Rondeau_.

  1353. LES || FAVTES || REMARQVEES || EN LA || TRAGICOMEDIE || DV
    CID. || _A Paris,|| Aux despens de l'Autheur._ || M.DC.XXXVII.
    In-8 de 43 pp., y compris le titre.

Mme ouvrage que le prcdent sous un autre titre. Le titre de dpart,
p. 3, porte: _Observations sur le Cid._

C'est au factum de Scudry que Corneille rpondit dans sa _Lettre
apologtique_ (voy. le no 144).

  1354. LA || DEFFENSE || DV CID. || _A Paris_, || M.DC.XXXVII
    [1637]. In-4 de 28 pp., y compris le titre.

Le titre porte un fleuron qui nous parat tre celui de _L. Maurry_,
de Rouen. Ce dtail a son importance, parce qu'il prouverait que la
_Deffense du Cid_ aurait t crite, sinon par Corneille lui-mme, du
moins sous son inspiration, par un de ses compatriotes.

Voici en quels termes M. Taschereau (_Hist. de Corneille_, 2e dit.,
p. 301) a parl de cette pice:

  Cette _Dfense du Cid_,  laquelle il est fait allusion
  dans plusieurs des pamphlets dont nous aurons bientt occasion de
  parler, notamment dans la _Lettre apologtique du sieur Corneille_
  (1637), est mentionne t. I, p. lxxix, du _Thtre de Corneille_,
  dit. de 1747, et t. V, p. 256, de l'_Histoire du
  Thtre-Franais_ (par les frres Parfaict), et, avant cela, dans
  les _Mmoires pour servir  l'histoire des hommes illustres_ (voir
  t. XX, p. 88 et suiv.). Nous devons avouer qu'elle a chapp 
  toutes nos recherches, et nous ne l'avons mme vu mentionner nulle
  part, de manire  croire que ceux qui en ont parl aient t plus
  heureux que nous. Ainsi Niceron, qui, en citant la plupart des
  pamphlets publis  l'occasion du _Cid_, donne exactement le
  nombre de pages de chacun de ceux qu'il cite, ne le fait pas pour
  la _Dfense du Cid_, et, s'il en indique le format, c'est qu'en
  indiquant celui dans lequel furent imprimes toutes les autres
  pices de cette discussion, il aura cru pouvoir donner comme une
  certitude une conjecture assez vraisemblable.

Les recherches de M. Marty-Laveaux n'ont pas eu plus de succs que
celles de M. Taschereau; mais du moins le savant diteur a donn,
d'aprs des notes manuscrites de Van Praet, une description assez
exacte de la pice (il indique cependant 32 pp. au lieu de 28). Nous
avons eu la bonne fortune de trouver enfin un exemplaire de la
_Deffense du Cid_  la bibliothque Sainte-Genevive (Y. 458 (1)
Rs.), et, comme la mme collection possde plusieurs autres pices
sur le _Cid_, qui n'ont t dcrites que par Van Praet et qui ne sont
nulle part ailleurs, nous croyons que cet exemplaire est celui que le
clbre bibliographe aura eu entre les mains.

Pour donner une ide de ce factum, nous en transcrivons fidlement le
dbut:

  La Deffense DV CID.

  Ces iours passez voyant paroistre vn liuret contre le sentiment
  commun, et contre l'approbation generale que tous les bons Esprits
  auoi[=e]t d[=o]nee  la Tragicomedie DV CID, et remarquant que ce
  liuret poussoit vne si foible voix qu'on empruntoit tous les Echos
  de la Gazette pour la faire mieux retentir, et que d'ailleurs il
  se presentoit hors de saison apres auoir souffert sans resistance
  que son ennemy fist la conqueste et triomphast de la creance de
  tout le monde: ie iugeay que son effet seroit pareil  celuy d'vne
  troupe de picoteurs qui n'osant affronter vn regiment le laissent
  librem[=e]t passer pour venir fondre apres sur la queu et se ruer
  sur le bagage. Et me sentant press par la clameur importune de
  ces Gazettons du Pont-Neuf pendant une semaine ne voyant point de
  iour  me mettre en colere contre eux mon despit s'auana iusqu'au
  liure que l'achetay tout indign de ce qu'il troubloit le plaisir
  que l'auois eu  lire quelques Scnes DV CID,  l'ouuerture du
  premier feuillet ma veu tomba sur ces mots AVX DESPENS DE
  L'AVTHEVR: certes pensay-ie en moy, cet esprit prognostique, comme
  vn fidele Almanach, l'euenement de son liure qui aura cours au
  despens de sa reputation. Et me mettant  lire pour entreuoir le
  dessein de l'Autheur dedans le cours de ses paroles. Ie fis
  iugement que cet oeuvre estoit la descharge de sa melancolie, me
  persuadant par la suite de son discours que le grand esclat de
  l'ouurage fait pour LE CID, auoit produit sur l'ame de ce
  personnage ce que le Soleil fait quand il est joint  la canicule
   l'endroit de nos corps qu'il desseiche et recuit, et faisant
  bo[=u]illir au dedans la melancolie, rend la ratte o elle se
  retire fort dure et importune. Ie le leuz donc en paix, et permis
  le libre cours  cet esprit qui se purgeoit, dont ie ne
  m'offensois non plus que des plaintes d'vn malade de qui le mal
  cautionne et excuse l'impatience, me promettant que cet homme
  seroit desormais bien gay apres auoir mis hors tant de mauuaises
  humeurs, ce qui me fait croire que ie pourrois par vne Response
  l'aborder seurement sans craindre son indignation, pensant bien
  qu'il n'y en pourroit plus auoir, ayant jett tant de bile noire:
  En tout cas ie me suis persuad qu'il ne sera pas plus mauuais 
  la recharge qu' l'attaque, o son plus grand feu est employ. Et
  comme le grand zele qui l'anime  l'honneur des Potes luy a fait
  pr[=e]dre la plume, le desir de mettre paix entre deux combatans,
  me porte  en arrester le cours en luy monstrant tout doucement
  que sa veu est proccupe, et son organe vicie comme d'un
  fievreux  qui le vin semble amer  cause du fiel qui s'amasse sur
  sa langue et sur son palais. Des esprits plus au[=a]tageux que le
  mien eussent renuoy son liure  la jalousie conceu  l'encontre
  DV CID, comme vn effet naturel a sa cause propre, mais ie me suis
  volu efforcer d'auoir de luy de plus hauts sentimens, et croire
  quoy qu' peine qu'vne grande ame comme la sienne ne se laisse pas
  toucher, ny mesme abborder par l'enuie qui est la plus basse de
  toutes les passions de l'homme, et le plus fort argument qu'il est
  esloign de la vertu, puisque par elle le bien luy desplaist mesme
  en autruy, o il ne le peut contraindre  aucune subjection, mais
  en voulant le refuter, i'ay bien rencontr de l'obstacle, trouuant
  son ordre si confus qu'il offusque son dessein: Sa p[=e]see est de
  frapper sur celuy qui nous a fait parler Franois, cette belle
  Tragicomedie, mais n'y trouuant que peu ou point de prise il s'est
  fait de l'Autheur et du Traducteur vn seul objet de son mespris,
  les meslant confusment tous deux comme vn sujet vnique de la
  Satire qu'il en fait, mais par ce que l'ordre me plait, ie
  traitteray  part ce qu'il dit contre l'Autheur et separement,
  aussi les deffauts qu'il allegue contre son Traducteur faisant
  ainsi de ce discours deux parties sans obmettre pourtant la suite
  des cinq poincts o se reduit sa censure lesquels ie cite mot 
  mot:

    1. Que le sujet n'en vaut rien.
    2. Qu'il choque les principales reigles du Pome Dramatique.
    3. Qu'il manque de iugement en sa conduite.
    4. Qu'il a beaucoup de meschans vers.
    5. Que presque tout ce qu'il a de beautez sont empruntes.

  De ces cinq articles, les trois premiers ne peuvent regarder que
  l'Autheur, le Traducteur n'y a point de part, il n'a qu' ne
  deffendre des derniers o l'imposition qu'on luy fait est si
  legere qu'elle ne merite pas son courroux, vne moindre plume de
  beaucoup que la sienne pourra bien destourner le coup.

    (Suit la premire partie.


  1355. LA VOIX || PVBLIQVE. || A || MONSIEVR DE || SCVDERY sur les
    || Obseruations du Cid. || _A Paris._ || M.DC.XXXVII [1637].
    In-8 de 7 pp.

  1356. L'INCOGNV || ET || VERITABLE AMY || DE MESSIEVRS DE ||
    SCVDERY ET || CORNEILLE. || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 7 pp.,
    y compris le titre.

L'auteur, qui signe D. R., et que le P. Niceron a cru tre Rotrou,
voudrait concilier Scudry et Corneille.

  1357. LE || SOVHAIT || DV CID || EN FAVEVR || DE SCVDERI. || Vne
    Paire de Lunettes || pour faire mieux ses Obseruations.
    M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 36 pp.

Pamphlet favorable  Corneille; on lit  la fin: MON RIS.

  1358. LETTRE || DV Sr || CLAVERET, ||AV Sr || CORNEILLE, || soy
    disant Autheur || du Cid. || _A Paris._ || M.DC.XXXVII [1637].
    In-8 de 15 pp., y compris le titre.

Le titre de dpart, p. 3, porte: _Lettre || contre vne || inuectiue ||
du Sr || Corneille, || soy disant Autheur du Cid._

Monsieur, dit Claveret en commenant, j'avoue que vous m'avez surpris
par la lecture de vostre lettre apologitique, et que je n'attendais
pas d'un homme, qui faisoit avec moi profession d'amiti, une si
ridicule extravagance, que celle qui vous fait dire  l'observateur du
_Cid_ (au lieu de vous dfendre contre luy par de bonnes raisons), _Il
n'a pas tenu  vous que du premier lieu ou beaucoup d'honnestes gens
me placent_, _je ne sois descendu au dessous de Claveret_. Ces termes
si pleins de vanit, et dont vous vous servez vous-mesme pour embellir
votre apologie, devoient (ce me semble) estre escris d'une autre main
que de la vostre; et bien que l'esprit soit un legitime heritage, ou
tout le monde croit avoir sa part, j'estois tout prest de vous signer
que vous estes plus grand poete que moy, sans qu'il fust necessaire
que vous empruntassiez les voix de tous les colporteurs du Pont-Neuf,
pour le faire esclater par toute la France. Apres m'estre inform d'o
pouvoit proceder une animosit si lasche et si extraordinaire, j'ay
descouvert enfin qu'on vous avoit fait croire que j'avois contribu
quelque chose  la distribution des premiers vers, qui vous furent
adressez sous le nom du vray Cid Espagnol, et qu'y voyant vostre vaine
gloire si judicieusement combattue, vous n'aviez pu vous empescher de
pester contre moy, parce que vous ne saviez  qui vous en prendre.

Les frres Parfaict, t. Ve, p. 267 de leur _Histoire du Thtre
Franois_, disent que Claveret fit paratre une seconde lettre. Nous
avons lieu de croire que cet crit, dont ils ne donnent pas le titre,
n'existe pas. Il est vident d'ailleurs, par le compte qu'ils en
rendent, que ces historiens n'ont pu se procurer qu'un trs-petit
nombre de ces pamphlets. TASCHEREAU, _Hist. de Corneille_, 2e dit.,
p. 407.

  1359. L'AMY DV CID || A< || CLAVERET. || _A Paris._ ||
    M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 8 pp., y compris le titre.

Pice attribue  tort  Corneille par la P. Niceron. Elle a t
rimprime par M. Marty-Laveaux, t. IIIe, pp. 53-56.

On trouve  la suite de l'_Epitre familiere du sieur Mairet_, une
_Rponse  l'Amy du Cid_.

  1360. LA VICTOIRE DV SR [SIC] CORNEILLE, SCVDERY ET CLAVERET,
    auec vne Remontrance par laquelle on les prie amiablement de
    n'exposer ainsi leur renomme  la rise publique. _Paris_,
    M.DC.XXXVII (1637). In-8 de 7 pp.

Cette pice, que M. Marty-Laveaux n'a pu retrouver (voy, t. IIIe, p.
29), avait t cite par Van Praet. Nous avons eu la bonne fortune
d'en rencontrer un exemplaire au Muse britannique (840. C. 22). / 4.

  1361. LETTRE || A *** || SOVS LE NOM || D'ARISTE.

    Ce n'est donc pas assez, & de la part des Muses,
    Ariste, C'est en vers qu'il vous faut des excuses,
    Mais la mienne pour vous n'en plaint pas la faon.
    Cent vers lui coustent moins que deux mots de || chanson, &c.

  _S. l. n. d._ [_Paris_, 1637]. In-8 de 8 pp.

Cette lettre est attribue par Niceron  Mairet, mais sans fondement
srieux. Nous avons eu l'occasion d'en citer un passage sous le no 4.

  1362. RESPONCE || DE *** || A *** || SOVS LE NOM D'ARISTE. || _A
    Paris_, M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 8 pp., y compris le titre.

Cette pice, attribue  tort  Corneille par Niceron (voy.
Taschereau, _loc. cit._, p. 306), a t reproduite en entier par M.
Marty-Laveaux (t. IIIe, pp. 59-62). On y trouva des dtails
trs-curieux sur les pices de thtre contemporaines du _Cid_.

  1363. LETTRE || POVR MONSIEVR || DE CORNEILLE, || contre les mots
    de || la Lettre sous le nom || d'Ariste. || Ie fis donc
    resolution de guerir ces idolatres. _S. l. n. d. [Paris,
    1637]._ In-8 de 3 ff. et 1 f. blanc.

Cette lettre, que Niceron a voulu attribuer  Corneille lui-mme,
n'est pas exempte de critiques contre lui; elle occupe les 3 premires
pp. de la pice; la p. 4 contient l'pigramme suivante de Martial,
imite en franais:

  _Martialis_

  Epig. L. 9. Epi. 83.

    Lector et Auditor nostros probat, Aule, libellas,
        Sed quidam exactes esse Poeta negat:
    Non nimium curo, nam coen fercula nostr
        Malim conviviis quam placuisse coquis.


  _Traduction
   Monsieur Corneille._

      Les vers de ce grand Cid que tout le monde admire,
    Charmant  les entendre, et charmant  les lire,
    Un Pote seulement les trouve irreguliers:
    Corneille, mocque toy de sa jalouse envie,
    Quand le festin agre  ceux qua l'on convie,
    Il importe fort peu qu'il plaise aux Cuisiniers.

Ces vers, qui se trouvent dj  la fin de la _Lettre apologtique du
Sr Corneille_, sont accompagns ici de l'pigramme suivante:

      Si les vers du grand Cid, que tout le monde admire,
    Charment  les ouyr, mais non pas  les lire,
    Pourquoy le traducteur des quatre vers Latins
    Les a-t'il comparez aux mets de nos festins?
          J'advoue avec luy, s'il arrive
          Qu'un mets soit au goust du convive,
    Qu'il importe bien peu qu'il plaise au cuisinier;
    Mais les vers qu'il deffend d'autres raisons demandent,
    C'est peu qu'ils soient au goust de ceux qui les entendent,
    S'ils ne plaisent encore aux maistres du mestier.

  M. Marty-Laveaux a reproduit cette lettre _in extenso_ (t. IIIe,
  p. 56).

  1364. LETTRE || DE || Mr DE SCVDERY, || A || L'ILLVSTRE ACADEMIE.
    || _A Paris, || Chez Antoine de Sommauille, || au Palais, 
    l'Escu de France._ || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 11 pp. (y
    compris le titre) et 2 ff. blancs.

  Messieurs, dit Scudry au dbut de ce factum, puis que Monsieur
  Corneille m'oste le masque, et qu'il veut que l'on me connoisse,
  j'ay trop accoutum de paroistre parmy les personnes de qualit,
  pour vouloir encor me cacher: Il m'oblige peut-estre en pensant me
  nuire; et si mes Observations ne sont pas mauvaises, il me donne
  luy-mesme une gloire dont je voulois me priver. Enfin, Messieurs,
  puis qu'il veut que tout le monde sache que je m'appelle SCUDERY,
  je l'advoue. Mon Nom, que d'assez honnestes gens ont port devant
  moy, ne me fera jamais rougir: veu que je n'ai rien fait non plus
  qu'eux indigne d'un homme d'honneur. Mais comme il n'est pas
  glorieux de frapper un ennemy, que nous avons jett par terre,
  bien qu'il nous dise des injures, et qu'il est comme juste de
  laisser la plainte aux affligez, quoy qu'ils soient coupables, je
  ne veux point repartir  ses outrages par d'autres, ny faire comme
  luy, d'une dispute Academique, une querelle de crocheteurs, ny du
  Lice un march public.

Scudry continue sur ce ton si voisin du comique et s'chauffe peu 
peu au point d'crire cette phrase dont son adversaire ne manque pas
de se moquer (voy. le no 244):

  Qu'il vienne, qu'il voye, et qu'il vainque, _ce trois fois grand
  Autheur du Cid_: soit qu'il m'attaque en soldat, maintenant qu'il
  est oblig de l'estre, soit qu'il m'attaque en escrivain, il verra
  que je me say defendre de bonne grace, et que si ce n'est en
  injures, dont je ne me mesle point, il aura besoin de toutes ses
  forces. Mais s'il ne se defend que par des paroles outrageuses, au
  lieu de payer de raisons, prononcez, _O mes juges_, un arrest
  digne de vous, et qui face savoir  toute l'Europe que le _Cid_
  n'est point le chef-d'oeuvre du plus grand homme de France, mais
  ouy bien la moins judicieuse Piece de Monsieur Corneille mesme.

Comme on le voit par la premire phrase que nous avons cite, cette
lettre est une rponse  la _Lettre apologtique_, dans laquelle
Corneille dnonait Scudry comme l'auteur des _Observations_.

  1365. LA || PREVVE || DES PASSAGES || ALLEGVEZ DANS || LES
    OBSERVATIONS || SVR LE CID. || A Messieurs || de l'Academie. ||
    Par Mr de Scudery. || _A Paris, || Chez Antoine de Sommauille,
    || au Palais,  l'Escu de France._ || M.DC.XXXVII. In-8 de 14
    pp. (y compris le titre) et 1 f. blanc.

Scudry cite ces paroles du Tasse: Io non mi dolgo, che habbiano
cercato d'impedirmi questo honore, che m'era fatto d'al vulgo, perche
di nissuna cosa ragionevole mi debbo dolere: piu testo dovrei
lamentarmi di colero, che inalzandomi dove non merito di salire, non
hanno riguardo al precipitio, puis il ajoute: Ce sont les modestes
paroles, par o le Tasse, le plus grand homme de son sicle, a
commenc l'Apologie du plus beau de ses Ouvrages, contre la plus aigre
et la plus injuste Censure, qu'on fera peut-estre jamais. Mr
Corneille, tesmoigne bien en ses Responses, qu'il est aussi loing de
la modration, que du merite de cet excellent Autheur, puisqu'au lieu
de se donner l'humilit d'un Accus, il occupe la place des Juges, et
se loge luy-mesme  ce premier lieu, ou personne n'oseroit seulement
dire qu'il pretend. C'est de cette haute region, que sa plume, qu'il
croit aussi foudroyante que l'eloquence de Pericles, luy a fait
croire, que des injures estoient assez fortes, pour destruire tout mon
Ouvrage, et que sans combattre mes raisons par tant d'autres, il lui
suffisait seulement de dire que j'ay cit faux.

  1366. EPISTRE || AVX POTES || DV TEMPS, || sur leur querelle ||
    du Cid. || _A Paris_, || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 14 pp. et
    1 f. blanc.

  1367. POUR LE SIEVR CORNEILLE contre les ennemis du Cid. _A
    Paris_, M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 7 pp.

Sonnet. (Bibliothque de l'Arsenal.)

  1368. DISCOVRS || A || CLITON. || SVR LES || OBSERVATIONS || DV
    CID. || Auec vn Traict de || la disposition du Pome Drama- ||
    tique, & de la prtendu Regle || de vingt-quatre heures. || _A
    Paris, || Imprim aux despens de l'Autheur._ [1637]. In-12 de
    103 pp., y compris le titre.

L'auteur de ce trait, que les frres Parfaict ont mal  propos
attribu  Claveret (_Histoire du Thtre-Franois_, t. Ve, p. 257),
affecte de montrer une grande impartialit en faveur du _Cid_. Je me
suis trouv une fois dans le parterre, dit-il, et une autre fois dans
les galleries,  la reprsentation de ce nouveau Pome; et je suis
tesmoin de ce qu'en disent encore les savants et les ignorants, la
cour et le bourgeois, comme remarque notre Observateur: je n'en
connois l'Autheur que de nom, et par les affiches des Comediens. Or 
cause que je fais quelques fois des vers, et que je favorise ceux qui
s'en meslent, j'ay inclination pour luy, et je panche desj du cost
de ses Approbateurs... Il ajoute que le _Trait de la disposition du
Pome dramatique_ tait crit cinq ou six ans avant la querelle du
_Cid_ et qu'il n'y a rien chang. Comme ce Traict, dit-il en
terminant, estoit sous la Presse mesme auparavant la _Lettre
apologitique_ du Sieur Corneille, je ne say combien de feuilles
volantes ont t jettes en public presque en mesme temps, sur le
sujet du _Cid_, et de son Observateur. Apres quoy, il semble que je
serois oblig de signer cet escrit, si je voulois prendre la qualit
d'intervenant, au procs qui s'instruict en l'illustre Academie, sur
la requeste du Sr de Scudery. Mais plustost que de plaider (qui est un
mestier que je m'empesche de faire autant que je puis), j'ayme mieux
que ce petit ouvrage s'en aille avec les vagabons et gens sans adveu,
ou qu'il soit mis aux Enfermez comme un enfant trouv. Cliton en aura
du soin comme son parrain, et ma pauvre Muse, apres avoir couru le
pont neuf et s'estre ainsi prostitue aux colporteurs, sera possible
receue aux filles repenties.

  1369. EXAMEN || DE CE QVI || S'EST FAIT POVR || ET CONTRE LE CID;
    || auec vn Traict || de la Disposition du Pome || Dramatique,
    & de la || pretendu Regle de || vingt-quatre heures. || _A
    Paris, || Imprim aux despens de l'Autheur, [1637]._ In-8 de
    103 pp.

Cette dition porte, comme la prcdente, au titre de dpart:
_Discours  || Cliton, || sur les || Obseruations || du Cid, || avec
vn Traict de || la disposition_, etc.

  1370. LE IVGEMENT || DV CID, || Compos par vn Bourgeois de ||
    Paris, Marguillier de sa || Paroisse. [_Paris, 1637_ ]. In-8 de
    24 pp.

La pice n'a qu'un simple titre de dpart, p. 1.

Cette dition, que M. Marty-Laveaux n'a cite que d'aprs les notes
manuscrites de Van Praet, est conserve  la Bibliothque
Sainte-Genevive (Y. 2538 (3) Rs.). Malheureusement l'exemplaire
qu'elle en possde est incomplet des deux ff. pagins 3-6.

  1371. LE IVGEMENT || DV CID. || Compos par vn Bourgeois de ||
    Paris, Marguillier de sa || Paroisse. _S. l. n. d. [Paris,
    1637]._ In-8 de 16 pp.

Cette dition n'a pas de f. de titre, mais un simple titre de dpart. La
pice a t rimprime dans le _Recueil de Dissertations sur plusieurs
tragdies de Corneille et de Racine_ (no 1336), dans l'_Esprit du grand
Corneille_, par Franois de Neufchteau (no 792), et dans le _Tableau de
la littrature franaise au seizime sicle_, par M. Sainte-Beuve, 2
vol. in-8; M. Marty-Laveaux en a donn un extrait (t. Xe, p. 502).

  1372. L'ACOMODEMENT || DV CID & DE SON || CENSEVR. || _A Paris_,
    || M.DC.XXXVII [1637], Pet. in-8 de 7 pp. de 14 lignes, impr.
    en gros caractres.

Cette pice, dont nous avons trouv un exemplaire au Muse britannique
(840. C. 22), n'a pas encore t signale. C'est un tissu de violentes
injures contre Corneille; mais, comme elle est trs-courte, nous ne
croyons pas inutile de la transcrire:

  Monsieur du _Cid_, vous n'avs fait que deux fautes, qui ne se
  puissent reparer: l'une, d'avoir fait imprimer vostre piece, qui
  avoit est si bien approuve sur le Theatre. Et l'autre, d'avoir
  rpondu  celuy qui l'a censure; Parce que vous ne vous devis
  pas ennyvrer de la gloire du Theatre, pour montrer que vous n'en
  pouviez pretendre hors de l: Et que pour rpondre  un ennemy
  dclar et conneu, il faloit faire mieux de la plume ou de
  l'espee. Vous ne sauriez mei [_sic_] que dans le dtail de vostre
  Pice, vous ne soyez imbecile dans le sentiment des Roys, de la
  Nature, de la Vertu, des Grands, des Sages, des Capitaines, des
  Fanfarons et des Modestes: Et que vous ne soyez extrmement plat
  et fade dans vos Vers, pour estre si presomptueux, si foible et si
  extravagant en l'Epistre d'Ariste, qu'on ne peut comprendre quel
  mouvement vous l'a dicte. Mais si l'on vous reproche qu'en vostre
  lettre Apologitique au Sr Scuderi, l'on ne sauroit deviner si
  vous voulez passer pour Vaillant, pour Poltron, pour Ecolier ou
  pour Maistre: Et qu'on doute si vous connoissez vous mesme ce que
  vous estes (si ce n'est un Suppliant qui voudroit bien faire le
  Rodomont) Consolez-vous, que celuy qui vous a deffaict en une
  moiti de son Livre s'est deffaict en l'autre, et vous accordez
  tous deux. _Fin._

  1373. EPISTRE || FAMILIERE || DV Sr MAYRET. || AV Sr CORNEILLE.
    || Sur la Tragi-comdie du Cid. || _A Paris, Chez Anthoine de
    Sommauille,  || au Palais, dans la petite Sale_, || _a l'Escu
    de France._ || M.DC.XXXVII [1637]. In-8 de 48 pp. (la dernire
    chiffre par erreur 38).

  Monsieur, dit Claveret au dbut de sa lettre, si je croyois le
  bruit commun, qui vous declare desja l'Autheur de ces mauvais
  papiers volants qu'on void tous les jours parestre  la deffense
  de vostre Ouvrage; Je me plaindrois de vous  vous-mesme, de
  l'injustice pue l'on me fait en un libelle de vostre style, et
  peut-estre de vostre faon [dans la _Lettre apologtique_ de
  Corneille]: Mais comme l'action est trop indigne d'un honneste
  homme, je suspendray pour quelque temps ma creance en vostre
  faveur; et me contenteray (puisque la querelle de vostre _Cid_
  vous a rendu chef de party), de vous demander seulement raison de
  l'impertinence d'un de vos lanciers qui m'est venu rompre dans la
  visiere mal  propos; mais d'autant que je n'ay pas l'honneur de
  connoistre le galant homme, et qu'il ne seroit pas raisonnable que
  je me commisse avec un masque, je vous addresseray, s'il vous
  plaist, ce petit discours, comme si vous estiez luy-mesme.

Cette lettre, dans laquelle Claveret nous donne un grand nombre de
dtails curieux pour l'histoire littraire du temps, est date de
Paris le 4 juillet 1637. Elle est suivie d'un post-scriptum ainsi
conu:

  Si je ne craignois d'abuser de vostre bont je vous prierois de
  faire tenir la cy-jointe  vostre Amy, que vous empescherez s'il
  vous plaist de plus outrager le mien: autrement nous userons du
  droict de reprsaille sur un des vostres, qui n'a desj que trop
  souffert pour vos interests, et ceux de vostre Chef-d'oeuvre.
  J'aime mieux parotre obscur que satyrique.

Vient ensuite la _Response  l'Amy du Cid sur ses invectives contre le
Sieur Claveret_, qui occupe les pp. 30  48.

  1374. LETTRE || DV || DES-INTERESS, || AV SIEVR MAIRET. _S. l.
    n. d. [Paris, 1637]._ In-8 de 7 pp.

Cette pice, que le P. Niceron attribue  tort  Corneille, a t
reproduite par M. Marty-Laveaux (t. IIIe, pp. 62-67); l'imprim n'a
qu'un simple titre de dpart.

  1375. ADVERTISSEMENT || AV BESANONNOIS || MAIRET. || M.DC.XXXVII
    [1637]. In-8 de 12 pp. (y compris le titre) et 22 ff. blancs.

Cette pice, reproduite en entier par M. Marty-Laveaux (t. IIIe, pp.
67-76), est attribue  Corneille lui-mme par les frres Parfaict.

  1376. RECVEIL || DES BONNES || PIECES QVI ONT EST || FAITES POVR
    & CONTRE || LE CID. || Par les bons esprits de ce temps. || _A
    Paris, || Chez Nicolas Trabo[=u]illet, au Palais, || en la
    Gallerie des prisonniers,  || la Tulippe_; [ou _Chez Cardin
    Besongne, au Palais, au haut de la monte de la Ste Chapelle,
    aux Ross vermeilles_]. || M.DC.XXXVII [1637]. In-12.

M. Taschereau s'est born  citer ce _Recueil_ d'aprs une _Vie de
Corneille_, manuscrit d'une date ancienne qui faisait partie de la
bibliothque de M. de Soleinne, sans vrifier si c'tait une
rimpression ou un recueil factice d'un certain nombre de factums
publis dans la querelle du _Cid_. Nous avons t plus heureux que M.
Taschereau, et nous avons pu constater que le volume dont nous venons
de transcrire le litre n'est qu'un recueil factice pour lequel les
libraires _Trabouillet_ et _Besongne_ avaient fait imprimer un titre.
Voici l'indication des pices que contient l'exemplaire de M. le baron
James de Rothschild, en tout conforme  l'exemplaire au nom de
_Besongne_, dcrit au catalogue Soleinne (t. Ve, no 428). On
remarquera que les libraires ne se sont pas appliqus  les ranger
d'une manire absolument mthodique:

1 Titre;

2 _Observations sur le Cid_ (no 1350);

3 _Excuse  Ariste_ (no 142); cette pice est encarte entre le titre
des _Observations_ et le f. blanc qui suit ce titre;

4 _Lettre apologtique du Sr Corneille_ (no 145);

5 _La Voix publique  Monsieur de Scudery_ (no 1355);

6 _L'Amy du Cid  Claveret_ (no 1359);

7 _La Preuve des Passages alleguez dans les Observations sur le Cid_
(no 1365);

8 _L'Incognu et vritable Amy de Messieurs de Scudery et Corneille_
(no 1356);

9 _Lettre  *** sous le nom d'Ariste_ (no 1361);

10 _Responce de ***  *** sous le nom d'Ariste_ (no 1362);

11 _Lettre pour Monsieur de Corneille contre les mots de la Lettre
sous le nom d'Ariste_ (no 1363);

12 _Discours  Cliton sur les Observations du Cid_ (no 1368);

13 _Epistre familire du Sr Mayret au Sr Corneille_ (no 1373);

14 _Le Souhait du Cid en faveur de Scuderi_ (no 1357);

15 _Lettre du des-interess au Sieur Mairet_ (no 1374).

  1377. APOLOGIE || POVR MONSIEVR || MAIRET, contre || les
    calomnies du Sieur Corneille de Roen. || M.DC.XXXVII [1637].
    In-4 de 32 pp.

Cette pice, que ni M. Taschereau ni M. Marty-Laveaux n'ont pu voir,
existe  la Bibliothque Sainte-Genevive (Y. 458 (3) Rs.).

  1378. LETTRE de M. l'abb de Bois-Robert  M. Mairet.

Cette lettre, relative  la querelle du _Cid_, et date du 5 octobre
1637, a t imprime pour la premire fois dans le _Recueil de
Dissertations sur plusieurs tragdies de Corneille et de Racine_ (no
1336), t. Ier, pp. 114 sqq.

  1379. LETTRE DE || M DE BALZAC, || A M DE SCVDERY, || SVR SES
    OBSERVATIONS || DV CID. || Et la Response || de M de Scudery,
    ||  Mr de Balzac. || Auec la Lettre de || Mr de Scudery 
    Messieurs || de l'Academie Franoise, || sur le iugement qu'ils
    ont fait du Cid, || & de ses Obseruations. ||_A Paris, || Chez
    Augustin Courb, Libraire || & Imprimeur de Monseigneur frere
    du Roy, || dans la petite Salle du Palais,  la Palme_; [ou
    _Chez Antoine de Sommauille || au Palais dans la petite Sale_
    [sic], || _ l'Escu de France_] M.DC.XXXVIII [1638]. In-8 de 34
    pp.

_La Lettre de M. de Balzac  M. de Scudery_ occupe les pp. 3-14;
ensuite vient 1 f. blanc, qui n'est pas compris dans la pagination et
qui termine le cahier B.--La _Response de Mr de Scudery  Monsieur de
Balzac_ remplit les cahiers C et D, dont les pp. sont chiffres de 15
 39.--La _Lettre de Mr de Scudery  Messieurs de l'Acadmie
Franoise_ n'occupe que 2 ff., signs E et pagins de 31  34.

Bibliothque nationale (Y. 5665 (5) Rs.) 2 exempl.

  1380. LES SENTIMENS || DE || L'ACADEMIE || FRANOISE || SVR || LA
    TRAGI-COMEDIE || DV CID. || _A Paris, || Chez Iean Camusat, ru
    sainct || Iacques,  la Toyson d'Or._ || M.DC.XXXVIII. || Auec
    Privilege du Roy. In-8 de 192 pp.

L'extrait du privilge se trouve  la fin de la p. 192. Il est dat du
26 novembre 1637 et donn  _J. Camusat_ pour dix ans.

La Bibliothque nationale possde le manuscrit original de Chapelain,
avec des notes autographes du cardinal de Richelieu. Voy. les dtails
que M. Marty-Laveaux donne  ce sujet (t. IIIe, p. 34, note 1).

  1381. LES SENTIMENS || de || L'ACADEMIE FRANOISE || SUR || LA
    TRAGI-COMEDIE DU CID. || _A Paris || En la boutique de G.
    Quinet au Pa- || lais  l'entre de la Gallerie des ||
    Prisonniers  l'Ange Gabriel._ || M.DC.LXXVIII [1678]. || Avec
    Privilege du Roy. || Pet. in-8 de 183 pp.

Au verso du dernier feuillet, chiffr 183, se trouve le privilge dat
du 26 novembre 1637, et portant deffences  tous autres qu' _Jean
Camusat_ d'imprimer le prsent volume pendant l'espace de dix ans.

  1382. OBSERVATIONS sur les Sentiments de l'Academie Franoise.
    Msc. de 35 ff. non chiffr. et 1 f. blanc,  la Bibliothque
    Sainte Genevieve (Y. 458 (3), in-4, Rs.).

Il est possible que ces _Observations_ aient t imprimes, et que
l'Acadmie,  l'adresse de qui elles contiennent une assez vive
critique, ait obtenu la suppression de l'dition. La copie que nous
citons est d'une belle criture de la premire moiti du XVIIe sicle
et fait partie d'un recueil qui a d tre form vers 1650 (il contient
une pice de 1643). Voici le dbut de cette apologie du _Cid_:

  _Observations sur les Sentiments de l'Academie Franoise._

  Ceux qui par un dsir de gloire se veulent rendre les Censeurs
  des ouvrages qui sont donns au public ne doivent pas trouver
  mauvais que le public mesme se rende le juge de leur censure, et
  comme ils entreprennent librement de corriger les oeuvres
  d'autruy, et de soumettre  leur jurisdiction les Livres et les
  Autheurs, ainsi est-il raisonnable que leurs ouvrages souffrent la
  mesme correction et qu' leur exemple chacun se donne la libert
  de les examiner par les regles de sa propre raison, puisque sans
  authorit ils exercent une espece d'inquisition sur les Lettres,
  il est bien juste que ceux qui en font commerce soient aussi les
  inquisiteurs de leurs jugements, qu'ils corrigent leurs
  corrections, et qu'ils facent voir  ces nouveaux critiques que
  leur censure mesme n'est pas exempte de reprehension.

  Si, en la correction de la Tragicomedie du _Cid_, les censeurs
  acadmiques eussent suivy les regles communes et ordinaires d'une
  juste censure, et si balanant leur jugegement entre les loix de
  la justice et celles de la grace, ils eussent corrig les deffauts
  qui estoient reprehensibles et pardonn  ceux qui estoient
  remissibles, leurs _Sentiments_ eussent pass sans reproche, et
  tant de belles observations qu'ils contiennent eussent eu les
  louanges et les couronnes qu'elles pouvoient meritter. Certes nous
  leur rendons ce tmoignage que l'lgance et la beaut du style
  relev de poinctes gyptiennes et les raisons revestues de belles
  et specieuses apparences pouvoient porter cet ouvrage jusques au
  dernier degr de l'admiration. Mais quand on vient  l'examiner
  comme l'Acadmie a examin la Tragicomedie du _Cid_, c'est  dire
   la rigueur et par des regles severes et tyranniques, par
  chiquaner et pointiller comme elle a faict jusques aux moindres et
  plus legeres particules, combien de taches dans cette belle piece,
  que de nuages parmy ces brillans, et que de plates peintures
  entresemes parmy ces images de relief.

  Que les criticques en jugent sur nos indices, et qu' nostre
  dclaration ilz examinent d'abord la premiere periode de ces beaux
  sentiments academiques, periode qui devroit estre orne et
  embellie comme l'entre et le frontispice d'un ouvrage corinthien
  et qui cependant n'est rien qu'un amas de paroles rudes, confuses,
  sans raison ni liaison. Mais pour en bien juger, il la faut
  considerer en son jour et en sa propre situation:

  _Ceux qui par quelque desir de gloire donnent leurs ouvrages au
  public ne doibvent pas trouver estrange que le public s'en face le
  juge. Comme le present qu'ilz luy font ne procede pas d'une
  volont tout a faict des-interesse et qu'il n'est pas tant un
  effect de leur libralit que de leur ambition, il n'est pas aussi
  de ceux que la biensceance veut qu'on reoive sans en considrer
  le prix._

Cette seule phrase fournit  l'auteur quatre observations dans
lesquelles il ne mnage pas l'Acadmie.

  1383. L'INNOCENCE ||ET LE || VERITABLE AMOVR || DE || CHYMENE. ||
    Dedi aux dames. || _Imprime cette Anne_ || M.DC.XXXVIII
    [1638]. Pet. in-8 de 47 pp.

Cette pice, dont un exemplaire est conserv  la Bibliothque de
l'Arsenal (13826. B), contient la dfense de Corneille, en mme temps
que celle de Chimne. Nostre divin pote, y est-il dit p. 47, n'a eu
autre intention que de contenter les plus gentils esprits, il les a
non-seulement content, mais ravy; que son pome soit regulier ou
irregulier, cela luy doit estre indifferent, il n'enviera jamais  son
censeur la premiere chaire dans les ecoles pendant qu'il sera regard
et consider dans la Cour, comme l'unique et le plus ravissant des
potes.

  1384. LA SVITE || ET LE || MARIAGE || DV CID, || Tragi-Comedie.
    || _A Paris, || Chez Toussainct Quinet, au Palais sous || la
    monte de la Cour des Aydes._.|| M.DC.XXXVIII [1638]. || Auec
    Priuilege du Roy. In-4 de 4 ff. et 108 pp.

Collation des ff. prlim.: titre, avec un fleuron qui reprsente une
fontaine jaillissante claire par le soleil; on lit au-dessus de
cette fontaine, sur une banderole qui s'enroule dans la bordure, cette
devise: _Heureux qui naist ainsi_;--3 pp. pour la ddicace _A Madame
la Duchesse de Lorraine_, ddicace signe C.;--1 p. pour le
_Privilge_ (accord pour dix ans  _Quinet_,  la date du dernier
jour de juillet 1637, et suivi d'un achev d'imprimer du dernier
octobre 1637);--1 p. pour l'_Argument du premier acte_;--1 p. pour les
_Acteurs_.

Cette pice, en cinq actes et en vers, est l'oeuvre de Chevreau, qui
esprait peut-tre, en signant seulement de son initiale, que le
public l'attribuerait  Corneille.

  1385. LA SVITTE || ET LE || MARIAGE || DV CID. || Tragi-comedie.
    || _A Paris || Chez Toussainct Quinet || au Palais._ Auec
    Privilege. || 1638. || Pet. in-12 de 4 ff. et 83 pp.

Cette dition, faite sur le modle de la petite dition in-12 du
_Cid_, est prcde d'un frontispice, grav par _Briot_, qui sert de
titre. Elle est ddie par Chevreau  Madame la Duchesse de Lorraine.
La ddicace est signe d'un C.

Vendu: 20 fr. mar. r. (_Cap_), Giraud, 1855 (no 1651).

  1386. LE< || MARIAGE || DV CID. || Tragi-Comedie. || _Iouxte la
    Copie Imprimee || A Paris._ || C[I][C] [I][C] CXXXVIII [1638].
    Pet. in-8 de 88 pp. (y compris les 4 ff. prl. non chiffr.),
    caract. ital.

Cette dition de la pice de Chevreau est imprime avec les mmes
caractres et avec les mmes fleurons que l'dition du _Cid_ porte
sous le no 274. M. Pieters, qui ne l'a pas vue, s'est born  la
dcrire d'aprs le catalogue Lambert (_Annales de l'Imprimerie des
Elzeviers_, 2e dit., p. 190). Nous avons vu  la bibliothque Cousin
le recueil qui a figur  la vente Lambert (1850), et nous avons pu
vrifier la parfaite exactitude des renseignements fournis par le
rdacteur du catalogue. Un autre exemplaire, joint au _Cid_ Elzevier
de 1638, nous a t communiqu par M. Tandeau de Marsac.

  1387. LA SVITE || ET || LE MARIAGE || DV CID. || Tragi-Comdie.
    || _Iouxte la Copie imprime || A Paris._ || M.DC.XXXX [1640].
    In-8 de 78 pp. (y compris le titre), plus 1 f. caract. ital.

Au verso du titre, un bois grossier reprsentant le _Cid_.

Le f. non chiffr qui se trouve  la fin contient un carton, qui doit
se placer  la page 46. On y trouve l'argument du quatrime acte.

On trouve cette dition jointe  une rimpression du _Cid_, qui porte
la mme date (no 275).

  1388. LA || SVITTE || ET LE || MARIAGE|| DV || CID. ||
    Tragi-Comedie. || _A Paris_, || _Chez Antoine de Sommauille, au
    || Palais, dans la petite salle,  l'Escu de France._ ||
    M.DC.XXXXVI [1646]. || Auec Privilege du Roy. In-12 de 82 pp.
    et 1 f. blanc.

Les 8 premires pp. de cette dition contiennent les prliminaires: le
titre, la ddicace signe C, le privilge o ne figure que le nom de
_Toussainct Quinet_ et les noms des _Acteurs_.

  1389. LA SUITE || ET LE || MARIAGE || DV CID. || Tragi-Comedie.
    || _A Caen, || Chez I. Iacques Godes, Impr. & March. Lib. ||
    proche les RR. Peres Iesuittes_[sic]. || M.DC.LXXXII [1682].
    In-12 de 60 pp.

dition mal imprime, sur mauvais papier. On lit au titre de dpart,
p. 3: _La Suitte et le Mariage du Cid._

Nous avons cit, no 1016, une pice franaise traduite en allemand par
Isaac Clauss, en 1655, qui n'est autre, croyons-nous, que la pice de
Chevreau.

  1390. LA VRAIE SVITE DV CID, Tragi-Comedie. _A Paris, Chez
    Antoine de Sommauille, 1638._ In-4.

Pice en cinq actes et en vers, par Desfontaines; elle fut reprsente
en 1637.

  1391. LA VRAYE SVITTE DU CID. _A Paris, Chez Antoine de
    Sommanuille_, 1638. Pet. in-12.

Vendu: 8 fr., demi-rel., Solar, 1860 (no 1694).

  1392. THE || SECOND PART OF || THE || CID. || _London, || Printed
    by I. Okes, for Samuell || Browne, and are to be sold at his ||
    shop in St. Pauls Church-yard || at the signe of the white
    Lion._ || M.DC.XXXX [1640]). In-12 de 35 ff. non chiff. et 1 f.
    blanc.

Traduction en vers de la _Vraie Suite du Cid_. La ddicace to the
truely Noble the Ladie Theophila Cooke est signe RUTTER. Le
traducteur prtend qu'il n'a mis cette suite sur la scne anglaise
qu' la demande du roi Charles Ier.

  1393. L'OMBRE DV COMTE DE GORMAS ET LA MORT DV CID, Tragi-Comedie
    par Chillac, Juge des Gabelles de S. M. en la ville de
    Beaucaire en Languedoc. _Paris, Cardin Besongne, 1639._ In-4.

  1394. L'OMBRE DV COMTE DE GORMAS ET LA MORT DV CID, Tragi-Comedie
    [par Timothe de Chillac], Sur l'imprim A Paris, Chez Cardin
    Besongne, 1645. Pet. in-8 de 98 pp.

Cat. Soleinne, no 1181.

  1395. L'OMBRE DV COMTE DE GORMAS ET LA MORT DV CID.
    Tragi-Comedie, _Iouxte la Copie imprime A Paris, 1646._ In-8.

  1396. L'OMBRE DV COMTE DE GORMAS ET LA MORT DV CID, Tragi-Comedie
    par M. Timothe de Chillac; _A Caen, Chez Jacques Godes, 1682._
    In-12.

  1397. L'OMBRE DV COMTE DE GORMAS ET LA MORT DV CID, Tragi-Comedie
    par M. Timothe de Chillac. _A Caen, Chez Jacques Godes, 1696._
    In-12.

La pice de Chillac a t traduite en allemand par Isaac Clauss, en
1655,  la suite du _Cid_ (voy. le no 1016).

  1398. CHAPELAIN DCOIFF, OU PARODIE DE QUELQUES SCENES DU CID.
    _S. l., 1665._ In-12.

Cette parodie bien connue, de Furetire, figure dans un grand nombre
d'ditions des _OEuvres de Boileau_.

  1399. RCIT tir des Mmoires de Michel Turretini, pasteur et
    professeur, de la discussion qui eut lieu entre le Conseil et
    la vnrable Compagnie, en 1681, au sujet de la reprsentation
    du Cid.

Insr dans les _Mmoires et documents publis par la Socit
d'histoire et d'archologie de Genve_, t. Ier, pp. 80 sqq.

  1400. ODE DE Mr BOILEAU DESPREAUX SUR LA PRISE DE NAMUR. Avec une
    Parodie de la mesme Ode par le Sieur P. Motteux. Et une Parodie
    d'une Scene du Cid, sur ce sujet. Par Messieurs D. A. & H. _A
    Londres, Chez R. Bentley Libraire,  la Poste au Covent-Garden;
    R. Parker,  la Licorne sous la Bourse Royale, & tous les
    Libraires Franois. S. d._ [1683?], pet. in-8 de 15 pp.

Muse britannique: 1073. d. 30.

  1401. CRITICA  FAMOSA TRAGEDIA DO CID, composta por Pedro
    Corneille, e Reparos a ella, por D. Francisco Paulo de Portugal
    e Castro. _Lisboa, por Miguel Rodrigues, 1747._ In-4 de 18 pp.

Le comte de Vimosa, marquis de Valena, auteur de cette critique, est
presque un contemporain de Corneille; il naquit  Lisbonne en 1679 et
y mourut en 1749. Sa critique a donn lieu  la rponse suivante:

NOTAS  Critica que o snr. Marquez de Valena fez  Tragedia do Cid
composta por Mr. Corneille.

Nous ne savons si cette pice a t imprime; il en existe une copie
manuscrite  la Bibliothque nationale de Lisbonne, dans un volume de
Mlanges (_Miscellaneas_) d'Alexandre de Gusmo.

Le marquis de Valena fit paratre  son tour une contre-critique dont
voici le titre:

RESPOSTO do Marquez de Valena aos Reparos de um anonymo  Critica que
fez o mesmo Marquez  famosa Tragedia do Cid. _Lisboa, por Miguel
Rodrigues, 1748._ In-4 de VIII et 23 pp.

  1402. DU CID DU GRAND CORNEILLE, par A. La Beaumelle.

_Chefs-d'oeuvre des Thtres trangers; Chefs-d'oeuvre du Thtre
espagnol, Torres Naharro, Cervantes Saavedra, Guillem de Castro_
(Paris, Ladvocat, 1823, in-8), pp. 309-331.

La Beaumelle compare le _Cid_ de Corneille  celui de _Diamante_, et
reconnat dans ce dernier une simple imitation, contrairement 
l'opinion de Voltaire et  celle de la Harpe.

       *       *       *       *       *

Ici devraient figurer, dans l'ordre chronologique, deux pices de
circonstance, joues  Rouen le 29 juin 1823 et le 29 juin 1827, et
qui sont relatives au _Cid_. On les trouvera dans notre chapitre XXIe
(nos 1559 et 1565).

  1403. LE CID, par Gnin.

_Le National_ du 11 avril 1841.

Gnin fournit de nouveaux arguments  l'appui de l'opinion dveloppe
pour la premire fois par La Beaumelle.

  1404. _Commentaire sur le Cid_, tragi-comdie de Pierre
    Corneille, par M. Walras. _Caen, imprimerie d'Hardel, 1843._
    In-8.

  1405. LE CID, par Paul de Musset.

_Revue de Paris_, IVe srie, t. XXVIIe (mars 1844).

  1406. L'ACADMIE ET LA CRITIQUE DU CID, par Charles Loubens.

_Revue indpendante_, t. XVIIIe (1845). pp. 375 sqq.

  1407. DE PETRI CORNELII TRAGOEDIA CID. Dissertatio quam scripsit
    Ulricus Petri, Brunopolitanus. _Brunsvigae, typis exscripsit
    Fr. Otto_, M.DCCCXLVII [1847]. In-8 de 40 pp.

  1408. LE CID, esquisse littraire, par M. Walras, inspecteur de
    l'Acadmie du Nord. _Douai, Adam d'Aubers, imprimeur-diteur,
    1853._ In-8 de 4 ff. et 264 pp.

Cette esquisse est le dveloppement du _Commentaire_ publi par le
mme auteur en 1843. M. Walras, charg, en 1846, du cours de
littrature franaise  la facult des lettres de Caen, prit pour
sujet de ses leons le _Cid_, s'attachant  dterminer les emprunts
faits par Corneille  Guillen de Castro et au Romancero du Cid. Comme
La Beaumelle et Gnin, il s'est attach  prouver que Diamante n'avait
fait que traduire l'original franais.

  1409. DOCUMENTS RELATIFS A L'HISTOIRE DU CID. Par M. Hippolyte
    Lucas, de la Bibliothque de l'Arsenal. _Paris, Alvars,
    libraire-diteur, 24, rue de la Lune_, [_Lagny, Typographie de
    A. Varigault et Cie], 1860._ Gr. in-12 de 2 ff. et 211 pp.

Il existe quelques exemplaires de ce livre tirs sur papier de
couleur, dans le format in-8.

Voici comment s'exprime l'auteur au dbut de sa prface:

Nous avons pris  tche, dans ce volume, de bien faire connatre les
principales transformations de l'histoire ou de la lgende du Cid; de
montrer que les sources auxquelles Corneille a puis ne sont autres
que celles qu'il a indiques lui-mme, et que c'est  tort que
Voltaire, la Harpe et Sismondi l'ont accus de plagiat, lorsque son
gnie n'a fait que s'inspirer du _Romancero_ et de la premire des
deux comdies de Guillen de Castro, intitules: _la Jeunesse du Cid._
La traduction complte et littrale de la pice de Diamante (_Celui
qui honore son pre_) ne laissera aucun doute, dans l'esprit du
lecteur, sur l'imitation faite par ce dernier du chef-d'oeuvre de
notre scne en le recomposant  la mode espagnole, et en y
introduisant l'lment comique; nous n'avons point insr les nombreux
documents qui concernent notre _Cid_, et la querelle que firent  son
auteur Scudry, l'Acadmie, Mayret, Claveret, etc., parce que ces
documents se trouvent dans presque toutes les ditions de Corneille;
nous en avons seulement esquiss les principaux traits. Nous nous
sommes servi principalement de matriaux emprunts aux auteurs
espagnols, pour combler une espce de lacune dans notre histoire
littraire, et,  ce point de vue, nous croyons que notre travail sera
utile aux aristarques futurs et aux diteurs qui s'occupent du premier
et du plus durable chef-d'oeuvre de notre littrature dramatique.

Cette tude contient la traduction complte de la pice de Guillen de
Castro (_Las Mocedades del Cid_) et de colle de Diamante (_El Honrador
de su Padre_).

  1410. PIERRE CORNEILLE ET JEAN-BAPTISTE DIAMANTE, par M. Antoine
    de Latour.

Article Insr Dans le _Correspondant_ Du 25 Juin 1861 Et Reproduit
Dans l'_Espagne religieuse et littraire_ (Paris, 1863, in-8, pp.
113-144); M. de Latour y donne la date exacte de la naissance de
Diamante, d'aprs des recherches faites par D. Cayetano Albertano de
la Barrera. L'auteur espagnol n'etant n qu'en 1626, la question si
souvent discute depuis Voltaire de la vraie paternit du _Cid_ est
dfinitivement rsolue.

  1411. CID I DE SPANSKA ROMANSERNA, HOS CORNEILLE OCH HERDER,
    Afhandling som framstlles till offentlig granskning, af J.
    Oskar I. Rancken, i hist.-filolog. lrosalen den 12 october
    1861, p. v. t. f. m. _Helsingfors, J. C. Frenckell & Son,
    1861._ In-8 de 49 pp.

Thse sur le Cid dans le Romancero espagnol, chez Corneille et chez
Herder.

  1412. CORNEILLE. LE CID.

Articles de M. Sainte-Beuve insrs dans le _Constitutionnel_ des
lundis 2 fvrier et 7 mars, du mardi 8 mars, du lundi 14 mars, du
mardi 15 mars et du lundi 22 mars 1864; reproduits dans les _Nouveaux
Lundis_, t. VIIe (Paris, Michel Lvy frres, 1867, in-12), pp.
199-306.

L'auteur parle, dans le premier article, du _Lexique_, de M. Godefroy,
de la _Langue de Corneille_, de M. Marty-Laveaux, et de l'dition des
_OEuvres de P. Corneille_, donne par ce savant chez MM. Hachette et
Cie, de _Corneille et son temps_, par M. Guizot, du _Grand Corneille
historien_, par M. Ernest Desjardins, et de _Corneille  la
Butte-Saint-Roch_, de M. douard Fournier; il s'occupe, dans les
autres articles, du _Pome du Cid_, de M. Damas-Hinard, et des
_Recherches sur l'Histoire et la Littrature de l'Espagne pendant le
Moyen-Age_, par M. Reinhart Dozy.

  1413. EST-IL VRAI, comme l'ont affirm Voltaire, Laharpe et
    Sismondi, que Corneille ait pris le sujet et les principales
    scnes du Cid dans une pice espagnole de Diamante, qu'il
    aurait imite et traduite sans l'indiquer et en l'adaptant  la
    scne franaise? Dissertation par M. Molinier, professeur  la
    Facult de droit de Toulouse.

_Mmoires de l'Acadmie impriale des Sciences, Inscriptions et
Belles-Lettres de Toulouse_, 6e srie, t. IIIe, 1865, pp. 410 sqq.

Sismondi, que M. Molinier,  l'exemple de M. H. Lucas, cite parmi les
dtracteurs de Corneille, n'a soumis la question  aucun examen; il
s'est content d'indiquer d'un mot, sans aucune preuve  l'appui, que
Diamante tait le vritable auteur du _Cid_: L'ancien pote Diamante,
dit-il, et peu aprs lui Guillen de Castro, ont pris dans les
premires romances leur tragdie du _Cid_; tous deux ont servi de
modle  Corneille. Sismondi, _Histoire de la littrature du Midi de
l'Europe_, 3e dit. (Paris, 1829, 4 vol. in-8), t. IIIe, p. 201.

  1414. CORNEILLE ET LE CID, par A.-E. Chaignet. _Saint-Maixent,
    1868._ In-8 de 31 pp.

_Confrences scientifiques et littraires des Facults de Poitiers._

  1415. THE FRENCH CID AND HIS SPANISH PROTOTYPE; by C. Collmann.
    _Mezeritz, 1869._ In-4 de 32 pp.

Programme de gymnase.

  1416. LES DIFFRENCES ENTRE LA LANGUE MODERNE, ET CELLE DE
    CORNEILLE, tudies dans le Cid par Dr. [_sic_] Woldemar
    Richter. Dissertation doctorale, approuve par la Facult
    philosophe de l'Universit de Rostock. _Torgau, 1872.
    Imprimerie de E. Tragmann._ In-4 de 12 pp.

  1417. LE CID D'ANDALOUSIE, par M. Alexandre Dumas fils.

M. Dumas fils a longuement parl du _Cid_ dans son _Discours de
rception  l'Acadmie franaise_ (Paris, Typographie de Firmin Didot
frres, fils et Cie, 1875, in-4; _Journal officiel de la Rpublique
franaise_ du 12 fvrier 1875). M. Dumas, qui se flatte de savoir lire
entre les lignes, a voulu donner une explication nouvelle de la
jalousie inspire  Richelieu par le succs du _Cid_. Il prtend que
le cardinal ne fut pas atteint dans sa vanit d'crivain, mais dans
ses conceptions politiques.

Il y avait dans le _Cid_, pour Richelieu, une faute capitale, qui
heurtait les ides, qui contrariait les projets de ce grand homme
d'tat, lequel entreprenait, au milieu des plus grands obstacles, de
constituer non-seulement la monarchie, mais l'unit franaise. Cette
faute, c'tait de clbrer les hros de l'Espagne, au moment o les
armes espagnoles venaient de remporter contre la France des avantages
signals. M. Dumas met en scne Richelieu lui-mme et lui prte un
long discours, qui rappelle par certains cts les entretiens de
d'Artagnan et de Mazarin: Prends un sige, Corneille, et coute-moi.
Tu es tout  la joie de ton triomphe; tu n'entends que le bruit des
bravos, et tu ne t'expliques pas pourquoi je ne joins pas mes
applaudissements  ceux de toute la ville; tu ne comprends pas
pourquoi mme je proteste contre ton succs. Je vais te le dire. Quoi!
c'est au moment o j'essaye de refouler et d'exterminer l'Espagnol,
qui harcle la France de tous les cts; qui, vaincu au Midi, reparat
 l'Est; qui, vaincu  l'Est, menace au Nord..., c'est en un pareil
moment que tu viens exalter sur la scne la littrature et l'hrosme
espagnols!...

Le paradoxe peut tre ingnieusement soutenu, mais ce n'est l qu'un
paradoxe. Il vaut beaucoup mieux crire l'histoire preuves en mains,
que de chercher  lire entre les lignes. La perscution du _Cid_
n'est pas une lgende, mais un fait certain, dont presque tous les
dtails sont connus, et dont on ne peut arbitrairement changer le
caractre. Il est hors de doute que Richelieu travailla lui-mme  des
pices de thtre, et que, par un travers qui se rencontre souvent
chez les grands hommes, il se crut aussi habile ecrivain qu'habile
politique. S'il en tait autrement, et si le _Cid_ n'avait t
perscut que par la raison d'tat, comment expliquerait-on
l'intervention de l'Acadmie et les corrections mises de la main mme
du cardinal sur le manuscrit de Chapelain?

Au moment de la reprsentation du _Cid_, les Espagnols n'avaient pas
encore remport de succs qui pussent inquiter Richelieu. Il est
difficile, d'ailleurs, de voir un rapport direct entre les troupes
impriales et le hros qui dfait les Mores. Corneille, loin de
dissimuler ses emprunts  la littrature espagnole, n'hsita pas  les
faire connatre en dtail. Il continua de lire les ouvrages de Lope de
Vega, d'Alarcon et des autres auteurs de la Pninsule; quatre ans
aprs le _Cid_, il crivit le _Menteur_.

Si quelque considration politique put porter Richelieu  combattre le
_Cid_, ce ne fut pas l'loge des Espagnols, mais l'loge du duel que
Corneille avait imprudemment plac dans la bouche du comte de Gormas;
mais, sur ce point encore, la querelle ne dut pas tre de longue
dure, puisque, ds les premires reprsentations, le pote changea
les vers qui pouvaient blesser le ministre (voy. _Lettre  Mylord ***
sur Baron et la demoiselle Le Couvreur_ [par d'Allainval]; Paris,
1730, in-12, p. 21).

  1418. A PROPOS DE LA RCEPTION DE M. ALEXANDRE DUMAS FILS A
    L'ACADMIE FRANAISE, par M. Charles Livet.

_Le Moniteur universel_ du 21 fvrier 1875.

A propos du _Discours_ de M. Dumas, M. Livet s'est efforc de
dmontrer que Richelieu n'avait jamais conu de jalousie contre le
_Cid_, et qu'en chargeant l'Acadmie de lui prsenter des observations
sur une pice qui attirait alors l'attention gnrale, il avait voulu
simplement fournir  l'assemble littraire qu'il venait de fonder
l'occasion de dterminer les rgles essentielles de l'art thtral.

X

  1419. JUGEMENT SUR LA TRAGDIE D'HORACE.

_The Spectator_ [by R. Steele and Jos. Addison], London, 1711-1712,
in-fol., discours XXXIIe.

Reproduit dans toutes les ditions et traductions de ce clbre
recueil.

  1420. DISSERTATION SUR UN VERS DE LA TRAGDIE DES HORACES.

_Mercure de France_, juillet 1748, pp. 55 sqq.

Il s'agit, comme on peut le penser, du vers:

    Ou qu'un beau dsespoir alors le secourt.

  1421. A COMPARISON BETWEEN THE HORACE OF CORNEILLE AND THE ROMAN
    FATHER OF MR. WHITEHEAD. By W. Freeman. _London, 1750._ In-8.

Le nom de _Freeman_ est un pseudonyme.

  1422. OBSERVATIONS SUR UN VERS D'HORACE, par Bilderdijk.

Bilderdijk, dont nous avons parl  propos de sa traduction de _Cinna_
(no 960), s'est occup, dans une de ses _Dissertations sur l'art
dramatique_ (Leyde, 1823, in-8), du fameux qu'il mourt d'_Horace_:

Corneille, dit-il, tait trop pntr de la situation o il avait
plac le vieil Horace, pour oublier que ncessairement il devait se
trouver deux hommes dans lui. Lorsque,  la question que lui fait
Julie, il lui lance son _qu'il mourt_, c'est le Romain qui parle;
mais,  ct du Romain, il y a le pre, et quoi de plus naturel, que
celui-ci parle  son tour et s'attache  une hypothse suivant
laquelle peut-tre la fortune et pu sourire  son fils? L'Horace
citoyen prfre n'avoir plus de fils que d'avoir un fils dshonor;
l'Horace pre se complat  calculer la chance qu'aurait eue son fils
d'tre victorieux. V. L.

  1423. UNE REPRSENTATION D'HORACE au Thtre-Franais, le 2 avril
    1839.

_Dramatische und Dramaturgische Schriften von Eduart Devrient_;
vierter Band; zweite Auflage (Leipzig, 1846, in-18), pp. 93-97.

Devrient occupe depuis longtemps le premier rang parmi les critiques
dramatiques de l'Allemagne; il n'est donc pas sans intrt de
connatre son impression sur _Horace_. Il la donne ainsi en peu de
mots: Rhtorique froide  mourir, action si peu nourrie qu'elle
suffirait  peine pour remplir un acte, et qui se dveloppe en pures
phrases  travers toute sorte d'arrts mesquins; j'en eus chaud et
froid d'ennui. Malgr toute ma bonne volont, je ne puis considrer
cette pice comme une oeuvre classique. J'ai pu, en outre, me
convaincre que les plaintes dont la dcadence du Thtre-Franais et
l'insuffisance des auteurs sont l'objet, ne sont que trop fondes.
Devrient fait ensuite une amre critique de Beauvallet et de Rachel.
Il ne sait pas que, aux yeux des trangers, il n'a jamais t, lui
aussi, qu'un acteur lourd et fastidieux.

  1424. PARODIE DE LA SCNE DE LA DLIBRATION DE CINNA (acte IIe,
    scne Ire).

Cette espce de satire, dirige contre le duc d'Aumont, fut attribue
 Marmontel et le fit mettre  la Bastille en 1759, bien qu'elle ft
en ralit l'oeuvre de Cury. On en trouve la plus grande partie
dans le _Journal historique_ de Coll (dcembre 1759).

Au XVIIe sicle, _Cinna_ avait t dignement apprci par
Saint-vremond (voy. le no 1251).

  1425. REMARQUES SUR LE CINNA DE CORNEILLE.

_Apologie de Sakespeart_ [sic] _en rponse  la critique de M. de
Voltaire_; _traduite de l'anglais de Madame de Montagu_ ( Londres et
se trouve  Paris, au Grand-Corneille, rue Saint-Jacques, prs celle
des Mathurins, 1777, in-8), pp. 190-214.

Le frontispice de cet ouvrage porte le fleuron dcrit au no 1260.

  1426. REPRSENTATION AU PROFIT D'UN PETIT-NEVEU DU GRAND
    CORNEILLE, donne le lundi 16 fvrier dernier, et OBSERVATIONS
    SUR LA TRAGDIE DE CINNA.

_Journal des Thtres_, mars 1778. Voy. le n 1236.

  1427. MARMONTEL ET THOMAS, OU LA PARODIE DE CINNA, vaudeville en
    un acte, reprsent au Thatre du Vaudeville le 23 janvier
    1813; par M. Dumolard.

Non imprim.

  1428. OBSERVATION SUR CINNA, tragdie de P. Corneille. =Vom
    Hlfslehrer Ox=.

Ce travail occupe les pp. 1-26 du programme suivant: _Zu den
ffentlichen Prfungen der Schler des Kniglichen Gymnasiums zu
Kreuznach am 30. und 31. August ladet alle Gnner und Freunde
desselben insbesondere die Eltern der Schler, die Kniglichen und
Stdtischen Behrden, sowie die Herren Geistlichen der Stadt und
Umgegend hochachtungsvoll und ergebenst ein der Direktor des
Gymnasiums Prof. Dr. Moritz Ast_; Kreuznach, 1849; Druck und Papier
von Friedrich Wohlleden, in-4.

XII

  1429. TUDE DE PAULINE, dans Polyeucte.

_Mmoires de Mlle Clairon, actrice du Thtre-Franais, crits par
elle-mme_, pp. 110 sqq.;--nouvelle dition (Paris, Ponthieu, 1822,
in-8), pp. 315-318.

On trouve dans les _Mmoires_ [de Coste d'Arnobat] _pour
Marie-Franoise Dumesnil_, _en rponse aux Mmoires d'Hippolyte
Clairon_ (Paris, Dentu, an VII, in-8, pp. 168 sqq.), une critique
trs-vive, mais trs-juste, de cette tude.

  1430. OBSERVATIONS SUR LE POLYEUCTE DE P. CORNEILLE; par M.
    Walras, Professeur de Philosophie au Collge Royal de Caen.
    Extrait du Recueil de la Socit libre d'Agriculture, Sciences,
    Arts et Belles-Lettres du dpartement de l'Eure, 2e srie, tome
    V. _vreux, Louis Tavernier et Cie, imprimeur de la Socit,
    1845._ In-8 de 1 f. (pour le faux titre) et 42 pp.

  1431. UMA PAGINA DA HISTORIA ROMANA. Os Martyres; Polyeucte ou
    Poliuto, tragedia christ.

Article de M. Antonio Rangel de Torres Bandeira, dans le _Diario de
Pernambuco_ du 11 juillet 1862.

  1432. TUDES DE PHILOSOPHIE CATHOLIQUE SUR L'ART. De la
    souffrance et du sentiment religieux dans la tragdie en
    gnral et dans la tragdie de Polyeucte en particulier.
    _Paris, 1860._ In-8.

  1433. NARQUE ET POLYEUCTE, histoire nationale.

Article du P. Lonce Alischan insr dans le _Polyhistor_, revue
bimensuelle, avril 1864, pp. 97-106; mai 1864, pp. 129-138.

  1434. POLYEUCTE ET LE ZLE TMRAIRE, par M. Edmond Le Blant.

Ce mmoire, lu  l'Acadmie des Inscriptions et Belles-Lettres dans sa
sance du 8 octobre 1875, contient un examen approfondi, au point de
vue historique et critique, de la lgende qui fait le fond de la
tragdie de Corneille. M. Le Blant croit pouvoir tablir que, si
Polyeucte avait tenu vritablement la conduite imprudente que lui
attribue la tradition, s'il s'tait livr  des actes de violence et
de provocation vis--vis des autorits constitues, il n'et pas t
admis dans le martyrologe.

XIII

  1435. CHANSON sur l'air: Amants, aimez vos chaisnes. A Bonne de
    Pons, femme de Michel Sublet, marquis d'Heudicourt, grand
    Louvetier de France.

Cette chanson, inspire par une reprsentation de la _Mort de Pompe_,
a t publie par M. Marty-Laveaux (t. IVe, pp. 8 sqq.), d'aprs le
_Recueil de Maurepas_. C'est une satire particulirement dirige
contre Marie de Coss, veuve de Charles de la Porte, duc de la
Meilleraye, pair et marchal de France.

On conte d'elle, ajoute une note du manuscrit, qu'un jour, tant  la
comdie, on y reprsenta la _Mort de Pompe_, de l'illustre Pierre
Corneille, et que, comme elle y pleurait amrement, quelqu'un lui
demanda pourquoi elle versait tant de larmes;  quoi elle rpondit:
Je pense bien, c'tait mon oncle; parce que Pompe tait gendre de
Jules-Csar.

  1436. JUGEMENT SUR POMPE.

Discours de M. Olivier, de l'Acadmie de Marseille, dans les _Mmoires
de littrature_ du P. des Molets, t. IVe (Paris, 1728, in-12).

  1437. SUR CORNLIE DANS LA MORT DE POMPE.

Mlle Clairon parle de ce rle dans les termes suivants: L'opinion
publique fait de _Cornlie_ un des beaux rles du thtre. Ayant 
jouer ce rle, j'ai fait sur lui toutes les tudes dont j'tais
capable. Aucune ne m'a russi. La modulation que je voulais tablir
d'aprs le personnage historique n'allait point du tout avec le
personnage thtral. Autant le premier me paraissait noble, simple,
touchant, autant l'autre me paraissait gigantesque, dclamatoire et
froid. Je me gardai bien de penser que Corneille et le public eussent
tort, ma vanit n'allait point jusque-l; mais, pour ne pas la
compromettre, je me promis de me taire et de ne jamais jouer Cornlie.
Depuis ma retraite, les _Commentaires sur Corneille_ et le mot
_Esprit_ dans les _Questions encyclopdiques_, par Voltaire, ont paru;
lisez-les: si je me suis trompe, l'exemple d'un si grand homme me
consolera. (_Mmoires de Mlle Clairon, actrice du Thtre-Franais,
crits par elle-mme_; nouvelle dition; Paris, Ponthieu, 1822, in-8,
p. 323.)

Les _Mmoires_ [de Coste d'Arnobat] _pour Marie-Franoise Dumesnil_
(Paris, an VII, in-8, pp. 43-45) contiennent naturellement une
rfutation de ce passage.

  1438. EXAMEN ORATOIRE DU RLE DE CORNLIE DANS POMPE, par M.
    Lelivre.

Discours lu  la Socit des Sciences, Lettres et Arts de Rouen, dans
sa sance du 20 prairial an XI (9 juin 1803).

XIV

  1439. LES DESCENDANS DU MENTEUR, comdie en trois actes, en vers,
    Par Armand Charlemagne. Reprsente pour la premire fois sur
    le thtre de l'Impratrice, le 16 Prairial an XIII (5 juin
    1805). Prix: 30 sous. _Paris, Chez Mme Masson, Libraire,
    Editeur de pices de thtre, rue de l'Echelle, no 558, au coin
    de celle Saint-Honor. [Imprimerie de Caillat, rue Saint-Denis,
    no 28.]_ An XIII-1805. In-8 de 48 pp.

  1440. EXAMEN CRITIQUE D'UNE ANECDOTE LITTRAIRE SUR LE MENTEUR DE
    P. CORNEILLE, par F. Bouquet, professeur au Lyce et  l'cole
    suprieure des Sciences et des Lettres de Rouen. _Rouen,
    Imprimerie de E. Cagniard, 1865._ In-8 de 13 pp., y compris le
    titre.

Extrait de la _Revue de Normandie_ (avril 1865).

Franois de Neufchteau (_Esprit du Grand Corneille_, t. Ier, p. 149)
raconte,  propos du _Menteur_, une anecdote assez curieuse, qu'il
prtend avoir emprunte au _Bolana_:

Oui, mon cher Despraux, disait Molire  Boileau, je dois beaucoup
au _Menteur_. Lorsqu'il parut, j'avois bien l'envie d'crire; mais
j'tois incertain de ce que j'crirois; mes ides toient confuses:
cet ouvrage vint les fixer. Le dialogue me fit voir comment causoient
les honntes gens; la grce et l'esprit de Dorante m'apprirent qu'il
falloit toujours choisir un hros de bon ton; le sangfroid avec lequel
il dbite ses faussets me montra comment il falloit tablir un
caractre; la scne o il oublie lui-mme le nom suppos qu'il
s'est donn m'claira sur la bonne plaisanterie, et celle o il
est oblig de se battre par suite de ses mensonges me prouva que
toutes les comdies ont besoin d'un but moral. Enfin, sans le _Menteur_,
j'aurois sans doute fait quelques pices d'intrigue, l'_tourdi_,
le _Dpit amoureux_, mais peut-tre n'aurois-je pas fait le
_Misanthrope_.--Embrassez-moi, dit Despraux, voil un aveu qui vaut
la meilleure comdie.

M. Taschereau (_Histoire de Corneille_, 2e dition, p. 115) emprunte
ce rcit  Franois de Neufchteau, mais il avoue l'avoir vainement
cherch dans les deux recueils connus sous le nom de _Bolana_: celui
de Brossette et celui de Montchesnay. M. Marty-Laveaux (_OEuvres de
Corneille_, t. IVe, p. 129) fait le mme aveu, et M. Bouquet, aprs
lui, a feuillet sans plus de succs les _Bolana_, _Segraisiana_,
_Menagiana_ et _Carpenteriana_. Il est donc impossible de savoir o
Franois de Neufchteau a puis son rcit, mais tout porte  croire
que, s'il n'en est pas l'inventeur, il l'a pris dans un recueil qui ne
mrite aucune crance. Molire avait vingt ans  l'poque o fut jou
le _Menteur_ et ne songeait pas encore  crire. Si les ouvrages de
Corneille ont eu sur Molire une incontestable influence, il ne faut
pas exagrer l'impression que le _Menteur_ put produire sur son
esprit. Telle est la thse que dveloppe M. Bouquet. Il nous a
sembl, dit-il en terminant, que la vrit historique, dj si
honorable et si belle par elle-mme, n'avait que faire des oripeaux du
roman, et qu'elle suffisait largement  la gloire de notre illustre
compatriote.

XVI

  1441. _Critique de Rodogune_.

_Mercure de France_, dcembre 1738, mai 1739.

Au XVIIe sicle, _Rodogune_ avait t chaudement dfendue par
Saint-vremond (voy. le n 1251).

XVIII

  1442. LES ALARMES DES VQUES CONSTITUTIONNELS, imitation des
    deux premires scnes du premier acte de la tragdie
    d'Hraclius de P. Corneille.--_Nota._ On s'est attach 
    conserver autant qu'il a t possible, les ides et les vues de
    Corneille. _S. l. n. d._, in-8.

  1443. DFENSE DE P. CORNEILLE SUR LE SUJET DE L'HRACLIUS, par M.
    Delzons.

_Revue de l'instruction publique_ du 2 fvrier 1865.

M. Damas-Hinard (_Pome du Cid; texte espagnol, accompagn d'une
traduction franaise_; Paris, 1858, in-4) ayant renouvel les
accusations de plagiat portes contre Corneille  propos
d'_Hraclius_, dont il aurait emprunt le sujet  Calderon, M. Delzons
reprend l'argumentation dj faite par M. Viguier (voy. n 1404), et
n'a pas de peine  dmontrer que la pice espagnole est de beaucoup
postrieure  la tragdie franaise.

XIX

  1444. L'ANDROMEDE, reprsente par la Troupe Royale au Petit
    Bourbon, auec l'Explication de ses Machines. _A Paris, au
    Bureau d'adresses, 1650._ In-4 de 8 ff.

Extraordinaire de la _Gazette_ (1650, n 27, pp. 245-260). Cette
relation a t reproduite par M. Marty-Laveaux (t. Ve, pp. 279-290).

  1445. RELATION de la reprise d'Andromede [par Donneau de Vis].

_Mercure galant_, juillet 1682, pp. 357-360.

XX

  1446. THATRE-FRANAIS.--Reprise de Don Sanche d'Aragon.

Article de M. Charles Magnin dans la _Revue des Deux-Mondes_ de 1844
(XIVe anne, nouvelle srie, t. Ve, pp. 892-903). L'auteur apprcie
longuement le remaniement de _Don Sanche_ (voy. le no 822). Sans
contester un certain mrite  l'arrangeur, il en indique clairement
les dfauts:

  Je crois, dit M. Magnin, qu'on aurait pu faire mieux en faisant
  moins. La pice originale tait trop charge d'incidens et de
  personnages; la pice actuelle pche par la scheresse et par le
  vide. Corneille avait plac la plus belle scne de la pice, et
  une des plus belles du thtre, celle de la querelle, devant la
  reine, dans le premier acte; c'tait un dbut plein de mouvement
  et de grandeur. M. Mgalbe a report cette scne au second acte,
  ce qui est d'un effet bien moins frappant. Je n'ose blmer le
  retranchement des deux reines. Cependant il faut convenir que
  l'amour d'Elvire pour Carlos servait  rehausser encore ce
  cavalier et mettait en jeu un nouveau et puissant ressort, la
  jalousie.

  Mais le plus gros pch, le pch capital de M. Mgalbe, c'est, 
  mon avis, le changement qu'il a apport dans la condition du
  personnage principal. Carlos, dans la pice de Corneille, se croit
  bien rellement fils d'un pcheur; il ignore, comme tout le monde,
  que son pre, roi dtrn d'Aragon, l'a cach chez de pauvres gens
  pour le soustraire aux rebelles. Ce n'est qu'au cinquime acte que
  le mystre s'claircit assez pniblement, et que Carlos est enfin
  reconnu par don Sanche. Tout l'intrt vient de cette ignorance o
  Carlos est de sa naissance. Dans la pice arrange, au contraire,
  don Sanche a pris volontairement un nom suppos; ce n'est plus un
  vrai soldat de fortune; c'est un prince dguis, cachant son nom,
  comme un autre Joconde, afin de se faire aimer pour lui-mme. Ce
  travestissement d'opra-comique dtruit presque entirement la
  beaut du rle.

  1447. ANALYSE DE DON SANCHE, par M. J. Janin.

_Histoire de la littrature dramatique_; t. VIe.


XXII

  1448. CORNEILLE HISTORIEN,--PERTHARITE, ROI DES LOMBARDS, par M.
    A. Thinot.

_Le Constitutionnel_ du mercredi 18 aot 1869.


XXIII

  1449. OBSERVATIONS DES PRCIEUSES SUR LA TRAGDIE D'OEDIPE.

_Grand Dictionnaire des Prcieuses, historique, potique,
gographique, par le Sieur de Somaize_ (Paris, Jean Ribou, 1661, 2
vol. in-12), t. Ier, pp. 147-171, vo Emilie.

Ce curieux fragment, signal par M. Livet, a t reproduit par M.
Marty-Laveaux, t. VIe, pp. 113-120.

  1450. TROISIME ET QUATRIME DISSERTATIONS CONCERNANT LE POME
    DRAMATIQUE, en forme de Remarques sur la Tragdie de M.
    Corneille intitule OEdipe et de Rponses  ses calomnies [par
    l'abb d'Aubignac]. _A Paris, Chez Jacques du Breuil, 1663_.
    In-12 de 1 f. et 185 pp.

Les deux premires dissertations de d'Aubignac sont relatives 
_Sophonisbe_ et  _Sertorius_; nous les citerons plus loin (no 1459).
Celle-ci a t reproduite en entier dans le _Recueil_ de l'abb Granet
(no 1336) et par extrait dans l'dition de Corneille, de M.
Marty-Laveaux (t. XIIe, pp. 509-515).

  1451. DISSERTATION CRITIQUE SUR L'OEDIPE DE CORNEILLE, [par Mlle
    Barbier].

_Nouveau Mercure_, fvrier et mars 1709, pp. 92 sqq.

  1452. LETTRE A MONSIEUR DE GENOUVILLE, contenant la critique de
    l'OEdipe de Sophocle, de celui de Corneille et de celui de
    l'auteur [par Voltaire].

Insre dans _OEdipe, Tragdie par Monsieur de Voltaire_ (Paris, P.
Ribou, 1719, in-8), pp. 108 sqq.

  1453. NOUVELLES REMARQUES SUR L'OEDIPE DE M. DE VOLTAIRE ET SUR
    SES LETTRES CRITIQUES; o l'on justifie Corneille contre les
    calomnies de son mule, et o l'on fait un parallle des deux
    tragdies de ces auteurs, avec un recueil des plus beaux
    endroits de l'une et de l'autre pice, par M*** [l'abb
    Girard]. _Paris, Laurent d'Houry, 1719._ In-8.

L'abb Girard avait publi d'abord l'opuscule suivant: _Lettre d'un
Abb  un Gentilhomme de province, contenant des Observations sur le
style et les penses de la nouvelle tragdie d'OEdipe, et des
Rflexions sur la dernire lettre de M. de Voltaire_; Paris, Joseph
Mong, 1719. In-8.

  1454. CORNEILLE VERDEDIGD. Behelzende een dichtkundig Onderzoek
    van het Byverdichtsel van Thezeus en Dirce in het Treurspel van
    Edipus van den Heer P. Corneille; benevens een Onderzoek en
    Wederlegging van verscheidene Beschuldigingen, tegen dat zelfde
    Spel opgemaakt door den Heer Arouet de Voltaire, en anderen.
    Hier komen by eenige byzondere Aanmerkingen, zo over de Pozy,
    als de Nederduitsche Taal en Rymtrant. Door B. Huydecoper. _Te
    Amsterdam, by de Erfg: van J. Lescailje en Dirk Rank, op de
    Beurssluis, 1720._ In-8 de 80 pp.

Balthazar Huydecoper est l'auteur d'une traduction d'_OEdipe_ (voy. le
no 992),  laquelle on joint l'ouvrage qui prcde. Il s'est propos,
comme on le voit, de rpondre aux critiques diriges contre la pice
de Corneille par Voltaire et par ses admirateurs hollandais.

  1455. DISSERTATION SUR L'OEDIPE DE CORNEILLE ET SUR CELUI DE M.
    DE VOLTAIRE [par l'abb Pellegrin].

_Mercure de France_, juin 1719, t. IIe, pp. 1315-1345; aot 1720, pp.
1700-1731.

Le titre de la seconde partie porte: _par M. le Chevalier de... 
Madame la Comtesse de..._

  1456. JOCASTE, tragdie en cinq actes et en vers, prcde d'une
    Dissertation sur les OEdipes de Sophocle, de Corneille, de
    Voltaire, de La Motte, et sur Jocaste [par le comte de
    Lauraguais, depuis duc de Brancas]. _Paris, Debure l'an,
    1871._ In-8.

1457. SUR LES DIVERSES TRAGDIES D'OEDIPE, par Gaillard.

Cette comparaison de toutes les tragdies d'OEdipe, anciennes et
modernes, depuis celle de Sophocle jusqu' celle de Ducis, y compris
celle de Corneille, se trouve dans les _Mlanges acadmiques_,
_potiques_, _littraires_, _philologiques_, _critiques et
historiques_, _par M. Gaillard, de la classe d'histoire et de
littrature anciennes de l'Institut_ (Paris, Agasse, 1806, 4 vol.
in-8), t. IIIe, pp. 231 sqq.

XXIV

  1458. HISTORIETTES BAGUENAUDIRES, par un Normand [M. de
    Chennevires]. _Chez les libraires de Normandie, [Aix,
    imprimerie d'Aubin, sur le Cours, 1], 1845._ In-8 de 2 ff. et
    156 pp.

Ce recueil, publi par M. de Chennevires, aujourd'hui directeur des
Beaux-Arts, contient plusieurs pastiches dans le genre mis  la mode
par Mrime. Un de ces pastiches, intitul _Mademoiselle Gueru_, est
prsent par l'auteur comme extrait d'un manuscrit incomplet qui avait
pour titre: _Recueil des aventures et changements de condition de
Nicolas Barillon, comdien, dit Avale tripes._ Ce personnage
imaginaire vient  parler du voyage qu'il fit avec tous ses camarades
de Paris au Neubourg, pour y reprsenter, dans le chteau de messire
Alexandre de Rieux, marquis de Sourdac, la pice nouvelle qu'avait
prpare pour cette occasion le fameux Rouennais, Pierre Corneille.
Comme bien l'on pense, cette portion du manuscrit ne s'est pas perdue.
M. de Chennevires profite de cette fiction pour nous donner une foule
de dtails de son invention sur la reprsentation de la _Toison-d'Or_.

Voy. _Revue de Rouen_, t. Ier (1847), pp. 613 et 665.

XXV

  1459. DEVX || DISSERTATIONS || CONCERNANT || LE POME ||
    DRAMATIQVE, || en forme de || Remarques: || Sur deux Tragedies
    de M. Corneille || intitules || Sophonisbe & Sertorius: ||
    Enuoyes  Madame la Duchesse || de R* || _A Paris, || Chez
    Iacques Du-Breuil_, _en || la Place de Sorbonne._ ||
    M.DC.LXIII [1663]. || Auec Priuilege du Roy. Pet. in-12 d'un f.
    pour le titre, 104 et 1 f.

Cette pice est de l'abb d'Aubignac, qui s'exprime ainsi dans l'avis
au lecteur plac au verso du titre: Ne vous estonnez pas, mon cher
lecteur, de rencontrer ces Remarques sur la _Sophonisbe_, jointes 
celles qui ont est faites sur le _Sertorius_, M. Corneille les a
trouves si belles, si raisonnables et si utiles, qu'il en a achet du
Libraire tous les Exemplaires qui luy restoient pour les distribuer 
ses Amis, et faire savoir  tout le Monde combien il a l'esprit
docile, et capable de corriger ses fautes quand on les luy fait
connoistre. Ce n'est pas qu'il ait tir de sa bourse de quoy
satisfaire  son dsir, et  la perfidie du Libraire, mais il lui a
donn en change un grand nombre d'autres Exemplaires de la traduction
d'-Kempis, qui luy demeuroient inutiles, mais qu'il estime d'un prix
incomparable. Il n'est pas juste neantmoins qu'il jouysse seul de ce
trsor, et qu'il s'enrichisse du bien d'autruy que l'on avoit donn
liberalement au public; les honnestes Gens qui ont veu cet Ouvrage
l'ont si hautement lou, que tous les autres en cherchent par tout
avec beaucoup de soin. C'est donc pour les contenter que cette seconde
Edition paroist au jour; elle ne leur dplaira pas, et ne doit pas
dplaire  M. Corneille, car il ne doit pas estre jaloux que les
autres s'instruisent en l'art du Theatre aussi bien que luy.

Malgr l'assurance avec laquelle l'auteur des deux dissertations
affirme qu'il avait d'abord publi une dition spare de ses
_Remarques sur Sophonisbe_, M. Taschereau a cru que cette dition
n'avait jamais exist, et que d'Aubignac n'en parlait que pour ajouter
une injure de plus  ses basses attaques contre Corneille. Nous
avouons, quant  nous, qu'il nous est bien difficile de partager cette
opinion. Il nous parat assez probable que les _Remarques sur
Sophonisbe_ auront t d'abord imprimes sparment, et que l'dition
en aura t enleve non par Corneille, mais par d'Aubignac lui-mme ou
par ses amis.

Le privilge, dont un extrait termine le volume, est accord  M.
L['Abb] D['Aubignac],  la date du 15 janvier 1656, date qui permet
aussi de supposer une dition antrieure. Il est prcd du _Sonnet_
suivant:

      Ne reverrez vous point ct illustre sejour
    O mille coeurs somis qui vous rendent hommage
    Ne souhaitent rien tant que le noble avantage
    De languir  vos pieds de respect et d'amour?

      Vous devez vos beautez aux sopirs de la Cour,
    Vous les devez encore  l'honneur de vostre ge,
    C'est trop les retenir dans un desert sauvage
    O rien ne se plaindra de ct heureux retour.

      Mais si vous ne sortez de cette nuit profonde
    Avec tous les plaisirs pour les rendre au beau monde,
    Vous ne reviendrez plus que visiter des morts.

      Et je say que jamais, inhumaine Sylvie,
    Vous n'auriez la bont par quelques doux transports
    D'en regarder un seul pour luy rendre la vie.

  1460. DEFENCE || DV|| SERTORIVS || DE MONSIEVR || CORNEILLE..
    Ddie  Monseigneur de Guise. || _A Paris, || Chez Guillaume
    de Luyne, || Libraire-Iur, au Palais, au bout de la || Salle
    des Merciers,  la Iustice_; [ou _Chez Claude Barbin, au
    Palais, vis  vis le portail de la Sainte Chapelle, au signe
    de la Croix_]. M.DC.LXIII [1663]. || Auec Priuilege du Roy.
    In-12 de 6 ff. et 131 pp.

Collation des ff. prlim.: titre, 3 ff. pour la ddicace  Monseigneur
le Duc de Guise, 2 ff. pour le privilge.

Le privilge, dat du 8 avril 1683, est accord pour sept ans 
_Guillaume de Luyne_, qui dclare y associer _Claude Barbin_. L'achev
d'imprimer est du 23 juin 1663.

L'auteur de cette _Dfense_ est Donneau de Vis, qui, avant de se
faire le champion de Corneille, avait t le plus violent adversaire
de sa _Sophonisbe_.

XXVI

  1461. CRITIQUE DE LA SOPHONISBE, [par Donneau de Vis].

Insre dans la IIIe partie des _Nouvelles nouvelles_ (Paris, Gabriel
Quinet, 1663, in-12), et rimprime dans le _Recueil_ de l'abb Granet
(no 1336).

En publiant cette svre critique, Vis parat n'avoir pas eu d'autre
intention que celle de se faire connatre du public. Aprs avoir
attaqu Corneille, il devint son plus ardent dfenseur.

  1462. REMARQUES SUR LA TRAGEDIE DE SOPHONISBE DE M. CORNEILLE,
    envoyes  Madame la Duchesse de R*, par M. L. D. [L'Abb
    d'Aubignac]. _Paris, 1663._ In-12 (?).

Nous avons admis, contrairement  l'opinion de M. Taschereau, que
cette critique avait paru d'abord sparment, avant celle de
_Sertorius_ (voy. le no 1459). Les paroles de d'Aubignac nous ont paru
trop prcises pour qu'on puisse les rvoquer en doute d'une manire
absolue; nous avouons pourtant que nous n'avons pas vu cette dition
et qu'elle n'est cite nulle part.

  1463. DEFFENSE || DE LA || SOPHONISBE || DE MONSIEVR || DE
    CORNEILLE. || _A Paris, || Chez Claude Barbin, au Palais, ||
    vis  vis le portail de la Sainte Chapelle, || au signe de la
    Croix._ || M.DC.LXIII [1663]. || Auec Permission. Pet. in-12 de
    81 pp., y compris le titre, et 1 f. blanc.

Rponse  la _Dissertation_ de l'abb d'Aubignac par Donneau de Vis;
elle est rimprime dans le _Recueil_ de l'abb Granet (no 1336).

Vis s'exprime ainsi sur le compte de d'Aubignac: Apres avoir monstr
que c'est Monsieur de Corneille que l'envie vient d'attaquer en
voulant faire voir des defauts dans sa _Sophonisbe_, voyons celuy qui
l'a fait agir, et qui parle par sa bouche. Peut-estre s'imagine-t'on
que c'est quelque jeune homme qui a cr que son ge feroit excuser sa
temerit, et qui par une bouillante et imperieuse demangeaison
d'crire, a oz reprendre le Prince des Potes Franois, afin de
trouver de la gloire, mesme dans sa defaite, et de n'estre vaincu que
par un ennemy dont la valeur est connue, et  qui personne n'a jamais
p rsister. S'il estoit ainsi, ct orgueil seroit louable, mais les
Remarques de la Sophonisbe, sont d'un homme, qui loin de faire voir
les defauts d'autruy devroit les cacher, et qui devroit estre prudent
 son ge; et ce qui est plus estonnant, est que celuy qui en est
l'Autheur, n'attaque Monsieur de Corneille que par des raisons qui ne
valent pas mieux que ces Remarques. _Monsieur de Corneille_, dit-il un
jour devant des dignes de foy, _ne me vient pas visiter, ne vient pas
consulter ses pieces avec moy, ne vient pas prendre de mes leons,
toutes celles qu'il fera seront critiques!_ Belles et judicieuses
paroles! Elles ne marquent point de vanit, et ne font point voir
qu'il a plus qu'il ne croit de ce qu'il reproche  Monsieur de
Corneille.

  1464. LETTRE sur les Remarques qu'on a faites sur la Sophonisbe
    de M. Corneille. _Paris, 1663._ In-12.

Cette lettre, adresse  Monsieur D. P. P. S. et signe L. B., a t
rimprime dans le _Recueil_ de l'abb Granet (no 1136).

  1465. DISSERTATION SUR LES SOPHONISBES DE MAIRET ET DE CORNEILLE.

_Mercure de France_, janvier 1709.

  1466. EXAMEN DES SOPHONISBES DE MAIRET, DE CORNEILLE ET DE
    VOLTAIRE, par Clment.

Insr dans le _Tableau annuel de la littrature_, an IX (1801), no
IV, pp. 282 sqq.

XXIX

  1467. CORNEILLE HISTORIEN.--ATTILA, ROI DES HUNS, tragdie.

Article de M. J. Thinot, dans _le Constitutionnel_ du lundi 13
septembre 1869.

M. Thinot admire la sagacit historique dont Corneille a fait preuve
dans cette pice injustement attaque par Boileau. Il admire surtout
le rle d'Ildione. Oh! grand Corneille, s'crie-t-il, c'est  tort
que tu demandais humblement pardon au public d'avoir imagin ce
personnage d'Ildione, d'en avoir fait une princesse franke de race
germanique, venant comme une Judith barbare venger les siens sous la
tente d'Attila. La prface dit en effet: Attila pouse Ildione, dont
les historiens marquent la beaut, sans parler de sa naissance. C'est
ce qui m'a _enhardi  en faire la soeur d'un de nos premiers rois_. Il
est constant qu'il mourut la premire nuit de ses noces avec elle.
Marcellin dit qu'elle le tua elle-mme; et je lui en ai voulu donner
l'ide, _quoique sans effet, tous les autres rapportant qu'il avait
coutume de saigner du nez_. H bien! Corneille, le rle d'Ildione,
cr par toi, est vrai, historiquement vrai, jusqu'en ses moindres
dtails. Tu pouvais lui permettre de frapper Attila. Il est mort, non
d'une hmorragie, mais de la main de cette jeune fille vengeresse de
sa race. Nous avons maintenant toutes les preuves, que ta merveilleuse
sagacit avait devances. Ildico s'appelait, de son nom germanique,
Hildegonde; elle tait la fille d'un roi des Franks ou d'un roi des
Bourguignons. Attila avait jadis massacr ses parents; elle en appela
 la peine du talion: sang pour sang!

  1468. PREMIRES REPRSENTATIONS DE L'ATTILA DE CORNEILLE.

Article de M. Lon Guyard, insr dans _le Monde illustr_, juillet
1871.

XXX

  1469. LA || CRITIQVE || DE || BERENICE. || _A Paris, || Chez ||
    Louis Bilaine_ [sic], _au second Pillier || de la grand'Salle
    du Palais_, || _au grand Cesar_. || _Michel le Petit, || et ||
    Estienne Michallet, || rue S. Iacques  la Toison d'or, || & 
    l'Image S. Paul._ || M.DC.LXXI [1671]. || Auec Privilege du
    Roy. Pet. in-8 de 70 pp. (y compris un titre pour la seconde
    partie, plac aprs la p. 38), et 1 f. pour le privilge.

L'auteur de cette critique est l'abb de Villars, qui ne traite pas
beaucoup mieux la pice de Racine que celle de Corneille. Dans la
premire partie de son factum, qui parut d'abord sparment, Villars
fait le procs de Racine, et dans la seconde celui de Corneille.
Allegorie  part, Monsieur, je suis fort difi, dit-il p. 43, de la
Berenice du Palais-Royal; n'en dplaise  la vieille Cour, Monsieur
Corneille a oubli son mestier, et je ne le trouve point en toute
cette piece. On luy dit pour la consoler de tant de vers miserables,
durs, sans pense, sans tour, sans Franois et sans construction, que
l'art du Thatre y est merveilleusement observ; non pas que l'on le
trouve ainsi, mais parce que cela devroit estre et que si l'on n'avoit
leu Aristote et Horace on parieroit avec Monsieur *** deux cens louys
que cela seroit. Car enfin, qui s'aviseroit qu'un homme aussi
experiment au Theatre que l'est M. Corneille, en une occasion o il
est question de dcider de son excellence, et en une piece qui devroit
servir de modele  toute la tragique postrit, et de leon  celuy
qu'il ne regardoit que comme son escolier; qui croiroit, dis-je, qu'il
det nous donner un ouvrage irrgulier de tout point?

  1470. A MONSIEUR DE CORNEILLE L'AIN, SUR LE ROLE DE TITE DANS SA
    BERENICE.

Ce huitain, dont Subligny avait cit quatre vers dans sa _Rponse  la
Critique de la Brnice de Racine_, a t retrouv par M. Paul Lacroix
dans les _Billets en vers de M. de Saint-Ussans_ ( Paris, chez Jean
Guignard et Hilaire Foucault, 1688, in-12, p. 6). Il est ainsi conu:

      Quand Tite dans tes vers dit qu'il se fait tant craindre,
    Qu'il n'a qu' faire un pas pour faire tout trembler,
    Corneille, c'est Louis que tu nous veux dpeindre;
    Mais ton Tite  Louis ne peut bien ressembler:
    Tite, par de grands mots nous vante son mrite;
    Louis fait sans parler cent exploits inous,
        Et ce que Tite dit de Tite,
    C'est l'univers entier qui le dit de Louis.

  Cf. Marty-Laveaux, t. Ier, p. LIV.

  1471. TITE ET TITUS, OU LES BRNICES, Comdie. _Utrecht, Jean
    Ribbius, 1673._ In-12.

Comdie en trois actes et en prose.

Rimprime dans le _Recueil_ de l'abb Granet (no 1336), t. IIe, pp.
311 sqq.

XXXIII

  1472. STANCES A MONSIEUR CORNEILLE SUR SON IMITATION DE
    JSUS-CHRIST, [par Saint-Amant].

Strophes de six vers, au nombre de 70. Cette pice, dit Saint-Amant
en note, a est faite l'an 1655.

Voy. _Dernier Recueil de diverses Posies du Sieur de Saint-Amant_
(imprim  Rouen, et se vend  Paris, chez Antoine de Sommaville,
1658, in-4), pp. 137-160, et [_OE]uvres compltes de Saint-Amant;
nouvelle dition publie sur les manuscrits indits et les ditions
anciennes, prcde d'une notice et accompagne de notes par M. Ch.-L.
Livet_ (Paris, Jannet, 1855, 2 vol. in-12), t. Ier, pp. 100-113.

Marc-Antoine de Grard, sieur de Saint-Amant, n douze ans avant
Corneille, dans le voisinage de Rouen, entretint des relations suivies
avec l'auteur du _Cid_, dont il ne parle jamais qu'avec admiration.

La Bibliothque de l'Arsenal possde un exemplaire en grand papier de
_Moyse sauv, Idylle hroque du Sieur de Saint-Amant_ (Paris, Courb,
1653, in-4), offert par l'auteur  Corneille. Le titre intrieur,
plac aprs les ff. prl., porte la ddicace suivante: _Pour mon
trescher et tresrare Amy L'Illustre Monsieur Corneille. Son treshumble
et trespassionn Serviteur_ St AMANT.

  1473. CORNEILLE ET GERSON DANS L'IMITATION DE JSUS-CHRIST, par
    Onsime Leroy. _Paris, Le Clerc, 1841._ In-8.

M. Onsime Leroy s'est plusieurs fois occup de Corneille. Il a
publi, notamment dans les _Archives du Nord de la France et du Midi
de la Belgique_ (t. Ier, Valenciennes, 1831, in-8, pp. 41-47), un
_Extrait d'un ouvrage indit_ relatif  notre pote.

  1474. NOTE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LES TRADUCTIONS EN VERS DE
    L'IMITATION DE JSUS-CHRIST ET DE L'OFFICE DE LA VIERGE, PAR
    PIERRE CORNEILLE. Par Edouard Frre. _Rouen, Imprimerie de E.
    Cagniard, Rues de l'Impratrice, 88, et des Basnage_, 5,
    M.DCCC.LXIX [1869]. In-8 de 1 f. blanc, 14 pp. et 1 f. qui
    contient au verso la marque de l'imprimeur et dont le recto est
    blanc, plus 1 f. pour les _Ouvrages et Opuscules du mme
    auteur_.

Tir  50 exemplaires.

Extrait de la _Revue de Normandie_, avril 1869.

XXXIV

  1475. HISTOIRE DE LA GUERRE DES URANINS ET DES JOBELINS.

_Mmoires de littrature par de S***_ [Sallengre]; la Haye, 1715,
in-12, t. I{er|, pp. 116 sqq.

Cette tude et la suivante se rapportent  la singulire querelle 
laquelle donnrent lieu les deux sonnets d'_Uranie_ et de _Job_.
Corneille y prit part, comme on sait, par deux sonnets que _Sercy_
nous a conservs (voy. le no 204).

  1476. HISTOIRE DE DEUX SONNETS, par M. Eugne de Beaurepaire.

_Revue de Rouen_, XXe anne, pp. 129 sqq.




XX.--PICES DE VERS EN L'HONNEUR DE CORNEILLE.

  1477. PETRI CORNELII EPICEDIUM.

Vers latins insrs dans _gidii Menagii Miscellanea_ (Parisiis, apud
Aug. Courb, 1652, in-4), pp. 17-20.

Mnage nous fait connatre en ces termes  quelle occasion il composa
ces vers:

Hos versus scripsi quum falso nobis nuntiatum fuisset Cornelium, quo
die uxorem duxerat, diem suum ex peripneumonia obiisse: nam vivit
Cornelius et precor vivat.

La pice, crite en distiques assez mdiocres, nous fournit des
dtails prcieux pour la biographie de Corneille. On y voit que le
pote avait crit _Horace et Cinna_ lorsqu'il contracta mariage. Ce
renseignement est d'autant plus intressant que l'on ignore la date
exacte du mariage.

Voici un chantillon des vers de Mnage:

    Vita fugit, sed fama manet tua, maxime vatum,
      Scla feres Clarii munere longa Dei.
    Donec Apollineo gaudebit scena cothurno,
      Ignes dicentur, pulchra _Chimena_, tui....
    Nec tu, crudelis _Medea_, taceberis unquam,
      Non Graia inferior, non minor Ausonia.
    _Vos quoque tergemini_, mavortia pectora, _fratres_,
      Et te, _Cinna_ ferox, fama loquetur anus...

  1478. AD SANTOLIUM VICTORINUM DE OBITU PETRI CORNELII GALLORUM
    OMNIUM QUI TRAGOEDIAS SCRIPSERUNT PRINCIPIS. Cal. Oct. 1684.
    _S. l._, 1 f. in-8.

On lit au bas: _Scripsit ex tempore Leonardus Matthus_ et un permis
d'imprimer dat du 5 octobre 1684.

Cette pice est reproduite dans le recueil suivant: _Leonardi Matthi
Academici Professoris Poemata_ (Luteti Parisiorum, ex Officina
Christophori Ballard, 1687, in-8), p. 57.

  1479. SUR LES OUVRAGES DE L'ILLUSTRE PIERRE CORNEILLE, LE PREMIER
    DES POTES DRAMATIQUES FRANOIS. Madrigal.

_Posies diverses, contenant des Contes choisis, Bons Mots, Traits
d'histoire et de morale, Madrigaux, pigrammes, et Sonnets_, par M.
Baraton ( Paris, chez Jean-Baptiste Delespine, et se vend 
Brusselles, chez Lambert Marchant, 1705, pet. in-12), pp. 269 sq.

Voici le madrigal sur Corneille. Nous le croyons peu connu:

      Corneille, tout rempli d'un esprit hroque,
    A par un noble effort port le Dramatique
    Plus loin que n'avoit fait toute l'Antiquit:
    Le Thatre Franois, si grand, si magnifique,
        Luy doit sa rgularit.
        Il a le genie admirable
        Pour traiter les grands sentimens,
        Et dans cet art incomparable
    Nul auteur n'a reu tant d'applaudissemens.
    Pour les Heros enfin c'est un excellent Matre.
    Mais de l'homme souvent il outre le portrait,
        Il le peint comme il devroit tre
        Et non comme il est en effet.

  1480. PITRE A CORNEILLE, au sujet de sa statue qui doit tre
    place dans la nouvelle salle de spectacle de Rouen, prsente
    et lue  la sance de l'Acadmie des Sciences et Belles-Lettres
    de la mme ville, le 8 mars 1775 [par Duval-Sanadon]. _S. l. n.
    d. [Paris, Didot, 1775]._ In-8.

  1481. PITRE A L'OMBRE D'UN AMI, suivie de deux Odes et de
    quelques ides sur Corneille [par Dorat]. _Paris, Delalain,
    1777._ In-8.

  1482. PITRE A CORNEILLE.

Cette ptre, insre dans le _Journal de Paris_ du 5 fvrier 1779,
fut inspire par la comdie des _Muses rivales_, dans laquelle la
Harpe exaltait Voltaire aux dpens de Corneille. Elle est assez jolie
pour que nous en citions quelques vers:

      Ma foi, mon vieux et bon Corneille,
    Du Parnasse il faut dguerpir:
    On a jur de t'en bannir,
    Et chaque sicle a sa merveille.
    L'admiration de cent ans
    Te dcernant le rang suprme,
    En vain cachoit tes cheveux blancs
    Sous le tragique diadme.

    . . . . . . . . . . . . . . .
    Hier, par un peuple empress,
    cho d'un trs-joli blasphme,
    Je t'ai vu bravement chass
    Des tats crs par toi-mme:
    Sur ton trne un autre est plac.
    Chef-d'oeuvre d'un ciseau magique,
    Son buste, couronn de fleurs,
    Reproduisoit son air caustique
    Aux yeux de ses adorateurs;
    Et grce au zle fanatique,
    Ta pauvre Melpomne antique
    N'a qu' chercher fortune ailleurs.

    . . . . . . . . . . . . . . .
    Patientons; pour le moment,
    Roi dtrn, que peux-tu faire?
    L'usurpateur qu'on te prfre
    Se voit proclam hautement
    Par la Milice du Parterre:
    Mais tout peut tourner autrement,
    Et si je fais ta centenaire,
    Tu verras que notre engoment
    N'toit que la fivre phmre
    Et le rapide mouvement
    D'une nation trop lgre,
    Juste  la fin par sentiment
    Si ce n'est point par caractre.

      C'est alors que ton front divin
    Reprendra l'auguste couronne,
    Et que ton rival trop hautain,
    Ira s'asseoir au bas du trne,
    Ses _Commentaires_  la main....
    Je m'attendris avec Racine,
    Je frmis avec Crbillon;
    Voltaire, les palmes au front,
    Se glisse entre eux  la sourdine.
    Tous trois ont droit  nos regretz;
    Mais, quoique leur mrite brille
    Mme  ct de tes succs,
    Mon choix, n'en dplaise aux cadets,
    Est pour l'ain de la famille.

  1483. LETTRE DU CHEVALIER DE LAURS aux Messieurs qui doivent
    concourir cette anne pour le Prix de Posie de l'Acadmie
    Franaise, Suivie d'une Rponse de Corneille [par le Chevalier
    de Cubires]. _A Amsterdam. Et se trouve  Paris, Chez
    Valleyre l'an, rue de la vieille Boucherie._ M.DCC.LXXIX
    [1779]. In-8 de 40 pp.

La _Rponse de Corneille_ parut d'abord dans le _Journal de Paris_ du
8 fvrier 1779. En voici quelques fragments:

      Grand merci, cher Parisien,
    De ton Eptre enchanteresse;
    Dans le sjour Elisien
    On l'a remise  son adresse;
    J'ai lu deux fois ce joli rien.
    Tu m'apprends que sur mon thtre,
    D'un nouveau Roi qu'on idoltre
    Le buste vient d'tre plac.
    Je connais ce nouveau Monarque:
    Grces aux bonts de la Parque,
    Ici nous l'avons embrass.
    Mais dis-moi donc pour quelle cause,
    Quand mon front est toujours serein,
    De la nouvelle apothose
    Vois-tu la pompe avec chagrin?
    Moi, je fus toujours un bon homme,
    Dans mes Prfaces qu'on renomme
    J'ai moi-mme de mes dfauts
    Offert une liste assez ample,
    Et n'ai pas cru qu' mes rivaux
    La gloire dt fermer son temple.
    . . . . . . . . . . . . . . . . .
      Dans ma centenaire tu veux,
    Me rendant ma vieille couronne,
    Faire asseoir au bas de mon trne
    L'Auteur si cher  mes neveux;
    Prends garde  ce que tu vas faire:
    Dans ces bosquets dlicieux
    Il vient de descendre nagure,
    Et moi, dj je suis bien vieux.
    Prs de la Seine et de l'Averne,
    Le mrite le plus moderne
    N'est pas celui qu'on voit la mieux.
    Quoi qu'il arrive, j'ai des yeux,
    Et si par hasard ton audace
    Aux marches de mon trne place
    L'Auteur de tant d'crits vants,
    Vengeant l'affront fait  sa cendre,
    Moi, je te jure de descendre
    Pour le placer  mes cts.

  1484. LA CENTENAIRE DU GRAND CORNEILLE, par le comte Imbert de La
    Platrire.

Offerte par l'auteur  l'Acadmie de Rouen dans la sance du 17
fvrier 1784.

  1485. HOMMAGE AUX MANES DE CORNEILLE ET DE VOLTAIRE, prsent 
    l'Institut national, par Marie-Victoire-Hortense Frescarode.
    [_Paris, Baudouin, 1798._] In-8.

  1486. HOMMAGE AU GRAND CORNEILLE, par M. Guilbert.

Vers lus  la Socit des Sciences, Lettres et Arts de Rouen, dans sa
sance du 10 messidor an X (29 juin 1802).?]

  1487. DEUXIME HOMMAGE AU GRAND CORNEILLE, par Guilbert.

Imprim  un petit nombre d'exemplaires, sans date.

  1488. PITRE A CORNEILLE, par Ls F., membre de la Socit des
    Sciences et Arts de Rennes.--On sent, en le lisant, qu'il ne
    puisait l'lvation de son gnie que dans son me.
    Voltaire.--_A Paris, Chez les principaux libraires, et 
    Rennes, chez Mlle Godfroy Libraire, rue Impriale, [ Rennes,
    de l'Imprimerie de J. Robiquet], juillet 1806._ In-8 de 16 pp.

  1489. LES BONNES FEMMES, OU LE MNAGE DES DEUX CORNEILLE, par
    Ducis.

Cette pice a t imprime dans le _Recueil de posies diverses_,
_mlanges_ par Ducis (Paris, 1809, in-8), et dans toutes les ditions
de ses _OEuvres_, notamment dans celle de _Paris, Nepveu, 1809_, t.
IIIe, pp. 231-239.

  1490. CORNEILLE ET RACINE, par T. Deyeux. Creavit unus, imitarunt
    omnes. _A Paris, de l'Imprimerie de Duminil-Lesueur, rue de La
    Harpe, no 78_, M.DCCC.IX [1809]. In-8 de 15 pp.

  L'pigraphe dit assez quelles sont les sympathies du pote. Voici
  en effet son dbut:

      Je prfre aux accords d'une douce harmonie
    Les lans spontans d'un sublime gnie;
    Je laisse au madrigal ce langage amoureux,
    Langage recherch d'un auteur langoureux,
    Qui, dans un joli vers, s'admire et se contemple;
    Melpomne et Vnus n'ont point le mme temple;
    Et l'on doit avant soi consulter la raison
    Pour prsenter l'encens ou verser le poison.

      O Corneille,  grand homme,  sublime tragique!
    On pourra contre toi soulever la critique;
    Ce dont on est jaloux, on veut le dnigrer,
    Et l'on blme celui qu'on ne peut imiter.
    On t'oppose Racine! Eh! faire un parallle
    N'est-ce pas comparer la copie au modle?...

  1491. PITRE A M. RAYNOUARD, de l'Acadmie Franaise, sur
    Corneille et Racine, par M. Viennet, couronne au Jeux floraux,
    en 1810.

Se trouve dans _ptres et Posies, suivies du Palme de Parga_, par M.
J.-P.-G. Viennet (Paris, Ladvocat, 1821, in-8).

  1492. DISCOURS EN VERS EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, rcit sur le
    Thtre des Arts,  Rouen, le 29 juin 1811.

Le _Journal de Rouen_ du 1er juillet 1811 dit que ce Discours est de
l'auteur du _Parleur contrari_ (A.-J. de Launay-Vassary).

  1493. HOMMAGE DE LA NEUSTRIE AU GRAND CORNEILLE, pome
    hrolyrique, prsent et lu  la sance du vendredi 9 aot
    1811, de l'Acadmie des Sciences et Belles-Lettres et Arts de
    Rouen; par D. [Duval] Sanadon, membre non rsident de ladite
    Acadmie. _Paris, Bchet et Nepveu, 1821._ In-8.

  1494. DITHYRAMBE SUR PIERRE CORNEILLE, par M. Lon Thiess.

Cit dans le _Bulletin de la Socit d'mulation de Rouen_, anne
1814, p. 21.

  1495. PTRE A CORNEILLE, par M***, envoye au concours de 1822,
    pour le prix de posie propos en 1821 par l'Acadmie de Rouen.

Pice mentionne dans le _Prcis analytique des travaux de l'Acadmie
de Rouen_, 1822, p. 102.

  1496. HOMMAGE AU GRAND CORNEILLE, par P. de B...tte.

Insr dans le _Journal de Rouen_ du 29 juin 1822.

  1497. LOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours en vers compos pour le
    Thtre du Havre, par Louvet (du Calvados); prononc le mardi
    29 juin 1824, jour anniversaire de la fte de Saint-Pierre, par
    M. Paul, artiste du Thtre. _Au Havre, chez Chapelle, [Caen,
    imprimerie de F. Poisson], 1824._ In-8 de 10 pp. et 1 f., pap.
    vlin.

Il y a une erreur d'un f. dans la pagination, en sorte que la p. 10
est chiffre 12.

  1498. STANCES POUR L'ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE P.
    CORNEILLE, lues au Thtre-Franais, le 6 juin 1829, [par M.
    Buzoni]. _Paris, Barba, libraire, au Palais-Royal, [Imprimerie
    de Gaultier-Laguionie], 1829._ In-8 de 7 pp.

Ces stances furent lues par M. Lafon, aprs la reprsentation de
_Cinna_, La soire tait donne au bnfice d'un descendant de
Corneille.

  1499. CORNEILLE, ode, par M. Belmontet.

Cette ode avait t prsente  la Comdie-Franaise pour y tre lue
le 6 juin 1829, mais l'administration donna la prfrence aux
_Stances_ de M. Buzoni. Les vers de M. Belmontet ont t insrs dans
le _Voleur_ du 10 juin 1829.

  1500. DISCOURS EN L'HONNEUR DE PIERRE CORNEILLE, par M. Casimir
    Delavigne, de l'Acadmie Franaise. _Rouen, F. Baudry,
    imprimeur du Roi, rue des Carmes, no 20, 1829._ In-8 de 13 pp.
    et 1 f.

Au verso du faux titre, on lit ce qui suit:

Ce Discours, compos par M. Casimir Delavigne,  l'occasion de la
Souscription ouverte par la Socit libre d'mulation de Rouen, pour
lever un monument  la gloire du GRAND CORNEILLE, a t prononc par
M. Lafon, socitaire du Thtre-Franais, le 19 septembre 1829, jour
de la reprsentation solennelle donne par M. Paul Dutreih, directeur
du Thtre des Arts de Rouen, au profit de la Souscription.

Cette reprsentation se composait:

De la tragdie de _Cinna_, dans laquelle M. Lafon remplissait le rle
d'_Auguste_, et madame Valmonzey, socitaire du Thtre-Franais,
celui d'_milie_;

Et du _Nouveau Seigneur de Village_, opra de M. Boeldieu.

M. Adolphe Nourrit fils, premier sujet de l'Acadmie Royale de
Musique, a contribu  l'clat de cette reprsentation en chantant une
cantate extraite des _Adieux  Rome_, Messnienne de M. Casimir
Delavigne.

Ce discours se vendait au profit de la souscription.

  1501. CORNEILLE, stances par M. Adolphe Dumas, rcites sur le
    Thtre des Arts,  Rouen, le 29 juin 1833.

Les stances de M. Dumas furent rcites au thtre de Rouen, sans que
le public demandt mme le nom de l'auteur. Celui-ci voulut protester
contre le jugement dfavorable de ses concitoyens et publia ses vers
sous son nom dans la _Revue de Rouen_ de juillet 1833, pp. 18 sqq.

  1502. CORNEILLE, vers par M. Borssat, comdien, rcits sur le
    Thtre des Arts, le 29 juin 1833.

Imprims dans la _Revue de Rouen_ de juillet 1833, pp. 23 sqq.,  la
suite de la pice prcdente.

  1503. RAPPORT SUR LE PRIX DE POSIE fait  la Socit libre
    d'mulation, par M. d'Aviaud. [_Rouen, 1832_]. In-8 de 10 pp.
    et 1 f. blanc.

Extrait des _Cahiers de la Socit libre d'mulation de Rouen_, 1833,
pp. 96-105.

  1504. SUJET DU PRIX propos pour 1834.

Extrait des _Cahiers de la Socit libre d'mulation de Rouen_, 1833.

  1505. RAPPORT DE M. DEVILLE A LA SOCIT LIBRE D'EMULATION sur
    les six pices de vers reues pour le concours.

Extrait des _Cahiers de la Socit libre d'mulation de Rouen_, 1831,
pp. 131-139.

Le 6 juin 1830, la Socit d'mulation avait propos une mdaille
d'or de 300 fr.  l'auteur de la meilleure pice de vers sur la statue
qui devait tre rige au grand Corneille, par souscription, dans la
ville de Rouen. Cette pice devait se composer d'au moins 200
vers.--Le mme sujet remis au concours en 1831, 1832 et 1833, ne fut
dcern [_sic_] qu'en 1834. BALLIN.

  1506. RAPPORT SUR LE CONCOURS POUR LE PRIX DE POSIE, propos par
    la Socit libre d'mulation de Rouen; lu  la sance publique
    du 6 juin, par M. Deville. [_Rouen, 1834_], In-8 de 31 pp.

Trente pices avaient t prsentes, dont un tiers avait mrit une
attention particulire.

  1507. DITHYRAMBE SUR LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, par Tre
    Wains-Desfontaines, d'Alenon. Pice couronne par la Socit
    libre d'mulation de Rouen, dans sa Sance publique du 6 juin
    1834, et revue par l'auteur.--Tout un peuple a vou ce bronze 
    ta mmoire. Victor Hugo. _Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi,
    rue des Carmes, no 20, 1834._ In-8 de 19 pp., pap. vlin.

Le titre porte un petit fleuron reprsentant une aigle qui tient dans
ses serres une mdaille  l'effigie de Corneille.

  1508. VERS SUR L'HOMMAGE QUI VA TRE RENDU AU GRAND CORNEILLE,
    par l'rection d'une statue sur une des Places publiques de
    Rouen, au moyen d'une souscription. [Par Deniport],--Cette
    pice a obtenu la premire mention honorable aprs le Prix
    unique dcern par la Socit d'mulation de Rouen, au Concours
    de 1834.--L'Intitul est le programme. _Rouen, Imprim chez
    Nictas Priaux, rue de la Vicont, 55, 1834._ In-8 de 15 pp.

  1509. L'INAUGURATION DE LA STATUE DE CORNEILLE, pice qui a
    obtenu la deuxime mention honorable  la Socit d'mulation
    de Rouen, dans la sance du 6 juin 1834, par P. Legagneur.
    _Coutances, imp. de Tanquerey, 1834._ In-8.

  1510. PITRE [A CORNEILLE, par Dublar, de l'Acadmie de Douai].
    _S. l. n. d. [Douai, 1834]._ In-8 de 8 pp.

 Voici le commencement de cette pice qui parat extraite de quelque
 journal:

      Rouen, je te salue!... imposante cit.
    Ton front peut tre fier d'une immortalit.
    Aux yeux de l'avenir tale la couronne
    Que tressa Melpomne et qu'elle t'abandonne.
    Sois autant que peut l'tre en ses bras caressans
    Une mre jalouse adorant ses enfans;
    Parmi tes citoyens cite Pierre Corneille.
    La France applaudira comme nous ta merveille....

  1511. HOMMAGE A LA MMOIRE DE P. CORNEILLE, sujet de posie mis
    au concours par la Socit libre d'mulation de Rouen, ville
    natale du pote, par M. L.-J. Dublar, de l'Acadmie de Douai.
    _Paris, Delaunay, 1834._ In-8.

Cette pice, que nous n'avons pas vue nous-mme, est, croyons-nous,
une simple rimpression de la prcdente.

  1512. HOMMAGE AU GRAND CORNEILLE, par Thodore Lebreton, de
    Rouen, ouvrier imprimeur en indienne.--Dans ces murs, hors des
    murs, tout parle de sa gloire. Corneille. _Horace.--Rouen, F.
    Baudry, imprimeur du Roy, rue des Carmes, n20, 1834._ In-8 de
    24 pp.

Les vers de M. Lebreton ne sont pas plus mauvais que ceux des autres
potes qui prirent part au mme concours. L'auteur rappelle avec assez
d'-propos, dans sa prface, l'exemple d'un autre artisan-pote, Me
Adam, menuisier de Nmes,  qui Corneille lui-mme ne ddaigna pas
d'adresser quelques vers.

  1513. INAUGURATION DE LA STATUE DU GRAND CORNEILLE,  Rouen, le
    12 octobre 1834, par M. Dumersan.

Extrait de la _Revue du Thtre_, t. IIe, 1834, pp. 40 sqq.

  1514. SUR L'INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, sur le
    Pont d'Orlans, avec un Mot sur la nouvelle cole scnique; par
    Th. R*** [Ruffin]. _Rouen, Imprimerie de Nictas Priaux, rue
    de la Vicomt, 55, 1834._ In-8 de 2 ff. et 16 pp.

  1515. HOMMAGE A P. CORNEILLE ( l'occasion de la statue qui doit
    lui tre rige  Rouen), par Paul-James Duboc (de Rouen).
    _Paris, Chez J. Ledoyen, Libraire, Galerie d'Orlans,
    Palais-Royal, [Imprimerie de Petit, rue Saint-Denis, 380],
    1834._ In-8 de 15 pp.

Le dbut de cette pice montrera la valeur de l'hommage fait 
Corneille:

      C'est ici qu'il naquit; c'est ici que l'amour
    Dans l'urne des grands noms jeta son nom un jour.
    Ah! qui l'et dit alors qu'un jour?... Dans sa nacelle
    Qui vogue lentement sur l'onde et qui chancelle,
    Voyez-vous ce pcheur? Pilote audacieux,
    Demain, cherchant au loin d'autres mers, d'autres cieux,
    Dana une vaste nef il bravera l'orage;
    Puis enfin dlivr des dangers du naufrage,
    Jettera l'ancre au port qui l'avait vu partir.
    Tel Corneille... Quels sons viennent de retentir!
    Quels prludes! j'entends les fureurs de Mde...

  On voit qu'il ne suffit pas d'tre Rouennais pour tre pote.

  1516. LE JOUR DE L'INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE
    A ROUEN; Pome en trois Chants, par J.-C. Defosse, du
    Grand-Quevilly.--Rendons, amis de la science, Hommage au pote
    divin!--_Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes,
    n20, 1834._ In-8 de 15 pp.

Une note, place au verso du faux-titre, porte que la composition
typographique a t faite par l'auteur.

  1517. L'APOTHOSE DE PIERRE CORNEILLE,  Rouen, en 1834. Pome
    qui a obtenu la premire mention honorable dans la sance
    publique de l'Acadmie Franaise le 27 aot 1835. Par P.-A.
    Vieillard, de Rouen, conservateur  la Bibliothque de
    l'Arsenal. _Paris, Typographie de Firmin Didot frres, 1835._
    In-8 de 13 pp. et 1 f. blanc.

  1518. A PIERRE CORNEILLE, hommage en vers, par M. J.-A. Delrue,
    rcit sur le Thtre des Arts,  Rouen, le 29 juin 1838.

  1519. STROPHES EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, par Th. Lebreton, de
    Rouen, rcites sur le Thtre des Arts, le 29 juin 1842.

Le 6 juin 1842, la Comdie-Franaise clbra, pour la premire fois,
l'anniversaire de la naissance de Pierre-Corneille, par une
reprsentation compose du _Cid_ et du _Menteur_; on couronna le buste
du grand pote, mais le public se montra fort indiffrent  cette
solennit littraire: la recette ne dpassa pas 500 fr.

  1520. PITRE A CORNEILLE, par M. mile Coquatrix, lue  la Sance
    publique de la Socit libre d'mulation de Rouen le 6 juin
    1846. _Rouen, Imprim chez Alfred Pron, 1846._ In-8 de 15 pp.

  1521. STANCES SUR LA DCOUVERTE DU PORTRAIT ORIGINAL DE PIERRE
    CORNEILLE D'APRS LE BRUN. _Rouen, imprimerie de Pron, 1850._
    In-8.

Stances signes J.-C. DEFOSSE.

  1522. HOMMAGE A CORNEILLE, en vers, par M. Beauvallet, rcit par
    l'auteur sur le Thtre-Franais le 6 juin 1851.

On lit  cette date, sur le registre du Thtre-Franais, la note
suivante: On avait annonc un _Hommage  Corneille_ par M. Thophile
Gautier, mais la censure n'a pas permis ce morceau, qui a t remplac
par celui de M. Beauvallet.

  1523. PIERRE CORNEILLE, pour l'Anniversaire de sa naissance, par
    Thophile Gautier.

_Thophile Gautier._--_Posies nouvelles, maux et Cames, Thtre,
Posies diverses_ (Paris, Charpentier, 1863, in-12), pp. 269-271.

Cette pice n'a que 64 vers, dont voici les premiers:

      Par une rue troite, au coeur du vieux Paris,
    Au milieu des passants, du tumulte et des cris,
    La tte dans le ciel et le pied dans la fange,
    Cheminait  pas lents une figure trange;
    C'tait un grand vieillard svrement drap;
    Noble et sainte misre, en son manteau rp.
    Son oeil d'aigle, son front argent vers les tempes,
    Rappelaient les fierts des plus mles estampes,
    Et l'on et dit  voir ce masque souverain
    Une tte romaine  frapper en airain.

Les vers de Gautier devaient tre rcits sur le Thtre-Franais le 6
juin 1851; mais la censure, avec son intelligence habituelle, crut y
voir une attaque contre Louis XIV, qu'elle ne voulut pas tolrer!

  1524. LA MUSE HROQUE, ode par M. Thodore de Banville, rcite
    par Mlle Rachel sur le Thtre-Franais, le 6 juin 1854.

  1525. HOMMAGE A CORNEILLE, par M. Philoxne Boyer, rcit sur le
    Thtre-Franais le 6 juin 1855.

  1526. CORNEILLE, par M. A. Burtal.

Ces vers, composs pour le 257e anniversaire de la naissance de
Corneille, n'ont pas t accepts par le Thtre-Franais, auquel ils
avaient t proposs. Ils ont t insrs dans le journal _la Comdie_
du 7 juin 1863.

  1527. CORNEILLE, par M. Mry. Vers rcits sur le Thtre des
    Arts,  Rouen, le 11 juin 1864, par M. Guichard, pensionnaire
    de la Comdie-Franaise.

M. Mry s'est permis dans ses vers quelques fantaisies; on en jugera
par le passage suivant:

      N'oublions pas aussi dans ce beau jour de fte
    Ce qui doubla la gloire acquise au grand pote;
    Remontons  son sicle; alors un crivain
    Travaillait pour l'honneur, en ddaignant le gain.
    _Barbin_, seul prcurseur d'un peuple de libraires,
    puisait le _Lutrin_ aprs cent exemplaires,
    Et des hros romains le puissant crateur
    Percevait pour _Cinna_ six francs de droits d'auteur.

  1528. A PIERRE CORNEILLE, par Albert Glatigny. Vers rcits sur
    le Thtre-Franais le 6 juin 1865 (?), pour l'anniversaire de
    la naissance de Corneille.

  1529. A CORNEILLE, par Marc-Andr Delpit.

Vers prsents au Thtre-Franais pour un des anniversaires de la
naissance de Corneille, mais non rcits. On en conserve une copie aux
Archives du Thtre-Franais.

  1530. DOUARD FOURNIER.--CORNEILLE & LE MONDE. Vers rcits sur
    le Thtre-Franais par Mlles Ponsin et Tordeus, le jeudi 6
    juin 1867, pour le 261e anniversaire de la naissance de P.
    Corneille. _[Paris, imprimerie Jouaust, rue Saint-Honor,
    338]._ In-8 de 7 pp.

  1531. LES JOIES DE CORNEILLE. L'ENQUTE. Par mile Coquatrix.
    _Rouen, Imprimerie de Henry Boissel, rue de la Vicomt 55,
    1870._ In-8 de 15 pp., plus la couverture qui sert de titre.

Prix: 1 fr., au profit des pauvres.

  1532. ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE CORNEILLE.--A CORNEILLE,
    ode de M. Henri de Bornier, rcite le 6 juin 1871 au
    Thtre-Franais, par M. Laroche. _[Paris, Imp. Paul Dupont,
    1871]._ In-8 de 4 pp.

Le pote s'est inspir des tragiques vnements que Paris venait de
traverser.

      Oui, nous clbrerons ta fte,
    Corneille, cette fois surtout,
    Puisqu'aprs l'horrible tempte
    Ton thtre est rest debout.
    La flamme voulait cette proie,
    Le crime voulait cette joie;
    Le voil sauv maintenant,
    Entre deux palais mis en poudre
    pargn par la double foudre
    Du sol en feu, du ciel tonnant!

  1533. CORNEILLE, par M. Paul Deroulde. Vers rcits sur le
    Thtre-Franais par M. Coquelin, le jeudi 6 juin 1872, pour le
    266e anniversaire de la naissance de Corneille.

Ces vers patriotiques ont t publis dans le journal _l'vnement_ du
8 juin 1872.




XXI.--PICES DE THATRE, SCNES DRAMATIQUES ET CANTATES RELATIVES A
CORNEILLE.

  1534. CORNEILLE AUX CHAMPS-LYSES, pice pisodique pour la
    centenaire de Corneille, reprsente le 4 octobre 1784 au
    Thtre-Franais.

Nous trouvons, dans la _Correspondance littraire_ de Grimm (t. XIIe,
pp. 253 sqq.), de curieux dtails sur cette pice, que MM. Goizet et
Burtal (_Dictionnaire universel du Thtre en France_, Vo Corneille)
ont confondue avec une des _Centenaires_ de Cubires.

La rvolution centenaire de la mort du grand Corneille a t clbre
sur le Thtre-Franais, comme l'avait t celle de Molire, mais
moins heureusement. Les Comdiens avaient cru devoir proposer ce sujet
au concours. M. Artaud, auteur de la _Centenaire de Molire_, joue
dans le temps avec succs, et M. le chevalier de Cubires, connu par
quelques jolies pices fugitives, taient au nombre de ceux qui
avaient bien voulu concourir. Le snat comique a choisi, parmi onze
pices soumises  son jugement, celle de _Corneille aux
Champs-Elyses_, et il tait difficile de faire un plus mauvais choix.

Thalie et Melpomne se rendent aux Enfers pour clbrer la centenaire
de Corneille. Ces deux muses se disputent la gloire de faire les
honneurs de ce grand jour. Un faiseur de drames interrompt leur longue
discussion. Voltaire lui succde, et les Muses le laissent tte  tte
avec Corneille. Il entreprend de justifier le motif qui lui a fait
commenter avec tant de svrit les tragdies du pre du Thtre
Franais. Corneille agre cette justification et dclare mme qu'il a
regard ce commentaire comme le plus digne hommage que l'auteur de la
_Henriade_ pt rendre  l'auteur de _Cinna_.

Le pote qui avait fait recevoir cette pauvret tait un fort jeune
homme nomm Laurent.

  1535. LES DEUX CENTENAIRES DE CORNEILLE, pices en un acte et en
    vers, reprsentes  Rouen, Bordeaux, le Havre, Tours,
    Grenoble, &c., &c. Par M. le Chevalier de Cubires, de
    l'Acadmie de Lyon. _A Paris, Chez Cailleau, Imprimeur-Libraire
    rue Gallande, no 64; Bailli, Libraire, rue Saint Honor,
    Barrire des Sergens_, M.DCC.LXXXV [1785]. In-8 de 80 pp.

Ce volume contient: 1o _Rflexions sur le grand Corneille_; 2o _La
Centenaire de Corneille, ou le Triomphe du gnie_, pice en un acte,
en vers libres, reprsente sur les thtres publics de Rouen et de
Bordeaux, le 1er octobre 1784; 3o _La Centenaire de Corneille, ou le
Gnie veng_, pice en un acte, en vers libres.

Cubires avait envoy le _Triomphe du gnie_ au concours ouvert par
les comdiens du Thtre-Franais et s'tait vu prfrer la pice de
Laurent. C'est alors qu'il la fit reprsenter en province.

La seconde centenaire ne fut pas reprsente. Celle-ci, dit Grimm,
suprieure  la premire et plus originale que ne le sont
ordinairement les ouvrages de ce genre, a t lue et reue deux fois
par les comdiens; mais elle n'a pu tre joue, parce qu'aucun d'eux
n'a voulu se charger du rle du Faux Got. Le farceur Dugazon, pour
qui il semblait que ce rle avait t fait, et qui aurait pu y
dvelopper toute l'tendue du talent qui le distingue dans le bas
comique, s'est refus aux ordres mmes de ses suprieurs, et la charge
du ridicule d'un rle dont on pouvait lui faire l'application lui a
servi d'excuse. (_Correspondance littraire de Grimm_, t. XIIe, p.
255.)

Les deux _Centenaires_ ont t reproduites dans les _OEuvres choisies
de C[ubires-] Palmzeaux_ (Paris, Mme Desmaret, 1810), t. IIe, pp.
1-131.

  1536. LA FTE SCULAIRE DE CORNEILLE, comdie en un acte et en
    vers. _A Paris, Chez Hardouin et Gastey, Libraires de S. A. S.
    Madame la Duchesse de Chartres, au Palais Royal, nos 13_ et
    _14, Et chez les Marchands de Nouveauts_. M.DCC.LXXXV [1785].
    In-8 de 27 pp. chiffres de 3  29.

On trouve en face du nom des personnages le nom des acteurs qui
_devaient_ reprsenter la pice au Thtre-Franais. Elle ne fut pas
joue en 1785, mais nous sommes tent de croire qu'elle le fut un peu
plus tard. Nous avons trouv, dans la bibliothque de M. Didot, un
exemplaire qui porte de nombreuses corrections, faites par l'auteur en
vue de la reprsentation. La distribution des rles y a t change de
la manire suivante: _Mlle Raucourt_ (Melpomne), _Mlle Contat_
(Thalie), _M. Vanhove_ (le Temps), _M. Mol_ (Alcipe), _M. Fleury_
(Philiste), _M. Naudet_ (Ariste), _M. Dazincourt_ (Cliton), _M.
Saint-Phal_ (un Grec), _M. Dumont_ (un Romain), _M. Saint-Prix_
(Rodrigue).

  1537. LA FTE DE CORNEILLE, comdie en un acte, en prose, par
    Picard, reprsente  Rouen le 29 juin 1800.

Le _Journal de Rouen_ du 13 messidor an VIII nous apprend que cette
pice, joue le 10 messidor sur le Thtre des Arts, portait alors le
titre de _Pierre et Thomas Corneille_. C'est sous ce mme titre
qu'elle fut reprise sur le mme thtre le 29 juin 1812. Le _Journal
de Rouen_, qui avait tu le nom de l'auteur en 1800, nomme Picard dans
son numro du 30 juin 1812.

La pice figure dans les _OEuvres_ de Picard (Paris, Barba, 1821), t.
VIIIe, pp. 167-216. Ce n'est point une comdie, dit l'auteur, mais
les habitants de Rouen me surent gr de leur offrir leur grand pote
dans l'intrieur de sa famille. Ils aimrent  se rappeler que
Corneille fut bon pre, bon mari, bon frre. J'avais rassembl toutes
les anecdotes imprimes ou racontes sur Corneille, et ils me surent
gr d'avoir cherch  tourner ces anecdotes  la gloire de mon hros.
Est-il vrai que Pierre Corneille demandait des rimes  son frre? je
n'en sais rien; mais cette anecdote, vraie ou fausse, me fournit
l'occasion de rappeler les quatre fameux vers de la premire scne
d'_Othon_. L'introduction du procureur de Domfront me fournit
l'occasion de rappeler une particularit bien touchante dans la vie de
Corneille. Les deux frres avaient pous les deux soeurs, et les deux
familles n'en faisaient qu'une, tous les biens taient en commun, et
il n'y eut d'inventaire, et de partage qu' la mort de Pierre
Corneille.

La pice, essaye  Paris, n'eut pas le succs qu'elle avait obtenue 
Rouen.

  1538. LA MAISON DE CAMPAGNE, OU HOMMAGE RENDU A PIERRE CORNEILLE,
    divertissement-vaudeville en un acte, par M. Belmont,
    reprsent sur le Thtre de la Rpublique  Rouen, le 10
    messidor an IX (29 juin 1801).

  1539. PIERRE CORNEILLE A ROUEN, comdie en un acte, en prose et
    en vaudevilles, par M. Huilart, reprsente sur le Thtre des
    Arts  Rouen, le 10 messidor an IX (29 juin 1801).

  1540. LE RETOUR DE MELPOMNE, petit hommage au grand Corneille,
    divertissement en vers libres, reprsent sur le Thtre des
    Arts,  Rouen, le 10 messidor an X (29 juin 1802).

  1541. UNE MATINE DES DEUX CORNEILLES, comdie-vaudeville
    anecdotique, en un acte, en prose, reprsente sur le Thtre
    de la Socit olympique le 26 ventse an XII [17 mars 1804];
    par A. Grtry, neveu. _Paris, madame Masson, an XII (1804)._
    In-8.

Dans cette pice, Thomas Corneille se dvoue pour son frre qu'on
vient arrter au nom de Richelieu, mais il est sauv par un jardinier.
L'auteur termine en engageant les spectateurs  ne pas bayer aux
corneilles!

  1542. LES AMOURS DE P. CORNEILLE, comdie en trois actes, en
    prose, par Laujon.

Comdie reue au Thtre-Franais vers 1806, mais qui n'y fut pas
reprsente. Dans son _Esprit du grand Corneille_, p. 153, Franois de
Neufchteau dit de cette pice: La mort de l'auteur est cause qu'elle
n'a pas t reprsente. Si nous en croyons des personnes en position
d'tre bien informes, il faudrait retourner cette phrase et dire:
L'auteur est mort parce que sa pice ne put pas tre reprsente.

Voici le fait tel qu'on nous l'a racont: Laujon, qui mourut g de
quatre-vingt-quatre ans, prsenta cette pice quelques annes avant sa
mort. Le comit la trouva trs-faible, mais la reut attendu l'ge de
l'auteur, pensant d'ailleurs que sa mort imminente dispenserait de la
mettre  l'tude. On fit mme mention, par une inconvenance fatale, de
cette dernire considration sur le registre de la Comdie, qui n'est
consult ordinairement que par ses socitaires. Un jour, Laujon vient
se plaindre de ce qu'on ne se dispose pas  jouer sa pice; on lui
rpond que beaucoup d'autres ouvrages sont reus avant le sien, et,
oubliant la note fatale, on lui donne le registre pour l'en
convaincre. Le malheureux vieillard lit l'arrt de mort port, en
quelque sorte, par les comdiens contre lui, et il ne survcut que peu
de jours  ce coup cruel.

Le _Journal de Rouen_ du 1er juillet 1809 nous apprend que cette
pice fut joue sur le Thtre des Arts de cette ville le 29 juin
prcdent. TASCHEREAU.

  1543. LE MARIAGE DU GRAND CORNEILLE, comdie en un acte, en vers,
    par M. Goujet, reprsente sur le Thtre des Arts,  Rouen, le
    29 juin 1808.

  1544. HOMMAGE A CORNEILLE, scne lyrique, par M. Goujet, musique
    de M. Campenhaut, reprsente sur le Thtre des Arts,  Rouen,
    le 29 juin 1809.

  1545. LE MARIAGE DE CORNEILLE, comdie en un acte, en vers,
    reprsente sur le Thtre de l'Impratrice, le 19 octobre
    1809; par M. Hiacynthe [Decomberousse].

Pice tombe.

Voy. _Magasin encyclopdique_, 1809, t. Ve, p. 375; _Mmorial
dramatique_, 1810, p. 90; _Almanach des Muses_, anne 1810, notice de
la fin.

Outre le _Mariage du grand Corneille_, dont nous avons parl, M.
Goizet (_Dictionnaire universel du Thtre_, t. Ier, p. 599) indique
une autre pice intitule le _Mariage de Corneille_, par Beaume-Tiste.
Il a probablement en vue la pice porte sous notre no 1462.

  1546. CANTATE EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, par M. Dutreik, mise en
    musique par M. Dubarrois, excute sur le Thtre des Arts, 
    Rouen, le 20 juin 1810.

  1547. LA MAISON DE CORNEILLE, comdie en un acte, en vers, par M.
    Goujet, reprsente sur le Thtre des Arts,  Rouen, le 29
    juin 1810.

  1548. CORNEILLE AU CAPITOLE, scnes hroques [en vers], 
    l'occasion du rtablissement de S. M. Marie-Louise, impratrice
    et reine, aprs la naissance du Roi de Rome, reprsentes le 21
    avril 1811 sur le Thtre de l'Odon; par M. J. Aude. _Paris,
    madame Masson, 1811._ In-8 de 15 pp.

Les personnages sont Romulus, Lucine et Corneille.

Voy. _Magasin encyclopdique_, 1811, t. IIe, p. 397.

  1549. CANTATE EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, paroles et musique de M.
    Campenhaut, excute pour la premire fois dans la sance
    annuelle de la Socit d'mulation de Rouen, le 22 juin 1811,
    et sur le Thtre des Arts de la mme ville le 29 du mme mois.

  1550. LES DEUX CORNEILLE, comdie en un acte, en vers, par M.
    Goujet, reprsente sur le Thtre des Arts,  Rouen, le 29
    juin 1811.

  1551. HOMMAGE AU GRAND CORNEILLE, scne par MM. Dsaugiers et
    Gentil, reprsente sur le Thtre des Arts,  Rouen, le 29
    juin 1815.

  1552. LA NICE DE CORNEILLE CHEZ VOLTAIRE, comdie anecdotique
    en un acte et en vaudevilles, reprsente sur le Thtre des
    Arts,  Rouen, le 29 juin 1816.

  1553. LA FTE DE SAINT-PIERRE, scnes pisodiques mles de
    musique, par M. M***, reprsentes sur le Thtre des Arts, 
    Rouen, le 29 juin 1817.

Le _Journal de Rouen_ nous apprend que cet -propos avait t prcd
de la tragdie de _Polyeucte_, dans laquelle mademoiselle Caroline
Corneille remplissait le rle de Pauline. Elle avait dj jou sans
succs Chimne du _Cid_,  la reprsentation donne  l'Opra au
bnfice de sa tante, le 6 juin 1816. TASCHEREAU.

  1554. LA FTE DE SAINT-PIERRE, vaudeville en un acte, par M. ***,
    de Rouen, reprsent sur le Thtre des Arts de cette ville, le
    29 juin 1819.

Malgr l'identit des titres, cette pice n'est pas celle qui avait
t reprsente en 1817.

  1555. CANTATE EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, paroles de M. Boch,
    musique de M. Morin, chef d'orchestre, excute sur le Thtre
    des Arts,  Rouen, le 29 juin 1820.

  1556. LE SONGE DU JEUNE CORNEILLE, scne en vers, par M. Lepitre,
    reprsente sur le Thtre des Arts,  Rouen, le 29 juin et le
    1er juillet 1820.

  1557. CANTATE EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, paroles de M. Verteuil,
    artiste du Thtre des Arts,  Rouen, musique de MM. Morin et
    Cassel; excute sur ce thtre le 29 juin 1821.

  1558. LA NICE DE PIERRE CORNEILLE, vaudeville par M. ***,
    reprsent sur le Thtre des Arts,  Rouen, le 29 juin 1822.

  1559. LE CID DE CORNEILLE, comdie anecdotique en un acte, en
    vers, par M. ***, reprsente sur le Thtre des Arts,  Rouen,
    le 29 juin 1823.

  1560. PIERRE ET THOMAS CORNEILLE, -propos en un acte et en
    prose, par MM. Romieu et Monnires [Abel Hugo], reprsent pour
    la premire fois sur le second Thtre-Franais, le 6 juin
    1823, jour anniversaire de la naissance de P. Corneille.
    _Paris, Baudouin frres, Ponthieu, Barba 1823._ In-8 de 32 pp.

  1561. SCNE LYRIQUE EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, paroles de M. ***,
    musique de Mhul, excute sur le Thtre des Arts,  Rouen,
    le 29 juin 1823.

  1562. LA MAISON DE CORNEILLE, -propos-vaudeville en un acte, par
    MM. Tiste et ***, reprsent sur le Thtre des Arts,  Rouen,
    le 29 juin 1824.

  1563. RACINE CHEZ CORNEILLE, OU LA LECTURE DE PSYCH, comdie en
    un acte, en vers, par M. Bruleboeuf-Letournan, reprsente pour
    la premire fois,  Rouen, sur le Thtre des Arts, le 29 juin
    1825. _Paris, de la Forest, 1825._ In-8 de 55 pp.

  1564. CANTATE EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, paroles de ***, musique
    de M. Eugne Walkiers, excute sur le Thtre des Arts, 
    Rouen, le 29 juin 1825.

  1565. LE TRIOMPHE DU CID, -propos anecdotique en un acte, en
    vers, par M. Ruffn, reprsent sur le Thtre des Arts, 
    Rouen, le 29 juin 1827.

  1566. LA JEUNESSE DE CORNEILLE, comdie en un acte, par M. ***,
    reprsente sur le Thtre des Arts,  Rouen, le 28 juin 1828.

  1567. CANTATE EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, par M. Charles, artiste
    du Thtre des Arts,  Rouen, excute sur ce thtre le 28
    juin 1828.

  1568. CORNEILLE A ROUEN, comdie en deux actes, en vers, par M.
    Muret, reprsente sur le Thtre des Arts,  Rouen, le 29 juin
    1829.

Non imprim.

  1569. L'ANNIVERSAIRE DE P. CORNEILLE, intermde reprsent sur le
    Thtre des Arts,  Rouen, le 29 juin 1834.

  1570. MLITE, OU LA PREMIRE PICE DE CORNEILLE, comdie en un
    acte, en vers, par Marion dit Dumersan, reprsente sur le
    Thtre des Arts,  Rouen, le 29 juin 1837.

Cette pice, qui n'a pas t imprime, est tire d'une nouvelle
publie, sous le mme titre, par Dumersan, dans le _Monde dramatique_,
t. IVe, pp. 337 sqq., no du 6 juin 1837.

  1571. STANCES EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, par M. J.-A. Delrue,
    mises en musique et chantes sur le Thtre des Arts,  Rouen,
    le 29 juin 1838.

Peut-tre ces _Stances_ sont-elles la mme pice que le no 1518.

  1572. CORNEILLE ET RICHELIEU, comdie-vaudeville en un acte, par
    MM. Boul et Rimbaut, reprsente pour la premire fois  Paris
    sur le Thtre de l'Ambigu-Comique, le 23 fvrier 1839. _Paris,
    E. Michaud, 1839._ In-8 de 24 pp.

_Muse dramatique_, no 138.

  1573. CORNEILLE CHEZ LE SAVETIER, scne historique de la vie de
    P. Corneille, par MM. Beuzeville et Th. Lebreton, reprsente
    sur le Thtre des Arts, de Rouen, le 29 juin 1841. _Rouen, N.
    Priaux, 1841._ Gr. in-8.

Nous citons, d'aprs les _Renseignements relatifs  Pierre
Corneille_, de M. Ballin, cette pice, qui ne figure pas dans la
_Bibliographie de la France_, et n'est pas entre  la Bibliothque
impriale, sans doute parce qu'elle n'a pas t dpose. TASCHEREAU.

Cette pice est imprime dans la _Revue de Rouen_ (t. XVIIe, 1841, pp.
333 sqq.), dont l'dition que nous citons n'est sans doute qu'un
extrait.

  1574. PIERRE CORNEILLE  LA COUR DE FRANCE, comdie en trois
    journes, en vers; par liacin Jourdain, [1841].

M. Ballin (_Prcis analytique des travaux de l'Acadmie de Rouen_,
1848, p. 291) cite cette pice d'aprs le _Journal d'vreux;_ il
ignore si elle a t imprime.

  1575. CORNEILLE ET SES AMIS, comdie en deux actes et en vers,
    par MM. Lucien lie et Lemaire an, reprsente pour la
    premire fois sur le Thtre des Arts, de Rouen, le ....
    aot 1842. _Rouen, Imprimerie de Nictas Priaux, [1842]._
    In-8.

  1576. CORNEILLE ET SES VOISINS, comdie en deux actes et en vers,
    par MM. Lucien lie et Lemaire an, artiste du Grand-Thtre
    de Rouen, reprsente pour la premire fois sur le Thtre des
    Arts, le 27 septembre 1842. _Rouen, det jeune, 1842._ In-8 de
    20 pp. . 2 col.

Seconde dition remanie de la pice prcdente.

  1577. LA JEUNESSE DE CORNEILLE, comdie historique en trois actes
    et en vers, par M. mile Coquatrix (de Rouen). _Paris, Paul
    Masgana, [impr. Crapelet], 1844._ In-12 de 4 ff. et 80 pp.

 Reprsente sur le Thtre de l'Odon le 6 juin 1844, jour
 anniversaire de la naissance de Corneille.

  1578. CORNEILLE ET ROTROU, comdie en un acte et en prose, par
    MM. de La Boullaye et Cormon, reprsente pour la premire fois
     Paris, sur le Thtre-Franais, le 8 octobre 1845. _Paris,
    Marchant, 1845._ In-8 de 12 pp.  2 col.

Collection du Magasin thtral.

  1579. CORNEILLE CHEZ POUSSIN, -propos anecdotique en vers, suivi
    d'un pilogue, par M. Ferdinand de La Boullaye, reprsent pour
    la premire fois  Paris, sur le second Thtre-Franais, le 6
    juin 1847, jour anniversaire de la naissance de P. Corneille.
    _Paris, Tresse et Lvy, [1847]._ Gr. in-8 de 24 pp.

  1580. LOGE DE PIERRE CORNEILLE, SA VIE ET SES OUVRAGES.
    Monologue historique en un acte, en vers, ddi  la ville de
    Rouen; suivi d'une Apothose et d'une Marche triomphale, par
    Louis Crevel de Charlemagne (de Rouen). Reprsent pour la
    premire fois sur le Thtre des Arts, de Rouen, le 6 juin
    1851. Prix: 1 fr. 50 net. _A Paris, chez l'Auteur, rue de
    Castiglione_, 10; _Blanchet, Tresse, E. Challiot;  Rouen, chez
    Auguste le Brument, Berdalle de La Pommeraye, 1851._ In-8 de 27
    pp.

  1581. LA MUSE DE CORNEILLE, -propos jou sur le Thtre imprial
    de l'Odon, pour l'anniversaire de la naissance de Corneille,
    le 6 juin 1854, par Henri de Bornier. _Paris, Michel Lvy
    frres, 1854._ In-12 de 8 pp., plus la couverture, qui sert de
    titre.

  1582. CORNEILLE A LA BUTTE SAINT-ROCH, comdie en un acte, en
    vers, reprsente au Thtre-Franais le vendredi 6 juin 1862;
    prcde de Notes sur la vie de Corneille, d'aprs des
    documents nouveaux, par douard Fournier. Avec une vignette de
    M. Aug. Racinet, et un plan de la Butte Saint-Roch au temps de
    Corneille. _Paris, E. Dentu, 1862._ In-12 de 4 ff. prlim.,
    clvj et 80 pp., fig.

dition imprime par _Jouaust_, sur papier de Hollande, avec les
caractres elzviriens de _Jannet_. La vignette de _Racinet_, assez
grossirement grave sur bois, est imprime sur l'un des ff. prlim.,
en face du titre. Le plan de la Butte Saint-Roch est plac, en guise
de fleuron, au bas de la p. clvj. Il est galement fort mal grav.

Les pp. i-clvj sont occupes par les notes sur Corneille (voy. le no
1199).

  1583. AU PAYS DES AMES, scne dramatique, en vers, par Louis
    Ratisbonne.

Comdie-Franaise, 6 juin 1870.

  1584. CORNEILLE, scne dramatique en un acte, en vers, par
    Fleury.

Cette pice, dont l'auteur est professeur dans une maison d'ducation
de Paris, a t reprsente dans plusieurs institutions de jeunes
gens. Elle a t joue notamment, le 30 juin 1875, par les lves de
l'institution Cibot-Mellin.

  1585. LE MNAGE DE CORNEILLE, comdie en un acte, en vers, par
    MM. Eugne Vignon et Henri Cantel.

Cette pice, prsente  la Comdie franaise, a t imprime en
preuves par M. _Chamerot_, au mois d'aot 1875, mais les auteurs ont
renonc  l'ide de la faire paratre et ont fait distribuer les
formes, avant la mise en pages.

FIN.




TABLE DES DIVISIONS


      PRFACE                                                          v

      ADDITIONS ET CORRECTIONS                                      xiij

      I. DITIONS DES PICES DE THATRE DE CORNEILLE, publies
         par lui-mme                                                  1

     II. PICES DE THATRE CRITES PAR DIVERS AUTEURS, avec la
         collaboration de Corneille                                  116

    III. DITIONS COLLECTIVES DU THATRE DE CORNEILLE, publies
         par lui-mme                                                126

     IV. DITIONS DES OUVRAGES DE PIT DE CORNEILLE, publies
         par lui-mme                                                152

      V. OEUVRES DIVERSES DE CORNEILLE.

          I. Ouvrages en prose ou en vers, publis sparment
             de son vivant ou aprs sa mort                          176

         II. Ouvrages ou Recueils divers contenant des pices
             de Corneille, en prose ou en vers                       193

     VI. OUVRAGES ATTRIBUS A CORNEILLE.

           I. Ouvrages publis sparment                            228

          II. Recueils contenant des pices de vers attribus 
              Corneille                                              232

    VII. DITIONS DES PICES DE THATRE DE CORNEILLE, publies
         de son vivant, mais sans sa participation, en France et
         en Hollande                                                 236

   VIII. DITIONS COLLECTIVES DU THATRE DE CORNEILLE, publies
         de son vivant, mais sans sa participation, en France et
         en Hollande                                                 268

     IX. DITIONS DES OUVRAGES DE PIT DE CORNEILLE, publies
         de son vivant, mais sans sa participation, en France
         et en Hollande                                              273

      X. ditions des pices de thatre de Corneille, publies
         depuis sa mort jusqu' nos jours                            277

     XI. DITIONS DES OEUVRES DE CORNEILLE, publies depuis sa
         mort jusqu' nos jours.

          I. OEuvres compltes                                       302

         II. OEuvres choisies                                        315

    XII. DITIONS DES OUVRAGES DE PIT DE CORNEILLE, publies
         depuis sa mort jusqu' nos jours                            327

   XIII. EXTRAITS DES OUVRAGES DE CORNEILLE.

          I. Extraits des ouvrages de Corneille en gnral           331

         II. Extraits particuliers de l'Imitation de Jsus-Christ    336

    XIV. PICES DE CORNEILLE REMANIES OU RETOUCHES par
         divers auteurs                                              338

     XV. TRADUCTIONS OU IMITATIONS DES OUVRAGES DE CORNEILLE,
         en diverses langues.

            I. Traductions en latin                                  343

           II. Traductions en italien                                  "

          III. Traductions en espagnol                               352

           IV. Traductions en portugais                              355

            V. Traduction en roumain                                 356

           VI. Traductions en anglais                                357

          VII. Traductions en nerlandais                            362

         VIII. Traductions en allemand                               396

           IX. Traductions en danois                                 403

            X. Traductions en sudois                                404

           XI. Traductions en russe                                  405

          XII. Traduction en serbe                                   406

         XIII. Traductions en polonais                               407

          XIV. Traductions en grec                                   409

           XV. Traductions en armnien                                 "

          XVI. Traductions en magyar                                 410

    XVI. OPRAS ET BALLETS, tirs des pices de Corneille            411

   XVII. HISTOIRE DE CORNEILLE ET DE SA FAMILLE.

           I. Biographie de Corneille                                435

          II. Documents biographiques divers.--Notices relatives
               des faits particuliers de la vie de Corneille
              et aux maisons qu'il a habites                        438

         III. Notices sur les portraits de Corneille                 442

          IV. Pices relatives au monument de Corneille, 
              Rouen                                                  443

           V. Notices sur la famille de Corneille et sur ses
              descendants                                            444

  XVIII. DISCOURS, LOGES, CRITIQUES, PARALLLES, relatifs 
         Corneille.

           I. loges de Corneille.--Considrations gnrales
              sur ses ouvrages et son influence littraire           450

          II. Particularits de la vie littraire de Corneille;
              sa langue et ses thories littraires;
              sa bibliographie  457

         III. Discours, critiques et parallles relatifs 
              Corneille et  Racine                                  462

    XIX. DISSERTATIONS, CRITIQUES, PICES DE THATRE ET PARODIES,
         relatives aux ouvrages spars de Corneille                 466

     XX. PICES DE VERS EN L'HONNEUR DE CORNEILLE                    499

     XXI. PICES DE THATRE, SCNES DRAMATIQUES ET CANTATES,
          relatives  Corneille                                      510


FIN DE LA TABLE DES DIVISIONS.




TABLE ALPHABTIQUE


    A.

    _Accommodement (L') du Cid et de son censeur_, 1372.

    Adam Billaut, menuisier et pote: _Les Chevilles_, 193;
      --_Posies choisies_, 207.

    _Addenda aux oeuvres des grands crivains_, 243.

    Adrien, chanteur, 1125.

    _Affronta castigada_, traduct. esp. du _Cid_, 893.

    *_Agsilas_, trag.: dit. orig., 85;
      rimpr. contemp., 371, 372;
      dit. mod., 619;
      trad. ital., 871;
      opras tirs d'_Agsilas_, 1164, 1165.

    Agnesi, musicien, 1162.

    Aiblinger (G.-G.), musicien, 1109.

    Aignan, trad. du _Bugiardo_, de _Goldoni_, 856.

    _Aimer sans savoir qui_, com. de d'Ouville, 40.

    _Airs  quatre parties_ du sieur Dassoucy, 201.

    _A la gloire de Louis le Grand, conqurant de la Hollande_,
       par MM. Corneille, Montauban, etc., 224.

    Alarcon (Juan de), 35.

    _Alarmes (Les) des vques constitutionnels_, 1442.

    Albert, chanteur, 1089.

    Albinoni, musicien, 1084.

    Alborghetti (Gio.-Giac.): _Il gran Cid_, 1096, 1097.

    Aleksandrowicz: trad. polon. d'_Hraclius_, 1075.

    Alembert (d'), 77.

    Alessandro (Gennaro d'), musicien, 1163.

    Alischan (Le Pre) _Narque et Polyeucte_, 1434.

    Allacci: _Drammaturgia_, 84 bis.

    Allainval (d'): _Lettre  Mylord B***_, 26;
      cf. 1417;
      --_Ana, ou Bigarrures calotines_, 257.

    Amalteo (Aurelio): _Il Perseo_, 1147.

    _Amante (L') inimica_, trad. ital. du _Cid_, 835, 836.

    _Amar sin saber  quien_, com. de Lope de Vega, 40.

    *_A Monseigneur le Duc de Guise_, 149.

    *_A Monseigneur, sur son Mariage_, 173, 229.

    _Amor della patria sopra tutti gli amori_, traduction d'Horace,
       844.

    _Amor e Dover_, imit. du _Cid_, 1094.

    _Amore et Honore_, trad. ital. du _Cid_, 832, 833.

    Amoreux, dit. de _la Guirlande de Julie_, 190.

    _Amori di Giasone e d'Isifile_, opra d'O. Persiani et M.
       Marazzoli, 75.

    _Amour (L')  la mode_, com. de Th. Corneille, 69.

    _Amy (L') du Cid  Claveret_, 1359.

    .... _Ana, ou Bigarrures calotines_, 257.

    Andreozzi (Gaetano), musicien, 1164.

    Andrieux: _La suite du Menteur_, 820, 821; cf. 40;
      --_Changements pour Nicomde_, 825;
      --_Droits d'auteur cds aux hritires de Corneille_, 1244.

    _Andromaque_, trag. de Racine, 69, 86.

    _Andromeda_, opra de Campeggi et Giacobbi, 54.

    _Andromeda_, opra de Ferrari et Manelli, 54.

    _Andromeda_, opra de Pio, 54.

    _Andromeda_; opras de ce nom postrieurs  Corneille, 1150.

    _Andromeda_, tragi-com. de Guazzoni, 54.

    *_Andromde_, trag.: dit. origin., 54-59;
      rimpr. contemp., 344-348;
      dit. mod., 606;
      traduct. nerl., 981-984;
      opras tirs d'_Andromde_, 1147-1151;
      pices relatives  _Andromde_, 201, 1444, 1445.

    _Andromedes und Persaeus_, opra de Frank, 1147.

    _Anecdotes dramatiques_, 73, 79, 93.

    Angelio (Pietro), detto il Bargeo, 73.

    Angly (Mme d'), 1243, 1244.

    Anguillara (Andrea dell'), 73.

    Anholt (Fr. d'): traduct. dan. du _Cid_, 1048, 1049.

    Anne d'Autriche, 9.

    _Anniversaire (L') de P. Corneille_, interm., 1569.

    Aorbe y Corregel (Thomas): traduct. esp. de _Cinna_, 884.

    Antier (Mlle C.), chanteuse, 1085, 1087, 1088, 1150.

    Antier (Mlle L.), chanteuse, 1150.

    A. (P.), de Rouen: _Corneille_, 1284.

    _Apologie de Shakespeare_, 1425.

    _Apologie pour Monsieur Mairet_, 1377.

    Araujo (Ant. Jos de): trad. portug. de _Cinna_, 898.

    Arendsz (T.): traduct. nerl. de _Sertorius_, 996.

    Aretino (Pietro), 15.

    Aretz (Peter): _Observationes grammaticae de Lingua Corneliana_,
      1345.

    Argenson (D'): Lettre  lui adresse, 238.

    Ariste, acteur, 95.

    Arnao (D. Ant.): _Don Rodrigo_, 1112.

    Aspinwall (S.): trad. angl. de _Rodogune_, 920.

    Asioli (Bon.), musicien, 1132.

    *_Attila_, trag.: dit. orig., 86;
      rimpr. contemp., 373;
      dit. mod., 620;
      trad. ital., 872;
      traduct. nerl., 999-1001;
      opras tirs d'_Attila_, 1166-1173;
      pices relatives  _Attila_, 1467, 1468.

    Aubert (Mlle), actrice, 44.

    Aubignac (L'abb d'): _Deux Dissertations concernant le Pome
      dramatique_, 1459;
        --_Troisime et Quatrime Dissertation concernant le Pome
           dramatique_, 1450;
        --_Remarques sur la Tragdie de Sophonisbe_, 1462; cf. 82.

    Aude (J.): _Corneille au Capitole_, 1548.

    Audibert: _Six Tragdies de Corneille retouches_, 811.

    Audinot (Mlle). chanteuse, 1161.

    Auger (L.-S.): _Eloge de P. Corneille_, 1271.

    Aurelj (Aur.): _Il Perseo_, 1147.

    *_Au Roy sur la conqueste de la Franche-Comt_, 153, 154, 231-233.

    *_Au Roy sur la paix de_ 1678, 171, 228.

    *_Au Roy sur sa libralit envers les Marchands de la ville de
      Paris_, 163, 231-233.

    *_Au Roy sur son dpart pour l'Arme_, 166, 231-233.

    *_Au Roy sur son retour de Flandre_, 150.

    _Auswahl aus Corneille 's dram. Werken_, 1013.

    _Auteur (L') du vrai Cid espagnol  son Traducteur franois_,
      1349.

    _Avertissement au Besanonnois Mairet_, 1375.

    _Aveu des biens tenus du Roi, par P. Corneille_, 1217.

    _Aveugle (L') de Smyrne, com. par les Cinq-Auteurs_, 93, 94.

    Aviaud (D'): _Rapport sur le prix de posie_ ( Rouen), 1503.


    B.

    Bachaumont: _Mmoires secrets_, 163.

    Bacilly (B. de): _Recueil des plus beaux vers qui ont est mis
      en chant_, 211.

    Bailly: _loge de Corneille_, 1259.

    Balicourt (Mlle), actrice, 44.

    Balland (le P. Laurent), 128.

    _Ballet de l'Inclination_, 213.

    Ballin (A.-G.): _Notice sur la Maison et la Gnalogie de
      Corneille_, 1206;
        --_Renseignements relatifs  P. Corneille_, 1306, 1505,
          1573, 1574:
        --_Notes relatives  P. Corneille_, 1307; cf. 216.

    Balzac: _Lettre  Corneille_, 22;
      --_Lettre  M. de Scudry_, 1379.

    Bancel: _Prface_, 103.

    Bancel (D.): _Le Gnie de Corneille_, 1294.

    Banville (Th. de): _La Muse hroque_, 1524.

    Baraton: _Madrigal sur Corneille_, 1479.

    Barbier, acteur, 95.

    Barbier, acteur, 820.

    Barbier (Mlle): _Dissertation critique sur l'OEdipe_, 1451.

    Bardou: _Posies choisies_, 206, 207.

    Baretti (Giuseppe): trad. ital. de Corneille, 829.

    Bargeo (Pietro Angelio, detto il), 73.

    Baro, 26.

    Baron, acteur, 9, 20, 26, 32, 44, 50, 65, 73, 80, 84 _bis_, 87,
     95.

    Baron fils, acteur, 95.

    _Baron Sorgfri_, imit. sud. du _Menteur_, 1056.

    Barry (Ren), historiographe du Roi, 195.

    Bartolommei (Girolamo): _Polieto_, trag., 849.

    Bartsch (Karl), 47.

    Bassi (C.): _Paolina e Poliuto_, 1135.

    Batteux (L'abb): dit. de _Polyeucte_, 543.

    Baudoin (J.), 91, 93.

    Baumgrtner, musicien, 1150.

    Bautain (L.): _L'Imitation de Jsus-Christ_, 808, 809.

    Beaubourg, acteur, 65.

    Beauchamp, musicien et matre de ballets, 95.

    Beauchteau, acteur, 15, 20.

    Beauchteau (Mlle), actrice, 9, 15, 73, 82.

    Beaulieu, 3.

    Beaurepaire (De): _Aveu des biens de P. et Th. Corneille_, 1217.

    Beauval, acteur, 20, 26, 32, 35, 50, 65.

    Beauval (Mlle de), actrice, 32, 35, 44, 50, 65, 87, 95.

    Beauvallet, acteur, 26, 65, 825;
      --_Hommage  Corneille_, 1522.

    _Bbe et Jargon_, parodie de _Mde_, 1092.

    Behrmann (Georg): imit. allem. d'_Horace_, 1030.

    Bjart, acteur, 56.

    Bjart (Mlle), actrice, 56.

    Bellemore, acteur, 8.

    Bellerose, acteur, 20, 44.

    Bellivre (P. de), 156.
      --Son Pangyrique par De Loy, 200.

    Belmont: _La Maison de campagne_, 1538.

    Belmontet: _Corneille, ode_, 1499.

    Benot (Louis): _Lettre sur Corneille et sur Racine_, 1337.

    Bensserade: _Posies choisies_, 204-208.

    Benzel Sternau (Graf): trad. allem. du _Cid_, 1020.

    Berdot de Montbelliard, peintre, 56.

    Beregani (C. Nicc.): _Eraclio_, 1143.

    _Brnice_, trag., par Du Ryer, 87.

    _Brnice_, trag., par Th. Corneille, 87.

    Berghult (J.): traduct. sud. d'_Horace_, 1053.

    Brin, dessinateur, 1147.

    Bernabei (G.-A.), musicien, 1144.

    Bernard (Saint): Ses _Lettres_, trad. par le R. P. dom Gabriel
     de Sainct-Malachie, 196.

    Bernardoni (Ant.): _La Clemenza di Augusto_, 1129;
      _Eraclio_, 1145.

    Bertaud: _Posies choisies_, 204-208.

    Bertoni (Fern.), musicien, 1115.

    Bertrand (Mlle), actrice, 20.

    Beuzeville et Lebreton: _Corneille chez le savetier_, 1573.

    Beys (Charles): _Les Triomphes de Louis le Juste_, 195;
      --Vers a lui attribus, 3.

    _Bibliothque de cour_, etc., 258.

    _Bibliothque du Thtre-Franois_, 69.

    Bidloo (Govard): trad. nerl. de _la Mort de Pompe_, 967, 968.

    Bilderdijk (Wm), trad. nerl. de _Cinna_, 960, 961;
      --_Observations sur un vers d'Horace_, 1422.

    Billard (Andr.-Fran.): dit. de Santeul, 233.

    Billaut (Adam), Voy. _Adam_.

    Billet (H.): _De la Rime d'aprs Boileau_, 1321.

    Bitaub: _Eloge de Corneille_, 1262.

    Bizet (Georges), musicien, 1114.

    Bleyswyck, graveur, 976.

    Blondel, musicien, 212, 242.

    Boccardi (Michelang.): _Ottone amante_, 1163.

    Boch: _Cantate en l'honneur de Corneille_, 1555.

    Bode (A.): trad. allem. de _Rodogune_, 1045.

    Boding (Gabriel): trad. sud. du _Cid_, 1051.

    Boesset, musicien, 75.

    Bogaert (A.), pote nerl., 962, 964, 965.

    Boileau-Despraux: _Ode sur la Prise de Namur_, 1400.

    Boileau (Gilles): _Posies choisies_, 206.

    Boisrobert-Mtel: _Epistres_, 194;
      _Posies choisies_, 204-208. Cf. 3, 91-94;
      _Lettre  M. Mairet_, 1378.

    Boissire: _Posies choisies_, 207.

    _Bolana_, 84 _bis_.

    Bonaventure (Saint). Voy. _Louanges de la Sainte Vierge_.

    Boniventi (Gius.), musicien, 1153.

    Bordelon (L'abb): _Diversitez curieuses_, 236.

    Bordoni (Placido): trad. d'_Horace_, 846.

    Bornemann (Vilhelm): trad. dan. de _Polyeucte_, 1050.

    Bornier (H. de): _A Corneille_, 1532;
      _La Muse de Corneille_, 1581.

    Borssat: _Vers sur Corneille_, 1502.

    Bosset, acteur, 820.

    Boucher, peintre, 599.

    Bougy (Altr. de): _Note sur un Exemplaire du Thtre de Corneille_,
      1310.

    Boulart (Le P.), gnovfain. Lettres  lui adresses, 178; cf. 118,
      177.

    Boul et Rimbaut: _Corneille et Richelieu_, 1572.

    Bouquet: _Corneille et l'acteur Mondory_, 1327;
      _Examen d'une anecdote sur le Menteur_, 1440.

    _Bourgeois (Le) gentilhomme_, com. de Molire, 87.

    Boyer (Philoxne): _Hommage  Corneille_, 1525.

    Brcourt, acteur, 35.

    Bressand (F.-E.): trad. allem. de _Rodogune_, 1043;
      de _Sertorius_, 1047.

    Brves (Lucile-Hlie de), diteur du _Recueil de Posies
      chrestiennes et diverses_, 783-785.

    Brie (De), acteur, 56, 95.

    Brie (Mlle de), actrice, 56, 87, 95.

    Brire (L.): dit. de Corneille, 663.

    Broglie (Albert de): _Le Gnie normand dans les lettres_, 1293.

    Bruleboeuf-Letournan: _Racine chez Corneille_, 1563.

    Brulion (Nicolas de), 130.

    Brunet (Charles-Jacques): _Manuel du libraire_, 1, 32, 35, 92, 134,
      136, 186, 188.

    Brunet (Gust.): _P, Corneille_, 1197.

    Brunot (F.): _Corneille au XIXe sicle_, 812.

    Brusa (Francesco), musicien, 1090.

    Buffier (Le P.): _Suite de la grammaire franaise_, 246.

    Buisson (J.), graveur, 1190.

    Buquoy (C.), graveur, 640.

    Burguy (G.-F.): _La France littraire_, 797.

    Burnel, 3.

    Buroni, musicien, 1162.

    Burtal (A.): _Corneille_, 1526.

    Buys, dessinateur, 991.

    Buzoni: _Stances pour l'anniversaire de la naissance de
      P. Corneille_, 1498.


    C.

    Caboche (Charles): _Discours sur Corneille_, 1290, 1298.

    Caldara (Ant.), musicien, 1162, 1174.

    Calderon (D. Pedro) de la Barca, 50.

    Cambert, musicien, 75.

    _Camma_, trag. de Th. Corneille, 73.

    Cammaert (Franois): trad. nerl. d'Horace, 950.

    Cammarano (Salvatore): _Orazi e Curiazi_, 1127;
      _Poliuto_, 1133-1140.

    Campeggi (Ridolfo), 54.

    Campenhaut, musicien, 1544, 1549.

    Campigny (Adam), 3.

    Campion: _Les Hommes illustres_, 209.

    Campion, graveur, 127.

    Campistron, 77.

    Canon (De), 3.

    Cantel (H.): _Le Mnage de Corneille_, 1585.

    Cantenac: _L'Occasion perdue recouverte_, 247.

    Capece (Carlo Sig.): _La Clemenza di Augusto_, 1128.
      --_Tito e Berenice_, 1174.

    Capelle: _Bbe et Jargon_, 1092.

    Capperonnier, 599.

    Carcano (Giulio): trad. ital. du _Cid_, 843.

    Caretto (Galeotto): _Sofonisba_, 82.

    Carlell (Lodovick): trad. angl. d'_Hraclius_, 921.

    _Carpenteriana_, 247.

    _Carthaginoise (La) ou la Libert_, trag. par Montchrestien, 82.

    Cassel, musicien, 1557.

    Castelbarco (Conte C. di): trad. du _Cid_, 842.

    Castil-Blaze: _Molire musicien_, 1309.

    Castres (G.-H.-F. de), dit. du _Cid_, 441.

    Castro (Guillen de), 9.

    Celli, musicien, 1093.

    Chaignet (A.-E.): _Corneille et le Cid_, 1414.

    Champenois, chanteur, 95.

    Champion de Nilon: _Critique posthume d'un ouvrage de M. de
      Voltaire_, 640 _g_.

    Champmesl, acteur: 9, 20, 26, 32, 35, 44, 50, 65, 80, 84 _bis_.

    Champmesl (Mlle), actrice: 9, 20, 44, 50, 80, 84 _bis_.

    Champvalon, acteur, 73.

    _Chanson_ sur une reprsentation de _la Mort de Pompe_, 1435.

    Chantal (Ch. de): _La Morale des familles catholiques_, 807.

    Chapelain, 148.

    _Chapelain dcoiff_, 1398.

    Chappelain (A.), 3.

    Chapuzeau: _Le Thatre Franois_, 20.

    Charlemagne (Arm.): _Les Descendants du Menteur_, 1439.

    Charlemagne (Crevel de), voy. Crevel.

    Charles: _Cantate en l'honneur de Corneille_, 1567.

    Charlier: _Esprit du grand Corneille_, 787.

    Charpentier, musicien, 1084.

    _Chastes (Les) Martirs_, trag. de Mlle Cosnard, 199.

    Charton (.): _Notice sur Corneille_, 1187.

    Chasle (De), chanteur, 1089.

    Chasles (Philarte): _Corneille dans ses rapports avec le drame
      espagnol_, 1305.

    Chass, chanteur, 1088.

    Chasteauneuf, acteur, 56, 95.

    Chateau (P.-J.): _Morceaux choisis de Corneille_..., 790.

    Chaulmer (Charles), 32.

    Chauveau (Franois), dessinateur et graveur, 32, 54, 106, 109,
      127, 128, 160, 163.

    Chazal, peintre, 809.

    Chazet (Ren de): _loge de P. Corneille_, 1272.

    _Chefs-d'oeuvre des Classiques franais_, par A. de Courson et
      V. Radot, 796.

    _Chefs-d'oeuvre dramatiques franais_, par C.-J. Dupont, 794.

    _Chemin (Le) du salut_, 803, 805.

    Chennevires: _Historiettes baguenaudires_, 1458.

    Chron (Mme), chanteuse, 1161.

    Cherubini, musicien, 1092.

    Chevalier (Mlle), chanteuse, 1089.

    _Chevilles (Les) de Me Adam_, 193.

    Chevreau: _La Suite et le Mariage du Cid_, 1384-1389;
      _Posies choisies_, 204-208.

    _Chimne et Rodrigue_, opra de Rochefort: 1106.

    _Chimne, ou le Cid_, opra de Sacchini, 1102-1104.

    _Choix de Mazarinades_, 40.

    _Choix de Posies morales et chrtiennes_, par Le Fort de la
      Morinire, 786.

    Chouquet: _Histoire de la musique_, 1134.

    Cibber (Colley): trad. angl. du _Cid_, 905;
      de _Cinna_, 911.

    _Cid (Le) de Corneille_, com., 1559.

    _Cid_ (_Le_), trag.: dit. orig., 9-14;
      rimpr. contemp., 273-288;
      dit. mod., 411-461;
      arrangements, 816-818;
      trad. ital., 831-843;
      trad. esp., 876-880;
      trad. port., 892-896;
      trad. angl., 902-906;
      trad. nerl., 927-942;
      trad. allem., 1014-1027;
      trad. dan., 1048, 1049;
      trad. sud., 1051, 1052;
      trad. russes, 1057, 1058;
      trad. pol., 1064, 1065;
      trad. grecque, 1077;
      trad. magyare, 1081, 1082;
      opras tirs du _Cid_, 1094-1114;
      pices relatives au _Cid_, 1346-1418, 1559, 1565.

    _Cid Rodrigo de Bivar_, imitation du _Cid_: 879.

    Cimarosa, musicien, 1116-1121.

    _Cinna_, trag.: dit. orig., 20-25;
      rimp. contemp., 298-303;
      dit. mod., 502-538;
      trad. lat., 826: trad. ital., 847, 848;
      trad. esp., 882-885;
      trad. port., 897-899;
      trad. angl., 911;
      trad. nerl., 953-961;
      trad. allem., 1033, 1034;
      trad. russe, 1059;
      trad. pol., 1068, 1069;
      trad. grecque, 1078;
      opras tirs de _Cinna_, 1128-1132;
      pices relatives  _Cinna_, 1424-1428.

    _Citateur (Le) dramatique_, par L. Gallois, 793.

    Clairon (Mlle) actrice, 26, 32, 44, 65, 80;
      _Mmoires_, 1429, 1437.

    _Clarissimo Viro D. Pellissonio_.... vers anonymes, 168.

    Clausz (Isaac): trad. allem. du _Cid_, 1016.

    Claveret: _Lettre au Sr Corneille_, 1358.

    Clment: _Lettres  M. de Voltaire_, 640, _j et k_;
      _Examen des Sophonisbes de Mairet, de Corneille et de Voltaire_,
         1466.

    Clment et Larousse: _Dictionnaire lyrique_, 1092, 1102.

    *_Clitandre_, tragi-com.: dit. orig., 2;
      rimpr. contemp., 264: dit. mod., 397, 398;
      trad. ital., 830.

    Cochereau, chanteur, 1085, 1149.

    Cochin (C.-N.), graveur, 599.

    Coignard (Jean-Baptiste), libraire, 234, 235.

    Colasse, musicien, 1159.

    Collardeau (J.), 3.

    Coll: _Le Menteur_, mis en vers libres, 819.

    Colletet (Fran.), un des Cinq Auteurs, 91-94;
      _Posies choisies_, 204-208;
      _Les Muses illustres_, 249.

    Collin (Matth.): trad. allem. du _Cid_, 1021.

    Collina (Bonifacio): trad. de _Polyeucte_, 853, 854.

    Collmann: _The French Cid and his Spanish Prototype_, 1415.

    Combalet (Mme), 9.

    _Comdie (La) des Tuileries_ par les Cinq Auteurs, 91, 92.

    _Comparison (A) between the Horace of Corneille and the Roman
      Father of Mr. Whitehead_, 1421.

    _Conquista (La) del Vello d'oro_, opra, 1158.

    Conrart, 51, 54.

    Coquatrix (mile): _Eptre  Corneille_, 1520;
      _Les Joies de Corneille_, 1531;
      _La Jeunesse de Corneille_, 1577.

    Cormon et La Boullaye: _Corneille et Rotrou_, 1578.

    Corneille (Antoine), 1325.

    _Corneille au XIXe sicle_, par F. Brunot, 812.

    _Corneille aux Champs-lyses_, 1534.

    Corneille (Charles), 1233.

    Corneille (Claude-Etienne), 1240.

    _Corneille et les Espagnols_, 1302, 1304, 1305, 1324.

    _Corneille et Racine_, 1338-1353.

    Corneille (Jean-Franois), 1234-1236.

    Corneille (Jeanne-Marie), 688, 1241-1243;
      _Lettre  M. A. de S. P_., 1243.

    Corneille (Marie), 1237-1239.

    Corneille (Marie-Angl.), 1241.

    Corneille (Pierre).

 Cet ouvrage tant tout entier consacr  Corneille, il aurait fallu
 rpter ici chacun des articles cits dans la _Bibliographie_. Pour
 simplifier, nous nous sommes born  indiquer dans l'ordre
 alphabtique chacun des ouvrages de notre pote. Nous les avons
 marqus d'un astrisque.

    Corneille (Pierre-Alexis): _Dissertation sur la date de la
      naissance de Corneille_, 1203;
        _Rapport_ sur le mme sujet, 1205.

    _Corneille prcieux_, par V. G., 1319.

    Corneille; ses relations avec la famille Pascal..., 1214.

    Corneille (Thomas), 148;
      _Camma et Stilicon_, 73;
      _Mde_, 1084;
      _Thtre_, 106, 109-113, 381, 624, 625, 628, 629, 632, 634-637;
      _Thtre choisi_, 640-643, 645, 649, 651-654, 656, 657, 659, 661,
         665, 669-672, 675, 676, 680, 682, 683, 685, 703, 714-717, 719,
         725;
          dition des _OEuvres_ de P. Corneille, 625, 629;
      _Notes sur P. Corneille_, 1176;
      _Discours  l'Acadmie Franaise_, 1249.

    _Cornlie_, trag. de R. Garnier, 32.

    Cornelius (P.): _Der Cid_, 1173.

    Corrozet (Gilles), diteur de _Sofonisba_, 82.

    Costar, 148.

    Coste d'Arnobat: _Mmoires pour Marie-Franoise Dumesnil_, 1429.

    Cotin: _Posies choisies_, 205-208.

    Cotton (Charles): trad. angl. d'_Horace_, 909, 910.

    Coulanges (Mme de), 89.

    Coupe (Mlle), chanteuse, 1089.

    Courant (Marie), 1.

    Courson (A. de) et V. Radot: _Chefs-d'oeuvre des Classiques
      franais_, 796.

    Court, peintre, 1218.

    Cousin (Victor), 240.

    Craun (C.-H.), musicien, 1130.

    Crpet (E.): _Les Potes franais_, 800.

    Crevel de Charlemagne: _Eloge de P. Corneille_, 1580.

    _Critique de Rodogune_, 1441.

    _Critique (La) de Brnice_, 1469.

    _Critique posthume d'un ouvrage de M. de Voltaire_, 640 g.

    Cubires-Palmzeaux: _Lettre du chevalier de Laurs, etc_., 1483;
      _Les deux Centenaires de Corneille_, 1535.


    D.

    Daguin, _Prface_, 113.

    Dangeau: Son _Journal_, 35.

    Daret (P.), graveur, 15, 92, 94.

    Darrangon (F. L.): _Le Prononc, ou la Prminence potique du
      grand Corneille_, 1277.

    Da Silva Campos e Mello (Antonio Firmino): imit. portug. du _Cid_,
      895.

    Da Silva (Francisco): _Diccionario bibliographico port_.: 892, 896,
      898.

    Dassoucy: _L'Ovide en belle humeur_, 198;
      _Airs  quatre parties_, 201; cf. 54, 75.

    Dauvilliers, acteur, 32, 50, 80, 84 _bis_, 89.

    David (Domenico): _Amor e Dover_, 1094.

    David (H.), graveur, 106, 118, 124, 126, 127.

    Decomberousse: _Le Mariage de Corneille_, 1545.

    _Dcoration de l'Illusion comique_, 1348.

    _Dfense du Sertorius de M. Corneille_, 1460.

    *_Deffense des Fables dans la Posie_, 156, 231-233.

    _Deffense (La) du Cid_, 1354.

    Defosse (J.-C.): _Le Jour de l'inauguration de la statue de
      Corneille_, 1516;
        _Stances sur la dcouverte du portrait de Corneille_, 1521.

    De Griek (Claudius): trad. nerl. d'_Hraclius_, 977.

    Delaunay, acteur, 35.

    Delavigne (Casimir): _Discours en l'honneur de P. Corneille_, 1500.

    Delrue (J.-A.): _A Pierre Corneille_, 1518;
      _Stances en l'honneur de Corneille_, 1571.

    _Dlices (Les) de la Posie galante_, 213.

    Delidel (Le Pre): _La Thologie des Saints_, 215.

    Delille (Mlle), actrice, 820.

    Delisle de Salles: dit. de Corneille, 673.

    Delisle (Louis): _Six Tragdies de Corneille retouches_, 811.

    _Delle migliori tragedie greche e francesi Traduzioni ed Analisi_,
      829.

    Delpit (M.-A.): _A Corneille_, 1529.

    Del Rey (Firmin): traduct. esp. de Polyeucte, 886.

    Delzons: _Dfense de P. Corneille, sur le sujet de l'Hraclius_,
      1443.

    Denham (Sir John): trad. angl. de _la Mort de Pompe_, 913.

    _Dniais_ (_Le_), com. de Gillet de la Tessonnerie, 50.

    Deniport: _Vers sur Corneille_, 1508.

    Denis: _Dissertation sur quelques passages de Snque et de
      Corneille_, 1300.

    Dering (Sir Edward), 914.

    Derivis, chanteur, 1134.

    Deroulde (P.): _Corneille_, 1533.

    Dsaugiers et Gentil: _Hommage au grand Corneille_, 1551.

    Deschamps (Mlle Rose), actrice, 95.

    Desfontaines: _La Vraie Suite du Cid_, 1390-1392.

    Desjardins (Ernest): _Le grand Corneille historien_, 1315, 1316.

    Desmares (Mlle), actrice, 95.

    Desmolets (Le Pre): _Continuation des Mmoires de littrature_,
      238.

    Desnoiresterres (G.): _Voltaire et la Socit franaise_, 1239.

    Des OEillets (Mlle), actrice, 80, 82.

    Despois (Eugne), 9, 87, 1348.

    Desriaux: _La Toison d'or_, 1160, 1161.

    _Dessein de la Tragdie d'Andromde_, 54.

    _Desseins de la Toison d'or_, 75.

    Dsurlis, acteur, 89.

    Dsurlis (Mlle), actrice, 89.

    De Swaen (Michel): trad. nerl. du _Cid_, 940;
      de _Cinna_, 953.

    _Deutsche Schaubhne_, 1016.

    _Deux Dissertations concernant le Pome dramatique_, par
      d'Aubignac, 1459.

    *_Deux Lettres indites  Huyghens de Zuilychem_, publ. par
      M. Ed. Fournier, 179.

    *_De victoriis Regis Christianissimi Ludovici XIV_, 152.

    Devigny, acteur, 820.

    Deville (A.). _Note biographique sur Corneille_, 1209;
      _Rapport sur le monument v lever  P. Corneille_, 1221;
      _Notice sur la statue de P. Corneille_, 1224;
      _Prcis historique sur la statue de Corneille_, 1227;
      _Compte-rendu des hommages dcerns par la ville de Rouen_, 1229;
      _Rapports sur les concours de posie_, 1505, 1506.

    Devoyod (Mlle), actrice, 95.

    Devrient (Ed.). _Une Reprsentation d'Horace_, 1423.

    De Witt (Jan), trad. d'_Horace_, 943-948.

    Deyeux: Corneille et Racine, 1400.

    _Dialogues of the Dead_, by Lord Lyttelton, 1254.

    Diamante (J.-B.): imit. esp. du _Cid_, 9, 876, 1402, 1403,
      1409, 1410, 1413.

    _Dichtkundig Onderzoek op het vertaald Treurspel Pompejus_, 967.

    Didier (Mlle Rose), 95.

    Didot (A.-F.): _Prface_, 109, 195, 278, 320.

    _Discours abrg sur le grand Corneille_, 1264.

    _Discours  Cliton sur les Observations du Cid_, 1368.

    _Discours en vers en l'honneur de Corneille_, 1492.

    *_Discours sur le Pome dramatique_: trad. ital., 828 bis.
      (_Additions et corrections_);
        trad. nerl., 923.

    _Dispute littraire sur les OEuvres de Corneille et de Racine_, 1335.

    _Dissertation critique sur l'OEdipe de Corneille_, 1451.

    _Dissertation sur Corneille et Racine_, par Durosoi, 1347.

    _Dissertation sur les pices de Corneille et de Racine_, 1334.

    _Dissertation sur les Sophonisbes de Mairet et de Corneille_, 1465.

    _Dissertation sur l'OEdipe de Corneille_, par Pellegrin, 1455.

    _Dissertation sur un vers de la tragdie des Horaces_, 1420.

    _Diversitez curieuses_, par l'abb Bordelon, 236.

    _Document relatif  Corneille_, comm. par M. Floquet, 176.

    _Document (Un) fameux sur P. Corneille_, 1216.

    Doinat (Alexis): _tude sur Corneille_, 1292.

    Dolce (Ludovico): 73.

    Dolivar, graveur, 1147.

    _Dom Plage_, roman de Juvenel, 60.

    _Dom Rodrigo_, imit. portug. du _Cid_, 895.

    _Dom Ruy Cid de Bivar_, imit. portug. du _Cid_, 896.

    _Don Bertran de Cigarral_, com. de Th. Corneille, 69.

    Donizetti, musicien, 1133-1140.

    Donneau de Vis: _Nouvelles nouvelles_, 82;
      _Mercure galant_, 225-229;
      _Relation de la reprise d'Andromde_, 1445;
      _Dfense du Sertorius de M. Corneille_, 1460;
      _Critique de la Sophonisbe_, 1461;
      _Dfense de la Sophonisbe_, 1463.

    _Don Rodrigo_, drame de A.-F. de la Serna, 880.

    _Don Rodrigo_, opra de D. Ant. Arnao, 1112.

    _Don Rodrigo de Bivar_, imitation du _Cid_, 877.

    _Don Sanche_, tragi-com.: dit. orig., 60-64;
      rimpr. contemp., 349-352; dit. mod., 607;
      remaniement, 822, 823;
      trad. ital., 865.

    _Dood (De) van Pompejus_, trad. nerl. de _la Mort de Pompe_,
      967, 968.

    Dorat: _Racine  M. de Voltaire_, 640 h.;
      _Eptre  l'Ombre d'un ami_, 1481;
      _Portrait de Corneille_, 1265.

    Drgens (Herm.): trad. allem. d'_Horace_, 1032.

    Dorsan, acteur, 820.

    Dorset (Earl of), 915.

    Dorus-Gras (Mme), chanteuse, 1134.

    Dozon, chanteuse, 1160.

    Draghi (Antonio), musicien, 1158.

    Dreux du Radier: _Lettre  M*** sur le grand Corneille_, 1234;
      _Mmoire pour le Sr Jean-Franois Corneille_, 1235.

    Druzechy, musicien, 1150.

    Dubarrois, musicien, 1546.

    Dublar: _Eptre  Corneille_, 1510, 1511.

    Duboc (P.-J.): Hommage  Corneille, 1515.

    Dubois, dit. du _Cid_, 429, 435, 437, 443, 446, 447, 451, 456;
      dit. d'_Horace_, 470, 479, 485, 486, 490-492, 497.

    Dubourg, chanteur, 1150.

    Dubuisson-Aubenay, 54.

    Ducis: _Les Bonnes Femmes, ou le Mnage des deux Corneille_, 1489.

    Duchesnois (Mlle), actrice, 9.

    Du Clos (R.), graveur, 118.

    Du Croisy, acteur, 87, 95.

    Du Croisy (Mlle), actrice, 95.

    Dufer, acteur, 65.

    Dufort, machiniste, 59, 79.

    Dufresne, acteur, 56.

    Dumas (Adolphe), _Corneille, stances_, 1501.

    Dumas (Alex.) fils: _Le Cid d'Andalousie_, 1417.

    Dumersan: _Mlite ou la premire pice de Corneille_, 1346, 1570;
      _Inauguration de la Statue de Corneille_, 1513.

    Dumesnil (Mlle), actrice, 44;
      _Mmoires_, 1429, 1437.

    Dumesny, chanteur, 1084.

    Du Mont-Sacr (N. de Montreux, sieur), voy. Montreux.

    Dun, chanteur, 1084, 1085, 1087, 1088.

    Dun (Mlle), chanteuse, 1085.

    Duparay (B.): _Des Principes de Corneille sur l'art dramatique_,
      1312.

    Du Parc, acteur, 56.

    Du Parc (Mlle), actrice, 86, 147.

    Du Prier (Charles), 148, 154, 164;
      _les Fontaines de Paris_, 222;
      _Posies choisies_, 205-208.

    Du Petit-Val, 3.

    Dupin (Mlle), actrice, 44, 50.

    Dupont (C.-J.): _Chefs-d'oeuvre dramatique franais_, 794.

    Dupont (Mme), 1.

    Dupont (Thomas, Jacques et Guillaume), 1.

    Dupr (J.-G.), dit. de Corneille, 667-670, 675.

    Duprez, chanteur, 1134.

    Duputel: _Proposition_ relat. au monument de Corneille, 1222.

    Duranville (L. de): _Note sur l'emplacement de la statue de
      Corneille_, 1228;
        un _Sonnet_ de Corneille, 209.

    Durosoi: _Dissertation sur Corneille et Racine_, 1338.

    Du Ryer: 3, 9.

    Dutreik: _Cantate en l'honneur de Corneille_, 1546.

    Duval-Sanadon: _ptre  Corneille_, 1480;
      _Hommage de la Neustrie aungrand Corneille_, 1493.

    Duveyrier (H.), dit. de Corneille, 644.


    E.

    _cole (L') des maris_, com. de Molire, 65.

    Edelinck, graveur, 219.

    _Edipo_, trag. d'Andrea dell'Anguillara, 73.

    _Edipo_, trag. de Lodovico Dolce, 73.

    _Edipo_, trag. d'Ettore Nini, 73.

    _Edipo Re_, trag. de Girolamo Giustiniani, 73.

    _Edipo Tiranno_, trag. de Pietro Angelio, dit le Bargeo, 73.

    _Edipo Tiranno_, trag. d'Orfano Giustiniano, 73.

    Elias (M.): trad. nerl. d'_Attila_, 999-1001.

    lie (Lucien) et Lemaire an: _Corneille et ses amis_, 1575, 1576.

    _lite des Posies hroques et gaillardes_, 247.

    _loge de Corneille_, 1247-1298.

    _loge du grand Corneille_, par la Fvrerie, 1248.

    _Elogia Julii Mazarini_, 214.

    _Emoustero (El) engaado_, imitation du _Menteur_, 889.

    _En Bttrad villhjerna_, imit. sud. du _Menteur_, 1054-1056.

    _Engagements (Les) du hasard_, 56.

    _Entretien sur les_ Tragdies de ce temps, 1331.

    _Epinicia Musarum Eminentiss. Card. Duci de Richelieu_, 184.

    _Epistres (Les) du sieur de Bois-Robert Metel_, 194.

    _Epitaphium in aede San Benedictina Parisiis appendendum_ Nicolaus
      Gulonius... designabat, 197.

    _ptre  Corneille_, 1482.

    _ptre  Corneille_, par Dublar, 1510.

    _ptre  Corneille_, par Duval-Sanadon, 1480.

    _ptre  Corneille_, par L. F., 1488.

    _ptre  Corneille_, par M***, 1495.

    _ptre  l'Ombre d'un ami_, par Dorat, 1481.

    _ptre aux Potes du temps, sur leur querelle du Cid_, 1366.

    _Eraclie_, trad. roum. d'_Hraclius_, 900.

    _Eraclio_: opras de ce nom, 1143-1145.

    _Essor, prludes philosophiques_, etc., par Lavallery, 1342.

    _Esprit du grand Corneille_, par Charlier, 787.

    _Esprit (L') du grand Corneille_, par Fr. de Neufchteau, 792.

    Estienne (F.), pseudonyme de L. Feugre. Voy. ce nom.

    Estienne (Henri), sieur des Fossez, pote grec et latin, 195.

    Esturville (Mme d'), voy. Ranquet (lisabeth).

    _tudes de philosophie catholique sur l'art_;
      _Polyeucte_, 1432.

    _Examen de ce qui s'est fait pour et contre le Cid_, 1369.

    * _Excuse  Ariste_, 141, 142.

    _Extraits de l'Imitation_, publ. par Sobry, 805.

    _Extraits des Classiques franais_, 802.


    F.

    Fabre (Victorin): _P. Corneille_, 1192;
      _loge de P. Corneille_, 1269, 1270.

    Farinelli, musicien, 1169.

    Faugre: _Vers indits de Corneille_, 177.

    _Fautes (Les) remarques en la Tragicomdie du Cid_, 1353.

    Favart (Mlle), actrice, 95.

    Federici, musicien, 1162.

    _Feint (Le) Astrologue_, com. de Th. Corneille, 56.

    Feitama (Sybrand): trad. nerl. de _Pertharite_, 988-991;
      de _Tite et Brnice_, 1002-1004.

    Fel (Mlle), chanteuse, 1089.

    Flibien, 51, 54.

    Ferecida Elbeni Cremete: trad. ital. du _Cid_, 832, 833.

    Fernandez y Gonzalez, imitateur du _Cid_, 879, 880.

    Ferrari (Benedetto), 54.

    Ferreti (Jacopo): _Il Cid_, 1110.

    Ferrire (Emile): _Corneille et Guillen de Castro_, 1324;
      _Corneille et Racine ont-ils fait parler l'antiquit?_ 1344.

    _Fte (La) de Saint-Pierre_, 1553, 1554.

    _Fte (La) sculaire de Corneille_, 1536.

    Feugre (Lon), dit. de Corneille, 736, 757;
      _Morceaux choisis_, 795.

    Feydel (Gabr.): _Lettre relat.  Corneille_, 1201.

    Fiebig (O.): dit. du _Cid_, 439;
      dit. d'Horace, 482;
      dit. de _Cinna_, 531.

    Figueiredo (Manuel de): trad. portug. du _Cid_, 894;
      de _Cinna_, 897.

    Filidor, musicien, 1150.

    Filippi (De'): _Prface_.

    Fillon (Benjamin), 379.

    Fiorilio (Ign.), musicien, 1150.

    Firmin, acteur, 35.

    Fix (Mlle), actrice, 95.

    Flchier: _Plainte de la France  Rome_, 250-252.

    Fleischer (Tobias): trad. allem. de _Polyeucte et de Cinna_, 1010.

    _Fleur (La) des Chansons amoureuses de ce temps_, 781.

    Fleury: _Corneille_, scne dram., 1584.

    Fleury (J.): _P. Corneille_, 1191.

    Flipart (J.-J.), graveur, 640.

    Floquet: _Document relatif  Corneille_, 176;
      _Rflexions sur l'Histoire de Corneille de Taschereau_, 1182;
      _Rle politique de Corneille pendant la Fronde_, 1208;
      _Lettres de noblesse accordes  P. Corneille, le pre_, 1230.

    Floridor, acteur, 15, 20, 73, 82.

    Fokke (S.), graveur, 925, 966, 970.

    * _Fontaines (Les) de Paris_, 222, 231-233.

    Fontenelle: _Vie de Corneille_, 1175;
      cf. 1338;
      _Parallle de Corneille et de Racine_, 1332.

    Foote (Samuel): imit. angl. du _Menteur_, 919.

    Forestier, chanteur, 95.

    Foucquet, 73.

    Fournel (Victor): _Curiosits thtrales_, 20.

    Fournier (douard): _Notes sur Corneille_, 1199;
      cf. 20, 60, 184, 185, 245;
      _Deux Lettres indites de Corneille_, 179;
      _Observations sur des vers indits de Corneille_, 242;
      _Titus et Brnice_, 1174;
      _Corneille et le Monde_, 1530;
      _Corneille  la butte Saint-Roch_, 1582.

    _Fragment d'tude sur la vieillesse de Corneille_, 1210.

    _France (La) littraire_, par Burguy, 797.

    Francheville (De): _Posies choisies_, 206.

    Frank (J. Wolfg.), musicien, 1147, 1167.

    Franke (Carl): trad. allem. du _Cid_, 1026.

    Freeman: _A Comparison between the Horace of Corneille and the
      Roman Father of Mr. Whitehead_, 1421.

    Frre (Edouard): _Note sur P. Corneille, considr  tort comme
      l'auteur de l'Occasion perdue recouverte_, 1322;
        _Une Sance de l'Acadmie des Palinods_, 1325;
        _Note bibliographique sur les Traductions en vers de
           l'Imitation de Jsus-Christ_, 1474.

    Frescarode: _Hommage aux Mnes de Corneille_, 1485.

    Frosne (J.), graveur, 203.

    Furetire: _Chapelain dcoiff_, 1398.

    Fux (Joseph), musicien, 1129.


    G.

    G. (B.): _Richelieu et les Cinq Auteurs_, 1301.

    G. (V.): _Corneille prcieux_, 1319.

    Gaillard (Emm.): _Nouveaux Dtails sur P. Corneille_, 1207;
      cf. 1, 245.

    Gaillard (Gabriel-Henri): _loge de P. Corneille_, 1258;
      _Mlanges acadmiques_, 1340: cf. 1338.

    Gaillard (Jacques), 3.

    * _Galerie (La) du Palais_, com.: dit. orig., 4;
      rimpr. contemp., 267;
      dit. mod., 401, 402.

    Gallet (Louis): _Le Cid_, 1114.

    Gallois (Lonard): _Le Citateur dramatique_, 793.

    Galvez Amandi (Rafael): _Para heridas las del honor_, 880.

    Garcia Suelto (Tomas): trad. esp. du _Cid_, 878.

    Garcia Verdugo (Manuel): trad. esp. de _Cinna_, 385;
      de _Polyeucte_, 888;
      de _Rodogune_, 891.

    Gardel: _Perse et Andromde_, 1151.

    Garnier (Robert), 32.

    Gasparini (Fran.), musicien, 1145.

    Gastinel, musicien, 1174.

    Gaulde, chanoine, 114, 127.

    Gaussin (Mlle), actrice, 44.

    Gautier (Thophile): _P. Corneille_, 1523.

    Gavaudan (Mlle), chanteuse, 1160, 1161.

    _Gazette_ (_La_): renvois  ce journal, 93.

    Gebel (G.), musicien, 1155, 1162.

    _Gebod der liefde_, trad. nerl. de _Cinna_, 953.

    Geffroy, acteur et dessinateur, 664, 666.

    Generati, musicien, 1107.

    Gnin: _Le Cid_, 1403.

    Georges (Mlle), actrice, 9.

    Gruzez: dit. du _Cid_, 434, 445, 454, 460;
      dit. d'_Horace_, 476, 493, 496, 501;
      dit. de _Polyeucte_, 576;
      dit. de _Rodogune_, 602;
      dit. de _Nicomde_, 610;
      dit. du _Thtre choisi de Corneille_, 726, 747, 760;
      _Corneille_, 1288.

    Ghirardelli: _La Mort de Crispe_, 84 bis.

    Giacobbi (Girolamo), 54.

    Giannini (Gio.-Matt.), 1152.

    Gigli (Girolamo): trad. de _Nicomde_, 866.

    Gigoux: _Portrait de Corneille_, 1219.

    Gilbert (Gabriel), 40.

    Gillet de la Tessonnerie, 50.

    Giovannardi: trad. de _Cinna_, 848.

    Girard: _Posies choisies_, 204-208.

    Girard (L'abb): _Nouvelles Remarques sur l'OEdipe de M. de
      Voltaire_, 1453.

    Giustiniani (Girolamo), 73.

    Giustiniano (Orfano), 73.

    Glatigny (Albert): _A P. Corneille_, 1528.

    Glaubitz (Freih. von): traduct. allem. d'_Horace_, 1029.

    Gobillon (N.), cur, 138.

    Godeau, vque de Grasse, 26.

    Godefroy (Frdric): _Lexique compar de la langue de Corneille_,
      1318.

    Godlewski (Ks. Franc.): trad. polon. de _Cinna_, 1068.

    Godolphin (Sidney), 915.

    Goeree (J.), graveur, 992.

    Goldoni (Carlo): _Il Bugiardo_, 856.

    Gombault: _Posies choisies_, 207.

    Gottschede: _Deutsche Schaubhne_, 1024, 1029.

    Gosselin (E.): _P. Corneille le pre_, 1231, cf. 245;
      _Particularits de la vie judiciaire de P. Corneille_, 1211;
      _Un Episode de la jeunesse de P. Corneille_, 1212.

    Got, de la Comdie franaise, 8, 86.

    Goujet: _Le Mariage du grand Corneille_, 1543;
      _Hommage  Corneille_, 1544;
      _La Maison de Corneille_, 1547;
      _Les deux Corneille_, 1550.

    Goujet (l'abb): _Continuation des Mmoires de littrature_, 238;
      _P. Corneille_, 1179.

    Gounod (Charles), musicien, 1141.

    _Gran (Il) Cid_, opra d'Alborghetti et Stck, 1096.

    Grandpr (Mlle de), chanteuse), 95.

    Grandval (Racot de), acteur, 60, 65, 80.

    Granger: _Andromde_, 1150.

    Granges de Fontenelle, musicien, 1093.

    Granet (l'abb): [_OE]uvres diverses de Corneille_, 174, 175;
      cf. 1, 161, 168, 239;
      _Recueil de Dissertations sur plusieurs Tragdies de Corneille
        et de Racine_, 1336.

    _Gratiarum Actio Cardinali Mazarino_, 32, 146, 828.

    Gravelot, dessinateur, 610.

    Greatti (Giuseppe): trad. ital. du _Cid_, 841.

    Greflinger (Georg), trad. allem. du _Cid_, 1014, 1015.

    Greguss goston: trad. magyare du _Cid_, 1081, 1082.

    Grtry (A.), neveu: _Une Matin des deux Corneille_, 1541.

    Grimod de la Reynire: _Ides sur Corneille_, 1267.

    Grossi (Carlo), musicien, 1152.

    Guazzoni (Dionisio), 54.

    Gudin de la Brenellerie: _loge de P. Corneille_, 1273.

    Gudon, chanteur, 1149.

    Gunot(C.): P. _Corneille_, 1200.

    Gurente, 3.

    Gurin, acteur, 9, 26.

    Guichard, acteur, 1527.

    Guillard: _Les Horaces_, 1123, 1125;
      _OEdipe  Colonne_, 1156, 1157.

    Guibert: _Hommage au grand Corneille_, 1486, 1487.

    Guinaud (A.): _loge de P. Corneille_, 1279.

    Guiot (Joseph-Andr): _Le Morri des Normands_, 1.

    Guiot (Mlle), actrice, 9, 20, 26, 35, 44.

    _Guirlande (La) de Julie_, 186-192, 204-208.

    Guizot: _Vie de P. Corneille_, 1180;
      _Corneille et son temps_, 1194, 1195;
      cf. 60.

    Gusmo (Al. de): _Notas  Critica que o snr. Marquez de Valena
      fez  Tragedia do Cid_, 1401.

    Guyard (Lon): _Premires reprsentations d'Attila_, 1468.

    Guy-Patin, 9.

    Guyot de Pitaval: _Bibliothque de Cour_, 258.

    Gyllenborg (Carl): imit. sud. du _Menteur_, 1054-1056.


    H.

    Haendel (G.-Fred.), musicien, 1095, 1163.

    Hallam (Henry): _Corneille_, 1283.

    Hallays-Dabot, 26.

    Hnlein (Carl von): trad. allem. de Corneille, 1012.

    Hardouin, chanteur, 1149.

    Harlay de Champvalon (Fr. de), 184.

    Harzenbusch, 50.

    Hatzfeld (A.): _Les Commencements de P. Corneille_, 1311.

    Haverkamp (Jan): trad. nerl. de _Sertorius_, 994, 995.

    Haydn (J.-M. von), musicien, 1150.

    Heidenreich (D. E.): trad. allem. d'_Horace_, 1028.

    Hekimtan (Z.): trad. armn. de _Polyeucte_, 1080.

    Heller (H.): trad. allem. de _Rodogune_, 1046.

    Hellis: _Rflexions sur le tableau demand par l'Acadmie de
      Rouen  M. Court_, 1218;
        _Dcouverte du portrait de P. Corneille_, 1220.

    Henriette d'Angleterre, 87.

    _Heraclio reconhocido_, trad. port. d'_Hraclius_, 899.

    * _Hraclius_, trag.: dit. orig., 50-53;
      rimpr. contemp., 339-343;
      dit. mod., 605;
      trad. ital., 862-864;
      trad. portug., 899;
      trad. roumaine, 900;
      trad. angl., 921;
      trad. nerl., 977-980;
      trad. pol., 1075;
      opras tirs d'_Hraclius_, 1143-1146, 1146 _bis_ (_Additions_);
      pices relatives  _Hraclius_, 1412, 1443.

    Herv (Mlle), actrice, 56.

    * _Heures contenant l'Office de la Vierge_, 779, 780.

    _Hippolyte_, trag. de La Pinelire, 185.

    _Histoire de Corneille_, par Taschereau, 1181.

    _Historiettes baguenaudires_, par M. de Chennevires, 1458.

    Hoffmann: _Mde_, 1092.

    _Hommage au grand Corneille_, par P. de B...tte, 1496.

    _Hommes (Les) illustres_ de M. de Campion, 209.

    _Honor y Amor_, drame de Zamcola, 880.

    _Honore contra amore_, trad. ital. du Cid, 837.

    _Honrado (El) Hermano_, trag. de Lope de Vega, 15.

    _Honrador (El) de su padre_, imit. esp. du Cid, 9, 876, 1402, 1403,
      1410, 1413;
        trad. en fran., 1409.

    * _Horace_, trag.: dit. orig., 15-19;
      rimpr. contemp., 289-297;
      dit. mod., 462-501;
      trad. latine, 825 _bis_ (_Addit. et Corrections_);
      trad. ital., 844-846;
      trad. esp., 881;
      trad. angl., 907-910;
      trad. nerl., 943-952;
      trad. allem., 1028-1034;
      trad. sud., 1053;
      trad. serbe, 1063;
      trad. polon., 1066, 1067;
      trad. magyare, 1083;
      opras tirs d'_Horace_, 1115-1127;
      pices relatives  _Horace_, 1419-1423.

    * _Horaces (Les_), trag., voy. _Horace_.

    _Horazia_, trag. de l'Artin, 15.

    Hoszisky, musicien; 1154.

    Houl: _Rapport sur la date de la naissance de Corneille_, 1204.

    Hubert, acteur: 9, 20, 26, 50, 80, 87, 95.

    Huet, 148.

    _Huetiana_, 186, 187.

    Hugo (Abel), 1560.

    Huilart: _P. Corneille  Rouen_, 1539.

    Hurmuz (Georges): trad. armn. de _Polyeucte_, 1079.

    Huydecoper (Balthasar): trad. nerl. d'_OEdipe_, 992, 993;
      _Corneille verdedigd_, 1454.

    Huyghens de Zuilychem: 60, 179.

    * _Hymnes de Sainte Genevive_: 177.


    I.

    * _Illusion (L') comique_, com.: dit. orig., 8: rimpr. contemp.,
       272;
         dit. mod., 409, 410;
         arrangement, 715;
         trad. nerl., 924-926;
         _Dcoration de l'Illusion_. 1348.

    * _Illustre (L') Thtre_, 378.

    _Illustrissimo Viro Pomponio de Bellivre_... Panegyricus: 200.

    Imbert de la Platrire: _la Centenaire du grand Corneille_, 1484.

    * _Imitation (L') de Jsus-Christ_, trad. en vers;
      dit. orig. 114-136;
      rimpr. contemp., 382-393;
      dit. mod. 764-778;
      extraits, 803-809;
      trad. nerl., 1006-1009. Cf. 73.

    _Impromptu (L') de l'htel de Bourgogne_, com., par Montfleury,
      32.

    _Impromptu (L') de Versailles_, com. de Molire, 65, 73.

    _Inconnu (L') et vritable Amy de Messieurs de Scudry et
      Corneille_, 1356.

    _In Liefd'bloejende_, socit littraire, 967, 978, 999.

    _In Magnis voluisse sat est_, socit littraire, 967, 973.

    _Innocence (L') et le vritable Amour de Chimne_, 1383.

    * _Inscription pour l'Arcenal de Brest_, 172.

    Iselburg (Bart.), grav., 1014.


    J.

    Jacobs (F.): _P. Corneille_, 1183.

    Jacquet (Mlle), chanteuse, 1089.

    Janin (Jules): _Notice sur P. Corneille_, 663;
      _Rachel et la Tragdie_, 26;
      _Examen de Don Sanche_, 1447.

    Jarry, calligraphe, 186, 187.

    _Jason ou la Toison d'or_, opra, 1159.

    Jay (A.-J.): _loge de Corneille_, 1274.

    Jliot, chanteur, 1089.

    _Jeunesse (La) de Corneille_, com., 1566.

    Joanny, acteur, 20.

    _Jocaste_, trag. de Lauraguais, 1456.

    Jodelet, acteur, 40.

    Jolly, diteur de Corneille, 634-636;
      cf. 50, 60, 65.

    Jomelli, musicien, 1162.

    Jonette, diteur du _Cid_, 448, 449.

    Joos, _Attila_, 1171.

    Jourdain (l.), _P. Corneille  la cour de France_, 1574.

    Journet (Mlle), chanteuse, 1085, 1149.

    Jouvenet, peintre, 1220.

    Jouy (De): _La Maison de Corneille_, 1202.

    _Jugement (Le) du Cid compos par un Bourgeois de Paris_, 1370,
      1371.

    Julye (Mlle), chanteuse, 1088.

    Jussy (De): _Posies choisies_, 205-208.

    Juvenel (De): _Dom Plage_, 60.


    K.

    Kallsen (O.): trad. allem. du _Cid_, 1025.

    Katjenin (Pavel): trad. russe du _Cid_, 1058.

    Keiser (Reinhardt), musicien, 1146.

    Kissling (Georg.), dit. du _Cid_., 421.

    Kleffel (Gust.): trad. allem. du _Cid_, 1018.

    Konarski (Stan.): trad. pol. d'_Othon_, 1076.

    Kormart (Christ.): imit. allem. de _Polyeucte_, 1035, 1036.

    Krasicki (Ign.): trad. polon. du _Menteur_, 1073, 1074.

    Kummer (J.-J.): trad. allem. du _Cid_ et d'_Horace_, 1011, 1013.


    L.

    La Beaumelle (A.): _Du Cid_, 1402.

    La Barre (E. de) Duparcq: _La Gloire des armes chez Corneille_,
     1326.

    La Boullaye: _Corneille et Rotrou_, 1578;
      _Corneille chez Poussin_, 1579.

    La Brunetire (G. de), vicaire gnral, 138.

    Lacabane, 176.

    La Chapelle, 79.

    Lacroix (Paul). _Prface_, 3, 56;
      _Vers indits de Corneille_, 242;
      _Addenda aux oeuvres des grands crivains_, 243;
      cf. 204, 207.

    Ladame (Gabr.), graveur, 109.

    La Fvrerie: _loge du grand Corneille_, 1248.

    Laffemas (L. de): _Posies choisies_, 205-208.

    La Fleur, acteur, 82.

    Lafon, acteur, 9, 1500;
      _Discours prononc  l'inauguration de la statue de Corneille_,
        1226.

    La Fontaine: _Recueil de Posies chrestiennes et diverses_,
      783-785.

    L'Age (De): _Posies choisies_, 204-208.

    La Germonire (E. de), 260.

    Lagrange, comdien, 35, 87, 95;
      extr. de son _Registre_, 7, 8, 15, 20, 32, 35, 44, 50, 54, 65,
        80, 82, 86, 87, 95;
         _OEuvres de Molire_, 65.

    La Harpe: _Corneille_, 1268.

    Lain, chanteur, 1125.

    Las, chanteur, 1125, 1160.

    La Lanne (De): _Posies choisies_, 207.

    Lalanne (Ludovic): _Sonnet indit de Corneille_, 241.

    Lalli (Dom.): _Edippo_, 1155.

    La Martinire, _Epigrammatistes franois_, 256.

    Lambert, musicien, 75, 211.

    Lambinet (V.): _Fragment d'tude sur la vieillesse de Corneille_,
      1210.

    La Mesnardire: _Posies choisies_, 204-208.

    La Monnoye (Bernard de), 50.

    Lamotte (Mlle), actrice, 44.

    Landi (Antonio): _Il Rodrigo_, 840.

    Langeac (De): _Eloge de Corneille_, 1260.

    Langlois (E.-H.), graveur, 1224.

    La Pinelire: _Hippolyte_, trag., 185.

    Laroche, acteur, 1532.

    La Rue (Charles de), 151, 154, 155;
      _Carmina_, 219-221;
      _Idyllia_, 216-221;
      _Ludovico Magno, post expeditionem Batavicam Epinicium_, 160;
      _Ad Petrum Cornelium_, 1233;
      Sylla, trag., 246.

    La Serna (A.-F. de), _Don Rodrigo_, 880.

    La Serre: _loge de Corneille_, 1261.

    Laskowicz (Stan.): trad. polon. de _Polyeucte_, 1071.

    Lasne (Michel), graveur, 10, 12, 98, 100, 182, 183.

    La Thorillire, acteur, 9, 20, 26, 86, 87, 95.

    La Thorillire (Mlle de), 95.

    Latour (Ant. de): _P. Corneille, et J.-B. Diamante_, 1410.

    La Trmoille (Mme de), 9.

    La Tuillerie, acteur, 9, 26, 32, 65, 84 _bis_.

    Laudun d'Aigaliers, 15.

    Laujon: _Les Amours de P. Corneille_, 1542.

    Launay-Vassary (A.-J. de): _Discours en vers en l'honneur de
      Corneille_, 492.

    Lauraguais (Cte de): _Jocaste_, 1456.

    Laurent: _Corneille aux Champs-Elyses_, 1534.

    Lavallery (Aug. de): _Corneille, Racine et leur poque_, 1341.

    Le Baron, acteur, 9.

    Le Blant (Edm.): _Polyeucte et la zle tmraire_, 1434.

    Le Bret: _Posies choisies_, 205-208.

    Lebreton (Th.), _Hommage au grand Corneille_, 1512;
      _Strophes en l'honneur de Corneille_, 1519.

    Lebrun (Aug.), graveur, 1220.

    Le Brun: _Ode et Lettres  M. de Voltaire_, 1237.

    Le Brun, peintre et dessinateur, 15, 44, 118, 1220.

    Le Clerc: _Posies choisies_, 207.

    Lecoeur (Alexandre): _La Vrit chez Corneille_, 1313.

    Le Comte, acteur, 9, 32, 44, 50, 80 84 _bis_.

    Le Comte (Mlle), actrice, 9, 26, 32, 65, 84 _bis_.

    _Leons franaises de littrature et de morale_, 788.

    Le Corney (H.), dit. de Corneille, 710.

    Le Cornier (R.), chanoine, 114, 127.

    Lecouvreur (Adrienne), actrice, 26, 32, 65.

    Le Doyen, graveur, 106, 109, 211.

    Le Fort de la Morinire: _Choix de posies morales et chrtiennes_,
      786.

    Lefranc (E.), dit. de _Polyeucte_, 577, 583, 586.

    Legagneur (P.),: _Vers sur la statue de Corneille_, 1509.

    Le Gascon, relieur, 186.

    Legouv: _La Citoyenne Corneille d'Angly_, 1243.

    L'Eguis, acteur, 56.

    Lekain, dit. du _Cid_, 414;
      _Rflexions sur le Cid_, 817;
      _Observations sur Nicomde_, 824.

    Lelivre: _Examen du rle de Cornlie dans Pompe_, 1438.

    Lemaire et Elie: _Corneille et ses amis_, 1575, 1576.

    Lemazurier: _Galerie du Thtre-Fran_., 44.

    Lemer (Julien), dit. de Corneille, 735.

    Le Mire (N.), graveur, 640.

    Lempertz: _Geschichte des Buchhandels_, 263.

    Lenglet, musicien, 1093.

    Leo (Leonardo), musicien, 1150.

    Lepan (E.-M.-J.): _OEuvres de Corneille_, 688, 701;
      _le Miroir du coeur humain_, 791.

    Lepeintre (P.), dit. de Corneille, 698.

    Lepitre: _Le Songe du jeune Corneille_, 1556.

    Leportier (Stan.), dit. du _Cid_, 439;
      dit. d'_Horace_, 482;
      dit. de _Cinna_, 531.

    Le Rochois (Mlle), chanteuse, 1084.

    Leroy (Onsime), _Corneille et Gerson dans l'Imitation de
      J.-C_., 1473;
        cf. 807.

    Lescailje (Kataryne): trad. nerl. de _Nicomde_, 985-987.

    L'Estang, acteur, 56.

    L'Estoile (De), un des Cinq Auteurs, 91, 94;
      _Posies choisies_, 207.

    Lesuire: _Eloge de P. Corneille_, 1266.

    _Lettre  *** sous le nom d'Ariste_, 1361.

    _Lettre  M*** sur le grand Corneille_, 1234.

    _Lettre  M. de Voltaire sur une dition de Corneille_, 640 c.

    _Lettre  M. de Genouville_, par Voltaire, 1452.

    * _Lettre apologtique_, 144, 145.

    _Lettre de M. de Voltaire  M. l'abb d'Olivet_, 640 a.

    _Lettre du Chevalier de Laurs_, etc., 1483.

    _Lettre du Dsintress au Sieur Mairet_, 1374.

    _Lettre du Sr Claveret au Sr Corneille_, 1358.

    _Lettre pour Monsieur de Corneille_, 1363.

    _Lettre sur la nouvelle dition de Corneille, par M. de Voltaire_,
      640 _d_.

    _Lettre sur les Remarques qu'on a faites sur la Sophonisbe de
      M. Corneille_ 1464.

    _Lettre sur les Vers irrguliers_, 1299.

    _Lettres  M. de Voltaire, par Clment_, 640, _j_ et _k_.

    _Lettres (Les] de Sainct Bernard_, trad. par le R. P. Dom Gabriel
      de Sainct-Malachie, 196.

    * _Lettres indites_, publ. par M. Cl. Port, 178.

    Le Vavasseur: _Posies choisies_, 207.

    Levavasseur (G.): _Vie de P. Corneille_, 1186, 1190.

    _Lgarz_, trad. pol. du _Menteur_, 1073, 1074.

    _Ligdamon et Lidias_, trag.-com. de Scudry, 180.

    Ligneau: _Discours sur Corneille_, 1297.

    Lignerolles (Cte de): _Prface_, 99 _bis_ (_Add. et Correct._).

    Lignires (De): _Posies choisies_, 207.

    Linck (Cath. Salome): trad. allem. de _Polyeucte_, 1037.

    Lisle (J. A.): _Essai sur les thories dramatiques de Corneille_,
      1308.

    _Littrature (La) franaise_, par Staaf. 799.

    Livet: _Hist. de l'Acad. Fran.c_, 93;
      _Prcieux et Prcieuses_, 192;
      _A propos de la rception de M. Dumas fils  l'Acad. Franc_.,
       1418;
      _OEuvres de Saint-Amand_, 1472.

    Loisel, cur, 138.

    Lonati (Ascanio): _Attila_, 1169.

    Longepierre: _Mde_, 7;
      _Parallle de Corneille et de Racine_, 1330.

    Loret: _Muse historique_, 73, 75, 80, 82, 82 bis;
      _Posies choisies_, 210.

    Lormier, 260, 278, 355.

    Lotti, musicien, 1084.

    Lottin (A.-M.): _Catalogue des Libraires de Paris_, 260.

    * _Louanges de la Sainte Vierge_: dit. orig., 137;
      rimpr. contemp., 394.

    Loubens (Charles): _L'Acadmie et la Critique du Cid_, 1406.

    Lower (Sir William): trad. angl. d'_Horace_, 907;
      de _Polyeucte_, 912.

    Loy (De): _Illustrissimo Viro Pomponio de Bellievre_....
     _Panegyricus_, 200.

    Lubin, graveur, 1250.

    Lucas (Hipp.): _Documents relatifs  l'Histoire du Cid_, 1409.

    _Ludovico Magno, post Expeditionem Batavicam Epinicium_
      [auct. Delarue], 160.

    _Lgner_ (Der), trad. allem. du _Menteur_, 1041, 1042.

    Luis (Nicolau): trad. port. du _Cid_, 893;
      d'_Hraclius_, 899.

    Lully: _Psych_, 95.

    Lunden (A.-G.), dit. de _Cinna_, 528.

    Luyken (J.). graveur, 1007.

    _Lyar_ (_The_), imit. angl. du _Menteur_, 919.

    _Lying_ (_The_) _Lover_, imit. angl. du Menteur, 917, 918.

    Lyttelton (Lord): _Dialogues of the Dead_, 1254.


    M.

    Magdelon (Mlle), actrice, 56.

    Magnin (Charles): Reprise de _Don Sanche_, 1446.

    Maillard (Mlle), chanteuse, 1125, 1160.

    Mairet: _Sophonisbe_, 82;
      _Eptre familire au Sr Corneille_, 1373.

    Malesherbes: _Mmoire pour Jeanne-Marie Corneille_, 1242.

    Mallet de Brefud, 246.

    Malleville: _Posies choisies_, 204-208.

    Maltzan (Grfin): trad. allem. du _Cid_, 1027.

    Manelli (Francesco), 54.

    Mantgus (Jules): trad. esp. d'_Horace_, 884;
      de _Polyeucte_, 886.

    _Manuel de la Littrature franaise_, par Ploetz, 801.

    _Manuel du voyageur  Paris_, par P. Villiers, 259.

    Manzoni (Luigi): _Ottone_, 84 _bis_.

    Marazzoli (Marco), 75.

    Marbeuf (De), 3.

    Marcel, 3.

    Marescalchi, musicien, 1150.

    _Mariage (Le) de Corneille_, par Hiacynthe Decomberousse, 1545.

    _Mariage_ (_Le_) _du Cid_, tragi-com. par Chevreau, 1384-1389.

    _Marianne_, trag. par Tristan l'Hermite, 93.

    Mariette, graveur, 138.

    Mariette (Pierre), le fils, graveur, 138.

    Marigny: _Posies choisies_, 206, 207.

    Marinovi['c] (Nicolas): trad. serbe d'_Horace_, 1063.

    Marion. Voy. Dumersan.

    Marmontel, 1424.

    _Marmontel et Thomas_, parodie de _Cinna_, 1427.

    Marmontel: rduction de _Perse_, 1150.

    Marotte (Mlle), actrice, 80, 89, 95.

    Martin (Aim), 8, 9.

    Martin, chanteur, 1161.

    Martin (Henri): _L'Htel de Rambouillet et Corneille_, 1303.

    Marty-Laveaux: _De la Langue de Corneille_, 1314;
      _OEuvres de Corneille_, 662;
      cf. 3, 4, 6, 8, 9, 15, 26, 32, 35, 40, 44, 50, 54, 59, 60, 73,
      76, 80, 82, 84 bis, 87, 89, 95, 98, 100, 114, 118, 136, 139, 141,
      142, 143, 151, 156, 157, 169, 180, 183, 184, 186, 197, 202, 207,
      222, 239, 245, 247, 254, 803, 856, 864, 915, 1354, 1358, 1362,
      1370, 1371, 1377, 1380, 1412, 1435, 1440, 1449;
      _Imitation de Jsus-Christ_, 777.

    _Martyre (Le) de Saint-Eustache_, trag. de Des Fontaines, 26.

    _Martyrs_ (_Les_), imit. de _Polyeucte_, 1144.

    Mary-Lafon: _Rflexions sur Rouen et sur Corneille_, 1385.

    Massol, chanteur, 1134.

    Masson (Gustave), diteur de _Cinna_, 535;
      du _Cid_, 594.

    Matheus, graveur, 106, 109.

    Mathieu (Lonard): _De obitu Petri Cornelii_, 1478.

    Mattioli (Andrea), musicien, 1147.

    Maubant, acteur, 95.

    Maucroy: _Posies choisies_, 204-208.

    Mauduit (Louis), 3.

    Maynard: _Posies choisies_, 207.

    _Mayor (La) Gloria de un heroe es ser constante en la fe_, trad.
      de _Polyeucte_, 886.

    Mazarin, 32.

    _Medea e Giasone_, opra, 1090.

    _Medea in Corinto_, opra de Mayer, 1092.

    _Mde_, ballet de Noverre, 1091.

    _Mde_, op. d'Hoffmann et Cherubini, 1092.

    _Mde_, op. de Th. Corneille, 1084.

    * _Mde_, trag.: dit. orig., 7;
      rimpr. contemp., 270, 271;
      dit. mod., 407, 408;
      opras tirs de _Mde_, 1084-1095;
      Parallle avec la _Mde_ de Snque, 1347.

    _Mde et Jason_, opra, 1085-1089.

    _Mde et Jason_, opra de Milcent et G. de Fontenelle, 1093.

    Mgalbe, pseudonyme de Planat (P.), 822.

    Mhul, musicien, 1151, 1561.

    * _Mlanges potiques_, 2, 140.

    * _Mlite_, com.: dit. orig., 1;
      rimpr. contemp., 260-263;
      dit. mod., 395, 396;
      trad. angl., 901;
      pices relatives  _Mlite_, 1346, 1570.

    _Mmoires de littrature_, par de Sallengre, 238.

    _Mmoires de Marguerite Prier_, 240.

    _Mmoires de Trvoux_, 247.

    Mnage, 148; _Observations sur la Langue franoise_, 223;
      cf. 157;
      _P. Cornelii Epicedium_, 1477.

    Menon (Mlle), actrice, 56.

    * _Menteur_ (_Le_), com.: dit. orig., 35-39;
      rimpr. contemp., 318-322;
      dit. mod., 592-594;
      arrangement, 819;
      imitat. ital., 856;
      imitat. esp., 889;
      trad. et imitat. angl., 916-919; trad. nerl., 971, 972;
      trad. allem., 1041, 1042;
      imitat. sud., 1054-1056;
      trad. polon., 1073, 1074;
      pices relatives au _Menteur_, 1439, 1440.

    Mercadante, musicien, 1127.

    _Mercure galant_, 225-229; cf. 89.

    Merelli (Filippo): trad. ital. du _Cid_, 824, 839;
      trad. de _Polyeucte_, 850, 851;
      trad. de _Rodogune_, 858, 859;
      trad. d'_Hraclius_, 863, 864.

    Merlet (G.): _Extraits des Classiques franais_, 802.

    Mermet (Claude): _Sophonisba_, 82.

    Mry: _Corneille_, 1527.

    _Mes Rcrations dramatiques_, par Tronchin, 810.

    Mesnard (Paul): _OEuvres de Racine_, 87.

    Messager (Jean), graveur, 138.

    Meyer (Lodewyk): trad. nerl. du _Menteur_, 971, 972.

    Michelin, peintre, 219.

    Milcent: _Mde et Jason_, 1093.

    Millet (Mlle), 1.

    Milon (Mlle), chanteuse, 1149.

    Minato (Nicc.): _La Conquista del Vello d'oro_, 1158.

    Minelli (Andr.): _Rodoguna_, 1142.

    Miniewski (W[~l].): trad. polon. de _la Mort de Pompe_, 1072.

    Minier (Mlle), chanteuse, 1087.

    _Miroir (Le) du Coeur humain_, par Lepan, 791.

    _Mistaken (The) Beauty_, trad. angl. du _Menteur_, 916.

    _Mocedades (Las) del Cid_, trag. de Guillen de Castro, 9;
      refondue, 880;
      trad. en fran., 1409.

    Mol (Mathieu), 28.

    Molire: _Psych_, 95-97;
      son thtre, 9, 15, 20, 50, 56, 73, 80, 95.

    Molire (Mlle), actrice, 86, 87, 95.

    Molire (Mlle), actrice du thtre Louvois, 820.

    Molinier: _Dissertation sur le Cid_, 1413.

    Mondory, acteur, 4, 9, 93, 1327.

    Monein (Jos): imitation du _Menteur_, 889.

    Monmerqu: _Historiettes de Tallemant des Raux_, 255;
      _Lettres de Mme de Svign_, 1247.

    Montaiglon (A. de), 832.

    Montaigne (Michel de), 20.

    Montanelli (Joseph): trad. ital. de _Polyeucte_, 855.

    Montauban: _A la Gloire de Louis le Grand_, 224.

    Montausier (Julie d'Angennes, duchesse de), 186-192.

    Montausier (Le duc de), 186.

    Montchrestien (Antoine de): _Sophonisba_, 82.

    Montereuil: Posies choisies, 204-208.

    Montfleury, auteur et comdien, 32, 65, 82.

    Montmor, pigramme latine, 151, 155.

    Montol-Srigny: _Les Horaces_, 1125.

    Montreux (N. de): _Sophonisbe_, 82.

    Montyon: _loge de Corneille_, 1276.

    Monvel, acteur, 9, 15.

    Monville, chanteur, 1088.

    _Morale (La) des familles catholiques_, par Ch. de Chantal, 807.

    _Morale (La) des Potes_, par Moustalon, 789.

    Moreau: _Choix de Mazarinades_, 40.

    _Morceaux choisis de Corneille_..., par Chateau, 790.

    _Morceaux choisis des Classiques franais_, par L. Feugre, 795.

    Moreau, chanteur, 1160, 1161.

    Moreau (Mlle), chanteuse, 1084.

    Morel (Jean): _La Tragdie en France_, 1296.

    Morin, musicien, 1555, 1557.

    Morsztyn (Andr.): trad. polon. du _Cid_, 1064.

    _Mort (La) de Pompe_, trag. de Charles Chaulmer, 32.

    _Mort (La) courageuse de Sophonisbe_, par Reboul, 82.

    _Mort (La) de Crispe_, trag. par Ghirardelli, 84 _bis_.

    * _Mort (La) de Pompe_, trag.: dit. orig., 32-34;
      rimpr. contemp., 313-317;
      dit. mod., 591;
      trad. angl., 913-915;
      trad. nerl., 967-970;
      pices relatives  _la Mort de Pompe_, 1435-1438.

    Mosnier, chanteur, 95.

    Moszy[n]ski (Lon), pseudonyme de Krasicki, 1073, 1074.

    _Mot (Un) d'>Horace cit par Corneille_, 1317.

    Mottet (A.), dit. de _Cinna_, 518, 522, 525-527, 530, 532, 533,
      537.

    Mouhy: _Journal du Thtre-Franais_, 44.

    Mounet-Sully, acteur, 9.

    Moustalon: _La Morale des Potes_, 789.

    Muraire, chanteur, 1150.

    Muret: _Corneille  Rouen_, 1568.

    _Muses (Les) illustres_, par Fr. Colletet, 249.

    Musset (Paul de): _Le Cid_, 1495.


    N.

    _Natura et Arte_, Socit littraire, 1009.

    Naudet (J.), dit. de _Nicomde_, 611.

    Naudin (A.), dit. de _Polyeucte_, 570, 574, 579, 582, 585, 588.

    Nauraann (Jos. Elm.), musicien, 1150.

    Neeb, musicien, 1111.

    Neefe, musicien, 1162.

    Neufchteau (Fr. de): _L'Esprit du grand Corneille_, 792.

    Neufgermain (Louis), 3.

    Neuville (De): _Petite-Nice d'Eschyle_, 1238.

    Niceron: _Notice sur Corneille_, 1178;
      cf. 1354, 1359, 1362, 1363, 1374.

    Nicola, docteur en Sorbonne, 195.

    * _Nicomde_, trag.;
      dit. orig., 65-68;
      rimpr. contemp., 353-358;
      dit. mod., 608-612;
      remaniements, 824, 825;
      trad. ital., 866; trad. angl., 922;
      trad. nerl., 985-987;
      opra tir de _Nicomde_, 1152.

    _Nicomede in Bitinia_, opra, 1152.

    _Nice (La) de Corneille chez Voltaire_, 1552.

    _Nice (La) de P. Corneille_, 1558.

    Niemeyer (Ant.): trad. allem. du _Cid_, 1019.

    Niemojowski (W.): trad. polon. de _Polyeucte_, 1070, 1071.

    _Nil volentibus arduum_, socit littraire, 955, 1006.

    Nini (Ettore), 73.

    Nisard (Dsir): _Corneille_, 1289.

    Nodier (Charles), dit. de Corneille, 698;
      de la _Guirlande de Julie_, 191.

    Nol (Eugne): _Notice sur Corneille_, 800.

    Nol et Delaplace: _Leons franaises de littrature et de
      morale_, 788.

    Nogaret (Flix), 644.

    Nomsz (J.): trad. nerl. du _Cid_, 941, 942.

    Nondon (L.), 3,

    Noris (Matteo): _Attila_, 1166.

    _Note sur le portrait de Marie-Anglique Corneille_, 1241.

    _Notice sur la statue de P. Corneille_, 1224.

    Nourrit (Ad.), chanteur, 1133, 1500.

    _Nouveau Cabinet des Muses_, 247.

    _Nouveau (Le) Mercure galant_, 225, 254.

    _Nouveau Recueil de Chansons et Airs de Cour_, 782; cf. 54.

    _Nouveau Recueil des pigrammatiste franois_, 256.

    _Nouveaux (Les) Amusements du coeur et de l'esprit_, 239.

    _Nouvelle lite des Posies hroques et gaillardes_, 247.

    _Nouvelles Heures  l'usage des Enfants_, 804.

    _Nouvelles Remarques sur l'OEdipe de M. de Voltaire_, 1453.

    Noverre: _Mde_, 1091;
      _Les Horaces_, 1122.


    O.

    _Observations de M. Mnage sur la Langue franoise_, 223.

    _Observations sur le Cid_, par Scudry, 1350-1353.

    _Observations sur les Sentiments de l'Acadmie Franoise_, 1382.

    _Occasion (L') perdue et recouvre_, 247;
      cf. 114.

    * _Ode  M. Pellisson_, 168.

    * _OEdipe_, trag.: dit. orig., 73, 74;
      rimpr. contemp., 360, 361;
      dit. mod., 614;
      trad. ital., 867;
      trad. nerl. 992-993;
      opras tirs d'_OEdipe_, 1155-1157;
      pices relatives  _OEdipe_, 1449-1457.

    _OEdipe_, trag. de Jean Prvt, 73.

    _OEdipe_, trag. de Sainte-Marthe, 73.

    _OEdipe_, trag. de Voltaire, 73, 1453-1457.

    _OEuvres de Corneille_, dit. publ. par lui-mme, 98-113;
      rimpr. contemp., 378-381;
      dit. mod., 624-666;
      _OEuvres choisies_, 667-763;
      trad. ital., 829.

    * _OEuvres diverses_, 174-175.

    * _Office de la Sainte-Vierge_: dit. orig., 138;
      dit. mod. 779, 780.

    Olivier: _Jugement sur Pompe_, 1436.

    _Ombre (L') du Comte de Gormas_, tragicom. de Chillac, 1393-1397;
      trad. allem., 1016.

    _Onderzoek over de Nederduitsche Tooneelpozy_, 923.

    _Onore vince Amore_, imit. du _Cid_, 1098.

    _Orazi (Gli) e Curiazi_, imit. d'_Horace_, 1116-1121.

    _Orazio_, trad. ital. d'_Horace_, 845, 846.

    _Orazio Curiazio_, imit. d'_Horace_, 1115.

    Orgemont (D'), acteur, 9.

    _Orphe_, tragi-com. en musique, 51.

    Orsi (Comte Gio): trad. ital. de _Rodogune_, 857.

    Ortlep (E.), trad. allem. du _Cid_, 1023.

    Orlandi (F.), musicien, 1107.

    Osi[n]ski (L.): trad. polon. du _Cid_, 1065;
      d'_Horace_, 1066, 1067;
      de _Cinna_, 1069;
      d'_Andromde_, 1150.

    * _Othon_, trag.: dit. orig., 84, 84 _bis_;
      rimpr. contemp., 369, 370;
      dit. mod., 618;
      trad. ital., 870;
      trad. nerl., 997, 998;
      opra tir d'_Othon_, 1163.

    _Ottone_, trag. de Manzoni, 84 bis.

    _Ottone amante_, opra, 1163.

    Ouville (D'), 3.

    Overbeck, peintre, 809.

    _Ovide (L') en belle humeur_, par Dassoucy, 198.

    Ox: _Observations sur le Cid_, 1428.

    Ozell (John): trad. angl. du _Cid_, 904.


    P.

    Pacini (J.), musicien, 1093.

    Paer (Ferd.), musicien, 1131, 1162.

    Paillet (A.), dessinateur, 108, 1220.

    Paisiello (G.), musicien, 1105.

    _Palacio (El) confuso_, com. de Lope de Vega, 60.

    Palazzi (Giovanni): _Medea e Giasone_, 1090.

    Palinods de Rouen, 240.

    Palissot: _Observations sur le Commentaire de Voltaire_, 644.

    Pansuti (Saverio): _Sofonisba_, 869.

    _Paolina e Poliuto_, imit. de _Polyeucte_, 1135.

    _Para heridas las del honor_, drame de Galvez Amandi, 880.

    _Parallle des Beauts de Corneille, avec celles de plusieurs
      scnes de la Mdende Snque_, 1347.

    _Parallle des trois principaux Potes tragiques franois_, 1338.

    _Parallles de Corneille et de Racine_, 1330-1353.

    _Paraphrase de la Devise de l'Observateur_, 244.

    Parelle, dit. de Corneille, 647.

    Parfaict (Les frres): _Histoire du Thatre fran._, 2, 40, 1358,
      1368.

    Paris (Paulin), 255.

    Parisot (Jean), 154, 155.

    _Parodie de la scne de la dlibration de Cinna_, 1424.

    Pascal (Jacqueline): _Remercment_ fait pour elle, 240.

    Paula (Ant. Jos de): trad. portug. du _Cid_, 892.

    Paul: _loge de P. Corneille_, 1497.

    _Paulino_ (_El_): trad. espagn. de _Cinna_, 884.

    Pawlowski: _Prface_.

    Plissier (Mlle), chanteuse, 1087, 1088.

    Pellegrin (L'abb): _Mde et Jason_, opra, 1085;
      _Dissertation sur l'OEdipe de Corneille_, 1455.

    Pellisson: _Relation contenant l'histoire de l'Acadmie
      Franoise_, 202; cf. 9;
        _Ode_  lui adresse, 168.

    Pels (Andr): trad. nerl. de _Cinna_, 954-959.

    Pepys (Samuel): _Diary and Correspondence_, 902, 913, 921.

    Pereira da Silva (J. M.): trad. portug. du _Cid_, 896.

    Perotti (Gio. Dom.), musicien, 1165.

    Perrault (Charles): _P. Corneille_, 1250.

    _Persaeus und Andromeda_, 1150.

    _Perse_, imitat. d'_Andromde_, 1147.

    _Perseo_, imitat. d'_Andromde_, 1147-1150.

    Persiani (Orazio), 75.

    Persiano, musicien, 1168.

    Persicchini (Pietro), musicien, 1150.

    *_Pertharite_, trag.: dit. orig., 69-72;
      rimpr. contemp., 359;
      dit. mod., 613;
      trad. nerl. 988-991;
      opras tirs de _Pertharite_, 1153, 1154.

    Pestel (Mme), chanteuse, 1085, 1149.

    _Petite-Nice (La) d'Eschyle_, 1239.

    Petit: _Posies choisies_, 205-208.

    _Petit Recueil de Posies choisies_, 210.

    Petrali, musicien, 1162.

    Petri (Ulr.): _De Petri Cornelii Tragoedia Cid_, 1407.

    Philips (Catherine): trad. angl. d'_Horace_, 908;
      de _la Mort de Pompe_, 913.

    Picard, acteur et auteur dramatique, 820;
      _La Fte de Corneille_, 1537.

    Picard jeune, acteur, 820.

    Picard (Bernard), dessinateur, 175, 633, 634.

    Piccini (L.), musicien, 1100.

    Pieters: _Annales des Elzevier_, 263, 274, 277, 279, 283.

    Pillastre, 3.

    Pio (Ascanio), 54.

    * _Place (La) Royale_, com.: dit. orig., 6;
      rimpr. contemp., 269;
      dit. mod., 405, 406.

    _Plaisirs (Les) de la Posie gaillarde et amoureuse_, 253.

    Planat (P.): _Don Sanche_, 822, 823;
      cf. 60.

    Plater, dessinateur, 640.

    Ploetz: _Manuel de la Littrature franaise_, 801.

    * _Pome  la louange de Louis XIV_, 165.

    * _Pome sur les victoires du Roy_, 151, 216.

    * _Pome sur les victoires du Roy_, 155.

    _Pomes dramatiques_ de Th. Corneille, 106, 109-113.

    _Posies choisies de Messieurs Corneille, Bensserade, de Scudry_,
      etc., 204-208; cf. 242.

    _Posies gaillardes, galantes et amoureuses de ce temps_, 247.

    _Posies. Lectures choisies_, par Rion, 798.

    _Potes (Les) franais_, par E. Crpet, 800.

    Poinsinet, 1022.

    Poisson, acteur, 35.

    Poisson (Mlle), actrice, 9, 20, 35, 50, 65, 84 bis.

    _Polieto_, trag. de Girol. Bartolommei, 849.

    _Poliuto_, opra de Cammarano et Donizetti, 1133.

    _Poliuto_, trad. ital. de _Polyeucte_, 849-855;
      opra, 1133-1141.

    Pollarolo (C. Fran.), musicien, 1094, 1145, 1163.

    * _Polyeucte_, trag.: dit. origin., 26-31;
      rimpr. contemp., 304-312;
      dit. mod., 539-590;
      trad. latine, 827;
      trad. ital., 849-855;
      trad. espagn., 886-888;
      trad. angl., 912;
      trad. nerl., 963-966;
      trad. allem., 1010, 1035, 1040;
      trad. dan., 1050;
      trad. russe, 1060;
      trad. pol., 1070, 1071;
      trad. armn., 1079, 1080;
      opras tirs de _Polyeucte_, 1133-1141;
      pices relatives  _Polyeucte_, 1429-1434.

    Pompadour (Mme de), 599.

    _Pompe._ Voy. _Mort (La) de Pompe._

    _Pompejus_, trad. nerl. de _la Mort de Pompe_, 969, 970.

    Ponsin (Mlle), actrice, 95, 1530.

    Porcher: _Posies choisies_, 207.

    Port (Clestin): _Lettres indites de Corneille_, 178.

    Porthmann (Jules): _loge de P. Corneille_, 1275.

    Portraits de Corneille, 98, 100, 101, 102, 105, 108, 113, 130,
      381, 628, 632, 634, 635, 638, 640, 642, 643, 645, 657, 659, 662,
      663, 664, 666, 693, 696, 731, 734, 738, 741, 744, 752, 755, 759,
      763, 1190, 1218-1220, 1223, 1224, 1250.

    Prvost (B.-L.), graveur, 640.

    Portugal e Castro (Francisco Paulo): _Critica  famosa Tragedia
      do Cid_, 1401.

    Potier (Laurent): _Prface_, 102, 105, 131.

    Pouffin, chanteur, 95.

    _Pour le sieur Corneille contre les ennemis du Cid_, 1367.

    Poussin (Mlle), chanteuse, 1086.

    Prade (De): _Posies choisies_, 204-208.

    _Prcieuses (Les) ridicules_, com. de Molire, 15, 20, 65, 73.

    _Presbytre (Le) d'Hnouville_, 245; cf. 655.

    Prvost (B.-L.), graveur, 640.

    Prvt (Jean), 73.

    Prix de posie  Rouen, 1503-1509.

    _Projet d'une nouvelle dition des OEuvres de P. Corneille_, 633.

    Prudhomme (Adle): dition de _la Guirlande de Julie_, 189.

    _Psych_, trag.-ballet, par Molire, Corneille et Quinaut, 95-97.

    Puibusque (Adolphe de): _Corneille imitateur des Espagnols_, 1302.

    * _Pulchrie_, trag.: dit. orig., 89;
      rimpr. contemp., 376;
      dit. mod., 622;
      trad. ital., 874.

    Punt, acteur et graveur, 937.

    Pure (L'abb de), 73,80;
      _Ides des Spectacles_, 95.

    Putter (C. de), graveur, 175.


    Q.

    _Quatre (Les) Saisons du Parnasse_, 1341.

    Quinault: _Psych_, 95-97;
      _A la gloire de Louis le Grand_, 224;
      _Perse_, 1147-1150.

    Quincy: _Posies choisies_, 207.


    R.

    Rachel (Mlle), actrice, 9, 15, 20, 26, 60, 65, 1524.

    _Rachel et la Tragdie_, par J. Janin, 26.

    Racine (Jean), 9;
      _Brnice_, 87, 1469-1471;
      _Discours prononc  l'Acadmie Franoise_, 1249;
      _Corneille et Racine_, 640 h., 1330-1345, 1490, 1563.

    Racine (Louis): _La Religion_, 546.

    Radiguet (A.), graveur, 640.

    Raisin, acteur, 20, 32, 50, 80.

    Raisin (Mlle), actrice, 32, 35, 80, 84 _bis_.

    Rambert (Eug.): _Corneille, Racine et Molire_, 1343.

    Rampale (De): _Posies choisies_, 207.

    Rancken: _Cid i de spanska Romanserna, hos Corneille och Herder_,
      1411.

    Ranquet (Elisabeth): sa _Vie_, 203; cf. 73.

    Rapin, 148.

    Ratisbonne (Louis): _Au Pays des Ames_, 1583.

    Raubach, musicien, 1150.

    Reboul: _La Mort courageuse de Sophonisbe_, 82.

    _Rcit tir des Mmoires de Michel Turretini, au sujet du Cid_,
      1399.

    _Recueil de Dissertations sur plusieurs Tragdies de Corneille
      et de Racine_, 1336.

    _Recueil de diverses Posies des plus clbres auteurs de ce
      temps_, 248.

    _Recueil de Posies chrestiennes et diverses_, par La Fontaine,
      783-785.

    _Recueil des bonnes Pices qui ont t faites pour et contre le
      Cid_, 1376.

    _Recueil des Harangues prononces par Messieurs de l'Acadmie
      Franoise_, 234, 235.

    _Recueil des plus beaux Vers qui ont est mis en chant_, 211, 212.

    _Recueil de quelques Pices nouvelles et galantes_, 250-252.

    _Rflexions sur la nouvelle dition de Corneille par M. de
      Voltaire_, 640 c.

    _Regi ad exercitum proficiscenti_ [auct. Santolio], 166.

    _Regi iter meditanti_, vers de Santeul, 158.

    * _Regi pro restituta apud Batavos Catholica Fide_, 159, 224.

    _Regis pro sua erga Urbis Mercatores_... _Munificentia Encomium_,
      163-165.

    Rgnier (Ad.): _Prface_; dit. de Corneille, 662, 732;
      de Mme de Svign, 1247.

    Reichhardt, musicien, 1150.

    _Relation contenant l'histoire de l'Acadmie Franoise_, 202.

    _Relation de l'tat du Canal de Languedoc_, 230.

    _Relation_ des reprsentations d'_Andromde_, 1444, 1445.

    _Religion_ (_La_), par L. Racine, 546.

    *_Remerciment ... Mazarin_, 146, 214.

    *_Remerciment au Roy_, 148, 213.

    *_Remerciment fait pour Jacqueline Pascal_, 240.

    Remmi (Abraham), 32, 214.

    Renaudot, 54.

    _Rponse de*** *** sous le nom d'Ariste_, 1362.

    _Rponse de M. de Voltaire  M. le duc de Bouillon_, 630 b.

    _Reprsentation au profit d'un petit-neveu du grand Corneille_,
      1426.

    _Reprsentation de Rodogune, au profit d'un neveu du grand
      Corneille_, 1236.

    Retot (Philippe de): _Nouveaux Amusements du coeur et de l'esprit_,
      239.

    _Retour (Le) de Melpomne_, 1540.

    Rville, graveur, 1220.

    Reymond (William): _Corneille, Shakspeare et Goethe_, 1323.

    Rhangab (Rizo): trad. grecque du _Cid_, 1078.

    Ribou, chanteur, 95.

    Richard (Ch.): _Inauguration de la statue de P. Corneille_, 1225.

    _Richelieu et les Cinq Auteurs_, 1301.

    Richelieu (Le Cardinal de), 9;
      _Vers  lui adresss par Corneille_, 6;
      _Ddicace  lui faite par Corneille_, 15.

    Richter (Wold.): _Les Diffrences entre la langue moderne et celle
      de Corneille_, 1416.

    Rieux (Mlle de), chanteuse, 95.

    Rimbaut et Boul: _Corneille et Richelieu_, 1572.

    Rion (Adolphe): dition du _Cid_, 459;
      d'_Horace_, 499;
      de _Rodogune_, 603;
      _Lectures choisies_, 798.

    Rive (L'abb), 186.

    Riguez (Robert), 154.

    Robert, peintre, 186.

    Robinet: extr. de _ses Lettres en vers_, 50, 65, 85-87, 89, 95.

    Rochefort (De): _Chimne et Rodrigue_, 1106.

    Rochelines: _Le Journal de l'Empire, l'Institut et l'loge de
      Corneille_, 1278.

    *_Rodogune_, trag.: dit. orig., 44-46;
      rimpr. contemp., 328-334;
      dit. mod., 596-603;
      trad. ital., 857-861;
      trad. esp., 890, 891;
      trad. angl., 920;
      trad. nerl., 973-975;
      trad. allem., 1043-1046;
      trad. russe, 1062;
      opra tir de _Rodogune_, 1142;
      _Critique de Rodogune_, 1441.

    _Rodogune_, tragdie de Gilbert, 44.

    _Rodrigo di Valenza_, opra, 1107.

    _Rodrigo e Chimene_, opra d'Aiblinger, 1109.

    _Rodrigo_ (_Il_), imitat. ital. du _Cid_: 840.

    _Rodrigo_, opra de Haendel, 1095.

    _Rodrigo_, opra de Sapienza, 1108.

    Roger (F.): dition de _Polyeucte_, 544.

    Romieu et Monnires: _P. et Th. Corneille_, 1560.

    _Roms-moedigen (Den) Horatius_, trad. nerl. d'_Horace_, 950.

    * _Rondeau_, 143.

    Roscomon (Earl of), 914.

    Roset (I.): trad. roum. d'_Hraclius_, 900.

    Rostgaard (Frdric): trad. dan. du _Cid_, 1048, 1049.

    Rossi (Alberto E.): _Las Mocedades del Cid_, 880.

    Rothschild (Bon J.-E. de): _Prface_, 56, 157, 250 (_Additions_),
      1376.

    Rotrou, 3, 9, 91-94.

    Roussaut: dition du _Cid_, 413.

    Rousseau (J.-B.): _Le Cid_, 816;
      _Jason, ou la Toison d'or_, 1159.

    Rousseil (Mlle), actrice, 9.

    Rousselet (Egide), graveur, 214.

    Ruble (Bon de): _Prface._

    Rudolph (Ludwig): d. du _Cid_, 457.

    Ruffin: _Inauguration de la statue de Corneille_, 1514;
      _Le Triomphe du Cid_, 1565.

    Rutter (J.): trad. angl. du _Cid_, 902, 903.

    Ryk (Franois): trad. nerl. de _Polyeucte_, 962-966;
      de _Rodogune_, 973-975;
      d'_Hraclius_, 978-980;
      d'_Andromde_, 981-984;
      de _Surna_, 1005.


    S.

    Sacchini, musicien, 1101-1104, 1150.

    Saint-Albin (Alex. de), diteur de l'_Imitation de Jsus-Christ_,
      774.

    Saint-Amand: _Stances  M. Corneille_, 1472.

    Sainte-Beuve, 240;
      _Corneille_, 1286, 1323;
      _Le Cid_, 1412.

    Sainte-Marthe, 73.

    _Saint-Eustache, martyr_, trag. de Baro, 26.

    Saint-vremond: _OEuvres_, 237;
      cf. 82, 915;
      _loge de Corneille_, 1251.

    Saint-Gelais (Mellin de): _Sophonisba_, 82.

    Saint-Laurent: _Posies choisies_, 201-208.

    Saint-Malachie (Le P. Gabriel de): _Lettres de Sainct-Bernard_,
      196.

    Saint-Marc Girardin: _Discours sur Corneille_, 1287.

    Saint-Ren Taillandier: _Corneille et ses Contemporains_, 1291.

    Saint-Ussans: _Billets en vers_, 1470.

    Sales (De): _Cantique de Saint-Bernard_, 196.

    Sallengre: _Mmoires de littrature_, 238.

    Sanadon. Voy. Duval-Sanadon.

    San Juan (Marquis de), traducteur de _Cinna_, 882, 883.

    Santeul (Jean-Baptiste): _Ad illustrissimum Virum P. Bellevrum
      pro defensione Fabularum_, 156;
        _Inscriptions pour l'Arcenal de Brest_, 172;
        _les Fontaines de Paris_, 222;
        _Opera_, 230-233;
        _Pro Sancto Victore Martyre_, 139;
        _Regi ad exercitum proficiscenti_, 166;
        _Regi iter meditanti_, 158;
        _Regi pro sua erga Urbis Mercatores... Munificentia_, 160,
          164, 165;
        Vers  lui attribus, 153, 154.

    Sapienza, musicien, 1108.

    Sarrasin, acteur, 73.

    Sarrasin: _Posies choisies_, 204-208.

    Sarrau (Claude), conseiller, 26.

    Sauci (D.), dit. de Corneille, 730, 738, 740, 744, 752, 759.

    Savi (Luigi), musicien, 1110.

    Scarron, 50.

    _Scne lyrique en l'honneur de Corneille_, 1561.

    Schack (Frd.), 35, 50.

    Scheller (Alex.): _Goracij i Kuriacij_, 1121.

    Schlegel (Aug. von): _Corneille_, 1280.

    Schlegel (Friedr. von): _Corneille_, 1282.

    Schmelzer (Joh. H.), musicien, 1158.

    Schmidt (E.): _Corneille als Lustspieldichter_, 1329.

    Schrder (Jean): trad. nerl. d'_Horace_, 949.

    Schtz, diteur _du Cid_, 433.

    Scribe: _Les Martyrs_, 1134, 1135.

    Scudry, 3;
      _Ligdamon et Lidias_, tragicom., 180;
      _Le Trompeur puny_, tragicom., 181, 182;
      _Observations sur le Cid_, 1350-1353;
      _Lettre  l'illustre Acadmie_, 1364;
      _La Preuve des Passages allgus dans les Observations_, 1365;
      _Rponse  Balzac_, 1379.

    Sbille (Charles): trad. nerl. de _la Mort de Pompe_, 969, 970.

    Sedley (C.), 915.

    Segrais: _Posies choisies_, 206.

    _Sentiment d'un Acadmicien de Lyon_, 640 l.

    _Sentiments (Les) de l'Acadmie Franoise sur la Tragi-comdie du
      Cid_, 1380, 1381.

    Serda, chanteur, 1134.

    * _Sertorius_, trag.: dit. orig., 80, 81;
      rimpr. contemp., 366, 367;
      dit. mod., 616;
      trad. nerl., 991-996;
      critiques de _Sertorius_, 1459, 1460.

    Svign (Mme de): _Lettres_, 1247; cf. 89.

    Sewrin (B.): _La Sorcire_, 1092.

    Sick (Chr.), diteur du _Cid_, 461.

    Silvani (Francesco): livrets tirs de _la Veuve_ (?), 1084;
      d'_Hraclius_, 1146 _bis_ (_Additions et Corrections_), de
        _Sophonisbe_, 1162.

    Simon (L'abb), pseudonyme de Louis Benoit, 1337.

    Sion (Georgie), 900 et 900 _bis_ (_Additions et Corrections_).

    _Six Tragdies de Corneille_, retouches par L. Delisle et Audibert,
      810.

    _[S]mier[c] Pompejusza_, trad. polon. de _la Mort de Pompe_,
      1072.

    Sobry: _Extraits de l'Imitation_, 805.

    _Soeur (La) valeureuse_, trag.-com., de Mareschal, 183.

    _Sofonisba_, opra de Zanetti, 1162.

    _Sofonisba_, trag. de Galeotto Caretto, 82.

    _Sofonisba_, trag. de Gio. Giac. Trissino, 82.

    _Sofonisba_, trad. ital. de _Sophonisbe_, 868, 869.

    Sograli (Ant.-Sim.): _Gli Orazi e Curiazi_, 1116.

    Solera (Temistocle): _Attila_, 1170-1173.

    * _Sonnet indit_, 241.

    Somaize: _Grand Dictionnaire des Prcieuses_, 1449.

    _Sonnets d'Uranie et de Job_, 204, 1475, 1476.

    _Sophonisba_, trag. de Mellin de Saint-Gelais, 82.

    _Sophonisba_, trag. de Montchrestien, 82.

    _Sophonisbe_, trag. de Mairet, 82.

    _Sophonisbe_, trag. de N. de Montreux, 82.

    _Sophonisbe_ (_La Mort de_), trag. de Reboul, 82.

    _Sophonisbe_, trag. de Voltaire, 82.

    * _Sophonisbe_, trag.: dit. orig., 82, 83;
      rimpr. contemp., 368;
      dit. mod., 617;
      trad. ital., 868, 869;
      opra tir de _Sophonisbe_, 1462;
      pices relatives  _Sophonisbe_, 1461-1466.

    _Sorcire_ (_La_), parodie de _Mde_, 1092.

    _Souhait (Le) du Cid en faveur de Scudry_, 1357.

    Sourdac (Mis de), 75-77.

    Souris (Mlle), chanteuse, 1087.

    _Spectator_ (_The_), by Steele and Addison, 1419.

    Spirinx (L.), graveur, 106, 109.

    Staal: _Urval ur franska Litteraturen_, 799.

    Stace: traduction de sa _Thbade_, 157.

    _Stances pour l'anniversaire de la naissance de P. Corneille_,
      1498.

    Stassart (Baron de): _Note sur les descendants de Corneille_,
      1246.

    Statue de Corneille, 1221-1229.

    Steele (Richard): imit. angl. du _Menteur_, 917, 918;
      cf. 1054-1056.

    _Stilicon_, trag. de Th. Corneille, 73.

    Stck (Giamb.), musicien, 1096.

    Subligny: _Rponse  la Critique de la Brnice_, 1470.

    * _Suite (La) du Menteur_, com.: dit. origin., 40-43;
      rimpr. contemp., 223, 327;
      dit. mod., 595;
      remaniement, 820, 821;
      trad. allem., 1041.

    _Suite (La) et le Mariage du Cid_, tragicom. par Chevreau,
      1384-1389;
        trad. allem., 1016.

    * _Suivante_ (_La_), com.: dit. orig., 5;
      rimpr. contemp., 268;
      dit. mod., 403, 404.

    Sundby (Thor): _Prface._

    * _Surna_, trag.: dit. origin., 90;
      rimpr. contemp., 377: dit. mod., 623;
      trad. ital., 875;
      trad. nerl., 1005.

    *  _Sur le dpart de Mme la Marquise de B. A. C._, 147, 210.

    *  _Sur le dpart du Roy_, 158.

    *  _Sur les Victoires du Roy en l'anne_ 1677, 169, 170.

    _Sur l'inauguration de la statue de Corneille_, 1514.

    _Sylla_, trag., 246.


    T.

    Tafignon, (T.): _Dissertation sur les caractres de Corneille et
      de Racine_, 175, 1333, 1336.

    Tiessen (J.-A.): trad. allem. du _Menteur_, 1041.

    _Tiridate_, trag. de Campistron, 77.

    Tissot (P.-F.): _P. Corneille_, 1188, 1189;
      _Th. Corneille_, 1232.

    Tiste: _La Maison de Corneille_, 1562.

    *  _Tite et Brnice_, trag.: d. orig., 87, 88;
      rimpr. contemp., 374, 375;
      dit. mod., 621;
      trad. ital., 873;
      trad. nerl., 1002-1004;
      opra tir de _Tite et Brnice_, 1174;
      pices relatives  cette trag., 1469-1471.

    _Tite et Titus, ou les Brnices_, com., 1336, 1471.

    Tite-Live, 15.

    _Todo es verdad y todo mentira_, com. de Calderon, 50.

    *  _Toison (La) d'or_, trag. en machines: dit. orig., 75-79;
      rimpr. contemp., 362-365;
      dit. mod., 615;
      opras tirs de la _Toison d'or_, 1147-1151;
      pice relative  cette tragdie, 1458.

    Tordeus (Mlle), actrice, 95, 1530.

    Torelli (Giacomo), dcorateur, 54, 56.

    Torres Bandeira (Ant. Ranzel de): _Polyeucte_, 1431.

    Torri, musicien, 1155.

    Tougard (A.): _La Maison de campagne du grand Corneille_..., 1213;
      _Nouv. Documents indits sur le patrimoine de P. Corneille_,
        1215.

    Touquet, diteur de Corneille, 691.

    Tourn (J.), 154.

    Tournemine: _Dfense du grand Corneille_, 1252;
      cf. 50, 174.

    _Tradimento (Il) tradito_, imit. de _la Veuve_ (?), 1084.

    Traetta, musicien, 1162.

    _Tragedie di P. Cornelio, tradotte in versi italiani_, 829.

    _Tragdie de Sainte Agns_, par Pierre Troterel, 47.

    Tralage: _Notes manuscr_., 84 _bis_.

    Trento (Vitt.), 1150.

    Tribou, chanteur, 1087, 1088, 1150.

    Tricotel (Edouard), 180.

    _Triomphes (Les) de Louis le Juste_, par Jean Valdor, 195.

    Trissino (Giovangiorgio): _Sofonisba_, 82.

    Tristan: _Posies choisies_, 204-208.

    _Troisime et Quatrime Dissertations concernant le Pome
      dramatique_, 1450.

    _Trompeur (Le) puny_, tragi-com. de Scudry, 181, 182.

    Tronchin: _Mes Rcrations dramatiques_, 810.

    Troterel (Pierre), sieur d'Aves, 47.

    Tulou (Mlle), chanteuse, 1150.

    Turpin (Mlle), chanteuse, 95.


    U.

    _Uranins et Jobelins_, 204, 1475, 1476.

    _Urval ur franska Litteraturen_, 799.

    Ustegui (Luis de), 40.


    V.

    Valdor (Jean): _Les Triomphes de Louis le Juste_, 195.

    Valena (Marquez de): _Critica  famosa Tragedia do Cid_, 1401.

    Valfr di Bora: trad. ital. du _Cid_, 831.

    Vallet (Guill.), graveur, 108.

    Valois (MM. de), 148.

    Van der Cruyssen (Simon): trad. nerl. de l'_Illusion comique_,
      924-926; d'_Othon_, 997.

    Vanderhaeghen (Ferd.): _Prface._

    Van der Meulen, peintre, 160.

    Van Doesburg: trad. nerl. de _Thodore_, 976.

    Van Heemskerck: trad. nerl. du _Cid_, 927-937.

    Van Lennep: _Notes sur les trad. nerl. de Corneille, Prface_;
      925-1009.

    Van Muyden (G.), diteur du _Cid_, 457.

    Van Stamhorst (J.): trad. nerl. d'_Horace_, 951, 952.

    Vauselle, acteur, 56.

    Vausselle (Mlle), actrice, 56.

    Vauvenargues: _Richelieu et Corneille_, 1253, 1338.

    Vauvert: _Posies choisies_, 206-208.

    Vega (Lope de): Carpio, 15, 35, 40, 60.

    Velleius Paterculus, 32.

    Vento, musicien, 1162.

    Ventouillac, diteur de Corneille, 699, 705.

    _Vera (La) Nobilt_, trad. ital. de _Don Sanche_, 865.

    _Verdad (La) Sospechosa_, com. d'Alarcon, 35.

    Verdi (Giuseppe), musicien, 1170-1173.

    _Vritables (Les) OEuvres de Saint-Evremond_, 237.

    * _Vers indits_, 242.

    * _Vers indits_, publ. par M. Faugre, 177.

    * _Version des Hymnes de Saint-Victor_, 139.

    * _Vers prsentez au Roy sur sa campagne de 1676_, 167.

    _Vers sur l'hommage qui va tre rendu au grand Corneille_, 1508.

    Verteuil: _Cantate en l'honneur de Corneille_, 1557.

    Vestris, danseur, 1092.

    Vestris (Mme), actrice, 65, 80.

    * _Veuve_ (_La_), com.: d. orig., 3;
      rimpr. contemp., 265, 266;
      dit. mod., 399, 400;
      opra tir de _la Veuve_ (?), 1084.

    _Victoire (La) du Sr Corneille, Scudry et Claveret_, 1360.

    * _Victoires (Les) du Roy en l'anne_ 1677; 169, 170.

    * _Victoires (Les) du Roy sur les Estats de Hollande_, 160-162.

    _Vie de Corneille_: gnralits, 1175-1200;
      particularits, 1201-1217.

    _Vie de P. Corneille_, msc., 1177.

    _Vie (La) de Damoiselle Elizabeth Ranquet_, 203;
      cf. 73.

    Vieillard (P.-A.): _L'Apothose de P. Corneille_, 1517.

    Viennet (J.-P.-G.): _P. Corneille_, 1198;
      _ptre  M. Raynouard_, 1491.

    Vigarani, dcorateur, 56.

    Vigier (A.): _Anecdotes littraires sur P. Corneille_, 1304;
      cf. 35, 50.

    Vignier: _Posies choisies_, 204-208.

    Vignon: _Le Mnage de Corneille_, 1585.

    Villars (L'abb de): _La Critique de Brnice_, 1469.

    Villati (Leop. de'): _Cinna_, 1130.

    Villenave: _P. Corneille_, 1184.

    Villiers: _Bbe et Jargon_, 1092.

    Villiers (De), acteur, 9, 20, 32, 35, 44, 65, 73, 84 _bis_.

    Villiers (De): _Entretien sur les tragdies de ce temps_, 1331.

    Villiers (Mlle), actrice, 9.

    Villiers (P.): _Manuel du voyageur  Paris_, 259.

    Vincent (Le P. Augustin), 128.

    Vinkeles, graveur, 991.

    Viollet-le-Duc, 247.

    Vis. Voy. Donneau de Vis.

    Vogel, musicien, 1160, 1161.

    Voille, 3.

    _Voix (La) publique  Monsieur de Scudry_, 1355.

    Voltaire: _Thtre de Corneille_, 640-643;
      cf. 20;
      _Commentaires sur Corneille_, 1255-1257;
      cf. 649, 655, 659;
      _Sophonisbe_, 82;
      _Lettre  l'abb d'Olivet_, 640 a;
      _Rponse  M. le duc de Bouillon_, 640 b;
      _Sentiment d'un Acadmicien de Lyon_, 640 l;
      _Lettre  M. de Genouville_, 1452.

    _Voraces (Les) et les Coriaces_, 1125.

    _Vraie (La) Suite du Cid_, tragi-com. parnDesfontaines, 1390-1392.


    W.

    _Waarschynelyke (De) Toovery_, trad. nerl. de l'_Illusion
      comique_, 924-926.

    Wagner (Carl): _Chimne_, 1104.

    Wains-Desfontaines: _Dithyrambe sur la statue de Corneille_, 1507.

    Walkiers (Eug.), musicien, 1564.

    Waller (Edmund): trad. angl. de _la Mort de Pompe_, 915.

    Walras: _Commentaire sur le Cid_, 1404;
      _Le Cid, esquisse littraire_, 1408;
      _Observations sur Polyeucte_, 1430.

    Wartel, chanteur, 1134.

    Watelet, graveur, 640.

    Wattier (Mme), actrice, 973.

    Weiland (Pana G.): trad. grecque du _Cid_, 1077.

    Westerstrand (P.): trad. sud. du _Cid_, 1052.

    Willems (Alph.): notes sur une dit. elzv., 283;
      sur les trad. nerl., _Prface_, 950, 977, 978.

    Willems (F.-J.): _Belgisch Museum_, 940.

    Worms, acteur, 95.


    X.

    Ximena, trad. angl. du _Cid_, 905.


    Z.

    Zkreijs (Frant.): _Rozhled ve dramat_[e]_francouskm_, 1295.

    Zamcola (Iza): _Honor y Amor_, 880.

    Zanotti (Andrea): trad. ital. du _Cid_, 837;
      trad. d'_Hraclius_, 862;
      _Sofonisba_, 1162.

    Zeeus (J.): trad. nerl. d'_Othon_, 998.

    Ziani (Marcant.), musicien, 1150.

    Ziani (Pietr' Andr.), musicien, 1143, 1166.

    Zingarelli (Nic.-Ant.), musicien, 1124, 1150.

    Zuilychem. Voy. Huyghens.


FIN DE LA TABLE ALPHABTIQUE.




TABLE

DES IMPRIMEURS ET DES LIBRAIRES


    AIX (EN PROVENCE).

    Aubin, impr.: 1458.


    ALTENBOURG.

    Pierer, libr.: 457.


    AMSTERDAM.

    Bosch (Hendrick), libr.: 996.

    Bouman (Broer Jansz), libr.: 931.

    Changuion (Franois), libr.: 816.

    Chatelain (Zacharie), libr.: 175, 239, 632, 635.

    De Groot (Gisbert): 948, 962, 963.

    De Groot (Michiel), libr.: 932, 946.

    De Wees (Abraham), libr.: 927.

    Duim (Izaak), libr.: 938, 939, 942, 951, 952, 959, 965, 966, 970,
      975, 979, 980, 984, 987, 990, 993, 1001, 1005.

    Du Sauzet (H.), libr.: 633.

    Elzevier (Daniel), impr.: 97, 366.

    Hoogenhuysen (Andr de), libr.: 236.

    Houthaeck (Dirck Cornelisz), libr.: 930.

    Houthaeck (Tymen), impr.: 930.

    Immerzeel en Comp., libr.: 960.

    Joosten (Gillis), impr.: 943, 944.

    Karelsz (Adam), libr.: 943, 944.

    Klippink (David), libr.: 941.

    _Kunstgenootschap_: 956, 957, 967, 1006.

    Lescailje (Erven van J.), libr.: 925, 936, 947, 956, 957, 967,
      986, 988, 997, 999, 1006, 1007.

    Lescailje (Erven van J.) en Dirk Rank, libr.: 964, 972, 974, 992,
      995, 1003, 1454.

    Lescailje (Jacob), libr.: 945, 971.

    L'Honor, libr.: 632.

    Magnus (Albert), libr.: 955.

    Magnus (Erven van Albert): 978.

    Moetjens (Adriaen), libr.: 1299.

    Mulhovius (Hendrik), libr.: 949.

    Oossaan (Aart Dirksz), libr.: 967, 973.

    Ravesteyn (Nicolaes van), libr.: 927.

    Rotterdam (Pieter), libr.: 958.

    Ruarus (David), libr.: 926, 937, 983.

    Schoonenburg (A.), libr.: 923.

    Sweerts (Kornelis), libr.: 981.

    Uylenbroek (P. J.), libr.: 1157.

    Van de Gaete (H.), libr.: 982.

    Van der Stichel (Dominicus), impr.: 927.

    Visser (P.) en A. Slaats, libr.: 989, 1004.

    Wetstein, libr.: 256.

    Wolfgang (Abraham), impr.-libr.: 263-269, 271, 272, 284, 288,
      296, 297, 302, 303, 310, 311, 316, 317, 321, 322, 326, 327, 333,
      334, 337, 338, 342, 343, 347, 348, 352, 357-359, 361, 363, 365,
      367-371, 373-377, 381.


    BARCELONE.

    Gorchs (T.), impr.: 1172.


    BELGRADE.

    _Dr[vz]avna [vS]tamparija_: 1063.


    BERLIN.

    Decker (G.-J.), libr.: 1262.

    Dmmler (Ferd.), libr.: 1012.

    Herbig (F.-A.), libr.: 801.

    Lderitz, libr.: 1323.

    Maurer, libr.: 679.

    Rottmann, libr.: 643.

    Schlesinger, libr.: 420, 472, 510, 561, 601.


    BERNE.

    _Socit typographique_: 772, 803.


    BZIERS.

    Martel (Henri), libr.: 230.


    BIELEFELD.

    Schtz (C.), impr.-libr.: 519, 573.


    BOLOGNE.

    Della Volpe (Lelio), libr.: 836, 851, 854, 859, 865, 869.

    Longhi, impr.-libr.: 833, 835, 837, 844, 847, 850, 859, 864,
      865, 867, 868, 871-875.

    Monti (Pier Maria), libr.: 862.

    Pisarri, libr.: 853.


    BONN.

    Carthaus (I. F.), impr.: 1345.


    BRANDEBOURG.

    Wiesike, libr.: 1022.


    BRUNSVIC.

    Otto (Fr.), impr.: 1407.

    Westermann (Georges), libr.: 797.


    BRUXELLES.

    De Griek (Claudius), libr.: 977.

    Foppens (Franois), libr.: 388, 391, 393, 394, 765, 767.
      Contrefaon portant le nom de _Foppens_: 769.

    Hayez, libr.: 1246.

    Jacobs (G.), impr.: 950.

    Marchant (Lambert), libr.: 1479.


    BUCAREST.

    Eliad Radulescu (Ioan), impr.: 900.


    BUDAPEST.

    _Atheneum tulajdona_: 1082.

    Hartleben, libr.: 1021.


    CAEN.

    Godes (Jacques), impr.-libr.: 1389, 1396, 1397.

    Hardel, impr.-libr.: 563, 1404.

    Poisson (F.), impr.: 1497.


    CASSEL.

    Estienne, libr.: 1150.


    CLICHY.

    Loignon et Cie, impr.: 843.


    COLOGNE.

    Schwan, libr.: 488, 1032.


    COPENHAGUE.

    Chevalier (J. P.), libr.: 597.


    CORBEIL.

    Crt fils, impr.: 666.


    COUTANCES.

    Tanquerey, impr.: 1509.


    DELF.

    Boitet (Reinier), libr.: 998.


    DOUAI.

    Aubers (Adam d'), impr.-libr.: 1408.


    DUNKERQUE.

    Van Ursel (Antonius), impr.: 940.


    VREUX.

    Tavernier (L.), impr.: 1430.


    FERRARE.

    Longhi, impr.-libr. Voy. Bologne.


    FLORENCE.

    Nesti (Pietro), impr.: 849.

    _Stamperia imperiale_: 840.


    FRANCFORT-SUR-MEIN.

    Bechtold (H.), libr.: 680.

    Hulst (Nicolas), libr.: 389.

    Siegert (Gottlieb), libr.: 1010.


    FREISING.

    Datterer (Franz), libr.: 1155.


    GENVE.

    Bonnant, libr.: 810.

    Pellet et fils, libr.: 542.


    GOERLITZ.

    Cundis (Johann), libr.: 1028.


    GOTHA.

    Becker, libr.: 1020.

    Reichenbach, libr.: 1013.


    GRENOBLE.

    Prudhomme, impr.: 1311.


    HALLE.

    Fick, libr.: 1035.

    Fick's Wittwe, libr.: 1036.


    HAMBOURG.

    Papen (Georg), impr.: 1014.

    Nauman (Johann), libr.: 1014.

    Wolf (Georg), libr.: 1015.


    HAVRE (LE).

    Chapelle, libr.: 1497.


    HELSINGFORS.

    Frenckell och Son, impr.: 1411.


    HOORN.

    Berentsma (Barent Adriaens), libr.: 927.


    KREUZNACH.

    Wohlleden (Friedrich), impr.: 1428.


    LAGNY.

    Aureau, impr.: 500.

    Leboyer, impr.: 712.

    Varigault, impr.: 528, 1409.


    LAUSANNE.

    Hignou et Cie, impr.: 803, 805.

    Delafontaine, libr.: 1343.


    LEIPZIG.

    Barth, libr.: 1044.

    Fick, libr.: 1035.

    Fritsche (Heinrich), libr.: 431, 432, 475, 483.

    Lehnholp, libr.: 1023.

    Leo, libr.: 419.

    Michael (Christian), impr.: 1028.

    Reclam (Ph.), libr.: 1027, 1046.

    Reichenbach, libr.: 1013.

    Siegert (Gottlieb), libr.: 1040.

    Wengler, libr.: 441.


    LEYDE.

    Chrestien (Guillaume), libr.: 273.

    Elzevier (Bonaventure et Abraham), impr.-libr.: 274, 277, 279,
      281, 290, 292, 293, 298, 299, 304, 306, 313, 314, 318, 319,
      323, 324, 329, 331, 339, 350, 378, 384, 1386.

    Elzevier (Jean), impr.: 283, 295, 301, 308, 309, 346, 351.

    Herdingh (L.) en Zoon, libr.: 961.

    Langerak (J. A.), libr.: 968.

    Sambix (Jean), libr.: 295, 308, 356, 384.
      -- Contrefaons portant le nom de SAMBIX: 387, 390.


    LIMOGES.

    Ardant (E.): 762.


    LISBONNE.

    Bulhes (Jos de Aquino), impr.: 899.

    Da Rocha (Ant. Jos), impr.: 895.

    Gomes (Antonio), impr.: 893.

    _Imprensa Regia_: 894, 897.

    Rodrigues (Miguel), impr.: 1401.

    Rolland (Franois), impr.-libr.: 892.


    LONDRES.

    Bell (John), libr.: 905.

    Bell (T.), libr.: 901.

    Bentley (R.), libr.: 1400.

    Bentley (Richard), libr.: 1195.

    Bladon (S.), libr.: 919.

    Browne (Henry), libr.: 909.

    Browne (Samuel), libr.: 1392.

    Burnet (G.), libr.: 901.

    Caslon (T.), libr.: 918.

    Crooke (John), libr.: 914.

    Da Ponte (P.), libr.: 1276.

    Faulder (M.), libr.: 906.

    Herringman (Henry), libr.: 908.

    Kirkman (Francis), libr.: 922.

    Low (S.), libr.: 705.

    Lownds (T.), libr.: 918.

    Moseley (Humphrey), libr.: 903.

    Neale (Simon), libr.: 916.

    Nicoll (W.), libr.: 918.

    Okes (J.), impr.: 1392.

    Parker (R.), libr.: 1400.

    Rivington (J.), libr.: 919.

    Tonson (Jacob), libr.: 238.

    Vaillant (P.), libr.: 919.

    Wilson (W.), impr.: 903.

    Young (A.), impr.: 906.


    LYON.

    Deville (Jean-Baptiste), libr.: 286, 392.

    Grabit (Joseph-Sulpice), libr.: 673.

    La Rivire (Claude), libr.: 261, 332.

    Prisse, frres, impr.-libr.: 546, 560.

    Vingtrinier, impr.: 1312.


    MADRID.

    Cuesta (Viuda  hijos de), libr.: 879, 1172.

    Fortanet (T.), impr.: 880.

    Gonzalez (C.), impr.: 879.

    _Imprenta Nacional_: 1112.

    Monge (Fernando), impr.: 883.

    Rodriguez (Gregorio), libr.: 876.


    MANTOUE.

    Pazzoni (Alberto), impr.: 861.


    MASSA.

    Frediani (Pellegrino), impr.: 1096.


    MESNIL (LE).

    Didot (Firmin) frres, impr.: 814.


    MILAN.

    Boniardi Pogliani, libr.: 842.

    Malatesta, libr.: 1169.

    Marelli (Gioseffo), impr.: 832.

    Quinto (Carlo Gius.), impr.: 1142.


    MOSCOU.

    _Kompanija tipografi[vc]eskaja_: 1062.


    NANCY.

    Cusson (Abel Denys), libr.: 768.

    Huizelin, impr.: 562.


    NAPLES.

    Antonio (Domenico) e Niccol Parrino, impr.: 869.


    NEUSS.

    Schwan, libr.: 1032.


    NEW-YORK.

    Baker and Goodwin, impr.: 881, 886.


    NIMES.

    Gaude, libr.: 1261.


    NOYON.

    Andrieux (D.), libr.: 1321.


    ORLANS.

    Jacob et fils, impr.: 452.


    OXFORD.

    _Clarendon Press_: 535, 594.

    Fletcher (Jacques), libr.: 667-670, 675.


    PARIS.

    Adam (Veuve G.), impr.: 59, 79.

    Agasse, libr.: 1457.

    Alvars, libr.: 1409.

    Amyot, libr.: 1305.

    Aumont, libr.: 550.

    Bailli, libr.: 1535.

    Bailly, impr.: 725.

    Ballard, impr.: 1125.

    Ballard (Christophe), impr.: 1084, 1085, 1147, 1159, 1478.

    Ballard (Jean-Baptiste Christophe), impr.: 1088.

    Ballard (Robert), impr.: 123, 135, 136(?), 138, 201, 212.

    Barba (J.-N.), libr.: 246, 436, 464, 506, 545, 600, 609, 793,
      821, 822, 1134, 1246, 1498, 1560.

    Barba (Gustave), libr.: 478, 729, 1193.

    Barbin (Claude), libr.: 96, 223, 226, 1460, 1463.

    Barbou, libr.: 233.

    Baudouin, frres, libr.: 552, 1560.

    Baudouin, impr.: 474, 703.

    Baudouin, libr.: 1106, 1270, 1485.

    Bauche, libr.: 639.

    Bchet (Charles), libr.: 702, 1493.

    Belin (A.), impr.-libr.: 684, 691.

    Belin (Eugne), libr.: 448, 449.

    Belin-Leprieur, libr.: 791.

    Bnard, impr.: 808.

    Bnard (Simon), libr.: 218, 219, 220.

    Berger-Levrault, libr.: 509.

    Berlandier, libr.: 562.

    Besoigne (Augustin), libr.: 625.

    Besongne (Cardin), libr.: 194, 1376, 1393.
      -- Contrefaon portant le nom de _Besongne_: 1394.

    Besongne (Jean-Baptiste), libr.: 364.

    Bezon, libr.: 465, 508.

    Bienfait (Pierre), libr.: 212, 224.

    Billaine (Louis), libr.: 20, 24, 30, 38, 82-87, 108, 111, 134,
      135, 138, 151, 1469.

    Billaine (Pierre), libr.: 181.

    Billot (Esprit), libr.: 233.

    Blageart (Claude), libr.: 779.

    Blanchet, libr.: 1580.

    Blot, impr.: 753.

    Bordelet, libr.: 174, 631.

    Boulet, libr.: 723.

    Boulland, libr.: 789.

    Bourdier, impr.: 493, 496, 576, 1290.

    Bourdier, Capiomont et Cie, impr.: 664.

    Brasseur an, impr.: 1278.

    Brocas (Veuve) et Aumont, libr.: 770.

    Bruassin, libr.: 786.

    _Bureau d'adresses_: 1444.

    Caillat, impr.: 1439.

    Cailleau, impr.-libr.: 1535.

    Camusat (Jean), libr.: 1380.

    Camusat (Veuve Jean), libr.: 13.

    Casimir et Crapelet, impr.: 876.

    Cavelier (Guillaume), libr.: 629, 630, 634.

    Chaigneau, impr.: 693.

    Chaillot (E.), libr.: 1580.

    Chaix (Napolon), impr.-libr.: 659.

    Chaignieau an, impr.: 820.

    Chamhoudry (Louis), libr.: 57, 63, 67, 71, 103, 248, 249.

    Charavay (J.), libr.: 1177.

    Charpentier, libr.: 654, 1523.

    Charpentier (Henri), libr.: 630, 631, 634, 766.

    Charron, libr.: 246.

    Claye, impr.: 587, 731, 734, 741, 809.

    Collin (Lopold), libr.: 644, 1274.

    _Compagnie des libraires_: 541, 671, 676.

    Coniam, impr.: 465.

    Cordier, libr.: 688, 791.

    Courb (Augustin), impr.-libr.: 4-6, 9-13, 15-18, 26, 27, 32, 33,
      35, 40, 41, 44, 45, 47, 48, 50, 51, 54, 61, 62, 66 _bis_, 70, 73,
      75-77, 80, 81, 91-94, 98-102, 104-106, 120, 146, 202, 1379, 1472,
      1477.
        -- Contrefaons portant le nom de _Courb_: 199, 262, 276,
           278, 288, 289, 291, 328, 335, 349.

    Coustelier (Urbain), libr.: 236.

    Couterot (Jean), libr.: 784, 785.

    Cramoisy (Sbastien), impr.-libr.: 184.

    Crapelet, impr.: 434, 567, 612, 615, 695, 726, 1577.

    Cussac, impr.: 416, 505.

    Dabo-Butschert (Mme), libr.: 546, 698.

    Dabo et Tremblay, libr.: 690, 692.

    Dabris, libr.: 1277.

    David (Christophe) fils, libr.: 634, 771.

    David l'an, libr.: 634, 770.

    David pre, libr.: 636, 638, 766.

    Debcourt, libr.: 1186.

    Debure, libr.: 696, 1456.

    Degorge-Cadot, libr.: 1294.

    Delagrave et Cie, libr.: 587.

    Delahays (Adolphe), libr.: 733, 735.

    Delalain (Auguste), impr.-libr.: 546, 547, 551, 554.

    Delalain (Aug.-Nic.), libr.: 1163, 1481.

    Delalain (Jules), impr.-libr.: 423, 429, 435, 437, 442, 443, 446,
      447, 451, 453, 455, 456, 470, 479, 485-487, 490-492, 494, 497,
      498, 518, 522, 524-527, 530, 532-534, 536, 556, 564, 570, 571,
       574, 577-579, 582, 583, 585, 586, 588, 590, 736, 757, 795.

    Delangle, libr.: 191.

    Delatour (L. F.), libr.: 1179.

    Delaunay, libr.: 259, 794, 1277, 1511.

    Delespine (J.-B.), libr.: 1479.

    Delormel (P.), impr.: 1091, 1122, 1123, 1156, 1160, 1161.

    Delormel (Veuve) et fils, impr.: 1089.

    Dentu (E.), libr.: 1190, 1429, 1562.

    Desange (Achille), libr.: 507, 552.

    Desbleds, libr.: 714.

    Desbleds (Veuve), libr.: 724.

    Desbordes (Henri), libr.: 628.

    Desplaces (Mme C.), libr.: 1192.

    Desprez, libr.: 639.

    Desrez, impr.: 427, 471, 512, 558.

    Deterville et Debray, libr.: 682, 1271.

    Dezobry et Magdeleine, libr.: 427, 471, 512, 558, 611, 718, 721.

    Didier et Cie, libr.: 192, 799, 1194, 1239, 1315, 1316, 1318.

    Didot (Ambr.-Firmin), impr.: 177, 178, 480, 520, 566, 569, 572,
      653, 655, 659, 717, 722, 755, 775, 1185, 1197, 1198, 1246, 1257,
      1517.

    Didot (Firmin), impr.: 188, 189, 681, 682, 685, 694, 696, 698.

    Didot (Jules) an, impr.: 191, 648, 697, 704.

    Didot (Pierre) l'an, impr.: 644, 646, 674, 681, 685, 687, 792.

    Divry et Cie, impr.: 750.

    Dondey-Dupr, impr.: 422, 467, 511, 559, 723.

    Dondey-Dupr (Veuve), impr.: 426, 654.

    Douniol, libr.: 1293.

    Du Breuil (Jacques), libr.: 1450, 1459.

    Dubuisson, impr.: 751.

    Duchesne, libr.: 1237.

    Duchesne (Veuve), libr.: 1264.

    Ducrocq, libr.: 746.

    Dufour et Cie, libr.: 704.

    Dupont (Paul), impr.: 1532.

    Dupray de la Maherie, impr.: 179.

    Durand (Auguste), libr.: 1308.

    Egron, impr.: 689, 1151.

    Emler frres, libr.: 706.

    Estienne (Antoine), premier imprimeur du Roi et libraire: 195.

    Everat, impr.: 418, 651, 652, 715.

    Fabre, libr.: 805.

    Fags, libr.: 415, 416, 418, 463, 505, 1126.

    Fain, impr.: 464, 506, 545, 600, 609, 1117.

    Foucault (Hilaire), libr.: 1470.

    Fourault (Charles) et fils, libr.: 802.

    Fournier, impr.: 507, 702, 706, 719, 1207.

    Froull, impr.: 463, 504.

    Furne, libr.: 719, 731, 734, 741, 808, 809.

    Furne, Jouvet et Cie, libr.: 763.

    Gabon et Cie, libr.: 190.

    Gagnard, libr.: 805.

    Gaittet et Cie, impr.: 657.

    Gandouin, libr.: 634.

    Gandouin (Veuve): 770.

    Garnier frres, libr.: 737, 742, 749, 758.

    Gaultier-Laguionie, impr.: 1498.

    Gay (Jules), libr.: 246, 776.

    Gennequin, libr.: 657.

    Germer-Baillire: 1291.

    Gide, libr.: 800.

    Girard (Thodore), libr.: 227.

    Gissey, impr.-libr.: 174, 1237, 1336.

    Godfroy (Mlle), libr.: 1488.

    Gosselin (Ch.), libr.: 1143.

    Gratiot, impr.: 790.

    Gueffier (P. Fr.), libr.: 819, 1265.

    Gurin (L. H.) et la Tour (L. F. de), libr.: 639, 1179.

    Guibert, libr.: 697.

    Guignard (Jean), libr.: 88, 780, 1470.

    Guiraudet, impr.: 548.

    Hachette (Louis), libr.: 424, 430, 434, 445, 454, 460, 469, 473,
      476, 493, 496, 501, 513, 517, 529, 557, 565, 567, 576, 580, 602,
      610, 612, 656, 661, 662, 665, 726, 727, 733, 745, 747, 754, 760,
      777, 778, 1247, 1313, 1314.

    Hardoin et Gastey, libr.: 1536.

    Hautecoeur, libr.: 822.

    Hnault (Jean), libr.: 215.

    Hne, impr.-libr.: 1277.

    Hennuyer, impr.: 611, 718, 721.

    Herhan, impr.: 683, 709.

    Heuqueville (de), libr.: 257.

    Hiard, libr.: 708.

    Hocquet, impr.: 1092, 1118-1120.

    Houry (Laurent d'), libr.: 1453.

    Hubert, libr.: 506.

    _Imprimerie nationale_: 773.

    Jamain, impr.: 1092.

    Janet et Cotelle, libr.: 646.

    Janet pre, libr.: 791.

    Jannet (P.), libr.: 658, 1196, 1472.

    Jolly (Thomas), libr.: 24, 30, 38, 82-87, 108-111, 134, 135, 138,
      151.

    Josse (Georges), libr.: 196.

    Jouaust, impr.: 1530, 1582.

    Jullien (X.), impr.: 190.

    Lachevardire, impr.: 707.

    Lacombe, libr.: 1339.

    La Coste (Nicolas et Jean de), libr.: 199.

    Lacrampe, impr.: 720.

    Ladrange, libr.: 648.

    Ladvocat, libr.: 1402, 1491.

    La Forest (de), libr.: 1563.

    Lahure (Charles), impr.: 445, 454, 460, 499, 580, 603, 656, 661,
      662, 732, 745, 747, 760, 777.

    Lain, impr.: 748, 758.

    Lain et Havard, impr.: 1314.

    Lambert, libr.: 1106.

    Langle (Denis), libr.: 200.

    Laplace et Cie, libr.: 664.

    Laplace, Sanchez et Cie, libr.: 666.

    Lebel et Gaitelle, libr.: 789.

    Lebreton, impr.: 770.

    Lch (Marin), libr.: 782.

    Le Clerc, impr.-libr.: 634, 1473.

    Lecoffre et Cie, libr.: 444, 480, 481, 489, 500, 520, 523, 538,
      546, 566, 569, 572, 575, 581, 584, 589, 774.

    Lecointe, libr.: 707.

    Lecou, libr.: 725.

    Ledoyen (J.), libr.: 650, 793, 1515.

    Le Duc, libr. musical: 1103.

    Lefevre, libr.: 617, 651-653, 655, 715, 720.

    Le Gras (Thodore), libr.: 258.

    Lehuby, libr.: 813, 814.

    Le Jay, libr.: 1260, 1425.

    Le Mercier (P. G.), libr.: 1179.

    Le Monnier (Pierre), libr.: 95.

    Lenormant, libr.: 1272, 1279.

    Lenormant (Veuve): 788.

    Le Petit (Michel), libr.: 1469.

    Le Petit (Pierre), libr.: 12, 13, 114-119, 121, 122, 163-164,
      171, 202, 783, 1249.

    Levrault, libr.: 549, 553.

    Lvy (Michel) frres, libr.: 477, 568, 813, 1130, 1412, 1579, 1581.

    Lheureux, libr.: 694, 697.

    Locquin, libr.: 425, 468, 555, 716.

    Loyson (Etienne), libr.: 14, 19, 25, 31, 34, 39, 43, 46, 49, 53,
      58, 64, 68, 72, 74, 78, 88, 113.

    Loyson (Henri), libr.: 225.

    Loyson (Jean-Bapt.), libr.: 103.

    Luyne (Guillaume de), libr.: 14, 19, 24, 25, 30, 31, 34, 37-39, 43,
      46, 49, 52, 53, 58, 62, 64, 66-69, 72-75, 77, 78, 80, 81-90, 102,
      104-106, 108-111, 113, 120, 134, 135, 138, 151, 160, 161, 167,
      169, 625, 1460.
        --Contre-faon portant le nom de _De Luyne_: 362.

    Maire-Nyon (Veuve), libr.: 426, 484, 521.

    Moradan, libr.: 804, 811.

    Marchand-Dubreuil, impr.: 708.

    Marchant, libr.: 422, 467, 559, 1134, 1578.

    Marpon, libr.: 751, 1324, 1344.

    Martin (G.), libr.: 639.

    Martinet, impr.: 761.

    Martinet, libr.: 822, 1275.

    Masson (Mme), libr.: 246, 820, 1439, 1541, 1548.

    Masgana (Paul), libr.: 1577.

    Mnard et Desenne, libr.: 693.

    Mnard et Raimond, libr.: 686.

    Mquignon, junior, libr.: 546.

    Mesnier (Alex.), libr.: 1181.

    Mturas (Gaspard), libr.: 196.

    Michallet (Etienne), libr.: 1331, 1469.

    Michaud (E.), libr.: 1572.

    Migneret, libr.: 544.

    Moessard, impr.: 822, 823.

    Mong (Joseph), libr.: 1453.

    Mondelet, libr.: 1341.

    Morris, impr.: 484.

    Moutard, libr.: 640 j et k.

    Nepreu, libr.: 821, 1489, 1493.

    Nicolle (H.), libr.: 189, 684.

    Nyon fils, libr.: 238.

    Nyon l'an et fils, libr.: 543.

    Nyon pre, libr.: 634.

    Osmont (Charles), libr.: 634, 766.

    Oudot (Nicolas), impr.: 312.

    Paccard, libr.: 1226.

    Panckoucke, impr.: 430, 469, 473, 517, 557, 565, 727.

    Parent, impr.: 458, 589.

    Patris, libr.: 1273.

    Plicier, libr.: 189.

    Penaud frres, libr.: 725, 728.

    Ppingu (Edme), libr.: 57, 63, 67, 71, 103.

    Prisse, libr.: 560, 807.

    Petit, impr.: 1515.

    Petit, libr.: 1271.

    Piaud, libr.: 474.

    Pillet an, impr.: 807.

    Pillet, libr.: 1202.

    Pinard, impr.: 700.

    Plon (Henri), impr.-libr.: 663, 796.

    Ponthieu, libr.: 817, 1429, 1437, 1560.

    Pourrat frres, libr.: 710.

    Poussielgue, libr.: 712.

    Poussin (Mme), impr.: 466.

    Prvost, libr.: 428, 466.

    Quinet (Toussaint), libr.: 20-23, 42, 44, 45, 47, 48, 50, 51, 100,
      101, 137, 1381, 1384, 1385.
        -- Contrefaon portant le nom de _Quinet_: 336.

    Raon (Simon) et Cie, libr.: 444, 489, 523, 575, 581, 584, 733, 735,
      739, 742, 743, 774.

    Renquet (W.), impr.: 1308.

    Renouard (Augustin), libr.: 645.

    Ribou (Jean), libr.: 1449.

    Ribou (Veuve Jean), libr.: 96.

    Ribou (Pierre), libr.: 630, 1086, 1452.

    Ribou (Veuve Pierre), libr.: 634, 1087, 1150.

    Rigaud (A.), libr.: 756, 761.

    Rignoux, impr.: 703, 710, 711.

    Robustel (C.), impr.: 634.

    Rochette, impr.: 756, 1294.

    Rocolet (Pierre), impr.-libr.: 127, 128, 130, 131-133.

    Roger, libr.: 711.

    Roullet, libr.: 1092, 1120.

    Saillant, libr.: 1258, 1259, 1338.

    Saintin, libr.: 695, 714.

    Sautelet, libr.: 700.

    Savreux (Charles), libr.: 203.

    Schoel, libr.: 1180.

    Schnenberger, libr. music.: 1144.

    Sercy (Charles de), libr.: 55, 56, 65, 114, 122, 198, 204-208, 211.
      -- Contrefaons portant le nom de _Sercy_: 344, 345, 353, 354,
         382, 383.

    Sommaville (Antoine de), libr.: 26-29, 33, 35, 36, 40-42, 44, 45,
      47, 48, 50, 51, 57, 63, 71, 98, 100, 101, 103, 128, 130-133,
      146, 182, 183, 1364, 1365, 1373, 1379, 1390, 1391, 1427.
        -- Contrefaons portant le nom de _Sommaville_: 305, 340.

    Soubron (Andr), libr.: 127, 128, 130-133.

    Tardieu, libr.: 1325.

    Targa (Franois), libr.: 1-11, 180.
      -- Contrefaons portant le nom de _Targa_: 265, 270, 276, 288.

    Techener, libr.: 255, 775.

    Thunot et Cie, impr.: 855.

    Tilliard, impr.: 701.

    Trabouillet (Nicolas), libr.: 1376.

    Trabouillet (Pierre), libr.: 14, 19, 25, 31, 34, 39, 43, 46, 49,
      53, 58, 64, 68, 72, 74, 78, 88, 112, 113, 625.

    Trabouillet (Veuve Pierre), libr.: 629.

    Tresse, libr.: 823, 1134, 1579, 1580.

    Treuttel et Wrz, libr.: 709.

    Valleyre l'an, libr.: 1483.

    Varennes (Olivier de), libr.: 224.

    Vassal, impr.: 428.

    Verdire, libr.: 697.

    Vermot et Cie, libr.: 743, 750, 753.

    Viville et Capiomont. impr.: 459, 501.

    Vitr (Antoine), impr.: 214.

    Xhrouet, libr.: 1271.


    PEST.

    Voy. BUDAPEST.


    POISSY.

    Arbieu, impr.: 477, 568.


    REIMS.

    Cazin, impr.: 678.


    POZSONY (PRESSBURG).

    Landerer Mihly, impr.-libr.: 1083.


    RENNES.

    Robiquet (J.), impr.: 1488.


    RIO DE JANEIRO.

    Brito (P.), impr.: 1137, 1173.

    Villeneuve (Junius) e Ca, impr.: 896.


    ROME.

    Bernab, impr.: 1174.

    Bussotti, impr.: 869.

    Cavalli (Francesco), impr.: 849.

    Chracas (Gianfrancesco), imp.: 838, 858.

    Chracas (Luca Antonio), impr.: 834. 849, 863.


    ROSTOCK.

    Stiller, libr.: 1018.


    ROTTERDAM.

    Beman (Jan Daniel), libr.: 1009.

    Van Doesburg (Joh.), libr.: 976.


    ROUEN.

    Baudry, impr.: 1203, 1205, 1221, 1224, 1227, 1281, 1500, 1507,
      1512, 1516.

    Berdalle de la Pommeraye, libr.: 1580.

    Boissel (Henry), impr.: 1320, 1322, 1531.

    Briere, impr.: 649.

    Cagniard (E.). impr.: 1212, 1215, 1231, 1327, 1440, 1474.

    det jeune, libr.: 1576.

    Launay (Adrien de), libr.: 781.

    Le Boullenger (Jean), libr.: 245.

    Le Brument (Auguste), libr.: 1220, 1325, 1580.

    Machuel, libr.: 672, 1258, 1259.

    Maurry (Laurens), impr.: 20, 22-24, 27, 30, 34, 35, 38, 40, 44,
      47, 50, 54-56, 60, 61, 65, 67, 69, 75, 77, 80-82, 85, 98,
      100-102, 106-112, 114-122, 125-131, 137, 154, 208, 209, 216,
      1354.
       -- Contrefaons portant le nom de _Maurry_: 345, 353, 383.

    Priaux (Nictas), impr.: 1204, 1206, 1218, 1223, 1508, 1514,
      1573, 1575.

    Pron (A.), impr.: 1304, 1520, 1521.


    SAGAN.

    Raabe (P. H.) und Sohn, impr.: 1026.


    SAINT-DENIS.

    Moulin, impr.: 746.


    SAINT-DENIS-DU-PORT.

    Giroux, impr.: 724.


    SAINT-GERMAIN EN LAYE.

    Goujon, impr.: 650.

    Toinon et Cie impr.: 665, 754.


    SAINT-PTERSBOURG.

    _Imprimerie de l'Acadmie impr. des Sciences_: 1150.


    SENLIS.

    Tremblay, impr.: 690, 692.


    STOCKHOLM.

    Bergegren (E. T.), libr.: 799.

    Holm (A.), impr.: 1054.

    Horberg, impr.: 1052.

    _Konglig Tryckeri_: 1051.


    STRASBOURG.

    Levrault, impr.-libr.: 509, 549, 553.


    SZARVAS.

    Rthy Lipt, libr.: 1081.


    TORGAU.

    Tragmann (E.), impr.: 1416.


    TOULOUSE.

    Devers, impr.-libr.: 593.


    TOURS.

    Mame (A.), impr.-libr.: 730, 738, 740, 744, 752, 759.


    UPSAL.

    Hanselli (P.), impr.: 1055.


    UTRECHT.

    Galma, libr.: 1332.

    Ribbius (Jean), libr.: 1471.

    VARSOVIE.

    Unger (J.), impr.: 1140.


    VENISE.

    Bartella (Giuseppe), libr.: 829.

    Bassaglia (Pietro), libr.: 848.

    Lovisa, libr.: 830.

    Lovisa (Domenico): 852, 870.

    Mekhitaristes: 1079.

    Niccolini (Fran.), impr.: 1094, 1143, 1152, 1166.

    Paoli, impr.: 860.

    Rossetti (Marino), libr.: 1146 _bis_ (_Additions_), 1162.


    VERSAILLES.

    Daumont, impr.: 508.

    Lebel, impr.-libr.: 686.

    Montalant-Bougleux, impr.: 1210.

    Pompadour (Imprim. particulire de Mme de): 599.


    VIENNE.

    Cosmerov (Matt.), impr.: 1147.

    Cosmerov'sche Erben: 1129.

    VILNA.

    Marcinowski (A.), libr.: 1071.


    WOLFFENBTTEL.

    Bissmarckt (Casp. Joh.), impr.: 1043.


    YPRE.

    Walwein (F. T.), libr.: 953.


    Imprimeurs et Libraires imaginaires.

    Du Marteau (Pierre): 250-252.

    Loges (Jacques de): 260.

    Marteau (Pierre): 598.


    FIN DE LA TABLE DES IMPRIMEURS ET DES LIBRAIRES.

    Paris.--Typographie Georges Chamerot, rue des Saints-Pres, 19.





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1.F.3.  LIMITED RIGHT OF REPLACEMENT OR REFUND - If you discover a
defect in this electronic work within 90 days of receiving it, you can
receive a refund of the money (if any) you paid for it by sending a
written explanation to the person you received the work from.  If you
received the work on a physical medium, you must return the medium with
your written explanation.  The person or entity that provided you with
the defective work may elect to provide a replacement copy in lieu of a
refund.  If you received the work electronically, the person or entity
providing it to you may choose to give you a second opportunity to
receive the work electronically in lieu of a refund.  If the second copy
is also defective, you may demand a refund in writing without further
opportunities to fix the problem.

1.F.4.  Except for the limited right of replacement or refund set forth
in paragraph 1.F.3, this work is provided to you 'AS-IS' WITH NO OTHER
WARRANTIES OF ANY KIND, EXPRESS OR IMPLIED, INCLUDING BUT NOT LIMITED TO
WARRANTIES OF MERCHANTIBILITY OR FITNESS FOR ANY PURPOSE.

1.F.5.  Some states do not allow disclaimers of certain implied
warranties or the exclusion or limitation of certain types of damages.
If any disclaimer or limitation set forth in this agreement violates the
law of the state applicable to this agreement, the agreement shall be
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provision of this agreement shall not void the remaining provisions.

1.F.6.  INDEMNITY - You agree to indemnify and hold the Foundation, the
trademark owner, any agent or employee of the Foundation, anyone
providing copies of Project Gutenberg-tm electronic works in accordance
with this agreement, and any volunteers associated with the production,
promotion and distribution of Project Gutenberg-tm electronic works,
harmless from all liability, costs and expenses, including legal fees,
that arise directly or indirectly from any of the following which you do
or cause to occur: (a) distribution of this or any Project Gutenberg-tm
work, (b) alteration, modification, or additions or deletions to any
Project Gutenberg-tm work, and (c) any Defect you cause.


Section  2.  Information about the Mission of Project Gutenberg-tm

Project Gutenberg-tm is synonymous with the free distribution of
electronic works in formats readable by the widest variety of computers
including obsolete, old, middle-aged and new computers.  It exists
because of the efforts of hundreds of volunteers and donations from
people in all walks of life.

Volunteers and financial support to provide volunteers with the
assistance they need are critical to reaching Project Gutenberg-tm's
goals and ensuring that the Project Gutenberg-tm collection will
remain freely available for generations to come.  In 2001, the Project
Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure
and permanent future for Project Gutenberg-tm and future generations.
To learn more about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation
and how your efforts and donations can help, see Sections 3 and 4
and the Foundation web page at http://www.pglaf.org.


Section 3.  Information about the Project Gutenberg Literary Archive
Foundation

The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non profit
501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the
state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal
Revenue Service.  The Foundation's EIN or federal tax identification
number is 64-6221541.  Its 501(c)(3) letter is posted at
http://pglaf.org/fundraising.  Contributions to the Project Gutenberg
Literary Archive Foundation are tax deductible to the full extent
permitted by U.S. federal laws and your state's laws.

The Foundation's principal office is located at 4557 Melan Dr. S.
Fairbanks, AK, 99712., but its volunteers and employees are scattered
throughout numerous locations.  Its business office is located at
809 North 1500 West, Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887, email
business@pglaf.org.  Email contact links and up to date contact
information can be found at the Foundation's web site and official
page at http://pglaf.org

For additional contact information:
     Dr. Gregory B. Newby
     Chief Executive and Director
     gbnewby@pglaf.org


Section 4.  Information about Donations to the Project Gutenberg
Literary Archive Foundation

Project Gutenberg-tm depends upon and cannot survive without wide
spread public support and donations to carry out its mission of
increasing the number of public domain and licensed works that can be
freely distributed in machine readable form accessible by the widest
array of equipment including outdated equipment.  Many small donations
($1 to $5,000) are particularly important to maintaining tax exempt
status with the IRS.

The Foundation is committed to complying with the laws regulating
charities and charitable donations in all 50 states of the United
States.  Compliance requirements are not uniform and it takes a
considerable effort, much paperwork and many fees to meet and keep up
with these requirements.  We do not solicit donations in locations
where we have not received written confirmation of compliance.  To
SEND DONATIONS or determine the status of compliance for any
particular state visit http://pglaf.org

While we cannot and do not solicit contributions from states where we
have not met the solicitation requirements, we know of no prohibition
against accepting unsolicited donations from donors in such states who
approach us with offers to donate.

International donations are gratefully accepted, but we cannot make
any statements concerning tax treatment of donations received from
outside the United States.  U.S. laws alone swamp our small staff.

Please check the Project Gutenberg Web pages for current donation
methods and addresses.  Donations are accepted in a number of other
ways including including checks, online payments and credit card
donations.  To donate, please visit: http://pglaf.org/donate


Section 5.  General Information About Project Gutenberg-tm electronic
works.

Professor Michael S. Hart is the originator of the Project Gutenberg-tm
concept of a library of electronic works that could be freely shared
with anyone.  For thirty years, he produced and distributed Project
Gutenberg-tm eBooks with only a loose network of volunteer support.


Project Gutenberg-tm eBooks are often created from several printed
editions, all of which are confirmed as Public Domain in the U.S.
unless a copyright notice is included.  Thus, we do not necessarily
keep eBooks in compliance with any particular paper edition.


Most people start at our Web site which has the main PG search facility:

     http://www.gutenberg.net

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including how to make donations to the Project Gutenberg Literary
Archive Foundation, how to help produce our new eBooks, and how to
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